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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 15:44
Palma Violets - Black Mirrors à l'Orangerie du Botanique - Bruxelles, le 7 octobre 2015

Palma Violets - Black Mirrors à l'Orangerie du Botanique - Bruxelles, le 7 octobre 2015

Palma Violets, le groupe de Lambeth, a ses détracteurs, agacés par les poses de prima donna d'Alexander "Chilli" Jesson et ses fans inconditionnels, ainsi, à 19:20, un peloton de jeunes filles venues des quatre coins de l'Europe ( dont plusieurs petites Russes) campent devant les lourds battants de l'Orangerie.

Hier, elles étaient au Melkweg à A'dam et elles regrettent amèrement que le concert du Bataclan, prévu le 8, ait été annulé par manque de préventes, d'ailleurs la plus grande salle du Bota est loin d'afficher complet!

20:00 Black Mirrors.

Enfin, tu as l'occasion d'assister à un concert d'un des meilleurs représentants du rock en Brabant wallon.

Le groupe a été prévenu la veille qu'il pouvait assurer le support de 'The Violets' and 'the Palma's, résultat, le bassiste Gino Caponi n'a pu être de la partie et doit être remplacé au pied levé.

Pas de panique, le suppléant a fourni un boulot impeccable, tout comme l'incroyable Marcella Di Troia ( Vocals ) arborant d'inquiétantes peintures guerrières sur le visage, Pierre Lateur à la guitare et Nicolas Scalliet, leur nouveau batteur déjà bien intégré.

Black Mirrors ouvre avec un extrait de leur EP auto-produit ' Make the same old day'.

On les a catalogués Stoner mais à l'écoute de ce titre musclé on a tendance à reculer vers un passé plus lointain, le blues/hard rock foisonnant dans les mid-sixties et seventies, avec des bands tels que Cream, Free, Ten Years After, le Zep ou Black Sabbath des débuts.

Marcella, complètement habitée, se démène telle une tigresse, son chant que d'aucuns tiennent à comparer à celui de Janis, éveille en toi des chanteuses telles que Jenny Haan ( Babe Ruth) ou Elkie Brooks, époque Vinegar Joe.

Tu avais déjà goûté à ses capacités vocales exceptionnelles lorsqu'elle s'était produite avec les coverbands The Jet Lag Band ou l'incroyable Superstition, ressuscitant le rhythm 'n'blues authentique, avec Black Mirrors, elle casse la baraque.

Les poupées russes en sont restées baba!

'The Mess' confirme tout ce qu'on vient d'énoncer, la présence scénique tonique n'étant pas l'apanage de l'élément féminin, ils se dépensent tous.

Sans pause, la longue plage psyche/blues 'Till the land wind blows', du souffle, ils en ont à revendre.

Pierre à la wah wah, 'Mind Shape' est sur les rails, la pythie annonce de la pluie, elle va purifier nos âmes!

Si les Black Crowes recherchent une voix féminine, ils peuvent s'adresser à Miss Di Troia.

Bizarre, ce titre, 'Canard Vengeur' qui finit en incantation Cheyenne.

Quoi?

Oui, c'est mieux que baleine molle!

'Funky Queens' est dominé par une basse groovy, le set prenant fin avec le belliqueux ' Burning Warriors'.

Avec Jane Doe et ses Bourgeoises noires, Black Mirrors est sans conteste une des têtes de file du rock wallon.

Ludmilla?

Elle est hyper énergique, la nana, sa voix est géniale.

Great band, indeed!

Palma Violets.

Des cris enthousiastes dès leur apparition.

Ta voisine, Yourievna, une mignonne rouquine d'un mètre 50, aura joué au ressort pendant plus d'une heure.

Le grand barbu, Samuel Thomas Fryer (Guitar/Vocals), la redingote Charles Dickens, Alexander "Chilli" Jesson ( Bass/Vocals), l'effacé mais souvent efficace Jeffrey Peter Mayhew ( Keyboards) et William Martin Doyle (Drums) décident d'entamer les hostilités par l'hymne scandé 'Five gold rings' , une des plages de leur second effort discographique, 'Danger in the Club', un titre pouvant rappeler les drinking songs, chères aux artistes irlandais.

Après ce départ en trombe, ils reviennent à leur album du début et balance un punky 'Rattlesnake Highway'.

On est plutôt d'accord lorsque des braves gens y voient des rapprochements avec les Zutons.

Pas d'accalmie, 'Girl, You Couldn’t Do Much Better on the Beach', un titre à rallonges secoue salement, l'exubérante jeunesse rebondit en cadence.

'English Tongue' ne pouvait être plus English, West Ham pense le prendre comme chant de supporters.

Soulignons le jeu sautillant du pianiste.

Ils poursuivent avec un garage au refrain bien pute ' We found love', pour bien exciter les collégiennes Chilli bouffe son micro sans carne et finit le morceau à genoux.

Faut calmer toute cette ardeur juvénile, voici 'Matador' et ses accents The Doors.

C'est l'orgue qui amorce l'apaisé 'Step Up For The Cool Cats' suivi par 'Best of friends'.

Un premier crowdsurfer se balade dans les airs, les fans exultent.

On débouche une bouteille?

'Last of the summer wine' débute mollo pour exploser après 49 secondes et finir carrément noise, le tout accentué par des lights aveuglants.

Ne jamais boire sans grignoter quelque chose, 'Johnny Bagga' Donuts', tu aimes les Libertines et les Pogues, tu peux en bouffer de ces donuts!

Brussels, it's time for something different now, an acoustic tune, 'The Jacket song' que le keyboard entame par un prélude classique, Samuel hérite de la basse, le minet gratte une acoustique, et un roadie, James, doit se débrouiller à la guitare électrique.

Les ballades ne sont pas ce qui leur convient le mieux.

Ils reprennent du poil de la bête avec un Celtic rock façon Levellers, 'Danger in the Club', James a trouvé un harmonica pour seconder la troupe.

Patron, une tournée de Kilkenny, svp!

L'intro de 'Tom the Drum' est méchamment pompée sur 'My Generation', ce morceau vicieux secoue un max.

Avec 'Chicken Dippers' on retrouve des aliments acide, le set s'achève sur une nouveauté percutante ' Ratway rock circus', basse en mode baïonnette et guitare agressive.

Les gamines se font entendre, cinq minutes de patience et un triple rappel, une rêverie bucolique pour débuter, 'All the garden birds', puis un rock de stade 'Walking home' et enfin '14' auquel ils ont collé 'Death is not the end' de Bob Dylan.

Direction le lit conjugal, les fans, don't call us groupies, attendent l'apparition des héros et commencent à glisser des pièces dans la tirelire pour la tournée au UK en novembre!

photos JP Daniels & michel

Black Mirrors

Palma Violets

Palma Violets - Black Mirrors à l'Orangerie du Botanique - Bruxelles, le 7 octobre 2015
Palma Violets - Black Mirrors à l'Orangerie du Botanique - Bruxelles, le 7 octobre 2015
Palma Violets - Black Mirrors à l'Orangerie du Botanique - Bruxelles, le 7 octobre 2015
Palma Violets - Black Mirrors à l'Orangerie du Botanique - Bruxelles, le 7 octobre 2015
Palma Violets - Black Mirrors à l'Orangerie du Botanique - Bruxelles, le 7 octobre 2015
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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 16:05
PARADISE LOST + Lucifer au Trix Club - Antwerpen ( Borgerhout) le 06. octobre 2015.

La brève de JPROCK :

PARADISE LOST + Lucifer au Trix Club - Antwerpen ( Borgerhout) le 06. octobre 2015.

Paradise Lost a connnu son heure de gloire vers la fin des années nonante avec des albums comme « Draconien Times » et le magistral « One Second ».

Depuis, les Britanniques continuent leur chemin en nous proposant régulièrement des nouveaux albums parfois inégaux de ce doom métal gothique qui a fait leur réputation et qui témoigne toujours d’un bel engagement musical.

Ce soir c’est au Trix Club de Borgherout que les Britanniques ont posé leurs valises.

On peut s’étonner qu’un band de cette réputation ne se produise que dans la petite salle, mais même si celle ci affiche sold out il n’en demeure pas moins que les temps sont durs pour beaucoup d' anciens groupes métal et que si la qualité est toujours présente dans l’oeuvre du band le public, lui, est moins nombreux qu’à leur glorieuse époque.

Mais la quantité n’empêche pas la qualité et c’est à un show compact et bien enlevé que le groupe nous convie ce soir en explorant son tout dernier album « The Plague Within «, et bien sûr en piochant dans un répertoire dont les titres devenus des classiques comme « As I Die » , « Requiem » , « An Eternity of Lies » et l’excellent « Say Just Words » sont les grands vainqueurs à l’applaudimètre.

Greg Mackintosh a toujours ce jeu de guitare qui n'appartient qu'à lui et Nick Holmes reste un frontman charismatique et habité.

Et même si sa popularité n’est plus ce qu’elle était, Paradise Lost demeure une valeur sûre et reste un groupe culte pour leurs fidèles fans qui les suivent depuis maintenant presque trois décennies et qui ce soir apprécient l'évènement à sa juste valeur.

Un bon concert donc, sans réelles surprises, mais jouissif de bout en bout.

Mais je ne peux pas conclure cette brève sans vous parler du groupe de première partie, Lucifer, qui m’a réellement enthousiasmé.

Johanna Adonis ( ex The Oath ) nous revient avec un band qui s’affiche un peu comme un Black Sabbath penchant vers le doom et avec un chant féminin.

Et quand on sait que Gaz Jennings ex Cathedral est lui aussi de la partie on se dit qu’on tient là un fameux combo de plus à ajouter au monde passionnant de la la heavy music. A suivre donc plus qu'attentivement...

Texte et photos JP Vanderlinden aka JPROCK-THE DARK FEATHER.

Setlist Paradise Lost :

No Hope in Sight

Widow

Gothic

Erased

Praise Lamented Shade

Victim of the Past

Enchantment

Cry Out

Beneath Broken Earth

As I Die

Requiem

Bis:

Return to the Sun

Faith Divides Us - Death Unites Us

An Eternity of Lies

Say Just Words

PARADISE LOST + Lucifer au Trix Club - Antwerpen ( Borgerhout) le 06. octobre 2015.
PARADISE LOST + Lucifer au Trix Club - Antwerpen ( Borgerhout) le 06. octobre 2015.
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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 08:17
Lez Zeppelin - Spirit of 66 - Verviers le 6 octobre 2015

LEZ ZEPPELIN Spirit of '66, Verviers – 2015.10.06

Setlist :

01. Immigrant Song.
02. Communication Breakdown.
03. Out On The Tiles (Intro) - Black Dog.
04. The Ocean.
05. Misty Mountain Hop.
06. Trampled Underfoot.
07. Dazed And Confused (Medley incl : The Hunter, How Many More Times)
08. Going To California.
09. That's The Way.
10. Bron-Y-Aur Stomp.
11. Nobody's Fault But Mine.
12. I Can't Quit You Baby.
13. Ramble On.
14. Rock And Roll (incl. Drum Solo)
15. Kashmir.
16. Encore Breakdown.
17. Heartbreaker.
18. Whole Lotta Love
19. Over The Hills And far Away.

Line Up :
Stephanie PAYNES : Guitars, Violin Bow = Backing Vocals.
Megan THOMAS : Bass Guitar, Mandolin, Keyboards - Backing Vocals.
Leesa HARRINGTON-SQUIRES : Drums, Tympany - Backing Vocals
Dana Athens : Lead Vocals - Harmonica.

Enfin !

Oui, enfin les voici de retour chez nous. Leur dernier concert chez Francis Geron datait de novembre 2010 comme en atteste le tag sur la porte de la douche en backstage (I told you I knew it was there Steph).

Les New-Yorkaises de Le Zeppelin ont attiré du monde ce soir au Spirit of '66 et c'est justice. En effet, en plus du bagage technique, ces quatre filles ont en elles l'essentiel qui distingue les très bons groupes de cover de Led Zeppelin des autres, elles ont L'Esprit de Led Zeppelin. Tout comme les Belges de Gallows Pole nouvelle formule qui auraient aussi leur place au Spirit of '66, Lez Zeppelin a la classe pour jouer le répertoire du plus grand groupe de rock au monde.
Ici, on ne cherche pas à ressembler physiquement aux originaux, Lez Zeppelin privilégie la qualité d'interprétation plutôt que le clonage et c'est très bien ainsi.
Formé en 2004 à New York par la guitariste Steph Paynes, Lez Zeppelin s'est taillé une solide réputation auprès des fans du genre, même si au début me confie t-elle, « il y avait les éternels sceptiques qui se demandaient ce qu'un groupe de filles allait être capable de faire avec un répertoire aussi majestueux que celui de Led zeppelin ». Au fil des concerts, elles ont su gagner le respect des fans et leur réputation les précède maintenant jusqu' à les amener à jouer sur des scènes telles que celles du Hellfest. Steph à débuté la guitare à l'âge de six ans mais n'a vraiment pratiqué l'instrument sérieusement qu'à l'âge de 9 ans. Sa formation de base est... le Jazz, elle est d'ailleurs une fan du célèbre George Benson, comme je la comprends. La passion pour Jimmy Page et Led Zeppelin est venue plus tard.
Quoi qu'il en soit, concert après concert, Lez Zeppelin s'est amélioré jusqu' à devenir une référence en la matière.
Avec Jimmy Page au téléphone pour leur dire exactement avec quel matériel Led Zeppelin avait enregistré le 1er album en 1969, les 4 ladies ont elles aussi réenregistré le « Led Zeppelin » premier du nom en 2010 sur le label Pie Record et je vous le conseille c'est une merveille. Et pour vous dire encore si ce groupe est talentueux, leur premier album sorti en 2007 à été produit ni plus ni moins que par Eddie Kramer en personne. A son actif, le maître a des noms aussi prestigieux que Led Zeppelin, Jimi Hendrix, Kiss, Brian May ou encore AC/DC pour ne citer que ceux-là.
Ce soir c'est Dana Athens qui remplace Shannon Connley, la chanteuse titulaire retenue à Broadway pour d'autres obligations musicales. Et la petite blonde s'en tire avec les honneurs, il n'y a qu'à la regarder et l'écouter pour savoir que Robert Plant elle le connaît parfaitement. Megan Thomas, native de l'Utah assure toutes les parties de John Paul Jones avec bonheur et notre John Bonham de légende est dignement représenté par Leesa « The Yellow Rose of Texas » Harrington. Le quatuor tourne à plein régime malgré l'un ou l'autre petit bug technique vite résolu par Max, bravo Max !

Une bonne dose d'humour chez ces quatre dames qui ont toujours une petite anecdote à raconter, surtout dans le domaine de la traduction des expressions américaines en français (who said you're hot Steph?).
Tout comme avec Led Zeppelin, nous aurons droit à un set acoustique dont j'ai adoré la reprise de « Bron-Y-Aur Stomp ». Avant ce moment de calme au milieu de la tempête, une version de « Dazed and Confused » du tonnerre de Dieu avec un formidable travail d'improvisation à l'archet de violon. C'est le genre de moment pendant lequel on se laisse prendre par la main par Steph Pagey-Paynes pour aller visiter un espace sonique immense, sans limites . On ferme les yeux et on entend le dirigeable décoller de ses bases pour franchir l'Atlantique. Bravo !
Je retiendrai également ce qui est probablement la plus belle version de « I Can't Quit You, Baby » que j'ai entendue en dehors de celle de Led Zeppelin. Un rappel qui nous offre un Medley « Heartbreaker – Whole Lotta Love » comme Led Zeppelin le faisait si bien, sans oublier le passage theramin / voix en milieu de chanson. Nous voici maintenant gratifiés d'un second rappel et ce n'était pas prévu : « Over The Hills And Far Away ». La preuve que le public ne s'y est pas trompé ! Merci beaucoup pour votre gentillesse et votre talent, après 2h25 de concert elles s'en vont sur un dernier salut, ovationnées par un Spirit of '66 en ébullition.
On se retrouve backstage pour livrer ses impressions et on se fixe rendez-vous. A bientôt les filles et encore merci du fond du coeur.

You know all you need about Zeppelin.

Mitch « ZoSo » Duterck

Lez Zeppelin - Spirit of 66 - Verviers le 6 octobre 2015
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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 05:47
The Beat Girls - Café Archipel- Bruxelles- le 6 octobre 2015

The Beat Girls - Café Archipel- Bruxelles- le 6 octobre 2015

Une nouvelle fois, direction Bruxelles et son célèbre " piétonnier aimant à racailles".

T'es pas content, Yvan Divan?

« Je ne réponds pas à ça, c’est n’importe quoi ! Ce sont des gens qui n’ont jamais levé le derrière de leur fauteuil et qui devraient quitter leur écran d’ordinateur et venir un peu se promener en ville ! »

Donc après avoir largué ton véhicule près du Midi, tu t'es promené sur les boulevards pour te rendre vers l'Archipel, tu n' as vu que des gens heureux, une canette de bière à la main et occupés à se rouler une cigarette en ajoutant quelques graines à leur tabac, tu as aperçu: quelques policiers bien fiers de se déplacer à trottinette giroscopique, deux ou trois archéologues fouiller les poubelles, une dame bien gentille t'a tendu la main en disant j'ai faim, t'as pas compris car elle était face au Chinois qui propose un plat à 6€, mais t'as pas vu Mayeur, il était devant son Mac.

Le même scénario s'était reproduit les 5 jours précédents lorsque tu avais visité l'AB et le Rock Classic!


20:15', l'Archipel est déjà sérieusement peuplé, Bill, un revenant, est assis au comptoir, RickyBilly, la babelutte, en forme olympienne avec deux mois de scoops à délester, montre le bout du nez, cinq ou six clients au regard trouble semblent déjà incapables de compter jusqu'à trois, le flot d'inepties exposées par la casquette de Jette déferle, il est 20:55 quand trois petites Japonaises prennent place sur la scène, The Beat Girls.

1mètre 32, Nakki, aux drums et vocals, 1m59, Hitomi à la basse, some vocals, 1m 28, Saki, une Gretsch rouge immense et vocals, abreuvent l'assistance d'un double soundcheck garage/ sixties pop.

Pause de cinq minutes, rouge à lèvres, blush, kakochnik made in Tokyo et sourires photogéniques, que la fête commence!

Feu, une intro niponne friponne à la croisée du garage rock et du girl-group sound popularisé par Phil Spector, susurrée en pidgin que seul Bill Murray, un spécialiste, est apte à piger.

D'emblée l'assistance est séduite par les sonorités surf de l'instrument manié de main experte par la petite Saki.

Elles enchaînent sur une seconde sucrerie, le Japon et les Yankees ont oublié leurs querelles, Pearl Harbor ou Nagasaki, pour fraterniser en musique.

Un troisième extrait de leur rondelle au titre écrit en katakana, rōmaji ou hiragana, tu hésites, s'avère tout aussi récréatif .

Ces demoiselles et leur bubblegum rock'n'roll évoquent en toi des souvenirs lointains de kermesse du village, d'auto-tamponneuses, de cinéma à 20 francs pour deux films, un Tarzan avec Johnny Weissmuller et 'Hatari' featuring John Wayne, époque bénie!

Hoor je, hoor je ... qu'il dit en postillonnant, ben, oui, les coquines viennent de reprendre 'Breakaway' d'Irma Thomas.

Cinq, six teenagers s'essayent au twist.

Boris et Goran ont commandé leur 24è pils!

Tout baigne.

Après un Chubby Checker jaune, elles proposent 'Da doo ron ron'.

Non, Ricky, l'original n'est pas signé Frank Alamo, les Crystals, tu connais?

Pas de repos pour les braves, boum, boum, boum, voilà une version kamikaze de ' My Bonnie lies over the ocean'.

Grosse ambiance sur l'Archipel bruxellois, désormais devenu la 6 853è île formant le Japon.

Après ce titre enfantin, la machine doit retourner au garage pour un entretien, Nakki bastonne en souriant, Saki est concentrée, la basse pompe.

Le soleil se lève à l'est, à l'ouest, la bière coule!

Après une annonce publicitaire, le film reprend, les ingrédients n'ont pas changé, let's go , let's go gueulent les nanas!

On approche de la mi-temps, elles osent ' Wonderful world' de Sam Cooke, suivi par deux ou trois compositions à digérer avec un doigt de saké.

'Jailhouse rock', ' Rock'n'Roll music' et 'Do you love me' clôturent ce set endiablé.

Courte pause, impossibilité de se commander à boire, le troquet est blindé, Patriiiick Ouchène a plus de bol, il a réussi à dégotter un demi.

On remet ça, une intro souriante, illuminée d'une chorégraphie Donald Duck, puis un enchaînement de twist, rock, surf, rockabilly et des pastiches des Shirelles, Ronettes, The Chiffons, Leslie Gore ou the Marvelettes!

Un éméché aboutit sur scène entre la basse de Hitomi et la Gretsch de Saki.

Goran demande Nakki en mariage, elle réfléchit, reprend ses baguettes, le carrousel reprend.

On reconnaît 'Do you wanna dance', suivi par une farandole servie sans choucroute.

Non, Hildegarde, je ne danse pas, c'est mardi aujourd'hui, trop tard pour le Rosenmontag!
Goran, refoulé, s'en prend à RickyBilly puis avise une touriste pas bidon.

Les Beat Girls beuglent oh Yeah, oh Yeah..., 'Farmer John' débarque.

Elles reprennent 'Da doo ron ron' puis un instrumental surf.

Youpie, my baby does the 'Hanky Panky', et voilà 'Good Golly Miss Molly', il manquait Dalida!

A tes côtés ça remue ferme, Ricky s'est tiré, le clan des Siciliens slaves cherche noise à tout ce qui bouge tout en reluquant ce qui porte jupon d'un oeil lubrique.

Les Japanese girls arrivent au terme de leur sermon.

La clientèle exige un bis, elles s'exécutent, mais le spectacle est désormais dans la salle, Goran vient de masser la poitrine de Simone, ce n'était pas au goût de son copain black, des coups se perdent, tandis que, oh ironie du sort, les petites chantonnent 'Do you love me'.

Le pugilat se poursuit en terrasse, tu prends congé!

The Beat Girls - Café Archipel- Bruxelles- le 6 octobre 2015
The Beat Girls - Café Archipel- Bruxelles- le 6 octobre 2015
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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 08:28
The Vaccines - Family Of The Year à l'Ancienne Belgique- Bruxelles, le 5 octobre 2015

The Vaccines - Family Of The Year à l'Ancienne Belgique- Bruxelles, le 5 octobre 2015

Organisation: AB + Live Nation

17,9% des Belges se font vacciner contre la grippe chaque année, près de 2000 Belges ou résidents préfèrent The Vaccines, un sérum anti-morosité.

Troisième passage à l'AB pour le gang de Justin James Hayward-Young qui, d'après certains, a troqué son régime végétarien contre un régime à base de houblon.

Non, il n'a pas de bide, réagit Justine!

Avant de survoler le double concert de la soirée, la constatation de Deborah: ils sont venus, ils ont vu, ils ont vaincu...

Euh, Deb, à qui t'as piqué cette maxime?

20:00, Family Of The Year!

Une grande famille établie à LA, consisting of members Joseph Keefe (vocals/guitar), Sebastian Keefe (drums/vocals), James Buckey (guitar/vocals), and Christina Schroeter (keyboard/vocals), dixit les biographes.

Sur scène, il y avait un cinquième et un sixième larron, un bassiste ( sans doute Alex Walker) et une troisième guitare, plantée près du drummer. Je veux son T-shirt, te souffle Alfred, il dit roll that shit, light that shit, smoke that shit.

JP s'en fout, ce sont les jolies jambes de Christina qui l'attirent!

Bizarre que Family of the Year soit réduit au rôle de support, ils comptent trois albums à leur actif et ont cartonné un peu partout avec le single 'Hero'.

Personne ne s'est plaint, ça change des bouche-trous qu'on nous impose fréquemment!

Le clan décide d'entamer le set par une plage de leur dernier album, 'Facepaint'.

Un chouette indie folk, entraînant et ensoleillé, drapé d'arrangements soignés.

On aime le côté Woodstock et la joie de vivre émanant du sextet.

Toujours en mode soft indie folk, voici 'Carry me' et ses jolies harmonies vocales.

Paraît que Steven Tyler les compare aux Mama's and Papa's, il est pas con, Steven!

Ils embrayent sur le lumineux singalong 'Make you mine'.

Allons-y, débarrassons nous de nos frusques et piquons un sprint pour piquer un plongeon dans l'Océan.

Tiens, ça te rappelle

..Les enfants de mes enfants, sont en train de courir dans les champs, au milieu des voies lactées en cueillant des bouquets étoilés... de Claude Michel Schönberg.

Une philosophie positiviste quelque peu naïve, typiquement post hippie!

Ils poursuivent avec ' May I miss you' une nouvelle ballade aux saveurs American Dream, elle subit une sérieuse accélération lors du second mouvement.

' Never enough' précède le tube 'Hero' pendant lequel une charmante chanteuse, au dos dénudé, rejoint la smala.

Elle disparaît comme elle était apparue et les Californiens prennent congé avec le pertinent 'In the end'.

Un groupe à revoir en tête d'affiche!

The Vaccines

Le troisième album du groupe 'English Graffiti' ne fait pas l'unanimité...

Een band op de terugweg - Disque raté - Une succession de gros tubes pour lads bourrés - etc...

Faut-il chercher là, la raison pour laquelle le show n'est pas sold out?

Les fans, eux, ont répondu à l'appel, les neutres, quelque peu perdus parmi les collégiens et lycéennes, ne se sont pas emmerdés, les popanthems, souvent repris par la masse, ont défilé à la queue leu, leu,Justin a assuré le show à la Freddie Mercury, saine énergie et esprit combatif, bien rock'n'roll, étaient au rendez-vous, bref une grande majorité de l'assistance est sortie de la salle en ayant eu l'impression d'assister au concert de l'année.

Les autres étaient vieux!

21:00, une certaine fébrilité s'empare du public, 65" plus tard celui-ci exulte car Justin Hayward-Young (lead vocals, guitar), Freddie Cowan (lead guitar, vocals), Árni Árnason (bass, vocals) et Pete Robertson (drums, vocals), flanqués d'un cinquième élément ( claviers, guitare), qui restera en retrait pendant tout le concert, se pointent.

Une basse galopante amorce 'Handsome' ( 2'20"), le public bat déjà des mains, sur la lancée Pete attaque 'Wrecking Bar' ( 1'20"") puis, en mode garage, 'Ghost Town' ( 2'20").

Les photographes ont eu 6 minutes pour shooter les British!

Les salopards décident d'allonger leurs couplets avec 'Dream Lover', une ballade à l'intro lourde.

Justin prend la pose, les gamines hurlent, il propose 'Wetsuit' avant un petit laïus..good to be back after 3 years..

Tu paries qu'il va affirmer que l'AB est sa salle préférée?

Bingo!

This is 'Minimal affection', psalmodié à genoux pour la Vierge Marie!

Puis vient 'Tiger blood' en mode crooning avant le très nerveux 'Bad Mood', bien dans la lignée des Libertines.

On fait tout exploser avec 'Blow it up' et la bombe 'Post Break-Up Sex'.

La foule, haranguée par le chef, réagit au quart de tour, il est temps de calmer les esprits, we're gonna play a lovesong, ' In Love'.

You see this black guitar represents my heart, it's a very sad song.

Retour vers 2013 avec le gentil 'Melody calling,' chanté en falsetto, ce titre nous permet d'admirer le jeu subtil de Freddie Cowan.

Toujours en mode miel pour adolescents, ' Give me a sign'.

La diva s'allonge sur le plancher, les copains se marrent, Eglantine et Framboise pleurnichent!

Après les jérémiades, ils se préparent pour le sprint final, entamé avec 'Teenage Icon', suivi par '20/20' et 'I always knew'.

L'AB est en ébullition, ça continue à chauffer avec 'All in white' qui clôture le set normal.

Coup d'oeil au chrono: 65'.

Rappels

Justin revient seul en dodelinant et entame ' No Hope' à l'acoustique, toute la troupe le rejoint pour 'Radio Bikini' et 'Nørgaard', un single des débuts.

Rideau!

Les gamines se battent pour récupérer une setlist!

photos JP Daniels

last 2 pictures: michel

Family of the Year

Vaccines

The Vaccines - Family Of The Year à l'Ancienne Belgique- Bruxelles, le 5 octobre 2015
The Vaccines - Family Of The Year à l'Ancienne Belgique- Bruxelles, le 5 octobre 2015
The Vaccines - Family Of The Year à l'Ancienne Belgique- Bruxelles, le 5 octobre 2015
The Vaccines - Family Of The Year à l'Ancienne Belgique- Bruxelles, le 5 octobre 2015
The Vaccines - Family Of The Year à l'Ancienne Belgique- Bruxelles, le 5 octobre 2015
The Vaccines - Family Of The Year à l'Ancienne Belgique- Bruxelles, le 5 octobre 2015
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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 21:24
Steve Hackett - Ancienne Belgique-Bruxelles - le 4 octobre 2015 BIS

La brève de JPROCK :

Depuis quelque temps déjà Steve Hackett revient nous faire sa visite annuelle dans lasalle de la rue des Pierres.
Et à chaque fois on ne peut qu’être conquis par le spectacle proposé par l’ex membre du groupe britannique qui s’est donné pour mission de perpétuer l’oeuvre et l’esprit du Genesis de la grande époque, celle où Peter Gabriel officiait en tant que frontman.
Cette fois la salle n’est pas totalement sold out quoique bien remplie, mais comme toujours c’est un public fidèle et enthousiaste qui a fait le déplacement pour écouter l’homme au jeu de guitare magique.
Et le moins qu'on puisse dire c'est que l’ami Steve sait s’entourer de musiciens parfaits, avec un line up identique à la tournée précédente à l’exception de Roine Stoilt ( Transatlantic, Flower Kings etc…) qui remplace avec brio le talentueux Nick Beggs à la basse et à la deuxième guitare.
Le show se compose de deux parties : la première est axée sur la carrière solo de Steve et la deuxième sur le patrimoine musical de Genesis.
On a donc droit dans le désordre à des titres comme « Spectral Mornings » , « Star of Sirius » ou l’excellent « Wolflight » tiré du récent album du même nom en ce qui concerne la carrière du maître, puis ensuite à un festival Genesis avec des morceaux de bravoure comme entre autres « The Lamb lies down on Broadway « , « The Cinema Show » ou « Firth of Fifth « joué en clôture d’un concert intemporel et magnifique.
C’est certain , aujourd'hui on se rend à un concert de Mister Hackett comme on va écouter une énième version de la cinquième de Beethoven, avec bonheur et respect pour l’oeuvre de ce qui fut un des groupes majeurs de l’histoire du rock progressif, et même du rock tout court.
En résumé nous avons vécu un concert magique de 150 minutes qui une fois de plus nous a transportés, donnés des frissons et remplis de bonheur.
Cette musique traverse le temps sans prendre une ride et c’est très bien comme ça.
A l'image de la coupe de cheveux de Steve qui depuis toutes ces années n'a pas bougé... d'une mèche.

Texte et photos : jean-pierre vanderlinden aka JPROCK THE BLACK FEATHER.

Setlist ( sous réserve )
Set 1 (Solo Works):
Corycian Fire
(intro)
Spectral Mornings
Out of the Body
Wolflight
Every Day
Love Song to a Vampire
The Wheel's Turning
Loving Sea
Icarus Ascending
Star of Sirius
Ace of Wands
A Tower Struck Down
Shadow of the Hierophant
(instrumental only)
Set 2 (Genesis Revisited):
Get 'em Out by Friday
(Genesis song)
Can-Utility and the Coastliners
(Genesis song)
After the Ordeal
(Genesis song)
The Cinema Show
(Genesis song)
Aisle of Plenty
(Genesis song)
The Lamb Lies Down on Broadway
(Genesis song)
The Musical Box
(Genesis song)
Encore:
Clocks - The Angel of Mons
Firth of Fifth
(Genesis song)

Steve Hackett - Ancienne Belgique-Bruxelles - le 4 octobre 2015 BIS
Steve Hackett - Ancienne Belgique-Bruxelles - le 4 octobre 2015 BIS
Steve Hackett - Ancienne Belgique-Bruxelles - le 4 octobre 2015 BIS
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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 12:21
The Me in You - Nightman à l'Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 4 octobre 2015

The Me in You - Nightman à l'Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 4 octobre 2015

Un second album pour le groupe du Hageland, The Me in You, et un second passage à l'Ancienne Belgique.

Diest, Aarschot, Tirlemont, Landen, Hoegaerden sont donc venus visiter l'incroyable piétonnier Mayeur que même les Soudanais nous envient.

Quoi, Manu, ce que c'était ce black ensanglanté titubant à l'angle du boulevard et et du Plattesteen!

Un rescapé de la Nuit Blanche sans doute..

Et l'odeur d'urine?

Les chevaux de la police montée, sans doute...

20:00 Nightman

Tijs Delbeke : "Ik was al langer fan van de duisternis, maar van nu af aan mag u mij officieel NIGHTMAN noemen.".

Le frontman de Sir Yes Sir, guitariste chez Roosbeef et Dez Mona, a donc un nouveau projet: Nightman.

Un premier album ' Chapters' est prévu pour février, ' le titre 'Nice and Clean' est le premier à avoir fait l'objet d'un clip.

Première apparition sur scène, au Club de l'AB, mais le nocturne n'est pas habité par le trac des débutants!

Une panoplie de guitares alignées sur un stand rack, un double micro, le Antwerpse gigolo se pointe, remercie le public, merci om op tijd te zijn pour ensuite attaquer 'I messed up'.

Du travail classique de singer songwriter, assez proche des efforts solo de Johnny Thunders, par exemple.

La folky lovesong 'Cross-eyed girl' semble plaire au sexe faible puis il troque son acoustique pour l'électricité et propose ' Try to hurt you'.

I try to hurt you but I only hurt myself... pas évident les relations de couple.

Pas de fioritures, un songwriting franc, une guitare décidée, le concept est moins poppy que les compositions de Sir Yes Sir!

Pas d'upbeats jusqu'ici et 'Neither do I' au fond vaguement jazzy reste en mode andante.

'Nice and clean' sera le premier titre paré de riffs secs et mordants.

Confidences, à l'avenir, je serai soutenu par un band, ce soir, ils sont restés au bistro, je reprends une guitare sèche pour vous donner une leçon de vie destinée aux solitaires, 'How to be alone'.

Next one is for my father, ' Save some of my health', une pièce brève et forte montrant un esprit filial non biblique.

Le set s'achève avec l'impétueux 'The Night' prévu pour être le premier single.

Une première réussie.

Prochain gig le 30 octobre au De Studio, Antwerpen!

The Me in You

Et chez Tonton Sam, que disent-ils?

Melodic, low-key indie rock band the Me in You formed in 2009.

Thanks, Sam..

Line-up: Stijn Claes ( vocals, ac gt), Dimitri Dhaene ( bass, keys), Frank Saenen ( drums, backings), Thomas Van Den Haute ( bass, gt) et Han Wouters ( gt, backings).

Oui?

Frank Saenen, oui, The Scabs et The Kids!

On ajoute que le subtil Han Wouters a travaillé avec Rob de Nijs.

Après 'Forgotten clothes' ( 2012) , après trois ans de fécondation, The Me in You ( des ex-laitiers) a pondu un nouvel oeuf baptisé 'The Me in You', une nouvelle perle d'indie pop mélancolique et harmonieux.

Ils ont pris place, le pull marin a fait coucou à Manu, 'Isolated' est sur les rails.

Le timbre de Stijn nous renvoie d'emblée vers celui de Chris Martin, on ne dira pas que Coldplay est la seule influence, mais cette pop soignée y ressemble furieusement.

Sinon, on ajoute Crowded House.

Arrangements bien ficelés et harmonies vocales superbes.

Manu est ravie!

La Gretsch lance 'Control' , claviers en sourdine, petit synthé pour le lead singer.

Le peintre travaille par fines touches, sobriété et élégance sont les maîtres-mots.

Troisième pièce, 'Wonder', tu n'es guère surpris d'apprendre que Gaëtan Vandewoude ( Isbells) a mixé l'album.

Avec Marble Sounds et Isbells, The Me in You est un de nos dignes représentants du fluisterpop.

Dimitri et Thomas n'arrêtent pas de s'échanger leurs jouets et, avant d'entamer la ballade 'Stumble', le chef constate... d'habitude on doit demander au public de s'approcher de nous, pas ce soir vous êtes collés au podium!

Non, Frankie, 'Blankets' a été rayé de la playlist, on joue 'Low battery' datant du premier album.

Beaux effets de guitare postrock, Han Wouters est loin d'être un manchot.

Bon Iver n'est pas loin, donc on entame 'Winter'.

Paysages laiteux et mise en évidence du piano.

Ne cherchez pas 'Without leaves' sur un de nos albums, le morceau n'a jamais été enregistré.

On baigne toujours dans des eaux soft rock, on peut comprendre les gars qui citent Sufjan Stevens, mais si on remonte dans le temps, on peut mentionner Seals and Crofts ou Loggins et Messina.

Sans pause, Frankie a décidé, d'un jeu musclé, de sauter dans le wagon suivant, 'Plastik'.

La rêverie se poursuit avec la plage 'Youngster' au final percutant.

Pour démentir l'impression de joliesse, le quintet propose 'Washington' au ton plus rock, deux guitares électriques, trois voix, on pense à Squeeze!

Une valse indie pour terminer le gig?

' Girl in armour', un titre phare du premier LP.

En jetant un coup d'oeil au feuillet traînant sur le sol Stijn constate que le voyage est terminé, il débranche sa guitare et rejoint la clique backstage.

Pas de panique, braves gens, la setlist indique twee bisnummers!

'' Birds' et 'Whatever' à l'épilogue épique!


Le public quitte l'AB en souriant, c'est bon signe!

photos: Manu Gol En Vaux

The Me in You - Nightman à l'Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 4 octobre 2015
The Me in You - Nightman à l'Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 4 octobre 2015
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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 11:40
Steve Hackett - Ancienne Belgique-Bruxelles - le 4 octobre 2015

STEVE HACKETTAncienne Belgique, Bruxelles – 2015.10.04

Comment passer un dimanche soir d'agréable manière ?

Tu consultes les pages du site Internet de l'AB et tu te dis que Steve Hackett est un premier choix, comme le bœuf Angus, pas comme le Blanc Bleu Belge.

Ce n'est pas "sold out", on a vendu 1.100 places, mais je préfère être prudent et hop , train de 15.48 à Ciney, arrivée à Bruxelles Nord à 17.19 et je me dis qu'une promenade de santé le long des boulevards devenus piétonniers du centre de Bruxelles me fera le plus grand bien par cette fin de bel après-midi automnal.

Environ 30 minutes plus tard me voici parmi les 5 premiers présents devant la porte de la salle située au numéro 110 du Boulevard Anspach. A propos, ça n'engage que moi mais ce nouveau piétonnier à plus des allures de ville sinistrée que d'un espace convivial réservé aux promeneurs, c'est vide mes enfants, çà ne vit plus !
Retrouvailles avec mon pote Vincent, grand consommateur de « Live » lui aussi. C'est marrant, les fans de musique ont toujours matière à discussion quand ils patientent en attendant l'ouverture des portes d'une salle. Et on évoque des souvenirs, des phrases qui commencent de plus en plus souvent par : « Tu te souviens… ? » signe que le temps passe et qu'on vieillit...en beauté, je vous le concède.
Allez, c'est parti, j'ai mon précieux sésame, hop direction balcon, troisième rang plein centre où, horreur et stupéfaction, mon fauteuil chéri et les trois adjacents sont déjà occupé, et par des Italiens en plus. Je n'ai rien contre les descendants de Romulus et Remus mais quand tu entres dans les premiers et que des gens qui n'étaient pas dans la file d'attente dehors sont déjà assis tu te poses des questions. Tant pis, quatrième rang alors, mais de là aussi il faudra déménager car maintenant tu peux réserver des places numérotées à l'AB et c'est moche. Franchement. M'en fous, je me vois attribuer une bonne place après une chute dans les escaliers qui me nique le genou, fait ch…
Le line-up est le même que pour la tournée précédente à l'exception de la basse tenue cette fois par Roine Stolt qui remplace Nick Beggs. C'est la dernière date de la tournée européenne pour Steve Hackett qui nous gratifie d'un concert en deux temps.
Une première partie presque entièrement instrumentale sera consacrée à sa carrière solo. C'est ainsi que nous voyagerons avec notre acolyte au travers des titres superbes tels que « Corycian Fire », « Spectral Mornings », « Everyday » ou encore « Star of Sirius » et « Wolflight » un titre de son dernier album en date.

Steve Hackett est toujours aussi cool et comme d'habitude, il s'adresse à nous en français. Son jeu de guitare est tout bonnement somptueux, presque spatial, intemporel.
Et puis vient la seconde partie du concert qui s'articule autour de sa carrière au sein de Genesis. Magnifiques œuvres restituées comme à l'époque . « Get 'em out by Fiday », « The Lamb Lies Down on Broadway », « Firth of Fifth » nous transportent aux temps bénis où la musique progressive était à son zénith.

C'est ce que nous avons revécu pendant 2h15 d'un concert parfait, sans aucune faille tant émotionnelle qu'artistique.

Merci Monsieur Hackett, 65 ans et pas une ride musicale, bravo !

Mitch ZoSo Duterck

Steve Hackett - Ancienne Belgique-Bruxelles - le 4 octobre 2015
Steve Hackett - Ancienne Belgique-Bruxelles - le 4 octobre 2015
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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 09:38
Don McLean- Jarrod Dickenson - De Roma - Antwerpen ( Borgerhout), le 4 octobre 2015

Concert en images: J P Daniels, bla bla: michel

Don McLean- Jarrod Dickenson - De Roma - Antwerpen ( Borgerhout), le 4 octobre 2015

Et comment est la salle retapée?

De schilders hebben fantastisch werk uitgevoerd.

Oui, Jarrod:

Another night, another stunning venue. Singing this fine evening at De Roma in Antwerp.

Bien, on te paye une gaufre, you can keep your hat on!

Jarrod Dickenson

Un Texan à classer dans la catégorie songwriters/storytellers.

Recommandé si tu aimes Ray LaMontagne, soutiennent les connaisseurs!

Breathtaking songs et une voix rocailleuse à la Tom Waits, le barbu dresse une image d'une Amérique révolue!

"The Lonesome Traveler" est sorti en 2013, il a depuis sorti 2 EP's, le dernier 'An evening in the sun'.

Setlist:

Ain't Waiting Any Longer

No Work for the Working Man

Rosalie

Ballad of the Lonesome Traveler

Your Heart Belongs to Me
Come What May
Little Black Dress

Constat: rootsy stuff, rendu magnifique, hautement appréciable!

Don McLean

Vivienne ( UK): I knew when offered the chance to review Don McLean's show at the Colston Hall that hearing American Pie performed live by the original artist would be one of 'those' musical moments and it most certainly was...

Gerda, Wilrijk: ik kwam om 'American Pie' te horen, ik keerde met een brede glimlach terug naar huis!

In mijn Citroën C2 ( zwart) bleef ik maar zingen..

So bye, bye, Miss American Pie

Drove my Chevy to the levee but the levee was dry

And them good ole boys were drinking whiskey 'n rye

Singin' this'll be the day that I die

This'll be the day that I die....

Don McLean, c'est 'American Pie' et une vingtaine d'albums de folk/americana brillants.

En 2015, quand tu entends 'Vincent', tu pleures encore.

Il a vieilli?

Il a encore des cheveux...il est plutôt bien conservé pour ses 70 balais.

Don est accompagné par un groupe de vieux requins de Nashville dont Tony Migliore ( piano) et le grisonnant Jerry Kroon (drums), un bassiste et deux guitares complètent le line-up.

La setlist parcourt toute la carrière du singer songwriter de New Rochelle qui y introduit quelques covers pas débiles, dont 'Little Sister' d'Elvis, un Buddy Holly ( 'Everyday'), 'Crying' de Roy Orbison et en rappel, 'Greenback Dollar' de Hoyt Axton.

D'autres temps forts: 'Castles in the air' , 'And I love you so', 'Crossroads' au piano.

Et 'Vincent'?

Beau à pleurer, on te l'a dit!

Setlist

You Got Me Singing the Blues

Everyday

Botanical Gardens

Tulsa Time
Deep in the Heart of Texas
Homeless Brother
Still in Town
Crying
Little Sister
And I Love You So
Once Upon a Time
Empty Chairs
The King of Fools
I'm the Lucky Guy
Slow and Easy
Crossroads
Lovers Love the Spring
Castles in the Air
Genesis (In the Beginning)
Vincent
Got a Key to the Kingdom
American Pie
I'll Never Gunna Do It Again
Encore:
Ain't She a Honey

Greenback Dollar

Jarrod

Don

Don McLean- Jarrod Dickenson - De Roma - Antwerpen ( Borgerhout), le 4 octobre 2015
Don McLean- Jarrod Dickenson - De Roma - Antwerpen ( Borgerhout), le 4 octobre 2015
Don McLean- Jarrod Dickenson - De Roma - Antwerpen ( Borgerhout), le 4 octobre 2015
Don McLean- Jarrod Dickenson - De Roma - Antwerpen ( Borgerhout), le 4 octobre 2015
Don McLean- Jarrod Dickenson - De Roma - Antwerpen ( Borgerhout), le 4 octobre 2015
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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 20:48
Glenn Hughes Trio feat. Doug Aldrich - Jared James Nichol- Spirit of 66 - Verviers, le 3 octobre 2015 BIS

Le billet de JPROCK :

Lorsqu’on évoque Glenn Hughes bassiste émérite né le 21 août 1952 à Cannock dans le comté de Staffordshire on pense bien sûr à Trapeze mais surtout à Deep Purple qu’il a intégré en tant que bassiste vocaliste de 1973 à 1976 en compagnie de David Coverdale pour une trilogie d’albums ( Burn, Stormbringer et Come taste the Band ) qui fera date dans l’histoire du groupe .
Il devient ensuite brièvement chanteur intérimaire de Black Sabbath, collabore avec Gary Moore avant de poursuivre par la suite une carrière solo avec bonheur ainsi que des collaborations diverses avec des artistes de talents.
Sa voix incroyable et terriblement soul lui a valu le surnom de « The Voice of Rock » et chaque concert de ce surdoué constitue un petit évènement en soi car l’artiste donne tout.
Ce soir c’est une fois encore au Spirit of 66 de Verviers que notre homme a choisi de poser ses flightcases pour un concert qui tiendra toutes ses promesses.
C’est en trio que Glenn a choisi de se produire sur cette tournée 2015 entouré d’une star de la guitare le fameux Doug Aldrich ( Whitesnake, Dio, Hurricane, Lion etc…) et du batteur Pontus Engborg.
Après une première partie blues rock assurée avec tous les honneurs par le longiligne et talentueux Jared James Nichols place au plat principal lorsque Glenn Hughes fait son apparition sur scène vers 22h00.
Dès l’entame de « Stormbringer » on est scotché par la puissance vocale inégalée du bassiste qui avec le temps ne faiblit pas.
A ses côtés Doug Aldrich est flamboyant même si parfois je le trouve trop démonstratif ( ah ces vieux tics du métal ! ) pour le hard rock soul de Hughes.
Oui je sais, je pinaille, je pinaille...
Mais celui qui m’a littéralement sidéré c’est Pontus Engborg, ce type est une boule d’énergie qui frappe les peaux de ses fûts comme si sa vie en dépendait.
Et avec le répertoire de Glenn, il n’a que très peu de temps pour souffler !
Titre après titre le show monte en puissance avec « Sail Away « , « Good to be Bad « , une version formidable de « Mistreated » comme à l’accoutumée puis en fin de set un enchaînement « One last Soul » et « Soul Mover » absolument irrésistible.
Le Spirit of 66 , qui affiche sold out, en demande plus et Glenn, très souriant ( il semble avec l’âge de plus en plus reconnaissant envers un public fidèle qui l’a toujours soutenu... ) revient jouer « Black Country « ainsi qu' une version dantesque de « Burn «.
Ce titre légendaire qui habituellement fait la part belle à l’orgue Hammond nous est balancé à la tronche ce soir en version trio qui se repose juste sur le panache de Doug Aldrich qui abat un boulot incroyable à la gratte (harmonies, solos, riffs ) et sur la basse virevoltante de Glenn tandis qu’à la batterie Pontus y laisse presque sa vie.
Une réelle performance !
Et la voix de Glenn qui s'envole dans les aigus avec une facilité déconcertante, quelle voix ! Grandiose !
Une immense claque dans nos tronches qui suintent le rock par tous les pores.
A lui seul ce titre époustouflant résume magistralement ce que fut le show de ce soir, un putain de concert hard-soul du tonnerre de dieu !
Mais de vous à moi, y avait il ne fut ce qu’une seule personne présente dans la salle qui avait en franchissant la porte le moindre doute à ce sujet ?
Que nenni !
The Voice of rock is alive and well, et pour longtemps encore j’en mets ma main au feu !

Texte et photos : Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK.

Setlist ( sous réserves)
Stormbringer
(Deep Purple song)
Orion
Way Back to the Bone
(Trapeze song)
First Step of Love
(Hughes/Thrall song)
Touch My Life
(Trapeze song)
Sail Away
(Deep Purple song)
Good to Be Bad
(Whitesnake cover)
Guitar Solo
(Doug Aldrich)
Mistreated
(Deep Purple song)
Can't Stop the Flood
Drum Solo
(Pontus Engborg)
One Last Soul
(Black Country Communion song)
Soul Mover
Encore:
Black Country
(Black Country Communion song)
Burn
(Deep Purple song)

Glenn Hughes Trio feat. Doug Aldrich - Jared James Nichol- Spirit of 66 - Verviers, le 3 octobre 2015 BIS
Glenn Hughes Trio feat. Doug Aldrich - Jared James Nichol- Spirit of 66 - Verviers, le 3 octobre 2015 BIS
Glenn Hughes Trio feat. Doug Aldrich - Jared James Nichol- Spirit of 66 - Verviers, le 3 octobre 2015 BIS
Glenn Hughes Trio feat. Doug Aldrich - Jared James Nichol- Spirit of 66 - Verviers, le 3 octobre 2015 BIS
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