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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 13:10
Lilee @ Rock Classic - Bruxelles - le 9 juillet 2015.

Les Soirées Cerises et le Rock Classic, un conjungo où les scènes de ménage sont rares.

Ce soir, Fred Cerise programme Lilee.

"Elle était chinoise et s'appelait Li Pût, ce qui dans l'argot pékinois signifie Poison d'Avril" San Antonio "Poisson d'Avril ou la vie sexuelle de Lili Pute".

Aucun rapport et tu oublies aussi Lilee designs that creates compelling and attractive visuals for all business types.

Lilee, c'est Rachel Lecomte,- Comédienne - Scénariste - Réalisatrice - Auteur, Compositeur, Chanteuse.

Elle a l'air d'une gamine avec un petit sourire espiègle, mais Rachel a un vécu, artistique et amoureux, il en reste des traces d'ailleurs, son fils Sacha est présent dans la crypte.

La Liégeoise, qui préfère le piétonnier Mayeur, a sorti tout récemment 'Papa Hey', un palet jouissant d'une bonne presse et l'ayant amenée en demi-finale du concours « Du F dans le texte » .

Babillage futile avec le revenant Florin en attendant le bon-vouloir de l'artiste.

21:30' , ils sont quatre à gravir les trois marches les conduisant sur la scène, Rachel, armée d'une acoustique, Nico Frances, caché derrière le drumkit, Nicolas Kneip à la basse et Karim Sarton à la guitare.

La plage ouvrant l'album, 'Bye', étrenne la soirée.

D'emblée le Rock Classic, plutôt nourri à Linkin Park, Papa Roach, Guns 'n ' Roses ou Stone Sour, marine dans un univers feutré où règnent délicatesse et vulnérabilité.

Là où certains avancent Jeanne Cherhal, on préfère proposer Rose et Pauline Croze.

Un bémol, la voix n'est guère distincte, Fred a beau s'esquinter derrière la table de mix, il ne parvient pas à trouver la juste balance.

C'est assez assommant de ne pas pouvoir suivre les paroles d'une jeune personne s'exprimant en roman.

Dédicacé à tout ce qui porte jupon 'Femme', mêmes tonalités soyeuses, même fond folk/pop/variété qui a si bien réussi à Carla Bruni.

La valse pop 'Sans toi', aux teintes mélancoliques et sensuelles, comporte tous les éléments pour faire un tube, elle est suivie par une sautillante 'Poupée'

Papa Jacques était lui aussi compositeur, le single country/pop 'Papa Hey' lui est dédié.

Lilee décide de revenir au disque précédent, le EP '( Instantané)', elle propose les friandises douces-amères 'Oui mais' et ' Ça va', titre qui balance joliment et pendant lequel Karim s'accorde une digression lumineuse tandis que la base groove nonchalamment.

'Que s'est bon' d'être accordé, sourit la gentille Lilee.

Tu veux ajouter quelque chose, Martin?

Coralie Clément, Keren Ann, Emily Loiseau....

Ça se défend!

'Pauvre conne'.

Une autobiographie?

Demande lui, en tout cas cette plage, saccadée et vive, séduit.

Il en va de même pour 'De l'air', un des titres phares d'un récital qui prend fin en formule quartet avec 'Merci'.

Lilee nous quitte après avoir interprété ' Réveillée' en solitaire.

Le 18 juillet aux Francofolies de Spa au Village Francofou!

Lilee @ Rock Classic - Bruxelles - le 9 juillet 2015.
Lilee @ Rock Classic - Bruxelles - le 9 juillet 2015.
Lilee @ Rock Classic - Bruxelles - le 9 juillet 2015.
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8 juillet 2015 3 08 /07 /juillet /2015 20:10
Paul Michiels @ Palm Parkies - Maurits Duchéhof - Vilvoorde, le 8 juillet 2015 BIS

La brève de JPROCK :

Première soirée d’une longue série dans le cadre des Palm Parkies hier soir à Vilvoorde.
Et pour démarrer en beauté la série de concerts gratuits en plein air sur le site du parc Maurits Duchéhof ce soir il y a Paul Michiels à l’affiche.
Oui, Paul Michiels, le sympathique et talentueux chanteur de Soulsister qui retrouvera bientôt son compère Jan Leyers pour un concert de Soulsister au Marktrock de Louvain le 14 août prochain.
Flamboyant, le performer de 67 ans peut tout chanter et le band qui l’entoure n’est assurément pas composé de manchots et ce soir il nous a gratifié d' une prestation de feu devant un public nombreux et enthousiaste.
En deux sets et 120 minutes de concert Paul nous a interprété une foule de hits et classiques en tout genre dont voici quelques titres « Starman » et « Let’s Dance « de David Bowie , « Mrs Robinson » de Simon and Garfunkel, « Chains of Love « , « Like a Mountain « , « Bang Bang « de Sonny and Cher dans une version plus qu’énergique, « Downtown « , « Ruby Tuesday « , » Just a friend of Mine » en hommage au Vaya Con Dios de Dani Klein, « You don’t know me » de Ray, Charles, et bien sûr quelques classiques du rock comme « C’mon Everybody « et « Peggy Sue « .
Impossible de citer tous les titres de mémoire .
Même le « Paparazzi » de Lady Gaga est repris par le natif de Heist op den Berg dans une version étonnante et très réussie.
Et lorsqu' en fin de set sonnent les premiers accords de « The Way to your Heart » le mega hit irrésistible de Soulsister, la plaine est en feu.
Un triomphe. Paul nous accorde deux rappels, et clôture le show avec « Forever Young » et l’intemporel « Gloria » volé aux Them pour la compo et à Patti Smith pour l’énergie.
En résumé, un concert imparable par un des meilleurs lead-vocalist que compte la Belgique à ce jour.
Une super soirée !

Texte et photos : Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK.

Paul Michiels @ Palm Parkies - Maurits Duchéhof - Vilvoorde, le 8 juillet 2015 BIS
Paul Michiels @ Palm Parkies - Maurits Duchéhof - Vilvoorde, le 8 juillet 2015 BIS
Paul Michiels @ Palm Parkies - Maurits Duchéhof - Vilvoorde, le 8 juillet 2015 BIS
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8 juillet 2015 3 08 /07 /juillet /2015 13:26
Paul Michiels @ Palm Parkies - Maurits Duchéhof - Vilvoorde, le 8 juillet 2015

Premier concert de la saison dans le pittoresque Far-West si bien décrit par Kris De Bruyne dans le fantastique 'Vilvoorde City' ( Hier hangt de lucht vol weemoed, en de stank is om te snijden. Het vuil plakt tegen de kasseien van mijn straat...), dans la série Palm Parkies/ Zomers Vilvoorde, Polle Pap, alias le tombeur de 67 ans, le fleuron de Heist-op-den- Berg, la méduse la plus célèbre de Flandre, Monsieur Paul Michiels.

Tu ne peux plus dénombrer le nombre de concerts du flamboyant collectionneur de slips ( nous rappelons que celui de Fabiola est la propriété exclusive de Jan Bucquoy) auxquels tu as assisté, que ce soit en comité intime ou sur de grandes scènes, P.P. ( pépé ou piipii) Michiels n'a jamais déçu.

Ce soir il avait attiré la grande foule dans le parc, les bourgeoises étant majoritaires ( eet maar een blikje ravioli, ik ga naar Paul Michiels...).

Pour la promotion de son dernier recueil, 'A Singer's Heart' le heartbreaker a décidé de tourner avec un full band.

A lire les noms, tu constateras qu'il n'y avait pas de place pour les crabes: Herve Martens aux keyboards ( a encore joué au sein de Toy, accompagne Udo ou Sofie, oui Sofie de Trinity avec les Pebbles, Fred Bekky et Bob Bobbot ) - aux drums: Dave Imby ( Kid Creole and the Coconuts) - à la guitare: Chris Van Nauw ( Soulsister, Boogie Boy, Udo, Howlin' Bill, Lightnin' Guy...), quant aux vocalistes, elles sont tout simplement époustouflantes: Ibernice MacBean de Rotterdam et Nina Babet ( Ozark Henry, Milow, Marc Lelangue,Anastacia, En Vogue, Kate Ryan, Lady Linn, Pointer Sisters, Sister Sledge, Soulsister, Chaka Khan...excusez du peu!).

Avant la mise en route du show, tu décides de reconnaître les lieux, pas de bikinis, ce soir, fait pas torride et un vicieux petit vent accentue l'impression de fraîcheur.

Quelles sont les nouvelles tendances?

Le chien de poche, à peine plus grand qu'un mulot, ce quadrupède peut se porter sous le bras comme un sac Dior ou être enfoui dans la manche de la redingote.

Note: la chose se vend par deux: un mâle pour elle, une femelle pour lui.

L'annonceur fait son boulot, Paul Michiels ( terribles, les pompes rouges!), flanqué de Herve Martens, se pointe et amorce le classique 'Over the rainbow', nous rappelant ainsi qu'il a, autrefois, accompagné le Brussels Jazz Orchestra.

Dave Imby vient terminer la rengaine avec le duo et la troupe dans son entièreté lance 'Sweet Dreamer', une de ses compos à la sauce Joe Cocker dont il a par ailleurs assuré l'avant-programme.

Vanavond pak ik u allemaal, promet le bellâtre et il a tenu parole.

Tu dis, Marie-Laure: "Paul m'a tuer"...

J'ai déjà entendu et lu ça quelque part!

Puis vient le midtempo 'Magic in the house' suivi par 'Sail back home, voix caressante et lignes de guitare soignées, de la pop dans le style Paul McCartney.

Simon and Garfunkel, 'Mrs Robinson', superbe boulot des nanas, Vilvorde chante, Joe DiMaggio caresse sa batte.

Une plage de l'album 'Let's You and Me', 'Chains Of Love' nous rappelle Billy Joel ou Boz Scaggs, mais c'est 'Changes' qui déclenche de gros remous à tes côtés.

Tu connais l'histoire du cloître que j'ai acheté en Toscane grâce aux royalties?

Vais le transformer en maison d'hôtes pour slecht gekuste vrouwen, un ou deux volontaires pour m'aider?

'Tell me what it takes' impressionne, t'as pas le temps de battre des mains, Little Chris a enchaîné sur un autre sommet, 'Like a mountain'.

Vous savez, je connais bien Vilvorde, je sortais dans le coin quand j'avais 18 ans, 'Le Bain' se nommait le café, à chaque coup je glissais une thune dans le jukebox et je choisissais 'Bang Bang', version Sonny and Cher.

Je vous la joue.

Nostalgie quand tu nous tiens!

Paul batifole au piano, le hit prend des allures Vanilla Fudge, ce mec ose tout.

Composé en 1984 'Downtown' puis en tant que grand fan de Stevie Winwood, 'While you see a chance'.

Et pour terminer la première mi-temps le hit composé en tant que P.P. Michiels, le formidable 'Females', aussi bon et groovy que 'Move' de Jess and James.

Palm ou Pils?

On reprend avec les mêmes, les réservistes sont restés sur le banc.

T'étais à Knokke en 1965 quand Dave Berry a chanté 'This Strange Effect' de Ray Davies, merci Monsieur Michiels d'avoir ressorti cette perle.

Le Wurlitzer ambulant opte pour ' Kiss on my lips' de Hall and Oats avant de décider de secouer le bananier avec 'C'mon everybody' et 'Peggy Sue'.

Tu dis, Julien?

Coeur de rocker.

Première compo personnelle de ce second set, veloutée comme les meilleurs Sting, 'No rewind'.

Il aime Dani Klein, nous aussi, 'Just a friend of mine'.

Dirk Schoufs était encore de ce monde!

'Locks and keys' reçoit une intro bluesy, ensuite le charmeur passe en mode crooner pour 'You don't know me' de Ray Charles.

Pourquoi tu trembles, Solange?

't is de wind!

Paul et les stars, un petit SMS à Bowie, tu permets qu'on joue ton 'Starman'?

Ok, paye-moi une grenadine à l'Archiduc quand je passe dans votre piétonnier à la con.

1956, j'avais pas encore fait ma petite communion, Elvis chantait 'That's alright mama' et Tante Leen 'Oh Johnny', vous n'entendrez pas le second.

Si les Stones tournent encore, je ne vois pas pourquoi je devrais prendre ma pension, voici ' Ruby Tuesday'.

Paul Michiels peut tout interpréter sans jamais être ridicule, donne lui 'Macarena', il va faire un tabac.

Du coup il reprend Lady Gaga, 'Paparazzi'.

La Castafiore a acclamé.

Un des clous de la soirée, le second Bowie, 'Let's dance'.

Put on your red shoes, elles étaient rutilantes!

Vilvorde l'espérait, Vilvorde a été comblé, ' The way to your heart'.

Grosse ambiance sur la plaine, on rappelle la troupe.

Un double bis fringant ' Forever Young', le poids des ans, il ne connaît pas et dans l'euphorie générale 'Gloria'.

Les prochaines Palm Parkies avec Paul Michiels:

15/7/2015: Maasmechelen

22/7/2015: Blankenberge

23/7/2015: Hasselt

27/7/2015: Waregem

28/7/2015: Sint-Niklaas

6/8/2015: Middelkerke

Et le 14 août Soulsister au Marktrock- Leuven!

Paul Michiels @ Palm Parkies - Maurits Duchéhof - Vilvoorde, le 8 juillet 2015
Paul Michiels @ Palm Parkies - Maurits Duchéhof - Vilvoorde, le 8 juillet 2015
Paul Michiels @ Palm Parkies - Maurits Duchéhof - Vilvoorde, le 8 juillet 2015
Paul Michiels @ Palm Parkies - Maurits Duchéhof - Vilvoorde, le 8 juillet 2015
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8 juillet 2015 3 08 /07 /juillet /2015 08:04
Rival Sons @ Den Atelier ( Lux.) - Luxembourg-City - le 8 juillet 2015

RIVAL SONS - Den Atelier, Luxemburg - 2015.07.08

Setlist :
01. The Good, The Bad and The Uggly
02. Electric Man.
03. Secret.
04. Pressure And Time.
05. Manifest Destiny Part 1.
06. Face Of Light.
07. Torture.
08.Tell Me Something.
09. Where I've Been.
10. Rich And The Poor.
11. Open My Eyes.
12. Keep On Swinging.

16h30, contact, ignition, départ des véhicules, direction : Luxembourg. Cette fois nous sommes huit fans purs et durs à nous déplacer vers les terres Grand-Ducales. Si ça continue, il faudra penser à organiser un car. On sent une certaine fébrilité chez mes deux potes Jeff et Carlo. Pour eux ce sera une grande première car je leur ai obtenu un "Meet and Greet" avec les Sons après le concert. Nos deux gaillards ont des points d'interrogation plein la tête, il n'y a pas à en rougir, c'est bien normal de se demander comment ça va se passer et peut-être d'être déçus si les choses ne tournent pas comme ils peuvent l'espérer. Au niveau intendance "Fina" nous a comblés une fois de plus, elle pense à tout, même aux autocars Pinocchio pour l'an prochain...
C'est notre cinquième concert de Rival Sons cette année, Bruxelles, Lille, Ris-Orangis, Cologne et Luxembourg, au total c'est le 13 ème show pour Carlo et le 16 ème en ce qui me concerne. Je ne sais pas pourquoi mais quelque chose me dit que ce n'est pas le dernier de l'année. J'entends déjà poindre vos questions "Et vous n'en n'avez pas marre? Vous n'êtes pas lassés (DC) comme disent les français?". A question idiote, réponse du même acabit (Tel Aviv, pour ceux qui suivent le basket) : NON !!! Comment pourrait-on se lasser de quelque chose qui est à chaque fois différent, quelque chose qui laisse toujours une impression de grande première, avec l'expérience en plus, si vous voyez ce que je veux dire. Un concert des Rival Sons, c'est un peu comme faire l'amour la première fois mais sans louper l'essentiel, en ayant déjà toute la maturité voulue, c'est bon à mourir.
Les commentaires et les suppositions vont bon train dans la voiture et le temps passe très vite même si le GPS de "Fina" lui a dit "qu'il ne fallait pas aller par là". On s'en tape car nous voici garés à 300 mètres de la salle. Une galette, une madeleine et un Twix plus tard, on se positionne en première ligne devant l'entrée qui sert également de sortie, l'endroit ne peut pas se payer le luxe de faire autrement. Rencontre avec notre ami Todd qui vient nous saluer et prendre livraison de quelques Trappistes de Rochefort et de Chimay. Nous retrouvons également Karoline, Ulf et une de leurs amies dont nous avions fait la connaissance à Cologne lors du précédent concert des Sons.
Allez, ça y est, on peut y aller? Le temps de récupérer mon passe-photo et de m'assurer auprès de Pete, le manager du band, que tout est en ordre pour la petite réception d'après concert et hop, nous voilà placés aux premières loges autrement dit, au premier rang.
On commence à connaître la musique diffusée avant le show, donc on écoute le "Tres Hombres" de ZZ Top en entier et puis "What is Hip" de Tower of Power. Pour nous, c'est le signal qu'après, ça démarre. Dont acte, toujours ce petit opus western et boum! "Electric Man" directement suivi de "Secret". C'est bon mes enfants! Le public est emballé (c'est pesé). Ceux qui assistent à leur premier concert des gars de Long Beach se remarquent au fait qu'ils gardent la bouche ouverte et les yeux écarquillés, ou alors, c'est le rhume des foins. Si on ne les secouait pas un peu pour les ramener sur terre, il faudrait tourner une nouvelle version du Grand Bleu, bonjour l'apnée! En comparaison, le record de l'autre zouave sans bouteilles ressemble à la respiration laborieuse et sifflante d'un vieillard cacochyme, c'est moi qui vous le dis! Et comme si cela ne suffisait pas, voici que surgit le monstre qui tue "Pressure and Time" qui déclenche des cris d'hystérie parmi la gent féminine sur ma droite. Pas le temps de reprendre ses esprits :"Manifest Destiny Part 1" met tout le monde à genoux. La grand-messe est lancée et personne n'en distraira plus les fidèles paroissiens. Une version intégrale et somptueuse de "Face of Light" suivie du désormais tentaculaire "Torture" et voilà à nouveau une foule qui continue à chanter après que les instruments se sont tus. C'est devenu un rituel, un truc qu'il faut vivre une fois dans sa vie sous peine de mourir con et miséreux. Les cinq musiciens se sont encore une fois mués en une seule créature hybride qui dévore tout sur son passage. Quel plaisir de les accompagner, de communier avec tous les cinq juste là devant nos yeux émerveillés et nos oreilles enchantées. "Rich and the Poor" une chanson qui raconte ce qui peut se passer quand un garçon et une fille se retrouvent ensemble... Vient ensuite l'intro de batterie assassine, la petite sœur de "When The Levee Breaks", "Open my Eyes". Comment faire autrement d'ailleurs? Cette fois, le set sera plus court de deux chansons, alors "pas besoin de sortir de scène et de vous faire attendre le rappel" s'exclame Jay et, pan, le coup de grâce : "Keep On Swinging". Quelle puissance mes amis! Un feu d'artifice du 14 juillet sur la croisette ressemble à un lâcher de pétards mouillés dans une fancy fair de village à côté de ce qu'on se prend en plein buffet.
End of the show, une heure trente avec eux c'est trop vite passé et les voilà partis.
Pour nous, la soirée n'est pas terminée, loin s'en faut. Il nous faut rejoindre les musiciens en backstage, et à côté de moi, j'en vois deux dont le visage vient de changer de couleur, leur rythme cardiaque doit battre des records de vitesse. On y est les gars, ça va aller, relax. Ils sont là rien que pour nous trois! On se congratule et on se présente et on se pose des questions et on rigole et on se raconte ses petits secrets de scène, on en oublierait de faire des photos si je ne veillais pas au grain. Bref, je crois que mes deux compagnons n'oublieront jamais cette rencontre privilégiée qui ne se limite pas comme avec beaucoup de groupes à une poignée de main polie et une photo vite fait contre une somme d'argent. Non, les Rival Sons sont des gars authentiques, de vrais artistes avec un cœur à la mesure de leur talent : immense.

See you soon guys , thanks a thousand Times.

Mitch "ZoSo" Duterck

Rival Sons @ Den Atelier ( Lux.) - Luxembourg-City - le 8 juillet 2015
Rival Sons @ Den Atelier ( Lux.) - Luxembourg-City - le 8 juillet 2015
Rival Sons @ Den Atelier ( Lux.) - Luxembourg-City - le 8 juillet 2015
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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 08:30
Nécro: Jaime Morey, Camille Bob et Julio Ángel sont les suivants!

Le natif d'Alicante Jaime Morey, si il était relativement célèbre dans la péninsule ibérique, ne doit sa notoriété en Europe que pour son passage à l'Eurovision en 1972.

La ballade 'Amanece' avait terminé à la 10è place du concours.

"El cantante fallecía este martes a los 73 años de edad a causa de un cáncer que padecía hace tiempo" , note El Pais.

Camille Bob, alias Lil' Bob, a commencé sa carrière musicale comme batteur de Good Rockin' Bob ( aucun lien de parenté) qui score un hit avec 'Take it easy Katy'.

Il forme son propre combo, Lil' Bob and the Lollipops, et devient singin' drummer.

Succès immédiat et gros tube grâce à "I Got Loaded", repris bien plus tard par Los Lobos.

Cette star du r'n'b/ Louisiana swamp est lui aussi décédé des suites d'un cancer, il avait 77 ans.

Le portoricain Julio Ángel, conocido como El Diamante, a fait carrière comme chanteur de bachata, bien avant que le genre ne cartonne partout grâce au succès de Juan Luis Guerra.

On lui doit quelques hits dont "Tan Bonita Como Tu", "Nunca", "Adoro" ou " Amar y Vivir" avec le Trio Los Condes qu'il rejoindra au début des 70's.

Julio Ángel est décédé en Floride ce 6 juillet, il était âgé de 69 ans.

Nécro: Jaime Morey, Camille Bob et Julio Ángel sont les suivants!
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5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 15:29
Compro Oro @ Hoeilaart Zomert ( Gemeenschapscentrum Felix Sohie) - Hoeilaart - le 5 juillet 2015

Hoeilaart: pendant la période estivale, le conseil culturel, soutenu par l'administration communale, propose un programme varié à ses résidents, en commençant, ce dimanche, par un concert matinal ( 11h) de Compro Oro dans la cour du G C Felix Sohie.

Compro Oro?

Quotazione Oro 24 kt*

36,00-38,00 €/G

Quotazione Oro 22 kt ( monete in oro )*

31,50-34,00 €/G

Mais elle vaut rien ta breloque, fieu!

Wim Segers: vibraphone/ marimbas- Bart Vervaeck: guitar - Robbe Kieckens: congas, bongos - Mattias Geernaert: bass, double bass et Frederik van den Berghe, drums, ont opté pour l'identité Compro Oro et confectionnent un cocktail exotique à base d'Afro-Latin jazz.

Frederik van den Berghe vu avec Nomad Swing il y a peu?

Ja.

Les autres ne sont pas des inconnus de la scène gantoise, ainsi Wim Segers est pointé chez Les Croissants Belges ou chez SH.TG.N d'Antoine Guenet, le nom de Bart se retrouve dans les ensembles suivants, Koen De Cauter, Fapy Lafertin and Friends ou Nathan Daems Quintet, le percussionniste s'amuse avec La Sieste du Dromadaire ou Bazaar d'Orient et Mattias tient la basse chez Sous Couche.

Leur album 'Transatlantic' est sorti tout récemment et a été accueilli favorablement par la presse jazz.

Dans le petit monde des vibraphonistes, Cal Tjader fait office d'étalon, forcément ce pape du latin jazz est une influence, de même que Gary Burton, Bobby Hutcherson et peut-être la gloire nationale, Sadi!

Un soundcheck épineux, résonances et feedback, retarde le début des hostilités, pas de panique, au bar on propose de la Taybeh, une bière palestinienne moins fade que la Heineken.

Courte annonce qui nous promet de l'Afro-Cubain, des sonorités idéales sous le soleil tropical.

Embarquez sur le paquebot, la croisière commence!

La première plage de l'album, 'Liquid Love' ouvre le bal.

Oui, on y entend du Cal Tjader, oui, les congas t'invitent à la danse, mais tout à coup une guitare vagabonde et cinglante se met à improviser des climats moins exotiques.

Les sonorités proposés conviennent à la perfection pour les festivals world, Couleur Café, Polé Polé ou Afro-Latino.

Compro Oro en mode ballade avec le sensuel 'Hire Desire'.

Le sable est blanc, turquoise sont les flots effleurés par une tiède brise, souples et luisantes sont les jeunes filles, à la buvette, un clone de Tom Cruise confectionne piña coladas, daïquiris et caipirinhas, elle est pas belle la vie?

D'ailleurs Frank Deboosere a ajourné l'explosion orageuse, 't is voor morgen!

Un petit mambo agité, 'The Cuban 5' .

Tu dis, Lauren?

' Anybody got a match?'

Désolé, baby, non fumeur, demande à Humphrey!

Au fond, même si le catalogue est différent, l'approche proposée par Compro Oro présente pas mal de similitudes avec celle de Condor Gruppe.

Amorce apaisée pour 'Madness in Havana', une longue plage parsemée de phrases surf distillées par un Bart Vervaeck, que les critiques du Nord disent influencé par Marc Ribot.

Du coup t'as été réécouter la version de 'Caravan' du virtuose du New Jersey.

Le morceau 'El Dorado' en mode moderato cantabile a été composé par Bart, si tu crois avoir entrevu John Wayne sur son canasson, c'est que t'as pas bien digéré ton petit déjeuner.

Sur l'album, Nathan Daems y joue de la flûte, voici 'Voodoo Valley' au groove mouvementé.

Comme Nathan était à la messe, les cloches de Saint-Clément ont décidé de le remplacer et de rappeler à Mevrouw Schelebelle qu'il est l'heure de retourner le poulet dans la cocotte.

Le psychedelic ethno groove 'Freddy's tune' précède la cover qu'aucun membre de l'assistance n'a pu reconnaître, le standard ' Johnny I Hardly Knew Ye' que Johnny Cash a adapté pour en faire 'Ghost riders in the sky' ( bedankt, Bart).

'The Dreamer' et la samba 'Son Desert' achèvent ce concert/apéritif d'excellente facture.

Compro Oro sera à l'Archiduc le 7 septembre!

Compro Oro @ Hoeilaart Zomert ( Gemeenschapscentrum Felix Sohie) - Hoeilaart - le 5 juillet 2015
Compro Oro @ Hoeilaart Zomert ( Gemeenschapscentrum Felix Sohie) - Hoeilaart - le 5 juillet 2015
Compro Oro @ Hoeilaart Zomert ( Gemeenschapscentrum Felix Sohie) - Hoeilaart - le 5 juillet 2015
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5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 09:01
Le metalband limbourgeois Hell City perd son bassiste Michael Konovaloff

Het Belang van Limburg confirme la triste nouvelle, Michael Konovaloff est décédé à l'âge de 35 ans.

"We stonden voor het laatst met Michael op het podium op Graspop," note Hell City sur facebook et ajoute"Het was een eer om met zo'n talentrijke muzikant te mogen spelen. Rust in vrede, Michael".

Le groupe connaissait une année prolifique, l'album 'Victorious', sorti fin 2014, se vendait fort bien, de beaux concerts/festivals, aussi à l'étranger ( Danemark, Pays-Bas, Allemagne..) , d'autres dates les attendaient, le Summerbreeze toujours en Allemagne ou Biezenrock près de chez eux à Bilzen.

Hélas ce sera sans Michael..

Condoléances!

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4 juillet 2015 6 04 /07 /juillet /2015 17:57
Couleur Café - Seconde journée - Tour & Taxis- Bruxelles- le 4 juillet 2015

Prévisions météo: Il fera très, très chaud à Couleur Café!

La canicule n'a pas empêché le coloré festival bruxellois de rameuter près de 70000 visiteurs lors des trois journées de festivités.

Des aménagements clairvoyants:

- une grande zone de rafraîchissement avec brumisateurs et robinets,

- des brumisateurs mobiles devant les scènes,

- de l'eau gratuite dans les zones sanitaires,

- une zone « Pluie Tropicale » avec une fontaine puissante qui apportera un vrai rafraîchissement après les concerts du Titan!

Toutes les conditions étaient requises pour passer une agréable journée, il te restait la délicate mission du choix:

BUSTA RHYMES // ALBOROSIE & The Shengen Clan // 1995 // COLLIE BUDDZ // CARAVAN PALACE // ETIENNE DE CRECY presents SUPER DISCOUNT 3 // STARFLAM // MODESTEP Live // ISRAEL VIBRATION // G-EAZY // FLAVIA COELHO // KASAI ALLSTARS // LA FINE EQUIPE // LA CHIVA GANTIVA // PALENKE SOULTRIBE // TOURIST LEMC // FUGU MANGO meets BINTI // GLÜ // TLP // AZER // JR. GOODFELLAZ // OUNI // SOULSPINNAS étaient prévus au programme du samedi ( 5 scènes).

15:15', arrivée hâtive afin de prendre le pouls du secteur et de se procurer les tickets boisson.

Le site est déjà sérieusement peuplé, une visite au palais du bien manger avec sa cinquantaine de stands émanant de tous les coins de la planète ( ça change des éternels hamburgers et hot dogs vendus à des prix exorbitants aux autres rendez-vous musicaux), des buvettes en suffisance, des toilettes gratuites, des distributeurs de pognons ( t'as droit à plus que les Grecs) et un souk, un vrai petit village, quoi.

16:15 Fùgù Mango meets Binti.

Une association ayant vu le jour lors des plus récentes Nuits Botanique.

Fùgù Mango ( à gauche) : tu prends Vincent et Jean Yves Lontie des Bikinians, Anne Fidalgo de OK Cowboy et Frank Baya qui a traîné avec un peu tout le monde ( Saule, Sarah Carlier, Mièle, Clare Louise, Françoiz Breut...), tu secoues bien et t'obtiens un plat épicé où funk, afro beat et indie pop se marient à merveille.

Binti ( à droite, sur une ligne): Hadiel, Yasmin, Amina, Rana, Sherien et Fedia zijn de tofste Egyptische zusters in Vlaanderen, elles roucoulent comme la grive des bois, le plongeon huard, le roselin familier, le bruant à gorge blanche, l'engoulevent bois-pourri et le cardinal à poitrine rose.

Tu assembles ces deux congrégations et obtiens un feu d'artifices sonore magistral.

Démarrage: 'Floarea' un premier extrait ensoleillé de 'Jùjù' de Fùgù Mango, un mix Yeasayer/Johnny Clegg.

D'aucuns citent Talking Heads à l'écoute de 'Kylie's dream', on avancera plutôt Tom Tom Club. Valérie à tes côtés entame une Zulu's dance tourbillonnante, un coup d'oeil circulaire, elle n'est pas la seule.

'Down down' précède l'étonnante cover des Stranglers, 'Golden Brown' que JJ Burnel, caché derrière un pilier, a applaudi à tout rompre.

Percussions en folie pendant le tumultueux 'Walk on by', puis une des Holail Mohamed sisters entame le chaloupé ' Back in balance' d'une voix soul.

Pas question de division, les deux groupes travaillent de manière fusionnelle, les choeurs ou interventions solitaires de Binti et l'accompagnement vibrant proposé par Fùgù Mango forment un tout magique.

Deux compositions sans les filles, Anne est restée, 'No silver bullet' et le tribal 'Bambee' que souligne une guitare noire.

Les soeurs en évidence lors de 'Full desire', le morceau nu-soul du set.

On va danser maintenant, prêche Vincent, ça fait 40' que Couleur Café se trémousse, voici 'Around' et le fiévreux 'Mango Chicks'.

La fête prend fin avec ' Birthday beast' son chant choral et ses effets EDM propices à la transe.

Le 17 juillet à Dour!

Direction la Universe Stage où Israel Vibration devait entamer son set à 17:00.

Il est 17:30', le chapiteau est plein à craquer, la chaleur est suffocante, impossibilité totale de se faufiler pour arriver frontstage.

De loin, tu aperçois les deux vétérans de Kingston ( Lascelle "Wiss" Bulgin et Cecil "Skeleton" Spence) qui ont l'allure de vieillards qu'on a sorti de l'hospice, ils se déplacent à l'aide de béquilles pour atteindre le micro et sont soutenus par le Roots Radics Band, sans doute Patrick Anderson (drums), Dwight Pinkney (guitar), Horace James (keys) et T-Bird (keys) et par les vocalistes Bunny Brissett et Althea Hewitt.

Malgré une impression fatiguée, Israel Vibration donnera un set apprécié, fait de hits et d'extraits de leur dernier album ' Play it real'.

De temps en temps, les voix tremblaient ou craquelaient mais le savoir-faire des Roots Radics devait sauver la mise.

Good vibes in the circus où les odeurs de sueur se mêlaient au parfum de la ganja.

Des titres?

'Feeling Irie' - 'Beautiful' - 'Gully bank' - 'Leisure'- 'My master's will' - 'Why worry' - 'Never gonna hurt' - 'Survive'- le superbe 'Walla walla' - 'Cool and calm' - 'Same song' - 'Red eyes' - 'Exploitation' et 'Pay the piper'.

Un concert émouvant.

Move Stage, un coup d'oeil à la Mousse Party ayant attiré pas mal de monde.

Bikinis, bermudas, t-shirts, marcels sont arrosés par quatre diffuseurs installés dans la fosse, sur le podium un DJ balance de la house ou du dub-step.

Ludique et rafraîchissant!

Couleur Café c'est aussi çà, une ambiance à nulle autre pareille: décontraction, coolitude , sourires, partage, tolérance...

Une petite bouffe asiatique avant Flavia Coelho.

Flavia Coelho - Move Stage -19:30.

La petite Franco-Brésilienne sexy, généreusement bouclée et fringuée arc-en-ciel, c'est de la bombe.

Bruxelles en a fait l'expérience.

Si le sérieux The Guardian utilise le qualificatif 'Joyful' pour décrire son spectacle, tu peux être assuré d'assister à un raz-de-marée.

Flavia Coelho is a fascinating Brazilian singer who delivers an effortless mix of samba, bossa nova, Brazilian rap, reggae and ragga with a quirky, playful confidence and attitude. Her joyous, almost irreverent approach underlies her worldly adventurous spirit., indique Mr Bongo, qui a tout compris.

Un trio sur scène, Flavia, guitare, chant, pas de danse - Al Chonville, un Martiniquais, aux drums et Victor attila Vagh aux claviers, basse et cajun.

A trois, seulement, mais ils sont plus efficaces qu'une armada de syndicalistes dirigés par Raymonde la Rouge.

Elle se pointe ( pas Raymonde, Flavia) au pas de course alors que les garçons ont entamé 'Amar e Amar', un reggae fulgurant.

My name is Flavia Coelho du Brazil, ça vous dit de bouger un peu avec nous, ce soir?

Sim!

La tigresse, mangeuse d'hommes, enchaîne sur 'Hoje' un titre mouvementé de l'album 'Mondo Meu', suivie par la plage titulaire du premier cd, le chaloupé 'Bossa Muffin' (O Viajante).

Les mariés ont pour nom ragga et bossa, le maire les as unis pour le meilleur, il n'y aura pas de pire!

Flavia ne tient pas dix secondes en place, elle abandonne le micro, vient haranguer la foule, bondit, se déhanche puis va tabasser une caisse à côté de Al.

Sa bonne humeur est contagieuse, la fête est générale.

'Periferia' met en scène l'engagement social de la panthère, elle chante, d'un phrasé hip hop, la vie des jeunes filles grandissant dans les ghettos de Rio ou São Paulo.

'O que sou' , plein de verve, précède ' Pai de Santo' qui illustre les origines africaines de bon nombre de Brésiliens.

Une congolaise, variante Couleur Café de la polonaise, s'esquisse face au podium, d'abord timide pour arriver à une vingtaine de chenilles, sur scène, Flavia et ses boys se démènent, un véritable tourbillon.

Bruxelles, vous êtes trop mimi, dit-elle avant de balancer le soundsystem track 'Vazio' ( tchin tchin, cuba libre, à la santé de Richard Anthony) et 'Sunshine', les deux dernières salves de ce concert étourdissant.

Passage par le Dance Club où La Fine Equipe, un trio de beatmakers ayant enterré la hache de guerre que supporters du PSG et de Marseille brandissent à chaque duel, distille un échantillonnage soul, jazz, electro, rap, hip-hop d'excellente facture.

Une équipe qui a le don de te réconcilier avec les deejays.

Leur cocktail ingénieux est à mille lieues de l'habituelle daube servie par certains de leurs collègues dont l'ego surdimensionné n'a d'égal que la vacuité de la mouise pitoyable qu'ils proposent à un public de beaufs philistins.

La fiche de Couleur Café annonçait quatre pâtissiers, Blanka, Chomsk’, M. Gib et Oogo , sur scène ils étaient trois à pétrir la farine pour nous envoyer des extraits de leur dernière pièce montée, 'La Boulangerie vol.3'.

Un deejay jouant live est une aberration, ce n'est pas le cas avec le trio hexagonal, ces mecs sont des passionnés, vivant leur show et dégageant une énergie communicative ayant eu le don de t'éloigner du bar pendant près de 40'.

Bravo, messieurs!

Le grand nom du samedi était sans contesteBusta Rhymes, prévu sur la Titan Stage à 22:00.

Déception que ce show caricatural de Trevor Tahiem Smith, Jr., alias Busta Rhymes .

Un coup de mou chez les durs?

Va savoir, ce mec n'a en tout cas pas justifié son contrat faramineux, il est juste bon à finir sa carrière dans un club de foot du Qatar, Al-Gharafa paye plutôt bien.

Et dikkenek en plus, photographes refoulés, son double menton sans doute...

Faut pas nous demander combien de fois il a lancé, Brussels, put your hands in the air, you, too, security guys, ni combien de titres il a interprété.

De toute façon le medley ne comportait que des extraits souvent malmenés de ses tubes, tels 'Baby If You Give It To Me' ( non Mariah Carey n'était pas sur le podium) ou ' Woo Ha', par exemple.

Il s'engueule pendant un faux duel avec le deejay, constate ..there's a lot of beautiful women around..puis questionne: combien d'entre vous ont baisé sur du Busta Rhymes, pas content de la réaction il répète l'interrogation avant de reprendre son cirque.

Hey, Brussels are you Belgian?

Non, fieu, we're Eskimo's et on fond sous un soleil de plomb, mais on va te laisser déconner à l'aise car tes simagrées commencent à nous les casser, on va boire une ou deux Maes en attendant le set de Glü.

Comme t'as déjà eu des ennuis avec la justice de ton beau pays car, semble-t-il, tu ne supportes pas qu'on crache sur ta Chevrolet, on arrête les frais, on sait jamais, t'as peut-être laissé ta machette backstage.

Glü - Danceclub- 22:30'

This is the best live act I've seen/discovered in years. Thank you guys for the good energy, écrit un certain Jeroen à l'issue du concert.

Il n'était pas le seul à le penser.

Glü un des poulains de Naff Records, un label créé par Herbert Cells ( Frown-I-Brown/ Wild Boar and Bull Brass Band) et Alex Davidson, a pondu 'EP#2', l'an dernier, s'est produit au dernier Propulse, a été repris sur la compilation Poppunt's vi.be et va bientôt cartonner partout in klein Belgenland, si la logique est respectée.

Alex Rodembourg ( drums) , Martin Daniel ( Fender Rhodes/ Korg) et Dorian Palos ( bass, keys) sont les instigateurs du projet, plus tard, François Gaspard (electronics) les rejoint et enfin , ils embrigadent celui qui montera sur scène après le premier morceau , Deco Comprehension, un MC, bidouilleur à ses heures.

Des visuals tantôt urbains, tantôt psychédéliques doivent épouser les expérimentations sonores débutant en mode atmosphérique/ambient par 'Cotton Twat', équivalent féminin de whiskey dick, paraît-il, ayant été boy-scout, ce vocabulaire argotique nous est étranger.

Deco se pointe, 'Vanilla' dégage un parfum lounge/hip hop/trance résolument moderne.

Tu te laisses entraîner dans ce tourbillon capricieux, comme si, assis sur un cheval de manège, ta monture fantasque t'empêchait d'attraper la floche ( le pompon, Adèle) te permettant de gagner un tour gratuit.

Ah, l'éternelle quête du bonheur!

Place au groove purulent de 'Hunter' , la plage préférée de Diane, une beauté cambrée.

Deco décompresse au bar, les autres poursuivent leur trip sidéral, de gros beats hypnotiques et dansants décorent 'Psycho' , une tuerie d'après David Byrne.

'Acid' est ébauché de manière cinématographique, pas tout à fait le 'Also sprach Zarathustra' de Richard mais c'est tout de même à '2001 Space Odyssey' que tu penses, pas pour longtemps car Glü a décidé de dévier vers l'EBM.

Retour du MC...Messieurs, le principe de cette expérience est extrêmement simple annonce la voix off, 'Disney' est sur les rails, Walt, qui s'y connaît, avance Guru's Jazzmatazz.

Nous on pense à un autre as du Fender Rhodes, Jozef Dumoulin.

'Abyss', scratches à volonté et basse Stanley Clarke, ça décoiffe.

Un petit mot de présentation suivi par 'Triolisme' et 'Space Central Gamma 3' , Bowie avait son 'Space Oddity', Glü dispose de son propre satellite, embarquez, braves gens!

Il en reste une après ' Trüff', c'est une manie les umlaut, , merci d'être venüs et restés, voici un dernier drum'n'bass, ' Mensonge'.

La révélation de la journée.

23:30': Fireworks!

Minuit, Titan Stage: Caravan Palace.

Le jazz manouche propulsé in the digital age.

Les français sont donc un des bands phare de l'electroswing, et, ici aussi, il fallait arriver à l'heure pour assister au concert dans les premiers rangs.

Ce n'était pas ton cas.

Deux albums: 'Caravan Palace' et 'Panic', le troisième est attendu pour l'automne.

Sont nombreux sur scène, probablement, Arnaud Vial : guitare, programmation, synthétiseur, chœur/ Charles Delaporte : contrebasse, synthétiseur, programmation, chœur/ Hugues Payen : violon, programmation, scat, synthétiseur, chant, chœur/ Antoine Toustou : machines, synthétiseur, trombone, chant, chœur/ Camille Chapellière : clarinette, chœur/ Paul-Marie Barbier : vibraphone, percussions, chœur et pour les fines bouches, Zoé Colotis au chant.

Un gros plongeon dans les années 40, les Zazous sont revenus, va y avoir de l'ambiance à St-Germain!

Zoé, un Cab Calloway en jupons, en a rendu fou plus d'un, ses collègues musiciens rivalisant de virtuosité, l'apport électronique ( hip hop, house, dub, techno) ajoutant une touche saugrenue à ce trip Triplettes de Belleville endiablé.

Chorégraphies soignées aux petits oignons, crooning, scatting, rap, mambo déluré, tap dancing, lindy hop, retro ou western swing, rythmes endiablés, tenues charleston ou accoutrement Diam's, tu n'as pas le temps de t'ennuyer pendant ce show aussi drôle qu' ébouriffant.

Pas de setlist, quelques titres: 'Suzy' - 'Je m'amuse' - 'Queens' - 'Star Scat' -'Brotherswing'- Jolie Coquine'.....

Vers 00:50', tu décides pourtant qu'il est l'heure de prendre congé, le carrosse de Cendrillon traîne à 25' du site et pour éviter la cohue finale il vaut mieux se tirer à l'anglaise.

PS: Caravan Palace revient à Bruxelles le 28 novembre ( Cirque Royal).

Couleur Café - Seconde journée - Tour & Taxis- Bruxelles- le 4 juillet 2015
Couleur Café - Seconde journée - Tour & Taxis- Bruxelles- le 4 juillet 2015
Couleur Café - Seconde journée - Tour & Taxis- Bruxelles- le 4 juillet 2015
Couleur Café - Seconde journée - Tour & Taxis- Bruxelles- le 4 juillet 2015
Couleur Café - Seconde journée - Tour & Taxis- Bruxelles- le 4 juillet 2015
Couleur Café - Seconde journée - Tour & Taxis- Bruxelles- le 4 juillet 2015
Couleur Café - Seconde journée - Tour & Taxis- Bruxelles- le 4 juillet 2015
Couleur Café - Seconde journée - Tour & Taxis- Bruxelles- le 4 juillet 2015
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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 21:55
Grainne Duffy - Experience Cognac- Cognac Blues Passions, le 3 juillet 2015

Grainne Duffy - Festival Blues Passions - Cognac (FRA) - 2015. 07.03

De son nom complet Grainne Louica Duffy, la jeune blueswoman née le 6 juillet 1986 à Castelblayney, Irlande, a délivré un set du feu de Dieu sous une chaleur torride sur la scène de l'Espace Cognac en ce début d'après-midi.
Les aficionados du genre qui n'ont pas eu peur de braver les faveurs de Râ se sont très vite regroupés pour assister à un excellent set d'une heure au cours duquel Grainne nous a fait montre de tout son talent de compositeur et d'interprète.
Sa voix charme instantanément, il y a un peu de Bonnie Raitt en elle, une légère touche de John Fogerty et ça groove, c'est du tout bon blues-rock irlandais dont le chef de file restera toujours le regretté Rory Gallagher. La musique de la sociétaire de la verte Erin est définie comme étant une centrale de puissance d'âme et d'inspiration mixée au désir et à la passion.
Son succès l'a amené à se produire durant trois jours sur la scène acoustique du mondialement célèbre Glastonbury Festival, rien que ça! Le quatuor à eu également l'opportunité d'ouvrir pour des artistes tels que Robben Ford ou encore les Yardbirds.
Quand je lui demande qui sont ses influences majeures, Grainne répond sans hésiter Bonnie Raitt (je ne m'étais pas donc pas trompé) mais encore, Linda Rondstat, Keith Richards, Peter Green, Fleetwood Mac et Bob Dylan, il y a pire je vous l'avoue.
Le concert tourne principalement autour des deux albums que sont "Out of The Dark" et "Test of Time". La belle Irlandaise n'a peur de rien et surtout pas de sa Gibson Les Paul Gold Top dont elle nous tire des soli très bien ficelés chaque fois que l'occasion se présente et ça marque des points auprès du public.
Ses trois musiciens, irlandais eux aussi, assurent comme des enragés, excellente présence à la guitare de Paul Sherry soliste lui aussi. Les trois assurent tout le travail en background depuis environ trois ans et ce ne sont pas des faire-valoir, loin de là.
En plus, en temps qu'Irlandais ils sont hyper chaleureux et je me retrouve très vite attablé avec eux backstage autour d'une bière (française) et nous discutons musique comme de vieux potes. Il y a cet accent chantant typique aux Irish qui peut désarçonner quand on n'est pas habitué, ça sent bon la tourbe et la bruyère.
Super interview qui ne s'achève que contraint et forcé par les impératifs horaires des véhicules qui les ramènent en ville car demain, ils s'envolent pour une tournée canadienne d'une semaine. Merci de votre gentillesse et de votre disponibilité, à bientôt en Belgique j'espère, j'y serai, promis.

Mitch "ZoSo" Duterck

Grainne Duffy - Experience Cognac- Cognac Blues Passions, le 3 juillet 2015
Grainne Duffy - Experience Cognac- Cognac Blues Passions, le 3 juillet 2015
Grainne Duffy - Experience Cognac- Cognac Blues Passions, le 3 juillet 2015
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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 21:27
Selah Sue - Cognac Blues Passions ( Blues Paradise) - Cognac- le 3 juillet 2015

Selah Sue Festival Blues Passions, Cognac – 2015.07.03

Bon Dieu ce qu'il fait chaud ce soir encore et pourtant le public est venu nombreux pour accueillir Selah Sue.
La Louvaniste de 26 ans semble faire recette en France aussi. Moins de monde que pour Lenny Kravitz mais c'est bien garni tout de même devant la grande scène du festival. Avec une discographie déjà riche de 4 Ep's et de deux albums dont le dernier en date s'intitule « Reason ». La jeune star belge paraît un peu fragile sur les planches, la langue de Vondel ne trouvant aucun écho en Charente Maritime c'est en anglais et en français que s'exprimera notre représentante.
On la sent parfois un peu fébrile, la chaleur peut-être. Je suis là un peu réticent car je dois vous avouer ne pas être un fan du genre et que le titre « Raggamuffin» m'indispose copieusement pour rester poli. Je déteste cette manière de chanter des syllabes brèves, comme si on avait un train à prendre, style dont Camélia Jordana est également une adepte.
Bon, soyons objectifs, sur scène c'est autre chose, et les deux choristes n'y sont pas étrangères, quelles voix ! Au niveau de l'organe vocal de Selah Sue, je préfère nettement en live que sur album. Quand le style de la chanson est bien défini, tant Funk que Soul ou encore Folk, c'est très chouette à écouter je l'avoue mais malheureusement il n'en va pas de même pour tous les titres. Quand ça se cherche, on s'ennuie très vite. Les samples de claviers ultra-présents deviennent trop envahissants et couvrent l'ensemble. On dirait des bouts de textes collés les uns aux autres pour remplir.
Le public semble mitigé lui aussi, on voit des gens quitter le site, moi, je reste, jusqu'au bout et j'endure stoïquement ce foutu « Raggamuffin » qui redonne un peu d'entrain à la foule la plus proche de la scène. Au-delà du 20 ème rang, çà ne réagit pas / plus.
Bref, si je résume mes sentiments, je préfère les prestations en public qu'en studio en ce qui concerne notre compatriote mais au niveau rendu c'est un peu léger, un peu trop timide dans l'ensemble. Il ne suffit pas d'avoir fait la première partie de Prince pour devenir Sheila E. De ce côté là il y a encore du boulot, et si le claviériste et le guitariste qu'on a entendu qu'au rappel pouvaient sourire une fois par quart d'heure, ce serait déjà un bon début pour gagner des points au capital sympathie. Non, ce n'est pas encore cette fois-ci que je me laisserai convaincre.

Mitch « ZoSo » Duterck

Selah Sue - Cognac Blues Passions ( Blues Paradise) - Cognac- le 3 juillet 2015
Selah Sue - Cognac Blues Passions ( Blues Paradise) - Cognac- le 3 juillet 2015
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