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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 13:45
Bianca Casady and The C.i.A à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 13 novembre 2015

Bianca Casady and The C.i.A perform 'Porno Thietor' à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 13 novembre 2015

En rentrant chez toi après l'insolite et captivante performance donnée par Bianca Casady et sa troupe rien ne laissait prévoir qu'au lieu de te remémorer certaines images du show, imprégnées dans ton cerveau, elles allaient aussitôt être balayées par un immense sentiment de dégoût et de désespoir, la folie meurtrière des fous de Dieu devait à nouveau frapper Paris.

Plus tard, ( le lendemain), à l'heure du bilan, tu apprends que le nombre des victimes se chiffre à 130, désormais, plus jamais tu n'entreras dans une salle de spectacle sans penser au Bataclan.

Pas question de s'épancher sur les réseaux sociaux, d'autres s'en chargent. Face à l'atrocité chacun se retrouve isolé, avec sa conscience, ses questions et ses angoisses.

Comme tu fais partie du troisième âge, tu ne peux toutefois refouler cette idée nostalgique teintée d'esprit hippie ou Golden Sixties: c'était mieux avant!

Il est 20:10', sur la scène de l'Orangerie les instruments sont cachés par une lourde draperie opaque, à gauche l'attirail de Bianca Casady est visible.

Un gars t'avais prévenu à l'entrée, ne t'imagine pas assister à un concert de la plus jeune des soeurs du duo CocoRosie, ce soir la carte propose ein Musik-Performance-Projekt mit einem Tänzer, einem Videokünstler und Musikern. Bianca chante, récite, maltraite un violon, s'évente, tripote des bidules électroniques et tripatouille constamment des nippes semblant l'incommoder.

Le premier à se présenter sur scène est l'incroyable Biño Sauitzvy, un danseur, mime, clown, acrobate, butoh performer, qui, tout au long de la soirée, se transformera en ballerine souple, Elvira Lollipop effrayante, vamp hideuse et autres personnages marginaux, issus de l'imagination fertile de Miss Casady.

Il apparaît à gauche, puis à droite sans piper mot, des visuels défilent sur la toile derrière laquelle on devine voir arriver les musiciens en smoking, sans doute, Takuya Nakamura à la basse et trompette - Doug Wieselman ( Antony and the Johnsons) à la guitare, clarinette, clarinetto basso et saxophone- Jean-Marc Ruellan au piano et Michal Skoda, sans tuxedo, aux drums.

Lærke Grøntved ( backing vocals, pas de danse, roadie Charlie Chaplin) étant la dernière protagoniste de cette représentation freakcabaret.

Bianca sort de coulisse, coiffée d'un melon cachant son bonnet à la Charlotte Coudray, elle entame un chant récitatif d'une voix frelatée ( 'Secret name') , les titres sont fournis avec toutes les réserves d'usage, l'album 'Oscar Hock' ne sortira pas avant 2016, aucune setlist n'était visible.

Une atmosphère cabaret, glauque, mixant Tom Waits, Frank Zappa, Bertolt Brecht, avant-garde jazz et images d'Isadora Duncan, la musa de la danza libre.

Il te faut dix minutes pour entrer dans l'univers étrange de l'artiste, après ce laps de temps tu es, comme 90% des spectateurs, subjugué par la performance.

Un regret, collé au podium, tu n'as aucune vue d'ensemble et tu ne peux visionner tout ce qui se déroule sur scène, la pièce est à voir assis dans un théâtre et non debout, comme pour assister à un concert.

Bruitages, piano désaccordé, soufflerie, murmures enfantins, numéro de funambule, fond jazz incroyable, le spectacle déconcertant fascine et tient en haleine, Bianca/ Louise Brooks émeut, émerveille, inquiète, magnétise....

Les titres défilent ( ? Moth ball, The empty room), Biño se mue en épouvantail, quelques corbeaux nous frôlent, le mime s'écroule, se relève pour se rejeter sur le sol, tu souffres à sa place, en arrière-plan un vacarme surréaliste, le calme revient, la trompette et le sax amorcent la pièce suivante, que vient faire Cendrillon dans cette fable baroque?

Haylorfs - Dog in a Yard - Roadkill - Poor deal, ont sans doute passé la revue, souvent interprétés d'un timbre diphonique, nasal, proche du chant des geishas.

Tu dis, Bianca?

I don't need no nic-nacs, le ton monte, devient agressif, une véritable cacophonie en bruit de fond, elle termine le titre par une question ' who's your daddy, now?'.

Pour embrayer sur une valse discordante te rappelant certains Tuxedo Moon, la voix criarde couine et transforme la berceuse en cauchemar.

Profitant d'un numéro de Félicien Marceau, la belle enfant s'éclipse pour se libérer de son vêtement monacal et revenir en top, short taille XXXL, elle a gardé son melon et a déniché une grosse chaîne au grenier, après un interlude free jazz elle passe au hip hop.

Pour ta gouverne, une liste d'intitulés datant d'un show précédent: Baby Fox/Left Shoe - Porno Thietor - Daisy Chain, ça ne sert pas à grand chose, les chansons se suivent sans blancs, ni applaudissements!

Après une séquence film d'horreur, elle nous invite à une comédie musicale désuète sur fond de fanfare.

Le conte s'achève avec 'Lordess moon' et 'The dead season', puis vientla présentation des saltimbanques, accueillie par une salve d'applaudissements.

Tu t'attendais au générique de fin mais ils n'étaient que dix à avoir quitté l'Orangerie, les autres espéraient un rappel et, c'était assez inattendu, ils ont été exaucés, Bianca et sa clique rejouent une plage, 'Daisy Chain' probablement.

Un spectacle original, magique et pertinent!

photos: JP DANIELS

Bianca Casady and The C.i.A à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 13 novembre 2015
Bianca Casady and The C.i.A à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 13 novembre 2015
Bianca Casady and The C.i.A à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 13 novembre 2015
Bianca Casady and The C.i.A à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 13 novembre 2015
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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 15:39
LADYFEST BRUXELLES : Laetitia Sheriff (FR) + Baby Fire + Tsuki Moon au Magasin4- Bruxelles, le 12 novembre 2015

LADYFEST BRUXELLES : Laetitia Sheriff (FR) + Baby Fire + Tsuki Moon au Magasin4- Bruxelles, le 12 novembre 2015

Ladyfest et machisme, une guerre sans merci, débutée en 2000 dans l'état de Washington, principales protagonistes lors de cet événement pluridisciplinaire: Sleater-Kinney et The Gossip.

Depuis le projet s'est développé aux quatre coins du monde et personne ne sera réellement surpris si on mentionne le nom de Dominique Van Cappellen-Waldock ( Cheap Satanism Records) dans le comité organisateur local.

Le Ladyfest automne 2015 se déroule dans un des haut-lieux de l'underground de la capitale: le Magasin 4, une affiche comptant trois noms: Laetitia Sheriff (FR) + Baby Fire + Tsuki Moon!

Tsuki Moon

Un bail que tu n'avais plus croisé Géraldine Buxant, septembre 2010 à la Coiffure Liliane, un de ses premiers concerts en formule duo!

Même scénario le long du canal, deux protagonistes: Géraldine Buxant (vocals, guitar) et Guilhem Wetteren (drums).

Une actualité discographique?

Confusion la plus totale, rien de neuf depuis 2010!

19:20', sans prévenir le duo se pointe: Bonsoir, on est Tsuki Moon, il attaque ' Wasted', une plage écorchée figurant sur le EP 'The sun will rise again'.

T'attends pas à du rose bonbon, le ton est à la noirceur, à l'amertume, au désespoir, et pourtant c'est la sérénité qui est recherchée.

'Twisted love song', tiens, elle te fait penser au regretté Johnny Thunders.

Une guitare post punk, un chant blasé, 'Boys from Texas' déchire avec ses saveurs Liz Phair.

Le jeu corrosif, le timbre hargneux, avec des vocaux semblant comme expulsés, habillant ' Everyone', ne baignent pas dans l'optimisme béat, ses doutes n'ont pas grand chose à voir avec ceux de Sara Mandiano.

Le voyage en eaux troubles continue avec 'Trouble' et 'Mirano cry'.

Non, Alfred, les plus désespérés ne sont pas toujours les plus beaux!

D'une voix blanche, spectrale, Géraldine amorce 'Interlude' ( c'est ce que mentionne le feuillet), l'entracte, aussi lent qu'un convoi funéraire vu dans un film tchèque, noir et blanc ,des années 60, a le don de te paralyser.

' What you carry on', si Marlene Dietrich avait vécu au 21è siècle elle aurait interprété de la pop noire, en 1930, Géraldine Buxant aurait traîné dans un cabaret louche.

' Noisy' et 'Love Letter' écrit en lettres de sang précèdent le dernier cauchemar, 'Sorry', sans les violons de Brenda Lee.

Pour amateurs de Cat Power, Shannon Wright, Sharon Van Etten ou Ani Difranco!

Baby Fire

Moins de trois semaines après son passage au Botanique, le bébé se remet à gémir!

La session donnée près du chenal va se révéler encore plus intense que celle du mois d'octobre.

Dominique Van Cappellen-Waldock - Gaby Seguin, la cycliste, et Isabel Rocher, l'alpiniste, ont bouffé du lion enragé ce soir.

'Tiger heart' ouvre, la bestiole a senti l'odeur du fauve, elle éprouve une irritation certaine, et comme la chair, elle la dévore crue, protégez vos arrières!

'Love soup' pas du style consommé léger, du lourd, du noir, un ragoût que t'auras du mal à digérer.

'Lovers', chanté d'une voix haletante, dégage les mêmes impressions de désarroi.

Qui a mentionné l'association rock hanté?

Tout aussi austère sera 'Burning body, burning bed', le ton martial utilisé par l'inquiétante Diabolita renvoie aux heures noires de la propagande national-socialiste, en arrière -plan des vocalises ténébreuses te donnent l'impression d'avoir échoué quelque part en Transylvanie, ça craint!

Virage doom/ dark metal, Diabolita aime Black Sabbath et probablement Neurosis, avec ' Salamander'.

Par une nuit sans lune, tu erres dans une ruelle sordide, il pleuvine, tu titubes, te's légèrement éméché, t'as l'impression désagréable d'être suivi, tu accélères le pas, trébuches sur un pavé, tu t'étales, ton visage tuméfié traîne dans une fange répugnante, un cabot malingre vient te renifler et la voix psalmodie ' Let it die'.

Rien ne s'arrange avec 'Gold', qui ne luitpas, puis méfiez-vous des slows, c'est pas 'Liver' qu'on te conseille pour entamer un bal de mariage.

One, two, one, two, three proclame Isabel, la basse grince, les bottes noires martèlent le pavement, les rats quittent le navire, 'Liver' te donne les foies.

'Victory' le titre le plus ' dansant' de la soirée achève ce set rigoureux!

Laetitia Sheriff

Vue en mai 2004 au Bota, au même programme que The Servant, un band ayant disparu de la circulation.

La Nordiste est désormais Bretonne ( Rennes), elle vient de pondre un successeur à l'album « Pandemonium, Solace and Stars » de 2014, la chose ( un EP) s'est vue baptisée ' The Anticipation'.

Comme le timing est serré, Laetitia et ses compagnons de route ( Thomas Poli , guitare et claviers, Nicolas Courret, drums) mettent les bouchées doubles pour le montage du matos et le soundcheck, à 21:00 ils sont prêts à dégainer.

Une longue intro préfigure 'A 1000 miles', une nouveauté!

Deux voix, deux guitares ( a baritone one pour la madame), un fond brut, rugueux et lancinant.

Le trio impressionne dès la première bordée.

Elle poursuit avec 'Opposite' une plage tourmentée, brumeuse, incisive du LP de 2014.

Ils ne sont que trois sur scène mais l'efficacité est au rendez-vous et hormis quelques bruyants assoiffés squattant le bar, l'assistance se laisse envelopper par ces sonorités aux rythmes lancinants.

'Aquarius'!

Euh, non, Jean- François, oublie carrément .. This is the dawning of the age of Aquarius, the age of Aquarius... aucun rapport.

La plage démarre en guitare/voix, Thomas est passé à l'orgue qui se veut contemplatif, la batterie embraye, le son s'amplifie, l'angoisse aussi, quoi Laetitia?

And it's like a thousand fishes swimming inside you...

Change de médecin, petite!

Après le downtempo poétique 'Fellow' elle nous assène la prière bluesy 'To be strong'.

L'ombre de Shannon Wright plane tandis que minutieusement la shériff sans étoile égrène ses notes rares, à mi-parcours, les claviers et les percussions viennent se joindre à son jeu minimaliste et, forcément, la plage explose.

Du travail d'esthète.

Voix off déconcertante, tu savais que Goya avait un chien?, pour amorcer le lancinant 'Urbalism - After Goya' au final noisy.

Sorry pour le blanc, Bruxelles, je cherchais mon capodastre à mes pieds alors qu'il était fixé sur la guitare, faites gaffe, le sol va trembler avec 'The pachyderm memories'.

L'arrière-plan du carnassier 'Solitary play' renvoie au post punk, puis elle passe à la basse pour ' The living dead' scandé à la façon de 'Warm leatherette'.

Merde, il est 21:55', c'est la dernière avant la fermeture, le punky et répétitif 'The evil eye' achève ce set emballant.

Une soirée appréciée par tous dans l'entrepôt!

photos JP DANIELS - concert monkey

LADYFEST BRUXELLES : Laetitia Sheriff (FR) + Baby Fire + Tsuki Moon au Magasin4- Bruxelles, le 12 novembre 2015
LADYFEST BRUXELLES : Laetitia Sheriff (FR) + Baby Fire + Tsuki Moon au Magasin4- Bruxelles, le 12 novembre 2015
LADYFEST BRUXELLES : Laetitia Sheriff (FR) + Baby Fire + Tsuki Moon au Magasin4- Bruxelles, le 12 novembre 2015
LADYFEST BRUXELLES : Laetitia Sheriff (FR) + Baby Fire + Tsuki Moon au Magasin4- Bruxelles, le 12 novembre 2015
LADYFEST BRUXELLES : Laetitia Sheriff (FR) + Baby Fire + Tsuki Moon au Magasin4- Bruxelles, le 12 novembre 2015
LADYFEST BRUXELLES : Laetitia Sheriff (FR) + Baby Fire + Tsuki Moon au Magasin4- Bruxelles, le 12 novembre 2015
LADYFEST BRUXELLES : Laetitia Sheriff (FR) + Baby Fire + Tsuki Moon au Magasin4- Bruxelles, le 12 novembre 2015
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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 07:36
Steffi Paxon @ Scott's-Cafe Bar, Brussels le 12 novembre 2015

Charles Eloy

Le Scott's Bar Café ne sert pas que du whiskey, mais également des bières belges qui font le bonheur de la clientèle hétérogène internationale. Tout cela à des prix démocratiques, comparés à la sculpture " La cycliste", placée devant l'établissement, commande publique de la ville de Bruxelles au sculpteur Alain Selas pour la modique somme de 100.000 euros. Avouez, c'est cher le coût de pédale.

Le temps est clément pour la saison. Une température agréable sur la terrasse du Scott’s Bar Café pour les quelques touristes et les jeunes adultes discutant des bons plans du week-end qui s’annonce.

La scène est installée au niveau du public créant une ambiance feutrée pour un concert intimiste. Les spectateurs sont confortablement assis dans des fauteuils en velours pourpre.

Le duo Steffi Paxon est composé de Steffi Pacson, une jeune Américaine récemment établie à Bruxelles et Yannick Crémer, compositeur belge. Nos deux artistes se sont connus dans des studios new yorkais, lors de stages de perfectionnement en enregistrement audio.

Steffi monte sur scène et nous découvrons le charme et un sourire semblable à celui d’une stewardess d'une ligne aérienne du sud-asiatique. Ce soir, Steffi et Yannick nous emmènent à la découverte d’ interprétations de reprises et leurs propres compositions dont nous retrouvons certains titres sur leur EP sorti en janvier 2015.

'Shot me down': durant la première chanson, je ressens qu'elle a le trac. Elle réussit à bien le dissimuler. Début de la vingtaine, elle a participé, comme beaucoup d’Américaines, à de nombreuses compétitions et événements du tissus associatif et participatif. Des conditions qui contribuent au développement de jeunes artistes. Steffi est rassurée. Une partie du public, américaine, approuve en sifflant et l’autre, européenne, applaudit.

'Goodbye too late' : une composition avec une rythmique plus cadencée appuyée par la guitare. Yannick balaie les cordes de la guitare acoustique en alternant les cordes basses et aigües créant une dynamique particulière. Cette technique est largement utilisée par Keith Richards des Rolling Stones.

Le répertoire est très dépouillé, avec Steffi au chant et Yannick à la guitare acoustique. Steffi a une prédilection pour les ballades, Yannick a lui une préférence pour les compositions plus endiablées.

'Crazy': une reprise de Gnarls Barkley. Steffi Paxon nous fait découvrir la capacité du duo de s'approprier et de réinterpréter un tube mondial à une manière qui se rapproche de celles de Christina Aguilera ou Alicia Keys. Leur version évolue à un tempo plus lent, dans un registre mineur et mélancolique, sans l'ambiance musicale western spaghetti de l'original.

'Through to you': une chanson pop agrémentée d'une guitare funky à la Nile Rodgers (Chic, collaboration avec Daft Punk, Madonna, Pharell Williams) omniprésente. Sans ajouter de distorsion superflue, Yannick réussit à maintenir l'attention de l'audience avec des progressions d'accords et des harmonies agréables à l'oreille.

Steffi Paxon termine le concert par deux reprises: ”Calling you" et "Hey Joe”.

"Calling you" est une chanson créée par Bob Telson et enregistée par Jevetta Steele sur la bande originale du film "Bagdad Café" en 1987 et reprise également par Céline Dion. Pour information, Jevetta Steele, une artiste incontournable de la scène gospel américaine, a collaboré avec Prince. Je ne vous présente pas Céline Dion, connue mondialement. Steffi prend un plaisir à utiliser son spectre vocal couvrant plusieurs octaves afin d'interpréter cette chanson.

Le tandem Steffi Paxon est un groupe récemment constitué. Le potentiel qui les diffère d'autres groupes est la synergie entre une recherche de perfectionnement américaine et la manière plus artisanale européenne d'écriture de chansons. Un duo pop aux influences soul et funk, à suivre de près.

Steffi Paxon @ Scott's-Cafe Bar, Brussels le 12 novembre 2015
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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 12:58
Un rendez-vous ad patres pour Andy White, Alex Pascu et Phil Taylor!

Andy White, the fifth Beatles, qui a tenu la batterie sur 'Love me do' et son B-side 'PS I love you' est décédé lundi à l'âge de 85 ans.

L'Ecossais devient session musician dès ses 17 ans en commençant par jouer du swing.

Il accompagnera pas mal d'artistes américains de passage au UK ( Bill Haley, Chuck Berry, les Platters...).

Après l'épisode Beatles on le retrouve sur des enregistrements de Tom Jones, Lulu, Herman's Hermits.

Il tourne aux States avec Marlene Dietrich et Burt Bacharach.

Il part d'ailleurs s'établir chez l'Oncle Sam et y enseigne Scottish pipe band drumming!

Alex Pascu, le bassiste du groupe de metal roumain Goodbye to Gravity, a succombé aux blessures encourues lors de l'incendie du Colectiv nightclub à Bucarest.

Il est ainsi le quatrième membre du combo à avoir perdu la vie lors du drame causé par les effets pyrotechniques accompagnant le concert.

Philthy Phil ( Phil Taylor), batteur de Motörhead de 1975–1984 et de 1987–1992 est mort ce 12 novembre, il avait 61 ans.

Il avait tenu les baguettes sur une dizaine d'albums dont « Overkill », « Bomber », « Ace of Spades » et « No Sleep’til Hammersmith ».

Après son départ du speed metal band londonien on retrouve Phithy au sein de Waysted, Operator et il tourne avec Frankie Miller.

Ses derniers projets ont pour nom The Web of Spider, Capricorn et il assure quelques frappes pour Mick Farren and The Deviants.

Liver failure was cited as the cause of death!

Un rendez-vous ad patres pour Andy White, Alex Pascu et Phil Taylor!
Un rendez-vous ad patres pour Andy White, Alex Pascu et Phil Taylor!
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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 12:18
AMAURY VASSILI chante Mike Brant au Cirque Royal - Bruxelles, le 11 novembre 2015

La brève de JPROCK :

Cirque Royal

J’en entends déjà qui ricanent… Mais bon sang JP qu’est ce que t’as été foutre au concert

d’Amaury Vassili, t’es malade ou quoi ?!
Jp, ça va ?
Oui , oui pas de soucis les amis j’ai encore toute ma tête, rassurez vous !
En réalité j’ai un secret inavouable ( parmi tant d’autres…) : j’aimais bien Mike Brant.
Oui, celui là même qui hantait les émissions de variété de Gilbert et Maritie Carpentier ou même de Guy Lux ( qui ça ? s’esclaffe ma petite nièce de 15 ans ?) .
Voilà pourquoi je n’ai pas hésité à faire le déplacement.
Un plaisir honteux, mais un plaisir tout de même.
Et finalement sans avoir passé une soirée géniale ( faut pas pousser non plus hein ! ) j’ai quand même passé quelques bons moments.
Amaury Vassili possède une bonne voix de ténor et lorsqu’il reprend les titres de Mike Brant je me dis que même s’il ne le fait pas aussi bien que son célèbre aîné, il me replonge tout de même dans ma petite adolescence durant laquelle la variété nourrissait mes soirées du samedi et mes après midi du dimanche passées en famille devant Guy Lux ou Jacques Martin avant que le rock d'un Led Zep ou d' un Deep Purple ne viennent me harponner définitivement pour le reste de ma vie.
Je passe donc un bon moment à réentendre ces tubes écrits sur mesure pour un chanteur dont la voix était réellement magique, et lorsque Mike Brant chantait du blues, c’était rare mais c’est arrivé, il était aussi impressionnant.
Sur scène, Amaury se la joue gendre idéal avec son sourire ravageur qui plait beaucoup à la gent féminine et reprend aussi quelques titres du répertoire classique qui fut à l’origine de sa carrière et sa version de « Caruso » est impressionnante même si on sent parfois que cette belle voix de ténor dont il est doté ne possède plus l’entraînement quotidien nécessaire à un chanteur classique.
Outre encore l’un ou l’autre titre du chanteur israélien dont le formidable « Laisse moi t’aimer « prétexte à de belles prouesses vocales, la deuxième partie du spectacle aborde plutôt un répertoire axé sur le crossover genre bâtard qui m’a toujours passablement ennuyé.
Hormis une bonne version du « Who Wants to Live Forever » de Queen , les reprises du « Halleluyah » de Leonard Cohen, de « The Sun Died » de Ray Charles chanté dans une version française que Nicoletta a rendu célèbre ( Il est mort le Soleil ) ou de « la Quête » de Jacques Brel proposé a capella en deuxième rappel ne m’ont pas du tout convaincu.
Trop de manières et pas assez de groove.
Et trop peu d'émotion en ce qui concerne la chanson de Brel que Johnny avait, lui, sublimé lors d’une de ses dernières tournées.
On se dit alors qu’ Amaury aurait mieux fait de faire l’impasse pour terminer son spectacle sur ce magnifique titre qui demande de soigner le fond beaucoup plus que la forme, l’émotion bien plus que la démonstration.
Bref, un concert en dents de scie avec quelques bons moments, mais qui dans l’ensemble ne volait tout de même pas bien haut.
Que dites vous ? Il fallait s’y attendre ?
Heu , oui quelque part vous n’avez pas tort…

Texte et photos : JP Vanderlinden aka JPROCK.

AMAURY VASSILI chante Mike Brant au Cirque Royal - Bruxelles, le 11 novembre 2015
AMAURY VASSILI chante Mike Brant au Cirque Royal - Bruxelles, le 11 novembre 2015
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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 07:27
Rayon disparus: Eddie Hoh, Chuck Pyle, Allen Toussaint

Le batteur de session Eddie Hoh (October 16, 1944 – November 7, 2015) peut se targuer d'avoir joué avec de grands noms dans les sixties: les Monkees, Donovan, les Mamas and Papas, Al Kooper , Poco, les Flying Burrito Brothers se sont tous adjoints ses services, soit sur album ou en tournée.

Il disparaît de la circulation dans les années 70 abandonnant le monde de la musique.

He died Nov. 7 of undisclosed causes at a nursing home in Westmont!

Chuck Pyle was a unique figure in the guitar and singer-songwriter Universe, notent les spécialistes.

Celui qu'on avait surnommé le Zen Cowboy nous a quittés le 6 novembre.

Sa disco compte une quinzaine d'albums, le dernier ' Cover Stories' est paru en janvier.

His music has been covered by many musicians, including John Denver and The Nitty Gritty Dirt Band.

Allen Toussaint , la figure emblématique du rhythm'n'blues de la Nouvell -Orléans, est décédé le 10 novembre alors qu'il venait de donner un concert à Madrid.

Il avait 77 ans.

Le chanteur/pianiste devait se produire à De Roma à Anvers le 12 novembre.

Il nous laisse une vingtaine d'albums solo et pas mal de tubes interprétés par d'autres artistes ( les Doors, Little Feat , Iron Butterfly, Ringo Starr, The Band, Robert Palmer, Boz Scaggs et on en passe...), il a également produit le fameux 'Lady Marmelade' de Labelle.

Un grand monsieur est parti vers d'autres cieux!

Rayon disparus: Eddie Hoh, Chuck Pyle, Allen Toussaint
Rayon disparus: Eddie Hoh, Chuck Pyle, Allen Toussaint
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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 22:06
The Arcs - Mariachi Flor de Toloache - Ancienne Belgique - Bruxelles, le 9 novembre 2015

The Arcs - Mariachi Flor de Toloache - Ancienne Belgique - Bruxelles, le 9 novembre 2015

Pub: The Arcs ne donnera que 8 concerts dans toute l’Europe, la tournée européenne s'achève le 16 à Milan.

Etrangement, le concert bruxellois n'est pas complet alors que Dan Auerbach remplit des stades lorsqu'il se produit avec les Black Keys.

Comme support le gars d'Akron a emmené une partie du all female mariachi band de NYC, Mariachi Flor de Toloache!

Les nanas se produisent souvent à huit, ce soir elles ont délégué quatre fleurs épanouies, une rouquine flamboyante, Shae Fiol ( vihuela et chant) - Mireya I. Ramos ( violin, chant) - la grande Lisa Maree Dowling (guitarron) et une petite trompettiste/chanteuse joviale se faisant appeler Jewlbop Badeebop!

Ces beautés exotiques, qui n'auront joué que 20 à 25 minutes, ont séduit l'assistance par leur prestance et la qualité de leur mariachi sound.

A quatre sur une ligne à 20 cm du public, derrière elles un lourd rideau rouge cache le matos de The Arcs, les filles entament leur récital avec une gorgeous version de ' Guadalajara', harmonies brillantes, violon voltigeur et trompette Viva Mexico, c'est irrésistible.

La suivante est encore plus étonnante, 'Besame Mucho' passant de la valse au metal façon Apocalyptica.

Speaking Spanish is easy, ouvrir la bouche bien grand et chanter aye, aye, aye, can you do that?

Aïe, aïe, aïe...

Muy bien!

C'est parti pour 'Dicen' une plage chaloupée t'invitant à la dance.

Olé, olé, gueule un voisin!

Un titre en anglais proche des Andrews Sisters et une cinquième composition plaintive, puis les gracieuses New Yorkaises s'éclipsent sous des applaudissements nourris!

21:05, les draperies se lèvent Dan Auerbach et ses acolytes formant The Arcs ont pris place!

A l'arrière trois éléments vus il y a 1/2h, Miss Dowling est restée à la cantine, à leur côté, aux claviers et à la douze cordes, un champion, Leon Michels, Nick Movshon ( Amy Winehouse, Charles Bradley, TV on the Radio...) à la basse et deux batteurs, la bête Richard Swift ( The Shins) et Homer “Funky-Foot” Steinweiss, la troupe démarre en mode soul avec 'Stay in my corner' , une plage figurant sur la première plaque du groupe 'Yours, Dreamily', le son est plus proche d'Al Green que des Black Keys.

Dan gratifie l'AB d'un premier solo juteux, on a tous compris que ça va être super même si la basse est mise fort en avant.

Richard le frisé entame la suite 'Bad Girl'/ 'Keep on dreamin' un mix de soul/Southern rock et mariachi sound.

IAuerbach retourne les feuillets alignés sur un pupitre tandis qu'un orgue sixties amorce 'Pistol made of bones' un tango jazzy virant Alabama Shakes.

Superbe plage!

Changement de guitare pour 'Put A Flower In Your Pocket', Homer s'amuse à gratter une basse. Boulot impeccable des choristes soutenant la grainy voice du leader.

Temps mort, un léger problème technique, vite réglé, avant d'attaquer le blues rock bien gras 'The Arc', à l'arrière les nanas frétillent.

Après ce morceau rugueux, un slow s'impose, 'Nature's Child'!

Le tempo s'accélère pour 'Little baby' un rock mordant pendant lequel la guitare éclabousse tout.

Surf et exotisme mexicain décorent la plage nonchalante 'Cold Companion'.

Dan délaisse la guitare, agrippe son micro d'une main, secoue un tambourin de l'autre, avanti pour une pièce funky, baptisée 'My mind'.

Il achève ce morceau aux saveurs Prince à genoux avant d'aller tripoter un mini-keyboard.

Tous les éléments sont réunis pour faire un tube radiophonique de 'Chains of love', un choeur à la Phil Spector, un orgue purulent, une guitare grêle, handclaps....du r'n'b haut de gamme.

Les filles se débarrassent de leur jaquette, ça risque de chauffer!

' Everything You Do (You Do For You)' s'avère salement sensuel avec l'orgue en vedette.

Si l'amorce de 'Velvet ditch' est du genre chaotique, très vite la composition se mue en rock râblé.

L'agressif 'Outta my mind', catalogué essential track par Consequence of Sound, achève ce set ayant impressionné.

Retour après 5 minutes, we'll play a couple more songs, thank you for coming!

A la slide , une version bluesy, très Delaney and Bonnie, de 'Like a Ship... (Without a Sail)', un gospel de Pastor T.L. Barrett.

It will be the first time we play the last track on stage, it's a cover, 'Too young to burn' de Sonny and The Sunsets.

I beg your pardon, Charlie!

As good as the Black Keys but in a different psy soul repertoire..

Bon résumé, mec!

photos: jp daniels

The Arcs

Mariachi...

The Arcs - Mariachi Flor de Toloache - Ancienne Belgique - Bruxelles, le 9 novembre 2015
The Arcs - Mariachi Flor de Toloache - Ancienne Belgique - Bruxelles, le 9 novembre 2015
The Arcs - Mariachi Flor de Toloache - Ancienne Belgique - Bruxelles, le 9 novembre 2015
The Arcs - Mariachi Flor de Toloache - Ancienne Belgique - Bruxelles, le 9 novembre 2015
The Arcs - Mariachi Flor de Toloache - Ancienne Belgique - Bruxelles, le 9 novembre 2015
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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 09:35
Protomartyr, Unik Ubik à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 9 novembre 2015

Protomartyr, Unik Ubik à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 9 novembre 2015

Fiche promo:

Protomartyr is an American post-punk band formed in 2008 in Detroit, Michigan. It features Joe Casey on vocals, Greg Ahee on guitar, Alex Leonard on drums and Scott Davidson on bass guitar.

Next dates:

11/11-Hamburg, DE @ Hafenklang
12/11-Copenhagen, DK @ Loppen
13/11-Aarhus, DK @ Radar
14/11-Berlin, DE @ Berghain Kantine
16/11-Köln, DE @ MTC
17/11-Strasbourg, FR @ Le Mudd Club
18/11-Paris, FR @ Point Ephemere
19/11-Rotterdam, NL @ Rotown
20/11-Utrecht, NL @ Le Guess Who? Fest
21/11-Korjiik, BE @ Sonic City Fest

UNIK UBIK is a fourtet from Tournai/Lille. Including members of Adolina (Tom), Koffeee(Cheb), Louis minus XVI (Djibi) ,Maria Goretti quartet (Tom)& Kermesz à l'est (Max)!

Florian Hexagen était sur place:

REVIEW: au final plutôt un (très) bon concert des Américains de Protomartyr hier soir au Botanique, même si la première moitié de leur set manquait clairement d'intensité, avec parfois même la désagréable sensation que le chanteur ne savait pas réellement s'il avait envie d'être parmi nous (ou bien était-ce voulu...?!).

Puis tout s'est bien mis en place au bout de 20-25 minutes, et on a enfin eu droit à ce post-punk tendu, mélodique et vicieux que l'on attendait tous.

Les morceaux du dernier album, intitulé "The agent intellect", passent avec mention la barrière du live, tels que ce "Does It Shake?", bien roboratif à souhait, ou bien encore ce "Cowards Starve", tout en tension.

A noter également qu'UNIK UBIK ont offert un show bien classe et festif en première partie, même si le public du lundi soir est décidément bien difficile.

Protomartyr, Unik Ubik à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 9 novembre 2015
Protomartyr, Unik Ubik à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 9 novembre 2015
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8 novembre 2015 7 08 /11 /novembre /2015 21:43
Mercury Rev, Nicole Atkins à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 8 novembre 2015

Mercury Rev, Nicole Atkins à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 8 novembre 2015

Sept ans après 'Snowflake Midnight', ses petits lapins et ses flocons de neige, Mercury Rev revient avec un nouvel album, 'The light in you'.

La tournée passe par l'Orangerie du Bota.

Le support est confié à Nicole Atkins.

Nicole solo, c'est pas pareil que Miss Atkins accompagnée par un band, cf. son concert à la Rotonde en octobre 2014.

Rien de neuf au catalogue, le dernier recueil, 'Slow Phaser', date de début 2014.

Une guitare et sa voix, sa voix incroyable, sometimes, her voice can overwhelm everything else about a song...écrit un Ricain, il a vu juste!

Elle débute par ' The way it is', une torch song à faire frémir la brute la plus insensible puis elle se présente, I'm Nicole Atkins from New Jersey, America, nice to be back in le Botanique, this one is called ' Bleeding diamonds'.

Le double micro lui permet de moduler son timbre à l'envi, elle ne s'en prive pas.

Je voulais être chanteuse de country mais ce qu'on fabrique de nos jours du côté de Nashville ne me plaît pas trop, I hate country music as it is played nowadays, it inspired me this song, 'As country was', it's a singalong, I need your help, il fait noir, ici, don't be shy, personne ne le remarquera si vous chantez faux.

Bruxelles au boulot!

Il y a cette fille, les rumeurs qu'elle transmet me font chier, je pourrais lui casser le nez d'un coup de poing décidé mais je suis d'un naturel paisible, voila ce que raconte le country rock 'My baby don't lie'.

Avertissement, il m'arrive d'être à bout de souffle en interprétant la suivante, pas de panique je ne vais pas y passer et elle entame un nouvel exemple de pop noire te refilant la chair de poule.

Beau comme les meilleurs titres des Cowboy Junkies.

You, guys are really kind, you 'll leave the room depressed after my last songs.

'The tower' en formule tango, accentué par le vibrato plaintif de la guitare, nous arrache de longs sanglots, comme on est tous très cons on a applaudi avant le terme.

Je termine chaque show avec la reprise de Roy Orbison, ' Crying'.

Je sens que je vais tomber amoureux!

Mercury Rev.

Du groupe né à la fin des années 80, il ne reste que deux membres: Jonathan Donahue (vocals, guitars) et Sean Mackowiak, a.k.a. "Grasshopper" (guitars), pour les accompagner lors de cette longue tournée ils ont fait appel à Jason Miranda on drums. Anthony Molina on bass et Jesse Chandler ( Midlake) aux keyboards et à la flûte, tous trois d'exceptionnels musiciens.

Intro la mélodie du bonheur avant l'entrée en piste des artistes, la flûte de Jesse se joint au bruit de fond puis c'est parti pour 'The queen of swans', la rengaine préféré de Marcel.

De la pop baroque, soignée, mais ne manquant pas de piquant.

Les arrangements fastueux, le lyrisme courtois et, déjà, la gestuelle affectée du leader, frappent les esprits, Mercury Rev n'est pas semblable au commun des groupes catalogués rock.

Un titre explicite pour suivre, 'The funny bird', un drôle d'oiseau effectivement, mi- manchot maladroit, aigle impérial ou pie moqueuse, la valse ample est déchirée par le jeu shoegaze de la sauterelle.

Les températures actuelles ne lui donnent pas raison but 'Autumn's in the air', une aquarelle aux teintes pastels, plaira aux âmes romantiques.

Un son de clavecin décore le majestueux 'Endlessly' fort inspiré par les titres les plus mièvres des Beatles ou des Moody Blues.

Donahue nous la joue Fabrice Luchini, les photographes ( féminines) adorent, un rustaud à tes côtés le traite de grande folle.

Il saisit pour la première fois sa guitare, plus décorative qu'utile, pour amorcer 'Frittering' aux saveurs psychédéliques, une nouvelle fois Grasshopper fait exploser le morceau.

Pendant 'You're my queen' la casquette de marin s'amuse avec un projecteur éclairant tour à tour musiciens et public, le band enchaîne sur la ballade sirupeuse 'Tonite it shows'.

Toute cette joliesse va finir par nous écoeurer, tu peux pas t'enfiler un tiramisu, un bavarois, une île flottante et un fondant au chocolat sans te taper une crise de foie le lendemain.

D'accord, c'est hyper bien foutu mais ça dégouline de partout!

Le scénario n'a pas changé avec 'Diamonds' et pendant 'Central Park East' le maniéré monsieur joue au funambule vacillant sur un fil invisible.

Le féérique 'Holes' réjouit les amateurs de conte de fées.

Quoi, Nicolas?

Les Bisounours.... dis tout de suite que c'est du Chantal Goya, t'exagères, mec!

D'ailleurs ' Tides of the moon' a tout du chef-d'oeuvre et nous prouve, comme l'avaient annoncé tes copains, que les titres les plus anciens sont largement supérieurs à la nouvelle couvée.

Le set prend fin avec le symphonique 'Opus 40' mariant la magie des Beatles et, pour le côté américain, la pop des Flaming Lips.

Deux morceaux fabuleux pour finir, bien vu, les gars!

Bis

Ils débutent par le hit ensorcelant extrait de 'Deserter's song', ' 'Goddess on a Hiway' et s'achèvent avec une seconde perle, 'The dark is rising'.

D'excellents moments ont alterné avec des intervalles de lassitude pendant lesquels tu t'es surpris à consulter le pendule.

photos: Manu Golenvaux

Mercury Rev, Nicole Atkins à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 8 novembre 2015
Mercury Rev, Nicole Atkins à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 8 novembre 2015
Mercury Rev, Nicole Atkins à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 8 novembre 2015
Mercury Rev, Nicole Atkins à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 8 novembre 2015
Mercury Rev, Nicole Atkins à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 8 novembre 2015
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7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 22:13
IAMX à l'Ancienne Belgique, Bruxelles, le 7 novembre 2015

IAMX à l'Ancienne Belgique, Bruxelles, le 7 novembre 2015

2013: Eigentlich wollten IAMX im August auf dem Brussels Summer Festival und auf dem Mera Luna Festival auftreten. Aus gesundheitlichen Gründen wird daraus nichts und beide Auftritte wurden abgesagt.

L'histoire est connue, Chris Corner, l'ancienne tête pensante de Sneaker Pimps, refait surface en 2015, sort 'Metanoia' ( Pénitence, repentance) et reprend le chemin des salles de concerts.

Les fans ne l' ont pas oublié et, si le théâtre de la rue des Pierres n'affiche pas complet, il est bien garni toutefois, il fallait se pointer tôt pour stationner pendant plus d'une heure frontstage!

Pas de support, extinction des feux à 20:30', cris hystériques, deux nanas hyper sexy dans leur tenue sado-maso prennent place derrière des claviers, un drummer se cale au fond de la scène, les cris redoublent lorsque Chris, fringué hijab et arborant un make-up à rendre Marilyn Manson malade, apparaît pour attaquer 'I come with knives', une plage irrésistiblement dansante datant de l'album précédent, ' The Unified Field'.

Tes yeux ne savent vers qui se diriger, l'énigmatique Chris, les sensuelles Janine Gezang ( quelle nana) et Sammi Doll, une nouvelle recrue, par contre, ils ne peuvent distinguer le fabuleux drummer Jon Siren ( Mankind is Obsolete, Hate Dept, Psyclon Nine, Dawn of Ashes e.a.) caché derrière son attirail.

Janine saisit une basse, des beats soutenus déferlent, IAMX a attaqué 'The alternative'.

Dans la salle l'excitation est à son comble, elle ne va jamais faiblir.

L'étrange créature androgyne fait mine d'étrangler la petite Jeanine, elle ne se défend pas.

Zorro n'étant pas dans la salle, le pervers enfile des gants noirs et envoie la bombe 'Happiness'.

Il vient serrer quelques mains tendues et laisse les filles achever la comptine.

It is good to be back, Brussels, we love you, so..

Les fans exultent, il leur balance le vieux 'Mercy', une longue complainte electro qui n'a rien perdu de son côté obsédant.

Now it's time to get dirty... ' No maker made me' est effectivement sombre, torturé et diantrement érotique.

Les voix féminines fantomatiques, se baladant sur des beats industriels, font mouche.

Il replonge dans le matériau plus ancien avec l'hymne 'Volatile times' dont le refrain Goodbye my friends, Goodbye to the money, Adieu to the fuckers that think that it's funny est scandé par tes petites voisines super excitées.

Janine s'est mise aux percus, sa copine s'agite sérieusement, Chris rejoint Miss Gezang, entame un duel, puis par surprise soulève le top de la séduisante enfant dévoilant de petits seins cachés par un adhésif noir.

Bref instant de sérénité avec le décadent 'Tea garden' avant d'amorcer une plage théâtrale d'un romantisme grave, 'Oh Cruel Darkness Embrace Me'.

Angèle tendait depuis 45' une rose vers le Lord, il la saisit, elle verse une larme et défaille, lundi toute la cour de récré entendra ses exploits!

Les filles excitent la foule exigeant davantage de bruit avant d'entamer 'Spit it out' suivi par la valse corrompue 'Bernadette'.

Dark cabaret time in Brussels, faut pas oublier que Chris Corner, comme d'autres artistes,peut se targuer d'avoir été Ich bin ein Berliner.

Le ton reste mélancolique avec 'Surrender' puis il nous propose something from the past, laissez-vous aller, ajoute-t-il, Janine à la basse ( quelle nana, bis) ébauche 'After every party I die', un tube electro implacable.

Comme si on avait besoin de substances euphorisantes, c'était déjà le nirvana, mais voici le vicieux ' Aphrodisiac', la salle entière entre en transe, il nous arrose d'eau, sautille, se prend une pelle, roule sur le sol, rebondit tel un fauve avant d'achever le disco hit.

We have one more song, yeah, and it's my favourite song, ajoute Janine, ' Your joy is my low' qui débute comme un vieux Depeche Mode.

Wanna dance, Brussels... quelques nanas sont invitées sur scène, 2, 3, 25, le podium est envahi, c'est la folie générale!

Tout le monde a la sensation d'avoir assisté à un des concerts de l'année, un concert pendant laquelle l'interaction avec l'audience a atteint des sommets.

On sait qu'ils vont revenir, un triple dessert: 'Bring me back a dog' - 'Kiss + Swallow' et, après avoir vidé son Beaujolais au goulot, ' I am terrified'.

Manu?

Une claque, le meilleur live que j'ai vu depuis très longtemps !!!

photos: Manu Golenvaux

IAMX à l'Ancienne Belgique, Bruxelles, le 7 novembre 2015
IAMX à l'Ancienne Belgique, Bruxelles, le 7 novembre 2015
IAMX à l'Ancienne Belgique, Bruxelles, le 7 novembre 2015
IAMX à l'Ancienne Belgique, Bruxelles, le 7 novembre 2015
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