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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 19:38
Les Ducs au Lighéa Café - Pleumeur-Gautier ( Côtes d'Armor) le 30 janvier 2016

Les Ducs auLighéa Café - Pleumeur-Gautier ( Côtes d'Armor) le 30 janvier 2016

Pleumeur-Gautier, Pleuveur-Goater en Armorique, une commune de +/- 1230 habitants dans la presqu'île de Lézardrieux, si ils ne sont pas tous enclins à la consommation immodérée de boissons alcoolisées, ils ne dédaignent toutefois pas le(s) petit(s) verre(s) du samedi soir.
Tu t'es sagement commandé un demi au comptoir, après avoir salué les tenanciers fort accueillants du sympathique Lighéa Café, tu n'as pas eu le temps de l'écluser que ton voisin, Yves la casquette, carburant à l'étonnant mélange pastis/porto, t'en offre un second.
Pendant ce laps de temps fort court, tu as déjà étouffé un fou rire, partagé par ton niveau copain, en écoutant les calembredaines arrosées du mal-aimé du village qui noie son éternel chagrin dans le whisky coca qu'il avale à une allure à rendre jaloux le capitaine Haddock, pourtant connu pour ses facultés d'écluseur rapide.
Poliment, tu payes ta tournée dix minutes plus tard tandis que Les Duc après avoir englouti leur pitance regagnent l'étage afin d'y enfiler leurs frusques aristocratiques.
Yves, cher ami, n'y voit aucun mal, je vais assister au concert des oiseaux nocturnes face à la scène!

Les Ducs!
Un quatuor de Châtellerault évoluant dans la sphère du rock à texte, ce qui est moins con que le rock latex bien plus mou du bide.
Noblesse oblige, présentez-vous, messeigneurs:
"LES DUCS ce sont des déclamations en français sur des rythmes rock, sueur qui sent le chou puisqu'ils sont nés dedans.
Ils barytonent ainsi avec aplomb l'incertitude ; la certitude est tellement ennuyeuse. Et puis un mot se devant d'être la coquille d'un autre ce n'est qu'en les écalant que l'on peut faire une salade d'eux."
Bigre, quel programme!
Chemise blanche à jabot de dentelle, redingote noire, gilet, pantalon noir à bandes de satin, 87 cm d'entrejambes sur les mollet, Damien Abolivier ( batterie, drumpad, samples, backings), Jean Philippe ( baro) Rococo ( basse ou guitare), Romain Cz ( guitare ou basse) et un chanteur/guitariste au nom énigmatique, 2n2o, ont dévalisé un magasin d'accessoires avant de prendre place sur la scène, peu judicieusement installée près des cabinets de toilette.
Sortez les fleurets pour un premier assaut pour le moins original, NNOO et Romain dans la salle ont entamé le subtil ' 1234123412341'... toutes les chansons commencent par 1 2 3 4... ce ne sont pas les Ramones qui les contrediront.
Pour finir ce morceau burlesque, opératique et théâtral, les deux énergumènes rejoignent leurs compères sur scène pour un final ska punk musclé.
Le ton est donné, le bistrot s'est peuplé, les Bretons ont aimé et applaudi,
Les dignitaires poitevins en russe blanc attaquent, façon de parler, 'Anita' le titletrack de leur premier album, le compteur, pour l'instant, indique trois volumes.
Pour amateurs de rock héroïque légèrement subversif.
Enfourchons notre bécane pour suivre 'L'homme moyen', ni sprinter, ni grimpeur, ni spécialiste du contre la montre, descendeur, oui, mais de chopines, un verbe plein de verve, soutenu par des musiciens ne traînant pas en fin de peloton.
C'est vachement bien torché, tout comme la reprise énergique des 'Villes de grande solitude' du rejeton de Jackie Labbé, fille d'une danseuse de French Cancan, devenue Sardou, la fille pas la ballerine, en épousant Fernand, un copain du Prince Rainier.
Les Ducs ou les filles des Princes, même combat...Tous les hommes vont en galère, à la pêche ou à la guerre en chantant....
Basse et guitare changent de mains, le chantre narre une fable pour introduire le mythologique 'Sisyphus' suivi par une suite littéraire, 'Ouverture en do majeur (où vertu ? en doigt majeur)'/ 'L'homme serin', un titre plus serein décoré d'effets lyriques à la guitare avant un virage zappaien.
Pas à dire, ce groupe ne laisse pas indifférent!
Damien a déniché un kazoo, la guitare est en mode wah wah pour amorcer 'Du hast den Farbfilm vergessen ', ce n'est ni du Udo Lindennberg, ni du Ramstein, mais bien du Nina Hagen, une autre adepte du rock bouffon qui cogne.
Ein Bier vom Fass, bitte!
Chers paroissiens et si on vous proposait une petite leçon de philosophie pharmaceutique?
Le subtil 'Aboulaye', et ses relents Noir Désir, évoque tranchées, baïonnettes, apocalypse et absurdité.
La longue plage aux multiples facettes, 'Déterminé', est assurément une des pièces maîtresses du répertoire de ces baroudeurs.
Moins sombre sera le conte 'Les petites fleurs' qui n'a rien à voir avec Sidney Bechet pourtant cité, les perles verbales se succèdent.
Tu dis, Pierre?
Aux âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombre des années...
Effectivement, la valeur n'attend pas le nombre des azalées et avant d'aller au dodo on éteint les nénuphars!
Et Dumas?
Aussi, Bardadam aux camélias...
A la pelle, les calembours!
Une nouvelle reprise judicieuse, '1990' de Jean Leloup, voit la Bretagne se démener sur la piste de danse.
Ambiance face à l'église, question: qui va sauver nos âmes?
Le deejay, fieu!
Fini de déconner, on continue avec une chanson ludique à propos d'un luddiste avant de dédier l'abrasif 'Goéland' à Leny Escudéro et de finir le premier set par la reprise d'un titre du plus glam des groupes rock de sa majesté, ' Crazy little thing called love' de Queen.
60' irrésistibles.

Les Ducs promettent une courte pause avant de remonter sur le ring, il est 22:45', ta dulcinée, affalée devant le petit écran, attend ton retour, tu ne peux décemment assister à la seconde manche, à regret tu quittes le Lighéa Café pour regagner ton chaud chez toi!

Les Ducs au Lighéa Café - Pleumeur-Gautier ( Côtes d'Armor) le 30 janvier 2016
Les Ducs au Lighéa Café - Pleumeur-Gautier ( Côtes d'Armor) le 30 janvier 2016
Les Ducs au Lighéa Café - Pleumeur-Gautier ( Côtes d'Armor) le 30 janvier 2016
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30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 18:27
Nicki Bluhm & The Gramblers au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 30 janvier 2016

Nicki Bluhm and The Gramblers au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 30 janvier 2016

Concert en images: JP Daniels ( notes: michel)

Nicki Bluhm de La Fayette n'est ni fille de marquis, ni vendeuse dans les galeries parisiennes, la jolie trentenaire s'ébat dans l'univers roots, tu peux lui coller les étiquettes alt.country, singer songwriter, americana ou folk.

Sa carrière offre plusieurs facettes, deux albums solo, une plaque en duo avec son conjoint Tim Bluhm, un gars qui l'accompagne parfois sur scène et affiche une carte de visite pas bidon ( The Mother Hips, Skinny Singers, des premières parties pour Lucinda Williams, Johnny Cash, Wilco, les Black Crowes...) et deux albums avec ses Gramblers, le dernier Love Wild Lost sur Little Sur Records en 2015.

C'était pas la toute grande foule dans les caves du Bota, la madame passait pour la première fois par chez nous, mais les amateurs de genuine roots music en ont eu pour leurs deniers.

Entourée d'une fine équipe, probablement le guitariste Deren Ney, Steve Adams on bass, Dave Mulligan on rhythm guitar et le drummer Mike Curry, Nicki ouvre la soirée par 'Burnt', un alt rock brûlant, elle enchaîne sur ' Deep Water' qui voit la guitare balancer quelques licks bien poisseux.

Dans 'I'm your woman' elle susurre you can take me or leave me as I am, je prends, entends-tu prononcer à tes côtés!

Slow time avec 'Check your head' de Steve Poltz qui nous fait penser à Janis Joplin, pas Poltz, les intonations de Nicki.

La setlist annonce encore 'Heartache' une plage du dernier méfait, le typiquement country 'Queen of the rodeo', 'Mr Saturday Night', le single 'Waiting on love' qui fait dire à Joan qu'elle sonne comme Sheryl Crowe, ce qui est loin d'être une insulte.

Jefferson Airplane vient de perdre deux de ses membres, 'Somebody to love' est donc bien accueilli, le slow ' Me and Slim' et ses accents bluesy fait mouche et la reprise de 'You're no good' aura ravi les fans de Linda Ronstadt.

'Ravenous', 'Little too late' et ' Jetplane' nous conduisent vers la fin d'un show des plus agréables.

Parmi les bis pointons une cover juteuse du Grateful Dead.

La tournée européenne de Nicki Bluhm and The Gramblers s'achèvera au UK.

photos: courtesy concert monkey

Nicki Bluhm & The Gramblers au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 30 janvier 2016
Nicki Bluhm & The Gramblers au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 30 janvier 2016
Nicki Bluhm & The Gramblers au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 30 janvier 2016
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30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 13:16
MANOWAR Worldtour 2016 - ISS Dome - Düsseldorf ( GE) - le 30 janvier 2016

MANOWAR Worldtour 2016 -ISS Dome - Düsseldorf ( GE) - le 30 janvier 2016

Line Up :

Eric Adams : Vocals.
Joe DEMAIO : Bass.
Donny HAMZIK : Drums.
Karl LOGAN : Guitar.

Setlist :

01. THE MIRACLE AND FINALE (INTRO).
02. DIE FOR METAL.
03. CALL TO ARMS.
04. THE SONS OF ODIN.
05. KINGS OF METAL.
06. FALLEN BROTHERS (KARL LOGAN GUITAR SOLO).
07. BASS SOLO (STING OF THE BUMBLE BEE)
08. ASCENSION.
09. KINGS OF KINGS.
10. HAND OF DOOM.
11. THE LORD OF STEEL.
12. HOUSE OF DEATH.
13. THE DAWN OF BATTLE.
14. HAIL AND KILL.
15. JOE DEMAGIO'S SPEECH.
16. WARRIORS OF THE WORLD UNITED.
17. BLACK WIND, FIRE AND STEEL
18. THE CROWN AND THE RING (LAMENT OF THE KINGS) (OUTRO)

Bon, il est 16h15, et si on y allait tout doucement nous ? Il y a tout de même presque 250 bornes à faire. Gédéon truste l'arrière de la Twingo ; mission : surveiller les éventuels agresseurs sournois qui profiteraient d'un instant de concentration plus axé vers l'avant du véhicule pour nous dépasser traîtreusement. Pourquoi Gédéon ? Parce que c'est quand même un soldier boy de métier d'une part, mais surtout parce que moi à l'arrière d'une Twingo trois portes, ça fait un peu « Dumbo part en camping », on dirait un sac à dos. Et Randy alors ? C'est le seul des trois à conduire et à avoir le permis donc, sa place est toute trouvée.
Voyage sans encombres sous une pluie battante et malgré une déviation due à des travaux sur l'autoroute, nous sommes sur place bien à temps, merveille d'efficacité que cette rigueur et cette organisation toutes germaniques, sur ce point là on a encore beaucoup à apprendre en Belgique. Messieurs de Forest National, d'Anvers ou de Werchter, un petit stage outre-Rhin vous ferait le plus grand bien.
Pénétrons dans l'ISS Dome, ce temple dévolu au hockey sur glace en première intention. Petit exercice de traduction pour aider notre Gédéon qui ne pratique pas l'allemand et, comme il le dit si bien, « Je lis l'anglais mais je ne le comprend pas ! » D'emblée c'est le bouchon après avoir fait 5 mètres à l'intérieur, because quoi ? Because on est à côté du merchandising de Manowar et ça s'agglutine, s'entasse, s'interpelle, s'invective, ça suffit oui! Le groupe américain Manowar draîne un public très typé, ce sont des purs et durs du Métal, des « Die-Hard fans » pour qui le groupe est un mode de vie et de pensée, ce qui est plus dangereux. Pourquoi ? Au niveau des textes, Manowar, c'est comme si tu plongeais à pieds-joints dans l'imagerie médiévale, et la mythologie Scandinave. Odin, le Valhalla, les Rois, la guerre, le sang, le sacrifice et… le Métal of course. Vous y ajoutez un soupçon de femmes sculpturales presqu'entièrement dénudées et en admiration devant les Héros et vous voilà bien implantés dans le décor. Pour le signe de reconnaissance des adeptes de Manowar, regardez les photos et ne croyez pas que c'est pour déconner, ce geste se fait le plus sérieusement du monde.

Au niveau sonore, Manowar c'est le groupe qui joue le plus fort sur la planète terre d'une part, et, celui qui est dans le Guinness Book Of records, catégorie « concert de Métal le plus long jamais joué » avec une prestation de 5h13 en scène et d'une seule traite svp. Comme ça vous êtes prévenus.
20h00, les lumières s'éteignent et la sono balance « The Miracle And Finale » les quatre musiciens prennent place et « BOUM !» c'est parti avec « Die for Metal ». Je dois vous avouer que je n'ai plus vu le groupe depuis trente ans mais que, mis à part le fait que les costumes en peau de bête on fait place aux tenues en cuir noir, j'ai l'impression de n'avoir rien raté. L'appel aux armes : « Call To Arms » et un public qui réagit aux sollicitations de ses maîtres. Dans la foule, on a fait le plein de blondasses peroxydées aux larges décolletés et aux poitrines généreuses . Il y a tellement de tatouages par-dessus que ça ne donne même pas envie d'y jeter un œil. Ca fait peut-être mythologie mais certainement pas mythe au logis en ce qui me concerne. Je préfère plus subtil. Je n'en dirai pas plus.
Manowar, c'est puissant, mais ça joue juste. Le band est conduit par Eric Adams, un chanteur qui a migré de l'opéra classique vers le métal. Et alors ? me direz-vous . Alors allez sur Youtube, tapez « Manowar ou Eric Adams – Nessun Dorma » et écoutez la version live de ce chef-d'oeuvre extrait du « Turandot » de Puccini et vous saurez de quoi il retourne, allez, faites-le mais asseyez-vous bien.
Hommage aux proches du groupe disparus lors de « Fallen Brothers » avec projection de photos où on revoit l'ex-batteur Scott Colombus, Christopher Lee, Orson Welles, Ronnie James Dio ou encore Lemmy. Chaque image est acclamée comme il se doit par la foule. S'en suit le célèbre et impressionnant solo de basse de Joe DiMagio sur le thème du « Vol du Bourdon ». C'est après que ça se gâche un peu, pas en qualité, mais en diversité et pendant 25 minutes, même si c'est toujours musicalement parfait, on s'ennuie, ça tourne en rond avec un batteur qui nous fait une overdose d'utilisation de la double-pédale en continu et puis les morceaux s'enchaînent tellement vite que j'ai l'impression de n'en avoir entendu qu'un seul alors qu'ils viennent d'en jouer cinq. A mon avis, limités par les thèmes des chansons et cette volonté d'être plus vrais que vrais, les musicos sont prisonniers de leur imagerie et ça s'essouffle au niveau renouvellement.
Grand moment de « n'importe quoi » lors du Speech de Joe DIMAGIO, seul en scène avec un micro et une bière pendant de trop longues minutes. C'est consternant et d'une pauvreté affligeante. Le sexe et les femmes en sont le fil conducteur et le « F*** word » est utilisé au moins une fois dans chaque phrase prononcée. Il terminera sa diatribe, et en allemand svp, par une apologie de l'Allemagne et de leurs fans qui sont les meilleurs au monde avec notamment Sam, au premier rang, qui assiste à son 100ème concert de Manowar ! Heureusement, on retrouve un peu de fraîcheur pour la dernière partie du concert qui s'achève par la diffusion du thème de la Couronne et de l'Anneau déversé par la puissante régie d'amplification.
En résumé, ça joue toujours très bien mais c'est devenu trop linéaire, il manque des classiques plus anciens comme « Battle Hymns », « Hail To England » ou encore « Defender » pour que ça soit bon et surtout varié. En plus, payer 90 euros pour un concert aussi court (1h30) ça fait cher la minute surtout compte tenu du fait que les thèmes de début et de fin sont des bandes-son et qu'il y a deux soli (guitare et basse) sans oublier, mais comment le pourrait-on, le speech de Mr. DiMagio. Je crois que sans changements radicaux dans la setlist, je n'y retournerai plus car je n'ai pas ressenti le frisson des années de gloire.
Le retour ?

Impeccable merci.

Mitch » ZoSo » Duterck

MANOWAR Worldtour 2016 - ISS Dome - Düsseldorf ( GE) - le 30 janvier 2016
MANOWAR Worldtour 2016 - ISS Dome - Düsseldorf ( GE) - le 30 janvier 2016
MANOWAR Worldtour 2016 - ISS Dome - Düsseldorf ( GE) - le 30 janvier 2016
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29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 19:32
SomeSwing Else à l'Hôtel Bar Le Saint-Yves Tréguier ( 22) le 29 janvier 2016

SomeSwing Else à l'Hôtel Bar Le Saint-Yves Tréguier ( 22) le 29 janvier 2016

Le Saint-Yves, un hôtel de caractère situé en plein centre historique de Tréguier, au pied de la cathédrale Saint-Tugdual.

Un jeune couple a repris l'établissement en 2014 et l'a fameusement redynamisé en y organisant des apéro-concerts dans une salle de réunion coquettement aménagée.

Foule ce soir pour assister ( sans bourse délier) au concert de SomeSwing Else!

SomeSwing Else

Un quartet juvénile pratiquant un jazz manouche leste et vif.

A la formule classique, deux guitares, une contrebasse, vient s'ajouter la voix canaille de Marion Thomas qui, lorsqu'elle ne prête pas son organe délicieux au groupe de gypsy swing, s'ébat avec son propre Marion Thomas Quartet, quand elle ne joue pas la comédie chantée dans le spectacle de cabaret 'Femmes de Jazz'.

Ses complices ont pour nom: Julien 'Dédé' Pinel, dit cibiche électro, à la contrebasse (La rallonge - La Yuma et Dominique Carré swing quartet ...) , Louis Boudot, sauvé des eaux, le plus souvent en équilibriste solo ( Gypsylogy trio, Oudside, O'draka , HopHopHop Crew.... ) et son vis-à-vis Joris Viquesnel à la pompe mais il ne dédaigne pas les envolées aventureuses en solitaire ( Norig, Sébastien Giniaux Trio, Dominique Carré swing quartet, La Rallonge....).

Entrée en manière fringante avec ' What is this thing called love' de Cole Porter, pourvu de grilles tziganes.

Le trio de musiciens fait d'emblée forte impression tandis que l'étincelante Marion fascine l'assistance, tant par son timbre souple que par sa gestuelle harmonieuse.

Les canards enchaînent sur le standard 'I Can't Give You Anything But Love', si leur version est moins glamour que celle du duo Tony Bennett/Lady Gaga, elle nous permet d'admirer la virtuosité des artilleurs alternant les rafales, à l'arrière, la contrebasse assure nonchalamment avant de se permettre un petit aparté soigné, pas en reste, la petite Marion a l'idée d'épater l'assemblée en proposant un scat acrobatique.

Après cette débauche d'énergie la ballade 'September song' est la bienvenue et calme les ardeurs juvéniles.

'Don't you go away mad', d'Illinois Jacquet, est dédié à tous les mecs jaloux...allez, viens embrasse-moi, c'est pas parce que j'ai accepté ce rendez-vous avec un inconnu que tu dois tirer la gueule!

Tréguier, êtes-vous prêts à danser le Lindy Hop?

Voici 'Jersey Bounce' datant d'avant la dernière guerre.

Vachement sautillant ce jazz et Marion, le fripon, un croisement Zizi Jeanmaire/Liza Minnelli est des plus attractives.

Un premier titre dans la langue de Voltaire, le superbe et poétique 'La noyée' de Serge Gainsbourg, va en émouvoir plus d'un.

La suivante est de Thelonious Monk.

Non, 'I mean you' n'a pas été écrit pour son chat...

Personne n'a ri, tant pis!

Attachez vos ceintures, la locomotive va tourner à plein régime avec 'Nagasaki' de Django et on achève la première mi-temps, dès que les copains auront fini de déconner, avec ' La valse à Hum' d''André Minvielle.


Pause de dix minutes.


Reprise avec le standard: "Puttin' On the Ritz", le temps de se débarrasser de son tuxedo et de son haut- de-forme et on attaque '3 o'clock in the morning' de Dexter Gordon.

Spirou est d'humeur espiègle, d'après-elle 'I concentrate on you' de Cole Porter n'est pas vraiment une pub pour le concentré de tomates.

Pas de violons, pas de trémolos mais une version des plus séduisantes suivie par le fantastique 'When day is done' , son intro casse-gueule et son accélération soudaine.

Sourires en coin, le joli minois nous annonce un morceau idéal pour câliner son voisin ou sa voisine, ce qui a le don de voir Deroual soudain se lever pour se diriger vers les lieux d'aisances car Loïc, assis à ses côtés, venait de lui faire les yeux doux, façon Zaza Napoli fixant amoureusement Renato Baldi.

'Envie de toi', signé Henri Salvador, restera à jamais un hymne à la tendresse.

Toujours l'amour, 'I've got my love to keep me warm' une rengaine imparable au répertoire de Billie Holiday précède 'Sweet Lorraine' de Nat King Cole. Trilles intrépides, galops époustouflants, étincelles à gogo, ça mitraille de partout, les applaudissements nourris accueillant la fin de cette chevauchée fantastique ne mentent pas.

Le programme prévoit un second André Minvielle, le frivole 'K You K Yaw' tout en onomatopées.

Gros désaccord sur scène...non, non et non, pas les sardines de Patrick Sébastien, ça suffit vos gamineries, vos blagues sont cons, concentration svp, et revenons à la playlist qui prévoyait 'Just one of those things'.

Julien et Louis vous pouvez aller prendre l'air, comme Joe Pass et Ella Fitzgerald on jouera ' Detour ahead' en duo, vous reviendrez pour finir le concert avec nous en interprétant 'The way you look tonight'.

Traduction littérale, dixit Marion, de la manière dont tu ressembles à quelque chose aujourd'hui!

Rideau et ovation 1000 fois méritée!

Oui, Monique?

Superbe soirée, il faut continuer et bientôt il n'y aura plus assez de place ! Attention, les fidèles devront venir tôt ... Bravo Lydie et Cyril et merci pour la qualité de votre accueil!

Monique, ton avis reflète l'opinion générale!

SomeSwing Else à l'Hôtel Bar Le Saint-Yves Tréguier ( 22) le 29 janvier 2016
SomeSwing Else à l'Hôtel Bar Le Saint-Yves Tréguier ( 22) le 29 janvier 2016
SomeSwing Else à l'Hôtel Bar Le Saint-Yves Tréguier ( 22) le 29 janvier 2016
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29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 15:21
Bollock Brothers (UK) + Nervous Shakes au Magasin4 - Bruxelles, le 29 janvier 2016

Bollock Brothers (UK) + Nervous Shakes au Magasin4 - Bruxelles, le 29 janvier 2016

Concert en images par Manu Golenvaux ( notes additionnelles: le magasin, michel et Jock Mcdonald).

Entre les Bollock Brothers et Bruxelles c'est une véritable histoire d'amour qui dure depuis bien plus longtemps que ce qu'affirme les sondages: l'amour est un processus chimique de courte durée, trois ans tout au plus.

L'annonce du Magasin4:

The Bollock Brothers are a British Punk act formed in 1979 by the London promoter, DJ and manager Jock McDonald and are latterly best known for their English language cover of Serge Gainsbourg's song "Harley David (Son of a Bitch)" (originally in French) and Alex Harvey's "Faith Healer". As well as being renowned for their self penned creations such as "Horror Movies", "The Bunker", "The Legend Of The Snake" and "The Slow Removal ...

Jock Mcdonald, l'âme des Bollock, tient à remercier les sympathisants après les concerts de Lille et Bruxelles!

Bonjour mesdames et messieurs, thank you Brussels and Lille. Absolutely brilliant. Super show à Bruxelles au Magasin 4. C'était super de voir autant d'amis. La première partie des Nervous Shakes était géniale. Merci Pompom pour avoir chanté Harley DAvid avec nous sur scène. Lille, Wouaow Oh lala. Notre premier concert en France depuis des années. Je n'ai pas de mots pour décrire l'ambiance géniale avec le public. Merci Karina du café le rouge, Merci Wolf, Merci Denis and all your brilliant wonderful people who were there. Did I not tell you our version of harley David would be exceptional ? Karina, derrière le bar, nous a promis une bouteille de champagne si nous étions bons sur scène. Nous en avons eu 3.

Vive les Bollock Brothers,

Vive la France.

D'autres souvenirs:

Folks, I've had so many Good times in Brussels, wow, live on radio with Said Fm Brussels when Arno joined me on air, Live with Pom Pom on Pure Fm, Live on the street outside Rockaway Beat the famous record of Thierry Wildtiti, then cross the road to play the DNA, my infamous parties at the Sheraton Hotel with all the Punks in my room- and Richard from front 242, Bart Peeters first concerts with the Bollocks playing drums, Belgium V Scotland football games and the chance to re live ALL this Friday Night LIVE at Magasin 4 YES, Bhoys

Et les Nervous Shakes?

Glam et rock'n'roll, comme toujours.

Tu dis, Ivan?

On peut se procurer votre dernier single 'Cha cha twist/Do you wanna' plus un badge à Uccle, chez Monsieur Jean.

Jean Gabin?

Gamin, Jean, le disquaire du Diesdelle, le Vivier d'Oie pour les Wallons!

Tu dis, Yvan ( l'autre, De Volanges)?

Ce sont des stars!

Des quoi, des tares?

Bollock Brothers (UK) + Nervous Shakes au Magasin4 - Bruxelles, le 29 janvier 2016
Bollock Brothers (UK) + Nervous Shakes au Magasin4 - Bruxelles, le 29 janvier 2016
Bollock Brothers (UK) + Nervous Shakes au Magasin4 - Bruxelles, le 29 janvier 2016
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29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 14:32
So 'N' So au Central Bar à Profondeville, le 29 janvier 2016

So 'N' So au Central Bar à Profondeville, le 29 janvier 2016

So 'N' So– Le Central Bar – Profondeville (BEL) – 2016.01.29

Line up :

Marcel BOHON : guitares - chant
Françoise BOTTON : chant
Jean-Luc EVRARD : piano - chant
Vincent LIBERT : batterie, claviers - chant
Stéphane NEUSY : basse et chant

Setlist :

01. DON'T WORRY.
02. AS IF.
03. JACK IN THE BOX.
04. JUST WHEN I NEEDED YOU MOST.
05. YEAH YOU.
06. SUBWAY.
07. LOVELY DAY.
08. JOE.
09. PEACE TRAIN. (CAT STEVENS COVER)
10. TRUE LOVERS.
11. AT THE AGE OF 65
12. PLEASE DO.
13. A LITTLE MORE.
14. ALONE BY THE TREE.
15. I WANT YOU BACK.
16. DRUNK WITH AIR.
17. IN THE SUNSHINE.
18. DONT'STOP. (FLEETXWOOD MAC COVER)
19. MARIA.
20. WHATEVER HAPPENS.

Deuxième volet de mon triptyque musical en cette fin Janvier. Ce soir : So'n'So is in the house ! Je te vois perplexe, Ô toi lecteur assidu, attentif à mes moindres frissons grammaticaux, à mes moindres variations de syntaxe, à multiples arabesques verbales. Tu me demandes pourquoi je vais revoir un groupe que j'ai déjà vu, revu et chroniqué, ce qui n'est pas une grossièreté en la circonstance. La réponse est facile, je n'ai que l'embarras du choix, voyons un peu… Tu n'as jamais repris du dessert après avoir mangé goulument la portion de gâteau qui t'était impartie ? Avoue ! Hein ? Hein ? Comment ? Dis-le plus fort, que tout le monde entende bien, « Oui c'est vrai ». Ah, bon ! Et toi tu en reprends juste derrière, les papilles gustatives encore tout excitées par les saveurs d'une crème pâtissière de fabrication industrielle. Alors que moi j'ai dû patienter pendant 20 jours, 20 jours aussi longs qu'une grève de la faim en milieu hospitalier. Alors, ne me juge pas. Ecoute...

Ce soir, il y a un absent dans le vestiaire, Benoît, le « Ben », le fiston de Marcel nous la joue « grosse allergie». Il a dû renoncer à contre-coeur, mais comme on dit chez eux, quand ça ne va pas on resserre les « Bohon » (sorte de boulon local) , et on assure. C'est ce que fera Cello pendant plus de deux heures. The Father, en forme olympique, notre Marcel, sans l'air d'y toucher va nous rappeler que la poésie au niveau guitare, il en a écrit des sonnets entiers, des quatrains enflammés, des vers de douze pieds qu'il transforme en mille-pattes ; iules de l'émotion, lui qui n'a que deux mains comme seul outil pour graver dans les mémoires la trace indélébile de sa prose musicale. Bravo man, tu es un mec comme on n'en fait plus, capable de faire taire tes détracteurs en deux mouvements de poignets et trois changements de doigts, tu mets tout le monde d'accord sans avoir à produire un majeur tendu à la face des béotiens de la gamme mineure. Tel un ailier assassin un « clutch player » , comme le faisait Reggie Miller des Indiana Pacers, tu marques le panier de la victoire « on the buzzer ». Cher lecteur, je te préviens charitablement que si le basket américain n'a aucune signification pour toi, tu vas devoir faire des recherches ou alors lire Le Soir, ou ICI Paris.

La salle affiche « complet » et à 22h30 Stevie nous annonce : « Showtime ». On se croirait revenu aux grandes heures des Los Angeles Lakers au sein desquels « L'homme des Hautes Plaines » de Mohiville, sorte de « one horse town » local, officie et dirige les choeurs et les harmonies. Tel un Magic Johnson des cordes vocales, c'est un distributeur d'assists vocaux et bassiste de surcroît .
Sur l'autre aile, impossible à tenir dans ses dribbles et changements de direction vocaux , la bondissante Fanfan, Michael Jordan féminine, pénètre dans la raquette musicale, feinte, contourne, et finit pas asséner un dunk mortel « In your face » de son défenseur qui croyait déjà avoir tout vu. Le pauvre se fait postériser en une fraction de seconde et le marquoir de So 'n' So s'enrichit de deux points supplémentaires.

Viennent ensuite les numéros 4 et 5, Lucky, posté dans les environs de la « base line », livre une partition sans failles, toujours attentif à ses partenaires en mouvement. D'un coup d'oeil il repère le joueur démarqué et l'isole pour lui délivrer un caviar de passe qui aère le jeu en un instant. Il n'a pas besoin d'être un gros scorer c'est un travailleur, un James Worthy de l'ombre sans qui l'équipe ne pourrait pas tourner comme elle le fait. À sa droite, l'homme qui ouvre la raquette, la centrale d'énergie, le pivot : Vincent, « L'homme au pistolet d'or », le Scaramanga des baguettes, celui qui attire deux défenseurs sur lui et permet aux autres de profiter des brèches. Le Kareem Abdul Jabbar du rythme qui, d'une cuiller imparable, vous démontre que la percussion ne se limite pas à frapper mais aussi à faire preuve de retenue, de respiration, d'écoute et de finesse. L'homme maîtrise à la perfection toutes les ficelles de son métier et assied définitivement les fondements de l'équipe, du groupe. Car So 'n' So, c'est un groupe, fait de musiciens, d'amis, une fratrie complice. Un bloc qui ne plie pas, un ensemble qui déboule, déroule, entreprend et surprend, séduit, par son talent.

A là mi-temps, la partie était déjà pliée, les spectateurs : debout. Il n'y avait plus qu'à dérouler en seconde période et on aurait pu penser que la « Dream Team » allait se la jouer cool. C'était sans compter que chez les pros, on met un point d'honneur à jouer jusqu'au bout, à assurer le spectacle, à tout donner au public. Un public fait de vous et de moi qui ai bien du mal à cacher tant d'émotions, un public qui n'a pas quitté la salle avant la fin de la partie, allant même jusqu'à rappeler son équipe favorite pour deux tours supplémentaires . Hier soir, en fin de match, le marquoir affichait « SHOWTIME ».

Mitch « ZoSo » Duterck

So 'N' So au Central Bar à Profondeville, le 29 janvier 2016
So 'N' So au Central Bar à Profondeville, le 29 janvier 2016
So 'N' So au Central Bar à Profondeville, le 29 janvier 2016
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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 21:09
Patty Griffin & band - Frankie Lee à l'Ancienne Belgique ( Club) -Bruxelles, le 28 janvier 2016

Patty Griffin and band - Frankie Lee à l'Ancienne Belgique ( Club) -Bruxelles, le 28 janvier 2016

PATTY GRIFFIN + FRANKIE LEE - AB Club, Bruxelles (BEL) - 2016.01.28

Setlist Patty Griffin :

01. MOVE ON UP IN GLORY. (¥) & (***)
02. THERE ISN'T ONE WAY. (*)
03. GUNPOWDER. (*)
04. STANDING. (£)
05. MADE OF THE SUN. (*)
06. LONG RIDE HOME. (€) & (@)
07. MOM AND DAD'S WALTZ. (**)
08. SERVANT OF LOVE. (*)
09. YOU NEVER ASKED ME. (*)
10. TRAPEZE. ($)
11. OHIO. (**)
12. DEATH'S GOT A WARRANT. (***)
13. 250,000 MILES. (*)
14. EVERYTHING'S CHANGED. (*)
15. SHINE A DIFFERENT WAY. (*)
16. TRUTH # 2. (%)
17. CAMINITO DE LA SIERRA. (%)

(*) "Servant of Love" (2015)
(**) "American Kid" (2013)
(***) "Downtown Church" (2010)
(¥) "Band of Joy" (2010)
($) "Children Running Through" (2007)
(£) "Impossible Dream" (2004)
(€) "A Kiss in Time" (2003)
(@) "1000 Kisses" (2002)
(%) Unreleased Track

Premier concert de mon triptyque de clôture d'un mois de janvier d'excellente facture au niveau concerts. Patricia Jane Griffin, Patty pour les intimes, née le 16 mars 1964 à Old Town dans le Maine, USA, est dans nos murs pour la toute première fois de sa carrière.
C'est donc au premier étage de l'AB, club d'une capacité d'environ 200 personnes, que l'événement est programmé. Une demie-heure avant le début du concert, nous sommes 9 en tout et pour tout à truster le premier rang où je retrouve Agnès et Christian, un couple d'amis Lillois. Certains élèvent des pigeons, moi j'ai des amis Lillois, c'est comme ça, ce n'est pas plus idiot que de promener un bichon maltais ou de séparer des combattants du Siam.

On s'interroge tout de même en espérant franchement qu'il y aura bientôt un peu plus de monde que ça pour applaudir cette grande dame du country-folk et qui est, de toute évidence, plus populaire aux Etats-Unis que dans nos contrées. En effet, outre-Atlantique, Patty est une star qui truste le sommet des charts country-folk aux côtés d'Emmylou Harris, Dolly Parton, ou encore Linda Ronstadt pour ne citer que celles-là.

C'est vers l'âge de 16 ans qu'elle achète sa première guitare pour 50 dollars et compose ses premières chansons. A cette époque, elle ne fait pas encore le projet d'en vivre et encore moins de devenir chanteuse professionnelle. Auteur-compositeur-interprète, elle envoie des démos un peu partout et, un beau jour, elle se voit offrir un contrat chez A M Records, une major américaine, l'aventure commence. Son premier album sort le 21 mai 1996, sous la houlette du producteur Nile Rogers de Chic, mais il faudra attendre 2010 pour voir son album "Downtown Church" truster la première place des charts dans deux catégories différentes. C'est en 2015 que paraît "Servant of Love" son neuvième et dernier album studio en date. C'est lui qui servira de colonne vertébrale pour la tournée promotionnelle à laquelle nous sommes conviés céans. La résidente du pays de l'Oncle Sam, nous gratifiera d'ailleurs de 8 des 13 titres que contient l'album. Patty Griffin, vit au Texas depuis 18 ans déjà et elle nous en rappelle la richesse du patrimoine musical plus que politique d'ailleurs, égratignant au passage Donald Trump, candidat à la présidence des États-Unis.

On est séduits d'entrée par les qualités vocales des quatre musiciens, tous multi-instrumentistes. La voix de Patty est unique de par son timbre, envoûtante même. "Move on up in Glory" le morceau d'introduction met tout le monde d'accord. Cette chanson ne nous est d'ailleurs pas étrangère car elle faisait partie intégrante du répertoire du Band Of Joy de Robert Plant dans lequel Patty Griffin officiait également en 2010/2011. Tantôt plus calme, tantôt électrique la setlist est très variée, le magnifique "Standing" fera couler bien des larmes d'émotions sur les joues de ma voisine de gauche. Non, désolé je n'ai pas de mouchoirs en papier Madame. On flirte aussi avec le Gospel et là, c'est carrément du miel pour les oreilles et le cœur, c'est d'une beauté... Je n'ai plus un seul poil des bras couché. A certains moments, les accords de guitare font plus qu'évoquer un certain James Patrick Page si vous voyez ce que je veux dire, surtout pour les morceaux interprétés avec des accordages spéciaux, art dans lequel Mr. Page excelle.

Une très belle reprise du "Mom and Dad's Waltz" de Lefty Frizzell (1928-1975) chanteur de country au lourd passé alcoolique et pourtant cité comme référence par des gens tels que Willie Nelson, Merle Haggard, Roy Orbison ou encore John Fogerty. Passage intimiste au piano pour deux chansons dont le très beau "Servant of Love". Et puis, voici un de mes coups de cœur de la soirée avec "Ohio" titre extrait de son album "American Kid" paru en 2013 et sur lequel on retrouvait Robert Plant en backing-vocalist de luxe pour trois chansons. Un très beau texte qui raconte l'histoire d'un ancien esclave hanté par le fantôme de sa fille défunte. Superbe a capella à quatre voix sur le titre "250,000 Miles" qui nous parle de l'éloignement d'une mère et de sa fille. Trois chansons plus tard, c'est l'heure de nous séparer.
En rappel, le quatuor ovationné par le public nous interprète une chanson écrite pour célébrer l'indépendance du Mexique, c'est sur un petit chemin de montagne "Caminito de la Sierra" que Patty Griffin et ses musiciens virtuoses nous emmènent en balade avant de nous dire au revoir.

Magnifique concert en ce qui me concerne, on demande à la revoir cette grande artiste qui s'est finalement produite devant une bonne grosse centaine de personnes. Au rez-de-chaussée il y avait la Grande Sophie et pour un concert annoncé comme "à succès" , il a fallu revoir ses prétentions à la baisse et configurer la grande-salle de l' AB en formule "Box", comme quoi...
Bon, le temps d'un repas et je rentre à mon hôtel d'où je vous écris cette petite bafouille avant de faire dodo. Quoi? Il est déjà 2h20 du matin? Saluuuuuuut, à demain pour le second volet.

La première partie était assurée de fort belle manière par Frankie Lee que nous avons eu le bonheur de découvrir par l'entremise de quelques chansons d' "American Dreamer" son dernier album. Au cours de la demie-heure qui lui était impartie, le sociétaire de Nashville, Tennessee. nous a fait montre de son talent en s'accompagnant à l'harmonica, à la guitare et au piano. Je t'entends déjà poser la question ô lecteur perspicace, non, pas en même temps bien sûr! Le timbre de voix est très clair ce qui contraste avec l'image du personnage à l'allure de cowboy moderne. Un bien agréable moment bercé par cet accent du Sud tellement reconnaissable.

Mitch "ZoSo" Duterck

Patty Griffin & band - Frankie Lee à l'Ancienne Belgique ( Club) -Bruxelles, le 28 janvier 2016
Patty Griffin & band - Frankie Lee à l'Ancienne Belgique ( Club) -Bruxelles, le 28 janvier 2016
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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 14:47
Et ça continue encore et encore... Frank Collett, Paul Kantner et Black!

Frank Collett, born in Brooklyn as Frank Taglieri, était un pianiste de jazz sortant de la renommée Juilliard School of Music, en début de carrière il a accompagné Sarah Vaughan pour ensuite former son Frank Collett trio ( avec Monty Budwig et Donald Bailey).

Il fait surtout carrière en tant que musicien de studio, travaillant pour de grands noms: Elvis Presley, Perry Como, Glenn Campbell, Bette Midler, Carmen McRae, Helen Merrill, Jon Hendricks, Diane Reeves ou Barbra Streisand. e.a.

Le pianiste, âgé de 74 ans, est décédé à Pasadena le 25 janvier.

Colin Vearncombe, alias Black, est décédé ce 26 janvier, il avait été victime d'un accident de circulation quinze jours plus tôt et était resté dans le coma.

Pour le commun des mortels, Black restera le créateur de l'immense tube ' Wonderful Life' sorti en 1985 mais n°1 dans pas mal de listes en 1987.

Sa carrière avait débuté en mineur en 1981, il aura fallu attendre 6 ans avant de le voir décoller, d'aucuns considèrent 'Wonderful Life' comme un one shot, mais le singer-songwriter de Liverpool a toutefois continué à sortir des albums souvent chroniqués de façon élogieuse par la presse musicale.

Son dernier album 'Blind Faith' est sorti en 2015.

Colin Vearncombe avait 53 ans.

Paul Kantner, cofondateur de Jefferson Airplane, un géant du rock psychédélique, est décédé jeudi à l'âge de 74 ans.

La carrière musicale de Kantner débute dans les early sixties, il joue du folk et des protest songs sous l'influence de Pete Seeger.

Un jour, Marty Balin le voit sur scène et l'idée de former un groupe germe aussitôt, ils invitent Jorma Kaukonen, la chanteuse Signe Toly Anderson, Jerry Peloquin et Bob Harvey et un des monstres du rock psychédélique, Jeffersoin Airplane, est baptisé.

Les trois derniers nommés céderont rapidement leur place à Grace Slick, Skip Spence et Jack Casady.

Si ' Jefferson Airplane Takes Off' tarde à décoller, le LP suivant 'Surrealistic Pillow' cassera la baraque.

'Somebody to love' et 'White Rabbit' demeurant des classiques indémodables. d

Kantner restera fidèle au vaisseau spatial, devenu Jefferson Starship, malgré les nombreux changements de line-up.

En dehors de la disco du Jefferson Airplane et de Jefferson Starship, Paul a également signé deux albums avec Grace Slick et trois disques sous son nom.

Another rock icon has left us.... pour reprendre la note d'un fan sur facebook.

Et ça continue encore et encore... Frank Collett, Paul Kantner et Black!
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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 22:48
Toto à Forest National, le 27 janvier 2016

Toto à Forest National, le 27 janvier 2016

"TOTO" est organisé par Gracia Live

Le billet de JPROCK :

Une fois de plus Toto est de retour à Forest National ce 27 janvier 2016 et cette fois pour la première date de sa tournée européenne et asiatique.
Cette fois le line-up du band de Los Angeles est composé outre de deux choristes masculin-féminin, de Joseph Williams au lead vocal ( vous savez, le fils de John Williams célèbre compositeur de Star Wars, Indiana Jones etc…), du légendaire Leland Sklar à la basse ( celui là même qui accompagnait déjà Polnareff en 1975 pour un concert mythique dans cette même salle ) à la place de feu Mike Porcaro, disparu en 2015 , de Shannon Forest à la batterie en remplacement de Simon Philips parti se consacrer à sa carrière solo ainsi que des inamovibles et essentiels David Paich ( claviers et chant) et Steve Lukather ( lead guitar, chant et vrai patron du band) , ainsi que du célèbre percussionniste Lenny Castro et de Steve Porcaro (claviers et chant).
Dès l’entame du premier titre « Running out of Time » on retrouve avec bonheur le fameux « son » Toto et cette classe folle qui a toujours été un des atouts majeur du groupe.
Au chant Joseph Williams me plait beaucoup et je le trouve personnellement plus charismatique et showman que ne l’était Bobby Kimball sur la dernière tournée du band auquel j’avais assisté.
Les titres-hits s’enchaînent avec bonheur et l’on savoure tour à tour « Hold the Line » , « Georgy Porgy » , « Afraid of love » et « Pamela » .
Au fil du set David Paich et Steve Porcaro nous gratifient de très beaux moments de claviers solos mais la surprise du chef vient surtout de Steve Lukather qui s’attaque au fameux « Bridge of Sighs » de Robin Trower titre légendaire s’il en est et prétexte à un solo de gratte à vous couper le souffle.
Le band hausse ensuite encore le ton et enchaîne avec « Holy War » suivi de « The Road Goes On » , « Orphan « et l’inévitable « Rosanna » repris en choeur par la foule.
Le public en veut plus et réclame un bis et voici le groupe de retour sur scène avec « On the Run/ Goodbye Elenore » pour le plus grand plaisir de tous.
« Any request ? » lance Lukather à la foule.
Les cris fusent mais tout le monde sait que le groupe ne peut clôturer un set sans jouer « Africa » et dès les premières notes le public s’enflamme sur une version qui durera près de dix minutes.
« Nous vivons des temps difficiles, alors nous sommes là pour vous donner de la joie avec notre musique » a déclaré Steve Lukather lors d’une de ses interventions de ce soir, et l’homme a mille fois raison , Toto est une machine à hits qui vous donne la pêche en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.
Et ça fait un bien fou.
Ce fut donc une bien belle soirée orchestrée par un tout grand Toto au sommet de sa forme et les absents ont une fois de plus eu bien tort.

Texte et photos : Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK-THE DARK FEATHER.

Setlist :
Running Out of Time
I'll Supply the Love
Burn
Stranger in Town
I Won't Hold You Back
Hold the Line
Georgy Porgy
Afraid of Love
Bend
Pamela
Keyboard Solo
Great Expectations
Without Your Love
Bridge of Sighs
(Robin Trower cover)
Holy War
The Road Goes On
Orphan
Rosanna

Encore:
On the Run / Goodbye Elenore
( with snippet of Child's Anthem)
Africa

Toto à Forest National, le 27 janvier 2016
Toto à Forest National, le 27 janvier 2016
Toto à Forest National, le 27 janvier 2016
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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 11:02
Shannon Wright - The Hills Mover à La Rotonde du Botanique, Bruxelles le 27 janvier 2016

Shannon Wright - The Hills Mover à La Rotonde du Botanique, Bruxelles le 27 janvier 2016

photos: jp daniels - avis sur la pretation de Shannon Wright: Florian Hexagen

Concert affichant COMPLET!

The Hills Mover

Grégoire F.Thot en apprenant qu'il pourrait assurer l'avant programme de Shannon:

Mon vrai cadeau de Noël est arrivé en retard, mais il est plus flamboyant que jamais: la première partie de Shannon Wright la semaine prochaine au Botanique avec ma cape de The Hills Mover!

Hugues qui se produit à ses côtés au sein de Thot:

Pas plus de 102 db(A) avec ta gratte acoustique, hein. C'est bien compris ?!,

Un spectateur:

Ca a été dur à respecter !

setlist :voir cliché


Shannon Wright.

Submergés par le sublime hier à la Rotonde par l'émouvante et incandescente Shannon Wright. C'était notre première soirée avec elle, après tant de rendez-vous ratés, et on espère vraiment que ce ne sera pas la dernière. C'est simple, elle nous a retourné par sa grâce, sa classe et sa fureur qui, rentrée ou pas, était si belle à suivre. MAGIQUE...

A noter une reprise magistrale de David Bowie: "Bring Me the Disco King"

Shannon Wright - The Hills Mover à La Rotonde du Botanique, Bruxelles le 27 janvier 2016
Shannon Wright - The Hills Mover à La Rotonde du Botanique, Bruxelles le 27 janvier 2016
Shannon Wright - The Hills Mover à La Rotonde du Botanique, Bruxelles le 27 janvier 2016
Shannon Wright - The Hills Mover à La Rotonde du Botanique, Bruxelles le 27 janvier 2016
Shannon Wright - The Hills Mover à La Rotonde du Botanique, Bruxelles le 27 janvier 2016
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Published by photos: jp daniels - notes: Florian Hexagen - dans Concerts
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