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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 15:17
Glenn Hughes Trio feat. Doug Aldrich - Jared James Nichol- Spirit of 66 - Verviers, le 3 octobre 2015

JARED JAMES NICHOLS + GLENN HUGHES TRIO – Spirit of '66 , Verviers – 2015.10.03

Setlist :

01. Stormbringer. (Deep Purple « Stormbringer » 1974)
02. Orion. (Glenn Hughes « Soul Mover » 2005)
03. Way Back To The Bone. (Trapeze « Way Back To The Bone » 1972)
04. First Step Of Love.(Hughes/Thrall « Hughes - Thrall » 1982)
05. Touch My Life. (Glenn Hughes « Addiction » 1996)
06. Sail Away. (Deep Purple « Burn » 1974)
07. Good To Be Bad. (Whitesnake « Good To Be bad» 2008)
08. Mistreated. (Deep Purple « Burn » 1974)
09. Can't Stop The Flood. (Glenn Hughes « Building The Machine » 2001)
10. One Last Soul. ( Black County Communion « Black Country » 2010)
11. Soul Mover. (Glenn Hughes « Soul Mover » 2005)
12. Black Country ( Black Country Communion « Black Country » 2010)
13. Burn (Deep Purple « Burn » 1974)

Le Spirit of '66 de notre ami Francis Geron affichait « sold out » en ce premier samedi d'octobre et ce n'est que justice car on avait la chance de voir de tout près deux légendes du Rock tel qu'on l'aime. Mister Glenn Hughes l'ex-bassiste chanteur de ce qui est selon moi la meilleure époque de Deep Purple et Mr. Douglas « Doug » Aldrich ex-Whitesnake à la guitare.

Le power trio était complété par le fidèle batteur Suédois Pontus Engborg. Glenn a bien évidemment officié au sein d'autres groupes tels que Trapeze aux côtés du regretté Mel Galley, mais aussi Hughes/Thrall, Black Sabbath, Black Country Communion avec Joe Bonamassa et Jason Bonham ou encore California Breed, sans oublier sa carrière solo.

Quant à Doug Aldrich, l'homme n'est pas en reste non plus car il a évolué au sein de formations telles que Bad Moon Rising, Burning Rain, Dio, Lion ou Revolution Saints pour ne citer que celles-là. C'est dire si on a devant nous des gars qui ont de la bouteille.


La première partie est assurée de fort belle man!ère par Jared James Nichols, le natif du Wisconsin qu'on avait pu voir au Spirit le 19 mai dernier.

Un autre power trio à la section rythmique Suédoise mais de facture plus bluesy. Quoiqu'il en soit c'est à nouveau 45 minutes de plaisir que nous allons partager avec mon pote Jared qui vient de sortir un nouvel album, un EP 5 titres, qui répond au titre de « Highwayman ». Nous aurons droit à un set dynamique au cours duquel Jarred nous fera montre de tout son talent avec des compositions telles que « Get Down », « Crazy » ou encore le désormais célèbre « Can You Feel It ? » sans oublier le clin d'oeil à ses idoles que sont Johnny Winter et Leslie West (Mountain) avec « Rock'n'Roll Hoochie Koo » et « Mississippi Queen ». J'ai comme l'impression que notre ami Francis ne tardera pas à le reprogrammer, si mes sources sont bonnes…


Dès 22 heures la sono déverse le célèbre « Alzo Sprach Zarathustra Op.30» de Richard Strauss et le Glenn Hughes trio s'empare des planches pour deux heures d'un concert exceptionnel. D'entrée c'est la tuerie : « Comin' out of nowhere, drivin' like a rain ... » oui c'est lui : « Stormbringer » mon titre préféré de Deep Purple. Je fonds, d'autant plus qu'un de mes guitaristes préférés se tient à un mètre de moi , Douggie rules ! Quel tueur.

S'en suit un magnifique « Orion » qui nous emporte dans la constellation musicale de Glenn Hughes, un bassiste-chanteur avec une voix tellement haut perchée qu'il faut l'entendre pour le croire. Un Glenn Hughes de 63 ans qui pète la forme, un Glenn Hughes qui a failli perdre la vie dans les excès tous azimuts d'un Deep Purple à la dérive en 1976, Tommy Bolin n'y a d'ailleurs pas survécu. Oui, un Glenn Hughes communicateur, un artiste qui prend et répand un plaisir géant à être sur scène. Comme il le dit lui-même, « Je me fiche pas mal de jouer devant des milliers de personnes mais si à chaque concert, en regardant quelqu'un droit dans les yeux, le courant passe entre nous, je gagne un nouveau fan, alors j'ai rempli ma mission, un fan par jour !». A mon avis, il en aura gagné quelques uns de plus ce soir.
Hommage poignant à son ami, le regretté Mel Galley avec lequel il officiait au sein de Trapeze puis de Whitesnake avec le titre « Way Back To The Bone ».
Que dire du sublime « Sail Away » de Deep Purple repris en choeur par un public sous le charme. Présentation de Doug Aldrich auteur-compositeur-interprète avec « Good To Be Bad » une de ses compositions au sein de Whitesnake. Et puis un magistral « Mistreated » qui nous replonge dans l'univers de ce chef d'oeuvre qu'est l'album « Burn » de Deep Purple. Et on progresse de chanson en chanson dans l'univers de Glenn Hughes jusqu'aux rappels. Le « puissant « Black Country » va achever les survivants dans le public et si il y en a encore quelques uns qui résistent le coup de grâce sera donné avec « Burn ». On pouvait se demander ce que ce morceau allait donner en formule trio, réponse : Ma-gis-tral.
Fabuleux concert encore une fois et comme le disait si bien le Duche « Docteur es Purple » il vaut mieux aller voir Glenn Hughes que Deep Purple ou Whitesnake.

Je confirme Ian Gillan et David Coverdale sont quasi moribonds vocalement parlant , sauf pour les ballades, tandis que Glenn Hughes n'a absolument rien perdu.

A bientôt paraît-il ?

Mitch ZoSo Duterck

Glenn Hughes Trio feat. Doug Aldrich - Jared James Nichol- Spirit of 66 - Verviers, le 3 octobre 2015
Glenn Hughes Trio feat. Doug Aldrich - Jared James Nichol- Spirit of 66 - Verviers, le 3 octobre 2015
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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 13:59
선우정아 / Sunwoo Jung-A + Sioen + Eric You from Needle & Gem -Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles- le 3 octobre 2015

선우정아 / Sunwoo Jung-A + Sioen + Eric You from Needle and Gem -Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles- le 3 octobre 2015.

Dans le cadre du Korean Music Festival Brussels ( du 23 septembre au 14 octobre), l'AB club accueille Sunwoo Jung-A, one of the top-notch Korean female singer songwriters.

Ce soir, le Club a pris des teintes dragon asiatique, 85% de la clientèle étant originaire d'Extrême -Orient, ce qui a réjoui JP, constatant qu'il n'était pas le plus petit bipède dans la salle.

Invités et chaleureusement accueillis par le Korean Cultural Center Brussels, nous sommes les premiers à escalader les marches nous emmenons vers la salle du premier étage, les portes s'ouvraient à 18h, un premier artiste, non précisé était prévu, à 19:05'.

19:20' un duo se présente!

Eric You, qui précisera faire partie du groupe Needle and Gem dont l'autre moitié se trouve au Canada, et le pianiste de Sunwoo Jung-A!

Eric, au look androgyne, entame son bref récital par une version dream pop exquise et éthérée du standard 'My favorite things'.

Vocaux délicats déformés par un modulateur et une loop station et arrangements subtils, il n'en faut pas plus pour faire chavirer le coeur des Yoon, Han, Minji ou Jang peuplant l'enceinte.

Exit le claviériste, my name is Eric, you don't know me and I don't know you, pas aussi élaboré que le confucianisme mais une belle preuve de philosophie orientale, I 'll play a song of my band à la guitare, it is called 'Dawn'.

Frais comme la rosée sur un roseau coréen, de l'indie folk raffiné.

Next one is not my song but a song I like, il amorce ' The professor' de Damien Rice avec son couplet final chanté en français.

Superbe, Eric You a réussi à capter l'attention du public qui l'écoute religieusement malgré un petit trou de mémoire.

'Wall' is a song of mine, I know the words...

Une dernière douceur terminant un set séduisant.

Sioen ( solo).

Frederik Sioen et la Corée du Sud: une petite amie coréenne et en 2012: Sioen raakte in Zuid-Korea bekend, onder meer omdat Cruisin’ in 2006 gebruikt werd in een reclamespot van het Koreaanse modelabel Bean Pole. De actrice Gwyneth Paltrow speelde de hoofdrol in dat spotje....

Des liens évidents, donc, le Gantois s'exprime d'ailleurs pas si mal en coréen, pays où il s'est trouvé à la même affiche que Sunwoo Jung-A lors d'un festival. L'idée est venue naturellement d'inviter Frederik à la soirée coréenne à l'AB.

Depuis un petit temps, le singer-songwriter a abandonné le piano pour s'accompagner à la guitare.

Pour le concert de ce soir il propose de visiter sa dernière oeuvre, 'Man Mountain'.

19:45', il grattouille sa guitare et attend le retour du silence, l'intro sera longue si vous ne vous taisez pas.

Les Coréens sont gens aimables, il peut commencer, le silence règne 5 secondes après l'avertissement, il amorce 'Marry me', une petite perle pop que cette déclaration d'amour, t'aurais dû déclarer la même chose à ta future épouse il y a 50 ans.

I'm a little bit Korean, you know, I eat kimchi every day, this song is about 'Hongdae' ( near Seoul).

Les petites Coréennes reprennent le refrain en souriant.

Sympa, faudra qu'on aille vers un tour en Asie un de ces quatre!

You like to party in Korea, no?

This one is called 'Blackout'.

Un bluesy track chantant les lendemains de la veille, tu t'éveilles à côté d'une fille, c'est pas ta copine.. merde, qu'ai-je bu, où suis-je, c'est qui cette demoiselle?

Un chouette petit côté Ray Davies colore ce titre amusant.

A song about love, destinée aux hommes qui ne connaissent rien à l'univers du sexe faible, 'Women's Riddles'.

Les femmes et leurs mystères, is there a key?

Après cette tirade Sioen attaque le plus ancien ' Johnny, Mary, Tommy and the Sun' qu'un mec compare aux Shins, le titre évidemment rappelle en toi l'image du regretté Robert Palmer!

Sunwoo Jung-A en guest, au piano et seconde voix ( brillante), pour 'Pharaoh', un nouveau bijou pop, proche de Tom Robinson!

Ensuite le duo s'attelle à une composition de Sunwoo, dont le titre traduit en anglais devient 'Don't cry'.

La ballade de facture classique vire piano pop énervé et séduit toute l'assemblée, saluant la performance du Gantois par une salve d'applaudissements méritée.

Sunwoo Jung-A

Korean Music Awards 2014, best pop album: Sunwoo Jung-ah It's Okay, Dear!

Elle se présente sur scène accompagnée de 박찬형 aux percussions et de 선우정아 au piano ( prononciation sur demande), deux gars talentueux, le pianiste est vraiment exceptionnel, elle-même se charge du programming, manie un synthé et chante dans un registre allant de la pop, à l'indie, au trip hop, au jazz et au rock.

Le set démarre sur une intro trippy, le morceau aux allures acid jazz/trip hop n'a rien à envier aux meilleures productions anglaises ou américaines.

Sophistication consommée et effets de voix surprenants.

Les occidentaux présents dans la salle ne sont pas en terrain inconnu.

En anglais imagé, l'artiste tente de nous commenter le thème des chansons, this one is about feeling like a bitch towards your friends and family, you could translate the title as 'Upside down'.

Un morceau electropop dans le moule Katy Perry, Ke$ha, Ariana Grande.

Elle poursuit avec 'Purple Daddy', un titre poignant au fond jazzy, traitant du décès de son père.

Sunwoo fait preuve d'une grande versatilité mais ne peut cacher son backgrounf jazzy, pas étonnant non plus que certains voient en elle une Regina Spektor asiatique.

Bye, bye, boys, please welcome Eric You, he's my sister, ajoute-t-elle en riant.

Eric à la guitare sèche, Sunwoo au chant pour une version lente et décalée de 'You are so beautiful' de Billy Preston, une chanson rendue populaire dans l'adaptation de Joe Cocker.

Bluesy mood et apprêts electro, étonnant!

Solo, ' The moment I destroy you', un gospel jaune et profond.

O K, guys, come back.

Comme des chiots obéissants, les musiciens rappliquent.

On change d'atmosphère pour virer comédie musicale, le pianiste et le percussionniste peuvent s'ébattre, la chanteuse jongle!

La suivante, a poppy one, est inspirée d'une fable d'Esope tandis que le tubesque "The Song of Hero"peut-être considéré comme mon seul morceau positif.

On m'avait parlé de mauvais temps en Belgique, résultat je suis fringuée comme en hiver et je sue, pire qu'Eugène, 'Unknown Artist' est inspiré par iTunes qui m'ignorait, it's a song about no fame.

Un sens de l'humour exacerbé, cette nana!

Une espèce de Bette Midler asiatique!

Officially this is our last song, retour aux climats atmosphériques avec la question...why do you do such stupid things...

Il est 21:35', le club rappelle le souriant trio.

Nouvelle pointe d'humour, sorry, I have to fix my make-up, elle se retourne et se retouche en lorgnant son smartphone.

Le catalogue est épuisé, on improvise, un petit jazz, Bruxelles?

Tu parles, une jam à laquelle Ray Charles eut aimé participer, un travail admirable du piano, puis le percussionniste tabasse ses cymbales de ses mains nues à la grande joie du public tandis que Sunwoo entame un Korean scat magistral.

Le titre est ponctué par une ovation délirante!

Un samedi soir marqué d'une croix blanche!

photos - Jp daniels - concert monkey

Eric You

Sioen

Sunwoo

선우정아 / Sunwoo Jung-A + Sioen + Eric You from Needle & Gem -Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles- le 3 octobre 2015
선우정아 / Sunwoo Jung-A + Sioen + Eric You from Needle & Gem -Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles- le 3 octobre 2015
선우정아 / Sunwoo Jung-A + Sioen + Eric You from Needle & Gem -Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles- le 3 octobre 2015
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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 12:26
No Joy au Witloof bar du Botanique, Bruxelles, le 2 octobre 2015

No Joy au Witloof du Botanique, Bruxelles, le 2 octobre 2015

Y a d'la joie bonjour bonjour les hirondelles

Y a d'la joie dans le ciel par dessus le toit

Y a d'la joie et du soleil dans les ruelles

Y a d'la joie partout y a d'la joie...

Partout, sauf à Montreal d'où vient le collectif No Joy emmené par Jasamine White-Gluz ( chant et guitare) et Laura Lloyd ( lead guitar).

Sur scène, les tapageuses nanas sont accompagnées par un bermuda rouge à la batterie ( Garland Hastings ) et par un grand gaillard à la basse ( Michael Farsky).

Leur troisième ouvrage musical, ' More Faithful' est sorti juste avant l'été.

20:15' sous un éclairage louche, propice aux agressions en tous genres, les Canadiens prennent place.

Une entrée en matière fracassante, distorsion et reverb à rendre malade.

Jasamine se met à psalmodier une doléance incompréhensible, étouffée par un mur de larsens que les spécialistes qualifient de doomy shoegaze.

Titre?

Pas retrouvé l'équivalent du 'FAM' , gratté sur une assiette de carton!

La rengaine semble vouloir rendre un dernier soupir mais une stridulation persistante continue à se faire entendre puis Garland enclenche la suivante, le chant demeure ésotérique. Un nouveau coup d'oeil sur l'écrit gisant entre les pédales, il mentionne 'Celeb'.

A tes côtés Manu peste, pas moyen d'immortaliser les pas joyeux sur la pellicule, aucune lumière!

Le matraquage se poursuit, ' Hare Tarot Lies' ( sur Wait to Pleasure) te rappelle vaguement certains titres de Hole.

Les accords sont toujours aussi dissonants mais l'approche se fait plus poppy.

Bourdonnement de connexion suivi par ' Lizard Kids', guitares viciées, drumming excité et basse lourde.

Pas moyen de confondre ces lizard kids avec le lézard de King Crimson.

Le bermuda quitte son poste, une petite soif, un besoin pressant, une baffe à Manu qui vient de le shooter?

Non, il s'enquiert de la playlist!

Garland, ket, on peut pas t'aider, TBS pour nous = Turner Broadcasting System!

Au fond, No Joy ne dépaillerait pas la programmation du Magasin 4: saturation intensifiée, vocalises hantées, un wall of sound colossal et une absence totale de concession au canevas pop.

Tu prends tel quel ou tu te diriges vers le bar!

Bon sang, Jasamine, c'est quoi cette setlist nébuleuse, on a écouté les trois albums et les EP's, aucune trace de 'Piano'.

Explique-nous ces private jokes, bitte!

Le piano n'était pas pianissimo mais, une nouvelle fois, intense et bref.

Sur Twitter, "Would you guys rather have us play a song called "70" or "Panini"?

Le papelard indique Panini!

Ecoute, Jasamine, dans un tiroir j'ai retrouvé l'image de Kevin Keegan, je te la refile le jour où tu visites à nouveau Bruxelles.

La suivante 'Sky' ( on sait, sur aucun album) est chantée en duo par Michael et Miss White-Gluz. Une plage qu'on ose qualifier de 'groovy' sans vouloir comparer avec la blue eyed soul, par exemple.

A genoux pour la cinquième fois, la cheftaine tripote sa machinerie avant d'amorcer ' Hawaii', un morceau datant de 'Ghost Blonde', le premier album.

'E' une longue et pesante composition shoegaze aux relents psyche/garage à la My Bloody Valentine met fin à cette prestation de 45'. Tandis que les protagonistes maniant les cordes triturent tout l'attirail traînant à leurs pieds, le batteur s'en va décapsuler une blonde dans les coulisses.

Charles?

Y a d'la joie bonjour bonjour les hirondelles

Y a d'la joie dans le ciel par dessus le toit

Y a d'la joie et du soleil dans les ruelles

Y a d'la joie partout y a d'la joie...


photos: Manu Gol En Vaux

No Joy au Witloof bar du Botanique, Bruxelles, le 2 octobre 2015
No Joy au Witloof bar du Botanique, Bruxelles, le 2 octobre 2015
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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 07:50
John Mayall - Fandango Live - Het Depot - Leuven, le 2 octobre 2015

Chronique du concert de John Mayall and Band au Depot à Leuven le 2 octobre 2015. Pierrot et Margaret Destrebecq-King.


En ouverture du concert de John Mayall au Depot de Leuven, nous avons droit à la prestation de Fandango Live, un duo formé de Luc de Graaf et Dirk Lekenne, deux musiciens de très grand talent qui nous interprètent ce soir quelques morceaux de choix repris au catalogue mondial du blues, certains de JJ Cale mais aussi certaines compos personnelles notamment de Dirk Lekenne.

Sous les feux des projecteurs, assis sur des chaises, nos deux compères nous fascinent tant par leur jeu musical que par leurs voix parfaitement harmonisées.

Leur nouveau CD, Kerkom Texas, sera mis en pré-vente le 17 octobre au Depot à l’occasion de la Fandango Music Night.

Set list : Kerkom (new CD) compo Dirk Lekenne - Humdinger (new CD) – JJ Cale Magnolia (new CD) – JJ Cale River Boat Song – JJ Cale - He’ll Have To Go – Jim Reeves - It’s Gonna Be All Right (new CD) compo Dirk Lekenne


John Mayall, je le connais depuis très, très longtemps et je n’ai pas hésité à aller lui serrer la main en entrant dans le Depot, un shake hand amical à ce grand Monsieur assis tout seul dans le hall, « Hello John, glad to see you again » car c’est la 4è ou 5è fois que j’assiste à un de ses concerts.

Le plaisir de voir cet artiste de 81 et presque 82 ans est immense car il met sur scène des musiciens accomplis et souvent différents, et de nombreux artistes célèbres sont passés par la scène des Bluesbreakers de Mayall, dont Eric Clapton, Keef Hartley, John Mc Vie, Peter Green, Coco Montoya, Walter Trout et Buddy Whittington pour ne citer que ceux-là.

Ainsi donc, après un bref entracte où tu vas mouiller tes papilles, entrent en scène dans l’ordre, Rocky Athas, Jay Davenport et Greg Rzab bientôt suivis du Papy du Blues, John Mayall.

C’est dans une clarté presque aveuglante que le band prend place, le bassiste Rzab à gauche, Jay Davenport au centre arrière, à moitié caché par ses caisses et ses assiettes de laiton, et à droite la guitare solo du magnifique Rocky Athas. John occupe la place qui lui revient de droit, au centre de toutes les attentions, derrière son clavier.

Tout d’abord et d’entrée de jeu il demande d’éclairer le fond de la salle car il veut voir tout son public et pas seulement les deux premiers rangs baignés par les floods de la scène. Là, c’est mieux, il peut voir que la salle est pleine, la soirée peut commencer. Il remercie l’audience pour sa présence et, one, two, three, let’s play the blues. Une entame au clavier avec « All Your Love » pour chauffer la salle et le public réagit bien, c’est dans la poche, la soirée sera chaude.

Ensuite il annonce « Help Me » et veut prendre son micro pour son harmonica, mais il a un problème technique qui fait dire au public qu’il a vraiment besoin d’aide, et c’est un des roadies qui vient le dépanner ce qui lui fait dire que le titre est bien de circonstance.

S’ensuit un titre de son nouvel album que le band survolera au cours de la soirée en alternance avec des titres plus anciens dont « Streamline » de 1967 qu’il avait souvent joué avec Peter Green, Mike Fleetwood et John Mc Vie, ou « Nature’s Disappearing » de l’album de 1970 « USA Union » pour lequel il annonce que ce titre est de plus en plus d’actualité et que cela lui donne l’impression de faire une campagne électorale (it looks like I’m running for Office), ce à quoi un spectateur répond « You should ».

Après un dernier titre, « Mail Order Mystics » pour lequel John déclare que le groupe a toujours beaucoup de plaisir à jouer ce morceau, le band quitte la scène mais revient (est-ce une surprise ?) pour un rappel avant de nous quitter définitivement pour se rendre dans le hall et signer des autographes ou dédicacer les albums.

Une petite Kriek derrière la cravate pour se rincer les cordes vocales et nous allons attendre le train qui nous ramènera à Bruxelles, semant dans notre sillage les notes bleues tombant de nos oreilles.

Set list : All Your Love - Help Me -Drifting - Do I Please You - Riding On The LandN - I Feel So Bad - Sum Of Something - Nature’s Disappearing - Streamline - Don’t Turn Your Back - Checking On My Baby - Mail Order Mystics

Rappel : I’m A Sucker For Love

John Mayall - Fandango Live - Het Depot - Leuven, le 2 octobre 2015
John Mayall - Fandango Live - Het Depot - Leuven, le 2 octobre 2015
John Mayall - Fandango Live - Het Depot - Leuven, le 2 octobre 2015
John Mayall - Fandango Live - Het Depot - Leuven, le 2 octobre 2015
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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 08:07
Weird Al Yankovic - Ancienne Belgique - Bruxelles- le 1 octobre 2015

Le billet de JPROCK :

Weird Al Yankovic a vendu plus de douze millions d’albums et a donné plus de mille concerts dans le monde.
Artiste complet, à la fois chanteur, musicien, auteur-compositeur, parodiste , producteur, satiriste, acteur, créateur de films vidéos et producteur de films longs métrages, l’Américain nous fait l’honneur de s’arrêter chez nous pour la première fois de sa carrière dans la prestigieuse salle de l’Ancienne Belgique.
L’AB est quasi sold out et le concert de ce soir constitue en soi un réel évènement.
Qui n’ a jamais eu la chance de voir Al Yankovic sur scène ne peut pas imaginer à quel point l'homme est généreux, talentueux et poilant !
Car l’Américain est un maître dans l’exercice de la parodie musicale intelligente et bien ficelée, exercice périlleux qui peut vite tourner au ridicule s’il n’est pas maîtrisé de bout en bout.
Il est environ 20h lorsque deux mecs viennent s’asseoir à côté de moi visiblement très excités. Avec un accent américain évident le premier m’adresse la parole : « Vous l’avez déjà vu sur scène ? Waouw moi c’ était mon rêve et il va se réaliser, ce mec est un génie…! Vous êtes rock reporter, j’espère que votre chronique sera bonne, elle ne peut qu’être bonne ! «
Et le type me serre la main avec fermeté et avec les yeux qui pétillent d’impatience d’un enfant qui attend son dessert préféré.
Oui Weird Al Yankovic est une star au USA !
Une star respectée par les plus grands de Paul MCartney à Madonna en passant par feu Michael Jackson, Joan Jett, Don MacLean, Dave Grohl, Lady Gaga et même Crosby, Stills et Nash pour n’en citer que quelques uns.
Ce type est une institution !
Peu d’artistes ont refusé d’être parodié par ce clown génial, on peut citer par exemple Jimmy Page, Prince , Eminem qui avait peur que ça ternisse son image, et McCartney qui même s’il est fan du travail de l’américain n’a pas autorisé qu’il parodie « Live and let die » des Wings en « Chicken Pot Pie ».
Rien d’étonnant venant d’un végétarien convaincu comme Sir Paul.
Mais revenons en à ce soir.
Pas de support act, mais un full show qui démarre en trombe à 20h30 précise.
Sur l’écran géant on voit Al Yankovic chanter dans la rue micro à la main, tandis que sur scène son band envoie la sauce avec " Tacky " .
Petit à petit sur l’écran on reconnaît certaines vitrines qui nous sont familières, puis le grand hall de l’AB tandis que la caméra suit notre homme dans son parcours qui débouche directement dans la salle à quelques mètres de la scène.
Une ovation générale s'élève du public et on est parti pour un show délirant de 120 minutes, entrecoupé de vidéos irrésistibles qui permettent à notre homme et ses (excellents) musiciens de changer de costume autant de fois que le spectacle l'impose.
Aucun temps mort, on est bien dans un trip bien huilé que l’artiste appelle « a rock and comedy multimédia extravaganza » !
Au fil des titres on reste scotché par le talent du chanteur et de son band qui tour à tour mélangent les genres avec bonheur, réinventent les morceaux et les arrangements de classiques du rock et de la pop tout en gardant l’esprit ouvert à quelques improvisations géniales.
Le tout dans un délire total.
« Beat it » du roi de la pop devient « Eat it », « Bad « devient « Fat « , « I’m a Virgin » de Madonna se transforme en » I’m a Surgeon « , « Smells like Teen Spirit » devient « Smells Like Nirvana, » , « Gangsta's Paradise « de Coolio devient « Hamish Paradise » et « Lola » des Kinks est rebaptisé « Yoda » .
Quel plaisir que de se poiler sur des titres aussi célèbres et de les entendre revisité de telle manière avec talent !
Car c’est une évidence, Yankovic et ses musiciens sont un fameux groupe de rock !
Le rappel est à l’image de tout le show, somptueux et déjanté avec Al entouré des personnages de Star Wars, Darth Vader en tête pour « We All have Cell Phones » et The Saga begins « , avant que notre homme ne se saisisse de son accordéon électrique pour clôturer la soirée avec « Yoda » repris en choeur par toute la salle.
Le tatillon Ray Davies en vomirait son quatre heures , la salle, elle, adore…
Le public en demande encore mais cette fois les lumières se rallument définitivement.
On s’attendait à ce que cette soirée soit étonnante , elle fut en tous points extraordinaire.
C’est ce qui arrive lorsqu’on donne le poste de pilotage à un génie …

Texte et Photos : Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK

Setlist :
Fun Zone
Tacky
(Weird Al started singing on the streets then walked his way in)
Lame Claim to Fame
Now That's What I Call Polka!
Perform This Way
Dare to Be Stupid
Fat
First World Problems
Foil
Smells Like Nirvana
Party in the CIA / It's All About the Pentiums / Handy / Bedrock Anthem / Another One Rides the Bus / Ode to a Superhero / Gump / Inactive
Canadian Idiot
Eat It / I Lost on Jeopardy / I Love Rocky Road / Like a Surgeon
(Acoustic medley)
White & Nerdy
Word Crimes
Amish Paradise
Encore:
We All Have Cell Phones
The Saga Begins
Yoda

Weird Al Yankovic - Ancienne Belgique - Bruxelles- le 1 octobre 2015
Weird Al Yankovic - Ancienne Belgique - Bruxelles- le 1 octobre 2015
Weird Al Yankovic - Ancienne Belgique - Bruxelles- le 1 octobre 2015
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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 09:00
Soak - Marty and the Magic Minds à la Rotonde du Botanique - Bruxelles - le 30 septembre 2015

Soak - Marty and the Magic Minds à la Rotonde du Botanique - Bruxelles - le 30 septembre 2015

La première visite bruxelloise de Bridie Monds-Watson, alias Soak ( slang = ivrogne), s'était déroulée lors des dernières Nuits Bota, la jeune Irlandaise, 18 printemps, revient ce soir accompagnée d'un band bicéphale.

Son récital doit débuter à 21h.

Support: Marty and the Magic Minds!

Pas des inconnus, tu as croisé la route du groupe, originaire du Brabant Wallon, lors du Woody Woodstock Festival de 2013, il t'avait laissé une bonne impression!

Formule trio ce soir, pour un combo que tu as eu de la peine à reconnaître, plus de chanteuse, Sasha Vovk à l'époque, elle s'est lancée dans une carrière solo, pas vu Caroline Bloukiaux, non plus!

Martin Seghers ( Marty) est toujours là au chant et à la guitare, Kevin Aubry était déjà de l'aventure en 2013, il doit se contenter d'un cajon et de 2 éléments de batterie, la basse est désormais maniée par Lionel Pothin et du potin il en a fait pendant les premiers titres!

Démarrage en douceur avec 'Sad hope message' à classer sur l'étagère soft indie folk si ce n'est qu'une basse tapageuse brise tous les effets mélodieux.

'Feeling', au fond jazzy suit le message désespéré, pas encore au point le niveau sonore de l'engin piloté par Kevin.

Tout rentre dans l'ordre pendant le gentil 'Only' doté de coloris exotiques.

Marty et les magiciens se complaisent en mode midtempo, c'est bien joli, mais aussi désespérément lisse.

Toujours aucun signe d'énervement lors de 'Destiny', une plage ensoleillée et chaloupée.

Pas de bol, pas de vahiné accueillante en robe de pacotille pour te servir un cocktail à base de coconut.

Le ronron continue ' The gaze', au rythme nonchalant, suivi par un titre servant à exorciser de vieux démons ( sic) ' Thirteen years ago' , une plage sortant du lot.

'Poppy day', destiné à se laisser bercer au gré de molles vagues, termine ce set inoffensif, mais pas désagréable!


Soak.

Se pointant sur scène comme une souris timide, Bridie Monds-Watson décide d'entamer le show solo, elle saisit une Gibson tendue par un roadie féminin et amorce, d'une étonnante smoky voice, 'Shuvels', un extrait de son unique album ' Before we forgot how to dream' .

Elle a un petit quelque chose d'attachant cette gamine dont une bonne partie du visage est cachée par une frange.

Pas un mot, à l'acoustique ce coup-ci, elle balance a new song, un lament te rappelant une certaine Cat Power à ses débuts.

Apparition d'un duo de musiciens, sans doute Jim Byrne aux drums ( Villagers) et un homme à tout faire brillant Tommy McLaughlin ( Villagers) à la guitare, basse ou keys.

This song is called 'Blud', reverb et delay ornent cette ballade atmosphérique aux tonalités Lykke Li.

Mêmes ingrédients pour la suivante, ' Garden', auquel le drummer insuffle un rythme soutenu.

L'excellent 'B a Nobody' démarre en mode midtempo, prend de l'ampleur pour terminer sur des touches shoegaze.

La sage enfant s'inquiète de notre santé, nous fait le coup des gaufres à Bruxelles, ne pipe pas un mot sur le piétonnier du crabe, avant de signaler que the next song is called 'Wait'.

Un titre obsédant chanté d'un timbre dramatique.

James attaque 'Hailstones don't hurt' en tapotant un drumpad.

Le schéma n'est pas original, une ébauche lente, une accélération sensible, une explosion et un retour au calme.

Rien de neuf du côté de Derry, la recette est connue mais les cuisiniers sont à la hauteur.

Elle enchaîne sur 'Reckless behaviour' une des plages les plus catchy du set.

Un fond marin en background, normal, voici 'Sea creatures' , another highlight!

Le set s'achève de manière métallique avec 'Oh Brother' bourré d'effets psychédéliques et pas loin de certains titres de 16 Horsepower.

Elle a terminé en force la petite, elle chiffonne la playlist pour la jeter dans la fosse.

Un peu moins de 50' de set.

Rappel, seule, une cover bien foutue de 'I can't make you love me' de Bonnie Raitt.

Soak rejoint son frangin au merch.

photos - jp daniels - concert monkey

marty

soak

Soak - Marty and the Magic Minds à la Rotonde du Botanique - Bruxelles - le 30 septembre 2015
Soak - Marty and the Magic Minds à la Rotonde du Botanique - Bruxelles - le 30 septembre 2015
Soak - Marty and the Magic Minds à la Rotonde du Botanique - Bruxelles - le 30 septembre 2015
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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 13:09
Bryan Ferry + Daan à l'Ancienne Belgique, Bruxelles, le 29 septembre 2015

BRYAN FERRYAncienne Belgique – Bruxelles (2015.09.29)

Setlist :

01. Avonmore. (« Avonmore » 2014)

02. Driving Me Wild. (« Avonmore » 2014)

03. Slave To love. (« Boys And Girls » 1985)

04. Ladytron. (Roxy Music – « Roxy Music » 1972)

05. Bob Dylan's Dream. (Bob Dylan « The Freewheelin' Bob Dylan » 1963)

06. Don't Think Twice, It's All Right. (Bob Dylan « The Freewheelin' Bob Dylan » 1963)

07. Smoke Gets In Your Eyes. (Jerome Kern - 1933)

08. Bête Noire. (« Bête Noire » 1987)

09. Zamba. (« Bête Noire » 1987)

10. Stronger Through The Years. (Roxy Music - « Manifesto » 1979)

11. Tara. (Roxy Music - « Avalon » 1982)

12. Take A Chance With Me. (Roxy Music - « Avalon » 1982)

13 One Night Stand. (« Avonmore » 2014)

14. If There's Something. (Roxy Music – « Roxy Music » 1972)

15. More Than This. (Roxy Music - « Avalon » 1982)

16. Avalon. (Roxy Music - « Avalon » 1982)

17. Love Is The Drug. (Roxy Music - « Siren » 1975)

18. Virginia Plain. (Roxy Music - « Roxy Music » 1972)

19. Do The strand. (Roxy Music - « For Your Pleasure » 1973)

20. Let's Stick Together. (Wilbert Harrison - 1962)

21. Jealous Guy. (John Lennon - « Imagine » 1971)

22. Editions Of You. (Roxy Music - « For Your Pleasure » 1973

Salle comble en ce 29 septembre, à l'Ancienne Belgique de Bruxelles pour recevoir le dandy du pop-glam-rock britannique, j'ai nommé Monsieur Bryan Ferry. Le concert aurait dû avoir lieu le 11 décembre dernier pour terminer la tournée en cours mais des problèmes de voix avaient contraint l'ex-leader de Roxy Music à reporter l'évènement. D'autres auraient annulé, hein Robert... Tout d'abord chanteur dans un groupe amateur, les Banshees. Bryan fait des études dans une école d’art de Newcastle, où il s’intéresse particulièrement au pop art et à l'art conceptuel.

En 1968, il s’installe à Londres où il exerce différents métiers tout en s’essayant à l’écriture musicale. En 1970, il tente d’intégrer le groupe King Crimson, mais c'est un échec. Il fait alors la connaissance d’ Andy McKay, de Phil Manzanera et de Brian Eno. Après le recrutement de Paul Thomson, c’est la fondation de Roxy Music. Il mène parallèlement une importante carrière solo.

Au niveau discographie, l'ami Bryan, auteur-compositeur et interprète, c'est du lourd : 15 albums solo entre 1973 et 2014 auxquels il faut ajouter 13 albums avec Roxy Music.

C'est donc à un « Best of » que nous aurons droit ce soir. Avec les 10 musiciens et choristes qui l'accompagnent sur scène, il y a de quoi faire ! A noter que la première partie est assurée de fort belle manière par notre Daan national. Il est 20h45 : c'est parti ! Cette soirée-concert n'étant pas comme les autres, j'ai délaissé pour une fois mon fauteuil au balcon, 3ème rang, plein centre et j'opte pour un balcon debout, côté gauche de la scène où j'accompagne mes amis Lillois, Christian et Agnès, comme çà tu sais tout, ami lecteur qui me cherche désespérément. La clameur monte, on barrit d'impatience. Le crooner entame de fort belle manière avec deux titres du nouvel album dont il assure la promotion avant de s'enfiler un « Slave To Love » au cours duquel la voix suave de Byan fait déjà des ravages parmi la gent féminine. Le Classieux anglais nous gratifie ensuite de deux titres de Bob Dylan, on connaît l'admiration de Bryan pour Bob auquel il a d'ailleurs consacré un album entier de reprises (« Dylanesque ») sorti en 2007. Un petit passage par « Smoke Gets In Your Eyes » écrit par Jerome Kern en 1933 et chanté à l'époque sur les planches de Broadway par Tamara Draisin. Titre repris également par des artistes tels Kathryn Grayson ou encore Led Zeppelin (en concert). Magnifique intermède musical avec «Tara » extrait de l'album « Avalon ». Et l'ambiance continue de monter. Bryan Ferry n'est certes pas un grand communicateur mais ça enchaîne tellement bien sur scène que trop parler casserait le rythme, briserait la magie. Il y a déjà bien assez de coeurs brisés ce soir que pour ajouter à la douleur du célibat. Viennent ensuite « More Than This » et « Avalon », les deux méga-hits de l'album éponyme (j'adore ce mot). L'interprétation est tout simplement sublime et augure de la suite. Et c'est le grand bon dans le temps, un saut à pieds-joints dans ce que Roxy Music à fait de mieux. « Love Is The Drug » je suis déjà camé là ! suivi de « Virginia Plain » allez, emmène moi là-ba steplééé , mais pourquoi t'es pas là euh ? Et puis « Do The Strand ». Vingt Dieux que c'est bon ! Quoi, Comment, déjà les rappels ? « Let's Stick Together » (c'est quand tu veux). Hommage à John Lennon avec « Jealous Guy » et alors si j'ai envie moi ? Et celui qui n'était pas prévu et dont Bryan Ferry nous gratifie du haut de ses 70 ans « Editions of You » conclut cette fantastique soirée. Quand je pense que des gens ont quitté la salle en disant (je cite) « c'est moche, c'est pas un Best Of ». Ben mon vieux, je ne sais pas ce qui leur faut. Pour ma part c'était une soirée « worse of » avec une musique « best of ».

Mitch « ZoSo » Duterck

Bryan Ferry + Daan à l'Ancienne Belgique, Bruxelles, le 29 septembre 2015
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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 06:37
Du boulot pour les thanatologues: Denise Lor - Phil Woods - Frankie Ford - Wilton Felder

Denise Lor (May 3, 1929 – September 27, 2015), une chanteuse et actrice américaine ayant surtout connu la gloire pour ses prestations dans des comédies musicales.

Un hit majeur: "If I Give My Heart to You,"!

Frankie Ford restera à jamais associé au tube de 1959 'Sea Cruise' .

Ce chanteur de vintage rock et de r'n'b commence sa carrière au sein des Syncopators, repéré par Ace Records, il sort un premier enregistrement en 1958, pour cartonner avec 'Sea Cruise' l'année suivante.

On peut parler de one hit wonder car Frankie n'a jamais réédité ce coup fulgurant, les singles suivants restent dans les bacs des disquaires.

Il s'est éteint, à 76 ans, le 28 septembre des suites d'une longue maladie.

Wilton Lewis Felder était un membre fondateur des fabuleux Crusaders ( ex The Jazz Crusaders).

Il jouait aussi bien de la basse que du sax.

Le groupe ( quelques musiciens de génie: Joe Sample, Wayne Henderson, Stix Hooper ou Larry Carlton) nous laisse une discographie impressionnante, pointons le génial 'Street Life' featuring Randy Crawford.

Felder travaillait également comme musicien de studio, notamment pour la Motown, ainsi on l'entend sur des disques des Jackson 5, de Marvin Gaye, America, John Cale, Billy Joel ou Randy Newman.

Sa discographie solo totalise huit albums.

Il est décédé ce week-end à l'âge de 75 ans.

Le saxophoniste de jazz Phil Woods déclarait en début d'année “my improv powers are declining along with my breathing,” , il est mort le 29 septembre à l'âge de 83 ans.

Un des maîtres de be bop/hard bop/avant-garde jazz s'en est allé avec le natif de Springfield.

Une discographie pléthorique, aussi bien sous son nom que comme sideman, Phil Woods ayant en effet côtoyé de grands noms, Kenny Burrell, Lou Donaldson, Bill Evans, Art Farmer, Dizzy, Herbie Mann, Milt Jackson, Thelonious, Jimmy Smith, Ben Webster et on en passe...

Il s'est vu attribuer quatre Grammy Awards et en 2007, il reçoit un "Jazz Master" award from the National Endowment of the Arts.

Du boulot pour les thanatologues: Denise Lor - Phil Woods - Frankie Ford - Wilton Felder
Du boulot pour les thanatologues: Denise Lor - Phil Woods - Frankie Ford - Wilton Felder
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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 07:17
The Riptide Movement au Depot ( Foyer) - Leuven- le 28 septembre 2015

The Riptide Movement au Depot ( Foyer) - Leuven- le 28 septembre 2015

Een gratis café-concert pour les 200 premiers clients, ouverture des portes à 20:00, longue attente, à 21h la buvette est bien peuplée, à 21:20, enfin, du remous sur scène!

Quatre Irlandais, beaux comme des buveurs de O'Hara's Irish Red, se pointent, ils ont amené de quoi ne pas mourir assoiffé et décident d'entamer la gigue.

Malachy Tuohy ( lead vocals, guitar) - le barbu, John Dalton, non c'est pas un pote à Lucky Luke , à la lead gt. - Gerald McGarry ( basse, backings, harmonica) et, tout au fond du corridor, Gar Byrne aux drums et backings, ont déjà pondu trois palets ( le dernier 'Getting through') qui squattent les sommets des charts dans leur verte île, ils viennent pour la première fois tâter de la Stella.

Un titre pour chanter les joies du W E, un lundi c'est un comble, pour ouvrir, ' Friday to Sunday'.

A pumper, du power rock bondissant et anthématique te donnant l'envie de chanter à tue-tête, et ce n'est qu'un début!

'How can I let you go' voit les premières gamines battre des mains et reprendre le refrain. La basse et les drums impriment un rythme leste, Malachy possède le timbre idéal pour ce type de rock épique, le longiligne outlaw nous gratifie de petits riffs incisifs.

Le peuple ne veut rien de plus en somme, ni dans le Pas-de-Calais.

Gerald ramasse un harmonica traînant à ses pieds, tu avais jugé utile de débarrasser le plancher des trois bières qui faisaient de sérieux bonds à côté de ses pédales à effets, tu lui fais comprendre que ce n'est pas pour un usage personnel, il acquiesce!

En route pour un boogie juteux, ' Warming up the band', leur truc est tellement infectieux que tes panards et ton crâne se mettent à battre la mesure alors que t'essayais de les immortaliser avec un smartphone.

Le résultat est délirant, ces mecs ne sont pas photogéniques.

Leuven, we're gonna need your help, please, sing 'Glör' with us!

Des visions de Thin Lizzy, Horslips, Big Country, U2 d'avant, te traversent l'esprit, l'harmonica laisse la place à la guitare puis tout le monde reprend en choeur le refrain typiquement Irish rock, yeah!

Le sens de glör?

Glór“ is a Gaelic word that translates to „voice“.... merci, Mal!

Un downtempo pour suivre, le mélancolique 'Getting through' donnant son titre au dernier CD.

'You and I' is our latest single.

Un brûlot énergique au refrain cocasse... you don't think that your shit don't stink....aussi farfelu et entraînant que certains morceaux des Faces, by the way, la tessiture vocale du sympathique chanteur se rapproche de celle de Rod the Mod.

Funky basslines pour amorcer ' Hot tramp" une plage maîtresse aux allures glam rock.

Une de tes préférées!

Ils poursuivent avec le titletrack du disque précédent , 'Keep on Keepin' on'.

We'll show you how to do a barn dance, ajoute le chef.

Fest Noz irlandais au Depot, grosse ambiance!

Après la danse folklorique, l'Irlande nous balance un de leurs premiers titres, le blues rock furieux 'What About The Tip Jars', de 2009.

La locomotive tourne à plein régime, le podium s'ébranle, le lange Dalton, pire qu'Averell, s'amuse comme un fou, il tape de son 49 fillettes sur les planches en riant comme un mec stoned, degré 49, en espérant voir Malachy se prendre une pelle sur la partie la moins stable de l'édifice!

Un grand morceau, logiquement suivi par 'Shake, shake' .

Tout tremblait!

Une bouteille de Stella a de multiples usages, du bottleslide par exemple!

Leuven, le terminus est proche, voici' Animal', c'est le moment de faire la fête comme chez nous, let's fucking roll it..

Un rock de stade énervé qui précède le dernier fait d'armes, l' hymne 'All works out' repris par toute la clientèle.

Le roadie, ? Ian Smith, recevant le jouet de Malachy, parti escalader le comptoir.

Un set généreux de 80'.

The Riptide Movement compte 200 nouveaux fans!

The Riptide Movement au Depot ( Foyer) - Leuven- le 28 septembre 2015
The Riptide Movement au Depot ( Foyer) - Leuven- le 28 septembre 2015
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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 09:42
Destruction Unit (US) + Tropical Trash (US) + San Diablo au Magasin4- Bruxelles- le 27 septembre 2015

Destruction Unit (US) + Tropical Trash (US) + San Diablo auMagasin4- Bruxelles- le 27 septembre 2015

Sont farce au Magasin: Destruction Unit plays loud, protect your ears, mais on est à court de bouchons pour protéger vos feuilles, voici du papier cul pour les immuniser!

Et quand ils promettent LOUD, c'est pas de la blague, la congrégation originaire de l'Arizona porte bien son nom, it is really loud, le fait que nos tympans soient sortis indemnes après leur tentative d'anéantissement de leur capacité d'audition tient du miracle.

On ajoutera que les deux armadas les ayant précédés étaient de la même trempe pour que tu comprennes qu'en ce doux dimanche de septembre le Magasin n'était pas un espace recommandé aux fans de musique zen.

19:25' San Diablo

Si le patronyme paraît exotique, Niels Larsen : Guitar, Bram Kinet : Guitar, Michael Steenhoudt : Bass et TNT : Drums n'ont aucun point commun avec une île du Panama, les bougres sont originaires d'Anvers et pratiquent une espèce d'instrumental postcore/math rock furieux et hyperkinétique.

Avant leur arrivée sur scène t'avais déjà pigé qu'il n'y aurait pas de berceuses au menu, vu l'absence de micros.

Larsens à profusion et une première détonation fracassante, ça va cogner, d'un côté les flics casqués, armés de matraques et brandissant un bouclier anti-émeutes, de l'autre les manifestants balançant des pavés, comme à la belle époque, celle de mai 68!

'Ants at a picknick', lis-tu sur le papelard, ça tombe bien, t'avais un pot de Devos-Lemmens dans ton petit sac Delvaux, tu savais que ces bestioles allaient oublier la sauce.

Seconde salve, 'Affenleute' (?), même scénario.

Mention spéciale pour le drummer qui s'acharne pendant 57 secondes sur une cymbale.Quelques bruitages industriels permettant au guitariste chevelu d'avaler son godet et on attaque un rondo lamineries Lucifer, 'Four day boner'.

A song you can dance on, propose un des lascars, il ajoute, if you do we promise not to laugh.

C'était pas un tango, t'as préféré te commander un demi.

'Kinski', ça grince de partout et, en filigrane, un garde-chiourme, patibulaire, comme il se doit, profère des injonctions pas gentilles en schleu.

Retour au front: 'Gene Pitney', pauvre Eugène, ' Darp' , 'Second base', avec de temps en temps une voix off leur permettant de se dégourdir les doigts.

Une madame recommande de se laver les mains, tu te dirigeais vers les lavatories quand elle ajoute si vous avez l'intention de vous masturber le vagin, tu retournes au bar où t'entends la dernière ' Why I Eyes Ya'.

Quarante minutes ayant donné le tournis à Yves H.


Tropical Trash

Un trio de Louisville, Kentucky.

Aaaah, le Kentucky, le bluegrass, l'Appalachian folk, les banjos et mandolines, chouette!

Mazette, les mecs ( sans doute, Jeff Komara, Ryan Davis, Jim Marlowe) démarrent en trombe et le noise produit n'a strictement rien à voir avec la country.

'Gibbons pump'( variante 'Kiedis Pump') se nomme cette gentille barcarolle, un chant scandé, un batteur, au look Jerry Garcia, farouche, une basse et une guitare d'où ne sortent aucun accord, juste de la disto, one-chord thrash dominates, pour citer un British.

Dedju, ça surprend!

'DNA Smoke' , le bassiste s'excite sur ses pédales, ce punk hardcore ne dure qu'une poignée de secondes mais il te secoue comme si un connard t'avait, pour rire pendant que tu sommeillais, flanqué une décharge électrique.

La suite ne sera pas plus calme, 'UFO Rot', 'Heehaw Collider', des titres avec 36 fausses fins.

On peut pas dire que Jim chante, il râle, tout à coup un sax soprano caché derrière les rideaux se fait entendre, les complaintes sont de plus en plus torturées, elles baignent dans un marais trash de fuzz et de sauvagerie incontrôlée, va -t-on en sortir indemne?

Se suivent ' Knowing', ' Fat kid's wig', 'Tremblin' in the puspipe', tous ces titres se ressemblent et ne visent qu'à te déstabiliser, t'écraser, te réduire en bouillie!

Un mec leur fait un signe, la dernière, conciliabule, allons-y pour l'impitoyable ' Pink sweat' qui termine leur rondelle 'UFO Rot' .

...so what, so what...les râles reprennent!

Ouais, so what?

T'as aimé, te demande Yves H.!

Bof, t'as dit, en commandant une Blanche et un demi, t'as réfléchi et pensé que tu préférais Bill Monroe et Marilyn, aussi!

21:20', en piste DESTRUCTION UNIT

La pub: Destruction Unit are a band of trans-radical psychedelic desert dwellers...

Le Guardian: "Skull-crushing repetition, menacing walls of nuanced guitar noise, feedback magick wah'd from hell to the sky, a sprawling kraut backbone, evil melodies".

On s'y attendait pas vraiment, on en est ressorti groggy, sonné pour le compte!

Line-up probable: Ryan Rousseau (guitar, vocals, synths), Rusty Rousseau (bass), Nick Nappa (guitar), JS Aurelius (guitar), Justin Keefer (drums).

Les mecs jouent sans setlist, ils ont envoyé un set de trente minutes sans aucune pause, pendant que les guitares se ré-accordaient, le bûcheron à l'arrière continuait à frapper sans relâche et pour accompagner ses coups on nous balançait des larsens aussi mélodiques que le bruit de la tronçonneuse que le forcené avait utilisé pour couper en tranches quelques jeunes gens dans la comédie The Texas Chainsaw Massacre.

Après coup, Nick te confie qu'ils ont interprété l'album 'Negative Feedback Resistor' dans son entièreté et dans l'ordre chronologique.

Soit:

Disinfect

Proper Decay

Salvation

Chemical Reaction/Chemical Delight

Animal Instinct

Judgement Day

If Death Ever Slept

et The Upper Hand.

Si au début tu tiens à coller l'étiquette psyche punk à leurs efforts noisy, bien vite tu optes pour le label noise tout court.

Les Dead Kennedys, en comparaison, ce sont des enfants de choeur!

Ce fuzz intégral et infernal fait mal, très mal!

T'aurais été bien inspiré de de te flanquer des suppositoires dans les pavillons, tu les avais oublié chez ta maman!

Ce qui est tordant, c'est l'intitulé du troisième morceau, 'Salvation', t'avais l'intention de faire le n° de Zorro, ou de Jésus ou d'un autre messie pour venir nous sauver, t'étais prêt à confesser plein de péchés pour obtenir la rédemption, pas de bol, ton brol avec des numéros en mémoire était en panne.

Les zombies s'en branlent et poursuivent leur labeur.

Après le final apocalyptique , tu décides de respirer un grand coup et avant d'aller écouter le chant des rares moineaux survivant dans ce quartier glauque tu retrouves Yves au bar pour étancher une soif insatiable.

photos - Pierrot Destrebecq & michel

concert monkey

Destruction Unit (US) + Tropical Trash (US) + San Diablo au Magasin4- Bruxelles- le 27 septembre 2015
Destruction Unit (US) + Tropical Trash (US) + San Diablo au Magasin4- Bruxelles- le 27 septembre 2015
Destruction Unit (US) + Tropical Trash (US) + San Diablo au Magasin4- Bruxelles- le 27 septembre 2015
Destruction Unit (US) + Tropical Trash (US) + San Diablo au Magasin4- Bruxelles- le 27 septembre 2015
Destruction Unit (US) + Tropical Trash (US) + San Diablo au Magasin4- Bruxelles- le 27 septembre 2015
Destruction Unit (US) + Tropical Trash (US) + San Diablo au Magasin4- Bruxelles- le 27 septembre 2015
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