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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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27 juin 2021 7 27 /06 /juin /2021 16:50
Album - MØSI « Noble dans la défaite »

 Album - MØSI « Noble dans la défaite »

Inouïe Distribution.

 

No Po

 MØSI Noble dans la défaite 2021


Joly, de nom de famille, une fois débarqué à Montréal, les 2 frangins quimpérois se baptisent d'abord 'Moosy' (orignal ou élan du Québec, leur Joly Jumper à eux quoi).
Ni moisis, ni cramoisis, ils deviennent MØSI avec le O barré, un signe? Un vide? Le diamètre? Une prononciation scandinave?
Peu importe l'origine ou l'intonation, on ergote, un groupe est né!
1 album en 2017, retour à Rennes en 2019 avec 1 autre album, et cette année, ils se sentent 'Nobles dans la défaite' (pas un pressentiment footballistique j'espère!).

Ils capturent 7 pistes live,  à Saint-Uniac (35) en Brocéliande :
01 Sol
02 La Part Des Anges
03 Alaska
04 Sous La Pluie, Les Deux - Sèvres
05 Le Bourdon Malade
06 Le Temps Où Les Arbres Étaient Vivants
07 Octobre 
enregistrées par Alexis Bouvier et produites par Magnus Lindberg
Marien Joly, guitare et voix
Melen Joly, Batterie


La pochette ah la pochette... fait la part belle à Gina, la petite chienne alors que le contenu déchire des bribes de cette chienne de vie.
Sur un beau fond bleu, l'oeil pétille de vivacité et le poil, aux teintes marrons dégradées, brille comme la soie.

'Sol' creuse une première stridence comme un sillon larsenique (et vieilles dentelles). Guitare lancinante et batterie toolesque font bloc pour enraciner une cadence solide.
Marien possède une belle voix puissante souvent utilisée à plein poumons... La partie instrumentale centrale alourdit encore l'intensité étouffante puis les doigts accélèrent sur la corde sensible.

Cordes pincées au son de cloche macabre puis frottées, plaquées, elles participent à la rythmique de 'La part des anges'. Elles se grattent le do autant que la tête en écoutant les paroles poétiques.
L'osmose entre les 2 frères est éclatante, leur part est consistante, celle des anges. Puis dans la réverbération, l'ambiance épique et glace autant qu'elle réchauffe.

'Alaska' escalade des échos et des gouffres par des cordes épaisses et tendues et une voix à fleur de peau recouverte d'ecchymoses.
Plaies, blessures? Pour sûr et même, morsures!
Le chant du loup finit par s'éteindre, laissant le temps suspendu, et l'oreille accrochée au filet de guitare planté sur pics à toms. 

'Sous la pluie, les deux Sèvres', pas de quoi frimer pour des bretons! Des accords de guitare s'allongent en laissant de l'espace au chemin.
Après l'Alaska, le paysage du Poitou s'annonce moins exotique mais le voyage toujours aussi extatique.
Sans tactique, tout au feeling, le duo avance par touches et nous gratifie d'une partie flamboyante (3'30 à 4'30), guitare enlevée et baguettes virevoltantes.

Une boucle plaintive présente le 'Bourdon malade'. Les balais, comme des ailes froissées, et le frottement des doigts sur les cordes provoquent des vibrations douloureuses.
Une voix lointaine abandonne le vol sans chaîne, et la suite s'enchaîne sombrement...

L'effet violon scelle le son de la guitare, à l'archet, dans un malaise. Soudain, ça frelonne tristement, en corne de brume, dans un accompagnement de frappes rapides sur la charley et le tom en résonance.
'Le Temps Où Les Arbres Étaient Vivants' dénonce la suie de notre époque. Reiser aurait aimé cette 'époque formidable'.
En plein coeur, cordes et frappes s'emballent avec des effets stroboscopique violents, sur le clip, opposés à la douceur de Gina en action.
Le vol régulier finit par être zébré de (g)riffs et de roulements éruptifs, puis la guitare sonne le glas, avant l'arrêt brutal.

Une seconde averse, comme une gwerz bretonne, avec église mais sans pardon.
En 'Octobre', l'eau tonne, la pluie coule en ruisseau et soudain une lave bouillonnante jaillit dans une envolée lyrique de haute voltige : guitare tendue, cymbales crachantes et voix mayday.
La guitare termine en cloche et l'auditeur sonné, voire désarçonné.



Un grand moment! Marien s'en tamponne que son timbre de voix rappelle parfois Cantat. Quant à moi, je trouve sa voix belle et expressive, encore plus, sur sa guitare en distorsion!
Melen sonne parfois Carey (Tool), avec une caisse claire sans timbre (elle), mais ça maçonne une structure que je trouve travaillée et émouvante.
Le chaud mariage de 2 frères, dans un crachin breton mêlé au froid québécois, de quoi en rester coi!

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25 juin 2021 5 25 /06 /juin /2021 13:52
Syml – Dim EP

 SYMLDim EP

 Label : Nettwerk

( Michel) 

 

Avant de concevoir le projet  SYML, Brian Fennell, originaire de la ville qui a engendré le grunge, Seattle, faisait partie du piano-based combo Barcelona, pas celui qui a évolué dans la sphère indie de 1998 à 2001 en gravant trois albums, non le band formé par  Brian Eichelberger, Brian Fennell, Chris Bristol et  Rhett Stonelake en 2005, et dont la discographie se chiffre à quatre full albums ( le dernier ' Basic Man' sortait en 2016), quelques singles et EP's.

Le groupe a été rapidement affecté dans la catégorie indie-pop/dance, dans laquelle les têtes de file ont pour nom Coldplay ( une influence majeure ), Death Cab for Cutie,  Modest Mouse ou Lifehouse.

Dès 2016, Brian décide de tenter l'aventure solo, il compose pour des pubs, la TV ou le cinéma, et lance SYM. Plusieurs singles ou EP's voient le jour, le titre 'Where's My Love', repris dans 'Teen Wolf', cartonne. Logiquement, un premier album paraît en 2019, simplement baptisé SYML,( à prononcer  Si-mmel) ,  "simple" en gallois, sa famille est originaire du Pays de Galles ! 

Un disque apprécié  aussi bien aux States qu'en Europe, ce  qui permet à SYML de tourner un peu partout sur le vieux continent,  en France; il  remplit La Maroquinerie.

Avril 2021, parution d'un nouvel EP, 'Dim' , à propos duquel l'artiste signale: "This EP is largely about losing those close to us,”.

A la manière d'un tableau de Magritte,  la pochette, aux teintes bleu outremer,  expose une fenêtre ouverte sur une étendue d'eau  paisible,  une chaîne montagneuse s'expose en arrière-plan, , un seul nuage, inoffensif, adoucit l'impression d'obscurité et permet de voir de fluets reflets sur la surface aqueuse.

Image  symbolique, du coup tu t'es mis à penser  à Debussy, et avant d'écouter l'extended-play, en position du lotus, pour aider ton mental à se concentrer, tu as entamé une séance méditative, inopportunément interrompue par les aboiements du griffon des voisins. 

Tracklist:

Stay Close (3:41)
Black Teeth (3:35)
True (3:06)
Yes and Know (4:22)
Dim (4:31)

 

Credits:

Produced by Brian Fennell and Paul Meany Brian Fennell: vocal, piano, synths, programming, electric guitar, percussion -  Paul Meany: Drums, synths, percussion, piano - Taylor Johnson: Electric guitar, acoustic guitar - Charlotte Lawrence: background vocals - James McAlister: drums, percussion, programming - Bailey Baum: sampled vocal - Brian Eichelberger: violin, viola

 

"Stay Close" a été composé en pensant au père du chanteur qui, depuis de longues années, se bat contre un cancer. Affliction, douleur, impression d'impuissance face à un destin inéluctable, amour filial, vulnérabilité et pudeur, tous ces sentiments se retrouvent dans la retenue du chant et dans l'accompagnement éthéré et sobre habillant cette plage subtile et introspective.

On te la déconseille toutefois si un excès de sentimentalité t'indispose.  

"Black Teeth" se meut dans les mêmes climats mélancoliques, la chanson traite d'une rupture récente, sans cris, ni sanglots déchirants, il semble accepter la séparation et répète... You were an honest mistake, I feel no pain, I feel no shame... , posée sur une couche de synthés laiteux, la mélodie part graduellement crescendo,  sans s'énerver toutefois, une guitare ( Taylor Johnson) discrète se colle sur les nappes électroniques, les percussions se font plus évidentes, soudain une dissidence inattendue, le temps de quelques secondes avant de reprendre un flux paisible.

Le titre semble avoir des vertus thérapeutiques, un auditeur  affirme:
...I miss my ex but SYML made me feel better...

Super, plus besoin d'un love coach pour guérir une peine de coeur.

"True", sorti en single avant la parution de l'EP, doit énormément au dialogue entre la voix caressante de SYML et le timbre énigmatique de la  Dallas native, Bailey Baum,  dont le debut EP ( Over It) est prévu pour fin juillet.

La mélodie, lancinante, et bourrée d'effets de voix, repose une nouvelle fois sur  un tapis de synthés sur lequel se couche un piano timide et  quelques percussions métronomiques.

Spéculant sur le thème du divorce, synonyme pour beaucoup de honte et d'échec, SYML a construit un dreamy r'n'b track  chatoyant et atmosphérique  à rapprocher de l'univers de Margaux Sauvé au sein de Ghostly Kisses.

Place au jeu de mot ' Yes and know',  du jazztronica à la texture fragile  qui devrait   apaiser les esprits  traumatisées.

La musique, un baume pour l'âme, on sait l'expression est galvaudée, c'est pourtant ce qu'on a ressenti à l'écoute de 'Yes and Know'.

SYML conclut son exposé par ' Dim' , le titletrack de l'EP, pour lequel il a fait appel à son ancien collègue de Barcelona,  Brian Eichelberger qui  orne la  plage, brumeuse, de cordes vibrantes. 

The world got a little more dim tonight... mais pas de panique, aie confiance,  I will protect your light, on va s'en sortir....

Un message presque biblique, sous forme de lament, avant de refermer le bréviaire.

"DIM", du travail soigné, exécuté par un artiste sincère, à la recherche de l'excellence.

A écouter l'esprit reposé et ouvert!

  

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21 juin 2021 1 21 /06 /juin /2021 15:07
Album- Grande Royale - Carry On.

Album- Grande Royale - Carry On.

par NoPo

 

 The Sign Records

 



GRANDE ROYALE Carry on 2021


Grande Royale vient de Suède mais apprécie les sonorités françaises (avec des 'E' en fin de mot) et plutôt le royal cheese que la pizza.
Ils commencent ensemble en 2013 et atteignent, cette année, une chaleur torride avec leur 5è album studio. 

Line Up :
Gustav Wremer - Chant, guitare
Amdreas Jenå - Guitare
Samuel Georgsson - Basse
Johan Häll - Batterie

La pochette mentionne 'GRANDE ROYALE' en rouge et 'CARRY ON' en blanc.
La photo monochrome, sur fond noir, représente les restes de la tête d'une vieille statue égyptienne (après avoir headbangué sur les pistes?), symbole de continuité semble-t-il?


Album autoproduit et mixé par Robert Pehrsson Humbucker
01. Troublemaker
02. One of a Kind
03. Bang
04. Let It All Go
05. Not the Same
06. Carry On
07. Ain´t Got Soul
08. Staying Dry
09. Headbanger's Ball
10. Just as Bad as You
11. Schizoid Lullaby
Label : The Sign Records

Les dix premiers morceaux varient entre 2'19 et 3'02.
Les musiciens craquent, au onzième, s'enflammant jusqu'à 3'58. Comme eux, on va essayer de faire court (c'est pas notre point fort!)
Ça nous fait l'album à la trentaine de minutes ma bonne dame, pas le temps de s'ennuyer!


Et d'ailleurs on s'en aperçoit dès l'entame par le fouteur de merde 'Troublemaker'.
Pas de temps à perdre, les 2 guitares sont vives et survitaminées et la voix chante avec beaucoup de conviction, soutenue par les choeurs scandant 'Calling you a rascal calling me a fraud'.
La batterie frappe sans se poser de questions couvrant la basse pourtant musicale. Une tuerie d'entrée!

Une espèce de haut de choeurs à l'envers surprend l'auditeur 3 secondes. Guitares, basse, batterie et c'est parti!
'One of the kind', dans la même veine que son prédécesseur, déboule sur une piste de F1. On tient comme on peut, à la limite de la nausée, ça va trop vite!

La chorégraphie de 'Bang', en survêt rouge sur la vidéo, fait bien rire. Ce morceau, à la mélodie imparable, jouit d'une grande énergie.
On ne s'attend pas au passage psyche planant mais 'Bang bang', l'artillerie n'attend pas... un canon en puissance!

'Let it all go' dit tout dans le titre. Un riff déchiré, un chant énervé, partagé entre Gustav et Samuel qui lui répond,  et... laisse aller c'est une valse...  pogo en langage Grande Royale!
Un ptit solo court, un break idéal pour la participation du public et... 'Let it all go'.

La suivante? Si si! La même ou presque. On ne change pas une équipe qui gagne. Un riff enjoué revenant de loin mais qui gifle de près.
Argh, on a envie de tendre l'autre joue tout en chantant 'Not the same' sur cette mélodie addictive. Jubilatoire!

'Carry on' continue sans prise de tête avec laquelle on donnerait bien des coups cadencés... dans le vide évidemment.
Le riff sautillant nous entraîne sur la piste des étoiles en reprenant des 'Hey' idiots mais libératoires!

'Ain't got soul' chanté à 2, ensemble ou en se répondant, est une exécution en règle, rapide et sans bavure.

'Staying Dry', se popise sur des ouh ouh et un tempo légèrement ralenti, difficile de rester sec quand même (mais 'alive' oui)!

'Headbanger's Ball' balance, comme la tête au rythme du morceau. Le chant, à 2, donne une impulsion sèche.
Le pont, très rythmique et entraînant, laisse une petite place au solo car le temps est compté et le morceau se termine vite sur des cris hurlés.

Sur le même ton, des cris éructés lancent 'Just as Bad as You'. Le concours du méchant nous tourne en bourrique, insistant sur cette atmosphère survoltée qui sent la bière et les blagues potaches.
La participation de Dregen (The Hellacopters et Backyard Babies), qui s'arrache les poumons, doit y être pour quelque-chose...

On retrouve un balancement plus lent et groovy sur le dernier titre 'Schizoid Lullaby'. 2 voix se partagent des intonations presque langoureuses (tout est relatif, on est chez Grande Royale quand même)
Le solo commence sur un espace plus Southern rock puis tourne au bluesy au bout des cordes vocales dans un gargouillis.

Le style pêchu ne renierait pas une filiation avec les Hellacopters et consorts. Avec cette débauche d'énergie, on trempe dans une sueur à la casino Grande Royale.
J'y entends aussi du Cheap Trick excité qui aurait avalé un pack de boisson à la taurine ou le vintage du Night Flight Orchestra, en plus brut et concis.
Après cette parution, malgré le départ d'Amdreas Jenå, le guitariste, les survivors s'impatientent déjà pour la suite.
Pressés, puissants, accrocheurs, les 'Grande Royale' mènent une party ouverte qui va laisser entrer beaucoup de monde et c'est mérité!
   
   
 
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19 juin 2021 6 19 /06 /juin /2021 15:49
An Invitation To... - EP by The Lost Search Party

An Invitation To... - EP by The Lost Search Party

 Par NoPo

Label: independent

 

 THE LOST SEARCH PARTY An Invitation To…

Les 4 Anglais se regroupent en 2018. Ils viennent de la région du Kent, nom des 2 frères Nick, chant et clavier, et Joe à la basse (Kent du Kent ça plairait à Suzi Quatro, ouch! Bien tirée par mes cheveux celle là!).
Luke Austin (qui n'est pas d'Austin) à la guitare et Shane Brown (qui n'est pas marron) à la batterie complètent le line-up.

5 Morceaux, finalisés durant le confinement, suffisent pour présenter ce jeune groupe.
On voit rapidement à qui on a affaire et ce n'est pas n'importe qui!
Ils apprécient certainement les références classic rock telles que Mr Big, Great White, Tesla, Ratt...
Malgré une production indépendante, le son ne trahit aucune faiblesse d'enregistrement.
Track listing
1 – Oh My Lord
2 – Evil Girl
3 – Backseat Lover
4 – Getaway
5 – River Runs Dry

La pochette, elle, reste des plus sobres. Elle affiche le logo sur un fond gris marbré, doublement encadré de noir.
Au milieu, une bande (FM sans doute), noire aussi, encercle les 3 lettres 'L' 'S' 'P' combinées verticalement en un symbole assemblé.
Le nom de la bande (des 4) s'inscrit dans les parties haute et basse de l'arrondi.
'An invitation too...', en police script noire encore, achève la carte de visite. Nice to meet you!

On tire sur la corde pour ouvrir par 'Oh my lord', 2è single, inspiré, ni de Nick Cave ni de George Harison. 3 Voix a capella, sur roulements de toms, nous accueillent délicieusement.
Le titre respire une ambiance Southern rock, aux effluves gospel, démarrage, très agréable.
Un 1er  solo de guitare fait éruption derrière une cascade de rebonds à la caisse claire. Un second solo, très différent, pique une dernière fois les voix a capella.
Les quelques variations bienvenues ne perdent personne en route, guidé par une basse bourdonnante, on suit sans envie de lâcher le voyage.

'Evil girl' harcèle d'une griffe féline. Le chant la repousse avec puissance.
Le riff, dans un tourbillon chiadé, rafle la mise. La pulsation légèrement retenue monte un groove chaud bouillant.
Le solo de guitare, quasi instinctif, coule avec naturel et facilité.
Simple, direct et totalement convaincant!

Tout de suite à l'aise avec le riff de guitare tournoyant, on apprécie la frappe puissante qui met 'Backseat lover' sur de bons rails pour un premier single.
L'Evil girl serait passée à l'arrière?
La basse se fait presque oublier tellement elle se fond magnifiquement dans l'orchestration. La voix mélodieuse, au léger grain, fait penser à Eric Martin de Mr Big.
Par instants, elle appelle les choeurs qui interviennent quant il le faut pour renforcer la dynamique.
On a envie d'y retourner dès la dernière note.

C'est fini maintenant 'Getaway', je m' casse et je rentre chez moi! Le 3è single, phare, se la joue machistadore.
La morsure de la guitare ramène des souvenirs de The Cult. L'ajout d'une seconde guitare double l'effet énergique et mélodieux.
La voix principale et les choeurs demeurent traditionnels du style hard-rock flamboyant de la fin 70's.
On a l'impression d'écouter un classique de cette période et c'est un compliment.
Un pont, sensuel, ralentit la cadence sur un arpège léger pour laisser la place au solo incisif.
On tape du pied, on dodeline de la tête, bon signe, une décharge en plein dans le mille!

Asséché, on se prendrait bien une petite mousse en écoutant le dernier 'River runs dry'
Ah, une ballade à l'intro guitare acoustique sur filet de clavier/piano? La voix décide de prendre des allures enjôleuses et les choeurs légers s'alignent.
La baguette frappe le bord du cercle et la basse roucoule.
Passé les 4 minutes, le tempo s'élève d'un cran et la voix devient plus vigoureuse.
La guitare alterne les accords et les riffs rendant le morceau très attrayant.
Le ton monte crescendo plus d'une minute puis s'installe confortablement et la chanson s'allonge sans aucun ennui avec mariage voix guitare des plus lumineux.
Les 8 minutes, avec outro au piano, devraient certainement gonfler encore dans un morceau de bravoure, lorsque le public en redemandera.


Les musiciens composent en continu la matière étoffée pour un prochain CD.
Ce jeune groupe, prometteur, assimile les canons du style et tire à boulets rouges.
Les invitations étant lancées, nul doute que le public trouvera, sans se perdre, le chemin des concerts et autres fêtes des Kents et autres ducs.

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19 juin 2021 6 19 /06 /juin /2021 07:07
Oslo Tropique EP Oslo Tropique

Oslo Tropique EP Oslo Tropique

 

Les Jeudis du Rock

 

par Michel

A Toulouse, les jeunes sont cultivés, à l'instar d'Oslo Tropique, né en 2019. les ex - MESS (  Christophe Rymland : Chant / Guitare / Claviers et Megane Fleger-Rymland: Guitare / Claviers) , ou [Camera] ( les mêmes+ Frédéric Sagon ( guitare) ou, encore,  Commandos Percu ( Metty Benistant, batterie) auraient pu choisir Silence Assourdissant , Douce Violence, Raciste Tolérant ou Fidèle Mécréant, comme nom de groupe,  mais non, ils ont préféré le climatique, Oslo Tropique, faut dire, comme le disait si bien  Jacques, que c'est plus smart que glacier brûlant qui fait fluide glacia,l vachement pâteux.

Donc les mousquetaires et milady, en pleine pandémie ont l'idée saugrenue de sortir un EP, ils n'ont pu s'entendre pour le baptiser, Claude, un enfant du  païs avait bien proposé 'Occis l'Otan' , refusé à l'unanimité.

Très vite, quatre morceaux sont mis en boîte par Serge Faubert  au studio  de l'Imprimerie, Lionnel Buzac s'étant chargé du mélange de sons.

Tracklist:

Les Grands Palaces.

The Dead Will Tell

Un Pavé dans l'écran.

Aquarium.

Line- up:  Christophe Rymland  guitare et chant/ Megane Rymland  basse et choeurs/ Frédéric Sagon guitare/  Metty Bénistant, batterie.

 

La pochette est signée Emmanuel Delpix pour la photo et Luka Merlet pour le visuel.

Parlons-en de cet exercice stylistique...

Un fond bleu nuageux pour la partie supérieure où se lit le nom du groupe  en police d'écriture brisée, deux visages tronqués, affublés de lunettes de soudage Steampunk ( en promotion chez le boucher du coin,8,37€ si ru commandes 15 kilos de merguez) les faisant ressembler à un docteur Jekyll méchamment frappé, pour la partie centrale.

Le bas étant réservé à un paysage désertique, aride et sinistre.

Dali a apprécié!

Idée saugrenue de comparer les hypermarchés mammouth ( tu te souviens de l'enseigne, mais, oui, avec un clin d'oeil à Coluche: "Mammouth écrase les prix, Mamie écrase les prouts !" ) aux Grands Palaces?

Pas tant que cela, finalement, tous deux font rêver, le premier,  le consommateur alléché par les vitrines, le second correspond à l'envie de luxe, de confort, d'aisance, envie qui traverse quasi tous les esprits.

D'ailleurs que comptes-tu faire du fric que tu vas gagner mardi à l'EuroMillions?

A grands coups de riffs ravagés et massifs sur fond de drumming virulent , Christophe débite son message tandis qu'un choeur yéyé édulcore l'humeur agressive et l'impression d'être pris dans l'engrenage infernal.

Une certitude, tu vas sortir K O et fauché de chez Aufour ou Carrechan!

'L'amour et ses Fantômes.', non il ne s'agit pas du téléfilm starring l'appétissante Anne Heche, The Dead Will Tell, devenu " Les fantômes de l'amour" dans l'hexagone.

Certains soignent la rupture à coup de gnôle, d'autres s'apitoient et vont pleurnicher dans les jupes de maman, l'homme décrit dans cette chronique passionnelle manifeste son désarroi et son dégoût en se promenant, la nuit, dans la ville, agressive et bruyante, à la recherche de celle qui l'a plaqué, ... j'aimerais tant saigné quelque part... qu'il dit en croisant ambulances et voitures de flics, tout ça sur background sonore tonitruant et décapant.

Déchirant!

Paris, en 1968, les pavés volent, les CRS encaissent, Cohn-Bendit était encore catalogué d'anarchiste. 2021, le combat n'est plus uniquement dans la rue, pour se révolter il faudrait jeter 'Un pavé dans l'écran', ce tube cathodique qui nous abrutit, nous inféode, nous assomme, et il ne s'agit pas uniquement de Hanouna, les financiers, les politiques corrompus se sont emparés du journal télévisé pour transformer les news en vile propagande ou en publicité fallacieuse, de qui se fout-on?

La rue m'attend, la rue m'appelle,  people have the power, clamait Patti Smith!

Là où ' Revolution Rock' des Clash sonnait reggae, 'le Pavé dans l'écran' d'Oslo Tropique joue à fond la carte rock colérique:  guitares cinglantes, basse JJ Burnel et batterie qui plombe sans répit, à la manière d'un Keith Moon déchaîné.

Sulfureux! 

Virage aquatico-psychédélique avec la dernière plage,  'Aquarium'  introduite par une basse post-punk bien groovy.

On se pose des questions, qui est dans le bocal, l'homme?  le poisson?

Qui regarde qui? 

Qui est qui?

On est tous un peu borderline, non?

Et ce bruit de fond, tourbillonnant.... un  maelstrom  qui va tous nous emporter au fond d'un océan bourré de déchets !

 

Oslo Tropique nous livre un premier EP  qui interpelle et secoue tripes et neurones.

Une bonne nouvelle, car avec le long confinement, une morne torpeur s'était emparée de nos corps et de nos cerveaux!

 

 

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16 juin 2021 3 16 /06 /juin /2021 10:17
Neu Sierra - EP - Sulfur & Molasses

Neu Sierra -  EP  - Sulfur & Molasses

 Label : FIVE FOOT ONE Records

 

Par NoPo

 NEU SIERRA Sulphur and molasses EP 2021

L'artiste danoise intitule son EP 'Soufre et mélasse' et le moins qu'on puisse dire est qu'on souffre pour elle en l'écoutant.
Pourtant, il s'agit d'une mixture censée rebooster après l'hiver (une cuillère à café de soufre, 2 de mélasse)!
'There is nothing magical about the combination of blackstrap molasses and sulfur, except that it does work as a laxative'
Ah bon, c'est la même incidence avec le disque? Pas vraiment!

L'accueil par l'artwork dérange quelque-peu.
Une photo polaroïd, mal cadrée, met en évidence le ventre rond de la chanteuse. Un top noir cache sa poitrine et une partie de ses bras; on ne voit ni ses mains ni le bas de son corps.
Elle tient une rose blanche entre les dents. Une note manuelle mentionne son nom sous la photo, posée sur un tapis de roses artificielles et de quelques bulles transparentes, où figure aussi le titre.
Le tout baigne dans ce qui ressemble à une mélasse de sang.

Le monde trouble du personnage? Neu avoue sur son Facebook : une part de saloperie, une part de grâce, une part d'autoharpe (son instrument au look de cithare qu'elle serre contre elle).
Déroulons les 5 beaux titres perturbants.

La batterie caressée, comme une voiture balaie, ramasse les effondrés. La chanteuse a beaucoup de mal à se relever jusqu'à conclure 'Dirty me'.
Elle a tout oublié de sa soirée de débauche. La guitare ou/et l'autoharpe jouent sur des effets à réveil douloureux et des arpèges réverbérants parfaits pour le mal de crâne.
La voix fatiguée ('Ayayayayay') articule peu, au point d'avoir du mal à la comprendre.

Des vibrations électriques s'insinuent d'emblée puis, cette fois, ce sont basse et batterie qui résonnent. La guitare plaque ses plaintes.
Une seconde voix double la principale sur le refrain. Les paroles décrivent les choses 'For the last time', parfois bordées de tambours martiaux.
L'ambiance irrespirable étouffe autant que certains morceaux de Joy Division.

Un bruit insidieux et déchirant ouvre la voix.
La batterie résonne incroyablement et la basse s'y noie.
Les guitares réveillent le refrain 'I go with grace' sans joie.
Les mots de l'artiste font toujours mal à son moi  : 'Anger' 'Sadder' 'Disillusion' 'Weak' 'Misery'
Les phrases frappent fort 'I’m going nude you hide your face And when I dance upon your grave you go to waste' comme un direct au foie whoah whoah whoah...

La balade 'Boy of a 1000 tears' semble un monument national, repris par beaucoup d'artistes. Le producteur Nils Lassen l'a écrite dans les années 80.
La version de Aud Wilken, aux faux airs de Bjork, la modernise. Celle de Neu Sierra, beaucoup plus brute, me fait penser aux Raveonettes.
La mélodie colle à la mélancolie des paroles, presque trop sage pour Neu Sierra.

Des crépitements électriques démarrent le dernier titre 'Darkness fire you'.
Le ton baigne encore dans une grande tristesse.
Le son des guitares/autoharpe effleurées s'allonge en écho dissonant et légèrement strident.
La basse roule derrière la batterie dont l'impact se propage.
L'obscurité de la nuit n'aide pas Neu à dormir. Le feu ne la réchauffe pas... 'Will you, my love?'
L'interrogation déchire le coeur et la dernière déflagration des cordes, lancinante et répétitive nous achève.

Pas vraiment relaxant, mais tout sauf mélassant!
Cette gravure, sombre et grave, impressionne par sa profondeur (comme un Nick Cave millésimé).
Elle sent le soufre et le stupre.
A son écoute, on perd des couleurs autant qu'on gagne en émotions vives.
Il paraît que quand ça fait du mal, c'est que ça fait du bien... à ne pas prendre au premier degré!


Les pistes :
01-Dirty me
02-For the last time
03-I go with grace
04-Boy of a 1000 tears
05-Darkness fire you

NEU SIERRA says :
All instruments by Nils Lassen, Tomas Ortved and me
Vocals by me
Produced by Nils Lassen
Mastered by Tommy Steuer
Artwork by Benjamin A. Wendelboe
FIVE FOOT ONE Records

Sur scène en Mai à Copenhague, les musiciens suivants l'accompagnent :
Tomas Ortved (Sort Sol), Nils Lassen (BlackieBlueBird), Mathias Gørtz (Leizure) et Manoj Ramdas (Les Raveonettes)

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12 juin 2021 6 12 /06 /juin /2021 15:34
Album - Arda & The Stolen Moon - Outsider in Perpetual Motion

 Album - Arda & The Stolen Moon Outsider in Perpetual Motion

 

Label - Jazmin Road

 

par Michel

Arda, tu dis,  'Association des Responsables de Distribution Artistique?

Raté!

Ce n'est pas une rivière coulant en Bulgarie, ni le nom du monde imaginaire créé par Eru ( cf J. R. R. Tolkien), ni un fast-food parisien qui te livre des kebabs presque chauds, non, il s'agit d' Arda Guevherian ( Arda G., si tu as des difficultés avec le lexique chypriote).

Arda G., qui pour gagner sa croûte boulotte dans une banque,  a débuté comme singer-songwriter, en évoluant solo tout en s'accompagnant à la guitare, se sentant un peu isolée sur le podium, elle s'est dit qu'elle pourrait étoffer ses compositions en se faisant accompagner par un band, elle le baptise The Stolen Moon, la terre et la lune, tu piges?

Un premier album paraît en 2015, 'Minutes Into Years', il est gratifié de bonnes critiques, ...it sounds real and honest, écrivait Rebecca Cullen.  

Un second full CD vient de sortir, il porte le titre qui fait rêver Amélie Nothomb ou Dexter Palmer,  "Outsider in Perpetual Motion" .

Credits: Production - Robert Camassa -  

 Arga G. : vocals

All guitars and bass were performed by Arda's bandleader Socrates "The Doctor" Leptos (lead guitarist of ARRAYAN PATH) and the drums by top session man Stefanos Meletiou (member of ZILLA PROJECT and PRIVATE GARDEN).
‘Outsider in Perpetual Motion’ is  also featuring Sarah Fenwick on vocals , Nama Dama (Anastasia Demetriadou) on backing vocals, Akis Pharmakalides ( on keyboards), Michalis Chrysanthou ( keyboards),  Stefanos Georgiades (of The Delirium Elephants) on vocals . 

 

Tracklist
1 Arda & The Stolen Moon– Emotional Hacking 4:57
2 Arda & The Stolen Moon– The Duke Of Icicle 5:13
3 Arda & The Stolen Moon– Signals 5:01
4 Arda & The Stolen Moon– Twenty63 4:12
5 Arda & The Stolen Moon– Wishing 3:56
6 Arda & The Stolen Moon– The Pebble in My Shoe 6:08
7 Arda & The Stolen Moon– Upset the Apple Cart 5:01
8 Arda & The Stolen Moon– Monkeys 4:56
9 Arda & The Stolen Moon– Fools & a Molina Moon 5:09
 
C'est parti pour une phase de piratage émotionnel, pas de panique, Arda et ses copains ne vont pas dérober les données sensibles de ton PC avec leur   'Emotional Hacking' . Par contre,  ce pop rock, catchy à souhait,  va laisser s'étendre une traînée de poudre guitaristique mémorable tandis qu'Arda, qui ne craint pas l'autodérision,  débite un texte aussi ironique que piquant, égratignant au passage la Cyrus ou l'ex-copine de Kanye West.
On adore la lucidité dont elle témoigne et on se retrouve dans la description...My thumbs are not fast, my selfies suck... 
Entrée en matière lumineuse!  
Pour suivre, elle nous propose de faire la connaissance du 'Duke Of Icicle' , un conte soft rok chanté en duo avec  Stefanos Georgiades.
Dans le manoir/igloo de ce brave duc, tu ne trouveras ni cheminée à foyer ouvert, ni poêle à charbon,  après le petit déjeuner, le gentilhomme se promène avec les ours polaires et va saluer Moby Dick, malheureusement le réchauffement climatique risque de mettre un terme à cette vie paisible. 
Un jour Walt Disney mettra cette fable en images et Greta Thunberg sortira un kleenex recyclable.
De nouveaux invités sur le titre 'Signals', la chanteuse de jazz Sarah Fenwick vient donner la réplique à Arda, tandis que Nama Dama assure les backing vocals
Sans avoir l'air d'y toucher, en mode ballade gracieuse ( superbe guitare acoustique) , la Cypriote étrille à nouveau  nos travers "modernes", ici elle s'attaque  aux modes de communication qui, au final, nous éloignent les uns des autres.  
... Now satellites are tracking everything we say In Russia, In China, In the US of A They must be thinking we are using some sort of code Cause we never seem to listen, only talk talk talk... conclut-elle!
Toujours en mode humour décalé, Arda propose ' Twenty63' qui démarre sur une bourrade de saxophone, ce rêve/cauchemar va hanter tes nuits d'insomnie   et te faire chanter le refrain avec la belle Arda, ...Let me out, let me out I need some air Let me out, let me out I can't breathe in here... tandis que le choeur mâle et le saxophone fripon s'en donnent à coeur joie en arrière-plan.
T'as décidé de ne jamais te lever à 26 to three, ça craint surtout si les libations de la veille ont transformé ton crâne en cratère.
Si ' Wishing' se met en route comme une tendre ballade introspective, presque murmurée, érigée sur un fond musical précieux et délicat, tu t'es laissé surprendre, lorsqu'après 150 secondes, un épisode orageux vient secouer le tableau bucolique.
Tonnerre et éclairs disparaîtront comme ils ont apparu et la douce mélodie reprend son cours.
Arda possède un don, celui de narrer des histoires intemporelles permettant à ton cerveau de réfléchir et de visualiser ce qu'elle raconte, ainsi  tu le vois l'individu dépeint dans le downtempo 'The pebble in my shoe' illuminé par des backing vocals aériens.
A l'école, c'était le gamin timide se tenant à l'écart, les années ont passé, à moitié clodo il vend des portables en rue, puis commence la descente aux enfers, la came, la misère, la déchéance.... The place looked like a graveyard of needles, an asylum of lost souls... et enfin, la mort, dans l'indifférence...
Alors faut-il s'énerver car une petite pierre s'est faufilée dans tes mocassins et gêne ta marche?
Arda s'implique pour  la cause des femmes. Comme Gisèle Halimi et bien d'autres, elle dénonce les féminicides, les outrages sexistes, toutes les formes de violences physiques, sexuelles et psychologiques faites aux filles, ' Upset the Apple Cart' s'inspire de faits réels:la lapidation de Soraya M dans l'Iran de l'Ayatollah Khomeiny, les mutilations génitales féminines au Sierra Leone ou Malala Yousafzai, agressée par des sbires des Talibans au Pakistan et bien d'autres horreurs, pour nous gratifier d'un morceau  rock engagé qui aurait beaucoup plu à Patti Smith.
Pas de braillements, de rugissements,  pas de poings levés, mais un constat lucide et un message explicite ...  You know we just gotta stand as one Stand tall and upset the apple cart!
Fort  et juste!
Les 'Monkeys'  aiment la musique relaxante, une guitare acoustique frivole et les percussions discrètes.  
Le singe, effrayé,  que Arda a aperçu dans un rêve, perché sur une embarcation ayant chaviré, réapparaît, plusieurs jours plus tard, juché sur l'épaule d'un voisin qui venait d'expérimenter une assourdissante querelle conjugale nocturne se terminant ainsi, ... In anger they go to bed to sleep... elle ajoute,  And I swear I hear their young girl weep!
C'est une évidence, Mrs Guevherian manipule avec dextérité toutes les figures de style, métaphores ou allégories n'ont aucun secret pour elle.
Pour t'éclairer, t'as consulté Tristan-Frédéric Moir, psychanalyste et psychothérapeute, spécialiste du langage du rêve, il avance ceci: "Le singe représente un stade infantile, voire primitif de la conscience, celle qui reste sujette à la distraction, à l’insatiété, sans capacité réelle de concentration...." et tu t'es dit que jamais on ne te verrait dans le cabinet d'un copain de Freud!
T'as laissé le shrink à ses occupations nauséeuses et repris le cours de l'écoute de l'album, nous sommes arrivés au dernier chapitre, 'Fools and a Molina Moon'.
T'as promis, tu n'iras pas interrogé Tristan-Frédéric,  t'as questionné Google, vu ton ignorance crasse, c'est quoi, mon chou, a Molina Moon.
Une pipe!
Euh, des enfants nous lisent, surveille tes propos!
Et ceci?
"Pleine Lune" est un roman espagnol d'Antonio Muñoz Molina.
Merci, un jour on se tapera un  What's Up, non, pas avec les  4 Non Blondes, avec Arda, et on lui demandera de nous éclairer, de toute façon ce  classic rock  aux essences Tom Petty, John Mellencamp ou Pat Benatar ( restons entre dames), abordant les relations difficiles au sein du couple, ne fait que confirmer le jugement ,  'Outsider in Perpetual Motion' est un tout grand album.
 
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3 juin 2021 4 03 /06 /juin /2021 07:00
Laura Lefebvre - EP - La Terre est plate

  Laura Lefebvre - EP - La Terre est plate 

 

par Michel

Label  Indépendant

 

Laura Lefebvre a sorti un nouvel EP, tu l'écoutes?

Connais pas cette L L, mais Lefebvre, ce nom te renvoie loin en arrière, l'école primaire, ton copain Luc et son frère aîné, avec lequel tu as encore joué au foot..

La nostalgie c'est  aussi con que les souvenirs d'anciens combattants dissertant au bistrot et qui pleurent à leurs prétendues prouesses de troufions trouillards.

 Laura s'en fiche de ton passé, mais pour la fille de Johnny, tu vas prêter une oreille à son ( très) mini-album, le second en titre, après  "L’amour mécanique", paru en mars 2018.

Un enregistrement catalogué folk minimaliste frémissant.

Laura Lefebvre est originaire de la Beauce,  pas de Châteaudun, ni d'Oucques, mais de  Sainte-Marie-de-Beauce au Québec.

Une ville tenant son nom de Marie-Claire Fleury de la Gorgendière  qui a été seigneur de Sainte-Marie pendant 24 ans et   a élevé  huit enfants, seule, après le décès de son mari, Thomas-Jacques Taschereau.

Quoi, rien à voir avec la musique... tu n'es qu'un béotien! 

Une question, o k, pose, mec!

Si elle est platiste?

Tu t'inquiètes de son tour de poitrine?

Aucun rapport, ah bon,  euh, tu veux savoir si elle a lu Platon?

Ecoute, les platistes refusent de croire que la terre est ronde.

Ah, ouais, comme les Belges de Flat Earth Society, on ne va pas tourner en rond pendant des heures, tu lui envoies un mail, elle t'expliquera.

On passe à la musique!

Tracks-

1
Médecine 03:53
2
La Terre est plate (feat. Valence) 03:20
3
+*-+*-FLaShBaCkK2-*+-*+ 00:46
4
FLASHBACK 04:07 
 
Crédits-  Enregistré au Studio Makina

Paroles : Laura Lefebvre
Musique : Laura Lefebvre, Joey Proteau et Blaise Borboën-Léonard
Réalisation : Blaise Borboën-Léonard
Musiciens : Blaise Borboën-Léonard, Joey Proteau, Cédric Martel et Pete Pételle
Mixage : Pierre Girard
Matriçage : Richard Addison (Trillium Sound Mastering)
Gérance : Marie-Thérèse Traversy (Manigances)
Photo : Dimitri Guedes 
 
La photo de pochette, signée Dimitri Guedes, nous montre une jeune personne négligemment allongée sur le dos sur un lit garni  d'une courtepointe d'un rose  affriolant, qui aurait beaucoup plu à Madonna.
Bras écartés vers le haut, en position d'attente, comme une figure d'Eros, mais vêtue, les mains de la
rêveuse  trempent dans l'eau. Quel individu  a imaginé déplacer ce sommier dans un marais, anyway, le résultat est aussi esthétique qu'intrigant et présage d'un contenu original.
 
Chapitre un, 'Médecine' , une méthode thérapeutique préconisant la douceur plutôt que des procédures invasives.
Tu veux bien d'une nurse pareille à  Laura, elle pratique une bedroom pop ( cf le lit de la pochette) aux reflets irisés, et  chantée d'un timbre caressant qui évoque Emilie Simon ou la petite Pomme. 
Travail ciselé de l'équipe, Blaise Borboën-Léonard aux synthés vaporeux, Joey Proteau à la guitare, Cédric Martel à la basse et Pete Pételle, à la batterie, ces jeunes gens évoluent dans le même univers dream pop que Voyou, le roi du tandem en solitaire.
' La terre est plate' n'est pas le titre préféré d'Aristote, qui n'a pas eu à subir les foudres de l'Inquisition, comme Galilée.
Laura est accompagnée de Valence ( Vincent Dufour)  pour le morceau-titre de l'album.
Le jeune homme, ex -Medora, avait défrayé les chroniques en 2019, notamment avec les tubes  délicieusement kitsch "Jupes Aquarium" ou "Sophie".
Sur fond aquatique caoutchouteux, le duo susurre une mélodie couleur menthe à l'eau, imparable et
légère comme une bulle de savon, colorée aux rayons d'arc-en-ciel, elle voltige et prend le large dans l'éther  avant d'éclater et d'arracher une larme au mioche qui l'avait mise au monde.
Pendant 46 secondes sidérales  "+*-+*-FLaShBaCkK2-*+-*+" nous prépare au dernier morceau du micro-ouvrage: 'Flashback'. 
Oublie le disco, les paillettes, le mauvais goût et Imagination!
 Quoique, la basse omniprésente, les synthés aux sonorités eighties et le phrasé hip hop peuvent nous renvoyer vers une époque révolue, mais ne dit-on pas que le nu-disco a toujours la cote auprès de certains DJ's.
 Gigamesh, Chromeo ou Justice auraient-ils encore un avenir?
 
Tout compte fait il est sympa  et bien mignon, mais fort court,  cet EP de Laura Lefebvre!
 
 
 
 
 
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31 mai 2021 1 31 /05 /mai /2021 14:38
Album - Storm Gordon - The Lie I Love The Best

 Album - Storm Gordon -  The Lie I Love The Best

 

par NoPo

  Juno Records

 

 

 
STORM GORDON The lie I love the best 2021

Storm Gordon se situe à l'opposé de la tempête tropicale sur laquelle on trouve la première réponse de Google.
Storm souffle d'une respiration écossaise ample mais beaucoup plus apaisée.
Ayant vécu son enfance sur l'île d'Arran, elle profite de parents artistes (son père était lui-même musicien) amateurs de jazz.
Elle teinte cette culture de musique soul qu'elle apprécie et même de classique et d'électronique.
Avant 20 ans, elle devient journaliste à Los Angeles et mannequin à Londres, tout en chantant avec différents groupes.
Elle publie son premier disque 'Song for Birdman' avec David Galbraith. Son idée? Mélanger musique et arts visuels.
L'artiste, aux multiples facettes, dessine, peint, photographie, fait des collages et montages divers et assemble tout dans un patchwork étonnant.
Regardez donc la pochette royale 'The lie I love the best' : découpages et collages de tissu alternent en formes arrondies et triangulaires de couleurs rouge et noire.
Le rendu suggère une tête couronnée ou des personnages chapeautés. Une main, luxueusement gantée, insère la dernière pièce du puzzle au centre.

L'album sort 15 ans après 'Someone to dance with'. Plus lent, vérifie si tu bouges encore!
L'excuse : déménagement de l'Ecosse au Canada et retour. Une deuxième? Combiner analogique et numérique, ça coûte cher!
Pas pressée aurait pu suffire, maintenant que l'album l'est, lui...

01-Sirens in T.O
02-Diamonds in the heart
03-Slightly Different
04-Funny Side
05-The lie I love the best
06-Down at the Well-to-do
07-Goodbye paradise
08-Love songs for machine
09-Mistress of Disguise
10-No Call for a Stranger
11-$2 Tuesdays

'Sirens in T.O' flirte avec une ambiance diaphane. Le chant de Storm survole un rythme particulièrement sautillant avec de nombreuses percussions (faisant référence à un carnaval à Toronto).
L'artiste cherche d'ailleurs quelqu'un pour danser (toujours pas trouvé 15 ans après?). Un vent de clavier effleure mon oreille, on dirait un melodica en discussion avec le piano.

On n'aperçoit pas ceux-là dans le ciel, ils logent au fond du coeur, raison de plus pour briller.
Quelle grâce ce 'Diamonds in the heart' délicatement rythmé dans un drumming souple! Une sous-couche de violon fixe, par instants, la peinture aux éclats de couleurs synthétiques et organiques.
Une guitare doucement frottée vient s'insérer sans faire grand bruit.  La voix légère glisse, créant un liant sucré avec l'instrumentation.

Des clochettes et cymbales saupoudrent un violoncelle à l'orée de 'Slightly different', comme une pluie fine perlant des branches d'arbres.
Un orage s'éloigne, la basse roule sobrement. Un saxophone, au souffle réconfortant, s'invite, accueilli par la sérénité d'une éclaircie.

Un 'Funny side' enjoué nous entraîne dans une farandole ensoleillée et singulière. Ce reggae rit et déride tous les tristes.
Banane en travers du visage, on garde la pêche en se trémoussant sur un rythme puissant et enlevé. Le clavier tournoie joyeusement et danse avec le sax.

Moins funny, 'The lie I love the best' ouvre avec des accords de guitare et basse sombres et la voix de Storm, sombrant elle-même, donne la chair de poule.
Le titre surprend par sa mélancolie coincée entre deux morceaux dynamiques. Un instant de soul(itude).

Complètement à l'opposé, 'Down at the Well-to-do', funky à souhait, explose sous des frappes alertes, un synthé à l'envers et une guitare électrique aux humeurs changeantes.
Jazzy et recherché, le morceau rutile... écoutez, tout au bout, le déchirement du saxophone en plein choeurs généreux.

Le clavier de 'Goodbye paradise' me rappelle l'intro de "Caesar's Palace Blues" de UK prolongée par une voix de velours un peu 'sad' à la Sade.
Le beau violoncelle ne remonte pas le moral, la grisaille l'emporte!

Les peaux résonnent sous les claques chaloupées du batteur. Les cordes de guitare doivent être épaisses comme l'atmosphère irrespirable.
Moite, le son organique de la chanson bouillonne et la sueur glisse et s'immisce. 'Love songs for machines'? Les machines ne peuvent que succomber.

Un clavier aux réminiscences electro-prog tournoie pour annoncer 'Mistress of Disguise', et revient à l'assaut(ce) régulièrement sur une basse à ressorts dans un rythme moelleux.
Les autres instruments fusionnent pour offrir un écrin à la voix de Storm.

'No call for a stranger' déroule, classieux, comme une BO de James Bond. La mélodie invite au baiser.
Une fois encore, l'instrumentation se veut équilibrée, homogène, fusionnelle, harmonieuse et met en valeur le ramage gordonien.

La dernière piste parle du quartier où l'artiste a vécu à Toronto. Le rythme de '$2 Tuesdays' encourage les arabesques qu'elles soient vocales ou corporelles.
La basse ronronne, longue et langoureuse et le saxophone se laisse aller.


Pourtant pas familier avec ce genre de musique (parfois déconcertante pour moi), j'ai été happé par sa vigueur et sa virtuosité au service de la mélodie.
Recherchée mais abordable, elle nécessite une immersion plutôt qu'une écoute distraite (sur certains plans, on peut penser à Joni Mitchell).
La personnalité artistique de l'auteur prédomine, Storm aime inventer et s'investir sans limite.
Une musique à l'image de la pochette, un peu excentrique et surtout librement artistique.



L'orchestre :
Vince Maccarone - batterie
Roger Williams - basse
Isax InJah  - saxophone
David Galbraith - guitare et claviers
Pj Moore (Blue Nile) - synthé
Robin Mason - violoncelle
Tom McKay - Vocoder & extra alpine synth part sur la version preview de 'Sirens in T.O'
 
 
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30 mai 2021 7 30 /05 /mai /2021 07:37
Album- Morgan Wade - Reckless

Album- Morgan Wade - Reckless 

 

Thirty Tigers/Ladylike Records

par Michel.

On te dit Floyd, soit tu penses à Pink Floyd, soit tu flaires le piège et tu lâches  George Floyd, là, on t'arrête car tu risques de t'attirer les foudres des copains de Donald et on t'aiguille vers une bourgade ( 442 âmes, one stop light, ajoute une enfant fleur, en se foutant gentiment de nous) de Virginie, qui a vu naître, il y a un quart de siècle, une jeune fille baptisée Morgan Wade.

Dans ce coin perdu des Appalaches,  où tu peux te balader sur la Crooked Road, la musique la plus couramment jouée est le hillbilly ou le bluegrass, tout naturellement  quand la petite Wade, tatouée de la gorge aux talons  se lance dans la musique elle opte pour l'alt.country, bien que sa première source d'inspiration se nomme Elvis.

A 19 ans, elle monte sur scène dans un club de son bled, puis forme  un premier band, Morgan Wade &The Stepbrothers, le groupe multiplie les performances scéniques et grave l'album  'Puppets With My Heart ' en 2018.

Une review de l'époque  révèle ...the group brings an energy that can have listeners head banging one second only to be toe tapping and swaying the next....

Ce n'était que la première étape, peu après Morgan, repérée par Sadler Vaden ( guitarist for Jason Isbell & The 400 Unit), ému par son timbre rocailleux,  décide, sur l' insistance du monsieur, de la jouer en solitaire.

Deux singles voient le jour, suivis par un premier album: 'Reckless'.


Reckless Track List:
1. Wilder Days
2. Matches and Metaphors
3. Other Side 

4. Don't Cry
5. Mend
6. Last Cigarette
7. Take Me Away
8. Reckless
9. Northern Air
10. Met You

Credits- 
 produced and mixed by Sadler Vaden and Paul Ebersold -  engineered by Ebersold and mastered by Richard Dodd. All songs  written by Wade, with co-writes going to Vaden and Ebersold. 

Musicians  include  Sadler Vaden (electric and acoustic guitars, bass, keys, synthesizers, mellotron and background vocals), Paul Ebersold (drums, keys, synths and mellotron), Jimbo Hart (bass), James Dick (drums and percussion), Fred Eltringham (drums and percussion), and Derry deBorja (keys, synths and Mellotron).

 

La pochette, en noir et blanc, nous montre la jeune femme aux longs cheveux blonds, se cacher  le visage de ses mains esthétiquement  tatouées, ses yeux, perçants, restent visibles, sur son  front  ont été imprimés son nom, le titre de l'album et des initiales MW, qui n'ont aucun lien avec  mégawatt. 

La jeune personne se souvient avoir été a bad girl:  booze à gogo, tabac et peut-être d'autres vices, elle le confesse sans honte ...  “I’m not a Barbie Doll and I’m singing about addiction and stuff that I don’t hear a lot of females singing about. But that’s me and I am not going to try to be something that I am not.” et le chante dans le country pop ' Wilder days' qui ouvre le recueil, même si elle reporte ses addictions sur un gars qu'elle aurait aimé rencontrer avant qu'il ne se soit assagi  ...Who were you before I knew your name? Were you drunk at midnight waiting for the train? You could have been anyone back then – Just another kid reaching for the wind..... I wish I’d known you in your wilder days.

Un premier titre qui nous pousse à la classer dans la catégorie female pop rock, mouvance country/folk, le genre où les têtes de file ont pour nom K T Tunstall, Amy Macdonald, Stevie Nicks,  Sara Bareilles ou Lissie.

Morgan poursuit  en mode ballade avec ' Matches and Metaphors' , qu'elle chante tout en retenue, d'une voix étonnamment éraillée pour une personne de 26 ans, tandis que Sadler Vaden révèle ses qualités de guitariste lors d'un bridge soigné.

La country ballad ' Other Side', aux arrangements finement fignolés, marque un nouveau plongeon dans un passé où  les longues nuits étaient   synonyme d'alcool et de pills, une époque où ce gars, an old flame,  lui connaissait  une peau non décorée de tattoos.

Elle lève un coin du voile, peut-être pour exorciser des démons qui ne l'ont pas encore entièrement quittée malgré quatre ans de sobriété.

A la seconde écoute, tu t'es surpris à chantonner avec elle..

 But even in the dark.You love my bitter heart And we'll make it to the other side...Et avant de passer de l'autre côté, tu as à nouveau admiré la dextérité du guitariste. Il  lâche un  solo racé  et concis, pas besoin d'en rajouter, finalement la star c'est le western twang de Morgan.

Miss Tattoo semble se complaire dans les drames joués en tempo lent , 'Don't cry' en est un nouvel exemple, guitare ciselée pour couvrir la vulnérabilité étalée par la jeune femme... I am not who I seem, My alter ego takes the lead....c'est ça la dualité de l'être humain.
By the way, superbe banjo picking ( pourtant pas de banjo mentionné dans les crédits)   en dialogue avec la guitare.
Tu dis, Axl?
 Don't you cry tonight
I still love you, baby..
Ouais, c'est ça,  on sait,  there's a heaven above !
La romance 'Mend' se trouvait déjà sur l' EP enregistré avec les Stepbrothers en 2018,  Sadler Vaden a insisté pour l'inclure sur le nouvel album, ce titre l'avait marqué lorsqu'il avait entendu  la première fois Morgan sur scène. 
Peut-on retaper un coeur blessé comme on répare une carrosserie endommagée?
Petula?
Rien ne pourra calmer ma peine
Je sais, quoi qu'il advienne
Je ne pourrai plus t'oublier
J'ai le cœur blessé
À tout jamais.
Vais tout de même lui envoyer des fleurs en utilisant la carte de crédit de mon épouse!
Avec 'Last Cigarette' elle s'éloigne de la planète country pour pénétrer dans un univers pop/rock basé sur un beat solide, les ooh ooh ooh en backing vocals  permettant la mise en évidence de la tessiture granuleuse de son filet, acquis grâce à l'absorption massive de Bourbon et aux centaines de Marlboro grillées durant ses années folles.
Retour à la country pop avec 'Take me away'  qui à l'origine avait été baptisé 'Angry Bones'.
Morgan a décidé de lui refiler un nouveau titre estimant que 'Angry Bones' convenait pour être joué en solitaire mais que 'Take me away' se prêtait mieux à l'interprétation avec full band.
Pour la petite histoire, 'Angry Bones' en version dénudée guitare/voix  est loin d'être ridicule, elle arrachera des larmes aux âmes sensibles.
Avec l'intrépide  'Reckless' on arrive au titletrack de l'album, un morceau porté par des guitares nerveuses et un refrain accrocheur.
' Northern Air' et ses guitares acoustiques offre un air sixties folk/ rock nous renvoyant vers des légendes telles que The Byrds ou le Big Star du regretté Alex Chilton.
  L'album s'achève sur le poignant 'Met You' , une des plages les plus fortes d'un album qui devrait plaire aussi bien aux amateurs de country rock, d'americana que de voix féminines expressives.
 
Le gospel dit... Children wade in the water, God's gonna trouble the water... pas de panique pour Morgan Wade, elle ne risque pas de se noyer dans l'anonymat, 'Reckless' se révèle être  une carte de visite prometteuse !
 
 
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