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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 17:59
Bram Vermeulen hommage + Waar is Ken? @ Boterhammen in't Park- Parc royal - Bruxelles, le 28 août 2015

Bram Vermeulen hommage + Waar is Ken? @ Boterhammen in't Park- Parc royal - Bruxelles, le 28 août 2015

Ray, tu t'es trompé, il n'est pas mort le soleil, le parc royal en était inondé pour le dernier épisode des Boterhammen 2015.

Moins de monde que pour Laïs, mais si tu voulais dégotter une place assise, fallait te présenter avant midi.

Marc Decock ( de l'AB) y va de son petit discours introductif qu'il termine par une question Waar is Ken?

Kenn c'est pas Mirza, Waar is Ken? est la nouvelle fierté de Izegem, après Filip Willy Mariette Cauwelier plus connu sur les scènes sous l'identité de Flip Kowlier.

Faut pas se laisser rouler dans la farine, Ken n'existe pas, ce quintette, dont le single 'Wimperzoen' a tourné sans relâche sur les ondes du nord du pays, est constitué de Lino Lefever ( bass), Geerwin Vandekerckhove ( chant, ex Van Nelle), Marlies Dorme ( chant), Gunter Callewaert ( keys) et Toon Bosschaert ( synth, programming). Ces jeunes gens et la charmante Marlies se complaisent dans un fluisterpop mélodieux, aux accents, tantôt lounge ou acid jazz, tantôt dreampop, qui a facilement séduit l'assistance pendant les 30' de set, basé sur leur unique album 'Dwaaltuin'.

Marlies, en sirène, murmure 'Rechtdoorzee' sur fond aquatique, Geerwin, a quitté le cimetière pour se joindre à la clique et chanter 'Vita Bis' en duo avec la madame qui répète en français ooh la vie est un moment de fleuve tranquille (?), le chauve aux raybans choisit le mode hip hop pour balancer son message, la bande sonore peut être taggée de chillout ou d'electronic lounge et peut faire penser à

Röyksopp, Télépopmusik ou Air.

Même scénario pour 'Badpak', deux voix dissemblables, sucrée pour Marlies dans son petit bikini fleuri et grave pour le gorille.

Un hit potentiel, dommage que l'été touche à sa fin.

Il fait assez beau pour s'allonger sur le gazon et rêver les yeux clos, voici le bucolique ' Grasgewijs'.

Zoenen met de mond is passé.

Avec le nez alors?

Nee, de mode is aan de 'Wimperzoen'.

Rien à voir avec le baiser de la femme araignée, pense plutôt à une caresse de papillon.

Synthétique, enfantin et lisse, pas étonnant, l'engouement à la VRT.

Leur dernier single 'Woordenstroom' s'est retrouvé dans la playlist du Latest Show on KCRW, une belle reconnaissance du talent de Waar is Ken?.

Zonder Geerwin, voici ' Maanziek' et son piano grave qui précède la dernière du récital, une lovesong, 'Hebjelief', démarrant comme toutes les chansons d'amour en mode ballade avant de virer electro beats soutenus.

Il est temps d'ouvrir les yeux, Ken a, à nouveau, disparu, évanoui dans ses rêveries.

Bram Vermeulen hommage

Bram Vermeulen s'éteint durant son sommeil lors de vacances en Toscane, il avait 57 ans.

En héritage il laisse plus de 20 albums et quelques singles intemporels, 'Rode Wijn' étant sans conteste ton préféré!

Dix ans après son décès, une de ses filles, Katarina Vermeulen décide de partir en tournée avec quelques uns des meilleurs musiciens du pays et d'interpréter les textes de son paternel.

L'hommage à Bram est un succès et reprend la route en 2015, la dernière escale étant le parc de Bruxelles.

Pas mal d'artistes déjà présents en 2014 sont de la partie, Katarina Vermeulen, Wigbert, Dirk Schreurs, Wouter Berlaen, Kris De Busscher, Rony Verbiest... Sioen s'ajoute à la liste en cette belle journée estivale.

Ronny Verbiest, armé de son accordéon, est le premier à fouler le podium, très concentré il amorce 'Ernst', un tango/musette/avant-garde audacieux nous permettant une nouvelle fois d'admirer tout le talent du conjoint d'Antje De Boeck.

Katarina se pointe accompagnée par Wigbert à la guitare, Dirk au piano, Wouter à la contrebasse, Kris prenant place derrière les caisses, la blonde enfant attaque 'Een goede reden'. Ronny a troqué son piano du pauvre pour un harmonica, le texte engagé, écrit en 1995, a gardé toute sa force, Katarina le rend parfaitement.

Sioen en piste, Ronny au sax, le tijdloze 'Politiek' groove à mort, il est suivi par 'De wedstrijd', een wedstrijd die je niet winnen kan, papa, je t'en prie regarde- moi!

De la tendresse, de l'émotion, un cri.....Bram, t'étais un génie!

Katarina is terug, slow time dans le parc, le cha cha cha 'Doe het' rappelle de bons souvenirs.

Au tour de Wigbert et de Wouter de se saisir du micro, ' 1+1=1', du boogie/swing fringant.

Dirk Schreurs à la fête, dommage, les dancing shoes sont restées dans l'armoire.

Quoi de plus normal que de laisser l'interprétation de 'Pauline' à la fille du troubadour, Katarina ajoute toutefois que cette country waltz ne dresse pas une image réelle de leur vie familiale.

Berlaen derrière les touches et au chant, il propose le mélancolique 'Verlangen', puis Sioen prend sa place et dédie le classique 'Rode Wijn' à sa maman qui adorait ce titre.

... Eten heb ik weken niet gedaan. Ik pis weer net als vroeger in de wasbak Slapen doe ik met m'n kleren aan... l'image parfaite de la séparation!

La suivante n'est peut-être pas la plus connue, mais elle est d'une actualité criante, 'De beuk erin'.

La vie a-t-elle un sens, 'Onzin' est transformé en charleston saccadé.

Ensuite Frederik Sioen propose 'Een doodgewone jongen'.

L'hommage prend fin avec le jazzy 'De Steen' chanté par de dochter van Bram et illustré par le sax noir de Ronny.

Bram, là-haut, s'est servi un verre de Bordeaux, a fait un clin d'oeil à sa fille et aux copains et a prononcé ' merci'!

Bram Vermeulen hommage + Waar is Ken? @ Boterhammen in't Park- Parc royal - Bruxelles, le 28 août 2015
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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 05:02
Album: Olivier Terwagne - Mnémosyne

Album: Olivier Terwagne - Mnémosyne

Couvin: Longitude : 4.48333 Latitude :50.05 Altitude :230.

Patrie de Watriquet Brassenel de Couving, auteur de fabliaux divers:

..Par I mardi, au point du jour,

me levai sanz faire sejour

l'an XXIX ou mois de juing,

si m'en aloie tout enjuing...

Extrait de: Le dit de l'iraygne.

Cette radieuse commune, connue pour ses Grottes de Neptune hébergeant moult chauves-souris, a vu naître un autre poète, Olivier Terwagne, chanteur-auteur-compositeur, dont le premier album 'Mnémosyne' est sorti en 2015.

'Mnémosyne' tu dis, faisons preuve de méthode, du grec mnêmonikós dont la déesse a pour nom Mnémosyne, celle qui passe pour avoir inventé les mots et le langage, accessoires qu' Olivier Terwagne ordonnance à sa guise.

Mnémosyne englobe quatorze plages et débute par 'Le désert du trop tard' .

Pas le même désert que celui de Jean-Parick Capdevielle, mais on peut noter l'association d'idée avec 'Le Désert des Tartares' de Dino Buzzati.

L'orchestration est digne des Chamfort les plus élégants, ce qui n'est guère étonnant en sachant qu' Alonza Bevan ( Tumblewild, Kula Shaker, The Healers, pas ceux de Fred, les copains de Johnny Marr) a enregistré l'album et s'est occupé de la direction artistique.

'Tweet sur seins trompés' oui, Twist à St-Tropez, une homophonie gaie et malicieuse qui prête à sourire.

'Je t'aime tu m'aimes faisons comme ça' multiplie les jeux de mots, cette joyeuse rengaine, pas toujours politiquement correcte, bénéficie d'une instrumentation faussement naïve, que ton esprit se surprend à associer aux petites musiques que distillait, il y a bien longtemps, l'orgue Gavioli pour accompagner les chevaux de bois trottant sur les vieux carrousels.

La valse 'L'odeur âcre', texte d'Eric Piette, est plus classique.

Cinquième pièce, ' La sphinge sans secrets'.

Indiana Jones, Scooby-Doo , Alix, tous ils ont voulu percer le secret du Sphinx.

Pas de mystères, pas de secrets pour la sphinge du sieur Terwagne qui aux sons de la superbe guitare de François Degrande nous balade dans un univers lynchien.

'Nos faiblesses' le clavecin de Bach goes électro.

Bizarrement ce titre se rapproche de certains Serge Lama qui n'est jamais cité comme influence.

'Anamnesis', tu crois qu'Olivier est nourri aux romans de gare?

Pierre de Ronsard n'est pas Guy des Gares !

' Pas contentes' dresse un portrait ironique des filles de 2015, ainsi que du désarroi masculin. Quelle est la bonne tactique?

'Banana Splitsing', Duvall, écoute cette samba iconoclaste, et en plus il avait prévu qu'Anthony Vanden Borre allait péter les plombs.

Euh, Jean-Jacques, tu nous expliques...

L’ochlocratie c'est la dégénérescence de la démocratie.

Chouette, vais l'utiliser au scrabble.

'La vie est un long deuil tranquille', en mode ballade nostalgique , un collage verbal ingénieux chanté d'une voix désabusée.

Une superbe chanson baignant dans des climats Tiersen, tout comme l'instrumental mélancolique 'L'hiver à Forges'.

Quelques flashbacks, souvenirs heureux, illuminent 'Je voudrais encore' dominé par des cordes plaintives et un piano sautillant, Terwagne se fait tendre pendant 140 secondes.

'Blasphémateurs' sur fond de violon tzigane dessine, une nouvelle fois, un portrait caustique d'une société prosaïque où règne, en maître absolu, la vulgarité.

Dernier acte du recueil, dernier exercice de style, 'Le coeur sale' que tu mettras des semaines à décrypter.

Bonus track: 'Tonton '.

Il ne tousse pas!

PS: 'Mnémosyne' demande plusieurs écoutes pour en extraire toute la richesse.

Olivier Terwagne sera au Bacchus ( Charleroi) le 11 septembre, à La Samaritaine ( Bruxelles) du 23 au 26 septembre.

Album: Olivier Terwagne - Mnémosyne
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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 13:48
Cécile Corbel: interview

Interview ... Cécile Corbel par JPROCK

Le 16 aot 2015 Cécile Corbel était la tête d'affiche du Celtic Folkfestival de Ham.
Avec toute la gentillesse qui la caractérise l'artiste a accepté de se confier et de répondre à quelques questions pour Concert Monkey et Concerts-review.
Une manière agréable d'en savoir un peu plus sur cette chanteuse harpiste bretonne aux doigts de fée...

JPROCK : Bonjour Cécile Corbel et tout d’abord bienvenue en Belgique ! Que pensez vous de l’accueil du public belge après votre concert de ce soir à Ham?
Vous sentez-vous chargée d’un devoir de vulgarisation de la musique bretonne au delà de vos frontières?

C.C. : Nous avons été très bien accueillis à Ham, c'est un festival très familial avec un bon esprit.
Nous sommes très heureux de cette escale en Belgique au milieu de notre série de concerts bretons de l'été ! On espère revenir à l'avenir plus souvent chez vous !

JPROCK : Pourquoi la harpe ? D’où vous est venu cet attrait pour un instrument qui se veut atypique et peu courant?

C.C. : J’ai apprivoisé cet instrument en Bretagne après l'avoir découvert à l'adolescence. Ce fut comme un coup de foudre entre elle et moi...C'est comme l'amour, cela ne s'explique pas. En tout cas c'est un instrument idéal pour chanter et composer même s'il reste encore assez méconnu.

JPROCK : La première fois que je vous ai entendue c’est lors d’un séjour en Bretagne en septembre 2014 sur radio Bleu Armorique alors que je roulais en plein milieu de la forêt de Brocéliande en direction de Paimpont.
Quels sont vos liens avec ces légendes bretonnes et toute cette imagerie celtique liée à Merlin et au monde féérique de la culture celte et bretonne en particulier ?

C.C. : Je suis née et ai grandi en Bretagne dans le Finistère bercée par cet imaginaire. J'ai en plus toujours eu un attrait pour les histoires, les lieux "habités", les personnages historiques ou imaginaires, le patrimoine oral, les légendes...Cela s'en ressent dans mes chansons, mais je ne me cantonne pas à la Bretagne !
Mes sources d'inspiration volent au gré du vent.

JPROCK: En 2010 vous avez écrit la musique d’un film d’animation japonais « Arriety , le petit monde des chapardeurs » du studio Ghibli qui vous a valu un disque d’or là bas et une notoriété importante au pays du soleil levant.
Comment expliquez vous l’intérêt des Japonais pour votre musique et comment est née cette collaboration ?

C.C. : Je crois que la chance y est pour beaucoup dans cette histoire.
Le jeu des rencontres et du hasard a fait que ma musique est arrivé aux oreilles des producteurs du film...Le reste de l'histoire est un peu comme un conte de fée.
Les Japonais aiment la musique celtique mais je suis infiniment chanceuse d'avoir vécu cette aventure japonaise qui est née d'un coup de coeur du studio Ghibli pour mes chansons...

JPROCK : Vous est-il arrivé de participer à des festivals autres que de musique celtique comme des festivals pop ou rock ? Parlez moi de vos goûts musicaux en dehors de la musique que vous créez …

C.C. : J’écris de la musique folk, c'est à dire une musique d'aujourd'hui, pour les gens d'aujourd'hui , mais qui se nourrit à la source de la tradition et d'un imaginaire ancien. Le tout est nourri par mon goût pour la pop music, le rock progressif ou encore la musique baroque !
Difficile de faire rentrer cela dans une case...
J'écoute plein de musiques différentes !

JPROCK : Vous avez partagé l’affiche avec Luc Arbogast qui récemment a donné un concert formidable au Cirque Royal de Bruxelles et qui doit en partie sa notoriété à une émission comme The Voice France. Quelle est votre point de vue sur ces nouveaux tremplins médiatiques par le biais de la télévision ? Auriez-vous pu participer à une telle aventure ?

C.C. : J’ai de l'admiration pour les artistes qui tentent l'aventure de la télévision car c'est un monde assez cruel et je ne crois pas que j'ai le bon caractère pour participer à ces programmes...
Je me sens trop fougueuse et hypersensible pour résister à cette pression que doivent rencontrer les candidats de ces émissions.
Cela dit je suis vraiment heureuse que le grand public ait pu découvrir Luc Arbogast grâce à la TV, il a amené un supplément d'âme et sa différence à l'émission et ça c'est merveilleux !

JPROCK : Quels sont les artistes bretons avec qui vous revendiquez une certaine filiation?

C.C. : J’ai une grande admiration pour Alan Stivell, en tant que musicien et compositeur/auteur. Idem pour Gilles Servat.
J'aime aussi Patrick Ewen, pour son talent de chanteur et conteur, les Sonerien Du pour leur énergie sur scène pour faire danser les gens en Fest Noz, les Ours du Scorff pour la poésie et l'imaginaire de leurs chansons pour les enfants.
J'aime aussi une chanteuse qui a fait des très beaux textes et musiques dans les années 70 mais dont on n'entend plus trop parler, elle s'appelle Ann Krist et a une écriture fascinante, très habitée et profondément celtique.

JPROCK : Pour votre album » La Fiancée « vous vous êtes entourée d’un groupe pop et d’un quatuor à cordes, est ce là une nouvelle direction plus accessible que vous désirez prendre pour l’avenir afin de rencontrer un public plus large?

C.C. : J’ai toujours aimé avoir des instruments à cordes dans mes albums (violon, violoncelle, alto...) mais c'est vrai que mon dernier disque laisse la part belle à des musiciens classiques. Les cordes, le hautbois, le basson, le clavecin et d'autres viennent ainsi colorer les instruments folk plus habituels (harpe, guitare, flûtes...)
Ce n'est pas une nouvelle direction mais une envie rendue possible grâce à la maison de disque.

JPROCK : Contrairement à certaines provinces françaises dont le nationalisme peut s'exprimer politiquement par un rejet de l'autre, la Bretagne oppose une conscience ouverte sur l'Europe et plus largement sur le monde, c'est l'une des régions à avoir le plus voté aux européennes de 2009.
Au fond de vous-même vous sentez vous plus bretonne, française, européenne ou plus simplement une femme libre appartenant à la race humaine?

C.C. : En 2015, j'aime de moins en moins les drapeaux brandis et les frontières.
Je me sens citoyenne du monde et c' est lourd à porter quand je vois la misère des semblables à deux pas d'ici.
Bien sûr je suis fière d'être bretonne mais ce sont surtout les paysages de ma régions qui m'habitent et non un sentiment de supériorité ou de repli sur soi.
La Bretagne est une région très accueillante et ouverte sur le monde mais certains sentiments et revendications le sont moins...

JPROCK : La croix celtique (une croix inscrite dans un cercle) est très présente dans la symbolique bretonne et est liée au christianisme mais aussi à la symbolique de la roue. Que pensez vous de l’affirmation « pour les Bretons le temps tourne mais ne passe pas » ?

C.C. : Dans une vie antérieure (lorsque j'étais étudiante) je me suis beaucoup intéressée aux religions et aux symboles. Ils sont souvent à double tranchant.
La croix celtique est particulièrement ambivalente car souvent récupérée par certains groupes aux idées sombres.
Pour représenter l'esprit de la Bretagne ou l'esprit celtique, je lui préférerais volontiers la Spirale, symbole de l'infini, du souffle et de l'éternel recommencement...
Les vagues, le vent, l'air et même nos petites destinées peuvent être symbolisées par cette spirale celte.

JPROCK : Merci Cécile Corbel de m’avoir accordé un peu de votre temps et bonne route !
Le public belge se réjouit de vous revoir plus souvent en concert chez nous.

Interview réalisée par Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK-THE BLACK FEATHER
(Accréditation Concert Monkey )

Cécile Corbel: interview
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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 12:19
Laïs & Wim Claeys @ Boterhammen in't Park- Parc royal - Bruxelles, le 25 août 2015

26e édition des "Boterhammen in het Park", organisées par l'Ancienne Belgique, c'est toujours gratos, et le Standaard t'offre un ticket à échanger contre une tartine, la Gueuze c'est fini.

Lundi 24 août 2015: Urbanus en De Fanfaar + Gelukkig Zijn et vanmiddag, Laïs + Wim Claeys!

Laïs fête son 20è anniversaire sur les planches, c'était un concert à ne pas rater, d'où une foule massive sous les frondaisons, l'apéritif nous vient de Gent: Wim Claeys!

Wim Claeys is een Belgisch muzikant en cabaretier, zegt Wikipedia, il est le fier papa de quatre filles, ajoute Isabelle.

Tu l'as croisé avec Göze, Ambrozijn, il s'est aussi acoquiné avec Didier Laloy dans Tref, tâte au jazz avec Harakiwi, s'est baladé dans Olla Vogala et a participé à quelques projets Living Roots.

Et sinon?

Il donnait des cours de math, mais de nos jours il écume les cabarets de la cité du club ayant remporté le dernier championnat de foot pour y raconter des bribes de vie de son bompa Fons, par exemple.

Comme il avait peur de se sentir perdu in de hoofdstad, il a emmené quelques copains, Ward Snauwaert, non pas celui qui fabrique des raquettes, le guitariste - le doux Laurens Billet ( drums) et Wouter Berlaen ( lui-même singer-songwriter) à la contrebasse.

En wat speelt Wimmeke?

De l'accordéon diatonique!

C'est parti pour trente minutes de Gentse folk, jovial, grivois et gaillard.

'Zoese wille' inspiré par les Gentse Fiesten.

Et si tu connais pas le West-Vlaams?

Tu demandes à De Croo.

Herman, zeg het eens....

Zou ze willen in ABN, ou comment draguer une nénette qui se déplace sur une bicyclette pliable et toi en mobylette, pour l'aborder t'as qu'à avaler 5 ou 6 pintjes, ça aide!

L'accordéon voltige, la guitare et la batterie distillent un fond rock, la contrebasse se la joue sobre.

C'est dans la poche après un titre!

Les Gentse Feesten c'est Walter De Buck, voici une de ses compositions, 'Kom zwijg ne kier en luister naar mij'.

Pas le morceau le plus connu de Walter, mais il dégage une force tranquille incroyable.

Les mousquetaires poursuivent avec un instrumental joyeux, déchiré par une guitare acérée, 'Frod Frod', il est suivi par ' Singen' traitant de la première guerre mondiale.

Wim a monté, il y a peu, 'Ijzer', une pièce de muziektheater ayant tourné dans les meilleures salles du Nord.

'Singen' est aussi profond que 'De Moorsoldaten', autrefois au répertoire de Rum.

Karel Waeri (Gent, 3 juli 1842 - 15 maart 1898), ça vous dit quelque chose?

Un cycliste ayant remporté les Six Jours?

Een volkszanger, klootzak!

Les enfants, ramassez deux mégots, fourrez les dans vos oreilles, het liedje is vuil en heet ' De Stront'.

Sans l'odeur, heureusement!

Encore une chanson populaire de la ville de Jacob van Artevelde, 'De Veugelmort'.

En mode farandole, en route pour le marché aux oiseaux, vais offrir un canari ou une perruche à madame, les voisins seront tous jaloux....

Le set prend fin avec 'Het liedje van de zonne', un hymne au soleil que chantait Walter De Buck.

Court le set, mais de qualité!

Laïs.

Trois grâces, nées de l'inspiration d'un Sandro Botticelli de Flandre, pour souffler 20 bougies: Jorunn Bauweraerts - Nathalie Delcroix et Annelies Brosens, elles sont précédées sur le kiosque par Bjorn Eriksson ( guitare) et Tomas de Smet ( basse, contrebasse), deux ex-Zita Swoon, Roel Poriau aux drums ( Think of One, Zita Swoon, Antwerp Gipsy-Ska Orkestra etc..), à l'accordéon et hurdy-gurdy, on verra Hans Quaghebeur ( Kadril) et cachée, à l'arrière-plan, on devine le violon de Seraphine Stragier.

' Min Morfar', mijn grootvader, en suédois, ouvre.

Rien à dire les harmonies vocales sont toujours parfaites et les jeunes dames virevoltent comme au printemps, quant à l'accompagnement musical impossible de trouver mieux en stock.

La suivante est une chanson à boire, 'De wijn'.

Skol!

C'est 'La Danse des Paysans' de Pieter Brueghel l'Ancien que ton esprit visualise.

La guitare de Bjorn déchire le lament 'Joskessong' interprété en anglais, tandis que la ronde 'Voici la Saint-Jean' nous rappelle le rôle incontestable joué par Malicorne dans le renouveau des chants traditionnels.

Nog eentje in 't Frans, annonce Jorunn la blonde et Laïs attaque une chanson du Bourbonnais 'Marie-Madeleine'.

Elle avait péché?

A peine, Marie Madeleine n'avait pas quinze ans qu'elle y avait bien quatre amants...

Une vielle pour Hans, voici 'Ni vandaag', ik zie u zo graag.. répété à l'infini vient s'imprégner dans tes cellules, le fond musical propice à la transe hypnotise, telles des sorcières, Jorunn, Nathalie et Annelies tourbillonnent là-haut et flanquent la trouille aux nombreux mioches assis face au podium.

'De wanhoop' chante peut-être le désespoir mais ce titre, lui-aussi, déménage sérieusement et agresse tes substances grises.

A capella, comme lors de nos débuts, ' 't Zoutvat' et la murder ballad '7 steken', de la magie pure, goosebumps, zeggen ze bij Cameron!

Retour du band, on va se défouler les jambes après tant de douleur, un morceau tout en onomatopées précède le traditional 'Matty Groves' que Moriarty a repris récemment sur l'album 'Fugitives'.

Un titre à rapprocher de l'univers Eriksson/Delcroix, Nathalie terminant le passage énervé en caressant un zither, tandis que Bjorn, turbulent, mène le bal.

Grand morceau suivi par un classique au répertoire des belles, l'endiablé ' t Smidje'.

Présentation des artilleurs avant le tonique ' Boogie Woogie Bugle Boy' des Andrews Sistters et ' Tina Vieri' pour terminer la fête.

Le public et toutes les bestioles du parc les rappellent, tout logiquement, les fées proposent 'Le renard et la belette', Hans à la flûte, avant de prendre congé.

Que des visages radieux au sortir du parc.

Le 29/8, Laïs sera à Lovendegem ( Boombal).


Laïs & Wim Claeys @ Boterhammen in't Park- Parc royal - Bruxelles, le 25 août 2015
Laïs & Wim Claeys @ Boterhammen in't Park- Parc royal - Bruxelles, le 25 août 2015
Laïs & Wim Claeys @ Boterhammen in't Park- Parc royal - Bruxelles, le 25 août 2015
Laïs & Wim Claeys @ Boterhammen in't Park- Parc royal - Bruxelles, le 25 août 2015
Laïs & Wim Claeys @ Boterhammen in't Park- Parc royal - Bruxelles, le 25 août 2015
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23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 13:15
Brussels Summer Festival 2015 ( day 10) : Paon- Orchestral Manoeuvres in the Dark - Place des Palais - Bruxelles, le 23 août 2015

Brussels Summer Festival 2015 ( day 10) : Paon- Orchestral Manoeuvres in the Dark - Place des Palais - Bruxelles, le 23 août 2015

C'est la dernière!

Elle ne démarre pas sous les meilleurs auspices, Bruxelles/ Vlaams-Brabant, alerte orage, niveau orange!

Quitte ou double?

La pièce tombe du bon côté, après avoir marmonné une prière à la Vierge Marie, ta Rolls te conduit près du Sablon.

Marie doit être sourde, 17:30', il pleut.

18:00 pan, sous la pluie , voici Paon!

Ben Baillieux-Beynon (Tellers), Aurélio Mattern ( Lucy Lucy, The Vagabonds, Sonnfjord..), Jérémy Mulders et Léo Grosheitsch sont donc venus parader Place des Palais.

Les femelles n'étaient pas les seules à être éblouies par ces beaux volatiles faisant la roue, leur indie folk pop a belle allure et il a le mérite de ne pas se cantonner dans un style mélancolique, casse-burnes à la longue, il peut également rocker sec quand il faut.

Bref, 45' sous l'averse pendant lesquelles les K-Ways multicolores ne se sont pas enquiquinés le moins du monde.

L'oiseau démarre fort avec le mélodieux 'Shine on me' bourré d'effets psychédéliques.

Aurélio et Ben se partagent les vocaux pendant 'Wake them up' , une plage lumineuse tranchant avec un ciel obstinément gris.

'Teevee', ses vocaux scandés et son fond musical saccadé, secoue pas mal avec son petit côté sixties accentué.

Jérémy s'est trouvé un triangle, Aurélio tabasse des wooden chimes, voici le nerveux et exotique 'Cool Spot'.

Faut pas l'arroser, donc svp là-haut, arrêtez de nous balancer des seaux entiers, cette 'Plastic Flower' brille de mille feux, elle est suivie d'un instrumental agité, l'orgue sonne The Stranglers, l'harmonica colore la plage de teintes bluesy, chouette titre!

Le Britpop 'My luck is gone' date de l'EP 'Shine over me', Ben et Jérémy se sont échangés leurs instruments, le paon revient à la lecture de l'album et propose 'Make it last' et ses touches Arcade Fire.

'Tasdesdoutes'?

Oui, vous avez piqué ça aux Beatles, 'Lucy in the sky with diamonds'?

Jérémy entame la dernière, ' Déja Vous', au chant avant de céder le relais aux potes, après un long bridge bien foutu, on reprend le thème, salue la foule et retourne faire le beau dans le parc.

Un bon concert!

Orchestral Manoeuvres in the Dark.

Juste devant toi une mamie s'est transformée en girouette déréglée pendant tout le show des vétérans de la new wave/synthpop, de Liverpool, 46 coups de coude, 67 baffes en plein visage, t'as évité et ne parlons pas des mouvements de son arrière-train imposant qui venait se rapprocher dangereusement de la partie sensible de ta vieille anatomie.

Mamie s'est amusée comme tout le public de la Place des Palais, faut dire qu' OMD a fait fort, très fort, Andy McCluskey, bondissant, haranguant la foule, souriant ou prenant la pose avec sa basse, tenait une forme qui aurait pu lui valoir une médaille aux jeux de Pékin.

C'est avec le megatube 'Enola Gay' qu' Andy McCluskey, Paul Humphreys, Malcolm Holmes et Martin Cooper débutent ce qui allait être une fête monstrueuse.

Ambiance des grands soirs à Bruxelles.

'Messages' et ' Tesla Girls' composé à De Haan, Belgium, beautiful sandcastles, nous rappelle Andy, se succèdent.

And as the shit rain has stopped on va s'amuser and really start dancing, and that includes all the old people in the audience, les plus excités d'ailleurs, il virevolte tel un robot fou pendant 'History of modern' et comme vous êtes chauds, je cède le micro à Paul.

L'organiste maniéré entame 'Forever live in die' en mode crooning synthétique, Mamie me fait des yeux doux, ai failli enlacer Pierrot pour la décourager.

Brussels, ready for a serious story, once upon a time we were a cool electronic band from the UK et puis on a eu un hit immense chez Tonton Sam où 'If you leave' a été choisi pour le soundtrack de 'Pretty in Pink', les dollars ont afflué, we became millionaires, voici ce titre décoré d'un solo de sax de Martin Cooper.

Andy récupère sa basse, let's go back in 1981, qu'il dit avant d'envoyer le nostalgique 'Souvenir'.

Euh, Paul, you're taking your jacket off, t'es pas Iggy Pop, gars, Bruxelles voulait l'entendre, voici 'Joan of Arc' puis les bruitages industriels annonçant 'Maid of Orleans'.

Le frontman transformé en pantin désarticulé par les flammes du bûcher attire tous les regards.

OMD est grand!

A slow song to follow, le bucolique 'Talking loud and clear'.

Intermède, il a reconnu un fan dans la masse et lui dédie quelques lignes de 'Pandora's box' non prévu au programme qui se poursuit avec 'So in love'.

..I can't stand still...chante-t-il pendant 'Locomotion', il l'a prouvé pendant une heure.

La suivante was a brilliant song but no hit in Belgium alors qu'en Prusse on en a écoulé plus d'un million d'exemplaires, listen to 'Sailing on the seven seas', ce concert admirable prend fin avec le titre des débuts 'Electricity'.

Et tant pis pour la facture d'énergie.

Merci, Messieurs, c'était grandiose.

Le BSF prend fin pour toi!

Brussels Summer Festival 2015 ( day 10) : Paon- Orchestral Manoeuvres in the Dark - Place des Palais - Bruxelles, le 23 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 10) : Paon- Orchestral Manoeuvres in the Dark - Place des Palais - Bruxelles, le 23 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 10) : Paon- Orchestral Manoeuvres in the Dark - Place des Palais - Bruxelles, le 23 août 2015
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23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 09:16
Brussels Summer Festival 2015 ( day 10) : Paon- Orchestral Manoeuvres in the Dark - Aaron- Place des Palais - Bruxelles, le 23 août 2015

Brussels Summer Festival 2015 ( day 10) : Paon- Orchestral Manoeuvres in the Dark - Aaron- Place des Palais - Bruxelles, le 23 août 2015

Le billet de JPROCK :

Alors que la journée de samedi fut ensoleillée, celle de dimanche commence mal avec une météo maussade et incertaine et la pluie qui fait son apparition sur le coup de 18h alors que PAON monte sur les planches.
Les jeunes Bruxellois ont donné tout ce qu’ils avaient dans des conditions assez difficiles et leur musique plaisante aux guitares incisives et aux synthés bien présents demanderait une écoute plus attentive dans de meilleures conditions. A revoir donc, mais l'impression qu'ils m'ont laissée est positive.
Il est bien évident que si la Place des Palais, assez clairsemée, lors du set de Paon se remplit tout à coup c’est pour accueillir dans une ambiance survoltée les vétérans increvables d’Orchestral Manoeuvre in The Dark.
Le gesticulant et sympathique Andy McCluskey et Paul Humphreys n’ont pas leur pareil pour soulever les foules avec leur synthpop new wave intemporelle.
De « Enola Gay » qui ouvre le set de manière grandiose à « Electricity » qui le clôture , le groupe aligne les hits devant une foule conquise qui leur fait un triomphe.
Franchement OMD nous a fait danser et passer un très, très bon moment, rempli de nostalgie et rien que pour ça on peut leur dire merci les gars, vous étiez top !
Je ne peux pas en dire autant d’ AARON qui pour la deuxième fois que je les voyais m’ont à nouveau laissé sur ma faim.
Trop linéaire et forçant sur les basses à outrance le set du duo français s’essouffle rapidement et fini par avoir raison de ma bonne volonté à tenter une nouvelle fois de les apprécier.
Pourtant ils ont des qualités indéniables mais je reste assez insensible à leur musique qui, je trouve, manque de relief.
Dommage qu’ils aient interprété leur meilleur titre, le nouveau single « Blouson Noir «, en fin de concert car je n’étais plus là pour l’entendre.
C’est Archive qui d’après les dire de ceux qui ont assisté à leur show a magistralement clôturé cette édition 2015 du BSF qui au final fut assez inégale tant au niveau de la programmation que de l’organisation parfois chaotique.
Mais je me dois de terminer sur une note positive et reconnaître que comme chaque année le BSF nous a réservé de grands moments parmi lesquels je peux citer les concerts de Benjamin Clementine, Soviet Suprem, Flogging Molly, Triggerfinger, Basement Jaxx, Etienne Daho, OMD et Roosbeef.
Rendez-vous l’année prochaine pour l’édition 2016 et de nouvelles aventures qui je l’espère nous ferons vibrer.

Texte et photos : Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK - THE DARK FEATHER.

Brussels Summer Festival 2015 ( day 10) : Paon- Orchestral Manoeuvres in the Dark - Aaron- Place des Palais - Bruxelles, le 23 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 10) : Paon- Orchestral Manoeuvres in the Dark - Aaron- Place des Palais - Bruxelles, le 23 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 10) : Paon- Orchestral Manoeuvres in the Dark - Aaron- Place des Palais - Bruxelles, le 23 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 10) : Paon- Orchestral Manoeuvres in the Dark - Aaron- Place des Palais - Bruxelles, le 23 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 10) : Paon- Orchestral Manoeuvres in the Dark - Aaron- Place des Palais - Bruxelles, le 23 août 2015
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22 août 2015 6 22 /08 /août /2015 13:21
Brussels Summer Festival 2015 ( day 9) : soirée à la française: Marina Kaye, NACH, Laurie Darmon et Pomme - Salle de la Madeleine - Bruxelles, le 22 août 2015

Brussels Summer Festival 2015 ( day 9) : soirée à la française: Marina Kaye, NACH, Laurie Darmon et Pomme - Salle de la Madeleine - Bruxelles, le 22 août 2015

Universal Belgium - RTL et le BSF s'associent pour présenter de nouveaux talents qui sont déjà ou seront bientôt les grand noms de demain.( dixit Universal).

Pas la grande foule à la Madeleine où le coup d'envoi est prévu à 20:00, heure à laquelle un gugusse de Chez Universal ( G L) vient faire son numéro d'une ringardise stupéfiante ( on reverra le petit Gilbert pour présenter chaque artiste, on était à chaque coup plié en deux, Pirette c'est un intello en comparaison), il est suivi par un gars de chez RTL, clair et sobre, fait assez rare que pour le mentionner, ils cèdent la place à une première demoiselle de 19 ans.

Pomme

Claire Pommet, managée par French Flair, est mignonne tout plein, a sorti un single ' J'suis pas dupe' et s'est fait une centaine de nouveaux fans après son showcase gagnant au BSF.

D'une voix limpide elle nous chante un maiden folk à la française...dans l'ombre de tes yeux j'ai trouvé les plus beaux mensonges...celle qui auparavant, du côté de Lyon, se produisait sous le nom de Claire, t'a d'emblée séduit.

Son discours s'avère nettement moins naïf que ce que Céléna-Sophia ( même tranche d'âge) nous avaient proposé dans la même salle lors du BSF .

Ce 'J'suis pas dupe' est juste parfait!

Applaudissements nourris, grand sourire, merci, Bruxelles, vous avez l'air accueillants et gentils.

On n'a pas voulu la contredire.

Une seconde mélodie à la mélancolie acidulée (...notre amour est en cavale...) succède au single puis elle troque son acoustique contre un banjo pour reprendre Dolly Parton en anglais.

Sa version de 'Coat of many colors' ( 1971, est tout simplement délicieuse.

Quoi, Benoît?

Charmant et frais... oui, et touchant!

Pour connaître une ville il faut s'y perdre, ce garçon est une ville que j'aime visiter.

Jolie métaphore!

Elle accroche un mini-tambourin à hauteur du talon d'Achille pour entamer une rengaine illustrant une aventure d'une nuit.

Pomme, c'est Barbara à 19 ans.

Le fruit vert poursuit avec un titre poétique qu'elle vient d'écrire et dont c'est le baptême public avant de terminer au banjo par une plage ensoleillée, chantée d'une voix pure à la Joan Baez.

Pomme, jolie à croquer et talentueuse, ce qui ne gâte rien!


Laurie Darmon

La fille du beau Gérard ?

Ce n'est pas mentionné dans la bio, gamin, Laurie, un petit bout de femme de 24/25 ans, commence à se faire un nom en France où son EP, 'Mesure Première' a été bien accueilli.

Toute frêle dans sa robe fleurie, elle se présente accompagnée par un jeune homme doué maniant claviers, synthés et bandes (Florian Rossi).

Le duo débute par le titre 'Ta voix'.

De l'indie electro pop à la française, servi sucré, le philtre est mélodieux et séduisant.

Ce n'est guère étonnant que mademoiselle Darmon se soit retrouvée finaliste du Prix Moustaki 2015.

C'est notre premier passage à Bruxelles, nous allons vous faire entendre des extraits du EP.

'Malsain', ses vocalises et son fond symphonique, impressionne comme le titre précédent.

Laurie nous confie qu'il s'agit du premier concert en formule duo, auparavant elle se produisait solo, piano/voix, elle propose 'Mes mots tes lèvres douces', une superbe valse électro, sensuelle à souhait.

Accélération sensible avec la suivante, non reprise sur le cinq titres.. ..je voudrais que tu reviennes, que tu me prennes, que tu me tiennes....te donne comme une envie de serrer dans tes bras cette délicate fleur.

'L'envie d'écrire', dominé par un piano subtil, raconte une nouvelle histoire d'amour romantique, mais pour paraphraser les Rita Mitsuko, elles finissent mal en général.

' Rupture', et ses violons graves, met fin à ce set fort apprécié .

NACH

Chez les Chedid, tout le monde est artiste, Anna a décidé qu'elle ferait carrière sous le patronyme NACH.

Premier EP en 2009 et en 2015 un album complet, 'NACH'.

Elle vient le présenter avec panache à La Madeleine, soutenue par deux musiciens, basse/claviers et batterie ( Kenny et Dany).

Anna, le gai luron au collier impressionnant, au centre, tapote un piano électrique.

Démarrage avec 'Ame mélodique' , dans la lignée des titres composés par Michel Berger que ce soit pour Véronique Sanson, France Gall ou Diane Dufresne.

De la French pop enjouée à la limite de la variété.

Anna ne ressemble en rien aux jeunes filles en fleur l'ayant précédée, elle jouit d'une belle assurance et connaît toutes les ficelles du métier, elle est du style à moi, on ne me l'a fait pas!

Kenny, brave homme, vient un peu régler mon attirail, il y a un truc qui cloche.

Il s'exécute, le trio attaque 'Coeur de pierre'.

..dans la voie lactée un autre amour se perd... les femmes aiment chanter les ruptures.

Mesdames, messieurs, voici une chanson d'amour, 'Je te veux' .

Une voix ronde, chaude, un titre légèrement théâtral.

Parenthèse, à Bruxelles, je suis un peu chez moi, Tonton et Tata résident ici, j'y ai des souvenirs, les souvenirs sont d'ailleurs le sujet de 'Ce qu'ils deviennent', joué seule au piano.

On assiste au retour des garçons pour interpréter un poème sur la violence qu'elle a mis en musique, 'A toi mon étranger'.

NACH c'est une voix, une présence, du coffre, de l'énergie, mais pourtant la mayonnaise ne prend pas vraiment, elle se balade dans univers déjà surpeuplé où règnent des Catherine Lara, Maurane, Olivia Ruiz ou Zazie ...

'Je suis moi', racoleur et dansant et le disco 'Oh oui je t'aime' à la chorégraphie digne des Snuls terminent le show.

Visite surprise de Rémy Bricka, de sa colombe et de tout son attirail pour transformer La Madeleine en carnaval de Bruxelles au son de 'Mr Tambourine Man', d'Indochine et autres ' Vie en couleur'.

Vive le surréalisme!

Marina Kaye.

Celle qui a laissé la plus forte impression est à peine âgée de 17 ans.

Marina Dalmas d'Allauch, près de Marseille, possède tous les atouts pour réussir une carrière internationale, une voix incroyable, puissante, juste, d'une maturité étonnante.

Même si tu te déclares peu friand de variété, tu dois reconnaître son immense talent.

Et puis tous ceux qui décrient une Céline Dion, par exemple, ne peuvent nier que la Québecoise est dotée d'un timbre exceptionnel, il en va de même pour la petite Marina.

Elle est flanquée d'un violoncelle ( Guillaume) et d'un pianiste ( Yaacov Salah) et va nous interpréter quelques extraits de son premier CD, 'Fearless'.

Elle débute par la ballade 'Dark Star' ( Marina Dalmas, Jamie Hartman), sa voix imposante vient te chatouiller les sens, toutes tes petites voisines trépignent, les smartphones enregistrent chaque mouvement de la demoiselle, même Fred Cerise est convaincu.

Un blanc, faut régler le piano de Yaacov.

Allons-y pour le grave et gothique ' Dancing with the devil' suivi par 'Live before I die', la petite pourrait facilement se retrouver comme frontwoman d'un female symphonic metal band.

Un cadeau,'Freeze you out' lui a été offert par Sia, elle enchaîne sur une cover de Katy Perry, 'The one that got away' qui parvient à écraser l'original.

'The price I've had to pay' et le single 'Homeless' mettent un terme à ce set déchirant.

Marina Kaye, fort disponible, signe des dizaines d' autographes et se fait prendre en photo pendant 20 minutes avant que l'ineffable Gilbert n'invite tous les musiciens sur scène pour une photo de famille.

Brussels Summer Festival 2015 ( day 9) : soirée à la française: Marina Kaye, NACH, Laurie Darmon et Pomme - Salle de la Madeleine - Bruxelles, le 22 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 9) : soirée à la française: Marina Kaye, NACH, Laurie Darmon et Pomme - Salle de la Madeleine - Bruxelles, le 22 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 9) : soirée à la française: Marina Kaye, NACH, Laurie Darmon et Pomme - Salle de la Madeleine - Bruxelles, le 22 août 2015
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22 août 2015 6 22 /08 /août /2015 08:17
Brussels Summer Festival 2015 ( day 9) : Romano Nervoso - Therapy? - Flogging Molly - Triggerfinger - Place des Palais - Bruxelles, le 22 août 2015

Brussels Summer Festival 2015 ( day 9) : Romano Nervoso - Therapy? - Flogging Molly - Triggerfinger - Place des Palais - Bruxelles, le 22 août 2015


Le billet de JPROCK


Passionnante journée ce samedi àla place des Palais où les sympathiques louviérois de ROMANO NERVOSO ouvrent la soirée avec un show allumé et bourré d’énergie.
Celui qui n’a jamais vu Giacomo Panarisi (ex-Hulk/Les Anges) sur scène ne peut pas imaginer à quel point le leader et âme pensante de Romano Nervoso se mue en frontman déjanté et imprévisible.
Comme à son habitude en fin de set l’homme descend se mêler à une foule qui accueille le groupe avec enthousiasme et se régale notamment de sa version atypique du " "Aline " de Christophe issue de leur dernier opus Born to Boogie.
Humour et rock puissant jouissif et excessif, Romano Nervoso est une bombe qui vous explose à la face avec un petit rictus de satisfaction bien rock' n' roll .
Changement de matos on stage et voici THERAPY?
Le combo irlandais est un habitué de notre plat pays qu'il vient régulièrement visiter.
J’ai dû les voir des tas de fois depuis les 90’s et à chaque fois j’en garde un bon souvenir, et cette fois encore le trio s’est montré plus qu'énergique et très chaleureux envers un public fidèle qui le lui rend bien.
Un excellent set, idéal avant la déferlante FLOGGING MOLLY.
Avec son folk punk celtique le band de Dave King a littéralement mis le feu à la Place des Palais créant régulièrement dans la foule des pogos enflammés avant que Triggerfinger ne vienne lui porter l’estocade avec un set formidable nettement supérieur à celui qu’il avait donné à Forest National.

Du grand art !
Tant Flogging Molly que le trio belge ont démontré qu’ils possèdent la classe internationale et leurs concerts respectifs furent de véritables tueries.
Bravo !

Brussels Summer Festival 2015 ( day 9) : Romano Nervoso - Therapy? - Flogging Molly - Triggerfinger - Place des Palais - Bruxelles, le 22 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 9) : Romano Nervoso - Therapy? - Flogging Molly - Triggerfinger - Place des Palais - Bruxelles, le 22 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 9) : Romano Nervoso - Therapy? - Flogging Molly - Triggerfinger - Place des Palais - Bruxelles, le 22 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 9) : Romano Nervoso - Therapy? - Flogging Molly - Triggerfinger - Place des Palais - Bruxelles, le 22 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 9) : Romano Nervoso - Therapy? - Flogging Molly - Triggerfinger - Place des Palais - Bruxelles, le 22 août 2015
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Brussels Summer Festival 2015 ( day 9) : Romano Nervoso - Therapy? - Flogging Molly - Triggerfinger - Place des Palais - Bruxelles, le 22 août 2015
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21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 11:41
Brussels Summer Festival 2015 ( day 8) : Lemon Straw- Alice on the Roof - Girls in Hawaii- Etienne Daho - Place des Palais - Bruxelles, le 21 août 2015

Brussels Summer Festival 2015 ( day 8) : Lemon Straw- Alice on the Roof - Girls in Hawaii- Etienne Daho - Place des Palais - Bruxelles, le 21 août 2015

Le grand calme à 18h Place des Palais, la grosse affluence était attendue pour la fin de soirée proposant le dandy de la chanson française, Etienne Daho.

Grande fébrilité dans le petit monde des photographes, ils étaient 60 à espérer pouvoir shooter celui qui n'aime pas les objectifs. Ils devaient être cinq à être retenus, les autres de mauvais poil, soit plient bagages, je reviendrai plus, na, soit essayent de tirer cachés dans la masse, quelques uns assistent au concert en touriste sans maugréer.

Une caste particulière les chasseurs d'images!

Lemon Straw.

Sans le regretté Renaud Lhoest, évidemment.

Un second album dans les bacs ( 'Running Home'), les Montois sont ravis de voir un rêve se réaliser après 9 ans, monter sur la scène du BSF.

Line-up 2015: Le ténébreux Giani Sabia (Chant et Guitare), Boris Iori (Dobro, Harmonica, Lap steel), Xavier Bouillon (claviers) et à la batterie, Martin Moreau, un petit nouveau dont c'est le premier concert avec le band ( certains l'ont vu avec Feel).

'Does anyone feel like me' de la pop mélodieuse à rapprocher de Crowded House.

Une bonne voix, des arrangements soignés, de l'indie ligne claire.

' I don't know what's going on' nage dans les mêmes eaux non polluées, le combo enchaîne sur 'Out of time' ayant joui de pas mal d'airplay sur les ondes nationales.

Tu dis, Gontrand...I used to drink to forget... t'inspire.

Allez, mec, arrête ton char, tu bois car t'es un ivrogne!

Bonsoir, Bruxelles, on s'appelle les monstreuh , ce qui se traduit par citron/paille.

Merci pour les précisions, Giani!

'Which side are you on' est suivi d'une ballade majestueuse avec plein de reverb sur la voix, 'See you on the other side', en pensant à Renaud Lhoest.

Les downtempi se succèdent ( petit reproche d'ailleurs), 'A chapel of hope's stories' , puis ' I'm gonna crawl' voyant Boris, l'araignée, manier le dobro.

Les raybans, c'est pas pour faire le main, hein, mais vous pensez ce que vous voulez, après tout, voici 'Change' et son gentle groove.

Du soft rock à classer sur l'étagère Christopher Cross, Seals and Crofts etc..'I don't care' c'est l'histoire d'un traceur, it features Boris et son petit engin.

Son harmonica, I mean.

That was it.

Un apéritif agréable, pas trop alcoolisé!

Alice on the Roof.

Alice, assise sur le talus à côté de sa soeur, commençait à se sentir fatiguée de ne rien faire...

Elle décide: je me teins les cheveux en rose et je chante, puisque sur ma CI il y a écrit Alice Dutoit, je serai Alice on the Roof.

Je m'en balance si j'ai pas gagné The Voice, en 2015 j'ai fait tous les festivals et mon concert du 20 novembre à l'AB est déjà sold-out.

Quel conte de fées, mon enfant!

Deux pas jeunes se pointent, un batteur et un claviériste.

Wie zijn die mensen, Alice?

Le batteur d’Adamo et le claviériste de Patricia Kaas et d’Alain Bashung.

Mazette!

Et la petite entame son tour de chant.

Bonne voix, de l'électro pop tendance, c'est bien foutu, mais de là à clamer 'la tuerie pop électro de cet été', il y a un pas que nous ne voulons pas franchir.

En 45' on a entendu dix sucreries juvéniles, certes bien ficelées, mais elles avaient une fâcheuse tendance à se ressembler.

Le drumming électronique devient vite lassant , tu t'aperçois que l' indietronica/dreampop Lewis Carroll de la petite Alice est une affaire d'adolescents ou de mamies ménopausées et touchera moins les amateurs de rock.

On a entendu les plages extraites du EP 'Easy come Easy go', aussi un titre nommé 'Walk the line', non dédié à Johny Cash, pendant lequel le clavier a caressé un violon.

'Monopoly loser', sur l'EP, était volatile, la suivante légère comme un ballon, une plage poignante a vu ta voisine sortir un mouchoir brodé, les fingersnaps ont trouvé écho dans le jeu du batteur, un dancetrack a réussi à nous faire bouger en mesure... I'm sinking like a stone.. tu lui aurais bien jeté une bouée, t'en avais pas, elle a singé Portishead, peut-être inconsciemment, Florence affirme que ce cocktail doit beaucoup aux Machines, pas le groupe flamand, celui de Florence, non, pas en Toscane et le tube 'Easy come, easy go' s'est vu jouer à deux reprises.

La seconde fois, solo au piano, lors du rappel, t'avais toujours pas de bouée et le maître-nageur était au bar.

Girls in Hawaii

Dernière date de leur tournée basée sur 'Everest', deux ans à interpréter les mêmes titres un peu partout en Belgique, ça use, c'était loin d'être le meilleur show des Girls!

Des fonctionnaires remplissant leur contrat et attendant l'heure de sortie, les seuls à montrer de la ferveur étant François Gustin et Boris Gronemberger derrière ses caisses, soit les deux dernières acquisitions du collectif du Brabant wallon.

C'était si mauvais?

Même pas, mais plus d'une fois tu as baillé!

Les plages extraites d'Everest ont défilé, on a aussi entendu des vieilleries, cf. le second titre de la playlist 'This farm will end up in fire' ou 'Sun of the sons', d'allure George Harrison.

Antoine s'est inquiété de notre santé, ça a été les vacances, François s'est transformé en alpiniste, puis le même Antoine est venu nous dire coucou du haut d'une enceinte, le train train s'est poursuivi, un voisin a ronflé pour s'éveiller pendant 'Not dead', les harmonies vocales étaient sympa, puis il est retombé en état léthargique.

Pendant 45', le sextet s'est acquitté de sa tâche consciencieusement, Dorothée a bien aimé 'Switzerland' et ses arrangements alpins, Hakim n'a pas compris l'histoire des mandarines, il y eut un coup de blizzard avant ' Rorschach' puis un final turbulent, ils se tirent!

Pas pour longtemps, 15 minutes de bis débutant par '9 AM', c'est désespérément lent constate Fernand. Soudain, ayant perçu sa plainte, les Girls décident de remuer davantage et amorcent 'Flavor'.

C'était pas la frénésie totale, mais bon, ça bougeait, le ballet chaotique final a déclenché l'enthousiasme chez les inconditionnels, les autres ont pensé, deux morceaux musclés ne peuvent sauver tout un set.

Etienne Daho.

Quoi, il est né en 1956!

Comment il fait pour ne pas vieillir?

Pourquoi il veut voir les photos avant publication?

Nous, on s'en fout, c'est probablement son agent, anyway, ce soir le show du Rennais était tout simplement fabuleux, il a éclaboussé la place de toute sa classe.

Bruxelles, tu voulais des tubes, tu seras rassasié!

Le pape de la French pop s'est entouré d'une équipe exceptionnelle magnifiant son répertoire sans âge, line-up du Diskönoir Summer Tour: Mako : Guitare, Marcello Giuliani : Basse, Matthieu Rabaté : Batterie, François Poggio : Guitare et Jean-Louis Piérot : Claviers.

Le show débute par ' Satori Pop Century', en trois minutes, Etienne Daho a réussi ce que les Girls in Hawaii n'ont pas pu accomplir en plus d'une heure, déclencher l'enthousiasme et faire partager des émotions identiques à 14000 âmes.

Pendant 75 minutes les tubes imparables vont défiler, le catalogue Daho est d'une richesse incroyable, ce n'est pas du prêt-à-porter, style La Redoute, c'est de la haute couture!

'Des attractions désastre' et le très Gainsbourg ' Jungle Pulse' précèdent le superbe 'Saudade'.

Monsieur Oscar Wilde de la New Wave règne sur Bruxelles.

Sortons les étendards ' Réévolution' , la suivante, un extrait de 'Les chansons de l'innocence retrouvée', 'La peau dure', est dédiée à chacun d'entre nous.

Il revient aux hits avec le sublime 'Le grand sommeil' suivi par le post punk ' Soleil de Minuit'.

Daho, le roi de la nuit!

Et on se fiche de marcher pieds nus sur du verre, on le suit partout puisqu'il nous invite ( 'L'invitation').

Maria se pâme aux premières notes de 'Week-end à Rome', elle remet une thune dans le jukebox, C3, ' Duel au soleil'.

Dani et Gainsbourg, le fameux 'Comme un boomerang' refusé pour représenter la France à l'Eurovision.

Il enchaîne sur un hit majeur du novo disco, 'Tombé pour la France' et puis rappelle de bons souvenirs à Francine, qui devait avoir 18 ans à l'époque de 'Sortir ce soir'.

Sont infiniment cons les mecs le traitant de vieille précieuse, Daho est impérial!

Après ' Le premier jour du reste de ta vie' et ' Les chansons de l'innocence retrouvée', Daho et les siens nous distillent les gros beats d' 'Epaule Tattoo' pour finir avec 'Bleu comme toi'.

Tous, nous étions bleus du beau Daho, tous nous fûmes déçus de ne pas le voir revenir pour un bis.

L'élégance paye toujours n'en déplaise aux râleurs se braquant sur les images qu'ils n'ont pu tirer!

Brussels Summer Festival 2015 ( day 8) : Lemon Straw- Alice on the Roof - Girls in Hawaii- Etienne Daho - Place des Palais - Bruxelles, le 21 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 8) : Lemon Straw- Alice on the Roof - Girls in Hawaii- Etienne Daho - Place des Palais - Bruxelles, le 21 août 2015
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21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 07:48
Brussels Summer Festival 2015 ( day 8): Remy Bricka-  Lemon Straw- Alice on the Roof - Girls in Hawaii- Etienne Daho - Place des Palais - Bruxelles, le 21 août 2015

Le billet de JPROCK :

Journée particulière au BSF, Etienne Daho la grosse tête d’affiche de cette édition 2015 se produit ce soir sur la Place des Palais et du côté des photographes et de la presse on s’inquiète tant on sait les mesures draconiennes qu’impose le management de l’artiste en ce qui concerne la gestion de son image.
Mais en attendant ce qui constitue l 'évènement incontournable de la journée, chacun peut toujours aller se balader du côté de la Place Royale où REMY BRICKA ( vous savez l’homme orchestre avec les colombes et tout le toutim ! ) se balade entre les terrasses guitare en bandoulière avec ses chansons sympathiques et sa bonne humeur légendaire.
Ce type fidèle à son personnage depuis tant d’années est une icône qui mérite tout mon respect.
Dommage que les organisateurs n’aient pas eu la bonne idée de le programmer sur la grande scène de la Place des Palais avec un court passage entre deux groupes il aurait certainement fait un tabac comme au festival de Dour il y a quelques années.

Sur la grand scène face au Palais Royal on commence la journée en douceur et avec talent sur le coup de 18h avec LEMON STRAW.
Giani et les gars de Lemon Straw je les ai toujours bien aimés, et lors de la sortie de leur premier album je les ai chroniqués plusieurs fois en 2011 notamment lors d’un excellent concert au Rayon Vert minuscule petite salle sise dans la commune de Jette.
Aujourd’hui ils foulent les planches de la grande scène de la Place des Palais, et ce n’est que justice.
Devant un public déjà nombreux et enthousiaste Lemon Straw fait mieux que séduire, il nous emballe par la qualité de ses compos et son aisance scénique.
Indiscutablement le groupe a mûri comme en témoigne son très très bon nouvel album « Running Home « qui va certainement encore leur permettre de franchir de nouveaux paliers et leur apporter toute la reconnaissance qu’ils méritent .
J’aurais bien été les féliciter backstage mais l’occasion ne s’est pas présentée, ce sera donc pour une prochaine fois.
Bravo les gars !
Et s’il en est bien une qui a vu sa carrière s’envoler en moins de temps qu’il ne faut pour le dire c’est Alice Dutoit plus connue sous le nom de ALICE ON THE ROOF.
A peine sortie de l’aventure The Voice, la Montoise s’est raccrochée à un projet sur lequel elle travaillait depuis longtemps bien loin des cameras, des smartrooms et de Maureen Louys.
Et il faut bien reconnaître que le projet tient la route et s’inscrit dans l’air du temps, même si au vu de sa prestation de ce soir la jeune femme semble un peu perdue sur cette grande scène et parfois dépassée par le succès qui l’entoure ( une AB sold out et bientôt un Cirque Royal qu' elle remplira sans doute aussi.)
Bien sur son single « Easy Comme, Easy Go » a beaucoup de charme ( elle l’interprétera d’ailleurs 2 fois dans des versions différentes ! ) mais l’ensemble des titres présentés ce soir me semble fort linéaire, chaque compo étant assez semblable dans la structure à la précédente.
Mais ne boudons pas notre plaisir, la jeune femme aux cheveux roses possède indiscutablement ce petit quelque chose qu’il faut avoir pour réussir dans ce métier.
On ne peut donc que lui souhaiter plein de bonnes choses.
Entretemps le public s’est étoffé et c’est coincés comme des sardines que nous attendons GIRLS IN HAWAII .
Je ne vais sans doute pas me faire que des amis, mais la musique de Girls in Hawaii m’a toujours laissé de marbre, et si je leur reconnais des qualités de musiciens indéniables je m’ennuie très vite à l’écoute de leur pop indie qui pour moi manque de mélodies et de saveur.
Mais indiscutablement le public n’est pas de cet avis et réserve un très bon accueil au band qui avec un break de deux ans et l’apport de deux nouveaux membres a bien survécu au décès du batteur Denis Wielemans. et va d’ailleurs bientôt s’atteler à l’écriture d’un nouvel opus.
Les fans n’ont plus qu’à patienter encore un peu pour connaître la suite de l’aventure…

Mais celui qui incontestablement fait office de star de la soirée c’est bien sûr ETIENNE DAHO.
Son « Diskonoir Tour » derrière lui l’homme s’attaque à une tournée d’été qui passe par les festivals et il faut reconnaître que sa prestation de ce soir fut impeccable en tous points.
Etienne c’est avant tout une pop de qualité orientée post punk et une tonne de hits livrés dans des arrangements entre modernité et son 80’s du plus bel effet.
Et qu’il se rassure, sur son répertoire et sur son look le temps n’a (quasi) pas d’effets.
Alors on se demande pourquoi le management de la star se montre aussi pointilleux, limite désagréable ( notamment pour l’attribution de pass photo et l’utilisation par le public d’appareils photos non pro) en ce qui concerne l’image de son poulain à une époque où n’importe quel spectateur peut prendre une photo pourrie de son idole avec son i-phone et l’envoyer en pâture à des millions d’internautes via les réseaux sociaux.
Ne serai- il pas plus intelligent de laisser travailler les photographes et même les passionnés du public avec du bon matériel que de faire sa coquette alors qu’on a acquis un statut de reconnaissance proche de l’icône ?
Et ce sans aucun contrôle de l’artiste.
Le monde change, les technologies aussi et il serait temps que la loi soit adaptée en ce sens et que la liberté de photographier un artiste dans l’exercice de son activité professionnelle soit totale.
Etienne, sache que tu vieillis bien, et même avec les tempes grisonnantes ton public continuera à t’aimer.
On est tous logés à la même enseigne, le temps hélas n’épargne personne…
Mais revenons-en au concert en lui même d’une durée de 75 minutes et qui incontestablement a ravi tout fan qui se respecte de la star au sourire ravageur et aux déhanchements si particuliers.
Que des classiques !
« Week end à Rome » , « Epaule Tatoo » , « Bleu Comme Toi » , « Duel au Soleil » , « Le Premier Jour » etc… une setlist de rêve et un band habillé par des lights que n’auraient pas renié le Velvet Underground ou Kevin Ayers.

Franchement cette prestation d’ Etienne Daho au BSF fut un grand moment que les 14.000 personnes présentes ne sont pas prêts d’oublier.

Texte et photos : Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK- THE BLACK FEATHER.

Brussels Summer Festival 2015 ( day 8): Remy Bricka-  Lemon Straw- Alice on the Roof - Girls in Hawaii- Etienne Daho - Place des Palais - Bruxelles, le 21 août 2015
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Published by JPROCK - dans Concerts
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