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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 06:02
Septembre est souvent comme un second et court printemps, ça se fête au Bota!

Le Botanique rouvre ses portes aux amateurs de concerts à partir du 7 septembre, les écoliers ont repris le chemin du bagne depuis moins d'une semaine et la Rotonde propose Jim Adkins, le chanteur de Jimmy Eat World qui se lance en solo.

Les amateurs de garage viendront saluer Juan Wauters le 9.

Le 17 se tiendra la traditionnelle Nuit du Soir, on te recommande Les Panties, Nicola Testa et Isolde et les Bens.

Le lendemain Neil Finn vient montrer Bruxelles à son fiston Liam, il y aura du monde à l'Orangerie.

Jarryd James nous vient d'Australie, vous pourrez faire sa connaissance le 19 à la Rotonde.

Le même soir une Fantastique Night se déroulera au Witloof, tête d'affiche: Position Parallèle.

Isbells viendra défendre un nouvel album le 20, le même soir des petits gars de Liverpool, Outfit, investiront le Witloof.

Le 22, place au hip hop avec Clear Soul Forces, Stikstof et Sixo.

Yannick Iluga, alias Petite Noir, sera au Witloof, toujours le 22.

Le lendemain le Bota accueille Lady Lamb et les méchants Crocodiles vont semer la panique à la Rotonde le 24.

Depuis quelques années c'est le Bota qui accueille le Saint Jazz, les jazzmen ont rendez-vous rue Royale les 25 et 26 septembre, on recommande André Ceccarelli!

Pour finir le mois, le 28: Youth Lagoon, le 29: PC Worship et le 30: Soak.

Un septembre chargé, quoi!

Youth Lagoon

Youth Lagoon

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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 15:31
Décès de Joy Beverley, l'aînée des Beverley Sisters.

Les Beverley Sisters, le pendant britannique des Andrews Sisters, jouissaient d'une énorme popularité dans les années d'après-guerre et au début des sixties.

Joy Chinery, Teddie Chinery et Babs Chinery deviennent les Beverley Sisters et débutent pendant la seconde guerre mondiale, elles sont remarquées par Glenn Miller qui leur propose un enregistrement avec son orchestre.

Après le conflit on les entend et on les voit régulièrement à la BBC, puis elles sont signées chez Columbia.

Les succès se succèdent, notamment I Saw Mommy Kissing Santa Claus, Little Drummer Boy, I dreamed ou Little donkey.

La vogue swing/boogie woogie diminue avec l'apparition des pop groups mais les soeurs poursuivent leur carrière.

En 2002 elles sont reprises dans le Guinness Book, as the world's longest surviving vocal group without a change in the original line up!

Joy, l'aînée , est décédée ce 31 août à l'âge de 91 ans!

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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 09:30
Den internationalt anerkendte danske jazz-bassist Hugo Rasmussen er død, 74 år.

Hugo Rasmussen, une figure de proue du jazz danois, s'est éteint à Frederiksberg le 30 août.

Si Hugo ne nous laisse pas grand chose comme leader ( l'album 'Sweets to the Sweet en 1978), il est surtout célèbre pour son job de sideman, il a collaboré e.a. avec Teddy Wilson, Horace Parlan, Ben Webster, Dexter Gordon, Tom Waits, Harry Sweets Edison, Oliver Nelson ou 'Wild' Bill Davison.

Sa basse s'entend sur +/- 800 albums.

Le barbu a également collectionné les awards , une de ses récompenses les plus récentes étant le Dansk Musiker Forbund Prize of Honour en 2014.

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30 août 2015 7 30 /08 /août /2015 18:43
La Fête des Solidarités 2015 ( jour deux) - Citadelle de Namur, le 30 août 2015

La Fête des Solidarités : Affiche du dimanche!

CALOGERO, CALI, RODRIGO y GABRIELA, MILOW, FUGAIN et PLURIBUS, HINDI ZAHRA, GONZO, GAEL FAYE, CHICOS y MENDEZ, LES VACHES AZTEQUES.

Si des salves orageuses ont balayé le nord du pays dans la nuit de samedi à dimanche, le Namurois a été épargné et le jour du seigneur, pas pour les athées, connaîtra une température caniculaire, désormais affichée dans les annales.

Pour toi le marathon débute avec Gonzo.

Si tu élimines Werchter et le Pukkelpop, le supergroupe pornographique aura squatté tous les festivals cet été.

Juste parce que c'est toi et que ton cerveau faiblit, on te répète l'identité des siphonnés: Geoffroy Heyne, Baptiste Lalieu, Simon Bériaux, Vincent Lontie et Nicolas Vandeweyer, pour une bio complète tu achètes Vers l'Avenir.

Après avoir déposé l'effigie de Gonzo the great sur un des côtés de la scène, les cinq gamins s'alignent dos au public et chantonnent ooh ooh ooh, see Gonzo et c'est parti pour 40' de garage/punk/pop je te casse la gueule à la récré.

'Clean' y fait quoi ton papa?

He's sniffing cocaïne.

Et les champignons c'est pour qui?

Premier collage, les Beastie Boys associé à Weezer, olé!

'In my shop', l'exercice de style continue, mais dans ce style ( justement) on préfère Mountain Bike.

Cover, cover, cover: 'Lump' The Presidents of the USA.

Un invité, Cédric et son violon, les pompiers en profitent pour actionner les canons à eau, Gonzo hurle shake, shake, shake...avant de tenter une autre reprise.

On veut des filles sur scène, la suivante s'intitule 'Girls', une quinzaine de lycéennes sur le podium.

Morceau emballé, foutez le camp les gamines, gueule le saule, il est en veine potache cet après-midi, 'Gay' est dédié aux pompiers.

Salopard!

La brigade du feu imagine de nous arroser une nouvelle fois, c'est le signal pour te tirer vers le Théâtre de Verdure.

Hindi Zahra.

Trois mois après les Nuits Bota, ta route croise à nouveau celle de Hindi, l'Amazighe résidant chez Hollande.

Un set concis, à peine 40', mais toujours aussi envoûtant.

Parmi les musiciens présents sur scène on n'a pas retrouvé le bassiste de Portland, Jeff Hallam, sinon l'équipe semblait identique à celle qui avait enchanté Bruxelles, David Dupuis avait toutefois laissé sa flûte au bercail.

La longue plage 'To the forces' ouvre le feu.

Jean-Marc, qui n'a jamais assisté à un show de la belle berbère, avance Tinariwen.

Ce blues Touareg a le don de t'hypnotiser d'emblée pour te transporter loin, quelque part du côté du Sahel, en fermant les yeux tu peux voir deux ou trois gazelles dorcas à la recherche d'un point d'eau.

Le chaloupé et jazzy 'Imik Simik' rapproche Miss Zahra de Norah Jones.

Avec 'Silence', chanté d'une voix rauque, Namur se met à danser le tango, le piano répétitif annonce le single 'Any Story' suivi par le titre fabuleux ayant lancé la carrière d'Hindi, le sensuel 'Beautiful tango'.

Le concert prend fin avec 'Ahiawa', une plage propice à la transe.

Hindi, à genoux, fait tournoyer sa longue chevelure de jais, en bas, c'est le sauna, ils sont peu nombreux à vouloir s'agiter pour suer davantage, mais, toute l'assistance fera une ovation à la belle franco-marocaine après les dernières notes du chant berbère.

Michel Fugain et Pluribus.

Fugain aime les Big Bands, son Big Bazar, actif de 1972 à 1976/77, a compté jusqu'à 35 éléments.

2013, il remet ça avec Pluribus, comme les apôtres, ils s'arrêtent à douze.

On avance les noms suivants avec des pincettes: Michel Fugain, Abraham Mansfarroll Rofriguez ( percus) , Bertrand Papy ( non pas Mouzeau, à la guitare) , il était sage à l'école, le guitariste Bruno Bongarçon, David Fall ( batterie) , Guillaume Farley ( basse) , Julien Agazar ( claviers) , la blonde Line Kruse ( violon) , Michel Feugère ( trompette) , Pierre Bertrand ( sax) , Yvan Della Valle ( claviers) et enfin, pour la fine bouche, la petite et pétillante Dominique Fidanza au chant.

73 balais, le vieux Michel, mais une pêche du tonnerre de Dieu.

Namur a ri, chanté, pleuré, dansé, fait la fête pendant toute la durée du show.

Michel Fugain et Pluribus, ça envoie sévère et tu t'amuses sans faire la fine bouche, l'équipe serait restée sur scène pendant deux heures, t'en redemanderais encore!

Une intro sans le chef, histoire de faire monter la tension, il arrive en courant, premier tube incontournable 'Fais comme l'oiseau'.

16000 moineaux reprennent le refrain.

Namur, il fait plus chaud que chez moi et je réside en Corse, allons-y pour un hymne au ' Soleil'.

Pas de panique, les grincheux, on va la faire festive, voici la chanson qui a payé la maison, le paillasson et le vison de madame, elle date de 1972, 'Une belle histoire'.

Marie-Hélène a laissé couler des larmes, Jean a déposé sa Jupiler à ses pieds, l'a enlacée, c'était beau, t'étais ému et quand la séduisante Dominique y a ajouté un couplet exotique, t'as failli crier je t'aime!

Il est disert, Fu Fu, ' Quand tu montes, souris car tu croiseras les mêmes en redescendant la pente'.

'Attention, mesdames et messieurs' et 'La Fête', en fondu enchaîné, précèdent le sympa 'Jusqu'à demain peut-être'.

Ils s'amusent sur scène, esquissent un pas de danse, se frôlent, placent un solo, en bas, pareil, tout le monde se réjouit, voici ' Les gentils, les méchants' suivi par le cinglé 'Les Acadiens', lâche pas la patate, Line, fonce!

Les pompiers en action... et nous, et nous, on a couché avec les Boches ou quoi, lance le jovial Michel avant d'amorcer le mambo/swing 'Les Sud-Américaines' et finir le show avec 'Viva la Vida'.

Mais non, c'est pas fini, revenez!

On repousse le FC Fugain sur scène.

Bon, keskon fait maintenant, on improvise?

Décidez-vous pour un morceau, je leur raconte des conneries... à partir de 50 ans si t'as mal nulle part c'est que t'es mort...je suis une denrée périssable et vous aussi, ça y est, vous avez choisi?

'Chante comme si tu devais mourir demain'.

Merci, Fugain, merci, mec, super ce spectacle!

Milow.

C'est la première fois que je me produis à Namur, dira Jonathan Vandenbroeck.

Par sa gentillesse, sa courtoisie, son talent et celui de ses musiciens, Milow mettra tout le Théâtre de Verdure en poche.

Pas mal de Vlamingen avaient fait le déplacement, un agréable sentiment d'unité nationale flottait dans les airs.

Milow est toujours accompagné par un de nos meilleurs guitaristes, Tom Vanstiphout, aux choeurs, tu reconnais Nina Babet, vue il n'y a pas si longtemps avec Paul Michiels, Bart Delacourt à la basse, Oscar Kraal aux drums et Remko Kühne aux claviers complètent le team.

'Learning to disappear' nous emmène du côté de la Californie, le chant de Milow te rappelle Jackson Browne, le fond musical tout autant.

Il choisit de poursuivre avec le hit 'You don't know' repris en choeur par quelques Louvanistes n'ayant pas carburé à la Chaudfontaine. Ces joyeux fraternisent avec de petites Namuroises pas bidon tandis que sur scène ils ont ébauché 'Little in the middle' au tempo agité.

Hier nous étions en Allemagne, ce soir ici, mais la tournée s'achève, il reste Zürich, le 2 septembre, puis le Rivierenhof à Anvers, en Belgique, précise-t-il en sachant que personne ne connaît Bart De Wever en Wallonie.

This one is called 'We must be crazy' et comme Rodrigo y Gabriella sont au programme de la soirée, Tom et moi on va vous interpréter en leur honneur a 'Jam to Gabriella'.

Tom transformé en artilleur, Milow en soutien, le public applaudit à tout rompre.

Retour au mode soft rock avec 'Canada' voyant la mise en évidence des fabuleux talents vocaux de Nina Babet.

'Mistaken' is a gospel song, elle est suivie par un ' Against the tide' joué laidback.

'You and me' (in my pocket) clôture une prestation fort appréciée.

Pause restauration car tu espérais voir les stands bouffe désertés pour le concert de Cali.

Francofolies de Spa: Cali en communion avec son public!

Cali fait son showman à La Semo!

Inc'Rock: Cali a frappé fort!

Il est partout, Bruno Caliciuri, à chaque fois les journalistes sortent les superlatifs, quant au public, il idolâtre le gars de Perpignan.

Dis-le, Annie: "Avant j'aimais Johnny, mais maintenant c'est Cali que j'adore!!!!".

Tu ne partages pas l'enthousiasme général?

Non, Cali, tu l'as vu à ses débuts à l'Orangerie du Bota, c'était sensas., authentique, tonique. Cali, en 2015 n'est plus qu'une machine et, franchement, c'est un peu triste de voir Geoffrey Burton faire de la figuration sur scène, car si Cali s'entoure d'excellents musiciens, pour la finesse tu repasseras!

' La vie quoi' sur 'L'âge d'or' de 2015 ouvre. Après 49 secondes, Cali se tape un plongeon dans la marée humaine pour flotter en crowdsurfing au dessus des têtes.

Non il n'avait pas enfilé de bikini, il portait son éternelle veste de daim élimée.

La foule explose de joie.

Pam, pam, padam, pam, pam (' Le coeur chargé comme un fusil') ...allez mes amis les photographes, tous sur scène, on t'a vu Jean-Marc, je pique le reflex de Josette, que j'embrasse, je vous prends tous en photo, souriez, les amis, clic, clic, clic, youpie!

'Coco, mon petit écureuil, la vie est belle.

Namur, on continue avec une vieille chanson et puis il fait chaud, très chaud, allez tous à poil, à poil...

Namur se contentera de chanter 'C'est quand le bonheur'.

Cali repousse le cameraman, tire-toi, gamin, je filme, je fais et je dis ce que je veux, je suis Belge, il tend le micro vers une madame, embrasse sa voisine et termine sa rengaine.

Il est survolté, le phénomène, qui poursuit avec 'Il y a une question'.

Des questions, il en a le petit, les canards frigorifiés, les chasseurs ivres et le nombre de jours de deuil après la disparition de Johnny.

A tes côtés, Francine est pliée en deux.

Il vide son pinard cul sec, balance la vidange dans le public et propose 'Le grand chemin' décoré d'une mandoline frivole.

Tout doucement, tu te replies pour te diriger vers le Théâtre de Verdure, tu ne verras pas le mioche invité sur scène, tu entendras 'Je m'en vais' ( après Miossec) de très loin, puis tout deviendra confus.

Rodrigo y Gabriela

Non, les Mexicains Rodrigo Sanchez et Gabriela Quintero n'ont pas de sombrero sur le nez.

Tu leur donnes une guitare et ils vont s'enflammer pour te laisser baba.

Gabriela, à la rythmique, et Rodrigo, à la lead, passent du flamenco au heavy métal en flânant du côté de la rumba, du folk, du mariachi sound, quand ils ne frôlent pas le jeu classique, façon Joaquin Rodrigo.

Ce duo a éclaboussé Namur de sa classe folle, déclenchant des cris hystériques et une ovation mille fois méritée.

Leur ‘9 Dead Alive’ Tour, du nom de leur quatrième album solo fait l'unanimité, "on reste bouche bée devant ces pistoleros latinos", écrit à juste titre un journaliste hexagonal.

Pas d'entrée en matière molle mais une première salve pétaradante, il faut voir la séduisante Gabriela maltraiter furieusement sa six cordes tandis que son copain travaille comme une dentellière.

Pas de setlist, des extraits de leur dernière plaque, tels 'The Soundmaker' ou 'The Russian Messenger', mais également des titres émanant de leurs premiers CD's comme 'Hanuman'.

Fallait voir Rodrigo faire glisser une bouteille de Jupiler sur ses cordes ou Gabriella l'accompagner en slapping.

Buenas noches, Namur, on vient de vous jouer 'Orion 'de Metallica, on passe à une pièce plus classique.

We feel a bit lonely on the stage, can some people join us, la sécu doit filtrer et laisse finalement monter une quinzaine de volontaires sur le podium, un seizième joue à l'alpiniste pour déjouer les gardes, puis il vient se coller contre Gabriela qui sourit.

Rodrigo emprunte les lunettes solaires d'une gamine, le voyage animé se poursuit.

Gabriela, solo, appuie sur la pédale wah wah, tu te dis que si Jimi avait été une femme il s'appellerait Quintero.

Rodrigo revient, le duo vire heavy metal, on dégage les visiteurs, c'est au tour de l'hidalgo d'oeuvrer en solitaire pour un morceau massif, puis ô surprise, il passe derrière le micro pour entamer 'Creep' de Radiohead.

Ce sera le seul titre chanté du répertoire.

Les sorciers achèvent leur exercice par trois dernières mousquetades pas piquées des hannetons.

La classe à l'état pur.

Et Calogero?

Laisse tomber, la route est longue jusqu'à ton lit!

La Fête des Solidarités 2015 ( jour deux) - Citadelle de Namur, le 30 août 2015
La Fête des Solidarités 2015 ( jour deux) - Citadelle de Namur, le 30 août 2015
La Fête des Solidarités 2015 ( jour deux) - Citadelle de Namur, le 30 août 2015
La Fête des Solidarités 2015 ( jour deux) - Citadelle de Namur, le 30 août 2015
La Fête des Solidarités 2015 ( jour deux) - Citadelle de Namur, le 30 août 2015
La Fête des Solidarités 2015 ( jour deux) - Citadelle de Namur, le 30 août 2015
La Fête des Solidarités 2015 ( jour deux) - Citadelle de Namur, le 30 août 2015
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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 14:17
La Fête des Solidarités 2015 ( jour un) - Citadelle de Namur, le 29 août 2015

La Fête des Solidarités : Affiche du samedi

AKHENATON et IAM, HUBERT-FELIX THIEFAINE, DANAKIL, ALICE ON THE ROOF, MAGIC SYSTEM, BIGFLO et OLI, DALAL ABU AMNEH, LI-LO, YOUSSEF, ICI BABA....

La troisième édition de La Fête des Solidarités, rebaptisée les Solidarités, affiche sold-out!

L'organisation insiste, Solidarités n'est pas un festival, c'est une fête ( grande) estivale: concerts, débats, théâtre, conférences, Urban Village, animations de la Cité des Enfants, programme Off, break dance, à boire, à manger et du soleil à outrance, tout est réuni pour finir les vacances scolaires en beauté.

Dix groupes à l'affiche le samedi, en omettant les formations se produisant à droite et à gauche, peu de temps pour accéder de l'Esplanade au Théâtre de Verdure, des choix s'imposent.

La navette ( belle initiative) te dépose sur le site à 12:50, Li-lo vient d'entamer son sermon devant un public épars.

Li-lo*, c'est Sylvie Botton de Mohiville ( Ciney), un album, ' By the Way', et deux titres sur la bande son du court métrage ' Mr Hublot', oublie Tati, Hublot avec B, comme bateau.

La souriante Sylvie chante, gratte une acoustique ou un ukulélé, ses fantaisies sont habillées par Mayki Ferro : guitars/ Matthieu Hendrick : bass - melodica/ Virginie Delbrassinne : keyboard - backing vocals et Augustin Dethier : Drums.

Son terrain de jeu c'est la pop digestible, pétillante et accessible qui ne te donnera de l'urticaire que si tu ne jures que par Alain Robbe-Grillet.

Dix mélodies aériennes, chantées d'une voix claire dans un anglais scolaire, t'aurais préféré être allongé sur le gazon plutôt que de déambuler sur du béton, mais bon on ne peut pas tout avoir.

Namur a été séduit par le mélodieux ' Shivertree' , a réfléchi à l'avenir de la planète pendant'100 years', a vu l'automne poindre avec un morceau narratif intitulé 'The Fall', Eve a mordu dans la pomme pendant 'Apple Tree' puis Li-lo* a balancé les deux titres de la BO dont on t'a parlé plus haut, 'Robotpet' et 'Mr Hublot', une sorte d ''Octopus's Garden' from Ciney.

On a eu droit à la cover du samedi, ' Feel good' des Gorillaz, à 'Hours', la rengaine bourrée de la la la, qui aurait pu passer dans le Club Dorothée et enfin à 'By the Way' pour terminer l'office.

Gentil et distrayant!

A l'étage, Youssef.

Tu fais vite l'impasse sur le rap à deux balles du jeune Tournaisien Youssef Swatt, c'est pas vraiment ton truc.

Les jeunes à gauche, les vieux à droite.

On t'a casé à droite et refilé une cassette de Mireille Mathieu, elle était pourrie, elle a dérapé, Youssef et ses copains, en freestyle, ont rappé 'A fleur de peau', tu t'es payé une Jupiler et t'es redescendu vers l'Esplanade.

Dalal Abu Amneh

née à Nazareth, une des plus grandes voix palestinienne, jolie et intelligente ( she's a neuroscientist), est précédée sur scène par une pléiade de musiciens dirigés par Dr. Tayseer Haddad. Aux instruments traditionnels, oud, darbuka, qanûn, violon, s'ajoutent une basse et batterie donnant une touche occidentale aux chants arabes.

Dalal a gravé l'album 'About Balady' en 2012, la digne héritière de la grande Oum Kalthoum en interprétera plusieurs extraits ayant envoûté le public mosan.

Une intro aux saveurs orientales épicées sert d'arak, ensuite Dalal apparaît, vêtue d'une longue robe blanche aux motifs brodés. La magie opère d'emblée, le public se laisse entraîner du côté du Lac de Tibériade, bercé par la voix envoûtante de celle qui nous annonce ...We came from Palestina to share our music with you.

Une musique intemporelle, faite d'émotions, interprétée par une équipe de virtuoses.

Un mix heureux de chant tarab baignant dans une aura poétique' Les Mille et Une Nuits', de thèmes folkloriques et de chants mystiques.

Pendant 45', les petites Wallonnes se sont défoulées en tentant, avec plus ou moins de bonheur, d'imiter les déhanchements sensuels du sharqi, baladi ou autres danses suggestives du harem.

Une bouffée d'air frais sur l'esplanade, un grand concert.

Ceux qui se sont attardés au récital de Dalal Abu Amneh ne pourront assister au show de Bigflo et Oli.

L'accès au Théâtre de Verdure leur est refusé: COMPLET se lit en grand sur l'écran lumineux.

Ton passe-droit te permet d'assister, de loin, à la fin de la performance des frérots toulousains.

Florian "Bigflo" Ordonez et Olivio "Oli" Ordonez, les jeunes argentins/algériens du Midi-Pyrénées sont devenus des stars dans le petit monde du rap hexagonal.

Tu n'as peut-être assisté qu'à 15' de leur manège, cela a suffi à te convaincre, ces jeunes gens ont un petit quelque chose que tu ne retrouves pas chez la plupart de leurs congénères: de l'humour et de l'aisance.

Autre point positif, une instrumentation les éloignant du bête rappeur accompagné par un guignol aux platines, leurs morceaux mélangent allègrement scratch, freestyle avec des envolées de trompette ou des interventions au violoncelle.

Leur titre phare 'C'est pas du rap...' a tout simplement mis le feu à l'amphithéâtre.

La toute grande foule se presse sur l'esplanade et attend le bon vouloir de Magic System.

Sont pas pressés les compatriotes de Didier Drogba, plus de 20' de retard!

La bande-annonce, puant Patrick Sébastien, laisse présager un show 100% ringard.

Asalfo, Goudé, Manadja, Tino et leurs musicos déboulent et promettent "ce soir on va faire le show.".

La fiesta peut commencer, Namur a mis son cerveau au point mort pour danser sur les tubes caricaturaux du collectif d'Abidjan.

Depuis près de 20 ans le Magic System n'a qu'un but avoué, faire la fête aux sons du zouglou, ziglibithy, coupé-décalé et autres inepties dignes du générique de Camping Paradis.

Si t'aimes l'exotisme tape-à-l'oeil, le zouk, la Compagnie Créole, Annie Cordy, la danse des canards, la bouillie que Germain et Jules balancent lors des mariages dont ils assurent le fond musical, on te recommande Magic System.

Quant à toi, t'as tenu le coup pendant 20 minutes et tu t'es dit que plus jamais tu n'oserais te moquer de la fanfare de Bernissart et que, désormais, tu chériras ses majorettes.

Direction le bar!

Toujours autant de monde sur la petite scène qui accueille Danakil.

Les Parisiens sont dans le peloton de tête du reggae hexagonal et tourne toujours pour promouvoir l'album 'Entre les lignes' de 2014.

En attendant l'arrivée du charismatique chanteur Balik et de son copain, le Sénégalais Natty Jean, le band envoie un instrumental roots corsé, mention spéciale aux cuivres Mathieu Dassieu et Thomas Souil et à la guitare incisive de Fabien Giroud.

Dès les premières lignes de 'Quitter Paname', l'embarcation tangue en se laissant bercé par des flots reggae bienveillants.

'Poupée russe' et 'Hypocrites', pendant lequel Balik accueille un invité, Brahim, dégagent de bonnes vibes.

'J'allume la télé' de Brahim, avec son texte imagé, amuse les masses, Henri Salvador rit ...Mais moi j'en avais tellement marre

J'ai repris la première chaîne

Et devant mes yeux, mes yeux hagards

Se déroulait la même scène...

C'est décidé je balance le poste par la fenêtre!

Exit le guest, une reprise au menu, Edith Piaf 'Non, je ne regrette rien' , la citadelle chante, vos gueules, les mouettes!

Solide impromptu du bassiste et belles escapades du sax et de la trompette.

Ce band est top.

Le texte engagé de 'Free' frappe les esprits, ils enchaînent sur 'Ne touche pas'.

Cool, avance Bénédicte, passe-moi le joint, Candice.

Le set prend fin avec la ballade ' Marley', un des titres préférés des rastas blancs.

Direction la porte de sortie, pas question de manquer Hubert-Félix.

Hubert-Félix Thiéfaine

Quel âge, tu dis?

67.

Il est bien conservé, H.F.!

Son 17è album ' Stratégie de l'inespoir' est sorti l'an dernier, cet été le gars du Jura a pris son bâton de pèlerin pour se taper les festivals.

Après un repos mérité, il remettra ça à partir du mois d'octobre.

Le band en piste pour une intro rock, ce sera le premier concert de la journée portant cette étiquette, les artificiers ont pour nom Lucas Thiéfaine, le gamin sait manier une guitare/Alice Botté, le crack ( Alain Bashung, Christophe, Charlélie Couture, Daniel Darc, Jad Wio, Adrienne Pauly, Jacques Higelin, Jacno, Berry, Buzy, Elli Medeiros, Balbino, Berline....)/Marc Perier à la basse /Bruce Cherbit ( drums) et Christopher Board aux claviers.

D'une démarche nonchalante, mains dans les poches, le vieux cynique se pointe et attaque 'En remontant le fleuve'.

Namur a déjà pigé que ce concert s'inscrira dans les annales.

Impossible de démarrer plus fort.

Embarquez, bonnes gens, le voyage sera mouvementé!

Egalement sur le dernier CD, 'Amour désaffecté', faut plus se faire d'illusions, c'est juste la fin maintenant, Thiéfaine chante le désenchantement.

1986,' Errer Humanum Est ', deux ans plus tard, un gars fait un carton avec un titre traitant du même thème en utilisant le même refrain.

Des noms, des noms...

Il ne citera pas Lavilliers!

Le ton reste à l'acrimonie avec 'Confessions d'un never been', il n'y a que Bashung a adopté la même dégaine.

Tel un tireur à gages impitoyable, Alice Botté mitraille, un rictus au coin des lèvres, de l'autre côté le fiston se la joue grands moulinets, Namur savoure.

Voilà le père François et son 'Angelus' qui précède le déchirant ' Karaganda' (Camp 99).

Sodome, tu te souviens?

'Femme de Loth', car Loth n'avait pas que des filles!

Allons cueillir des mûres dans 'La ruelle des morts'... maman, quel titre!

Le démoniaque ' Alligator 427' a été écrit au retour d'une manifestation anti-nucléaire à Fessenheim, en Alsace.

'"Lorelei Sebasto Cha" est accueilli par des cris hystériques et l'héroïque '113ème cigarette sans dormir', laisse pantois.

Et si le rock était français?

Thiéfaine est tout simplement époustouflant!

Petit couac technique, un sifflement aigu se fait entendre du côté de Lucas, faut meubler, un mécano est à la recherche d'un nouveau câble, tant pis on amorce 'Bipède à station verticale'.

Christopher abandonne les touches pour gratter une acoustique pendant le nostalgique 'Résilience zéro'.

On approche du terme, ' Les dingues et les paumés' ont lu le Comte de Lautréamont, Namur vibre une dernière fois et aura son bis.

Une dernière pour la route propose le sexagénaire et c'est 'La fille du coupeur de joints' qui achève ce concert mémorable.

Difficile de faire plus fort que Thiéfaine, alors, aucun regret si Alice on the Roof affiche complet, tu l'as vue au BSF il y a une semaine, quant à Akhenaton t'avais pas envie de glander pendant soixante-dix minutes avant sa prestation.

Navette, une heure d'autoroute, ton plumard!

A demain!

La Fête des Solidarités 2015 ( jour un) - Citadelle de Namur, le 29 août 2015
La Fête des Solidarités 2015 ( jour un) - Citadelle de Namur, le 29 août 2015
La Fête des Solidarités 2015 ( jour un) - Citadelle de Namur, le 29 août 2015
La Fête des Solidarités 2015 ( jour un) - Citadelle de Namur, le 29 août 2015
La Fête des Solidarités 2015 ( jour un) - Citadelle de Namur, le 29 août 2015
La Fête des Solidarités 2015 ( jour un) - Citadelle de Namur, le 29 août 2015
La Fête des Solidarités 2015 ( jour un) - Citadelle de Namur, le 29 août 2015
La Fête des Solidarités 2015 ( jour un) - Citadelle de Namur, le 29 août 2015
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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 17:59
Bram Vermeulen hommage + Waar is Ken? @ Boterhammen in't Park- Parc royal - Bruxelles, le 28 août 2015

Bram Vermeulen hommage + Waar is Ken? @ Boterhammen in't Park- Parc royal - Bruxelles, le 28 août 2015

Ray, tu t'es trompé, il n'est pas mort le soleil, le parc royal en était inondé pour le dernier épisode des Boterhammen 2015.

Moins de monde que pour Laïs, mais si tu voulais dégotter une place assise, fallait te présenter avant midi.

Marc Decock ( de l'AB) y va de son petit discours introductif qu'il termine par une question Waar is Ken?

Kenn c'est pas Mirza, Waar is Ken? est la nouvelle fierté de Izegem, après Filip Willy Mariette Cauwelier plus connu sur les scènes sous l'identité de Flip Kowlier.

Faut pas se laisser rouler dans la farine, Ken n'existe pas, ce quintette, dont le single 'Wimperzoen' a tourné sans relâche sur les ondes du nord du pays, est constitué de Lino Lefever ( bass), Geerwin Vandekerckhove ( chant, ex Van Nelle), Marlies Dorme ( chant), Gunter Callewaert ( keys) et Toon Bosschaert ( synth, programming). Ces jeunes gens et la charmante Marlies se complaisent dans un fluisterpop mélodieux, aux accents, tantôt lounge ou acid jazz, tantôt dreampop, qui a facilement séduit l'assistance pendant les 30' de set, basé sur leur unique album 'Dwaaltuin'.

Marlies, en sirène, murmure 'Rechtdoorzee' sur fond aquatique, Geerwin, a quitté le cimetière pour se joindre à la clique et chanter 'Vita Bis' en duo avec la madame qui répète en français ooh la vie est un moment de fleuve tranquille (?), le chauve aux raybans choisit le mode hip hop pour balancer son message, la bande sonore peut être taggée de chillout ou d'electronic lounge et peut faire penser à

Röyksopp, Télépopmusik ou Air.

Même scénario pour 'Badpak', deux voix dissemblables, sucrée pour Marlies dans son petit bikini fleuri et grave pour le gorille.

Un hit potentiel, dommage que l'été touche à sa fin.

Il fait assez beau pour s'allonger sur le gazon et rêver les yeux clos, voici le bucolique ' Grasgewijs'.

Zoenen met de mond is passé.

Avec le nez alors?

Nee, de mode is aan de 'Wimperzoen'.

Rien à voir avec le baiser de la femme araignée, pense plutôt à une caresse de papillon.

Synthétique, enfantin et lisse, pas étonnant, l'engouement à la VRT.

Leur dernier single 'Woordenstroom' s'est retrouvé dans la playlist du Latest Show on KCRW, une belle reconnaissance du talent de Waar is Ken?.

Zonder Geerwin, voici ' Maanziek' et son piano grave qui précède la dernière du récital, une lovesong, 'Hebjelief', démarrant comme toutes les chansons d'amour en mode ballade avant de virer electro beats soutenus.

Il est temps d'ouvrir les yeux, Ken a, à nouveau, disparu, évanoui dans ses rêveries.

Bram Vermeulen hommage

Bram Vermeulen s'éteint durant son sommeil lors de vacances en Toscane, il avait 57 ans.

En héritage il laisse plus de 20 albums et quelques singles intemporels, 'Rode Wijn' étant sans conteste ton préféré!

Dix ans après son décès, une de ses filles, Katarina Vermeulen décide de partir en tournée avec quelques uns des meilleurs musiciens du pays et d'interpréter les textes de son paternel.

L'hommage à Bram est un succès et reprend la route en 2015, la dernière escale étant le parc de Bruxelles.

Pas mal d'artistes déjà présents en 2014 sont de la partie, Katarina Vermeulen, Wigbert, Dirk Schreurs, Wouter Berlaen, Kris De Busscher, Rony Verbiest... Sioen s'ajoute à la liste en cette belle journée estivale.

Ronny Verbiest, armé de son accordéon, est le premier à fouler le podium, très concentré il amorce 'Ernst', un tango/musette/avant-garde audacieux nous permettant une nouvelle fois d'admirer tout le talent du conjoint d'Antje De Boeck.

Katarina se pointe accompagnée par Wigbert à la guitare, Dirk au piano, Wouter à la contrebasse, Kris prenant place derrière les caisses, la blonde enfant attaque 'Een goede reden'. Ronny a troqué son piano du pauvre pour un harmonica, le texte engagé, écrit en 1995, a gardé toute sa force, Katarina le rend parfaitement.

Sioen en piste, Ronny au sax, le tijdloze 'Politiek' groove à mort, il est suivi par 'De wedstrijd', een wedstrijd die je niet winnen kan, papa, je t'en prie regarde- moi!

De la tendresse, de l'émotion, un cri.....Bram, t'étais un génie!

Katarina is terug, slow time dans le parc, le cha cha cha 'Doe het' rappelle de bons souvenirs.

Au tour de Wigbert et de Wouter de se saisir du micro, ' 1+1=1', du boogie/swing fringant.

Dirk Schreurs à la fête, dommage, les dancing shoes sont restées dans l'armoire.

Quoi de plus normal que de laisser l'interprétation de 'Pauline' à la fille du troubadour, Katarina ajoute toutefois que cette country waltz ne dresse pas une image réelle de leur vie familiale.

Berlaen derrière les touches et au chant, il propose le mélancolique 'Verlangen', puis Sioen prend sa place et dédie le classique 'Rode Wijn' à sa maman qui adorait ce titre.

... Eten heb ik weken niet gedaan. Ik pis weer net als vroeger in de wasbak Slapen doe ik met m'n kleren aan... l'image parfaite de la séparation!

La suivante n'est peut-être pas la plus connue, mais elle est d'une actualité criante, 'De beuk erin'.

La vie a-t-elle un sens, 'Onzin' est transformé en charleston saccadé.

Ensuite Frederik Sioen propose 'Een doodgewone jongen'.

L'hommage prend fin avec le jazzy 'De Steen' chanté par de dochter van Bram et illustré par le sax noir de Ronny.

Bram, là-haut, s'est servi un verre de Bordeaux, a fait un clin d'oeil à sa fille et aux copains et a prononcé ' merci'!

Bram Vermeulen hommage + Waar is Ken? @ Boterhammen in't Park- Parc royal - Bruxelles, le 28 août 2015
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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 05:02
Album: Olivier Terwagne - Mnémosyne

Album: Olivier Terwagne - Mnémosyne

Couvin: Longitude : 4.48333 Latitude :50.05 Altitude :230.

Patrie de Watriquet Brassenel de Couving, auteur de fabliaux divers:

..Par I mardi, au point du jour,

me levai sanz faire sejour

l'an XXIX ou mois de juing,

si m'en aloie tout enjuing...

Extrait de: Le dit de l'iraygne.

Cette radieuse commune, connue pour ses Grottes de Neptune hébergeant moult chauves-souris, a vu naître un autre poète, Olivier Terwagne, chanteur-auteur-compositeur, dont le premier album 'Mnémosyne' est sorti en 2015.

'Mnémosyne' tu dis, faisons preuve de méthode, du grec mnêmonikós dont la déesse a pour nom Mnémosyne, celle qui passe pour avoir inventé les mots et le langage, accessoires qu' Olivier Terwagne ordonnance à sa guise.

Mnémosyne englobe quatorze plages et débute par 'Le désert du trop tard' .

Pas le même désert que celui de Jean-Parick Capdevielle, mais on peut noter l'association d'idée avec 'Le Désert des Tartares' de Dino Buzzati.

L'orchestration est digne des Chamfort les plus élégants, ce qui n'est guère étonnant en sachant qu' Alonza Bevan ( Tumblewild, Kula Shaker, The Healers, pas ceux de Fred, les copains de Johnny Marr) a enregistré l'album et s'est occupé de la direction artistique.

'Tweet sur seins trompés' oui, Twist à St-Tropez, une homophonie gaie et malicieuse qui prête à sourire.

'Je t'aime tu m'aimes faisons comme ça' multiplie les jeux de mots, cette joyeuse rengaine, pas toujours politiquement correcte, bénéficie d'une instrumentation faussement naïve, que ton esprit se surprend à associer aux petites musiques que distillait, il y a bien longtemps, l'orgue Gavioli pour accompagner les chevaux de bois trottant sur les vieux carrousels.

La valse 'L'odeur âcre', texte d'Eric Piette, est plus classique.

Cinquième pièce, ' La sphinge sans secrets'.

Indiana Jones, Scooby-Doo , Alix, tous ils ont voulu percer le secret du Sphinx.

Pas de mystères, pas de secrets pour la sphinge du sieur Terwagne qui aux sons de la superbe guitare de François Degrande nous balade dans un univers lynchien.

'Nos faiblesses' le clavecin de Bach goes électro.

Bizarrement ce titre se rapproche de certains Serge Lama qui n'est jamais cité comme influence.

'Anamnesis', tu crois qu'Olivier est nourri aux romans de gare?

Pierre de Ronsard n'est pas Guy des Gares !

' Pas contentes' dresse un portrait ironique des filles de 2015, ainsi que du désarroi masculin. Quelle est la bonne tactique?

'Banana Splitsing', Duvall, écoute cette samba iconoclaste, et en plus il avait prévu qu'Anthony Vanden Borre allait péter les plombs.

Euh, Jean-Jacques, tu nous expliques...

L’ochlocratie c'est la dégénérescence de la démocratie.

Chouette, vais l'utiliser au scrabble.

'La vie est un long deuil tranquille', en mode ballade nostalgique , un collage verbal ingénieux chanté d'une voix désabusée.

Une superbe chanson baignant dans des climats Tiersen, tout comme l'instrumental mélancolique 'L'hiver à Forges'.

Quelques flashbacks, souvenirs heureux, illuminent 'Je voudrais encore' dominé par des cordes plaintives et un piano sautillant, Terwagne se fait tendre pendant 140 secondes.

'Blasphémateurs' sur fond de violon tzigane dessine, une nouvelle fois, un portrait caustique d'une société prosaïque où règne, en maître absolu, la vulgarité.

Dernier acte du recueil, dernier exercice de style, 'Le coeur sale' que tu mettras des semaines à décrypter.

Bonus track: 'Tonton '.

Il ne tousse pas!

PS: 'Mnémosyne' demande plusieurs écoutes pour en extraire toute la richesse.

Olivier Terwagne sera au Bacchus ( Charleroi) le 11 septembre, à La Samaritaine ( Bruxelles) du 23 au 26 septembre.

Album: Olivier Terwagne - Mnémosyne
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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 13:48
Cécile Corbel: interview

Interview ... Cécile Corbel par JPROCK

Le 16 aot 2015 Cécile Corbel était la tête d'affiche du Celtic Folkfestival de Ham.
Avec toute la gentillesse qui la caractérise l'artiste a accepté de se confier et de répondre à quelques questions pour Concert Monkey et Concerts-review.
Une manière agréable d'en savoir un peu plus sur cette chanteuse harpiste bretonne aux doigts de fée...

JPROCK : Bonjour Cécile Corbel et tout d’abord bienvenue en Belgique ! Que pensez vous de l’accueil du public belge après votre concert de ce soir à Ham?
Vous sentez-vous chargée d’un devoir de vulgarisation de la musique bretonne au delà de vos frontières?

C.C. : Nous avons été très bien accueillis à Ham, c'est un festival très familial avec un bon esprit.
Nous sommes très heureux de cette escale en Belgique au milieu de notre série de concerts bretons de l'été ! On espère revenir à l'avenir plus souvent chez vous !

JPROCK : Pourquoi la harpe ? D’où vous est venu cet attrait pour un instrument qui se veut atypique et peu courant?

C.C. : J’ai apprivoisé cet instrument en Bretagne après l'avoir découvert à l'adolescence. Ce fut comme un coup de foudre entre elle et moi...C'est comme l'amour, cela ne s'explique pas. En tout cas c'est un instrument idéal pour chanter et composer même s'il reste encore assez méconnu.

JPROCK : La première fois que je vous ai entendue c’est lors d’un séjour en Bretagne en septembre 2014 sur radio Bleu Armorique alors que je roulais en plein milieu de la forêt de Brocéliande en direction de Paimpont.
Quels sont vos liens avec ces légendes bretonnes et toute cette imagerie celtique liée à Merlin et au monde féérique de la culture celte et bretonne en particulier ?

C.C. : Je suis née et ai grandi en Bretagne dans le Finistère bercée par cet imaginaire. J'ai en plus toujours eu un attrait pour les histoires, les lieux "habités", les personnages historiques ou imaginaires, le patrimoine oral, les légendes...Cela s'en ressent dans mes chansons, mais je ne me cantonne pas à la Bretagne !
Mes sources d'inspiration volent au gré du vent.

JPROCK: En 2010 vous avez écrit la musique d’un film d’animation japonais « Arriety , le petit monde des chapardeurs » du studio Ghibli qui vous a valu un disque d’or là bas et une notoriété importante au pays du soleil levant.
Comment expliquez vous l’intérêt des Japonais pour votre musique et comment est née cette collaboration ?

C.C. : Je crois que la chance y est pour beaucoup dans cette histoire.
Le jeu des rencontres et du hasard a fait que ma musique est arrivé aux oreilles des producteurs du film...Le reste de l'histoire est un peu comme un conte de fée.
Les Japonais aiment la musique celtique mais je suis infiniment chanceuse d'avoir vécu cette aventure japonaise qui est née d'un coup de coeur du studio Ghibli pour mes chansons...

JPROCK : Vous est-il arrivé de participer à des festivals autres que de musique celtique comme des festivals pop ou rock ? Parlez moi de vos goûts musicaux en dehors de la musique que vous créez …

C.C. : J’écris de la musique folk, c'est à dire une musique d'aujourd'hui, pour les gens d'aujourd'hui , mais qui se nourrit à la source de la tradition et d'un imaginaire ancien. Le tout est nourri par mon goût pour la pop music, le rock progressif ou encore la musique baroque !
Difficile de faire rentrer cela dans une case...
J'écoute plein de musiques différentes !

JPROCK : Vous avez partagé l’affiche avec Luc Arbogast qui récemment a donné un concert formidable au Cirque Royal de Bruxelles et qui doit en partie sa notoriété à une émission comme The Voice France. Quelle est votre point de vue sur ces nouveaux tremplins médiatiques par le biais de la télévision ? Auriez-vous pu participer à une telle aventure ?

C.C. : J’ai de l'admiration pour les artistes qui tentent l'aventure de la télévision car c'est un monde assez cruel et je ne crois pas que j'ai le bon caractère pour participer à ces programmes...
Je me sens trop fougueuse et hypersensible pour résister à cette pression que doivent rencontrer les candidats de ces émissions.
Cela dit je suis vraiment heureuse que le grand public ait pu découvrir Luc Arbogast grâce à la TV, il a amené un supplément d'âme et sa différence à l'émission et ça c'est merveilleux !

JPROCK : Quels sont les artistes bretons avec qui vous revendiquez une certaine filiation?

C.C. : J’ai une grande admiration pour Alan Stivell, en tant que musicien et compositeur/auteur. Idem pour Gilles Servat.
J'aime aussi Patrick Ewen, pour son talent de chanteur et conteur, les Sonerien Du pour leur énergie sur scène pour faire danser les gens en Fest Noz, les Ours du Scorff pour la poésie et l'imaginaire de leurs chansons pour les enfants.
J'aime aussi une chanteuse qui a fait des très beaux textes et musiques dans les années 70 mais dont on n'entend plus trop parler, elle s'appelle Ann Krist et a une écriture fascinante, très habitée et profondément celtique.

JPROCK : Pour votre album » La Fiancée « vous vous êtes entourée d’un groupe pop et d’un quatuor à cordes, est ce là une nouvelle direction plus accessible que vous désirez prendre pour l’avenir afin de rencontrer un public plus large?

C.C. : J’ai toujours aimé avoir des instruments à cordes dans mes albums (violon, violoncelle, alto...) mais c'est vrai que mon dernier disque laisse la part belle à des musiciens classiques. Les cordes, le hautbois, le basson, le clavecin et d'autres viennent ainsi colorer les instruments folk plus habituels (harpe, guitare, flûtes...)
Ce n'est pas une nouvelle direction mais une envie rendue possible grâce à la maison de disque.

JPROCK : Contrairement à certaines provinces françaises dont le nationalisme peut s'exprimer politiquement par un rejet de l'autre, la Bretagne oppose une conscience ouverte sur l'Europe et plus largement sur le monde, c'est l'une des régions à avoir le plus voté aux européennes de 2009.
Au fond de vous-même vous sentez vous plus bretonne, française, européenne ou plus simplement une femme libre appartenant à la race humaine?

C.C. : En 2015, j'aime de moins en moins les drapeaux brandis et les frontières.
Je me sens citoyenne du monde et c' est lourd à porter quand je vois la misère des semblables à deux pas d'ici.
Bien sûr je suis fière d'être bretonne mais ce sont surtout les paysages de ma régions qui m'habitent et non un sentiment de supériorité ou de repli sur soi.
La Bretagne est une région très accueillante et ouverte sur le monde mais certains sentiments et revendications le sont moins...

JPROCK : La croix celtique (une croix inscrite dans un cercle) est très présente dans la symbolique bretonne et est liée au christianisme mais aussi à la symbolique de la roue. Que pensez vous de l’affirmation « pour les Bretons le temps tourne mais ne passe pas » ?

C.C. : Dans une vie antérieure (lorsque j'étais étudiante) je me suis beaucoup intéressée aux religions et aux symboles. Ils sont souvent à double tranchant.
La croix celtique est particulièrement ambivalente car souvent récupérée par certains groupes aux idées sombres.
Pour représenter l'esprit de la Bretagne ou l'esprit celtique, je lui préférerais volontiers la Spirale, symbole de l'infini, du souffle et de l'éternel recommencement...
Les vagues, le vent, l'air et même nos petites destinées peuvent être symbolisées par cette spirale celte.

JPROCK : Merci Cécile Corbel de m’avoir accordé un peu de votre temps et bonne route !
Le public belge se réjouit de vous revoir plus souvent en concert chez nous.

Interview réalisée par Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK-THE BLACK FEATHER
(Accréditation Concert Monkey )

Cécile Corbel: interview
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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 12:19
Laïs & Wim Claeys @ Boterhammen in't Park- Parc royal - Bruxelles, le 25 août 2015

26e édition des "Boterhammen in het Park", organisées par l'Ancienne Belgique, c'est toujours gratos, et le Standaard t'offre un ticket à échanger contre une tartine, la Gueuze c'est fini.

Lundi 24 août 2015: Urbanus en De Fanfaar + Gelukkig Zijn et vanmiddag, Laïs + Wim Claeys!

Laïs fête son 20è anniversaire sur les planches, c'était un concert à ne pas rater, d'où une foule massive sous les frondaisons, l'apéritif nous vient de Gent: Wim Claeys!

Wim Claeys is een Belgisch muzikant en cabaretier, zegt Wikipedia, il est le fier papa de quatre filles, ajoute Isabelle.

Tu l'as croisé avec Göze, Ambrozijn, il s'est aussi acoquiné avec Didier Laloy dans Tref, tâte au jazz avec Harakiwi, s'est baladé dans Olla Vogala et a participé à quelques projets Living Roots.

Et sinon?

Il donnait des cours de math, mais de nos jours il écume les cabarets de la cité du club ayant remporté le dernier championnat de foot pour y raconter des bribes de vie de son bompa Fons, par exemple.

Comme il avait peur de se sentir perdu in de hoofdstad, il a emmené quelques copains, Ward Snauwaert, non pas celui qui fabrique des raquettes, le guitariste - le doux Laurens Billet ( drums) et Wouter Berlaen ( lui-même singer-songwriter) à la contrebasse.

En wat speelt Wimmeke?

De l'accordéon diatonique!

C'est parti pour trente minutes de Gentse folk, jovial, grivois et gaillard.

'Zoese wille' inspiré par les Gentse Fiesten.

Et si tu connais pas le West-Vlaams?

Tu demandes à De Croo.

Herman, zeg het eens....

Zou ze willen in ABN, ou comment draguer une nénette qui se déplace sur une bicyclette pliable et toi en mobylette, pour l'aborder t'as qu'à avaler 5 ou 6 pintjes, ça aide!

L'accordéon voltige, la guitare et la batterie distillent un fond rock, la contrebasse se la joue sobre.

C'est dans la poche après un titre!

Les Gentse Feesten c'est Walter De Buck, voici une de ses compositions, 'Kom zwijg ne kier en luister naar mij'.

Pas le morceau le plus connu de Walter, mais il dégage une force tranquille incroyable.

Les mousquetaires poursuivent avec un instrumental joyeux, déchiré par une guitare acérée, 'Frod Frod', il est suivi par ' Singen' traitant de la première guerre mondiale.

Wim a monté, il y a peu, 'Ijzer', une pièce de muziektheater ayant tourné dans les meilleures salles du Nord.

'Singen' est aussi profond que 'De Moorsoldaten', autrefois au répertoire de Rum.

Karel Waeri (Gent, 3 juli 1842 - 15 maart 1898), ça vous dit quelque chose?

Un cycliste ayant remporté les Six Jours?

Een volkszanger, klootzak!

Les enfants, ramassez deux mégots, fourrez les dans vos oreilles, het liedje is vuil en heet ' De Stront'.

Sans l'odeur, heureusement!

Encore une chanson populaire de la ville de Jacob van Artevelde, 'De Veugelmort'.

En mode farandole, en route pour le marché aux oiseaux, vais offrir un canari ou une perruche à madame, les voisins seront tous jaloux....

Le set prend fin avec 'Het liedje van de zonne', un hymne au soleil que chantait Walter De Buck.

Court le set, mais de qualité!

Laïs.

Trois grâces, nées de l'inspiration d'un Sandro Botticelli de Flandre, pour souffler 20 bougies: Jorunn Bauweraerts - Nathalie Delcroix et Annelies Brosens, elles sont précédées sur le kiosque par Bjorn Eriksson ( guitare) et Tomas de Smet ( basse, contrebasse), deux ex-Zita Swoon, Roel Poriau aux drums ( Think of One, Zita Swoon, Antwerp Gipsy-Ska Orkestra etc..), à l'accordéon et hurdy-gurdy, on verra Hans Quaghebeur ( Kadril) et cachée, à l'arrière-plan, on devine le violon de Seraphine Stragier.

' Min Morfar', mijn grootvader, en suédois, ouvre.

Rien à dire les harmonies vocales sont toujours parfaites et les jeunes dames virevoltent comme au printemps, quant à l'accompagnement musical impossible de trouver mieux en stock.

La suivante est une chanson à boire, 'De wijn'.

Skol!

C'est 'La Danse des Paysans' de Pieter Brueghel l'Ancien que ton esprit visualise.

La guitare de Bjorn déchire le lament 'Joskessong' interprété en anglais, tandis que la ronde 'Voici la Saint-Jean' nous rappelle le rôle incontestable joué par Malicorne dans le renouveau des chants traditionnels.

Nog eentje in 't Frans, annonce Jorunn la blonde et Laïs attaque une chanson du Bourbonnais 'Marie-Madeleine'.

Elle avait péché?

A peine, Marie Madeleine n'avait pas quinze ans qu'elle y avait bien quatre amants...

Une vielle pour Hans, voici 'Ni vandaag', ik zie u zo graag.. répété à l'infini vient s'imprégner dans tes cellules, le fond musical propice à la transe hypnotise, telles des sorcières, Jorunn, Nathalie et Annelies tourbillonnent là-haut et flanquent la trouille aux nombreux mioches assis face au podium.

'De wanhoop' chante peut-être le désespoir mais ce titre, lui-aussi, déménage sérieusement et agresse tes substances grises.

A capella, comme lors de nos débuts, ' 't Zoutvat' et la murder ballad '7 steken', de la magie pure, goosebumps, zeggen ze bij Cameron!

Retour du band, on va se défouler les jambes après tant de douleur, un morceau tout en onomatopées précède le traditional 'Matty Groves' que Moriarty a repris récemment sur l'album 'Fugitives'.

Un titre à rapprocher de l'univers Eriksson/Delcroix, Nathalie terminant le passage énervé en caressant un zither, tandis que Bjorn, turbulent, mène le bal.

Grand morceau suivi par un classique au répertoire des belles, l'endiablé ' t Smidje'.

Présentation des artilleurs avant le tonique ' Boogie Woogie Bugle Boy' des Andrews Sistters et ' Tina Vieri' pour terminer la fête.

Le public et toutes les bestioles du parc les rappellent, tout logiquement, les fées proposent 'Le renard et la belette', Hans à la flûte, avant de prendre congé.

Que des visages radieux au sortir du parc.

Le 29/8, Laïs sera à Lovendegem ( Boombal).


Laïs & Wim Claeys @ Boterhammen in't Park- Parc royal - Bruxelles, le 25 août 2015
Laïs & Wim Claeys @ Boterhammen in't Park- Parc royal - Bruxelles, le 25 août 2015
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Laïs & Wim Claeys @ Boterhammen in't Park- Parc royal - Bruxelles, le 25 août 2015
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23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 13:15
Brussels Summer Festival 2015 ( day 10) : Paon- Orchestral Manoeuvres in the Dark - Place des Palais - Bruxelles, le 23 août 2015

Brussels Summer Festival 2015 ( day 10) : Paon- Orchestral Manoeuvres in the Dark - Place des Palais - Bruxelles, le 23 août 2015

C'est la dernière!

Elle ne démarre pas sous les meilleurs auspices, Bruxelles/ Vlaams-Brabant, alerte orage, niveau orange!

Quitte ou double?

La pièce tombe du bon côté, après avoir marmonné une prière à la Vierge Marie, ta Rolls te conduit près du Sablon.

Marie doit être sourde, 17:30', il pleut.

18:00 pan, sous la pluie , voici Paon!

Ben Baillieux-Beynon (Tellers), Aurélio Mattern ( Lucy Lucy, The Vagabonds, Sonnfjord..), Jérémy Mulders et Léo Grosheitsch sont donc venus parader Place des Palais.

Les femelles n'étaient pas les seules à être éblouies par ces beaux volatiles faisant la roue, leur indie folk pop a belle allure et il a le mérite de ne pas se cantonner dans un style mélancolique, casse-burnes à la longue, il peut également rocker sec quand il faut.

Bref, 45' sous l'averse pendant lesquelles les K-Ways multicolores ne se sont pas enquiquinés le moins du monde.

L'oiseau démarre fort avec le mélodieux 'Shine on me' bourré d'effets psychédéliques.

Aurélio et Ben se partagent les vocaux pendant 'Wake them up' , une plage lumineuse tranchant avec un ciel obstinément gris.

'Teevee', ses vocaux scandés et son fond musical saccadé, secoue pas mal avec son petit côté sixties accentué.

Jérémy s'est trouvé un triangle, Aurélio tabasse des wooden chimes, voici le nerveux et exotique 'Cool Spot'.

Faut pas l'arroser, donc svp là-haut, arrêtez de nous balancer des seaux entiers, cette 'Plastic Flower' brille de mille feux, elle est suivie d'un instrumental agité, l'orgue sonne The Stranglers, l'harmonica colore la plage de teintes bluesy, chouette titre!

Le Britpop 'My luck is gone' date de l'EP 'Shine over me', Ben et Jérémy se sont échangés leurs instruments, le paon revient à la lecture de l'album et propose 'Make it last' et ses touches Arcade Fire.

'Tasdesdoutes'?

Oui, vous avez piqué ça aux Beatles, 'Lucy in the sky with diamonds'?

Jérémy entame la dernière, ' Déja Vous', au chant avant de céder le relais aux potes, après un long bridge bien foutu, on reprend le thème, salue la foule et retourne faire le beau dans le parc.

Un bon concert!

Orchestral Manoeuvres in the Dark.

Juste devant toi une mamie s'est transformée en girouette déréglée pendant tout le show des vétérans de la new wave/synthpop, de Liverpool, 46 coups de coude, 67 baffes en plein visage, t'as évité et ne parlons pas des mouvements de son arrière-train imposant qui venait se rapprocher dangereusement de la partie sensible de ta vieille anatomie.

Mamie s'est amusée comme tout le public de la Place des Palais, faut dire qu' OMD a fait fort, très fort, Andy McCluskey, bondissant, haranguant la foule, souriant ou prenant la pose avec sa basse, tenait une forme qui aurait pu lui valoir une médaille aux jeux de Pékin.

C'est avec le megatube 'Enola Gay' qu' Andy McCluskey, Paul Humphreys, Malcolm Holmes et Martin Cooper débutent ce qui allait être une fête monstrueuse.

Ambiance des grands soirs à Bruxelles.

'Messages' et ' Tesla Girls' composé à De Haan, Belgium, beautiful sandcastles, nous rappelle Andy, se succèdent.

And as the shit rain has stopped on va s'amuser and really start dancing, and that includes all the old people in the audience, les plus excités d'ailleurs, il virevolte tel un robot fou pendant 'History of modern' et comme vous êtes chauds, je cède le micro à Paul.

L'organiste maniéré entame 'Forever live in die' en mode crooning synthétique, Mamie me fait des yeux doux, ai failli enlacer Pierrot pour la décourager.

Brussels, ready for a serious story, once upon a time we were a cool electronic band from the UK et puis on a eu un hit immense chez Tonton Sam où 'If you leave' a été choisi pour le soundtrack de 'Pretty in Pink', les dollars ont afflué, we became millionaires, voici ce titre décoré d'un solo de sax de Martin Cooper.

Andy récupère sa basse, let's go back in 1981, qu'il dit avant d'envoyer le nostalgique 'Souvenir'.

Euh, Paul, you're taking your jacket off, t'es pas Iggy Pop, gars, Bruxelles voulait l'entendre, voici 'Joan of Arc' puis les bruitages industriels annonçant 'Maid of Orleans'.

Le frontman transformé en pantin désarticulé par les flammes du bûcher attire tous les regards.

OMD est grand!

A slow song to follow, le bucolique 'Talking loud and clear'.

Intermède, il a reconnu un fan dans la masse et lui dédie quelques lignes de 'Pandora's box' non prévu au programme qui se poursuit avec 'So in love'.

..I can't stand still...chante-t-il pendant 'Locomotion', il l'a prouvé pendant une heure.

La suivante was a brilliant song but no hit in Belgium alors qu'en Prusse on en a écoulé plus d'un million d'exemplaires, listen to 'Sailing on the seven seas', ce concert admirable prend fin avec le titre des débuts 'Electricity'.

Et tant pis pour la facture d'énergie.

Merci, Messieurs, c'était grandiose.

Le BSF prend fin pour toi!

Brussels Summer Festival 2015 ( day 10) : Paon- Orchestral Manoeuvres in the Dark - Place des Palais - Bruxelles, le 23 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 10) : Paon- Orchestral Manoeuvres in the Dark - Place des Palais - Bruxelles, le 23 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 10) : Paon- Orchestral Manoeuvres in the Dark - Place des Palais - Bruxelles, le 23 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 10) : Paon- Orchestral Manoeuvres in the Dark - Place des Palais - Bruxelles, le 23 août 2015
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Published by michel - dans Concerts
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