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23 septembre 2021 4 23 /09 /septembre /2021 10:19
Album - Joy Spring - Clément Abraham Quintet

 Album - Joy Spring - Clément Abraham Quintet

 

Accompagnement artistique: Les Plages magnétiques.

 

( michel) 

 

Un peu plus de deux ans après la parution de 'The Outsider', Clément Abraham présente un nouvel album, 'Joy Spring', cette fois -ci, le batteur, non il n'est pas né en Mésopotamie, ses origines sont du côté de Concarneau, a opté pour la formule à cinq, c'est mieux quand tu joues au poker.

Déjà cinq albums à son palmarès, donc!

Depuis quelques mois, l'équipe constituant le quartet   Nicolas Péoc’h : Saxophone alto/ Charles Bordais : Piano/Simon Le Doaré : Contrebasse et Clément Abraham : Batterie, composition, se produit en incluant un trombone dans lequel souffle un certain Johan Blanc, un copain de Nicolas ( ils font partie de The Khu, un groupe adepte de jazz mystique), qui s'amuse encore au sein de quelques formations: Blick Bassy, Magic Malik, Cycles, Omega ou 11h11 orchestra.

Tout naturellement le fruit de leurs jams aboutit à la naissance de l'album ' Joy Spring' dont la sortie officielle est prévue pour la mi-octobre.

Une cigogne complaisante est venue déposer le bébé, avant-terme, dans un nid installé sur le clocher de l'église du village, au petit noeud, rose,  pendait un bristol mentionnant, pour Michel.

Un enfant de choeur, fraîchement confessé, est venu glisser le paquet chez toi.

Pochette blanche sobre, le titre en rouge printanier et le nom du groupe en noir, annoncent  un dessin stylisé, signé Clément Abraham, représentant cinq cymbales ou cinq  assiettes chinoises pour jongleur confirmé, tu hésites! 

Neuf titres!

Mix / Cybernetic/Cycle/New Translation/Peace Motion/Old School/Omen/The Third/ Ribs Party, portant tous la griffe C.Abraham sauf 'Peace Motion' signé C.Bordais. 

'Mix', d'emblée le trombone de Johan Blanc a l'occasion de se mettre en évidence, aucune démarche fanfaronne toutefois, la dream team joue à fond la carte be bop à la manière du Ornette Coleman Quartet, sans Don Cherry mais avec  un trombone qui doit faire oublier le cornet et, pour la circonstance,  Paul Bley au piano.

Les adeptes de polyrythmie et de groove  ne seront pas déçus, le quintette affiche une cohésion exemplaire et ne t'étonne pas si, en fermant les yeux, tu te mets à rêver de Max Roach, Charlie Parker, Bennie Green ou de Bud Powell.

Tiens, savais-tu que Clifford Brown et Max Roach ont gravé un titre baptisé ' Joy Spring' en 1954?

 On referme la parenthèse pour écouter 'Cybernetic', du jazz analytique qui, pendant sept minutes, te balade sur une note bleue fusionnant broderie fine, envolées onctueuses et décor Take Five.

Du jazz rayonnant, à l'approche de l'automne, c'est bon à prendre!

'New Translation' car Bill Murray se sentait paumé, cette ballade sensuelle aurait pourtant dû lui permettre de draguer Scarlett Johansson sans passer pour un ahuri.

Le concept est maintenant clair, on tapisse un fond harmonieux, tour à tour, les protagonistes se payent une échappée solitaire émancipée sans annihiler la cohérence, limpidité et paix intérieure restent  les mots d'ordre à respecter!

'Peace Motion' healing music pour inadaptés au siècle. Certains, pour apaiser l'esprit, prônent la harpe comme musique de relaxation , d'autres deviennent fous en entendant les Mystic Spirit Voices, on préfère de loin détendre les méninges en écoutant ce 'Peace Motion' qui, s'il ne décompresse pas les nerfs à 100 %,  a le mérite de te transporter dans un univers vivant.

Trois fois t'as poussé sur replay pour essayer de relier le gimmick d'intro à un standard be bop, c'était pas Miles Davis, ni Clifford Brown, tu t'es servi un Bourbon, cela n'a servi à rien, tu t'es juré de ne plus jamais participé à un blind test!

Sans tenir compte de ta confusion, la troupe a poursuivi son propos avec 'Old School' qui s'oppose à une forme de techno jazz, idéale pour les rave parties, mais déconseillée aux puristes.

Piano et cuivres entament un dialogue galant tandis que la rythmique brosse une toile de fond feutrée, permettant aux solistes de laisser libre cours à leur imagination et de vagabonder au gré de leur fantaisie.

Pas d'extravagances, d'insultes, de calomnies, tu n'es pas sur un plateau où s'affrontent des Mélenchon, Rousseau ou autres Zemmour et Piolle, le discours s'avère,  certes, dynamique mais  toujours stylé.

T'as bien lu, 'Omen' et pas Amen, du coup tu attendais un soundtrack pour horror movie, mais non, une nouvelle fois, le club des 5 dessine un jazz ample, chaleureux, au jeu clair et soigné.

Le trombone tire les ficelles, les copains tissent de sinueuses arabesques ( pléonasme), ton esprit divague, imagine voir une toile de Jackson Pollock avec des entrelacs de peinture, des  lignes et formes en mouvement comme dansant sur un rythme tourbillonnant.

T'avais pas fini de contempler le tableau qu'ils ont envoyé 'The Third' , tu t'es mis à compter sur les doigts, eh, les petits gars, c'est the eighth....

Passons, cette ballade, menée sur fond de sax velouté, te donne envie de grimper dans un wagon du Blue Train de Coltrane pour aller contempler les étoiles dans un désert californien.

Un smog à couper à l'opinel t'a empêché d'admirer l'amas des Pléiades, t'as rangé le télescope pour te plonger sur l'écoute de l'ultime pièce de la collection, 'Ribs Party', la première sur laquelle Clément Abraham se laisse aller pour placer un solo pas obscur.

Par contre il reste à élucider le choix du titre, ' Ribs Party' car ta compagne, devenue vegan, se refuse à écouter du jazz carné, pour la calmer, tu as proposé d'envoyer un mot à Clément pour qu'il transforme le titre en Fruit and Veggie Party !

 

Bel album que ce  printanier Joy Spring alors qu'une brume automnale ouate le paysage breton.

 

Le 17 octobre le Quintet sera à Brest, au Cabaret Vauban, pour la release party de l'opus.

 

 

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22 septembre 2021 3 22 /09 /septembre /2021 08:32
Album - Somberwind - Remain

 Album - Somberwind - Remain

 Sleaszy Rider Records

NoPo

 SOMBERWIND Remain 2021

J'avoue le rock du Chili, je ne l'ai entendu que dans le nom des Red Hot Chili Peppers et goûté uniquement au Chili Con Carne.
Marco Cusato et Catherina Nix décident de nous montrer qu'ils savent pimenter sa face gothique.
Il vient du gothique Fallacy. Elle vient de Chaos Magic (plus magique que chaos par ses collaborations power metal avec Timo Tolki, Tom Englund d'Evergrey, Zaher et Zorgati de Myrath... excusez du peu!).
Fin 2018, Marco embarque Catherina dans son dark.
L'artwork (by Cesar Mancilla & Dave Letelier), dans une pénombre menaçante, joue sur l'opposition beauté/laideur, lumière/obscurité, douceur/chaos :
- A l'avant plan, une belle femme, de dos, en robe échancrée, une fleur rouge à la main,
- A l'arrière, une lumière aveuglante au bout du couloir,
- Entre les 2, des débris, des tags, un endroit sombre, sale, signé au sang.
Le nom du groupe présente beaucoup d'arrondis dans une calligraphie sophistiquée (gothique quoi!), plus sobre sur 'Remain' juste en dessous.

8 titres (le 1er compte pour du beurre) s'équilibrent entre 3'40 et 4'29, seul 'The Spell' atteint 7'.
1-Pyre
2-Emptiness
3-Under This Rain
4-The Spell
5-The Sad Face of Revenge
6-Coven
7-What Tomorrow Brings
8-Hard To Believe
9-You Don't Belong Here
Recorded:2019 /2020 in Santiago de Chile,
Attic Records Studio
Mixed and mastered in Canada.



Un bûcher, y'a 'Pyre' pour allumer le feu du titre phare (dit Johnny).
Quelques bruits furtifs puis un synthé expire les premières notes du titre suivant, reprises d'abord au son d'un piano ensuite par une guitare électrique.
Le riff rafle la mise aussitôt. La voix d'outre tombe de Marco convoque 'Sisters of Mercy' (on pense, un peu aussi, à 'Bauhaus', 'Fields of the Nephilim', 'The Mission' ou plus récemment Lord of the Lost).
La voix de la belle Catherina se mêle d'abord à celle de la bête et par instants, elle chante seule mais dédoublée.
Reconnaissons que ces 2 timbres se marient bien et collent à l'enveloppe harmonieuse. 'Come come take my hands and die into my empty madness... and join my secret darkness' plus gothique tu meurs.
Le single clippé, par les 2 musiciens et Dave Letelier, reprend la déco de la pochette sur laquelle sont projetés les images séparées des 2 protagonistes chantants.

Un motif au piano fait la pluie (mais pas le beau temps), la guitare électrique reprend le pattern dans une douce mélancolie.
La batterie programmée se fond sans jamais prendre le dessus. 'Under this rain' alterne phrases sentencieuses et refrain déchirant.
Catherina monte sur le pont, s'élevant vers une éclaircie atmosphérique. Le piano marque les esprits de sa mélodie striée par des grattes sous-accordées.
Les vocaux masculin/féminin s'enflamment, un instant, dans un impact fascinant.

Evidemment, les accords mineurs prédominent mais sur l'intro de 'The spell', un clavier allège l'ambiance pesante, accompagné d'une rythmique aux accents métalliques.
La guitare zèbre alors la phrase au piano. C'est la voix angélique de Catharina qui entame 'The spell' comme un signe... Marco pose la sienne sur les crêtes.
La chanson déroule ensuite sur une orchestration classique, les 2 lignes vocales se succédant ou se mélangeant; les combinaisons sonnent magnifiquement.
Un clavier poignant borde le solo de guitare.
Catherine répète sa lueur d'espoir 'I believe the sun will never die' que Marco vient confirmer sur la fin.

Une fois n'est pas coutume, le riff droit de la guitare démarre 'The sad face of revenge'. Un clavier, enjoué, enrichit la texture et tempère la dureté de la voix du chanteur.
Catherina débarque, énergique, sur le refrain. On ne se refait pas, un passage piano/guitare sèche amène bien quelques nuages dans le ciel mais pas pour longtemps.
Ce titre, au visage pas si triste, possède un côté entraînant et imparable.

2 pistes de guitare s'entrecroisent, un riff plaqué et 3 cordes pincées. La mélodie harmonieuse séduit par un trouble nostalgique et les vocaux masculins.
En contrepoint, Catherina pose sa voix suave et légère sur le refrain. Un clavier souffle une douce chaleur et le rythme trotte en mid-tempo.
'Coven' fait finalement circuler une onde sereine (à la Psychedelic Furs).

Retour du piano dramatique et de la guitare au riff d'abord plat puis dénivelé sur 'What tomorrow brings'. Piano et clavier contrôlent les couplets chantés par le ténébreux Marco.
A nouveau, Catherina prend possession du refrain avec détermination ce qui attise la guitare. La voix, parfois doublée sur 2 hauteurs de notes, et le trémolo font vibrer toutes les cordes.

Le rythme de 'Hard to believe' s'opère entre la batterie et le riff de guitare avant que le clavier agisse en un style pop inattendu, ça ne dure pas, Marco enfonce le couplet alors que Catherina apporte l'emphase au refrain avec 2 lignes décalées sur le même ton.
Quelques notes de piano solo déclenchent l'envol final mixant plusieurs voix de Catherina.

Une guitare sèche bientôt recouverte par une autre, électrique et imposante ouvrent le bal. La dépression lyrique flotte sur 'You don't belong here'.
La voix bouleversante de Catherina illumine les fins de phrases et le refrain en duo.


Cette plaque noire fait bloc avec des reflets de lumière (comme ce clair obscur sur la pochette).
On ressent autant le plaisir que l'osmose entre les 2 musiciens complémentaires, convaincus et convaincants.
Sombrons en paix dans la messe sombre de Somberwind!




Line-up:
Marco Cusato: Vocals-Guitars-Programs
Caterina Nix: Vocals-Backing Vocals
Drums: Andrew Scott

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18 septembre 2021 6 18 /09 /septembre /2021 11:48
Album - Metalwings – A Whole New Land

Album - Metalwings A Whole New Land 

NoPo

METALWINGS A Whole New Land 2021

Metalwings vole de ses propres ailes depuis 2010 et se manifeste par un EP intitulé “Fallen Angel In The Hell ” en 2015 puis un LP “For All Beyond“ en 2018.
Le quintette vient de Sofia (pas en Lorraine) et produit du métal (comme en Lorraine il y a longtemps) option symphonique.
Leur chanteuse/compositrice Stela (pas de l'Artois), de formation classique, y contribue largement avec sa voix de fée mais remarquez bien, que les claviers, piano et violons n'y sont pas pour rien non plus.

L'orchestre bulgare sur l'album  :
Stela Atanasova - Voix, alto électrique, claviers
Grigor Kostadinov - Guitares
Vlad Enev - Basse
Angel Kitanov - Claviers
Blackie - Batterie
Courant Mars, Martin Emilov à la guitare rythmique remplace Grigor Kostadinov (souvenir très douloureux de 93 pour, nous, les footeux français).

Les différences par rapport à Nightwish, Within Tempation, Epica et pis les autres me direz-vous?
Pas énormes mais on perçoit un enthousiasme non feint et une élégante orchestration tout en ruptures et dénivellations.
On va voir que certains détails qualitatifs leur permettent de sortir la tête du lot (pas la rivière).

Un joli dessin évoque poétiquement le titre.
Cette 'totale nouvelle terre', après cataclysme, accueille vache, tigre, lion, enfant, agneau et loup : l'arche de Noé du pauvre en somme.
Les survivants contrastent avec la terre, les décombres, les nuages et autres fumées sombres.
Le nom du groupe tranche, au dessus, avec une police sophistiquée dans la grande tradition métallo-symphonique.

Le sommaire?
1       A Whole New Land 8:24
2       Monster In The Mirror 5:56
3       Like A Willow Without Tears 5:39
4       I See Your Power 7:02
5       Silence 7:09
6       Still Believe In Us 4:27
7       Killer Of The Angel’s Love 7:57
8       Wonders Of Life 6:54
9       Passengers Between The Rails Of Life 7:04
10      Second Chance 4:53
11      Milo Moe Libe 4:09
        Total length: 67.34
Morceaux longs et durée conforme, là encore, à cette tradition musicale depuis les années 2000.


Quoi de mieux que d'ouvrir par le morceau titre? Clochettes, rythme tribal, claviers en fête, la symphonie (pastorale?) s'annonce riche.
Un piano/clavier léger, marqué par une grosse caisse inattendue, puis des roulements lointains... la musique déroule en cinématique.
Une accélération comme un troupeau d'animaux au galop, double-pédale en tête, puis soudain le break à 3'20 laisse la voix, enfin, s'exprimer sur des choeurs angéliques ensuite, plus loin, un violon intervient.
Du classique, oui, mais sans esbroufes et avec suffisamment de changements pour ne pas sentir passer les 8'24 d'autant que la montée finale convainc totalement.

L'intro du morceau suivant ressemble à celle du précédent mais la voix et l'accélération instrumentale pressent le pas.
'Monster in the mirror' fait chanter une voix de bête derrière la belle et libèrent des guitares agressives.
Sur un solo échevelé, elles tournoient avec le violon. Le mouvement d'ensemble reste constamment captivant.
Les paroles poético-gothiques entrent en symbiose avec les images et costumes du clip et son clap de fin semi-bucolique.

D'abord un son d'instrument à vent et piano puis une aubade au violon rythmée avant de s'avancer vers une humeur folk, d'un coup, boostée par une batterie aux 2 pédales grosse caisse.
Le chant, céleste, prend parfois des intonations plus pops que réfute l'instrumentation.
La soprano se lâche sur le refrain 'Like a willow without tears' pas soul pour un sou mais sombre et un peu pleureur quand même.

Stela prend son temps pour amener son chant, d'abord du mou des lèvres. Le refrain entraîne l'auditeur dans une preste sarabande.
A mi-temps, on suit une procession saccadée adoucie par un violon aux anges qui s'accorde ensuite une triste prière.
'I see your power' tourne alors à plein régime avant de laisser filer quelques notes de piano conclure, toujours étonnamment soutenues par la grosse caisse.

Entrée presque maidenienne, pas pour longtemps. 'Silence' alterne passages acoustiques désenchantés et vélocité électrique à batterie bien chargée.
La voix affectée y met moins de relief, et pourtant le côté obscur de la force prédomine. Un faux silence échevelé et disert.

Violon, piano, guitare acoustique et voix glissent, tout en retenue et empathie, sur 'Still believe in us'.
Une douceur extrême, pleine d'amertume et de sanglots (longs du violon bien sûr!), conduit, malgré tout, à l'espérance 'I still believe in goodness I Still believe in us'.

Abyss, fear, dark, shadow, evil, tears minent 'Killer of the Angel's love' sans aucune lueur.
La batterie avide et sans coeur rythme les interventions des claviers et effets symphoniques.
Un break installe un malaise au 2/3 du morceau. Au bout, la chanteuse amène un regain d'énergie mais c'est celle du désespoir 'I hear the screams of the angels'.

'Wonders of life', le titre le plus enjoué, signe son entrée par une guitare nerveuse. A mi-chemin, les violons s'envolent.
Les textes poétiques esquissent une éclaircie 'To be a child and feel again the wind of my inocence' mais toujours en clair obscur. 

Encore une fois, piano et claviers s'amusent délicieusement avec la rythmique, puis vient la puissance symphonique et enfin la guitare électrique mélodieuse.
Break et changement de rythme virevoltent jusqu'à l'arrivée tardive tellement enivrante de Stela. 7 minutes passent en un voyage éclair.
Je perçois Nightwish dans 'Passengers Between The Rails Of Life', mais digéré comme un bon plat et sans plagiat.

Les notes effleurées sur le piano ou la guitare flirtent avec des vocaux angéliques. Basse/batterie s'excusent presque de faire trop de bruit.
Le texte laisse une 'Second chance' à la princesse Alvira sous la coupe d'un ange lugubre.
Des accointances avec l'oldfieldienne Maggie Reilly ou la blackmore's Candice Night me viennent à l'esprit. Féérique!
Au 2 tiers, la ritournelle au piano s'efface derrière un solo de guitare lumineux juste trop timide.

Une flûte et un piano suggèrent un traditionnel bulgare chanté dans la langue 'Milo Moe Libe'.
Cette fois, malgré la frappe lourde, la musique reste légère et sans cassure, bordée de choeurs éthérés.


Du classique, pas si classique, parfois à l'eau de rose, parfois en ode morose.
Ni érosion, ni explosions, la musique s'impose une délicatesse laissant le champ libre aux vocaux.
Le lyrisme des textes sied au style stellaire de Stela.
Sans sa présence de tous les instants, la nuit serait ténébreuse et finalement, on sort d'une écoute heureuse avec des étoiles plein la tête.


The album is mixed and mastered by Jens Bogren at Fascination Street Studios, Sweden. 
Sound Assistant Linus Corneliusson at Fascination Street Studios, Sweden.
All Music and Lyrics by Stela Atanasova. Arrangements by METALWINGS. All Choir and orchestra arrangements by Stela Atanasova.
Released as an Independent Release.

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12 septembre 2021 7 12 /09 /septembre /2021 08:57
EP Puisque rien ne dure - Esther Maud

 EP  Puisque rien ne dure - Esther Maud

 

Believe Music France/ Kidding Aside

( michel)

" Je m’appelle Esther, j’ai 28 ans, j’écris, je chante et je fais des vêtements." ainsi se présentait Esther Maud lors d'une entrevue accordée à Osme qui met en lumière des créateurs mode émergents en exposant leurs créations, leur univers et leurs inspirations.

N'étant pas un assidu des ballets de mannequins sur les catwalks les plus illustres de la planète, tu te concentres sur les premiers points de son aveu, l'attrayante jeune personne a récemment  sorti un EP regroupant les singles confectionnés depuis quelques mois.

L'objet a pour nom ' Puisque rien ne dure' et inclut six plages.

 

1
Urgence médicale
2
Coup de tonnerre
3
Etranger solitaire
4
Dérapage incontrôlé
5
Together
6
Ta poupée
 
La pochette montre une minouche jeune fille, au regard quelque peu effarouché, tenant dans ses bras un toutou docile ressemblant à un gros nounours.
Le style de cliché de gosse que les photographes tiraient dans les fifties, une composition  attendrissante destinée à mettre en valeur l'innocence du mioche et le dévouement de l'animal.
 
Pochette angélique, fort bien, par contre aucune mention concernant les musiciens, rien, nada, que dalle, comme disait Béatrice!
La fiche reçue indique: "les chansons presque nues, a cappella, elle les envoie aux quatre coins de France, car n'étant pas musicienne elle-même, elle cherche le bon écrin pour ses instantanés de vie."
On a fait appel aux plus fins limiers, on a dépensé une fortune, ils sont revenus bredouilles.
On peut toutefois avancer le nom de quelques collaborateurs: Edgar Michaud ( producer/mixer) , Mathieu Jay, de Kidding Aside, Bat Cooll aussi connu comme Tiste Cool, un   acolyte de Marie-Flore et Julien Doré, Thomas Baignères qui l'accompagne vocalement sur 'Dérapage incontrôlé' , Mathieu Revault et Jerome Meyroneinc  ont  eux participé à la composition ... maigre récolte, le flou demeure!
 
En ces temps agités où le personnel hospitalier craque, entamer un disque par un titre baptisé 'Urgence médicale'  est hasardeux.
Mais on accroche d'emblée, la voix enfantine évoque la faussement candide Jacqueline Taieb, une guitare funky vient bousculer cette  French bossa nova, la mélodie chaloupe agréablement jusqu'au  passage spoken-word fugitif pour ensuite repartir de plus belle.
Le refrain se colle en un rien de temps dans ton cortex et tu le fredonnes avec la femme enfant, sans vraiment te rendre compte qu'il s'agit d'une romance qui capote.
Au fond, t'as toujours aimé les bonbons acidulés, les fausses ingénues chantant les sucettes ou les baby pop, Millie Small et les Shangri Las.
Quoi, Laurent?
Le Coeur Grenadine.
Faut assumer, mec!
Désenchantée, elle fait la moue pour lui dire ses quatre vérités, ce ' Coup de Tonnerre' n'est pas foncièrement assourdissant, c'est fini, c'est tout, t'es plus qu'un souvenir. 
Sous le clip, des comments, un gars bien intentionné lui dit ...tu chantes faux... 
Bof, quelle importance, et puis, t'exagères Kiki, elles sont nombreuses les stars auxquelles il est reproché de ne pas avoir de voix, d'Alizée à Mylène Farmer en passant par Bambou, Charlotte Gainsbourg ou Angèle, la brigade compte de nombreuses ambassadrices.
Ne parlons pas de casserole ou de bêlements ( ne ris pas, Julien) , avançons plutôt une certaine nonchalance ou une forme de naïveté factice, destinée à plaire à un public qui se reconnaît dans le manque de puissance vocale de ces jeunes filles "à la page".    
Lio chantait les 'Amoureux Solitaires', Esther roucoule pour l' 'Etranger Solitaire'  sur groove pop, offrant quelques lointaines réminiscences avec la ' Macumba' de Jean-Pierre Mader.
 Le titre,  au texte  délicieusement ambigu,  invite à la fois  à la danse et à la rêverie.
Ah oui, et quel est le corps de tes songes?
 Natacha, l' hôtesse de l'air!
 Le dialogue vocal entre Harold et Maud, euh, désolé, Miss Maud et  Thomas Baignères ( ex - LeSpark, Flare Voyant ou Les Darlings et membre actuel de Gasoline), 'Dérapage incontrôlé', devrait séduire tous les fans de friandises au goût 'Voyage en Italie' de Lilicub et ceux qui craquent pour les guitares  et les textes mélancoliques.
Une fois de plus, le refrain fait mouche à la première écoute pour s'imprimer dans ta boîte crânienne.
'Together', qui suit , dépeint les sentiments d'une jeune fille après  une rupture, mais puisque rien ne dure, la souffrance va faire place à l'espoir et à la cicatrisation.
Sur fond lounge doucereux, tu te laisses bercer par cette mélodie enivrante et  romantique à souhait.
Jean-Luc Mélenchon  prône une France insoumise, Esther Maud, par contre, ne craint pas la sujétion ( amoureuse) ... ..laisse moi encore être " Ta Poupée".. chuchote-t-elle sur la plage qui achève un EP à la fois habile et séduisant.
Musicalement la parure sied parfaitement au timbre gracile et aux confidences intimes de la jeune personne.
 
La pop peut se révéler complaisante mais aussi  irrésistible.
 
 
 
 
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10 septembre 2021 5 10 /09 /septembre /2021 11:32
Album - Liquid Sin by Mojo Alice.

Album - Liquid Sin by Mojo Alice.

 

NoPo

 

 MOJO ALICE Liquid sin 2021

Label - RFL Records

Ils nous viennent de loin ces 'all white' aussi costauds que les 'Blacks', les 'MOJO ALICE' pourraient se permettre le haka en entrant sur scène.
Le groupe naît, en effet, à Wellington en Mai 2016. La Nouvelle - Zélande voisine de l'Australie, est-ce la raison de ce petit parfum ACDC/ROSE TATTOO?
On sentirait aussi du Ted Nugent (tout mouillé!), du Nashville Pussy (tout aussi mouillé!!), du Rossington/Collins avec le chant de Dale Krantz (bon, j'en rajoute pas!)... que de bonnes odeurs quoi!
Enfin, pour le tempérament de femme qui ne s'en laisse pas compter, j'ajoute BELLRAYS (et je retiens tout).
Les bases?
Une voix joplinienne écorchée à fleur de corde, une gratte acérée à la Billy Duffy/Gibbons, une batterie lourde valant son pesant de John Bonham.
Et la basse? La basse tonne autant que les mines de LEMMY et selon ses dires... c'est juste du Rock and Roll... oui, mais sévèrement burné.

Sur la photo, le noir plaqué au plus profond, rend l'éclat d'un verre à vin plus intense d'autant que la fumée s'en échappant, s'élève, claire et panachée.
'Liquid sin' inscrit sur cette effluve blanche, transpire l'alcool et la cigarette.
Les mots 'MOJO ALICE' posés sur une fréquence cardiaque rompent la régularité diastole/systole dans une étrange crise qui pourrait être fatale.

De la même manière, les textes chauds montent le cardio (et pas que!).
Jetons une oreille... n'ayons pas les j'tons, jetons les 2!
01 IN MY HEAD
02 NOT THAT INTO YOU
03 MASTER OF LOVIN
04 LIQUID SIN
05 THE ACE
06 Mr. J
07 DIRTY MARY
08 DROP DEAD
09 THE CREATURE

Un riff franc du collier grimpe aussitôt 'In my head' comme un verre de Jack Daniels avalé cul-sec. La voix rocailleuse de JEM semble toujours au bout, mais son énergie passe au dessus dans des cris déchirants.
Le rythme casse le cul et la peau suinte. Le 1er solo file tellement vite qu'on ne s'en aperçoit pas, on en veut un 2è... pas de problème... Brodie nous en brode un second, il nous laisse aussi sur le cul (aï! déjà cassé)!

La guitare stridente fouraille les tympans avant de riffer dru. La voix sonne d'abord gémissante, dans un effet lointain, puis JEM s'arrache en hurlant ou en moulant du grain.
La rythmique basse/batterie bétonne pour ne plus bouger d'un poil, on peut s'appuyer là-dessus! 'Not that into you' enfonce le clou.

'Master of loving' dégage du blues humide, JEM l'éructe d'entrée. Le rythme binaire fait avancer le flux par à-coups glissés.
En solo, la guitare, magistrale, ne provoque pas d'acouphènes, elle transperce.
De légers choeurs soutiennent le chant. Sur le final, les vocalises fusionnent avec les autres instruments.

Lorsque The Cult s'est senti 'electric', la guitare a signé des riffs épais comme celui de 'Liquid sin' qui nous entraîne vers le péché.
Pourtant 'Alcohol ain't gonna save my soul' semble une sentence bien avisée. On apprécie un échange groovy entre wah wah et la voix jamais totalement cassée.

'The ace' démarre à la mitraillette et rappelle l'as de pique (de l'ami LEMMY). Pas de répit, pas de quartier!
Mojo Alice donne tout et plus, sans s'économiser, en moins de 3 minutes.

'Mr J' traîne sa belle mélodie dans un marécage.
Le riff frontal s'accapare aussitôt l'espace mais lorsque le refrain (qui m'évoque 'Live Wire' de Mötley Crüe) survient, il gagne la partie grâce à son chant magnifiquement attractif, 'There you go whohoo'.
Aussi vifs qu'un alligator, les solos tranchent de belles coupures laissant des traces sanglantes.

'Dirty Mary' colle parfaitement au titre d'un road trip à la Sailor et Lula/Thelma et Louise. On n'ira pas en prison chante la néo-zélandaise (mais je ne suis pas sûr qu'on ira tous au paradis!).
'We're calm like the bomb' enchaîne-t-elle, à contre-pied, dans une course poursuite poussiéreuse. Ici, on peut percevoir le poids d'un Judas Priest millésimé.
Fumant!

L'intro a capella montre les incroyables capacités de la chanteuse.
'I'm so sexy' qu'elle dit la fille... En tous cas, fascinante oui, au point de laisser son auditoire 'Drop dead'.
Les musiciens font bloc, déclenchant un début de tremblement de terre.
Brodie et Matiu s'accrochent à leurs cordes de guitare, JEM à ses cordes vocales, Morpheus à ses baguettes.

'The creature' c'est encore elle, rampant tel un reptile. La scène est moite et charnelle.
Brodie dégaine un long riff (peut-être un 22?) pour cadrer une cadence lourde.
Rose Tattoo fricote avec Led Zep et accouche de cette créature mojo...


Pourquoi Alice (posez la même question à Vincent Furnier)? 'MOJO JEM' ferait l'affaire vu le charisme de la chanteuse continuellement mise en avant par une instrumentation brillante.
'Liquid sin' nous laisse KO (voir liquide) après un combat perdu d'avance.
La puissance du groupe, alliée à son organisation carrée, en fait un rouleau compresseur.
Les 2 'M' Matiu et Morpheus, on aime. Au suivant!  Osulivan Brodie, on adore.
Et cerise sur le rouleau avec JEM comme une évidence!

DRUMS - Morpheus Tilley
GUITAR - Brodie Osullivan
VOCALS - Jem Tupe
BASS - Matiu Williams

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9 septembre 2021 4 09 /09 /septembre /2021 11:40
Rare, Medium Rare, Well Done - Album 1: 1995​-​99 - Dr. Olive & The Hoperators

Rare, Medium Rare, Well Done - Album 1: 1995​-​99 - Dr. Olive & The Hoperators

 

 V I R T U A 94 Records

(michel)  

L'an dernier, par le biais d'une connaissance, on te fourgue entre les pattes l'album "Maybeland" de Dr Olive and the Hoperators, un objet inclassable mais hautement recommandable, qu'un collaborateur de Musiczine classait dans les 10 meilleures productions made in Belgenland en 2020.

Et pourtant, le docteur qui a pris pour pseudo le nom de la copine de Popeye qui, tu le sais n'avale que des spinach en gardant son éternelle pipe coincée dans la bouche, n'a pas vu le jour dans la patrie de Manneken Pis, Olivier Champeau ou Oliver Nemeau ( ça dépend de la lune) a été conçu dans l'hexagone.

Ce n'est qu'un détail, il te contacte pour signaler l'existence d'un nouvel objet   "Rare, Medium Rare, Well Done - Album 1: 1995​-​993

En fouillant des fonds de tiroirs bourrés de toiles d'araignées il tombe sur des démos, des cassettes et de vieux vinyles jamais  commercialisés, il sort le vacuum-cleaner, le sans fil, autonomie 25 min,  qui permet de dépoussiérer ta caisse, astique les objets avec un aérosol, presque écolo, impact négligeable sur l'effet de serre, non abrasif et ne laissant aucun résidu, et balance le tout sur bandcamp.  

La pochette dévoile tout  ce bric à brac reposant dans un désordre étudié sur une surface plane,  à la manière d'un collage artistique à la Kurt Schwitters.

Tracks-

1.Road To Tamezret 06:06
2.On The Air (early demo) 05:29
3.Cluedub 05:44
4.Bump & Grind - Intuition Outerspace (Remix for Bump & Grind by Dr Olive) 08:00
5.Skunk (Discoburger 12" mix) 06:00
6.Funkrash 06:52
7.I'm Going To Heaven (no flute mix) 05:29
8.Intreau 06:27
9.Bass Scanner 05:52
 CREDITS

All tracks except #4 : Composed and produced by Dr Olive.
Track #4 : Composed by Gauthier Keyaerts (El Borbah) and Jean-Christophe Detrain (Faskil). Produced by Bump & Grind. Remix & additional production by Dr Olive.
---------
Remastered in may 2021 by Dr Olive.
Massive THANKS and <3 go to : TVVIN_PINEZ_M4LL ; Toadofsky & Mr.Hideyoshi @Virtua94 ; Lumi @Seikomart ; and the labels TapeWurmFM and Sunset Grid 
 
La première pièce résultant du dépoussiérage des archives se nomme  'Road To Tamezret'.
Sur le chemin menant  au village berbère, tu croises quelques ânes, car les locaux ne se déplacent pas à dos de dromadaire, cet animal ils le consomment en ragoût, accompagné de fruits secs.
Ne demande pas au serveur, te présentant ce mets raffiné, quel vin convient pour mettre en valeur la préparation, n'oublie pas que tu es en Tunisie.  
Musicalement tu navigues sur fond d'electro/breakbeat  arabisant avec tout de même quelques pointes de Jean-Michel Jarre, les vocaux, lancinants, eux renvoient vers l'univers dAcid Arab, de grands fans d' Omar Souleyman.  
'On the Air',  à ne pas confondre avec  une rengaine hyper médiatisée de Phil Collins,  joue la même carte, de l'ambient  house, tendance The Orb, bourré de petites trouvailles synthétiques, de couches sonores dépaysantes  et de voix confuses, donnant un caractère sibyllin à la composition.
Le titre de la troisième  plage est explicite, ' Cluedub'  nous promène du côté de la Jamaïque, de ses sound-systems, de Lee Scratch Perry , mais aussi du UK des seventies avec The Clash et, plus tard, Big Audio Dynamite.
Tiens qui voilà, le fumeur de havanes avec sa Brigade des Dubs! 
Décidément indémodable le dub,  tiens, refile-moi le pétard, man!
La quatrième cabriole est un remix de  "Intuition Outerspace" un morceau catalogué concrete electronic noise par Sub Rosa, le label qui a distribué l'album "Init Sequence" ( désormais introuvable)  du duo  Bump & Grind ( alias Gauthier Keyaerts, un apôtre de la sculpture sonore).
L'original met l'accent sur le côté mécanique et répétitif de la composition, des effets industriels tissent une toile de fond froide sur laquelle les nappes de synthé sont plaquées, une voix d'outre-tombe vient briser l'apparente monotonie de l'oeuvre.
Le remix offre un caractère légèrement plus planant sans trahir le discours de l'artiste  dont le credo sonne: écoute, observation et instinct!
Pour oreilles averties!
C'est malodorant une moufette, disait grand-mère...
La 'Skunk' du bon docteur remue de façon désinvolte sur un rythme carnaval à Rio, tendance techno.
Gilles, un copain hennuyer, qui jamais ne languit, est entré en transe, ce qui a fait dire à Mémé, il est épileptique ce garçon! 
Mêmes éléments tech house pour la suivante, 'Funkrash' .
Tu dis, Alex?
Banging track, je le passe lors de la prochaine rave party, les quelques vocaux féminins tuent!
Un petit tour au paradis, ça te dit.... 'I'm going to heaven', où comment détourner un gospel bluegrass  en voyage spatial tchouk tchouk/ techno space trance.
Mise en orbite pour aller vérifier si ce qu'avance Thomas Pesquet est véridique, tu embarques, Jacques?
Après la house galactique, Dr Olive t'invite à écouter une ' Intreau'  plus hydroponique que celle de Mc Solaar
Décidément, la house est polycéphale et rayonne dans divers milieux, ici on est proche de l'acid house, telle qu'elle est pratiquée par Aphex Twin dans  "Analogue Bubblebath".
Pour clôturer le techno  trip, le mécano/jongleur propose 'Bass Scanner', un dernier OVNI aux fragrances  EDM/  Bass House, qui pulse à mort!  
 
 
OK, plus de vingt ans se sont écoulés depuis la conception des morceaux rassemblés sur  le recueil, ce qui n'enlève rien à sa pertinence.
 Les amateurs d'electronic dance music de qualité, ceux qui sont aptes à séparer le bon grain de l'ivraie,  restent nombreux.
Tu n'auras pas besoin de désherber ta pelouse si tu sèmes du Dr. Olive, le produit ne laissera aucune trace  de gazon maudit, chère Josiane!  
 
 
 

mic

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4 septembre 2021 6 04 /09 /septembre /2021 12:15
Ecran Total – Schaerbeek Love EP

 Ecran Total Schaerbeek Love EP

 (Idol / L’Autre Distribution)

NoPo

 

 Schaerbeek? Un quartier de Bruxelles où Margaux et Camille créent ces 6 titres en 6 jours (aussi bien que Dieu finalement, 6 c'est vrai!), fin 2019, aussitôt après leur rencontre à Lyon.
Ils n'en ont pas mangé, le couple fait plutôt le lézard au soleil.
Ecran Total? Celui de nos périphériques envahissants!
Situées entre un univers world et jazz chez Camille (contrebassiste) et des aspirations pop et artistiques chez Margaux (arts plastiques et création contemporaine à la Sorbonne/Beaux Arts à Bruxelles), leurs compositions electro sensibles flottent dans une ambiance alanguie.

Pas beaucoup plus d'effort (un gros mot pour le couple?) visuel sur la pochette...
Un ciel nuageux et crépusculaire teinté de rose recouvre majoritairement la couverture.
On lit 'Schaerbeek Love' et 'ECRAN TOTAL' mais ce n'est pas tout à fait vrai, on distingue les silhouettes de quelques arbres, en contre-jour.
Une photo prise dans le jardin sans doute... plus loin c'est trop loin... Plus loin, on comprendra leur orientation artistique énigmatique.

1-Schaerbeek Love
2-Rayon vert
3-Ecran total
4-Tu allais venir
5-La snooze
6-Finie la fête

Les réseaux sociaux récitent :
"Le clip Schaerbeek Love est la rencontre entre le ciel et l'onde, l'horizon se brouille et les figures jouent une danse, un saut, l'histoire d'un amour, à Schaerbeek."
Un rythme cotonneux, un synthé diaphane, puis un flot de respiration juste un peu plus épais.
Sous sa discrétion,  la chanson possède une vraie présence, un charme naturel. La petite voix s'exprime du bout des lèvres juste soutenue par un clavier heureux et une boite à rythme paresseuse.
La chanson d'amour, pourtant pleine d'interrogations, coule dans une douceur désarmante... qu'on souhaiterait à tous les histoires d'amour (sans qu'elles finissent mal... en général).

Une trompette souffle en trompe l'oeil. 'Rayon vert'? Pas de laser, pas plus de roue de vélo, juste un regg' extraterrestre ('ET' pour les intimes convient à Ecran Total) au ralenti.
Il faut parfois tendre l'oreille qui, se trouve alors happée par une atmosphère envoûtante. Le vert sent le bio et n'est pas à moitié plein (encore moins à moitié vide).
Paru sur la compilation « Popklore » en mai 2020, FIP et Nova portent ensuite le titre sur les ondes (sensuelles évidemment).
"Le clip fond dans des paysages urbains enflammés par le couché, des scènes intimes un homme, dans sa baignoire" explique Margaux.

Le morceau 'Ecran Total' ose à peine une accélération... sans dépasser la cadence conseillée par J L Murat (la fréquence du coeur au repos).
Pour l'accident cardiaque, on repassera. Allons y tranquillement sous un soleil agréable mais attention! L'écran total ne protège pas... des lumières bleues.
Pas d'amour à la plage, on se connecte sur un écran en réseau. La musique baigne dans un halo harmonieux à l'opposé du texte faussement anodin.

'Tu allais venir' fait la sainte-nitouche, les mots rechignent presque à sortir de la bouche de Margaux au point qu'ils se transforment en vocalises miaulantes et chatoyantes.
La musique n'ose pas prendre le dessus. Cette valse hésitation va et vient timidement au fond d'un lac. Il faut que les voix se multiplient pour enfin donner du volume dans l'onde.

Arrivent les premiers mots du titre suivant : 'Et tout doucement...' . Comment peut-il en être autrement avec Ecran Total?
'La snoose'? Ni une drogue ni un mot argot, cherchez plutôt son utilité sur votre réveil matin ('La'? Le mot est-il vraiment féminin? En tous cas, son usage n'a pas de sexe).
Les paroles font l'apologie du farniente et du réveil maintes fois repoussé au profit du rêve.
La cadence orientale suit celle d'un chameau à travers le désert. Lent, régulier, sûr de lui, il peut tout traverser même le traversin, un boss!

'Finie la fête' n'est pas une reprise d'Orelsan jouée à l'envers ni un hommage à J P Bacri.
"Le clip télescope des sites à l’architecture imposante, à l’échelle de récits individuels quotidiens, collectifs. L’écran en est l’interface." exprime Margaux.
Ici on palpe un peu plus le pouls. L'ambiance joyeuse sautille sur une simili samba dans un rythme syncopé marqué par un claquement alterné à un son de grosse caisse.
Le parler sonne jeune et naturel comme une conversation.  En fond, un souffle s'essaie à l'humeur d'un mariachi fatigué...
Et oui, la fête est finie, l'addiction technologique suggérée enfile la tête dans le sac!


Derrière cette nonchalance, E.T possède une fraîcheur attachante et une réflexion pertinente.
A la 1ère écoute, j'ai été interpelé et accroché par ce déroulé poétique et reposant.
N'est-ce pas finalement l'effet naturel d'une démarche arty? On aime/On n'aime pas... pas de règle, j'aime!

Margaux Isaac
Camille Wozniak
Musiciens Live
Fanny à la basse,
Isabelle aux claviers
Samuel à la batterie.

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2 septembre 2021 4 02 /09 /septembre /2021 13:34
Album - Dragon Rapide - Mumbo Jumbo

 Album - Dragon Rapide - Mumbo Jumbo

 ( michel)

Le Pop Club Records

 Il était une fois, il y a longtemps, dans un pays bleu, un petit dragon qui était né sans pouvoir cracher des flammes.... 

Et, Simon, cinq ans de rétorquer, me raconte pas de salades, papy, les dragons, ça n'existe pas!

Quoi, va voir du côté des volcans d'Auvergne, pas loin de Clermont-Ferrand, là-bas des scientifiques pas bidon ont déniché un Dragon Rapide qui, chaque fois qu'il grimpe sur scène, pète le feu.

Si l'hydre a sept têtes, notre dragon est tricéphale, Sylvain( Déchet), est la voix, il s'amuse avec des guitares lance-flammes, Jimmy ( Brou, c'est ce que dit la pochette) chante aussi et dispose d'une quatre cordes, Pierre Olivier Gustave, alias POG, comme les Asiatiques, utilisent des baguettes.

Quoi?

Non, ne viens pas nous causer d'un avion, le  de Havilland DH.89, tous les autres relateurs le feront mieux que nous.

Revenons à nos moutons, euh,  nos varans, ils sont sur le point de donner naissance, ce sont des reptiles, ils pondent, à un second opus ( quel vilain terme), 'Mumbo Jumbo', qui doit succéder à l'EP  disponible en cinémascope ' See the big picture'.

Quoi, encore?

S'ils ont un passé, dis, tu veux pas qu'on remonte jusqu'au jurassique, on nous souffle The Kissinmas, Matt Low, Bruxelles ( un groupe pop rock) , La Fille de la Côte ... on n'est pas remonté plus loin que la guerre d'Algérie.

Pochette: elle est encadrée d'un rebord d'un rouge écarlate et représente une parade carnavalesque exotique défilant dans une rue d'un village de l'Allier ou du Puy-de-Dôme, oui, les clochettes, trompettes, tams tams et les claves que tu crois entendre  sont bien réels.

Si c'était le Nouvel An Chinois, aucune idée?

Tracks:

 

1 Talk to Me / Don't Talk to Me
2 Your Scar
3 Ghost
4 Summer's Gone
5 Second Line Parade
6 The Rock Bottom (Week 42)
7 Full Moon (Odyssey Part II)
8 Black Dog
9 Lost in Space
10 A-OK
11 Time After Time
12 This Someone
 
Allez, on glisse la plaque dans le lecteur, t'attendais une bourrée, t'avais pas bu, 'Talk to Me/ Don't Talk to Me' poprocke et secoue à l'Américaine, les harmonies vocales rappellent The Rentals ou Fountains of Wayne, la guitare dandine agréablement, la rythmique imprime un tempo joyeux, il n' y a plus qu'à attendre le soleil  pour aller se baigner dans  le lac d'Aydat. 
T'emporteras du Volvic Juicy, goût fraise, pour ta petite soeur et une bouteille  de Saint-Pourçain pour les copains, on la trempera dans les eaux claires du lac pour la garder au frais.
Porté par une ligne de basse irrésistible, difficile à cicatriser, le fringant  'Your Scar' sonne plus Weezer que Weezer et te donnera envie d'offrir une sucette Jumbo à la petite Lucette qui joue gentiment avec Barbie.
'Ghost' démarre au quart-de-tour,  Patrick Swayze s'est mis à sautiller, t'as vu le manège tourner et tourner, un léger vertige s'est emparé de toi, t'as pas détesté ça, t'as appuyé sur replay, d'autant plus que t'aimais les petites notes acoustiques achevant la tirade.
Sommes le 2 septembre, le dragon speedé chante ' Summer's Gone', on lui rétorque, quel été?, il n'y a pas eu d'été... 
Sinon leur cocktail est frais, acidulé et pétille comme les meilleurs Breeders.
Bizarre, à la New-Orleans la 'Second Line Parade' se fait au son des trompettes, trombones, tubas,  les costumes brillent par leur sobriété extravagante, le rose bonbon côtoie le jaune canari, les filles arborent des coiffures au plumage loufoque, des ombrelles rebelles décorent le ciel,  bref la fête improvisée  est  débridée à souhait, ici pas de brass band, pas de majorettes mais un petit indie pop grungy et turbulent, avec toujours cette basse entêtante et ce refrain accrocheur.
Nette accélération   avec ' The Rock Bottom" ( Week 42), ils viennent d'ajouter une pointe new post punk wave à leur alliage.
Devo is back, kids!
Après la désinvolture ou désévolution, tu ne sais plus, vient l'odyssée spatiale pour faire plaisir à David, ' Full Moon (Odyssey Part II)', t'es là avec quelques questions, qui manie les claviers, d'où sortent ses sonorités cuivrées?
Y a rien d'indiquer sur la pochette, petits dragons!
Alors là, ' Black Dog', faut oser!
Mais non, c'est pas une cover de Led Zep et puis arrête avec tous ces dragons, n'évoque pas Imagine Dragons, ils vivent sur une autre planète, ce chien noir  est un gentil toutou. Pas d'aboiements intempestifs, il ne poursuit pas le facteur pour lui arracher un mollet, il gambade joyeusement sur fond pop rock subtil et radieux.
Coup de chapeau pour les harmonies vocales, les enfants!
Une seule reprise se cache parmi leurs compostions, tu allais parier sur les Pixies,  Throwing Muses ou les Lemonheads, mais non, 'Lost in Space' se trouve sur l'album du même nom d'Aimée Mann.
Leur fusée ne fait pas honte à l'original, et c'est avec plaisir que de là-haut tu contemples les fourmis humaines vaquer à leurs vaines  occupations.
' A-OK' fait 1:44, on peut rocker en  deux minutes ou moins , tu en doutes, écoute les Ramones!
Nouveau piège, 'Time after Time' n'est pas le titre de Cindy Lauper, mais un autre couplet power pop,  basé sur des riffs de guitare précis et agiles, un jeu de basse obsédant et un drumming alerte, le point fort siégeant, une nouvelle fois, au niveau de la riche gamme vocale.
La douzième plage 'This Someone', voix off en background, relents Madchester,  reverb, justifie  tous les hosannas que la presse musicale leur octroie depuis la sortie de leur première production.
 
Ah, oui,  pas d'embrouilles, Dragon Rapide ne joue pas dans le même bac à sable que Lord of the Sexy Dragon.
Maman, au secours
... Yo, man,  moi, c'est Bigflo, hello amigo, j'fais que du lourd....
 
 
 
La sortie de 'Mumbo Jumbo' est prévue pour le 11 septembre!
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31 août 2021 2 31 /08 /août /2021 14:43
Keegan Chambers - EP Out of my Head

 Keegan Chambers -  EP Out of my Head 

 

NoPo

1150698 Records DK

 

Actrice, mannequin et chanteuse/compositrice, la cumularde Keegan Chambers nous vient du Canada (Toronto).
Elle possède une belle voix, proche du 'R&B', qui enflamme le disco "What I would'nt do' sorti ce mois de Juillet (pas si loin du funky 'That's the way' ... 'ahun ahun I like it' d'un autre KC... remember?).
Sa panoplie semble large puisque son premier single en 2019 "Loving You" sonne bluesy en diable, et cette même année paraît un EP acoustique soul pop "Live Off The Floor".
Sans haute couture, elle fait aussi dans la reprise de Miley Cyrus et Tracy Chapman...
Sur son nouvel EP, elle durcit la voix (sans la kc) dans un son plus rock.

Sans surprise, la pochette présente une photo typée modèle, sur fond rose. La blonde, accroupie, look panthère noire tachetée de blanc, semble prête à bondir comme ses 4 titres 'Out of my head' (ou 'her head' si vous préférez).
Un pistolet (Luger ou Walther), à la James Bond, précède son nom, écrit en blanc en haut à gauche. Vous n'avez qu'à bien vous tenir, la James Bond girl va faire feu!

La 1ère publication 'Look What You've Done' fait office de single cinglant.
Ce morceau prend forme suite à un harcèlement dans la rue dont Keegan a été victime. Elle exprime ici une revanche virulente.
Le morceau démarre par un riff canon et derrière, la batterie explose telle une avalanche; une neige de guitares acérées se répand partout et la voix chevauche l'éboulement.
Des 'woh oh woh oh' carènent un refrain imparable. Le son ample, clair, puissant, remplit tout l'espace.
Un pont légèrement bluesy ralentit pour mieux relancer la machine et il y a des chevaux sous le capot! Plutôt que cerise sur le gâteau, je choisirai le pistolet sur la pochette.

Une démarche féline donne le rythme à l'intro de la piste suivante, claquement de doigts compris. On ressent ensuite les griffes tranchantes des guitares qui flamboient.
'Catcalling' hérisse le poil dans le bon sens. Les voix, qu'on imagine bien en miaulements, derrière le chant principal complètent l'assurance hautaine du chat.
Partout, les harmonies bouillonnantes des guitares (combien?) lacèrent le rythme dominant.
Titre fort en phase avec la position de la panthère sur la pochette.

'Devil’s Kisses' s'inspire de l'histoire de sa tante qui avait passé un deal avec le diable pour protéger sa fille (donc sa cousine, vous suivez toujours?).
Le morceau sonne plus pop et la voix nasillarde invite les guitares à toutes libertés.
On perçoit mieux les claviers liant l'instrumentation. Les choeurs discrets agissent autant en liens.
Les dernières secondes exploitent le rythme sur un air country au banjo. PS : Ah diable! Pas de référence à l'esprit par rapport à la pochette...

Figurant sur l'EP acoustique, 'Love at First Sight' freine le tempo, la chanteuse considérant que, clôturer par une ballade restait incontournable.
La guitare sèche les larmes et la voix ne sanglote pas. Le clavier glisse en toute discrétion.
On y entend des choeurs légers et des ouhouh qui auraient pu être de trop, mais non, ils flottent, semblable à des nuages vaporeux sur un rythme chaloupé.
La version ayant été réduite, on ne s'ennuie pas et cette composition justifie, à elle seule, le rose sur la pochette.



En tant qu'actrice et modèle, l'artiste aurait aimé produire un vrai clip pour chaque chanson avec concept et scénario.
Malgré le soutien du programme 'FACTOR Canada Artist Development', le budget n'a pas suffi.
Parfaitement accompagnée, la demoiselle donne un premier aperçu de ses capacités et affiche une envie et une énergie palpables.
Dans son enfance, elle avait des rêves de rock star qui pourraient bien se concrétiser... Et à la fin, c'est Chambers Keegan!


Textes : Keegan Chambers
Musique : Keegan Chambers, Michael Ellero, Daniel Tsourounis
Production : Daniel Tsourounis
Mastérisation : Dajaun Martineau
Musiciens :
Keegan Chambers Chant
Daniel Tsourounis Basse
Collaboration de musiciens additionnels :
Jonny Nesta (Skull fist)
Spencer LeVon (Fatality, Brother Levon)

 

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30 août 2021 1 30 /08 /août /2021 07:28
Brave Warrior EP | Keeley

 Brave Warrior EP | Keeley

 

Dimple Discs

NoPo

Keeley brouille les pistes au nombre de 4 sur cet EP 'Brave Warrior'.
Difficile, en effet, de classer ce genre de musique sauf à le glisser dans le large spectre 'indie' avec des saveurs hésitant entre sucré et doux-amer.
Originaire de Dublin et dirigé par la chanteuse guitariste Keeley Moss (auparavant dans l'éphémère Session Motts), le groupe sort une oeuvre conceptuelle basée sur le meurtre, non résolu, de touriste allemande Inga Maria Hauser en Irlande du Nord en 1988.
Peu commun... La pochette ne l'est pas moins par sa conception kitsch et sans compromis esthétique. Les lettres cubiques de 'KEELEY' s'entassent verticalement, au centre, en 6 couleurs vives comme tenues par les doigts de la musicienne sur la photo.
A l'inverse, cette image, en plan serré sur le visage, apparait fade et pixellisée et la main, en avant, semble vouloir cacher ce visage. Le titre, en blanc, fixe une accroche plus classique en bas à gauche.

TRACK LIST
1. The Glitter and the Glue (2:30)                           
2. Last Words (3.10)
3. Never Here Always There (2.30)       
4. You Never Made It That Far (3.30)

La 1ère piste, se promène plutôt joyeusement. Le clip suit un trajet en métro et à travers des couloirs étrangement vides, sauf, aux dernière secondes, où une femme cherche sa voie.
'What a life what a mess' rythme d'entrée le morceau à batterie roulante et riff accrocheur. Le son de basse dodu, laisse la finesse aux riches guitares.
La voix glisse, floue, sur la mélodie attrayante. Nous ne sommes pas loin des Heart Throbes ou de Lush (plébiscités par B.Lenoir et les Inrocks dans les 90's qui faisaient la promotion d'un 'different beat for different feet').

Une cadence électronique, acceptée par guitares et claviers, ouvre la seconde piste. Le synthé tapisse le fond mais ce sont bien les guitares qui dirigent, parfois cristallines, parfois râpeuses, parfois électro.
La programmation basse/batterie, elle, se fond pour laisser tout l'espace aux autres instruments. Le morceau, légèrement triste, fidèle à son titre, possède des effets hypnotiques. L'ambiance me fait penser aux Psychedelic Furs.

La 3è piste, avec sa guitare vaporeuse, plante un décor assez évanescent. La boîte à rythme, si discrète, arrime à peine la mélodie au sol, du shoegaze dans l'air!
La vidéo imagine une partie du périple d'Inga, sac à dos, en train, bateau ou à pieds.
Ici la voix se traîne, plus plaintive. Les traces de guitare ressemblent à des larmes qui coulent. Cette fois, This Mortal Coil me vient à l'esprit.

Un beat programmé fait scintiller des effets électroniques. Des bribes sonores de divers instruments parsèment cette 4è piste sans jamais prendre le pas sur le rythme dominant.
Telle une dream pop assumée, la chanson avance, sans heurts ni efforts, chantée par une voix plongée dans ce groove sombre.
Les paroles imaginent l'arrivée de Inga en Irlande... touchant!

Courageuse et originale entrée en matière de la part de Keeley!
Ici les sonorités et le flot vont de pair avec le sujet traité, une obsession traduite par le blog 'The Keeley Chronicles' depuis 5 ans.
L'artiste maîtrise un genre bien particulier, elle travaille déjà sur un format plus long.
Cet EP, tristement beau, attise grandement notre curiosité!



CREDITS
Keeley – Vocals & Guitars
Alan Maguire – Keyboards & Programming
All songs written by Keeley, except 'You Never Made It That Far' by Keeley/Kiang
All songs published by Copyright Control
Recorded, produced & engineered by Alan Maguire in Portebello, Dublin
Mixed by Alan Maguire & Keeley
Mastering by Anthony Chapman, London
Front & rear cover artwork by Maaike van Liempt
All photography & inner sleeve artwork by Keeley
Keeley logo – Design: Gav Icon Hodgins. Idea: Keeley
Layout by Bruce Brand at Arthole, London
This record is dedicated to the memory of Inga Maria Hauser - the bravest warrior (1969-1988)
Live
Marty Canavan keyboards
Martin Fagan bass
Pete Duff Drums

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