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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 07:36
Steffi Paxon @ Scott's-Cafe Bar, Brussels le 12 novembre 2015

Charles Eloy

Le Scott's Bar Café ne sert pas que du whiskey, mais également des bières belges qui font le bonheur de la clientèle hétérogène internationale. Tout cela à des prix démocratiques, comparés à la sculpture " La cycliste", placée devant l'établissement, commande publique de la ville de Bruxelles au sculpteur Alain Selas pour la modique somme de 100.000 euros. Avouez, c'est cher le coût de pédale.

Le temps est clément pour la saison. Une température agréable sur la terrasse du Scott’s Bar Café pour les quelques touristes et les jeunes adultes discutant des bons plans du week-end qui s’annonce.

La scène est installée au niveau du public créant une ambiance feutrée pour un concert intimiste. Les spectateurs sont confortablement assis dans des fauteuils en velours pourpre.

Le duo Steffi Paxon est composé de Steffi Pacson, une jeune Américaine récemment établie à Bruxelles et Yannick Crémer, compositeur belge. Nos deux artistes se sont connus dans des studios new yorkais, lors de stages de perfectionnement en enregistrement audio.

Steffi monte sur scène et nous découvrons le charme et un sourire semblable à celui d’une stewardess d'une ligne aérienne du sud-asiatique. Ce soir, Steffi et Yannick nous emmènent à la découverte d’ interprétations de reprises et leurs propres compositions dont nous retrouvons certains titres sur leur EP sorti en janvier 2015.

'Shot me down': durant la première chanson, je ressens qu'elle a le trac. Elle réussit à bien le dissimuler. Début de la vingtaine, elle a participé, comme beaucoup d’Américaines, à de nombreuses compétitions et événements du tissus associatif et participatif. Des conditions qui contribuent au développement de jeunes artistes. Steffi est rassurée. Une partie du public, américaine, approuve en sifflant et l’autre, européenne, applaudit.

'Goodbye too late' : une composition avec une rythmique plus cadencée appuyée par la guitare. Yannick balaie les cordes de la guitare acoustique en alternant les cordes basses et aigües créant une dynamique particulière. Cette technique est largement utilisée par Keith Richards des Rolling Stones.

Le répertoire est très dépouillé, avec Steffi au chant et Yannick à la guitare acoustique. Steffi a une prédilection pour les ballades, Yannick a lui une préférence pour les compositions plus endiablées.

'Crazy': une reprise de Gnarls Barkley. Steffi Paxon nous fait découvrir la capacité du duo de s'approprier et de réinterpréter un tube mondial à une manière qui se rapproche de celles de Christina Aguilera ou Alicia Keys. Leur version évolue à un tempo plus lent, dans un registre mineur et mélancolique, sans l'ambiance musicale western spaghetti de l'original.

'Through to you': une chanson pop agrémentée d'une guitare funky à la Nile Rodgers (Chic, collaboration avec Daft Punk, Madonna, Pharell Williams) omniprésente. Sans ajouter de distorsion superflue, Yannick réussit à maintenir l'attention de l'audience avec des progressions d'accords et des harmonies agréables à l'oreille.

Steffi Paxon termine le concert par deux reprises: ”Calling you" et "Hey Joe”.

"Calling you" est une chanson créée par Bob Telson et enregistée par Jevetta Steele sur la bande originale du film "Bagdad Café" en 1987 et reprise également par Céline Dion. Pour information, Jevetta Steele, une artiste incontournable de la scène gospel américaine, a collaboré avec Prince. Je ne vous présente pas Céline Dion, connue mondialement. Steffi prend un plaisir à utiliser son spectre vocal couvrant plusieurs octaves afin d'interpréter cette chanson.

Le tandem Steffi Paxon est un groupe récemment constitué. Le potentiel qui les diffère d'autres groupes est la synergie entre une recherche de perfectionnement américaine et la manière plus artisanale européenne d'écriture de chansons. Un duo pop aux influences soul et funk, à suivre de près.

Steffi Paxon @ Scott's-Cafe Bar, Brussels le 12 novembre 2015
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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 12:58
Un rendez-vous ad patres pour Andy White, Alex Pascu et Phil Taylor!

Andy White, the fifth Beatles, qui a tenu la batterie sur 'Love me do' et son B-side 'PS I love you' est décédé lundi à l'âge de 85 ans.

L'Ecossais devient session musician dès ses 17 ans en commençant par jouer du swing.

Il accompagnera pas mal d'artistes américains de passage au UK ( Bill Haley, Chuck Berry, les Platters...).

Après l'épisode Beatles on le retrouve sur des enregistrements de Tom Jones, Lulu, Herman's Hermits.

Il tourne aux States avec Marlene Dietrich et Burt Bacharach.

Il part d'ailleurs s'établir chez l'Oncle Sam et y enseigne Scottish pipe band drumming!

Alex Pascu, le bassiste du groupe de metal roumain Goodbye to Gravity, a succombé aux blessures encourues lors de l'incendie du Colectiv nightclub à Bucarest.

Il est ainsi le quatrième membre du combo à avoir perdu la vie lors du drame causé par les effets pyrotechniques accompagnant le concert.

Philthy Phil ( Phil Taylor), batteur de Motörhead de 1975–1984 et de 1987–1992 est mort ce 12 novembre, il avait 61 ans.

Il avait tenu les baguettes sur une dizaine d'albums dont « Overkill », « Bomber », « Ace of Spades » et « No Sleep’til Hammersmith ».

Après son départ du speed metal band londonien on retrouve Phithy au sein de Waysted, Operator et il tourne avec Frankie Miller.

Ses derniers projets ont pour nom The Web of Spider, Capricorn et il assure quelques frappes pour Mick Farren and The Deviants.

Liver failure was cited as the cause of death!

Un rendez-vous ad patres pour Andy White, Alex Pascu et Phil Taylor!
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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 12:18
AMAURY VASSILI chante Mike Brant au Cirque Royal - Bruxelles, le 11 novembre 2015

La brève de JPROCK :

Cirque Royal

J’en entends déjà qui ricanent… Mais bon sang JP qu’est ce que t’as été foutre au concert

d’Amaury Vassili, t’es malade ou quoi ?!
Jp, ça va ?
Oui , oui pas de soucis les amis j’ai encore toute ma tête, rassurez vous !
En réalité j’ai un secret inavouable ( parmi tant d’autres…) : j’aimais bien Mike Brant.
Oui, celui là même qui hantait les émissions de variété de Gilbert et Maritie Carpentier ou même de Guy Lux ( qui ça ? s’esclaffe ma petite nièce de 15 ans ?) .
Voilà pourquoi je n’ai pas hésité à faire le déplacement.
Un plaisir honteux, mais un plaisir tout de même.
Et finalement sans avoir passé une soirée géniale ( faut pas pousser non plus hein ! ) j’ai quand même passé quelques bons moments.
Amaury Vassili possède une bonne voix de ténor et lorsqu’il reprend les titres de Mike Brant je me dis que même s’il ne le fait pas aussi bien que son célèbre aîné, il me replonge tout de même dans ma petite adolescence durant laquelle la variété nourrissait mes soirées du samedi et mes après midi du dimanche passées en famille devant Guy Lux ou Jacques Martin avant que le rock d'un Led Zep ou d' un Deep Purple ne viennent me harponner définitivement pour le reste de ma vie.
Je passe donc un bon moment à réentendre ces tubes écrits sur mesure pour un chanteur dont la voix était réellement magique, et lorsque Mike Brant chantait du blues, c’était rare mais c’est arrivé, il était aussi impressionnant.
Sur scène, Amaury se la joue gendre idéal avec son sourire ravageur qui plait beaucoup à la gent féminine et reprend aussi quelques titres du répertoire classique qui fut à l’origine de sa carrière et sa version de « Caruso » est impressionnante même si on sent parfois que cette belle voix de ténor dont il est doté ne possède plus l’entraînement quotidien nécessaire à un chanteur classique.
Outre encore l’un ou l’autre titre du chanteur israélien dont le formidable « Laisse moi t’aimer « prétexte à de belles prouesses vocales, la deuxième partie du spectacle aborde plutôt un répertoire axé sur le crossover genre bâtard qui m’a toujours passablement ennuyé.
Hormis une bonne version du « Who Wants to Live Forever » de Queen , les reprises du « Halleluyah » de Leonard Cohen, de « The Sun Died » de Ray Charles chanté dans une version française que Nicoletta a rendu célèbre ( Il est mort le Soleil ) ou de « la Quête » de Jacques Brel proposé a capella en deuxième rappel ne m’ont pas du tout convaincu.
Trop de manières et pas assez de groove.
Et trop peu d'émotion en ce qui concerne la chanson de Brel que Johnny avait, lui, sublimé lors d’une de ses dernières tournées.
On se dit alors qu’ Amaury aurait mieux fait de faire l’impasse pour terminer son spectacle sur ce magnifique titre qui demande de soigner le fond beaucoup plus que la forme, l’émotion bien plus que la démonstration.
Bref, un concert en dents de scie avec quelques bons moments, mais qui dans l’ensemble ne volait tout de même pas bien haut.
Que dites vous ? Il fallait s’y attendre ?
Heu , oui quelque part vous n’avez pas tort…

Texte et photos : JP Vanderlinden aka JPROCK.

AMAURY VASSILI chante Mike Brant au Cirque Royal - Bruxelles, le 11 novembre 2015
AMAURY VASSILI chante Mike Brant au Cirque Royal - Bruxelles, le 11 novembre 2015
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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 07:27
Rayon disparus: Eddie Hoh, Chuck Pyle, Allen Toussaint

Le batteur de session Eddie Hoh (October 16, 1944 – November 7, 2015) peut se targuer d'avoir joué avec de grands noms dans les sixties: les Monkees, Donovan, les Mamas and Papas, Al Kooper , Poco, les Flying Burrito Brothers se sont tous adjoints ses services, soit sur album ou en tournée.

Il disparaît de la circulation dans les années 70 abandonnant le monde de la musique.

He died Nov. 7 of undisclosed causes at a nursing home in Westmont!

Chuck Pyle was a unique figure in the guitar and singer-songwriter Universe, notent les spécialistes.

Celui qu'on avait surnommé le Zen Cowboy nous a quittés le 6 novembre.

Sa disco compte une quinzaine d'albums, le dernier ' Cover Stories' est paru en janvier.

His music has been covered by many musicians, including John Denver and The Nitty Gritty Dirt Band.

Allen Toussaint , la figure emblématique du rhythm'n'blues de la Nouvell -Orléans, est décédé le 10 novembre alors qu'il venait de donner un concert à Madrid.

Il avait 77 ans.

Le chanteur/pianiste devait se produire à De Roma à Anvers le 12 novembre.

Il nous laisse une vingtaine d'albums solo et pas mal de tubes interprétés par d'autres artistes ( les Doors, Little Feat , Iron Butterfly, Ringo Starr, The Band, Robert Palmer, Boz Scaggs et on en passe...), il a également produit le fameux 'Lady Marmelade' de Labelle.

Un grand monsieur est parti vers d'autres cieux!

Rayon disparus: Eddie Hoh, Chuck Pyle, Allen Toussaint
Rayon disparus: Eddie Hoh, Chuck Pyle, Allen Toussaint
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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 22:06
The Arcs - Mariachi Flor de Toloache - Ancienne Belgique - Bruxelles, le 9 novembre 2015

The Arcs - Mariachi Flor de Toloache - Ancienne Belgique - Bruxelles, le 9 novembre 2015

Pub: The Arcs ne donnera que 8 concerts dans toute l’Europe, la tournée européenne s'achève le 16 à Milan.

Etrangement, le concert bruxellois n'est pas complet alors que Dan Auerbach remplit des stades lorsqu'il se produit avec les Black Keys.

Comme support le gars d'Akron a emmené une partie du all female mariachi band de NYC, Mariachi Flor de Toloache!

Les nanas se produisent souvent à huit, ce soir elles ont délégué quatre fleurs épanouies, une rouquine flamboyante, Shae Fiol ( vihuela et chant) - Mireya I. Ramos ( violin, chant) - la grande Lisa Maree Dowling (guitarron) et une petite trompettiste/chanteuse joviale se faisant appeler Jewlbop Badeebop!

Ces beautés exotiques, qui n'auront joué que 20 à 25 minutes, ont séduit l'assistance par leur prestance et la qualité de leur mariachi sound.

A quatre sur une ligne à 20 cm du public, derrière elles un lourd rideau rouge cache le matos de The Arcs, les filles entament leur récital avec une gorgeous version de ' Guadalajara', harmonies brillantes, violon voltigeur et trompette Viva Mexico, c'est irrésistible.

La suivante est encore plus étonnante, 'Besame Mucho' passant de la valse au metal façon Apocalyptica.

Speaking Spanish is easy, ouvrir la bouche bien grand et chanter aye, aye, aye, can you do that?

Aïe, aïe, aïe...

Muy bien!

C'est parti pour 'Dicen' une plage chaloupée t'invitant à la dance.

Olé, olé, gueule un voisin!

Un titre en anglais proche des Andrews Sisters et une cinquième composition plaintive, puis les gracieuses New Yorkaises s'éclipsent sous des applaudissements nourris!

21:05, les draperies se lèvent Dan Auerbach et ses acolytes formant The Arcs ont pris place!

A l'arrière trois éléments vus il y a 1/2h, Miss Dowling est restée à la cantine, à leur côté, aux claviers et à la douze cordes, un champion, Leon Michels, Nick Movshon ( Amy Winehouse, Charles Bradley, TV on the Radio...) à la basse et deux batteurs, la bête Richard Swift ( The Shins) et Homer “Funky-Foot” Steinweiss, la troupe démarre en mode soul avec 'Stay in my corner' , une plage figurant sur la première plaque du groupe 'Yours, Dreamily', le son est plus proche d'Al Green que des Black Keys.

Dan gratifie l'AB d'un premier solo juteux, on a tous compris que ça va être super même si la basse est mise fort en avant.

Richard le frisé entame la suite 'Bad Girl'/ 'Keep on dreamin' un mix de soul/Southern rock et mariachi sound.

IAuerbach retourne les feuillets alignés sur un pupitre tandis qu'un orgue sixties amorce 'Pistol made of bones' un tango jazzy virant Alabama Shakes.

Superbe plage!

Changement de guitare pour 'Put A Flower In Your Pocket', Homer s'amuse à gratter une basse. Boulot impeccable des choristes soutenant la grainy voice du leader.

Temps mort, un léger problème technique, vite réglé, avant d'attaquer le blues rock bien gras 'The Arc', à l'arrière les nanas frétillent.

Après ce morceau rugueux, un slow s'impose, 'Nature's Child'!

Le tempo s'accélère pour 'Little baby' un rock mordant pendant lequel la guitare éclabousse tout.

Surf et exotisme mexicain décorent la plage nonchalante 'Cold Companion'.

Dan délaisse la guitare, agrippe son micro d'une main, secoue un tambourin de l'autre, avanti pour une pièce funky, baptisée 'My mind'.

Il achève ce morceau aux saveurs Prince à genoux avant d'aller tripoter un mini-keyboard.

Tous les éléments sont réunis pour faire un tube radiophonique de 'Chains of love', un choeur à la Phil Spector, un orgue purulent, une guitare grêle, handclaps....du r'n'b haut de gamme.

Les filles se débarrassent de leur jaquette, ça risque de chauffer!

' Everything You Do (You Do For You)' s'avère salement sensuel avec l'orgue en vedette.

Si l'amorce de 'Velvet ditch' est du genre chaotique, très vite la composition se mue en rock râblé.

L'agressif 'Outta my mind', catalogué essential track par Consequence of Sound, achève ce set ayant impressionné.

Retour après 5 minutes, we'll play a couple more songs, thank you for coming!

A la slide , une version bluesy, très Delaney and Bonnie, de 'Like a Ship... (Without a Sail)', un gospel de Pastor T.L. Barrett.

It will be the first time we play the last track on stage, it's a cover, 'Too young to burn' de Sonny and The Sunsets.

I beg your pardon, Charlie!

As good as the Black Keys but in a different psy soul repertoire..

Bon résumé, mec!

photos: jp daniels

The Arcs

Mariachi...

The Arcs - Mariachi Flor de Toloache - Ancienne Belgique - Bruxelles, le 9 novembre 2015
The Arcs - Mariachi Flor de Toloache - Ancienne Belgique - Bruxelles, le 9 novembre 2015
The Arcs - Mariachi Flor de Toloache - Ancienne Belgique - Bruxelles, le 9 novembre 2015
The Arcs - Mariachi Flor de Toloache - Ancienne Belgique - Bruxelles, le 9 novembre 2015
The Arcs - Mariachi Flor de Toloache - Ancienne Belgique - Bruxelles, le 9 novembre 2015
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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 09:35
Protomartyr, Unik Ubik à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 9 novembre 2015

Protomartyr, Unik Ubik à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 9 novembre 2015

Fiche promo:

Protomartyr is an American post-punk band formed in 2008 in Detroit, Michigan. It features Joe Casey on vocals, Greg Ahee on guitar, Alex Leonard on drums and Scott Davidson on bass guitar.

Next dates:

11/11-Hamburg, DE @ Hafenklang
12/11-Copenhagen, DK @ Loppen
13/11-Aarhus, DK @ Radar
14/11-Berlin, DE @ Berghain Kantine
16/11-Köln, DE @ MTC
17/11-Strasbourg, FR @ Le Mudd Club
18/11-Paris, FR @ Point Ephemere
19/11-Rotterdam, NL @ Rotown
20/11-Utrecht, NL @ Le Guess Who? Fest
21/11-Korjiik, BE @ Sonic City Fest

UNIK UBIK is a fourtet from Tournai/Lille. Including members of Adolina (Tom), Koffeee(Cheb), Louis minus XVI (Djibi) ,Maria Goretti quartet (Tom)& Kermesz à l'est (Max)!

Florian Hexagen était sur place:

REVIEW: au final plutôt un (très) bon concert des Américains de Protomartyr hier soir au Botanique, même si la première moitié de leur set manquait clairement d'intensité, avec parfois même la désagréable sensation que le chanteur ne savait pas réellement s'il avait envie d'être parmi nous (ou bien était-ce voulu...?!).

Puis tout s'est bien mis en place au bout de 20-25 minutes, et on a enfin eu droit à ce post-punk tendu, mélodique et vicieux que l'on attendait tous.

Les morceaux du dernier album, intitulé "The agent intellect", passent avec mention la barrière du live, tels que ce "Does It Shake?", bien roboratif à souhait, ou bien encore ce "Cowards Starve", tout en tension.

A noter également qu'UNIK UBIK ont offert un show bien classe et festif en première partie, même si le public du lundi soir est décidément bien difficile.

Protomartyr, Unik Ubik à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 9 novembre 2015
Protomartyr, Unik Ubik à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 9 novembre 2015
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8 novembre 2015 7 08 /11 /novembre /2015 21:43
Mercury Rev, Nicole Atkins à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 8 novembre 2015

Mercury Rev, Nicole Atkins à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 8 novembre 2015

Sept ans après 'Snowflake Midnight', ses petits lapins et ses flocons de neige, Mercury Rev revient avec un nouvel album, 'The light in you'.

La tournée passe par l'Orangerie du Bota.

Le support est confié à Nicole Atkins.

Nicole solo, c'est pas pareil que Miss Atkins accompagnée par un band, cf. son concert à la Rotonde en octobre 2014.

Rien de neuf au catalogue, le dernier recueil, 'Slow Phaser', date de début 2014.

Une guitare et sa voix, sa voix incroyable, sometimes, her voice can overwhelm everything else about a song...écrit un Ricain, il a vu juste!

Elle débute par ' The way it is', une torch song à faire frémir la brute la plus insensible puis elle se présente, I'm Nicole Atkins from New Jersey, America, nice to be back in le Botanique, this one is called ' Bleeding diamonds'.

Le double micro lui permet de moduler son timbre à l'envi, elle ne s'en prive pas.

Je voulais être chanteuse de country mais ce qu'on fabrique de nos jours du côté de Nashville ne me plaît pas trop, I hate country music as it is played nowadays, it inspired me this song, 'As country was', it's a singalong, I need your help, il fait noir, ici, don't be shy, personne ne le remarquera si vous chantez faux.

Bruxelles au boulot!

Il y a cette fille, les rumeurs qu'elle transmet me font chier, je pourrais lui casser le nez d'un coup de poing décidé mais je suis d'un naturel paisible, voila ce que raconte le country rock 'My baby don't lie'.

Avertissement, il m'arrive d'être à bout de souffle en interprétant la suivante, pas de panique je ne vais pas y passer et elle entame un nouvel exemple de pop noire te refilant la chair de poule.

Beau comme les meilleurs titres des Cowboy Junkies.

You, guys are really kind, you 'll leave the room depressed after my last songs.

'The tower' en formule tango, accentué par le vibrato plaintif de la guitare, nous arrache de longs sanglots, comme on est tous très cons on a applaudi avant le terme.

Je termine chaque show avec la reprise de Roy Orbison, ' Crying'.

Je sens que je vais tomber amoureux!

Mercury Rev.

Du groupe né à la fin des années 80, il ne reste que deux membres: Jonathan Donahue (vocals, guitars) et Sean Mackowiak, a.k.a. "Grasshopper" (guitars), pour les accompagner lors de cette longue tournée ils ont fait appel à Jason Miranda on drums. Anthony Molina on bass et Jesse Chandler ( Midlake) aux keyboards et à la flûte, tous trois d'exceptionnels musiciens.

Intro la mélodie du bonheur avant l'entrée en piste des artistes, la flûte de Jesse se joint au bruit de fond puis c'est parti pour 'The queen of swans', la rengaine préféré de Marcel.

De la pop baroque, soignée, mais ne manquant pas de piquant.

Les arrangements fastueux, le lyrisme courtois et, déjà, la gestuelle affectée du leader, frappent les esprits, Mercury Rev n'est pas semblable au commun des groupes catalogués rock.

Un titre explicite pour suivre, 'The funny bird', un drôle d'oiseau effectivement, mi- manchot maladroit, aigle impérial ou pie moqueuse, la valse ample est déchirée par le jeu shoegaze de la sauterelle.

Les températures actuelles ne lui donnent pas raison but 'Autumn's in the air', une aquarelle aux teintes pastels, plaira aux âmes romantiques.

Un son de clavecin décore le majestueux 'Endlessly' fort inspiré par les titres les plus mièvres des Beatles ou des Moody Blues.

Donahue nous la joue Fabrice Luchini, les photographes ( féminines) adorent, un rustaud à tes côtés le traite de grande folle.

Il saisit pour la première fois sa guitare, plus décorative qu'utile, pour amorcer 'Frittering' aux saveurs psychédéliques, une nouvelle fois Grasshopper fait exploser le morceau.

Pendant 'You're my queen' la casquette de marin s'amuse avec un projecteur éclairant tour à tour musiciens et public, le band enchaîne sur la ballade sirupeuse 'Tonite it shows'.

Toute cette joliesse va finir par nous écoeurer, tu peux pas t'enfiler un tiramisu, un bavarois, une île flottante et un fondant au chocolat sans te taper une crise de foie le lendemain.

D'accord, c'est hyper bien foutu mais ça dégouline de partout!

Le scénario n'a pas changé avec 'Diamonds' et pendant 'Central Park East' le maniéré monsieur joue au funambule vacillant sur un fil invisible.

Le féérique 'Holes' réjouit les amateurs de conte de fées.

Quoi, Nicolas?

Les Bisounours.... dis tout de suite que c'est du Chantal Goya, t'exagères, mec!

D'ailleurs ' Tides of the moon' a tout du chef-d'oeuvre et nous prouve, comme l'avaient annoncé tes copains, que les titres les plus anciens sont largement supérieurs à la nouvelle couvée.

Le set prend fin avec le symphonique 'Opus 40' mariant la magie des Beatles et, pour le côté américain, la pop des Flaming Lips.

Deux morceaux fabuleux pour finir, bien vu, les gars!

Bis

Ils débutent par le hit ensorcelant extrait de 'Deserter's song', ' 'Goddess on a Hiway' et s'achèvent avec une seconde perle, 'The dark is rising'.

D'excellents moments ont alterné avec des intervalles de lassitude pendant lesquels tu t'es surpris à consulter le pendule.

photos: Manu Golenvaux

Mercury Rev, Nicole Atkins à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 8 novembre 2015
Mercury Rev, Nicole Atkins à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 8 novembre 2015
Mercury Rev, Nicole Atkins à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 8 novembre 2015
Mercury Rev, Nicole Atkins à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 8 novembre 2015
Mercury Rev, Nicole Atkins à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 8 novembre 2015
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7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 22:13
IAMX à l'Ancienne Belgique, Bruxelles, le 7 novembre 2015

IAMX à l'Ancienne Belgique, Bruxelles, le 7 novembre 2015

2013: Eigentlich wollten IAMX im August auf dem Brussels Summer Festival und auf dem Mera Luna Festival auftreten. Aus gesundheitlichen Gründen wird daraus nichts und beide Auftritte wurden abgesagt.

L'histoire est connue, Chris Corner, l'ancienne tête pensante de Sneaker Pimps, refait surface en 2015, sort 'Metanoia' ( Pénitence, repentance) et reprend le chemin des salles de concerts.

Les fans ne l' ont pas oublié et, si le théâtre de la rue des Pierres n'affiche pas complet, il est bien garni toutefois, il fallait se pointer tôt pour stationner pendant plus d'une heure frontstage!

Pas de support, extinction des feux à 20:30', cris hystériques, deux nanas hyper sexy dans leur tenue sado-maso prennent place derrière des claviers, un drummer se cale au fond de la scène, les cris redoublent lorsque Chris, fringué hijab et arborant un make-up à rendre Marilyn Manson malade, apparaît pour attaquer 'I come with knives', une plage irrésistiblement dansante datant de l'album précédent, ' The Unified Field'.

Tes yeux ne savent vers qui se diriger, l'énigmatique Chris, les sensuelles Janine Gezang ( quelle nana) et Sammi Doll, une nouvelle recrue, par contre, ils ne peuvent distinguer le fabuleux drummer Jon Siren ( Mankind is Obsolete, Hate Dept, Psyclon Nine, Dawn of Ashes e.a.) caché derrière son attirail.

Janine saisit une basse, des beats soutenus déferlent, IAMX a attaqué 'The alternative'.

Dans la salle l'excitation est à son comble, elle ne va jamais faiblir.

L'étrange créature androgyne fait mine d'étrangler la petite Jeanine, elle ne se défend pas.

Zorro n'étant pas dans la salle, le pervers enfile des gants noirs et envoie la bombe 'Happiness'.

Il vient serrer quelques mains tendues et laisse les filles achever la comptine.

It is good to be back, Brussels, we love you, so..

Les fans exultent, il leur balance le vieux 'Mercy', une longue complainte electro qui n'a rien perdu de son côté obsédant.

Now it's time to get dirty... ' No maker made me' est effectivement sombre, torturé et diantrement érotique.

Les voix féminines fantomatiques, se baladant sur des beats industriels, font mouche.

Il replonge dans le matériau plus ancien avec l'hymne 'Volatile times' dont le refrain Goodbye my friends, Goodbye to the money, Adieu to the fuckers that think that it's funny est scandé par tes petites voisines super excitées.

Janine s'est mise aux percus, sa copine s'agite sérieusement, Chris rejoint Miss Gezang, entame un duel, puis par surprise soulève le top de la séduisante enfant dévoilant de petits seins cachés par un adhésif noir.

Bref instant de sérénité avec le décadent 'Tea garden' avant d'amorcer une plage théâtrale d'un romantisme grave, 'Oh Cruel Darkness Embrace Me'.

Angèle tendait depuis 45' une rose vers le Lord, il la saisit, elle verse une larme et défaille, lundi toute la cour de récré entendra ses exploits!

Les filles excitent la foule exigeant davantage de bruit avant d'entamer 'Spit it out' suivi par la valse corrompue 'Bernadette'.

Dark cabaret time in Brussels, faut pas oublier que Chris Corner, comme d'autres artistes,peut se targuer d'avoir été Ich bin ein Berliner.

Le ton reste mélancolique avec 'Surrender' puis il nous propose something from the past, laissez-vous aller, ajoute-t-il, Janine à la basse ( quelle nana, bis) ébauche 'After every party I die', un tube electro implacable.

Comme si on avait besoin de substances euphorisantes, c'était déjà le nirvana, mais voici le vicieux ' Aphrodisiac', la salle entière entre en transe, il nous arrose d'eau, sautille, se prend une pelle, roule sur le sol, rebondit tel un fauve avant d'achever le disco hit.

We have one more song, yeah, and it's my favourite song, ajoute Janine, ' Your joy is my low' qui débute comme un vieux Depeche Mode.

Wanna dance, Brussels... quelques nanas sont invitées sur scène, 2, 3, 25, le podium est envahi, c'est la folie générale!

Tout le monde a la sensation d'avoir assisté à un des concerts de l'année, un concert pendant laquelle l'interaction avec l'audience a atteint des sommets.

On sait qu'ils vont revenir, un triple dessert: 'Bring me back a dog' - 'Kiss + Swallow' et, après avoir vidé son Beaujolais au goulot, ' I am terrified'.

Manu?

Une claque, le meilleur live que j'ai vu depuis très longtemps !!!

photos: Manu Golenvaux

IAMX à l'Ancienne Belgique, Bruxelles, le 7 novembre 2015
IAMX à l'Ancienne Belgique, Bruxelles, le 7 novembre 2015
IAMX à l'Ancienne Belgique, Bruxelles, le 7 novembre 2015
IAMX à l'Ancienne Belgique, Bruxelles, le 7 novembre 2015
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7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 22:06
Coca-Cola Sessions: Chrome Brulée à l'Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 7 novembre 2015

Le billet de JPROCK :

Il y a des choses qui ne s’expliquent pas...
Pourquoi par une après midi de septembre mon regard s’est il posé sur une pochette de cd étonnante et intrigante qui m’a donné envie de voir ce qui se cachait derrière cette image qui dans mon inconscient remuait des souvenirs électroniques perdus dans les limbes des 70’s et des 80’s ?
Je ne peux l’expliquer, mais ma curiosité fut vite récompensée en découvrant cette musique pour laquelle mon coup de coeur fut immédiat.
A tel point qu’il m’amène ce soir à me déplacer àl’AB club pour voir ce que nous réserve cet ovni on stage.
On ne peut pas dire que cette soirée placée sous l’égide des « Coca Cola Sessions » que le rafraîchissant sponsor organise régulièrement avec l' AB en soutien aux jeunes talents belges ou étrangers ait attiré la grosse foule.
D’après l’AB il a dû s’écouler une soixantaine de tickets vendus auxquels il faut ajouter les accrédités dont je fais partie, bref au total à peu près une centaine de personnes à tout casser remplissent le club.
Hélas ,en matière d’art et de musique, qualité ne rime pas toujours avec quantité. Et il me revient à l'esprit en pénétrant dans l’AB Club qu’il y a quelques années nous étions moins de quarante à applaudir le premier concert belge de Asaf Avidan.
Depuis, notre homme lorsqu’il revient à l’AB se produit maintenant dans la grande salle avec le succès que l’on sait.
Rien n’est donc impossible, lorsque le talent est au rendez vous. Et le talent est une des qualités indéniables de Chrome Brulée.

Ce collectif synthé belge originaire de Hasselt nous replonge avec ferveur dans l’univers de Georgio Moroder , de Kraftwerk et des horrors soundtracks qui peuplaient le cinéma underground américain et italien des 60’s et des 70’s.
Le groupe s’est donné pour mission de faire revivre la musique électronique et spatiale old school au moyen d’un arsenal de synthés vintage , de lignes de moog et de vibes typiques des années 80.
Et dès l’arrivée du band sur scène et l’entame des premiers titres on est conquis.
Alex Mayhem, Michael Shredlove, Club Cannibal, Joey Crystal, Kid Supreme, Robert Magnet, Ricky Sunset et Max Hijacks pour les visuels ( ne les cherchez pas dans l’annuaire, vous ne les trouverez pas ! ) apparaissent sur scène masqués et anonymes histoire de renforcer un peu plus le mystère qui pèse autour de leur projet.
Derrière eux des vidéos étranges sont projetées sur un écran géant et des effets de lumière envoûtants rajoutent un côté inquiétant à la présence de ces êtres surnaturels venus d’ailleurs qui ne s’arrêteront de prêcher la bonne parole que lorsque l’ensemble du pays se prosternera devant leurs sons vintage inspirés de leurs glorieux aînés.
Dans leur démarche ils semblent totalement guidés par la passion et l’envie de redonner à cette musique ses lettres de noblesse en redorant le blason des glorieux anciens .
Leurs compos se nomment « Supernova » , « Perfect Specimen » , « Tenebrae » , « Nightcruiser » , « Hyperstructure » , « Autopower » , l’excellent « Glare » et « Portamenta « toutes convaincantes et qui nous plongent dans les griffes d'une musique absolument grisante et d’une efficacité incroyable qui ne peut que nous donner l’envie de danser.
Avec Chrome Brulee on se prend dans la face un son énorme, sorte de mix intergalactique entre Daft Punk , Kraftwerk et Vangelis et l’on vibre à chaque solo de moog soutenu par une basse virevoltante et jouissive.
Après environ quarante-cinq minutes d’un set sans aucun temps mort, le collectif revient pour un rappel avec « Vapor « .
Et l’estocade finale est à la mesure de tout ce que le collectif nous a offert, puissante et irrésistiblement dansante.
En un peu moins d’une heure de prestation, Chrome Brulée est parvenu à harponner l’auditeur pour ensuite ne plus le lâcher et le rallier à la cause de son funk retro-futuriste, chaud et analogique qui agit comme une drogue dont on devient vite dépendant.

A quelques mètres de là, sur un stand merchandising improvisé le groupe propose son très convainquant premier album sorti chez Fons Records en format vinyle, cd et cassette audio.

Au vu de sa prestation de ce soir à l’AB et à l’écoute de son premier opus, on se dit que Chrome Brulée constitue une réelle bonne surprise dans le monde underground de la musique électronique.
Et je ne peux qu'espérer que ces êtres venus d’ailleurs aux visages affublés de masques chromés aux yeux rouges lumineux et recouverts de capuches sombres ne tarderont pas à trouver la reconnaissance artistique qu’ils méritent auprès d’un plus large public.
C’est tout le mal que je leur souhaite…


Texte et photos : Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK-THE BLACK FEATHER.

Coca-Cola Sessions: Chrome Brulée à l'Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 7 novembre 2015
Coca-Cola Sessions: Chrome Brulée à l'Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 7 novembre 2015
Coca-Cola Sessions: Chrome Brulée à l'Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 7 novembre 2015
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7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 21:48
Kraken Metal Rock Fest 3 - Espace Victor Jara - Soignies, le 7 novembre 2015

Kraken Metal Rock Fest 3 - Espace Victor Jara - Soignies, le 7 novembre 2015

VANDEN PLAS - Skeptical Minds - Max Pie - AZYLYA - Apparition - Lemuria- INNERFIRE et Machine Gun Plays Acdc en afterparty!

Troisième édition du Kraken Metal Rock Fest, toujours dans le superbe Espace Victor Jara à Soignies, une entité où les problèmes de parking sont méconnus.

Une équipe organisatrice, dirigée par Sylvie Frère, impeccable, un bar où les prix restent décents, un stand sandwiches où t'es pas volé, un timing respecté et une affiche séduisante, tous les ingrédients étaient réunis pour une journée mémorable.

Petit bémol, un public trop peu nombreux!

A signaler Aktarum dont le nom figure sur le flyer est remplacé par Lemuria!

C'est au dark/death metal band Innerfire que revient l'honneur d'ouvrir les hostilités dès 13:30'.

Pour certains, les aurores... Pas mal de forgerons n'ont pas encore digéré leur biture de la veille mais +/- 50 lève-tôt se pressent devant le podium, JP et ses objectifs sont toujours sur la E429.

Sur fond symphonique, les membres du combo, originaire de Liège/La Louvière, se pointent par groupes de deux, le shouter étant le dernier à escalader le podium.

Innerfire existe depuis 2002, il a connu bien des péripéties, Alin Petrut un des membres fondateurs étant obligé de quitter le pays pour retourner en Roumanie après la sortie du LP 'In blood we trust'.

En 2015, le line-up indique: le colosse Thomas Hubert au chant ( Ackros, Fabulae Dramatis, Orion's Night) - Florian Lysy aux keys, membre de Innerfire depuis 2004 - le vétéran François Landrain aux drums - Antoine, un remplaçant à la basse ( Blow uP) et les guitaristes Arnaud Vaneukem ( Alesia, Disharmony) et Patrick Di Venti (une fameuse carte de visie: Shinen, Nemesis, Disharmony, Mystica, Cyclope Vision, Ackros, Ali(e)n)..

Un nouvel album est en gestation.

Après l'intro d'usage, Thomas Hubert s'empare du micro et, pour s'éclaircir les amygdales, nous gratifie de growls à faire frémir toutes les ourses de Wallonie. ' Pride and wisdom' présente toutes les caractéristiques du death mélodique, en dehors des rugissements de la bête on a droit à un son massif sur lequel les guitares brodent un motif de fine dentelle.

Les mecs, malgré l'heure matinale, se donnent à fond et attaquent une seconde tirade pas moins intense, ' Bloodred Failure' qui ouvre 'Of Legends and Allegiance'.

Des claviers gothiques annoncent la troisième plage prévue pour le prochain CD.

'The Blast of Decadence' a tout de la berceuse servant à anesthésier les zombies, le shouter implore Odin à genoux, malheureusement le Dieu dort encore.

Voilà JP.

Wat zeg je, s'il a des problèmes de boyaux... effectivement de ses entrailles émaille un vacarme horrible.

Pas content il est, Soignies est mou, il nous insulte avant de continuer son laïus 'A Plague In Mass Graves' et une cover bien sentie de Dimmu Borgir, ' Spellbound (by the devil)'.

'Of winds and waves' achève ce set très physique et fort apprécié par la clientèle, tous leurs albums ont trouvé acquéreur!

Lemuria - 14:40'

Non pas des primates de Madagascar, les lémures sont des spectres bienfaisants!

On s'en fout!

Béotien!

Les Anversois, pratiquant un symphonic black metal, se baladent depuis plusieurs années sur les scènes fréquentées par les métalleux, leur premier effort discographique date de 2002, leur dernier méfait, 'Chanson de la Croisade', a été baptisé en 2010.

Le line-up a évolué au fil des ans, cet après-midi Soignies a vu, entendu et apprécié: Wesley Beernaaert: Vocals - Jeroen le roi : Guitar - Gaël Sortino: Guitar - le prince Bart: Bass Guitar et Vincent Pichal aux Drums et Orchestration ( c'est lui qui joue les parties de claviers samplées).

Sont tous chevelus et fringués de noir, le départ 'A coming storm' est tempétueux, le ballet des tignasses est finement orchestré, après le bridge symphonique un retour au front était prévu.

Mélodieux et puissant à la fois.

'The conflict of Toulouse' , pas d'Albigeois dans la salle, sur scène les épées se croisent sans merci!

'The slaughter of Innocence', un massacre de dix minutes.

Tu aimes le sang, les batailles épiques, Braveheart, Spartacus, le symphonic rock, Lemuria va te plaire!

Pose pour les photographes puis 'The cross and the crusade', c'est un peu chiant de constater que les keys tiennent un rôle prépondérant dans le son du groupe alors qu'il n'y a pas de claviériste sur scène.

Passons, c'est bien torché!

On n'est pas encore arrivé à Jérusalem, voici 'Requiem' et 'Gerstenat' qui mettent fin à l'épos, time is up, désolé, 'Court Music' ce sera pour la prochaine fois.

Le temps d'astiquer leurs glaives et ils rejoignent l'hôtesse responsable du merch.

15:40' Apparition.

N'y allons pas par quatre chemins, une révélation que ce combo de metal gothic rock, originaire de Stafford ( UK), porté par le timbre extraordinaire de Fiona Creaby!

La dame a dans le passé fait partie de Liquid Sky, Shadow Play et Kallanaris, son registre vocal est comparable a celui des plus grandes operatic female vocalists telles qu'on a pu en croiser au Metal Female Voices Fest à Wieze.

Sur scène, la brillante lady est accompagnée par la petite et talentueuse Amy Lewis à la guitare, David Homer à la basse ( he hosts the female metal based festival 'Dames Of Darkness') et Ashley Guest aux drums.

'The world of our creation' , une longue plage avoisinant les dix minutes, ouvre le set.

Fiona est non seulement agréable à écouter, mais cette apparition est également des plus séduisantes à reluquer, quant à Amy, son jeu est des plus fins.

Excellente entrée en matière.

Next song is called 'Elysium', le titre produit les mêmes effets enchanteurs à nos pavillons.

Un piano samplé introduit la tragique ballade médiévale ' The dream where I cannot go', tu peux penser à Kate Bush ou à Sally Oldfield, le rendu est beau et harmonieux!

This song is called 'Betrayed', it is taken from the album 'For Vengeance...And For Love'.

Certains citent Evanescence, c'est pas débile!

Le bassiste amorce 'Salvation', une ballade classique aux effets de voix opératiques magiques.

David, tes desiderata pour achever le set?

I'd like a shower!

Indeed, you smell, tu iras te doucher après 'Frozen Roses'!

Great theatrical vibe, a great gig!

Azylya

Un second groupe de symphonic metal porté par une voix féminine, la blonde Jamie-Lee Smit a fondé Azylya en 2009 alors qu'elle avait à peine 16 ans.

Très vite un EP voit le jour et des concerts suivent.

Plus tard le band enregistre un premier full album; "Sweet Cerebral Destruction", et se tape quelques festivals renommés le PPM Fest, le MFVF, Kraken ( déjà) ou Dames of Darkness.

2015, changement de line-up et second album en préparation.

Pour la petite histoire, Jamie-Lee est également modèle et a pondu un album en français 'Mon amour Monique'.

De nombreux fans s'étaient déplacés pour assister à la performance des Bruxellois, ils n'ont pas été déçus!

Grosse mise en scène et arrivée du combo, Jamie-Lee - lead vocals / Polak - Bass/ Anthony - Lead guitar/Jonathan - Guitar and growls/ Jean-Yves- Drums et Remi - Keyboards, plus une jeune fille masquée tenant dans ses bras une poupée style Chucky.

Un ventilateur placé dans le dos de Jamie-Lee fait virevolter sa longue chevelure blond platine et ajoute un côté glamour à son look déjà cinématographique.

Le set démarre avec le titre ambigu 'The Incest', de lugubres growls répondent au chant clair de la blonde frontwoman, un rire satanique ajoute un caractère théâtral à cette pièce dotée d'un fond symbolique évident.

La jeune fille confie le bébé en caoutchouc à la chanteuse avant de disparaître.

Devant toi, Florence et Béatrice, des fans, versent quelques larmes.

Avec 'Delirius' Alyzya continue en mode mélodramatique avant d'entendre Jamie, une émule de Brigitte Bardot, nous adresser une requête en faveur de la défense des animaux en péril.

Anthony attaque 'Azylya' une compo mariant thrash et melodic metal.

'Happy nightmare' reçoit son baptême du feu ce soir, il est suivi par 'Within my cell,' a sad song.

Florence et sa copine tressaillent et rebondissent telles des kangourous sur ressort, en passant l'une d'entre elles refile un coup de coude à ta voisine, madame Servais, qui avait dans l'idée d'immortaliser l'événement sur son smartphone que Proximus lui a cédé contre un abonnement à 25€ par mois.

Sur scène, la blonde enfant implore la Vierge Noire de Hal ou une sorcière bretonne, va-t'en savoir, elle brandit la sinistre poupée dans les airs avant d'amorcer, décomplexée, 'Death Of Oedipal Love' qui n'avait jamais été presté sur scène.

Ras le cul de ces godasses, je me déchausse, voici le spasmodique 'Electro convulsive'.

Le set se termine par un nouveau dialogue La Belle et la Bête, ' Woodscape'.

A revoir le 5 décembre à La Louvière au Hell Metal (female fronted bands edition)!

Max Pie.

Il est 18:00, le soundcheck des Hennuyers Max Pie touche à sa fin, tu espères pouvoir assister à quelques morceaux de leur set car tu es attendu à l'AB pour le concert de IAMX. Une bonne heure de route, si tout va bien, en perspective.

Grouillez-vous les petits gars, on m'a dit du bien de votre progressive metal d'inspiration classique.

Une intro mystique, les voilà, Tony Carlino aux vocals - Damien Di Fresco à la gratte - Sylvain Godenne à la batterie et Lucas Boudina à la basse.

Ils ouvrent de manière vigoureuse avec 'Age of slavery', une plage de leur dernier crime, 'Odd Memories' ( Mausoleum Records).

Une touche de Scorpions, une pincée de Dream Theater, c'est bien ficelé, comme en quatorze.

Ces mecs ont des couilles, des vraies, pas des testicules en plastique.

Je vous vois mieux perché sur une enceinte et vous signale que le band est très heureux de jouer dans son fief, voici 'Promised land'.

Fausse queue, retour à la case départ, pied au plancher, en route vers la terre promise, là où Max sera libre.

Great track, malheureusement il est temps de quitter Soignies, tu laisses à JP le soin de shooter Skeptical Minds, Vanden Plas et Machine Gun.

Manu t'attend sur le Boulevard Anspach,!

photos JP Daniels - concert monkey

Kraken Metal Rock Fest 3 - Espace Victor Jara - Soignies, le 7 novembre 2015
Kraken Metal Rock Fest 3 - Espace Victor Jara - Soignies, le 7 novembre 2015
Kraken Metal Rock Fest 3 - Espace Victor Jara - Soignies, le 7 novembre 2015
Kraken Metal Rock Fest 3 - Espace Victor Jara - Soignies, le 7 novembre 2015
Kraken Metal Rock Fest 3 - Espace Victor Jara - Soignies, le 7 novembre 2015
Kraken Metal Rock Fest 3 - Espace Victor Jara - Soignies, le 7 novembre 2015
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