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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 15:21
catl au Rock Classic- Bruxelles, le 4 décembre 2015

catl au Rock Classic- Bruxelles, le 4 décembre 2015

Une collaboration Rock Classic/ Soirées Cerises.

CATL, wat is dat?

The Center for Advancing Teaching and Learning?

Le Congrès Africain des Transports et de la Logistique?

Le Conseil d'Administration des Talibans Libidineux?

Te fatigue pas, catl are a rock n’ roll duo hailing from Toronto... un duo mixte, une blonde sauvageonne, Sarah Kirkpatrick (mini drumkit, déhanchements énervés et chant agité) et le longiligne Jamie Fleming aux vocaux et à la guitare ( abîmée dans l'avion).

Première date de leur première tournée européenne, ils sont couvés par Dimitri Rondeau ( Driving Dead Girl) qui leur a déniché une date au Bateau Ivre à Mons.

Déjà quatre albums dans leur besace et une sérieuse expérience scénique, incluant des premières parties prestigieuses ( Alabama Shakes, Jon Spencer Blues Explosion, The Sadies ou Andre Williams).

Genre?

Du punk blues minimaliste plus proche des Cramps que de Stevie Ray Vaughan!

Le duo travaille dans le viscéral et pas dans le lyrique, sur l'étiquette que tu peux résumer en "agiter vigoureusement avant l'emploi" tu lis: “catl. can pull dancers to their feet, shake a sweaty room silly and convince you that maybe another tequila before last call isn’t such a bad idea afterall.”

Il y avait pas de tequila, tu 'es contenté de quelques Maes, ainsi, tu t'es senti bien pendant et après le show!

En l'absence de support, le concert démarre à 22:00!

Première agression sonore, 'Lamplight the way', du blues garage crasseux, une guitare vicelarde, des coups soutenus on the two-piece drumkit, un chant farouche avec en background les ooh ooh ooh de Sarah qui te rappellent ceux de 'Sympathy for the Devil' des Stones.

Le ton est donné, les Canadiens ont décidé de secouer le zinc, tant mieux, on n'était pas venu pour entendre un rossignol ou une belette!

Même environnement cradingue pour le punk suivant, puis, sans pause, le duo nous assène le concis cri de guerre 'Hey, hey' datant de leur premier effort discographique , ' ¿Adónde Vas? A Ningún Lado'.

Sarah aux lead vocals amorce 'Resistance place' un sexy and raw downbeat blues.

Brussels, this music sounds better if you drink a lot, so get you a beer or a whisky, by the way, we'll keep the ballads for the end, let's do a fast one.

Promesse tenue.

Le papelard gisant à leurs pieds mentionne une bonne trentaine d'articles sans qu'il soit question d'ordre chronologique, monsieur et madame puisent dans le réservoir selon leur bon vouloir, notons la récurrence du terme blues dans pas mal de libellés ( Cocaine blues - Shakin House blues - Gateway blues - Talk too much blues - F.U. Blues....).

A ce petit jeu, il nous est impossible de te citer l'alignement exact des morceaux interprétés, but who cares?

Le jeu athlétique du gaillard, son chant rugueux compensé par les glapissements aigus de sa compagne qui, quand elle ne s'acharne pas sur ses fûts, secoue un tambourin ou un shaker, déclenchent l'enthousiasme dans l'assistance, faite surtout de gens de passage.

'F U. Blues', oui, fuck you blues, est pour les gars qui sifflent les filles en rue.

'Save myself' nous renvoie à nouveau vers les Stones à l'époque où ils jouaient du blues, 'Thunderbird ESQ' narre une sortie en ville en buvant du mauvais pinard à 5 dollars le flacon.

Elkie will join us on stage, la nana, une go go dancer souple, se trémousse harmonieusement pendant ' Gateway blues' aux relents Bo Diddley relevés.

Vous connaissez Hasil Adkins?

Non, on connaît Chet Atkins, et vous, vous connaissez Paul Severs?

Hasil Adkins est le king du hillbilly punk, voici son 'Chicken Walk', une petite danse appréciée par les flics.

Ouille, il est près de 23h, on termine par 'Workin' man's soul' , un titre idéal le vendredi soir!

Bruxelles réclame un bis que catl a mille fois mérité, le couple remonte on stage pour nous proposer un singalong culinaire, 'Hot baked cornbread'.

Ce pain au maïs bouillant nous a donné soif, direction le bar!

catl au Rock Classic- Bruxelles, le 4 décembre 2015
catl au Rock Classic- Bruxelles, le 4 décembre 2015
catl au Rock Classic- Bruxelles, le 4 décembre 2015
catl au Rock Classic- Bruxelles, le 4 décembre 2015
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3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 09:02
Mort mystérieuse de Scott Weiland

On savait que Scott Weiland le chanteur de Stone Temple Pilots ou de Soft Revolver souffrait de dépendance à certains produits non autorisés par la législation mais personne ne s'attendait à le retrouver sans vie dans son tour bus juste avant de monter sur scène à Bloomington.

Sur facebook l'avis est laconique:

Scott Weiland, best known as the lead singer for Stone Temple Pilots and Velvet Revolver, passed away in his sleep while on a tour stop in Bloomington, Minnesota, with his band The Wildabouts. At this time we ask that the privacy of Scott’s family be respected.!

Le fantasque chanteur était âgé de 48 ans!

La tournée de Scott Weiland and the Wildabouts devait s'achever le 19 décembre!

Scott nous laisse quelques incontournables grunge tels "Vasoline" ou“Interstate Love Song.” de Stone Temple Pilots.

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1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 18:40
Wire, Empereur à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 1 décembre 2015

Wire, Empereur à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 1 décembre 2015

"Le contrôle des portes et des accès est renforcé, en augmentant les effectifs et en systématisant les fouilles à l’aide notamment d’un détecteur de métaux.

Nous rappelons à notre public de ne pas emmener de sacs volumineux, qui ne seront pas acceptés dans l’enceinte du bâtiment.

Des moyens supplémentaires de communication sont mis à disposition des différents services de gardiennage.

Les salles de concerts et leurs abords sont inspectés avant les spectacles..."

Tout est mis en oeuvre pour assurer la sécurité du public et pourtant ils sont fort nombreux les amateurs de musique hésitant à se rendre dans une salle de spectacle bruxelloise.

Le manque à gagner va se chiffrer par centaines de milliers d'€uro!

400 préventes pour Wire, un incontournable du post-punk qui va fêter ses 40 existences en 2016, c'est navrant!

Empereur assure le support!

T'énerves pas, Ingrid, ils ne savent pas nager, et toi, le Corse, fais pas ton numéro Père la Violette.

Le Kaiser bruxellois est né il y a moins d'un an sur les cendres de Thieves of Silence, vu ici même avant Gang of Four!

Le line-up est constitué par Paul Paccaud ( chant, gt) - Quentin Franckx ( basse, chant) - Nicolas Van Peteghem ( synthé,tambourin) - Jérôme Elleboudt( drums), un ex Private Joke.

Tu dis, Catherine, ça faisait une paye, aah c'est la première fois que tu vois un batteur de post punk travailler avec un sequencer, tu estimes que ça ne se fait pas, on note!

Car effectivement, Empereur adopte une perspective musicale post punk pas vraiment éloignée de que faisait Thieves of Silence, un peu moins synthétique peut-être.

En 30', ils ont envoyé neuf balles, aucune ne sortait du lot mais dans la salle personne n'a baillé, personne n'a crié au génie non plus, du travail honnête sans éclats, peut-être un peu terni si on le compare au concert intense des vétérans du Royaume Uni.

Balance pas vraiment au point en début de partie, vocaux inaudibles, sinon 'Kakine' s'avère efficace.

'Temptation', bassiste et guitare s'échangent leurs jouets, la basse se fait impulsive, la guitare acérée, l'arrière-plan est lourd, l'esthétique post punk étant renforcée par la distance que ces jeunes gens tiennent à mettre entre leur froide détermination et les sentiments de l'assistance.

Le chapelet s'égrène: ' West Station' et ses vocaux ahanés, le cinglant 'The Whip' orné d'un long break instrumental, un des meilleurs moments de leur prestation, ' Harbours' et ses claviers sirènes, 'Isolation' si c'était celui de Joy Division, on ne l'a pas reconnu, donc on suppose qu'il s'agit d'un pur hasard, le désespéré 'Mandala' , 'Rumours' vachement agressif, et le titre bénéficiant de 14 remixes, 'She Was'.

Détail leur EP, pressé à 30 exemplaires, est épuisé.

Prochaine performance, le 12 à l'Olympic Café, Paris (France)!

Tu te fous de nous?

Il y a 20 Paris, au minimum, aux States!

Wire

Avril 2015, l'ensemble art punk/post-punk londonien se fend d'un quatorzième album studio, baptisé 'Wire'.

Après un tour extensif au UK puis aux States, c'est le vieux continent qui voit défiler les men in black, Colin Newman qui ne quittera pas son petit chapeau - Graham Lewis, le bassiste à la casquette - le self-effacing, émacié, mais oh combien efficace batteur, Robert Grey - et Matthew Simms qui depuis 2011 a pris la place de Margaret Fiedler McGinnis à la lead guitar.

'Blogging', ouvrant le dernier né, sert d'amorce, déjà la tension est de mise, l'attaque non dissimulée des réseaux sociaux fait mouche.

Colin doit souvent jeter un oeil vers les lyrics imprimés sur l'iPad fixé sous son micro, d'un doigt il vient de tourner une page, 'Nocturnal Koreans' est sur les rails.

Les lyrics sont durs à déchiffrer, la voix n'est guère mise en avant.

C'est Graham qui entame l'obsédant 'Boiling Boy' aux vocaux, Colin le relaye, avant un chant en duo.

Un sacré morceau, bourré de guitares métalliques et d'effets industriels.

Avec 'Silk skin paws' on a droit à un bon dans le passé, la plage date de 1988, elle est suivie par une nouveauté, ' Wolf boar'.

Un signal vers l'éclairagiste, it's kind of dark here, en français: de la lumière svp, effectivement il semble en avoir besoin non seulement pour déchiffrer ses lyrics mais également pour utilises ses effect pedals, c'est pourtant le ténébreux bassiste qui se charge de chanter le sombre 'Mekon Headman'.

Avec 'Burning Bridges' Bruxelles hérite du titre le plus calme du set, oh, il ne faut pas s'attendre à une bluette destinée a squatté les charts, les beats restent soutenus et les guitares, non huilées, grincent un max.

Après ce relatif instant de quiétude, la nervosité regagne les rangs des vétérans, ' High' cogne lourd.

Faux départ, on reprend l'imparable 'In Manchester' suivi par un des morceaux les plus ambitieux du catalogue Wire, ' Sleep -walking' , près de huit minutes de sonorités torturées, alors qu'en background Robert Grey travaille en métronome maintenant une pulsion constante, les guitares nous ramènent curieusement vers Pink Floyd ou d'autres papes du psychédélisme.

Accélération sensible avec le houleux 'Stealth of a stork' suivi par 'Split your ends' et le poulpe dément ' Octopus', assurément un des titres les plus énervés de la soirée.

Graham Lewis dédie la suivante à Annick Honoré, elle était une amie chère, c'est lui qui chante le downtempo 'Blessed State' qu'il a composé en 1979. .

Si 'Swallow' démarre mollement, la tension montera graduellement pour finir par t'étouffer et te laisser KO sur place.

On a déjà mentionné la place primordiale que le batteur tient au sein du son Wire, il serait injuste de passer sous silence les pulsations impitoyables de la basse de Graham et les soundscapes brillants du jeune Matthew Simms.

Le set prend fin avec 'Harpooned', une pièce apocalyptique de plus de dix minutes terminée en noise agressif , à l'arrière, le batteur squelettique attend flegmatiquement que les éléments s'assagissent, il ramasse une serviette, s'éponge le front et se tire, suivi par les autres.

75' sans concession aucune!

Rappels.

Thank you for coming and please, keep on living...

On essayera, Colin!

Feu: 'Brazil' un punk speedé et furieux de 40", puis ' Adore your island' à peine moins sauvage et enfin le vieux 'Used to'.

A la sortie, tout le monde est d'accord, un grand concert!

photos: JP Daniels - michel

Wire, Empereur à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 1 décembre 2015
Wire, Empereur à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 1 décembre 2015
Wire, Empereur à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 1 décembre 2015
Wire, Empereur à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 1 décembre 2015
Wire, Empereur à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 1 décembre 2015
Wire, Empereur à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 1 décembre 2015
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1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 09:59
Whitesnake 'The Purple Tour' + The Dead Daisies à Forest National, le 1 décembre 2015

le billet de JPROCK :

Même si ce n’était pas la grande foule à Forest National ce 1er décembre avec environ 2500 spectateurs, on a assisté ce soir à une très bonne soirée de hard 70’s.
On peut se dire que sans doute une Ancienne Belgique sold out eut été mieux adaptée mais finalement la fossette Forest bien remplie d’un public fort enthousiaste a accueilli comme il se doit The Dead Daisies, support act de luxe de Whitesnake.
Le supergroupe australo-americain composé de musiciens n’ayant plus grand chose à prouver comme John Corabi ( ex Motley Crue) , Marco Mendoza ( ex Thin Lizzy ), Brian Tichy (ex Pride and Glory), Dizzy Reed ( Guns 'n Roses) , Richard Fortus ( Guns'n Roses) et David Lowy ( Red Phoenix), déroule durant environ quarante cinq minutes un set sans failles composé de titres extraits de leurs deux albums et de deux reprises comme « Hush » de Billy Joe Royal et « Helter Skelter » des Fab Four.
Une bien belle manière d’ouvrir la soirée pour le serpent blanc que tout le monde attend.
Alors que dire de la prestation du Whitesnake 2015 ?
Et bien messieurs dames, la bête is still alive and well !
Même si certains esprits chagrins ou nostalgiques de l’époque Deep Purple trouveront que la voix de David Coverdale n’est plus ce qu’elle était, je ne suis pas du tout de cet avis.
David chante beaucoup mieux qu’à une certaine période où il voulait arrêter Whitesnake de crainte de ne plus être assez performant et sa voix reste magique.
Il est vrai qu’il interprète parfois certains morceaux autrement et soutenu par les backing vocals de son band mais bon sang, ça reste un formidable chanteur et un showman de grande classe capable de charmer et de porter son public en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.
Le roi David porte toujours sa couronne avec dignité à 64 balais !
Quant au line up actuel du groupe il reste époustouflant même si la présence de Doug Aldritch parti rejoindre Glenn Hugues se fait quelque peu sentir sur quelques titres.
La setlist est idéale avec un bon nombre de mes titres préférés comme « Mistreated » , « You keep on Movin » ( sur lequel Glenn Hugues a malheureusement fait l’impasse récemment au Spirit of 66 ), « Fool for Your Loving » et l’indémodable « Burn » en ouverture du show.
La fin du concert se révèle alors magique avec un 'Still of the Night' d’anthologie. Seul petit bémol, mais c’est vraiment pour pinailler, les longs solos auxquels se livrent les musiciens qui ralentissent quelque peu un show sinon bien équilibré.
Après 100 minutes d’un concert mémorable, les enceintes de Forest nous crachent « Wishing Well » alors que chacun prend congé de ce qui fut une magnifique célébration d’un style musical qui fait désormais partie du classic rock et qui fera c’est certain encore le bonheur des futures générations d’amateurs de rock
Le serpent une fois de plus s’est enroulé autour de nous avec puissance et il n’est pas près de desserrer son étreinte…

Texte et photos : Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK- THE DARK FEATHER.

Setlist :

My Generation (tape)
(The Who song)

Burn
(Deep Purple cover)
Bad Boys
Love Ain't No Stranger
The Gypsy
(Deep Purple cover)
Give Me All Your Love
You Keep on Moving
(Deep Purple cover)
Ain't No Love in the Heart of the City
(Bobby “Blue” Bland cover)
Guitar Solo
Mistreated
(Deep Purple cover)
You Fool No One
(Deep Purple cover) (Harmonica solo as intro)
Drum Solo
Soldier of Fortune
(Deep Purple cover)
Is This Love
Fool for Your Loving
Here I Go Again

Encore:
Still of the Night

We Wish You Well( tape)

Whitesnake 'The Purple Tour' + The Dead Daisies à Forest National, le 1 décembre 2015
Whitesnake 'The Purple Tour' + The Dead Daisies à Forest National, le 1 décembre 2015
Whitesnake 'The Purple Tour' + The Dead Daisies à Forest National, le 1 décembre 2015
Whitesnake 'The Purple Tour' + The Dead Daisies à Forest National, le 1 décembre 2015
Whitesnake 'The Purple Tour' + The Dead Daisies à Forest National, le 1 décembre 2015
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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 20:55
Orkesta Mendoza et La Negra Albina à l'Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles, le 30 novembre 2015

Orkesta Mendoza et La Negra Albina à l'Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles, le 30 novembre 2015

Tandis que dans la grande salle, Trixie Whitley jouait à guichets fermés, le club accueillait deux adeptes du speed mambo/ fiesta rumba devant un parterre plus restreint: La Negra Albina et Orkesta Mendoza!

La Negra Albina

Un band cosmopolite sévissant dans les rues et les caf'conc' bruxellois depuis 2014.

Le guitariste/chanteur Lisandro Rodriguez est argentin, la pétulante Paula Léon ( base, chant et sourires ravageurs) est espagnole, le petit et fantastique guitariste Diego Higueras est originaire de Lima, Felipe Domene, cajon, hi-hat, cowbell, shakers, vocaux, vient du Chili et le zigoto de la bande, le géant Aristide d'Agostino ( trompette), possède une CI indiquant né à Evreux.

Ils ont emmené pas mal de leurs potes, ceux-ci n'étant pas du style introvertis taciturnes, l'ambiance festive était au rendez-vous et la cerveza a coulé à grands flots!

En ouverture, ils choisissent d'interpréter 'Los ejes de mi carreta' dont Ray Barreto a fait une fiévreuse version aux saveurs salsa.

Lisandro entame la mélodie façon romance du Sud avant de la voir virer cumbia ensoleillée.

Vu que dehors un vilain crachin s'est installé depuis la veille, cette chaleur vivifiante est la bienvenue!

L'Argentine et l'Espagne alternent le chant, c'est Paula, déchaussée et coiffée d'un seyant borsalino, qui fredonne ' El Pescador' avant de céder le relais à Señor Rodriguez pour une 'Chacarera' chatoyante, derrière toi quelques Señoritas tournoient de façon élégante.

La composition suivante signée Paula Léon se nomme justement 'Señorita'.

Un des grands moments du set aura été ' La Calle de la Luz', signé Lisandro Rodriguez, la trompette langoureuse, le chant mélancolique et l'accompagnement sobre ont touché plus d'une âme sentimentale.

Une cumbia marine pour suivre, 'En la Mar', et enfin un dernier highlight, une formidable version de 'Comandante Che Guevara Hasta Siempre', truffée d'interventions saignantes du petit Péruvien, Carlos Santana devait rôder dans les parages.

Exotisme, savoir-faire, entrain, joie de vivre, une épatante entrée en matière!

Orkesta Mendoza from Tucson, Arizona

L'ex- Sergio Mendoza Y La Orkesta est un big band monté par Sergio Mendoza, claviériste chez Calexico et membre de Devotchka ou du Mexican Institute of Sound.

Il s'est entouré d'une fameuse équipe, en commençant par le vétéran mexicain Salvador Duran, établi lui aussi à Tucson depuis une décennie, ce grisonnant barbu, ressemblant comme deux gouttes d'eau à Don Alejandro de la Vega, le paternel de Zorro, chante, s'agite sur une stomping box, lui servant également de rehausseur pose-pieds pour atteindre le micro, et joue au joli coeur.

Ce mec peut se targuer d'avoir enregistrer aux côtés de Bob Dylan, Calexico ou Willie Nelson, pas des cancres!

A la lapsteel et guitare, le discret mais fort utile Joe Novelli - à la basse, un second grisonnant, Sean Rogers - aux drums, un petit nouveau, sans doute Andrew Collberg qui accompagne parfois Marianne Dissard et enfin une immense section de cuivres, au sax, à la clarinette et aux keys, Marco Rosano et deux trompettes, le Madrilène Raúl Marques et un novice se débrouillant fort honorablement.

Pendant 90', le Club va succomber aux charmes contagieux du mambo, de la cumbia, du Tex Mex, de la ranchera, du mariachi, mis au goût du jour et offrant une sérieuse pointe de rock'n'roll à certains moments.

Départ en fanfare avec 'Caramelos', un son gros comme la baroque cathédrale métropolitaine Notre-Dame-l'Assomption de Mexico.

Cet ouragan balaye tout sur son passage.

La cavalerie, pas légère, continue sur le même rythme effréné, la cavalcade suivante a pour nom 'Mario tambien come', ça remue sur scène, ça gambille dans la fosse!

Mambo time, annonce Sergio,voici 'Ojos Negros', pas sûr que les Russes reconnaissent les Yeux Noirs, on est loin de la version de Django également!

Pour rester dans les mêmes ambiances, l'octet nous envoie ' Mambo de Kesan' un instrumental kermesse mexicaine délirant, que Salvador, en vieux cabot, termine en aboyant!

Place au morceau de bravoure du set, une longue et irrésistible version de 'La Rienda'.

Olé, olé, la trompette de Raúl, baladeuse, se mêle au public, d'abord du côté du bar, puis vers le vestiaire, la clarinette répond, 'Nino Perdido' divertit et déroute, puis les saltimbanques décident de nous la jouer en mode slow motion avec le collant 'Amada Amante', un classique de la musica romantica et un tube pour le chanteur de charme Roberto Carlos.

La clarinette en mode Sidney Bechet fait fondre les coeurs des donzelles, la voix du macho aux cheveux gris les achève.

Sergio troque son acoustique contre un charango, Olivier ( ?) rejoint la troupe au violon, l'orchestre nous invite pour une flânerie dans 'Los calles de Tucson'.

L'as du mambo a pour nom Perez Prado, voici son sulfureux ' Mambo Lupita', je te défie de ne pas remuer le cul pendant cette invitation à la danse.

Tu dis Sergio?

Bailar!

Si, si ...

Grosse agitation sur la piste!

Puis, surprise, une étonnante cover de 'Tusk' de Fleetwood Mac, démarrage americana, un signal en espagnol.. un, dos, tres, virage cumbia imminent et folie totale!

Lapsteel en évidence pendant le pâteux 'La Cacharita', puis le chef propose à Raúl de pousser la chansonnette, c'est parti pour 'Perro Loco' un chicano rock, proche de Los Lobos.

Dans la salle un Chilien ayant abusé du pisco nous gratifie d'une leçon de géographie sud-américaine avant le dernier méfait inscrit sur la playlist, le cinématographique 'Mambo Mexicano', capable de ressusciter Lazare et ses voisins du graveyard.

Oltra, oltra... s'époumone la colonie hispanique, Tucson rapplique, nous balance une complainte qui va raviver les pleurs de Magdalena pour finir sur la farandole 'Traicionera'.

Il est 22:30, la fiesta est terminée!

photos: jp daniels

Orkesta Mendoza et La Negra Albina à l'Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles, le 30 novembre 2015
Orkesta Mendoza et La Negra Albina à l'Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles, le 30 novembre 2015
Orkesta Mendoza et La Negra Albina à l'Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles, le 30 novembre 2015
Orkesta Mendoza et La Negra Albina à l'Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles, le 30 novembre 2015
Orkesta Mendoza et La Negra Albina à l'Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles, le 30 novembre 2015
Orkesta Mendoza et La Negra Albina à l'Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles, le 30 novembre 2015
Orkesta Mendoza et La Negra Albina à l'Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles, le 30 novembre 2015
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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 08:34
Deborah Bonham @ La Cave- Hastière- le 28 novembre 2015

Deborah Bonham - La Cave, Hastière (BEL) - 2015.11.28

Set 1 :
01. Shit Happens.
02. What It Feels.
03. I Need Love.
04. Pain Birds.
05. Guide-Moi (Take Me Down).
06. M'envoler (Fly).
07. What It Feels.
08. For You.

Set 2 :
01. Grace.
02. Jack Past 8.
03. Pretty Thing.
04. Religion.
05. No Angel.
06. Duchess And The Shufflemeister.
07. Devil's In New Orleans.
08. Old Hyde.
09. Rock And a Roll.

Excellente initiative que celle de Michel Darras (rien à voir avec le Jean-Pierre du même nom) d'avoir invité la soeur du défunt John Henri "Bonzo" Bonham, batteur de Led Zeppelin, à venir se produire dans sa désormais célèbre "Cave".

Debbie nous confie pourtant qu'à la BBC, on présente notre pays comme un endroit à éviter d'urgence, sorte de croisement occidental entre le Yémen et la Syrie.

"Ils sont fous ces Bretons!"comme dirait un grand guerrier roux à tresses, là-bas tout là haut, dans un petit village d'Armorique qui résiste encore et toujours à l'envahisseur. Malgré l'actualité brûlante, le band n'a pas voulu annuler son concert en Belgique. C'était qui plus est la dernière date de la tournée 2015 qui a vu notre Debbie sillonner l'Europe et l'Angleterre en tous sens.

Après un soundcheck un peu tardif dû à une mise en place difficile de la sono, le band prend la scène dans une cave bondée. Ian Rowley ayant quitté le groupe, à la basse on retrouve Jo Burt qui a officié notamment comme bassiste dans Black Sabbath pour la tournée "Eternal Idol". Et d'emblée ça envoie : "Shit Happens", comme c'est de circonstances! Et on enchaîne avec "What It Feels" un titre sur lequel Robert Plant en personne joue de l'harmonica. Je vous entend déjà...non Robert n'était pas là hier! Ca rocke plein pots et peu importe que le pied de micro rende l'âme, notre sociétaire des Middlands fonce droit devant elle. Cerise sur le gâteau, elle met un point d'honneur à s'adresser au public en français et quand elle hésite, elle me demande. Comme je vous le dis. Oui, Debbie et moi sommes amis.

Vous parlez bien de "votre" notaire, "votre coiffeur", "votre" médecin?

Alors pourquoi j'aurais pas le droit d'avoir une amie, hein? Un passage en français dans le chant (d'habitude c'est dans le texte) avec les chansons 5 et 6 (voir ci-dessus) et un petit message sur le terrorisme et les derniers événements que nous connaissons tous.

Petite pause de vingt minutes, histoire d'aller vidanger l'eau des pommes-de-terre et de boire un coup, il fait hot dans la cave car le public est conquis et répond sans problèmes aux sollicitations de notre blonde grande-bretonne. Un petit coup d'humour avec "Jack Past 8" qui est un clin d'œil à la célèbre boisson distillée à Lynchburg (Tennessee) si vous me suivez. "Pretty Thing" dédicacé à votre chroniqueur préféré, (remplacez "chro" par "gros" et ça change tout le sens non? C'est Maman qui va être contente de savoir qu'on dit de son fils qu'il est pretty. Thanks Deb.

"Religion" un titre en plein faits-divers mais un message d'amour. Vient ensuite le monumental "No Angel" une longue pièce pleine de blues et de Rhythm and Blues, le vrai, au cours de laquelle on retrouve Aretha Franklin et une improvisation sur "Stairway To Heaven". Magnifique interprétation. Bravo!

Un petit passage par la Nouvelle Orléans où on fait un petit coucou au diable et puis direction "Old Hyde" la ferme que John avait achetée avec son cachet du Led Zeppelin II et encore un message d'espoir avec la certitude de revoir un jour les êtres chers, ceux qui s'en vont toujours trop tôt.

Fin du concert sous des applaudissements nourris eux aussi, nous on a dîné sur place à 20 heures, super idée que ce concept de resto-concert.

Un rappel?

Oui bien sûr! Et là je vais rougir,

Voilà que notre Debbie me présente comme quelqu'un de spécial pour elle, un ami très cher et un ami du groupe et elle m'invite à monter sur scène pour une jam.

Voilà également Jacques et Vincent (chanteur et batteur de Gallows Pole) qui complètent l'ensemble et c'est parti pour une brûlante reprise de Rock and Roll de Led Zeppelin.

Bon dieu que c'est bon et ce public dont je faisais partie il y a quelques instants encore qui scande le fameux " lonely, lonely, lonely, lonely, Time". Merci Debbie, Peter, Gerald, Jo et les autres pour cette soirée magnifique, pour cette générosité et cette disponibilité qui est la marque des grands.

See You soon.

Mitch ZoSo Duterck

Deborah Bonham @ La Cave- Hastière- le 28 novembre 2015
Deborah Bonham @ La Cave- Hastière- le 28 novembre 2015
Deborah Bonham @ La Cave- Hastière- le 28 novembre 2015
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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 08:26
Dyna B au Petit Théâtre Mercelis à Ixelles, le 28 novembre 2015

Dyna B au Petit Théâtre Mercelis à Ixelles, le 28 novembre 2015

Une coproduction Compagnie Dessources , Tapage Nocturne et lelac.be

Les Battesti, une lignée d'artistes: un danseur/chorégraphe: Nono Battesti - une chanteuse/danseuse, sa frangine Géraldine Battesti, qui se produit ce soir sous l'étiquette Dyna B.

La grande et féline Belgo-Haïtienne a déjà deux albums à son actif, 'Take a Break' en 2011 et le tout récent ' Soul Vibrations' qui fait un carton chez nos voisins hexagonaux.

Peu après la sortie du second recueil, elle se produisait au Pan Piper parisien, en ce venteux samedi, le vétuste mais coquet Petit Théâtre Mercelis l'accueille!

20:40', les lumières s'estompent, la musique de fond se dissipe, un trio de musiciens ( Quentin Halloy ( batterie et arrangements), Pierre Mottet ( Basse ou contrebasse) et Fabio Picci ( claviers) ) fait son apparition, ils sont suivis de Wellington Barros, Carla Jaci et de Fiona Mayeur qui assurent, magistralement, les choeurs.

Après une courte intro, Dyna B se montre, élancée, souple, vêtue d'un t-shirt rouge, d'un futal noir et chaussée de boots aussi sombres que son pantalon, la fille a tout du modèle pouvant espérer faire la couverture de Vogue.

Elle entame le tour de chant par le titre ouvrant 'Soul Vibrations', 'Hey Baby', un morceau mixant nu soul et gospel.

Pour les friands de comparaisons, on se risque à proposer Alicia Keys, Lauryn Hill ou Whitney Houston.

Dyna passe au français avec ' Née autre part' où le groove fusionne avec un nonchalant background reggae, la genèse de la chanson est à chercher dans ses origines, Géraldine est née créole avant d'aboutir dans le Brabant wallon et de faire partie de la caste Mamemo.

Une grosse claque en pleine poire avec la reprise du gospel ' Go down Moses' , un travail admirable du choir mixte et surtout un virage hip hop inattendu, ça sent le tube à plein nez!

Une nouvelle reprise magistrale succède au negro-spirituel biblique, ' Sinnerman' dans la version de Nina Simone peut être catalogué de chef-d'oeuvre, Dyna B n'a aucune raison de rougir de son adaptation poignante.

Une voix chaude, des battements de mains ayant conduit l'assistance à épauler les chanteurs et un pas de danse leste, autant d'ingrédients ayant suscité un tonnerre d'applaudissements au terme de la tirade.

Le trio de choristes rejoint Géraldine au centre de la scène pour entamer, à l'ancienne, ' Shake off you worries', popularisé par l'étonnant band de Winnipeg Chic Gamine, Fabio se permet une escapade juteuse au piano. Dry your eye chante le quartet, tu ne pleurais pas et de toute façon, t'étais à court de kleenex.

Enchaînement sur un morceau soul/jazz, ' Come back', que n'aurait pas renié Randy Crawford.

La basse pulse à mort, la température grimpe, Dyna chante ' La Fièvre', on te recommande la version enregistrée pour la formidable envolée de sax.

Une acoustique pour Wellington, voici l'autobiographique 'Reborn' et son chant récitatif, s'éloignant du schéma gospel classique pour prendre des teintes plus rock.

Avec la ballade 'Istwa Dwol' le concert adopte des coloris exotiques avant de revenir vers le reggae pendant 'Non non non' prônant la tolérance et l'acceptation de soi.

'Béton acier' et ses arrangements sophistiqués nous renvoie aussi bien vers Ayo, que vers la talentueuse Khadja Nin, ensuite la guitare sèche réapparaît pour un 'Better man' chaloupé et jazzy.

' Dance under the rain' n'a rien à voir avec Gene Kelly, cette romance de facture classique mixe les grandes voix à la Shirley Bassey ou Dionne Warwick et le chant sacré, en tenant compte du choeur liturgique.

Fiona, rejoins moi, s v p..elles attaquent à la mode féminine le hip hop de Kanye West, 'Gold digger'.

'Rise again' et le message d'espoir 'Life is good' terminent un set fort prisé par le public.

Tout naturellement l'équipe est rappelée et en guise de bis nous offre ' Mother Nature' dont les saveurs funky rappellent Stevie Wonder. pour le fond musical et Aretha Franklin pour la puissance vocale.

Il est 21:55', retour au bercail tandis que la chaussée d'Ixelles est balayée par de sournoises rafales de vent.

Dyna B au Petit Théâtre Mercelis à Ixelles, le 28 novembre 2015
Dyna B au Petit Théâtre Mercelis à Ixelles, le 28 novembre 2015
Dyna B au Petit Théâtre Mercelis à Ixelles, le 28 novembre 2015
Dyna B au Petit Théâtre Mercelis à Ixelles, le 28 novembre 2015
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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 07:59
Madonna ' Rebel Heart Tour' - Antwerps Sportpaleis, le 28 novembre 2015

Le billet de JPROCK :

Madonna est une star encensée par des millions de fans partout dans le monde et ils sont quasiment 17.000 à remplir le Sportpaleis ce samedi soir pour la date belge du Rebel Heart Tour.
Et Madonna a fait du Madonna pour le plus grand bonheur de son public, mais en ce qui me concerne je suis loin d’avoir été convaincu.
Alors si vous êtes fan acharné de la Ciccone et que vous ne vous sentez pas prêt à lire un avis différent du vôtre sans piquer une colère noire qui va gâcher votre journée, je vous conseille d’arrêter ici la lecture de ce billet car après tout pour vous j’ai écrit l’essentiel : Madonna est une star !

Il est 21h30 lorsque la Madone démarre un show qui par sa multitude de tableaux et son décorum est assez impressionnant.
Danseurs, équilibristes et cascadeurs se succèdent sur les planches d’ une scène amovible et gigantesque qui va se perdre bien loin dans le public.
L’emballage est donc magnifique et on s’attend à ce que le cadeau soit du même acabit, et c’est bien là que le bât blesse car l’éléphant accouche d’une souris : la star a oublié l’essentiel soigner sa musique !
Le Rebel Heart Tour s’avère être une grand messe en communion avec ses légions de fans mais pour l’amateur de musique quelque peu éclairé, le set se transforme vite en un supplice chinois ou chaque titre vous tombe sur le front au goutte à goutte avec des arrangements lourdingues et bien peu inspirés.
Même « Like a Virgin » ( ah que j’aimais ce titre à l’époque dans sa version pop rock produite par Nile Rodgers pour Sire records ! ) nous est servi dans un format bol de soupe à vous terrasser n’importe quel critique rock.
Peu de relief et un son lourd compact sans aspérités, raaaah !
Et où sont les musiciens ?
Seulement au nombre de quatre pour une production de cette envergure ils sont planqués de chaque côté de la lourde structure de la scène et s’éclipsent lorsque la star part changer de costume laissant la scène à des danseurs qui proposent des chorégraphies sur de la musique pré-enregistrée !
Un comble !
On sait que la Madone utilise cette technique afin de palier à quelques couacs vocaux durant ses prestations ou la danse et le show sont omniprésents, mais tout de même à un niveau pareil c’est inadmissible pour une star de cette envergure.
A force de vouloir faire du neuf avec du vieux, Madonna se déforce et présente des versions hybrides et poussives faussement modernes de ses hits au cours d'un show au rythme peu soutenu, entrecoupé d’instants longuets ou la star parle à son public qui bien sûr boit la moindre de ses paroles.
Et la musique dans tout ça ?
Elle vient assurément au second plan, et si le public y trouve malgré tout son compte il n’y a aucune raison hélas que les choses s’arrangent dans le futur.
Désormais Madonna est devenue une mega-star de la pop que l’on vient voir pour son nom comme on irait voir au théâtre un immense acteur même s’il joue dans une mauvaise pièce.
En tout cas moi on ne m’y reprendra plus , je préfère garder l’image de la jeune artiste qui à l’aube de sa carrière proposait de bons titres pop et les défendait avec une vraie énergie communicative et un côté rebelle sincère et non fabriqué.
Désormais la Ciccone est devenue l’élément principal d’un immense cirque Barnum où le tape à l’oeil et le gigantisme ont pris le pas sur la musique et l’émotion. Et c’est bien dommage.
Et si une bonne partie de sa carrière est fondée aussi sur le sexe et la provoc, il ne suffit pas aujourd’hui à 57 balais ( qu’elle ne fait pas d’ailleurs, bravo pour ça ! ) de prendre des poses sexy et de traiter les terroristes de « motherfuckers « pour encore se la jouer rebelle.
Personnellement j’aimerais la voir prendre des risques avec une tournée acoustique par exemple ou un vrai spectacle musical entourée d’une pléthore de musiciens talentueux.
Mais comme le Rebel Heart Tour, le mal nommé, remplit les salles partout dans le monde il n’y a aucune raison qu’elle change son fusil d’épaule pour le futur.
C’est triste, mais après tout on a les artistes qu’on mérite…

Texte et photos : JP Vanderlinden aka JPROCK.

Setlist :

Iconic
Bitch I'm Madonna
Burning Up
Holy Water
(with "Vogue" snippet)
Devil Pray
Song played from tape
Messiah
(video interlude)
Body Shop
True Blue
(acoustic)
Deeper and Deeper
HeartBreakCity
(with "Love Don't Live Here Anymore" snippet)
Like a Virgin
(with "Justify My Love" and "Heartbeat" samples)
S.E.X.
(video interlude; with "… more )
Living for Love
La Isla Bonita
Dress You Up
(with "Into the Groove" and "Lucky Star" snippets)
Who's that girl
Don't Tell Me
Rebel Heart
Illuminativideo interlude)
Music
(with "Give It 2 Me" sample)
Candy Shop
Material Girl
La vie en rose
(Édith Piaf cover) (acoustic)
Unapologetic Bitch

Encore:
Holiday

Madonna ' Rebel Heart Tour' - Antwerps Sportpaleis, le 28 novembre 2015
Madonna ' Rebel Heart Tour' - Antwerps Sportpaleis, le 28 novembre 2015
Madonna ' Rebel Heart Tour' - Antwerps Sportpaleis, le 28 novembre 2015
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27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 20:08
Les Trash Croutes @ Libr'Air - Saint-Gilles, le 27 novembre 2015

Les Trash Croutes @ Libr'Air - Saint-Gilles, le 27 novembre 2015

Dans quelque ville morte, au bord de l'eau, vivote

La tristesse de la vieillesse des maisons

A genoux dans l'eau froide et comme en oraisons ;

Car les vieilles maisons ont l'allure dévote....

Malheureusement , le cas de Bruxelles n'a rien à voir avec le chef-d'oeuvre du symbolisme, dû à la plume du poète du silence et des impressions fugitives, si la capitale d'un Royaume, devenu la risée d'une bonne partie du monde, a végété pendant une semaine au point de devenir une ville en état de siège, rappelant aux aînés les pages sombres de la seconde guerre mondiale, avec pour certains le sceptre du rationnement, des coupures d'électricité, des fouilles et d'autres avatars liés à l'occupation, c'est suite à la décision de l' Organe de Coordination pour l'Analyse de la Menace de relever le niveau d'alerte au degré 4, ce qui en gros signifie: restez chez vous, calfeutrez portes et fenêtres, ne répondez plus au téléphone, et si possible, cantonnez vous dans l'abri antiatomique pour suivre l'exemple suisse!

Ce cirque a plus ou moins pris fin le 26 novembre et donc, le lendemain, les habitués des salles de concert toujours privés du Bota, de l'AB, de Forest National, de Flagey et autres grands complexes se sont jetés sur des événements en principe moins amasseurs de foule.

Cap sur le Parvis de Saint-Gilles où le Libr'Air programme Les Trash Croutes.

Quelques tours de manège pour larguer ton char chenillé, acheté lors d'une brocante, et à 20:50 tu pénètres dans le célèbre beuglant saint-gillois.

Fichtre, il est déjà sérieusement blindé, tu parviens à te commander une bière au goût d'avant la guerre, ce sera la seule, car dix minutes plus tard tu te retrouves comme un maquereau, baignant dans une huile Saupiquet, coincé entre une armée de sardines sympathiques mais pas vierges.

Près de la vitrine, cinq nanas fignolent un soundcheck.

La cousine de madame Beulemans, pas contente,beugle...Godv., 't is al vaif euver nègen, vous allez commencer, bande de connasses!

Toulouse est arrivée tardivement, les contrôles sont désormais sévères à la douane installée à Drogenbos, et comme elles avaient déclaré deux ukuleles, il a fallu chercher dans l'encyclopédie des armes de quoi il s'agissait, bref, ze waren te laat au rendez-vous.

21:10', laissez-nous 20' pour enfiler nos tenues de scène.

T'as très soif, tu seras abstinent, bon entraînement en vue du ramadan!

21:35'

Sur scène traînaient les deux ukuleles, une contrebasse, une basse, un xylophone, un keytar, un drumpad, des shakers, un tambourin, des flûtes, un kazoo, des claves et un sampleur.

Se fendent un chemin parmi la masse humaine, cinq croutasses à la tenue vestimentaire loufoque, si elles ne sont pas reprises dans la Mr Blackwell’s worst-dressed list, c'est parce que ce bouffeur de pickles ne connaît que des has been: des collants tape-à-l'oeil, des paillettes plein le nez et les oreilles, du lipstick décadent, du fard criard, des tenues d'aerobic à rendre Jane Fonda malade de jalousie, du khôl très chou, des boucles d'oreille gay pride ou un petit poney Barbie comme couvre-chef...bref, la totale, que tu risques de ne pas trouver dans les magasins spécialisés rue du Lombard.

Déjà cette entrée en matière prête à sourire, la suite sera délirante.

Melbi, Kélém, Fisso, Laroussie et la fille naturelle de Fred Astaire, Nono la Claquette, vont, en 85', rendre le sourire à toute une assistance sevrée depuis plus de 10 jours.

La carte propose des extraits de leurs trois recueils qui se vendent à prix libre après chaque représentation ( " Lorsque l’Amour ce rat mort" - "Ze Feurlst" - "The Feulrst Touh"), trois volumes de chansons françaises à texte, style Les Grosses Têtes en route chez Jacques Martin en passant par le Club Dorothée et le Cercle de Minuit.

Discours préliminaire: mettez-vous à l'aise, à poil si vous le désirez, le mercure indique 4° à l'ombre, le soleil était au chômage!

Les Vamps au boulot, 'Tout ce qu'elle veut' une adaptation libre du prix Merde d'Ici de 1989, 'All that she wants' d'Ace of Base.

Un solo de kazoo et un chorus repris par une poignée de fans originaires de Marcinelle.

Le ton est donné, sortez les mouchoirs, ça va plus s'arrêter!

'Be my babe' , ça donne quoi en occitan?

' Sois mon Keumé' à consommer avec un Gaillac frais!

Après les Ronettes, on francise les Supremes, 'Ne presse pas l'amour', Phil Collins est fan!

Le quizz se poursuit,tandis que le flot d'arrivants s'engluant dans le petit zinc commence à dépasser largement le quota admis par Theo, voici 'Michel de Jacques' un massacre à la toulousaine de l'oeuvre de Michael Jackson en dix minutes iconoclastes!

Les Bangles, 'Marche comme un Egyptien', chorégraphie inclue, ça tue, et tu prendras bien un zeste de Blondie, un ' Coeur de glace' c'est pas plus con qu'un coeur de rocker ou qu'un coeur d'artichaut.

Les novices ne sont pas encore revenus de leur surprise que nos héroïnes kitsch s'attaquent à 'Toxique' de la mère Britney.

Cette version vénéneuse précède 'Jean-Claude'... Jean-Claude, c'est moi ta Katie, je suis rentrée, j'ai si froid glaglagla... et ce connard sifflant sa Jupiler, allongé sur le divan en regardant un porno, ne l'entend pas pleurnicher... c'est moche comme le pire roman misérabiliste!

Puis c'est au tour des Buggles de passer à la moulinette ' La vidéo a tué la Radio Etoile' avant un détour vers la jungle, la terrible jungle où Daktari est mort un soir, avec ' Shakiki', t'as tellement ri que tu n'as pas retrouvé le titre original.

Lâcher de ballons pendant '99 Ballons' de Nena et, après s'être amusé, il est temps de méditer et d'essayer le sexe tantrique, voici 'Get flûty'.

La t° monte de quelques degrés, une 'Vague de chaleur' est annoncée, les donzelles devaient pourtant ignorer que Martha et ses Vandellas étaient chez nous en semaine.

Chaleur et libido sont indissociables, tout logiquement les louloutes le chantent, 'Chui trop excitée', elles ne sont pas les seules, tes voisines, sous pression depuis près d'une heure, se laissent aller, sur 10 cm2, c'est pas évident.

On a soif, on veut des pichets de bière et vite!

Voilà, elles sont prêtes pour le grand numéro, une version casse-gueule du chef-d'oeuvre en péril de Bonnie Tyler, 'Total eclipse of the heart'.

Avec 'I'd Do Anything For Love' de Meat Loaf, l'un des deux meilleurs classiques du répertoire dramatico-rock.

T'as failli hurler: 'Laroussie, je t'aime!'

Folie générale avec 'Je survivrai', et une pensée émue pour Donna Summer.

Les célibataires seul(e)s dans la salle lèvent la main!

459 mains tendues dans les airs, 459 voix chantent 'Célibataire' et pour clôturer le set ' Donne moi un homme après minuit' ou 'Gimme Gimme' d'Abba à la sauce trash.

Ginette est déçue: vous n'avez pas joué 'Il pleut des hommes'!

T'inquiète, Ginette, ça vient, rien que pour toi, pour la première fois dans l'histoire il va enfin pleuvoir des mâles.

La copine de Gigi, euphorique, en jette son t-shirt pour se retrouver topless, tandis qu'un barbu se balade au dessus de nos têtes!

Pas question de les laisser filer, elles nous balancent un double bis, un rap trash croute et la perle ultime 'Premier Baisé' ( accent aigu, bitte), un rewriting carré blanc du tube d'Emmanuelle, avec un final anthologique "Les Trash Croutes te laisseront le cul comme le drapeau du Japon".

En rentrant chez toi t'as commencé à écrire la lettre:

Ô grand saint Nicolas, patron des pieds nickelés, apportez-moi des trash croutes tout pleins mes petits souliers...

Les Trash Croutes @ Libr'Air - Saint-Gilles, le 27 novembre 2015
Les Trash Croutes @ Libr'Air - Saint-Gilles, le 27 novembre 2015
Les Trash Croutes @ Libr'Air - Saint-Gilles, le 27 novembre 2015
Les Trash Croutes @ Libr'Air - Saint-Gilles, le 27 novembre 2015
Les Trash Croutes @ Libr'Air - Saint-Gilles, le 27 novembre 2015
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27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 10:40
Décès de l’accordéoniste Jean Corti!

Le nom de Jean Corti ( Giovanni Cortinovis) est bien entendu intimement lié à celui de Jacques Brel, qu'il a accompagné pendant six ans sur scène, mais cet accordéoniste de génie, ayant rendu toute ses lettres de noblesse au piano à bretelles, a également foulé les scènes aux côtés de Barbara, Brassens, Bashung, Henri Tachan ou les Petrucciani père et fils.

Dans les années 90 il refait sur face pour jouer avec Têtes Raides, c'est grâce à Christian Olivier qu'il peut sortir trois albums sous son nom, le dernier 'Fiorina' en 2009 sur lequel on peut entendre, e.a. ,Thomas Fersen.

Jean Corti est décédé le 25 novembre, il avait 86 ans!

Ciao, l'artiste!

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