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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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5 septembre 2015 6 05 /09 /septembre /2015 14:21
Ghalia and The Naphtalines au Café de L'Université lors de la Braderie d'Ixelles, le 5 septembre 2015

Le plan, c'était les Vredefeesten à Sint-Niklaas, une météo merdique a contrecarré ce projet, pas question de passer près de 10 heures sous la pluie.

Plan B, la braderie de la Petite Suisse à Ixelles,

Ghalia and The Naphtalines se produisent près du cimetière d'Ixelles, sur la terrasse du Café de L'Université.

On se tape le quartier estudiantin et ses embarras de parking, quatre tours de manège avant de pouvoir ranger ta caisse le long des tombes.

A peine 200 mètres à parcourir à pied pour retrouver des bistrots que tu fréquentais au lieu de suivre les cours à l'ULB.

Café de L'Université, en discussion avec un serveur, Yves Hoegaerden, la nuit sera longue et pas en satin blanc.

Une ou deux consommations avant la prestation de Ghalia and The Naphtalines, déjà un sérieux bémol, à 15 mètres du zinc, un stand déverse une muzak imbuvable, style le truc que t'entends quand Rachid colle sa Golf noire à côté de ton tacot poussif pour te laisser sur place avant que le signal ne passe au vert, c'est poétique une Golf qui fait des bonds sur des drum 'n 'sambass beats énormes.

C'est quoi la norme à ne pas dépasser?

95 Db.

M'est avis que le gonze qui gère cette échoppe n'est pas au gaz!

On trouve un siège face au podium bricolé, les boules répulsives prennent place, tu ne les reconnais pas tous, après les avoir croisés en 2013 à la buvette de l'Union. Pas de Roland Vuylsteke, d'ailleurs pas de piano, le petit et talentueux Guy Sculteur tient toujours la guitare, Bernard Hoste est au poste avec sa trompette, Patrick Pletinckx est là avec sa basse, au sax ( peu audible lors de la première mi-temps), un vieux requin, Bruno Nobi et enfin, Mario Zola, non il ne joue pas au foot, a été embrigadé aux drums, un touriste affirme l'avoir vu, un jour, derrière les caisses chez Burning Plague.

En attendant Ghalia Vauthier, les briscards déversent un instrumental r'n'b de bonne tenue, ' Last Night'.

Veste de cuir rouge, coiffure Imelda May, voilà Ghalia et sa voix rocailleuse, pour le blues de Jimmy Reed, 'You got me runnin''.

Guy tricote à l'aise, la trompette remplace l'harmonica, ça groove pas con.

Un petit Elvis?

'Rubberneckin' , les Naphtalines rockent à l'instar des Blue Moon Boys, quelques gamines viennent se planter devant nous pour gigoter, encore sagement.

On entame un quatrième biberon.

Voilà Johnny!

Jean-Philippe Smet?

Non, Cash, 'Folsolm prison blues'.

Décidément le rhythm'n ' blues convient mieux au timbre de Miss Vauthier, ' As long as I'm moving' de Ruth Brown remue sévère, il est suivi par une compo personnelle, 'Wild Voodoo'.

Vous la connaissez par Michael Jackson mais 'Rockin' Robin' fut un hit en 1958 pour Bobby Day.

Attachez vos ceintures, voici le quart d'heure rock'n'roll, 'Hound dog/Jailhouse rock/ Blue Suede Shoes/Tutti Frutti', suivi par une version country/rockabilly de 'Stuck in the middle with you', ce qui n'est pas vraiment une bonne idée.

'Number 9 train' de Tarheel Slim est nettement plus convaincant.

Un entamé, degré 47, entreprend un numéro bouffon qui aurait rendu malade sa pauvre maman si elle ne gisait sous terre à 100 mètres de là.

Il en fait des tonnes, asticote la petite Ghalia avant de battre en retraite lorsque Bernard parle de l'assommer avec sa trompette.

Pour la petite histoire, deux heures plus tard le drôle a essayé de rafler nos bières alors qu'on était gentiment assis en terrasse à La Bastoche.

Une calamité, ces pochards!

Ghalia et les siens achèvent le premier set avec Marvin Gaye, 'Can I get a witness', 'Lucille' du petit Richard, suivi par 'The loving machine' un second titre personnel.

Une pause excédant largement les 15 minutes destinées à sucer une moitié d'orange.

Reprise instrumentale, Yves a reconnu 'Peter Gunn', mais il pense à la version d'Art of Noise pas à celle de Duane Eddy.

Ghalia en piste pour le jump blues classic 'Caldonia', swing time in Elsene qui frétille allègrement.

'Travel all around the world' précède les 'Great balls of fire' de Jerry Lee et le remuant 'Sugar coated love' de Lazy Lester.

Zont pas joué 'These boots', tout le monde se farcit cette rengaine cet été?

Si, fieu, on y a eu droit, puis ils sont revenus au swing rock avec 'Tough lover' suivi par un autre superbe Ruth Brown, ' 5 10 15 hours'

Yves spécialisé en dark, cold, gothic, new, plastic wave a pourtant identifié 'Everybody needs somebody', évidemment, en cinéphile convaincu, il a cité les Blues Brothers et pas Solomon Burke.

Sur scène, Ghalia a invité un certain Steve a poussé la chansonnette.

Grosse ambiance le long du boulevard des allongés, les twisteurs s'en donnent à coeur joie et redoublent d'énergie pendant ' I just wanna make love to you' en mode Etta James.

La fête s'achève avec 'Shout'.

Des cris fusent, Ghalia, reviens, reviens.....

Elle revient pour un triple rappel: 'Let's have a party', ' Number 9 train' ( bis) et 'Whole lotta shaking going on'.

Et, Yves?

Pas mal, de bons musiciens, une terrible chanteuse, un hic, ça reste du niveau excellent groupe de bal.

Garçon, une Blanche et une Jupiler, svp!

Ghalia and The Naphtalines au Café de L'Université lors de la Braderie d'Ixelles, le 5 septembre 2015
Ghalia and The Naphtalines au Café de L'Université lors de la Braderie d'Ixelles, le 5 septembre 2015
Ghalia and The Naphtalines au Café de L'Université lors de la Braderie d'Ixelles, le 5 septembre 2015
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5 septembre 2015 6 05 /09 /septembre /2015 08:32
Guy Verlinde & the Mighty Gators - Rock Oasis - Evere - le 5 septembre 2015

Le billet de JPROCK :

Après deux ans d’absence le Rock Oasis est de retour pour une onzième édition et a posé ses quartiers sur le nouveau site de l’Evere Station.
Moins convivial que ne l’était le clos de l’Oasis , ce site a l’avantage de proposer un plan incliné qui permet au public d’avoir une bonne visibilité, de permettre un parking plus aisé et de moins déranger le voisinage.
Quant à la scène elle est constituée par l’infrastructure en dur de ce qui fut anciennement un quai de déchargement.
Ceci permet de faire l’économie d’une structure de scène classique mais peut réserver aussi quelques surprises désagréables comme vous le lirez plus loin dans ce billet.
Plusieurs groupe constituent l’affiche de cette édition 2015 : Primal Stuff, Planet Lizzy, Fred and The Healers, Letz Zep, Asphalte ( ils sont présents chaque année, il faudrait peut être penser à innover !) et celui pour qui j’ai fait le déplacement aujourd’hui, Lightnin’ Guy !
Bizarre d’ailleurs d’avoir programmé Guy Verlinde qui est un artiste de blues renommé et qui mène une vraie carrière européenne en deuxième place sur l’affiche après Primal Stuff et avant de simples groupes de covers plus ou moins talentueux que sont Planet Lizzy et Asphalte.
Franchement au niveau du talent et du professionnalisme c’est comme si dans un festival vous programmiez Prince avant un groupe de covers régional.

Un non sens !
Bref, tout ça pour dire que Lightnin’ Guy aurait eu sa place bien plus haut dans l’affiche et plus tard dans la soirée comme c’est d’ailleurs le cas pour Fred and The Healers qui sont prévus avant Letz Zep, groupe de covers lui aussi mais sans doute sensé drainer un public plus important en soirée avec ses reprises de ce qui fut un des plus grands groupes de l’histoire du rock.
Ceci dit, revenons- en à Guy Verlinde qui sur le coup de 17h00 monte sur scène devant un public encore (trop) peu nombreux.
Mais avec le bluesman natif d’Aartrijke on ne s’ennuie jamais et dès les premiers titres on se dit que ce gars là est purement excellent.
Après des années de tournées et plusieurs albums de grande qualité Guy Verlinde est devenu la fierté du blues made in Belgium. Son style de guitare très émotionnel et énergique à souhait se marie à merveille avec sa voix bluesy et riche en groove.
Entouré de très bons musiciens, celui qui est mieux connu sous le nom de Lightnin’Guy en raison de ses prestations scéniques lumineuses, éclabousse le public de sa grande classe.
Hélas après vingt minutes de concert environ la pluie déjà présente s'intensifie et c’est un déluge qui s’abat sur le site.
Il en faut plus pour intimider notre guitare hero qui propose alors au public de venir se mettre à l’abri sur la scène et les larges côtés couverts des quais qui l’entourent.
« J’ai l’impression que je suis Bruce Springsteen qui joue au milieu de la foule « lance-t-il avec humour aux courageux spectateurs que la météo exécrable ne décourage pas.
C'est donc dans une configuration étonnante que notre homme continue le show et invite l’harmoniciste Geneviève Dartevelle à le rejoindre sur scène. Malheureusement entretemps la pluie déjà forte a redoublé d’intensité et le mur du fond de scène ruisselle abondamment et l’eau commence à se répandre au sol noyant câbles, lights et amplis.
Pas possible de continuer dans ces conditions devenues dangereuses et le band est obligé d’interrompre sa prestation durant une quinzaine de minutes, le temps de racler toute cette eau et d’attendre que les vannes célestes se calment un peu.
C’est donc après cette pause forcée que Lightnin’ Guy and the Mighty Gators remontent sur scène devant un public maintenant plus nombreux et qui cette fois a déserté les côtés de la scène pour le site normal du festival.
Un « Ain’t no Sunshine « de circonstance enchante un public que cet intermède n’a pas refroidi. Il faut dire que Guy et son band et Geneviève Dartevelle dont on connaît le talent se donnent à fond malgré les circonstances difficiles.
« Release yourself from fear » , « Hipshake « , « Gator Bop « les titres tous convaincants se suivent avec bonheur pour notre plus grand plaisir et on a droit à une excellente fin de concert.
Malgré toutes les contrariétés subies durant son set Lightnin’ Guy a toujours gardé sa bonne humeur intacte ainsi que son énergie légendaire et nous a offert au final un set imparable dont il est coutumier.
Assurément un grand Monsieur du blues dont on aura toujours autant de plaisir à croiser la route .

Texte et photos : Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK-THE BLACK FEATHER.

Guy Verlinde & the Mighty Gators - Rock Oasis - Evere - le 5 septembre 2015
Guy Verlinde & the Mighty Gators - Rock Oasis - Evere - le 5 septembre 2015
Guy Verlinde & the Mighty Gators - Rock Oasis - Evere - le 5 septembre 2015
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4 septembre 2015 5 04 /09 /septembre /2015 11:41
Savooifeesten featuring Long Story Short + The Akulas - Savooiplein - Ninove, le 4 septembre 2015

Chou vert ou chou blanc?

En route vers les Savooifeesten à Ninove!

Un périple mouvementé pour atteindre l'entité dirigée par Michel Casteur, routes barrées, déviations non signalées, GPS affolé, plus d'une heure de tourisme dans le Pajottenland avant d'arriver du côté de la Dendre.

Sur place, un podium imposant, une toile pour protéger les spectateurs, fort peu nombreux à 20h, une buvette, un frietkot, l'imagerie traditionnelle, il manquait un clocher!

20:15 Long Story Short en piste, des voisins de Meerbeke, un trio pratiquant du power rock vigoureux.

Kim De Turck, costaud comme un Ottoman, à la guitare et aux vocals, Christoph, non, sa copine ne se nomme pas Aline, à la basse et aux backings et le petit nouveau, Bram, aux drums.

Ils ont été baptisés en 2013 et ont sorti un EP.

Bram brame pour appeler les potes, et sans préalables rue dans les brancards, ses coups féroces sur le jouet ont réveillé les paroissiens, Christoph répond par quelques ouah, ouah, bien sentis, la meute vient d'attaquer un instrumental corsé ( 'Funkin' A'), histoire de faire tourner le moteur à haut régime.

Quelques éclaircissements pour ceux qui pensaient assister à une soirée calme, voici 'Ridin' Wild', du bon blues rock bien dégoulinant.

Een nieuw nummer, Ninove, ' Devil's blues', dans la mouvance Guess Who, Bachman Turner Overdrive.

'Jump that train' s'avère toujours aussi musclé.

LSS n'a pas l'intention de révolutionner la planète, leur rock sent bon l'authentique, il n'a pas besoin de gadgets technologiques, il cogne sec et juste.

'Dead man's hand', gaffe tout de même, le peï se promène avec un 45.

On reste dans le rayon pétoires avec le 'Big guns' de Rory Gallagher avant un extrait de leur EP, 'Summer ends tonight', avec un thermomètre affichant 11°, le titre se justifie.

'Sally' , la pauvre a subi une sérieuse branlée, une batte de baseball en pleine poire!

L'hendrixien 'Saturn and Mars' précède 'Last girl on earth'.

Elle est comment?

Aussi sexy que ta voisine, ugly and unattractive...

Elle boit?

Vite une dernière avant d'emballer,'Time to say goodbye'.

L'organisation les repousse sur le podium pour un bis, Kim proclame...I just get paid today, my pocket is full of change.., toi aussi tu as touché ta paye, il est l'heure de s'en jeter une.

Well done, chaps!

The Akulas

Des requins nucléaires?

Ouais, de Gand, sortis d'usine en 2005, un 5-titres en 2012, quelques belles dates ( le North Sea Surf Festival à A'dam, le Boogaloo Rumble, Viva Lola, Joker Week Night...)!

A classer à côté des Fifty Foot Combo, Speedball Jr., Los Venturas et autres amateurs de reverb, twangy guitars, d'exotica/psychedelica, de vagues monstres, de burlesque-style pin up girls en bikini à pois ou de maîtres-nageurs au look David Hasselhoff.

Changement de tenue après le soundcheck, Udo aux drums, Willem à la basse, Benjamin au Nord organ, caché par des bambous et Ruben à la Fender rappliquent en costard ajusté, chemise blanche et cravate assortie, dans un style smart à la Buddy Holly et ses criquets.

Pendant plus d'une heure les Beau Brummels vont nous trimballer du côté de Malibu, nettoyée de ses requins lutins.

T'avais pas eu le temps d'enfiler ton bermuda acheté en solde chez C und A, qu'ils avaient déjà balancé un premier surf introductif suivi par le classique d'André Brasseur, 'Early Bird', superbe ce multisound organ, du coup une colonie de mouettes rieuses rappliquent pour tourner au dessus de la scène.

Une setlist traîne aux pieds de Ruben, on y lit ' Istanbul' et 'Cat on a hoat foam board' des New Dimensions, c'est rondement mené mais Ninove se colle au bar.

Kom dichterbij, supplie Benjamin, un gosse obtempère, les autres se commandent à boire.

Un tango surf?

' L'amour chaud'.

Je garde mes chaussettes, tu permets, ça caille!

C'est l'été, il répond, avant d'attaquer 'Moon Shot', une vieillerie lunaire de 1964.

Se succèdent: The Pyramids ' Penetration', le lugubre 'Cemetary Stomp' la préférée de Dracula, 'The Mafista' bourré de disto, la B O de 'Our man Flint', 'Le sang du Soleil', le concis ( 97 secondes') 'Sikorski' dominé par des claviers juteux et 'Kosmonauti' mixant surf, ska et exotisme russe.

C'est hautement jouissif mais Ninove préfère la Witkap Pater et écoute d'une oreille distraite.

Kom dichterbij, répète le combo, deux madames risquent un pas en avant.

Le bain fifties/sixties se prolonge, 'Jester', un nouveau André Brasseur 'Special 230', puis un slow pour profiter de la spiegelbol, les Shadows 'Man of Mystery'.

On sort la sirène, des V2 sont signalés au dessus d'Alost, tous aux abris, ça gicle méchant avec 'Squad car'.

Avis à la population, le meilleur danseur se verra gratifier d'un CD, un seul épileptique en scène pendant ce rock qui, malheureusement pour lui, dépasse les 2' réglementaires.

Wim s'essouffle, il a mérité son album sur lequel se trouve 'Gerade Aus'!

Enfin Ninove s'agite sur 'Party in suburbia' suivi par le slow 'Mary Lou', pak haar vast, c'est le moment.

Wim s'en est trouvé une pas disgracieuse et tourne en mesure.

Avec 'Exotic' et 'FBI' on revient aux sonorités métalliques, le terminus approche, on leur joue 'Telstar'?

Ja!

Et avant de céder le relais au deejay, voici 'High Voltage'.

La basse et l'orgue déposent l'artillerie, les autres sont d'avis d'encore en placer une, bonne idée se dit l'organisation, le bis est dédié à un gars du coin, absent pour cause de mariage monégasque.

Allez, la messe est dite.

Une dernière pintje et terug naar huis!

Savooifeesten featuring Long Story Short + The Akulas - Savooiplein - Ninove, le 4 septembre 2015
Savooifeesten featuring Long Story Short + The Akulas - Savooiplein - Ninove, le 4 septembre 2015
Savooifeesten featuring Long Story Short + The Akulas - Savooiplein - Ninove, le 4 septembre 2015
Savooifeesten featuring Long Story Short + The Akulas - Savooiplein - Ninove, le 4 septembre 2015
Savooifeesten featuring Long Story Short + The Akulas - Savooiplein - Ninove, le 4 septembre 2015
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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 13:06
Mae Karthauser au Soul Inn- Bruxelles, le 3 septembre 2015

Mae Karthauser (the grand leader of The Midnight Fairground) au Soul Inn- Bruxelles, le 3 septembre 2015

Flashback - Soirées Cerises, septembre 2011, tu fais la connaissance de Mae Karthauser de Totnes, dans le Devon.

Une chouette découverte, depuis, Fred Cerise a booké la jolie blonde une dizaine de fois, elle jouera, d'ailleurs en appartement ce 4 septembre, sa tournée belge s'achevant à Gent ( De Loge), le 9.


21:00, le Soul Inn est désespérément vide, comme tout Bruxelles d'ailleurs.

L'effet Belgique- Bosnie, la hantise du piétonnier Mayeur.... dis Yvan, c'est quoi toutes ces bagnoles circulant sur des artères prétendument piétonnes... et franchement, tu fais de plus en plus fort, keski t'as pris de cimenter 5/6 piquets sur la rue, juste en face de l'ex-DNA, comment ils font les musiciens pour décharger leur marchandise.

Jules se pose une question: combien de cases te manque-t-il, ô terrible Yvan?

21:30', devant quatre paumés, le barman et les patrons, Mae affublée d'un bonnet lapon prend place derrière son petit piano rouge, ironiquement elle lance un Good evening Belgium canaille et nous propose, en frwançais patate chaude, une chanson à propos des gitans d'Angleterre, 'One animal' , titre que tu peux découvrir sur l'album 'Atlas'.

Une chanson au caractère social d'une actualité criante, sur fond musical forain et interprétée d'une voix sucrée.

Il ne faut pas se fier aux apparences, Mae peut paraître espiègle et excentrique mais les textes font mouche.

'Lucian' est un petit garçon ayant perdu sa Ruth.

Sa quoi?

Rute, rude, his road, quoi?

Même ton burlesque, petit sifflement coquin, trompette buccale et piano naïf, mais en arrière-plan une toile mélancolique.

J'adapte la setlist puisqu'il s'agit d'un concert intimiste, voici une tranche autobiographique, believe me the story of my two younger brothers is a true story, je les avais habillés de robe...

Où il est question de la Bible, d'éducation, de sadisme enfantin et d'autres sujets sérieux!

Next one is a cheeful one about an ex, il s'est pointé chez moi au mauvais moment, 'The Buckle Song' . Mae se tortille, grimace, nous refait le coup Louis Armstrong sans trompette, bref , donne vie à son texte.

'Old black line' is a sad song et je n'ai vu personne pleurer, suis déçue, but now you're going to cry, elle entame un gospel gothique bourré de reverb sur la voix, 'The sea' suivi par le frivole ' The Chinese restaurant'.

Il fait chaud, not pronouncing the d is confusing I must say, next one is called 'The Persian boy'.

Superbe chanson baignant dans un univers cabaret/jazz proche de Tom Waits.

Si je me gratte c'est parce qu'un foutu moustique s'est mis dans l'idée de me bouffer hier soir lors d'un concert au Luxembourg.

A cover, Lhasa, 'On en rit encore', cette magnifique valse est cocréditée Arthur H.

Can anyone in the room translate 'Mortgage', une blonde au QI élevé, pas comme celles qu'on voit dans les blagues, propose 'Hypothèque'.

Well this is 'The mortgage song', la chanson hypothèque, Mae se permet d'audacieuses acrobaties vocales, Bruxelles applaudit.

En pensant à Jekyll et Hyde,voici 'Georgia and the tiger' avant de mettre le cap vers le Mexique avec le titre imagé 'Todos los caminos llevan a la mierda' ( ?).

You know that oui and wee c'est la même prononciation, alors à chaque fois que vous me répondez 'oui' j'ai comme une envie furieuse de rire et de devoir pisser, hi, hi, hi....

Une chanson d'amour pour un chat, accompagnez-moi s v p, Pussy may come in.

Viens 'Tabby' une soucoupe de lait t'attend!

Ce concert d'anti-folk de 75' prend fin avec 'Bill' une chanson à propos d'un sans-abri.

Après le concert, quelques albums de sa discographie ( riche de 3 cd's) changeront de propriétaire!

Mae Karthauser au Soul Inn- Bruxelles, le 3 septembre 2015
Mae Karthauser au Soul Inn- Bruxelles, le 3 septembre 2015
Mae Karthauser au Soul Inn- Bruxelles, le 3 septembre 2015
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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 09:14
Les Night Rockers- Freddy Maillard a désormais rejoint Armand Massaux!

Fin août 2015, décès de Freddy Maillard, seconde guitare au sein des légendaires Night Rockers ( ex Les Maudits).

Freddy rejoint donc au paradis le fameux Armand Massaux, qui, rappelons le, après les Night Rockers a encore fait partie e.a. de Blue Rock, autre band bruxellois qui avait frappé les esprits.

Les Night Rockers, les anciens s'en souviennent comme si c'était hier: en 1965, un EP enregistré au Golf Drouot!

Ils avaient été signés chez Barclay et ont sorti trois singles.

Fait d'armes notoire: un concert à l'Olympia ( avant P J Proby) !

A l'époque la jeunesse masculine devait se taper le service militaire, cette corvée a précipité la fin des Night Rockers.

Plus tard, Freddy tiendra la guitare pour Claudia Sylva ou Paul Severs pour finalement ranger son jouet en 1991.

Sur facebook la famille annonce:

Si vous voulez rendre un dernier hommage à Freddy Maillard, vous êtes attendu au crématorium d'Uccle le mardi 8 septembre à 13h30. Dans la mesure du possible, n'hésitez à nous confirmer votre présence.

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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 06:02
Septembre est souvent comme un second et court printemps, ça se fête au Bota!

Le Botanique rouvre ses portes aux amateurs de concerts à partir du 7 septembre, les écoliers ont repris le chemin du bagne depuis moins d'une semaine et la Rotonde propose Jim Adkins, le chanteur de Jimmy Eat World qui se lance en solo.

Les amateurs de garage viendront saluer Juan Wauters le 9.

Le 17 se tiendra la traditionnelle Nuit du Soir, on te recommande Les Panties, Nicola Testa et Isolde et les Bens.

Le lendemain Neil Finn vient montrer Bruxelles à son fiston Liam, il y aura du monde à l'Orangerie.

Jarryd James nous vient d'Australie, vous pourrez faire sa connaissance le 19 à la Rotonde.

Le même soir une Fantastique Night se déroulera au Witloof, tête d'affiche: Position Parallèle.

Isbells viendra défendre un nouvel album le 20, le même soir des petits gars de Liverpool, Outfit, investiront le Witloof.

Le 22, place au hip hop avec Clear Soul Forces, Stikstof et Sixo.

Yannick Iluga, alias Petite Noir, sera au Witloof, toujours le 22.

Le lendemain le Bota accueille Lady Lamb et les méchants Crocodiles vont semer la panique à la Rotonde le 24.

Depuis quelques années c'est le Bota qui accueille le Saint Jazz, les jazzmen ont rendez-vous rue Royale les 25 et 26 septembre, on recommande André Ceccarelli!

Pour finir le mois, le 28: Youth Lagoon, le 29: PC Worship et le 30: Soak.

Un septembre chargé, quoi!

Youth Lagoon

Youth Lagoon

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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 15:31
Décès de Joy Beverley, l'aînée des Beverley Sisters.

Les Beverley Sisters, le pendant britannique des Andrews Sisters, jouissaient d'une énorme popularité dans les années d'après-guerre et au début des sixties.

Joy Chinery, Teddie Chinery et Babs Chinery deviennent les Beverley Sisters et débutent pendant la seconde guerre mondiale, elles sont remarquées par Glenn Miller qui leur propose un enregistrement avec son orchestre.

Après le conflit on les entend et on les voit régulièrement à la BBC, puis elles sont signées chez Columbia.

Les succès se succèdent, notamment I Saw Mommy Kissing Santa Claus, Little Drummer Boy, I dreamed ou Little donkey.

La vogue swing/boogie woogie diminue avec l'apparition des pop groups mais les soeurs poursuivent leur carrière.

En 2002 elles sont reprises dans le Guinness Book, as the world's longest surviving vocal group without a change in the original line up!

Joy, l'aînée , est décédée ce 31 août à l'âge de 91 ans!

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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 09:30
Den internationalt anerkendte danske jazz-bassist Hugo Rasmussen er død, 74 år.

Hugo Rasmussen, une figure de proue du jazz danois, s'est éteint à Frederiksberg le 30 août.

Si Hugo ne nous laisse pas grand chose comme leader ( l'album 'Sweets to the Sweet en 1978), il est surtout célèbre pour son job de sideman, il a collaboré e.a. avec Teddy Wilson, Horace Parlan, Ben Webster, Dexter Gordon, Tom Waits, Harry Sweets Edison, Oliver Nelson ou 'Wild' Bill Davison.

Sa basse s'entend sur +/- 800 albums.

Le barbu a également collectionné les awards , une de ses récompenses les plus récentes étant le Dansk Musiker Forbund Prize of Honour en 2014.

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30 août 2015 7 30 /08 /août /2015 18:43
La Fête des Solidarités 2015 ( jour deux) - Citadelle de Namur, le 30 août 2015

La Fête des Solidarités : Affiche du dimanche!

CALOGERO, CALI, RODRIGO y GABRIELA, MILOW, FUGAIN et PLURIBUS, HINDI ZAHRA, GONZO, GAEL FAYE, CHICOS y MENDEZ, LES VACHES AZTEQUES.

Si des salves orageuses ont balayé le nord du pays dans la nuit de samedi à dimanche, le Namurois a été épargné et le jour du seigneur, pas pour les athées, connaîtra une température caniculaire, désormais affichée dans les annales.

Pour toi le marathon débute avec Gonzo.

Si tu élimines Werchter et le Pukkelpop, le supergroupe pornographique aura squatté tous les festivals cet été.

Juste parce que c'est toi et que ton cerveau faiblit, on te répète l'identité des siphonnés: Geoffroy Heyne, Baptiste Lalieu, Simon Bériaux, Vincent Lontie et Nicolas Vandeweyer, pour une bio complète tu achètes Vers l'Avenir.

Après avoir déposé l'effigie de Gonzo the great sur un des côtés de la scène, les cinq gamins s'alignent dos au public et chantonnent ooh ooh ooh, see Gonzo et c'est parti pour 40' de garage/punk/pop je te casse la gueule à la récré.

'Clean' y fait quoi ton papa?

He's sniffing cocaïne.

Et les champignons c'est pour qui?

Premier collage, les Beastie Boys associé à Weezer, olé!

'In my shop', l'exercice de style continue, mais dans ce style ( justement) on préfère Mountain Bike.

Cover, cover, cover: 'Lump' The Presidents of the USA.

Un invité, Cédric et son violon, les pompiers en profitent pour actionner les canons à eau, Gonzo hurle shake, shake, shake...avant de tenter une autre reprise.

On veut des filles sur scène, la suivante s'intitule 'Girls', une quinzaine de lycéennes sur le podium.

Morceau emballé, foutez le camp les gamines, gueule le saule, il est en veine potache cet après-midi, 'Gay' est dédié aux pompiers.

Salopard!

La brigade du feu imagine de nous arroser une nouvelle fois, c'est le signal pour te tirer vers le Théâtre de Verdure.

Hindi Zahra.

Trois mois après les Nuits Bota, ta route croise à nouveau celle de Hindi, l'Amazighe résidant chez Hollande.

Un set concis, à peine 40', mais toujours aussi envoûtant.

Parmi les musiciens présents sur scène on n'a pas retrouvé le bassiste de Portland, Jeff Hallam, sinon l'équipe semblait identique à celle qui avait enchanté Bruxelles, David Dupuis avait toutefois laissé sa flûte au bercail.

La longue plage 'To the forces' ouvre le feu.

Jean-Marc, qui n'a jamais assisté à un show de la belle berbère, avance Tinariwen.

Ce blues Touareg a le don de t'hypnotiser d'emblée pour te transporter loin, quelque part du côté du Sahel, en fermant les yeux tu peux voir deux ou trois gazelles dorcas à la recherche d'un point d'eau.

Le chaloupé et jazzy 'Imik Simik' rapproche Miss Zahra de Norah Jones.

Avec 'Silence', chanté d'une voix rauque, Namur se met à danser le tango, le piano répétitif annonce le single 'Any Story' suivi par le titre fabuleux ayant lancé la carrière d'Hindi, le sensuel 'Beautiful tango'.

Le concert prend fin avec 'Ahiawa', une plage propice à la transe.

Hindi, à genoux, fait tournoyer sa longue chevelure de jais, en bas, c'est le sauna, ils sont peu nombreux à vouloir s'agiter pour suer davantage, mais, toute l'assistance fera une ovation à la belle franco-marocaine après les dernières notes du chant berbère.

Michel Fugain et Pluribus.

Fugain aime les Big Bands, son Big Bazar, actif de 1972 à 1976/77, a compté jusqu'à 35 éléments.

2013, il remet ça avec Pluribus, comme les apôtres, ils s'arrêtent à douze.

On avance les noms suivants avec des pincettes: Michel Fugain, Abraham Mansfarroll Rofriguez ( percus) , Bertrand Papy ( non pas Mouzeau, à la guitare) , il était sage à l'école, le guitariste Bruno Bongarçon, David Fall ( batterie) , Guillaume Farley ( basse) , Julien Agazar ( claviers) , la blonde Line Kruse ( violon) , Michel Feugère ( trompette) , Pierre Bertrand ( sax) , Yvan Della Valle ( claviers) et enfin, pour la fine bouche, la petite et pétillante Dominique Fidanza au chant.

73 balais, le vieux Michel, mais une pêche du tonnerre de Dieu.

Namur a ri, chanté, pleuré, dansé, fait la fête pendant toute la durée du show.

Michel Fugain et Pluribus, ça envoie sévère et tu t'amuses sans faire la fine bouche, l'équipe serait restée sur scène pendant deux heures, t'en redemanderais encore!

Une intro sans le chef, histoire de faire monter la tension, il arrive en courant, premier tube incontournable 'Fais comme l'oiseau'.

16000 moineaux reprennent le refrain.

Namur, il fait plus chaud que chez moi et je réside en Corse, allons-y pour un hymne au ' Soleil'.

Pas de panique, les grincheux, on va la faire festive, voici la chanson qui a payé la maison, le paillasson et le vison de madame, elle date de 1972, 'Une belle histoire'.

Marie-Hélène a laissé couler des larmes, Jean a déposé sa Jupiler à ses pieds, l'a enlacée, c'était beau, t'étais ému et quand la séduisante Dominique y a ajouté un couplet exotique, t'as failli crier je t'aime!

Il est disert, Fu Fu, ' Quand tu montes, souris car tu croiseras les mêmes en redescendant la pente'.

'Attention, mesdames et messieurs' et 'La Fête', en fondu enchaîné, précèdent le sympa 'Jusqu'à demain peut-être'.

Ils s'amusent sur scène, esquissent un pas de danse, se frôlent, placent un solo, en bas, pareil, tout le monde se réjouit, voici ' Les gentils, les méchants' suivi par le cinglé 'Les Acadiens', lâche pas la patate, Line, fonce!

Les pompiers en action... et nous, et nous, on a couché avec les Boches ou quoi, lance le jovial Michel avant d'amorcer le mambo/swing 'Les Sud-Américaines' et finir le show avec 'Viva la Vida'.

Mais non, c'est pas fini, revenez!

On repousse le FC Fugain sur scène.

Bon, keskon fait maintenant, on improvise?

Décidez-vous pour un morceau, je leur raconte des conneries... à partir de 50 ans si t'as mal nulle part c'est que t'es mort...je suis une denrée périssable et vous aussi, ça y est, vous avez choisi?

'Chante comme si tu devais mourir demain'.

Merci, Fugain, merci, mec, super ce spectacle!

Milow.

C'est la première fois que je me produis à Namur, dira Jonathan Vandenbroeck.

Par sa gentillesse, sa courtoisie, son talent et celui de ses musiciens, Milow mettra tout le Théâtre de Verdure en poche.

Pas mal de Vlamingen avaient fait le déplacement, un agréable sentiment d'unité nationale flottait dans les airs.

Milow est toujours accompagné par un de nos meilleurs guitaristes, Tom Vanstiphout, aux choeurs, tu reconnais Nina Babet, vue il n'y a pas si longtemps avec Paul Michiels, Bart Delacourt à la basse, Oscar Kraal aux drums et Remko Kühne aux claviers complètent le team.

'Learning to disappear' nous emmène du côté de la Californie, le chant de Milow te rappelle Jackson Browne, le fond musical tout autant.

Il choisit de poursuivre avec le hit 'You don't know' repris en choeur par quelques Louvanistes n'ayant pas carburé à la Chaudfontaine. Ces joyeux fraternisent avec de petites Namuroises pas bidon tandis que sur scène ils ont ébauché 'Little in the middle' au tempo agité.

Hier nous étions en Allemagne, ce soir ici, mais la tournée s'achève, il reste Zürich, le 2 septembre, puis le Rivierenhof à Anvers, en Belgique, précise-t-il en sachant que personne ne connaît Bart De Wever en Wallonie.

This one is called 'We must be crazy' et comme Rodrigo y Gabriella sont au programme de la soirée, Tom et moi on va vous interpréter en leur honneur a 'Jam to Gabriella'.

Tom transformé en artilleur, Milow en soutien, le public applaudit à tout rompre.

Retour au mode soft rock avec 'Canada' voyant la mise en évidence des fabuleux talents vocaux de Nina Babet.

'Mistaken' is a gospel song, elle est suivie par un ' Against the tide' joué laidback.

'You and me' (in my pocket) clôture une prestation fort appréciée.

Pause restauration car tu espérais voir les stands bouffe désertés pour le concert de Cali.

Francofolies de Spa: Cali en communion avec son public!

Cali fait son showman à La Semo!

Inc'Rock: Cali a frappé fort!

Il est partout, Bruno Caliciuri, à chaque fois les journalistes sortent les superlatifs, quant au public, il idolâtre le gars de Perpignan.

Dis-le, Annie: "Avant j'aimais Johnny, mais maintenant c'est Cali que j'adore!!!!".

Tu ne partages pas l'enthousiasme général?

Non, Cali, tu l'as vu à ses débuts à l'Orangerie du Bota, c'était sensas., authentique, tonique. Cali, en 2015 n'est plus qu'une machine et, franchement, c'est un peu triste de voir Geoffrey Burton faire de la figuration sur scène, car si Cali s'entoure d'excellents musiciens, pour la finesse tu repasseras!

' La vie quoi' sur 'L'âge d'or' de 2015 ouvre. Après 49 secondes, Cali se tape un plongeon dans la marée humaine pour flotter en crowdsurfing au dessus des têtes.

Non il n'avait pas enfilé de bikini, il portait son éternelle veste de daim élimée.

La foule explose de joie.

Pam, pam, padam, pam, pam (' Le coeur chargé comme un fusil') ...allez mes amis les photographes, tous sur scène, on t'a vu Jean-Marc, je pique le reflex de Josette, que j'embrasse, je vous prends tous en photo, souriez, les amis, clic, clic, clic, youpie!

'Coco, mon petit écureuil, la vie est belle.

Namur, on continue avec une vieille chanson et puis il fait chaud, très chaud, allez tous à poil, à poil...

Namur se contentera de chanter 'C'est quand le bonheur'.

Cali repousse le cameraman, tire-toi, gamin, je filme, je fais et je dis ce que je veux, je suis Belge, il tend le micro vers une madame, embrasse sa voisine et termine sa rengaine.

Il est survolté, le phénomène, qui poursuit avec 'Il y a une question'.

Des questions, il en a le petit, les canards frigorifiés, les chasseurs ivres et le nombre de jours de deuil après la disparition de Johnny.

A tes côtés, Francine est pliée en deux.

Il vide son pinard cul sec, balance la vidange dans le public et propose 'Le grand chemin' décoré d'une mandoline frivole.

Tout doucement, tu te replies pour te diriger vers le Théâtre de Verdure, tu ne verras pas le mioche invité sur scène, tu entendras 'Je m'en vais' ( après Miossec) de très loin, puis tout deviendra confus.

Rodrigo y Gabriela

Non, les Mexicains Rodrigo Sanchez et Gabriela Quintero n'ont pas de sombrero sur le nez.

Tu leur donnes une guitare et ils vont s'enflammer pour te laisser baba.

Gabriela, à la rythmique, et Rodrigo, à la lead, passent du flamenco au heavy métal en flânant du côté de la rumba, du folk, du mariachi sound, quand ils ne frôlent pas le jeu classique, façon Joaquin Rodrigo.

Ce duo a éclaboussé Namur de sa classe folle, déclenchant des cris hystériques et une ovation mille fois méritée.

Leur ‘9 Dead Alive’ Tour, du nom de leur quatrième album solo fait l'unanimité, "on reste bouche bée devant ces pistoleros latinos", écrit à juste titre un journaliste hexagonal.

Pas d'entrée en matière molle mais une première salve pétaradante, il faut voir la séduisante Gabriela maltraiter furieusement sa six cordes tandis que son copain travaille comme une dentellière.

Pas de setlist, des extraits de leur dernière plaque, tels 'The Soundmaker' ou 'The Russian Messenger', mais également des titres émanant de leurs premiers CD's comme 'Hanuman'.

Fallait voir Rodrigo faire glisser une bouteille de Jupiler sur ses cordes ou Gabriella l'accompagner en slapping.

Buenas noches, Namur, on vient de vous jouer 'Orion 'de Metallica, on passe à une pièce plus classique.

We feel a bit lonely on the stage, can some people join us, la sécu doit filtrer et laisse finalement monter une quinzaine de volontaires sur le podium, un seizième joue à l'alpiniste pour déjouer les gardes, puis il vient se coller contre Gabriela qui sourit.

Rodrigo emprunte les lunettes solaires d'une gamine, le voyage animé se poursuit.

Gabriela, solo, appuie sur la pédale wah wah, tu te dis que si Jimi avait été une femme il s'appellerait Quintero.

Rodrigo revient, le duo vire heavy metal, on dégage les visiteurs, c'est au tour de l'hidalgo d'oeuvrer en solitaire pour un morceau massif, puis ô surprise, il passe derrière le micro pour entamer 'Creep' de Radiohead.

Ce sera le seul titre chanté du répertoire.

Les sorciers achèvent leur exercice par trois dernières mousquetades pas piquées des hannetons.

La classe à l'état pur.

Et Calogero?

Laisse tomber, la route est longue jusqu'à ton lit!

La Fête des Solidarités 2015 ( jour deux) - Citadelle de Namur, le 30 août 2015
La Fête des Solidarités 2015 ( jour deux) - Citadelle de Namur, le 30 août 2015
La Fête des Solidarités 2015 ( jour deux) - Citadelle de Namur, le 30 août 2015
La Fête des Solidarités 2015 ( jour deux) - Citadelle de Namur, le 30 août 2015
La Fête des Solidarités 2015 ( jour deux) - Citadelle de Namur, le 30 août 2015
La Fête des Solidarités 2015 ( jour deux) - Citadelle de Namur, le 30 août 2015
La Fête des Solidarités 2015 ( jour deux) - Citadelle de Namur, le 30 août 2015
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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 14:17
La Fête des Solidarités 2015 ( jour un) - Citadelle de Namur, le 29 août 2015

La Fête des Solidarités : Affiche du samedi

AKHENATON et IAM, HUBERT-FELIX THIEFAINE, DANAKIL, ALICE ON THE ROOF, MAGIC SYSTEM, BIGFLO et OLI, DALAL ABU AMNEH, LI-LO, YOUSSEF, ICI BABA....

La troisième édition de La Fête des Solidarités, rebaptisée les Solidarités, affiche sold-out!

L'organisation insiste, Solidarités n'est pas un festival, c'est une fête ( grande) estivale: concerts, débats, théâtre, conférences, Urban Village, animations de la Cité des Enfants, programme Off, break dance, à boire, à manger et du soleil à outrance, tout est réuni pour finir les vacances scolaires en beauté.

Dix groupes à l'affiche le samedi, en omettant les formations se produisant à droite et à gauche, peu de temps pour accéder de l'Esplanade au Théâtre de Verdure, des choix s'imposent.

La navette ( belle initiative) te dépose sur le site à 12:50, Li-lo vient d'entamer son sermon devant un public épars.

Li-lo*, c'est Sylvie Botton de Mohiville ( Ciney), un album, ' By the Way', et deux titres sur la bande son du court métrage ' Mr Hublot', oublie Tati, Hublot avec B, comme bateau.

La souriante Sylvie chante, gratte une acoustique ou un ukulélé, ses fantaisies sont habillées par Mayki Ferro : guitars/ Matthieu Hendrick : bass - melodica/ Virginie Delbrassinne : keyboard - backing vocals et Augustin Dethier : Drums.

Son terrain de jeu c'est la pop digestible, pétillante et accessible qui ne te donnera de l'urticaire que si tu ne jures que par Alain Robbe-Grillet.

Dix mélodies aériennes, chantées d'une voix claire dans un anglais scolaire, t'aurais préféré être allongé sur le gazon plutôt que de déambuler sur du béton, mais bon on ne peut pas tout avoir.

Namur a été séduit par le mélodieux ' Shivertree' , a réfléchi à l'avenir de la planète pendant'100 years', a vu l'automne poindre avec un morceau narratif intitulé 'The Fall', Eve a mordu dans la pomme pendant 'Apple Tree' puis Li-lo* a balancé les deux titres de la BO dont on t'a parlé plus haut, 'Robotpet' et 'Mr Hublot', une sorte d ''Octopus's Garden' from Ciney.

On a eu droit à la cover du samedi, ' Feel good' des Gorillaz, à 'Hours', la rengaine bourrée de la la la, qui aurait pu passer dans le Club Dorothée et enfin à 'By the Way' pour terminer l'office.

Gentil et distrayant!

A l'étage, Youssef.

Tu fais vite l'impasse sur le rap à deux balles du jeune Tournaisien Youssef Swatt, c'est pas vraiment ton truc.

Les jeunes à gauche, les vieux à droite.

On t'a casé à droite et refilé une cassette de Mireille Mathieu, elle était pourrie, elle a dérapé, Youssef et ses copains, en freestyle, ont rappé 'A fleur de peau', tu t'es payé une Jupiler et t'es redescendu vers l'Esplanade.

Dalal Abu Amneh

née à Nazareth, une des plus grandes voix palestinienne, jolie et intelligente ( she's a neuroscientist), est précédée sur scène par une pléiade de musiciens dirigés par Dr. Tayseer Haddad. Aux instruments traditionnels, oud, darbuka, qanûn, violon, s'ajoutent une basse et batterie donnant une touche occidentale aux chants arabes.

Dalal a gravé l'album 'About Balady' en 2012, la digne héritière de la grande Oum Kalthoum en interprétera plusieurs extraits ayant envoûté le public mosan.

Une intro aux saveurs orientales épicées sert d'arak, ensuite Dalal apparaît, vêtue d'une longue robe blanche aux motifs brodés. La magie opère d'emblée, le public se laisse entraîner du côté du Lac de Tibériade, bercé par la voix envoûtante de celle qui nous annonce ...We came from Palestina to share our music with you.

Une musique intemporelle, faite d'émotions, interprétée par une équipe de virtuoses.

Un mix heureux de chant tarab baignant dans une aura poétique' Les Mille et Une Nuits', de thèmes folkloriques et de chants mystiques.

Pendant 45', les petites Wallonnes se sont défoulées en tentant, avec plus ou moins de bonheur, d'imiter les déhanchements sensuels du sharqi, baladi ou autres danses suggestives du harem.

Une bouffée d'air frais sur l'esplanade, un grand concert.

Ceux qui se sont attardés au récital de Dalal Abu Amneh ne pourront assister au show de Bigflo et Oli.

L'accès au Théâtre de Verdure leur est refusé: COMPLET se lit en grand sur l'écran lumineux.

Ton passe-droit te permet d'assister, de loin, à la fin de la performance des frérots toulousains.

Florian "Bigflo" Ordonez et Olivio "Oli" Ordonez, les jeunes argentins/algériens du Midi-Pyrénées sont devenus des stars dans le petit monde du rap hexagonal.

Tu n'as peut-être assisté qu'à 15' de leur manège, cela a suffi à te convaincre, ces jeunes gens ont un petit quelque chose que tu ne retrouves pas chez la plupart de leurs congénères: de l'humour et de l'aisance.

Autre point positif, une instrumentation les éloignant du bête rappeur accompagné par un guignol aux platines, leurs morceaux mélangent allègrement scratch, freestyle avec des envolées de trompette ou des interventions au violoncelle.

Leur titre phare 'C'est pas du rap...' a tout simplement mis le feu à l'amphithéâtre.

La toute grande foule se presse sur l'esplanade et attend le bon vouloir de Magic System.

Sont pas pressés les compatriotes de Didier Drogba, plus de 20' de retard!

La bande-annonce, puant Patrick Sébastien, laisse présager un show 100% ringard.

Asalfo, Goudé, Manadja, Tino et leurs musicos déboulent et promettent "ce soir on va faire le show.".

La fiesta peut commencer, Namur a mis son cerveau au point mort pour danser sur les tubes caricaturaux du collectif d'Abidjan.

Depuis près de 20 ans le Magic System n'a qu'un but avoué, faire la fête aux sons du zouglou, ziglibithy, coupé-décalé et autres inepties dignes du générique de Camping Paradis.

Si t'aimes l'exotisme tape-à-l'oeil, le zouk, la Compagnie Créole, Annie Cordy, la danse des canards, la bouillie que Germain et Jules balancent lors des mariages dont ils assurent le fond musical, on te recommande Magic System.

Quant à toi, t'as tenu le coup pendant 20 minutes et tu t'es dit que plus jamais tu n'oserais te moquer de la fanfare de Bernissart et que, désormais, tu chériras ses majorettes.

Direction le bar!

Toujours autant de monde sur la petite scène qui accueille Danakil.

Les Parisiens sont dans le peloton de tête du reggae hexagonal et tourne toujours pour promouvoir l'album 'Entre les lignes' de 2014.

En attendant l'arrivée du charismatique chanteur Balik et de son copain, le Sénégalais Natty Jean, le band envoie un instrumental roots corsé, mention spéciale aux cuivres Mathieu Dassieu et Thomas Souil et à la guitare incisive de Fabien Giroud.

Dès les premières lignes de 'Quitter Paname', l'embarcation tangue en se laissant bercé par des flots reggae bienveillants.

'Poupée russe' et 'Hypocrites', pendant lequel Balik accueille un invité, Brahim, dégagent de bonnes vibes.

'J'allume la télé' de Brahim, avec son texte imagé, amuse les masses, Henri Salvador rit ...Mais moi j'en avais tellement marre

J'ai repris la première chaîne

Et devant mes yeux, mes yeux hagards

Se déroulait la même scène...

C'est décidé je balance le poste par la fenêtre!

Exit le guest, une reprise au menu, Edith Piaf 'Non, je ne regrette rien' , la citadelle chante, vos gueules, les mouettes!

Solide impromptu du bassiste et belles escapades du sax et de la trompette.

Ce band est top.

Le texte engagé de 'Free' frappe les esprits, ils enchaînent sur 'Ne touche pas'.

Cool, avance Bénédicte, passe-moi le joint, Candice.

Le set prend fin avec la ballade ' Marley', un des titres préférés des rastas blancs.

Direction la porte de sortie, pas question de manquer Hubert-Félix.

Hubert-Félix Thiéfaine

Quel âge, tu dis?

67.

Il est bien conservé, H.F.!

Son 17è album ' Stratégie de l'inespoir' est sorti l'an dernier, cet été le gars du Jura a pris son bâton de pèlerin pour se taper les festivals.

Après un repos mérité, il remettra ça à partir du mois d'octobre.

Le band en piste pour une intro rock, ce sera le premier concert de la journée portant cette étiquette, les artificiers ont pour nom Lucas Thiéfaine, le gamin sait manier une guitare/Alice Botté, le crack ( Alain Bashung, Christophe, Charlélie Couture, Daniel Darc, Jad Wio, Adrienne Pauly, Jacques Higelin, Jacno, Berry, Buzy, Elli Medeiros, Balbino, Berline....)/Marc Perier à la basse /Bruce Cherbit ( drums) et Christopher Board aux claviers.

D'une démarche nonchalante, mains dans les poches, le vieux cynique se pointe et attaque 'En remontant le fleuve'.

Namur a déjà pigé que ce concert s'inscrira dans les annales.

Impossible de démarrer plus fort.

Embarquez, bonnes gens, le voyage sera mouvementé!

Egalement sur le dernier CD, 'Amour désaffecté', faut plus se faire d'illusions, c'est juste la fin maintenant, Thiéfaine chante le désenchantement.

1986,' Errer Humanum Est ', deux ans plus tard, un gars fait un carton avec un titre traitant du même thème en utilisant le même refrain.

Des noms, des noms...

Il ne citera pas Lavilliers!

Le ton reste à l'acrimonie avec 'Confessions d'un never been', il n'y a que Bashung a adopté la même dégaine.

Tel un tireur à gages impitoyable, Alice Botté mitraille, un rictus au coin des lèvres, de l'autre côté le fiston se la joue grands moulinets, Namur savoure.

Voilà le père François et son 'Angelus' qui précède le déchirant ' Karaganda' (Camp 99).

Sodome, tu te souviens?

'Femme de Loth', car Loth n'avait pas que des filles!

Allons cueillir des mûres dans 'La ruelle des morts'... maman, quel titre!

Le démoniaque ' Alligator 427' a été écrit au retour d'une manifestation anti-nucléaire à Fessenheim, en Alsace.

'"Lorelei Sebasto Cha" est accueilli par des cris hystériques et l'héroïque '113ème cigarette sans dormir', laisse pantois.

Et si le rock était français?

Thiéfaine est tout simplement époustouflant!

Petit couac technique, un sifflement aigu se fait entendre du côté de Lucas, faut meubler, un mécano est à la recherche d'un nouveau câble, tant pis on amorce 'Bipède à station verticale'.

Christopher abandonne les touches pour gratter une acoustique pendant le nostalgique 'Résilience zéro'.

On approche du terme, ' Les dingues et les paumés' ont lu le Comte de Lautréamont, Namur vibre une dernière fois et aura son bis.

Une dernière pour la route propose le sexagénaire et c'est 'La fille du coupeur de joints' qui achève ce concert mémorable.

Difficile de faire plus fort que Thiéfaine, alors, aucun regret si Alice on the Roof affiche complet, tu l'as vue au BSF il y a une semaine, quant à Akhenaton t'avais pas envie de glander pendant soixante-dix minutes avant sa prestation.

Navette, une heure d'autoroute, ton plumard!

A demain!

La Fête des Solidarités 2015 ( jour un) - Citadelle de Namur, le 29 août 2015
La Fête des Solidarités 2015 ( jour un) - Citadelle de Namur, le 29 août 2015
La Fête des Solidarités 2015 ( jour un) - Citadelle de Namur, le 29 août 2015
La Fête des Solidarités 2015 ( jour un) - Citadelle de Namur, le 29 août 2015
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La Fête des Solidarités 2015 ( jour un) - Citadelle de Namur, le 29 août 2015
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