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25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 17:50
Eagles of Death Metal - Forest National - le 25 février 2016

Eagles of Death Metal - Forest National - le 25 février 2016

Le billet de JPROCK :

Concert exceptionnel à plus d’un titre ce 25 février à Forest National pour la venue des Eagles of Death Metal.
La sécurité a bien sûr été renforcée depuis l’horrible massacre du Bataclan perpétré par les extrémistes barbares que l’on sait, et sur le parvis de la salle forestoise, policiers et militaires en armes s’associent à un service de sécurité équipé de détecteurs de métaux et particulièrement vigilant.
Quel ne fut pas l’étonnement des fans arrivés bien à l’avance qui patientaient sur l’esplanade de voir se pointer Jesse Hughes venu accorder quelques accolades bienveillantes aux hommes des forces de l’ordre de faction avant de satisfaire avec le sourire aux demandes de quelques fans pour une photo souvenir ou un autographe.
Décidément ces mecs là sont vraiment sympas, on aura d’ailleurs l’occasion de le vérifier quelques heures plus tard sur scène.
Mais en attendant le concert des héros de la soirée c’est tout d’abord sur le coup de 19h15 à

Sinner Sinners que revient la lourde tâche d’ouvrir les hostilités.
Originaires l’un et l’autre de France et de Hollande, le couple marié Steve et Sam Thill fondent Sinner Sinners en 2009 et s’installe à Los Angeles. Ils tourne alors de part et d’autre de l’Atlantique partageant des scènes avec the Sonics, The Lords of Altamont, The Morlocks et bien sûr les Eagles of Death Metal.
Véritable combo de scène, Sinner Sinners démarre son set pied au plancher avec une reprise punky évocatrice d’ » Il est Cinq Heure Paris s’éveille « que les Ramones ou les Sonics n’auraient pas dénigrée, avant d’enchaîner avec d’excellentes compos ravageuses tirées de leur album XI sorti en 2014.
Très puissant et efficace à 100 %, Sinner Sinners a vraiment laissé une excellente impression ce soir pour leur premier passage en Belgique et on espère beaucoup les revoir bientôt chez nous pour un set complet en tête d’affiche.
Place ensuite à White Miles, un duo rock autrichien composé de la chanteuse guitariste Medina Rekic et du batteur-chanteur Hansjörg Loferer.
Le band décrit sa musique comme du "dirty pole dancer stoner blues rock ».
La filiation avec un duo comme les White Stripes est évidente malgré un son différent, et même si l’énergie est bien présente tout au long du set le duo ne peut empêcher un côté répétitif bien normal quand on n’est que deux à envoyer la sauce.
Ils se taillent tout de même un beau succès à l'applaudimètre.
Dès la fin de leur set le stand merchandising est pris d’assaut par les fans des Eagles of Death Metal avides d’acheter un souvenir de leur groupe favori.
Il est 21h07 lorsque les lumières s’éteignent.
Le public hurle et après quelques instants d'attente les Eagles of Death Metal montent sur scène.
Pendant de longues minutes, Jesse Hughes en tête, le band salue son public sans avoir encore joué une seule note, et le mélange de bonheur et d’émotion qui se lit sur les visages des membres du groupe et des spectateurs offre un joli spectacle. Ovation.
Quelque chose de spécial lie dorénavant les EODM à leur public, à n’importe quel public rock d’ailleurs.
Malgré lui, le band est devenu l’emblème du rock, de la liberté d’expression et de la pensée libre qui ne pliera jamais sous la peur ni sous quelque violence que ce soit.
Et même si les évènements tragiques du 13 novembre au Bataclan ont mis le groupe dans la lumière au niveau mondial cette soudaine renommée semble parfois bien lourde à porter pour ces musiciens sincères qui vivent pour leur passion et pour leur public.
D’ailleurs ce soir à de multiples reprises au cours du show on perçoit cette émotion latente, cet amour sincère et ce respect entre un groupe et ses fans dont certains ont perdu la vie à un concert qui aurait dû être pour eux un moment magique et une magnifique fête collective.
Plusieurs fois durant ce concert pas tout à fait comme les autres on sentira Jesse Hughes et Dave Catching très émus , écrasant parfois quelques larmes, mais chaque moment d’émotion est suivi d’une furia rock et d'une joie de jouer et d’être en vie absolument jubilatoire.
Les larges sourires arborés par les musiciens sur scène et dans la salle par les spectateurs font chaud au coeur.
J’ai rarement ressenti autant de plaisir à un concert de rock, une force indicible reliant chaque spectateur à chaque musicien.
Le rock c’est la vie, et la vie c’est le rock !
Et que chaque abruti encagoulé et armé prêt à commettre l’irréparable pour une cause pseudo religieuse ou autre se foute bien ça dans le crâne une fois pour toute !
Le rock est comme le phénix il renait sans cesse de ses cendre et toujours plus fort.
Et ce qui était censé nous abattre et nous diviser nous rassemble aujourd’hui avec force, joie et détermination.
Mais laissons là ces quelques pensées philosophiques pour nous intéresser à la musique.
Alors c’était comment les EODM sur scène ? C’était fameux m’sieurs-dames, c’était même géant et c’était tout ce qu’on aime !
Energie, compos accrocheuses, musiciens déchaînés et heureux, public réceptif et enthousiaste bref ce fut un concert de haut vol du premier titre joué « I Only Want You » au dernier du second rappel « Speaking in Tongues «
Avec une mention spéciale à « I Love you All the Time » mega hit en puissance et rassembleur chanté en choeur par les musiciens et la foule.
Foule dans laquelle Jesse Hughes est venu se balader armé de sa guitare avant de déclarer que le concert de ce soir était un des plus grands moments « on stage » que le groupe ait vécu.
Et sa déclaration puait la sincérité, aucun doute là dessus.
En cent vingt minutes d’un set mémorable et addictif les EODM ont retracé l’histoire du rock de la plus belle manière qu’il soit.
Et quand on sait que le groupe vient d’annoncer qu’il annule le restant de sa tournée européenne pour cause de tendon déchiré de son frontman Jesse Hughes, on mesure encore mieux la chance qu’on a eu de vivre cette soirée mémorable du jeudi 25 février 2016.
Putain de bon concert !
Thanks guys, you're great !

Texte et photos : Jean-Pierre vanderlinden aka JPROCK-THE DARK FEATHER.

Setlist:
Intro
(Ladies Night - Kool & The Gang)
I Only Want You
Don't Speak (I Came to Make a Bang!)
Complexity
(Boots Electric cover)
Whorehoppin' (Shit, Goddamn)
Got a Woman
Silverlake (K.S.O.F.M.)
The Reverend
Cherry Cola
Oh Girl
Save a Prayer
(Duran Duran cover)
Miss Alissa
Stuck in the Metal
Secret Plans
Wannabe in L.A.
I Want You So Hard (Boy's Bad News)

Encore:
Bag O' Miracles
I'll Blow You a Kiss in the Wind
Midnight Creeper
Brown Sugar
(The Rolling Stones cover)

Encore 2:
I Like to Move in the Night
I Love You All the Time
Speaking in Tongues

Eagles of Death Metal - Forest National - le 25 février 2016
Eagles of Death Metal - Forest National - le 25 février 2016
Eagles of Death Metal - Forest National - le 25 février 2016
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25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 14:56
BAND OF FRIENDS - Spirit of '66 - Verviers le 25 février 2016

BAND OF FRIENDS SPIRIT OF 66 – VERVIERS (BEL) – 2016.02.25

Lineup :
GERRY MCAVOY : Bass - Backing Vocals
TED MCKENNA : Drums - Backing Vocals
MARCEL SCHERPENZEEL : Guitar - Lead Vocals

Un concert placé sous le signe de la Nostalgie au Spirit of '66 avec la venue du Band of Friends. Mais ce n'est pas la Nostalgie qu'écoute la ménagère ménopausée dans la cinquantaine en pensant à son amant qui est encore la seule chose qui lui donne quelques frissons en dehors de la sortie du dernier cd de Frank Michael ou de Calogero.Non pas! Il s'agit ici ni plus ni moins que la nostalgie de l'immense guitariste qu'était l'Irlandais Rory Gallagher. Le natif de Ballyshannon nous a quittés le 14 juin 1995 à l'âge de 47 ans des suites d'un rejet après une transplantation du foie. Le monde du blues-rock perdait ce jour là un de ses plus emblématiques représentants.
Gerry McAvoy qui officia aux côtes de Rory de 1971 à 1991 a voulu que la flamme continue à briller au firmament du panthéon des musiciens et perpétuer la musique du génial Irlandais à la Fender Stratocaster usée jusqu'au bois. C'est pourquoi il s'est embarqué dans un voyage sans fin avec le batteur écossais Ted McKenna (ex-Sensational Alex Harvey Band, Michael Schenker Group, Ian Gillan Band) qui officia aux côtés de Rory de 1977 à 1981.
La section rythmique assurée par ses deux plus emblématiques représentants, restait à trouver un guitariste capable non seulement de restituer le jeu du maître mais aussi, apte à chanter à la manière de l'homme à la chemise à carreaux ce qui n'était pas non plus la tâche la plus aisée.
C'est du côté des Pays-Bas que la lumière viendra en la personne du grand Marcel Scherpenzeel, natif d'Amsterdam. Car notre Marcel est grand, non seulement par la taille, mais aussi par le talent.
C'est déjà bluffant d'entendre le son de sa Fender, réplique exacte de celle de son défunt maître, mais quand on ferme les yeux, à certains moments, on croirait que notre Irlandais est descendu de son paradis des musiciens pour refaire une pige avec son ancien band. C'est très émotionnant, on en a des frissons.
Au premier rang, une blonde d'un certain âge sinon d'une âge certain tangue comme un bateau ivre, bras levés, mains tendues vers les musiciens qu'elle hésite poutrant à toucher malgré le regard bienveillant et compréhensif de son compagnon. Dans l'assistance, mis à part une ou deux exceptions dont l'une d'elles, noire de cheveux et fort agréable au regard que l'on croise environ à 1,80m du sol, la moyenne d'âge flirte joyeusement avec la cinquantaine grisonnante, du moins pour certains, capillairement malchanceux ou alors coquets au point de faire des mèches… Ca parle français, allemand et... néerlandais. Trop fort comme d'habitude, ils sont quatre près du bar et tu croirais qu'ils sont 50, ils ne parlent pas, ils crient ! C'est bien d'avoir la côte belge dans sa région linguistique mais faudrait voir à vous désensabler les portugaises les gars !!! C'est de l'humour hein, je vous aime moi chers compatriotes. Bref, les trois frontières sont une nouvelle fois unies et réunies sous la bannière de la musique et c'est très bien ainsi
20h30 c'est le début du feu d'artifice qui, pendant près de deux heures, va nous nous faire admirer ses fusées les plus belles qui explosent tout là haut et retombent en gerbes étincelantes dans des scintillements de riffs colorés. Cradle Rock, The Last Of The Independants, Shin Kicker, Laundromat, Calling Card, Tattoo'd Lady ou encore Shadow Play avant le bouquet final « Bullfrog Blues » qui pétarade encore à nos oreilles longtemps après que les lumières se soient éteintes sur scène.
Encore une très belle soirée que nous avait programmée là notre Francis national.
Il ne me reste plus qu'a rejoindre Ciney en compagnie de Jean-Louis et de Philou surnommé Daffe-Punk par ses élèves.Trois anciens de la même école dont un ex-directeur, un professeur en fonction et un ancien élève devenu musicien, devinez de quoi on a parlé ? Bon, allez, dodo, ce soir c'est moi qui serai sur scène avec mon band Cover Age. A bientôt.

Mitch « ZoSo » Duterck

BAND OF FRIENDS - Spirit of '66 - Verviers le 25 février 2016
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24 février 2016 3 24 /02 /février /2016 17:13
Joanna Newsom au Bozar - Bruxelles - le 24 février 2016

Joanna Newson au Bozar - Bruxelles - le 24 février 2016

Florian Hexagen

REVIEW: Concert absolument envoûtant de ~Joanna Newsom~ hier soir au BOZAR, nymphe harpiste américaine et prêtresse psyché-folk. On ne la connaissait que de nom jusqu'ici, "Steve Albini brought us here", et franchement, merci encore une fois à lui. Moins d'une minute après le début de son set, son univers musical vraiment particulier nous a plongés dans une bulle de délicatesse qui nous a transportés loin, bien loin, dans une dimension où le temps n'a plus trop d'importance et où les moments de grâce sont suspendus quasi à l'infini.

Difficile de classifier ce que l'on a vu/entendu, mais on peut le résumer en un mot: UNIQUE.

Après Shannon Wright et Laibach, on tient pour l'instant avec cette drôle et très talentueuse dame (accompagnée pour cette tournée d'un backing band de luxe) le trio live de rêve de ce début d'année 2016.

Joanna Newsom au Bozar - Bruxelles - le 24 février 2016
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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 12:19
Die unendliche Geschichte: Rusty Burns, Sonny James, Hans Reffert, Piotr Grudziński, Harald Devold, Vi Subversa!

Ya'acov (James) Russell Burns better known as Rusty Burns était le guitariste du Southern rock band Point Blank.

Le groupe avait sorti 6 albums avant de se séparer, mais en 2005 il se reforme pour donner un benefit concert et les musiciens décident de reprendre l'aventure.

Trois albums paraîtront après cette renaissance.

Rusty qui avait été guitar technician pour ZZ Top est décédé le 19 février.

Le chanteur country Sonny James a connu le succès en 1957 avec 'Young Love'.

Il aura classé plus de 80 titres dans les country charts durant sa longue carrière qui l'a vu dénicher une place dans le Country Music Hall of Fame.

C'est lui également qui a produit les 3 premiers albums de Marie Osmond.

Il s'est éteint à Nashville à 87 ans.

Hans Reffert de Ludwigshafen am Rhein aura tâté de tous les genres musicaux, c'est en tant que membre du combo de krautrock Guru Guru que son nom a acquis une notoriété internationale.

Le musicien et compositeur est aussi associé à pas mal d'autres projets: Zauberfinger, Sanfte Liebe, Schrammel und Slide ou Idole, sans oublier son travail pour le théâtre, le cinéma ou la télévision.

Il avait 69 ans lors de son décès, no cause of death has been announced!

C'est le groupe de rock progressif Riverside qui a annoncé la triste nouvelle du décès de leur guitariste Piotr Grudziński.

In our deepest pain and disbelief we would like to inform you that our dearest friend and brother Piotr Grudzinski has passed away this morning. We kindly ask you to respect the privacy of his family and friends...

Le groupe devait tourner pour promouvoir son dernier album 'Love, Fear and the Time Machine' sorti en septembre 2015.

Harald Devold, décédé le 19 février, has been one of Norway's most commonly used freelance musician depuis les années 80.

Le saxophoniste et flûtiste était une des figures marquantes du big band Oslo Groove Company, il était également producteur pour Scene Finnmark, ayant ainsi travaillé avec Sondre Lerche, Mari Boine ou Angélique Kidjo.

Vi Subversa, de son nom véritable Frances Sokolov, était la la figure de proue du groupe anarchiste Poison Girls, un des premiers punk bands féminins au UK.

La madame n'était plus de première jeunesse lors des débuts du groupe, c'était donc assez étonnant de voir cette mère de famille proférer ses textes anarchistes à fortes connotations sexuelles sur les scènes anglaises.

C'est elle qu'on peut voir dans le film 'She's a punk rocker'.

She died last week following a short illness.

Die unendliche Geschichte: Rusty Burns, Sonny James, Hans Reffert, Piotr Grudziński, Harald Devold, Vi Subversa!
Die unendliche Geschichte: Rusty Burns, Sonny James, Hans Reffert, Piotr Grudziński, Harald Devold, Vi Subversa!
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20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 17:47
Adieu Paul Gordon, Brendan Healy et Pantelis Pantelidis!

Paul Gordon ( 52 ans) tenait la guitare et les claviers pour les B52's depuis 2007, c'est d'ailleurs le band qui a annoncé son décès sur facebook.

Avant de rejoindre la bande de zozos de Athens, Paul jouait avec les New Radicals qui n'auront sorti qu'un album.

La liste de ses collaborations comme producer ou musicien est impressionnante: Goo Goo Dolls, Lisa Marie Presley, Natasha Bedingfield, Charles and Eddie, Prince, Nona Hendryx, Noel, Chaka Kahn, ou Anna Wilson...sont mentionnés par les experts.

Le natif de Newport a également composé plusieurs thèmes pour le cinéma ou la télévision.

Si Brendan Healy est surtout connu comme acteur ( Quayside, The Black Velvet Gown ..) ou stand-up comedian, il avait commencé sa carrière en tant que musicien, jouant avec John Miles, Goldie ou Lindisfarne.

Un cancer a eu raison de sa santé à 59 ans.

Pantelis Pantelidis ( 32 ans), une star en Grèce, a perdu la vie lors d'un accident de la circulation près d'Athènes.

Il avait sorti quatre albums et récolté quelques Awards chez les concitoyens d'Aléxis Tsípras.

La Grèce est en état de choc!

Adieu Paul Gordon, Brendan Healy et Pantelis Pantelidis!
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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 21:37
Róisín Murphy - Cirque Royal de Bruxelles. le 19 février 2016

Róisín Murphy - Cirque Royal de Bruxelles. le 19 février 2016

Le billet de JPROCK :

Prévu initialement fin novembre 2015 à Forest National puis reporté pour des sombres motifs de conflits d’agenda, le concert de Roisin Murphy a finalement eu lieu ce 19 février dans un Cirque Royal qui est loin d’avoir fait le plein.
L’étoile de l’ex-chanteuse de Moloko est elle en train de pâlir ?
Oui diront certains , non diront d’autres pour qui Roisin Murphy est devenue une chanteuse branchée pour hipsters et adeptes de disco parties.
Bref, on peut dire qu' au terme du concert de ce soir les avis sont partagés.
Certains ont certainement adoré et d’autres comme moi se sont copieusement ennuyés à la vision de ce spectacle durant lequel les changements de costumes sont finalement plus nombreux que les titres interprétés et plus colorés que la musique proposée par l'artiste irlandaise.
Car c’est à un véritable carnaval-défilé de mode proposant une alternance de masques et de tenues que nous assistons ce soir, Roisin Murphy allant parfois jusqu’à changer trois fois de tenue au cours d’un même morceau (sic !).
Tantôt étonnante et flamboyante, tantôt irritante, la jeune femme en fait trop au niveau du look et musicalement nous sert une electronica teinté ede dance qui parfois (rarement) atteint des sommets mais qui se transforme aussi à certains moments en une soupe cacophonique qui vous fait passer le bruit d’une perceuse pour un moment intense de plaisir auditif.
Raaaah, cette version apocalyptique d' Exploitation"qui n'en finit plus !!!
Et question décibels la demoiselle envoie la sauce à fond, à un point tel que même dans les couloirs du Cirque on a du mal à se parler tant les basses résonnent à tout va.
Au terme d' une prestation très inégale qui m’a semblé durer une éternité, elle revient sur scène pour un rappel avec « Exile » et un dernier titre » Pure Pleasure Seeker » dont je ne verrai pas la fin car je décide d'en rester là pour ce soir .
Dans les escaliers du Cirque Royal je croise des fans déçus qui eux aussi partent avant la fin.
« Vous n’avez pas aimé? « leur dis-je.

« Pfff , me répond l’un d’entre eux c’était pas mal mais c’est loin d’être le meilleur concert que j’ai vu d’elle ! «
Tout n’est donc peut être pas perdu, apparemment l’Irlandaise est capable de faire beaucoup mieux.
En ce qui me concerne, l’avenir ne me dira pas si ce fan déçu a dit vrai, car le prochain concert défilé de mode déjanté de la dame se passera sans moi.
Je suis venu, j’ai vu, et je n’y retournerai plus.

Texte et photos : JP Vanderlinden aka JPROCK-THE DARK FEATHER.

Setlist :

Let Me Know
(with "Straight from the Heart"… more )
Dirty Monkey
(Moloko song)
Dear Miami
Tight Sweater
(Moloko song)
In sintesi
Overpowered
Unputdownable
Evil Eyes
Tatty Narja
(Moloko song)
Gone Fishing
House of Glass
Ancora tu
Jealousy
(Disco mix)
Exploitation
(with "Sing It Back" snippet)

Encore:
Exile
Pure Pleasure Seeker
(Moloko song)
Evil Eyes
(Instrumental Reprise)

Róisín Murphy - Cirque Royal de Bruxelles. le 19 février 2016
Róisín Murphy - Cirque Royal de Bruxelles. le 19 février 2016
Róisín Murphy - Cirque Royal de Bruxelles. le 19 février 2016
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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 15:40
Fat Boy Blues au V and B, Guingamp ( Côtes d'Armor), le 19 février 2016

Fat Boy Blues au V and B, Guingamp ( Côtes d'Armor), le 19 février 2016

V and B, comme « vins et bières », une chouette enseigne, un concept pas con: un magasin et un espace de dégustation assez vaste que pour permettre l'organisation de concerts, il y avait du monde à l'heure de l'apéro rue de Cadolan à Guingamp.

Le temps de s'envoyer une cuvée des Trolls , brassée à Pipaix ( Leuze-en-Hainaut) et le coin scène est occupé par de vieux briscards, rescapés de toutes les guerres, Fat Boy Blues.

Sont fat?

Euh, sont pas tous thin ou slim, à première vue ils ne se nourrissent pas forcément uniquement de laitues et de concombres!

Ce trio franco-britannique, basé en Bretagne, écume l'Ouest français depuis 2010 pour prêcher un bon vieux blues rock sans gadgets électroniques.

Aux drums et lead vocals, have you seen my sunglasses, le vétéran Ray King que certains ont vu dans le Kent au sein de Diablo,The Lost Souls, The Rebounds et même de Inner Circle, ce brillant gentleman a également pondu un roman autobiographique called 'Once a Muso' , il est venu s'établir chez les bouffeurs de grenouilles en 1991, il y donne des cours de batterie et tâte de la scène avec Fat Boy Blues, il a également joué au sein de Night Train, Bluesgroove et Les Myriades - son compatriote Glyn Warren a tenu la basse chez le Oil band Angelic Upstarts qu'il a quitté on doctor's orders, il devenait sourd, certains l'ont entendu comme membre de Boxty ou de Hairy Bacon Experience - aux guitares et au chant grave, Jumping Jack Thaeron, un petit gars, pas si moche, de Morlaix, qui n'aboie pas comme un roquet ,mais dont les riffs précis font mouche à tous les coups.

Un démarrage funk blues avec le juteux Texas blues 'Out of sight, out of mind' suivi par ' My Buddy, buddy friends' qu'ils attribuent à Kim Wilson des Fabulous Thunderbirds, ce morceau se trouve au répertoire d' artistes classieux, Dr. Feelgood ou Charlie Musselwhite e.a.

Ces mecs ont le bon goût d'ouvrir les débats avec quelques perles pas trop connues, ils nous promettent d'ailleurs un premier set aux accents blues avant de passer au rock lors de la seconde mi-temps.

Ils enchaînent sur "Before You Accuse Me" de Bo Diddley dans le style Eric Clapton, avant de nous rappeler que John Mayall fut un des premiers à avoir joué le blues au pays de sa majesté, "All Your Love" (Willie Dixon/Otis Rush) a été enregistré par Mayall et ses Bluesbreakers ( Clapton à la gratte) en 1966 et pas en 1964, Ray, c'est pour cette raison que Glyn, le petit jeune, a raison d'affirmer qu'il n'était pas né!

Fabuleux travail de Big Moustache à la six cordes, c'est d'ailleurs lui qui saisit le micro pour aller promener le clebs, 'Walking the dog'.

Du blues avec une touche de groove, ça vous va?

Voici 'Smoking gun' de Robert Cray qui précède le classique ' Hoochie Coochie Man'.

L'âge d'or du pub rock au UK, c'était Ducks DeLuxe, Chilli Willi and the Red Hot Peppers, Brinsley Schwarz et bien sûr Dr. Feelgood, 'Dimples' est un de leurs morceaux les plus sexy.

Prêt pour le grand saut au dessus des mers, on descend vers les plaines du Sud avec l'hymne Southern rock 'Sweet Home Alabama' puis on se retape le chemin inverse et on replonge dans les sixties avec le génial 'Keep on running' de Spencer Davis Group.

Any Glaswegians in the room?

Non, ni Sharleen Spiteri, ni Lulu n'ont pu se déplacer, sorry ...

Do you know The Nimmo Brothers?

Yes, and King King, too!

Ok, voici leur 'Heart without a soul' sans kilt!

Il est l'heure de songer à l'avant-goût de la seconde partie, let's rock with Lenny, 'Are you gonna go my way'.

Et maintenant, Glyn, Calvin Russell, ça te va?

Jack Russell?

Fais le malin, mec, let's do ' Rocking the Republicans' puis on achève part 1 avec Z Z Top, 'Sharp Dressed Man'.

Pause v ou b, Bordeaux ou Erdinger Weissbier!

Reprise en force avec 'Bad case of loving you' de Moon Martin, tube imparable pour le regretté Robert Palmer.

Puis vient ' Big Boss Man' avec 46 fausses sorties ( en voltige) de l'espiègle batteur et de ses 66 balais.

Un petit medley s'incruste dans 'Rock me babe', sur le lac il n'y a pas de fumée sans feu, et que Ray King ait une inspiration soudaine et s'attaque à Ray Davies et à son 'Really got me' quoi de plus normal, entre souverains, on se fait des politesses.

Guingamp, vous êtes nuls, on avait espéré votre aide pendant 'I got my mojo working', vous êtes juste bons à fredonner la pêche aux moules!

Jack, les Who, ' Won't get fooled again', c'est pas trop dur pour toi?

Je peux te jouer le Concerto d'Aranjuez et lire Proust en même temps, donc les Who, aucun problème!

Un premier ( faux) slow, le superbe ' Blue Hotel' de Chris Isaak avant une pointe d'exotisme aux saveurs Santana, 'Oye Como va', piqué à Tito Puente!

Après un 23è thank you, beaucoup, le trio décide de s'attaquer au Floyd, 'Another brick in the wall'.

Une jolie insulaire se déhanche, les profs déchantent, les élèves chahutent, la contestation gronde.

Passons à autre chose, ' Long train running' a toujours été une de tes préférées des Doobie Brothers.

OK, ' Money for Nothing' n'est pas forcément le meilleur titre de Dire Straits, c'est sans doute le plus connu.

Glyn, que dit ta Rolex?

Plus qu'une, chef!

Tous en voiture, direction les rives du Styx, à fond la caisse, 'Highway to Hell'!

Buddies, nous serons le 27 au Soupson à Saint-Brieuc, see you there!

Fat Boy Blues au V and B, Guingamp ( Côtes d'Armor), le 19 février 2016
Fat Boy Blues au V and B, Guingamp ( Côtes d'Armor), le 19 février 2016
Fat Boy Blues au V and B, Guingamp ( Côtes d'Armor), le 19 février 2016
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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 11:14
The BANGING SOULS (B) + JANE DOE and The Black Bourgeoises (B) au Spirit of 66, Verviers, le 19 février 2016

The BANGING SOULS (B) +JANE DOE and The Black Bourgeoises (B) au Spirit of 66, Verviers, le 19 février 2016

JANE DOE Setlist
01. THE HUNT.
02. RISKY.
03. BOYZ.
04. BAD GIRLZ.
05. RUNAWAY.
06. BITCH.
07. PROPAGANDA.
08. VAMP.
09. DRIVER.
10. KIDZ.

THE BANGING SOULS Line Up :
Pierre ABRAS : Drums
Gaëlle MIEVIS : Vocals - Acoustic Guitar
Ludwig PINCHART : Guitar

THE BANGING SOULS Setlist :
01. BACK TO ROOTS.
02. RACE.
03. THE CALL.
04. WHISPER.
05. I SEE THE MOON.
06. I LOVE ROCK'N'ROLL. (Joan Jett & The Backhearts cover)
07. A CHANGE.
08. BE.
09. FIGHTERS OF LOVE.
10. QUEEN OF THEMODERN AGE.
11. BLACK BETTY. (Ram Jam cover)
12. RACE (REPRISE).

Il est 13h30 lorsque je rejoins mon pote Ludwig à Namur. Un jus d'orange plus tard, une fois le matériel chargé, nous prenons la direction de l'E42. Cette fois nous veillons à bien suivre les panneaux de signalisation qui indiquent « Liège » en lettres blanches sur fond vert, j'explique à l'intention des étrangers qui me lisent, on ne sait jamais, si une visite de notre belle Wallonie les tentait, ils auraient déjà de quoi s'orienter.
Arrivée devant le Spirit of '66, déchargement du matériel, salutations d'usage au maître des lieux et c'est parti pour l'installation du background. Tout le monde est là ? Gaëlle ? check. Pierre ? C'est bon, tu as assez de place pour ton kit de batterie ? Allez on y va : soundcheck et en plus on a le temps de faire ça à l'aise. Un peu à la manière des fromages mais l'odeur en moins, on affine les réglages. Ca me paraît tout bon, Yves, le mixeur du band connaît son métier et ses diverses fréquences sur le bout des doigts et il nous mitonne une façade du tonnerre, gardant toute la puissance nécessaire à la musique de Banging Souls mais sans que jamais ça n'aille trop fort. Il en sera de même pendant tout le concert. Il n'y a même pas eu un larsen (non pas le footballeur danois) , l'autre celui qui fait grincer des dents. C'était tout simplement parfait, bravo. Quelques parties de Uno bien musclées en backstage pour tuer le temps et puis direction l'étage du '66. Non ce n'est pas le 67 ( je t'ai vu arriver avec ton humour sournois) et nous voilà attablés autour d'un excellent repas chinois et une sauce piquante… je ne vous dis que ça, Yves et moi nous sommes régalés. La première partie est assurée de très belle manière par les hennuyers de La Louvière que sont Jane Doe et ses trois choristes black bourgeoises. Un rock bien carré et bien dosé avec une frontwoman qui n'a pas besoin d'en faire des caisses et qui connaît son métier sur le bout des doigts. Elle s'y entend pour gagner les faveurs d'un public qui, tout comme moi, découvrait le band. Mon petit doigt me dit qu'on risque bien de les entendre le 1er mars prochain dans ma séquence « découvertes » sur Radio Quartz. Je me suis bien amusé, on attend le 3ème album en septembre. Pour ceux que ça intéresse les deux premiers cds « Angel Crash » et « Propaganda » sont disponibles via leur site web. En dix chansons, nous avons découvert un Rock'n'Roll à la belge, énergique et bien ficelé, un excellente surprise.

Il est 22h00 lorsque le power trio des Banging Souls prend les planches et d'entrée le ton est donné. « Back To The Roots » : ça tue, je sens qu'il n'y aura pas de prisonniers ce soir, on a sonné « El Degüello ». Voici « Race » qui déboule à 100 à l'heure avec son intro qui rappelle « Come Together » des Beatles. Tiens, il n'y a pas de bassiste me direz-vous puisqu'en lecteurs friands de détails, vous avez consulté la rubrique « line up ». Non, il n'y en a pas et il n'y en a pas besoin car à gauche de la scène, le gars un peu en retrait qui a l'air de ne pas y toucher est un guitariste génial qui cisèle le son de Banging Souls. Haut Parleur 4x12 Marshall 1960, tête d'ampli Orange 50 watts full tubes et enfin, la trouvaille, une extension via un Fender Bass 350 watts qui donne cette impression qu'une guitare basse est réellement présente sur scène. Ajoutez-y un Pedal train bien garni, auquel se greffent une Fender Telecaster et une Haar Telecaster fabriquée par le luthier Néerlandais du même nom, il ne vous manquera plus que le talent du maître pour être au top.
On poursuit avec « The Call », message bien compris par le public présent ce soir, la réponse est unanime. Vient ensuite ce que je considère comme un monument du répertoire : « Whisper ». Mais en fait de murmure c'est plutôt une fusion entre Pearl Jam et Led Zeppelin, un petit peu comme si « Sirens » rencontrait « Kashmir ». On pourrait sans complexe imaginer la voix martiale d'Eddie Veder soutenue par une rythmique Page, Jones, Bonham. Pierre Abras a une frappe phénoménale qui assied les fondations de la maison Banging Souls et la voix de Gaëlle n'a à rougir d'aucune autre voix féminine. Elle tient la dragée haute à toutes ses consœurs. Une puissance et une hauteur stratosphériques agrémentées d'un vibrato contrôlé qui intervient à la demande et vous aurez une idée du registre de celle qui officie également au sein de Sirius Plan. Quand on parle du loup… La chanson suivante « I See The Moon » est une composition d'Elodie, la Skye du groupe précité. Une trouvaille géniale sur la reprise du « I Love Rock'n'Roll » de Joan Jett : au moment où tu crois pouvoir t'emballer après la 1ère phrase du chorus, les Banging Souls prennent le contrôle de tes émotions et de ton enthousiasme pour te ramener dans une suite plus blues, plus lancinante. C'est le jeu du bâton et de la carotte et tu t'y laisses prendre sans avoir vu venir le coup de poker. Ca enchaîne sans pitié avec « A Change » et « Be » puis on arrive au sublime et titanesque « Fighters of Love » et son riff lourd à la « Black Dog » de Led Zeppelin. La bête attendait, tapie dans l'ombre. Chaperon-Rouge des riffs, tu es passé sans te méfier dans les bois et le Loup-Dwig t'a saisi à la gorge pour t'emmener dans son antre sonique où les arabesques de ses guitares t'ont dévoré le coeur et l'âme sans aucune pitié. « Un bonjour à la « Queen of a Modern Age » et on salue « Black Betty » reprise géniale de Ram Jam à la Sauce Banging ou plutôt à la Soul Banging devrais-je dire. Il est déjà temps de se dire au revoir avec la reprise de « Race ». On connaissait déjà le « Double Assassinat dans la Rue Morgue » d'Edgar Allan Poe et « L'Assassin Habite au 21 » de Stanislas-André Steeman mais hier soir, nous avons eu la confirmation qu'un Meurtrier résidait au 66. Vivement ce soir Aux Deux Ours à Nandrin. A l'affiche ? The Banging Souls ». Merci pour cette magnifique journée passée ensemble.

Mitch « ZoSo » Duterck

The BANGING SOULS (B) + JANE DOE and The Black Bourgeoises (B) au Spirit of 66, Verviers, le 19 février 2016
The BANGING SOULS (B) + JANE DOE and The Black Bourgeoises (B) au Spirit of 66, Verviers, le 19 février 2016
The BANGING SOULS (B) + JANE DOE and The Black Bourgeoises (B) au Spirit of 66, Verviers, le 19 février 2016
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18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 13:31
Gum Takes Tooth (UK) + Total Victory (UK) + Rraouhhh! (BE/FR) au Magasin4- Bruxelles le 18 février 2016

Gum Takes Tooth (UK) + Total Victory (UK) + Rraouhhh! (BE/FR) auMagasin4- Bruxelles le 18 février 2016

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Gum Takes Tooth est une machine à deux hommes cherchant frénétiquement l’hypnose auditive par des arrangements labyrinthiques autant empruntés à Lightning Bolt, Battles, Fuck Buttons que Butthole Surfers.

Désormais trentenaires, les anglais de Total Victory sentent un peu, leurs jobs ont bouffé leurs cellules du cerveau, mais leur ont laissé assez d’énergie et d’inspiration pour enregistrer ‘If You Were There’, nouveau mini album à la croisée de la pop automnale, du rock acerbe, et du post punk strident. Un avant-goût du troisième album attendu l’hiver prochain ?

RRAOUHHH! was born in Brussel City by the meeting of Samantha Chope and Mrs Racaille, july 2014.Their first gig was supposed to be in a crooner's party, but they wasn't really playing like the Sinatra's way, not much as Sacha Distel's.

http://rraouhhh.blogspot.fr/p/music_11.html

Florian Hexagen y était...

Une toute bonne soirée hier au Magasin 4. Pas de grosse claque au final, mais 3 bons sets assurés respectivement par Rraouhhh, Total Victory et Gum Takes Tooth, chacun dans leur genre. On a tout d'abord eu droit à de l'electro-synth déglinguée saveur 8-6 française, celle que l'on aime bien, mais quand même plus quand elle est servie à 2h du mat' qu'à 19h30. Y a ensuite succédé un gang British adepte de post-punk noisy tendu, qui s'est également avéré plus "poppy" qu'attendu, mais bourré de tubes jusqu'à la moëlle. Puis on a enfin terminé sur de l'ethno-electro-noise chelou, comme si John Carpenter, qui aurait fumé trop de weed, s'était perdu dans une jungle luxuriante entouré de primates encore plus pétés que lui. En fait cette soirée était aussi éclectique que bizarroïde, et c'est aussi pour cela que l'on aime le Magasin 4!

Gum Takes Tooth (UK) + Total Victory (UK) + Rraouhhh! (BE/FR) au Magasin4- Bruxelles le 18 février 2016
Gum Takes Tooth (UK) + Total Victory (UK) + Rraouhhh! (BE/FR) au Magasin4- Bruxelles le 18 février 2016
Gum Takes Tooth (UK) + Total Victory (UK) + Rraouhhh! (BE/FR) au Magasin4- Bruxelles le 18 février 2016
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18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 09:24
Ouverture officielle de la salle de La Madeleine à Bruxelles le 18 février 2016.

Ouverture officielle de la salle de La Madeleine à Bruxelles le 18 février 2016.

Reportage et photos : Pierrot et Margaret Destrebecq-King

Bruxelles c’est notre ville. On l’aime énormément car elle nous offre beaucoup de joie et de plaisirs.

Nous sommes amateurs de musique, rockeurs dans l’âme mais aussi amoureux de toute forme de culture musicale. Alors voilà que s’ouvre à nous une salle de concerts entièrement rénovée, prête à accueillir déjà dès ce soir 1050 personnes pour le concert de Hyphen Hyphen.

Aujourd’hui, c’est l’ouverture officielle et la presse écrite et télévisée ainsi que les journalistes, photographes et blogueurs de sites musicaux sont invités pour la circonstance.

C’est Philippe Close, Echevin des Finances, du Tourisme et du Personnel de la Ville de Bruxelles qui ouvre la séance et remercie les invités.

Avec énormément d’enthousiasme, il nous confie sa joie d’avoir participé au retour de cette salle mythique à son utilité première, celle de salle de concerts, intégrant le monde de la culture dans la vie sociale de Bruxelles.

Cette salle bâtie à la place de ce qui fût au départ, dès 1857, un marché couvert, a connu divers événements dont le fameux « Bal des Fonctionnaires » et c’est ainsi que La Madeleine, sous utilisée pendant plusieurs années, fût transformée en Casino avant que celui-ci ne trouve place dans le bâtiment rénové des anciennes Galeries Anspach.

Une première phase de travaux financés par la Ville de Bruxelles a permis la tenue d’une partie des concerts du Brussels Summer Festival en 2015 et cela a mis en évidence le potentiel de ce lieu qui a donc reçu un immense lifting et a été équipé de telle manière que cette salle qui se veut être une fenêtre pour Bruxelles puisse en assurer un rayonnement international.

Mohamed Ouriaghli, Echevin des Propriétés Communales et de l'Egalité des Chances, Denis Delforge, CEO de Brussels Expo en charge de la gestion de La Madeleine, Bea Goedhuys, Booking and Communication Director de La Madeleine et Denis Gérardy, Artistic Director de La Madeleine forment le panel des intervenants enthousiastes dans cette conférence de presse qui nous encourage à diffuser largement cette information.

Nous sommes devant un immense challenge, faire venir à Bruxelles le gratin du monde culturel dans une salle à taille humaine, dont les qualités acoustiques ont été au centre des préoccupations lors des études et est excellente, dont la scène a été revue, dont l’infrastructure (loges, catering) est prête à recevoir les artistes dans les meilleures conditions possibles.

La Madeleine souhaite proposer plus de 100 concerts par an et déjà la programmation est en pleine expansion. Plus de 30 concerts sont prévus à ce jour.

Mais ce n’est pas tout, les jours où il n’y a pas concert, la salle sera mise à la disposition de groupes de musiciens qui souhaitent peaufiner leur set en vue de concerts futurs. C’est ainsi que déjà GrandGeorges et Mustii ont pu bénéficier de ces infrastructures et que d’autres en ont fait la demande, notamment Stereogrand et Vismet.

La salle sera modulable et permettra d’asseoir 630 personnes ou d’en recevoir 1050 en configuration debout, ce qui en fera un lieu de taille moyenne correspondant à un profil recherché par certains groupes qui ne peuvent remplir le Palais 12 mais touchent tout de même un public suffisamment important.

Une prochaine phase de travaux est prévue afin d’augmenter la capacité debout à 1300 personnes.

Quant au genre de spectacle qui sera privilégié par la programmation, rien n’est exclu à priori, mais une orientation Indie, Rock, musique du monde, Jazz, Hip Hop est semble-t-il retenu par les responsables de ce lieu qui espérons-le sera très vite un incontournable du monde culturel.

Ouverture officielle de la salle de La Madeleine à Bruxelles le 18 février 2016.
Ouverture officielle de la salle de La Madeleine à Bruxelles le 18 février 2016.
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