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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 15:21
Everything Everything au Beursschouwburg - Bruxelles, le 6 décembre 2015

Everything Everything au Beursschouwburg - Bruxelles, le 6 décembre 2015

Initialement l'événement devait se dérouler à La Rotonde du Botanique le 26 novembre, le niveau 4 de terreur en a décidé autrement, la date a été déplacée, le Bota et le Beurs se sont entendus pour organiser le concert ( sold out) dans la Zilveren Zaal de l'ancienne Brasserie Flamande, rue Orts!

Une attente prolongée face aux portes vitrées et closes du complexe, 19:40', la délivrance, plus que cinq étages à escalader avant de se commander une pintje et d'attendre le début du show.

L'avant-programme a été gommé, les deejays d'Onda Sonora sont chargés d'assurer une musique d'ambiance avant le récital d'Everything Everything.

Le Manchester-based band achève une tournée européenne devant promouvoir leur troisième disque 'Get to heaven'.

Un roadie envoie un signal lumineux vers la table de mix qui balance le fond sonore choisi par EE.

Jonathan Higgs ( vocals, gt, keys) - Jeremy Pritchard ( bs, keys) - Michael Spearman ( dr) et Alex Robertshaw ( lead gt) se pointent, accompagnés d'un cinquième élément, dynamique, au synthé ( Peter Sené).

Dès les premières mesures de ' To the blade', deux choses attirent l'attention, le falsetto incroyable du petit Jonathan Higgs et la richesse des arrangements.

Le son est ample, puissant, la guitare cinglante d'Alex vient salement te fouetter tandis que la voix fragile du frontman joue à l'équilibriste sur le fil tissé par ses copains.

Une entrée en matière ayant eu le don d'échauffer Bruxelles sans fastidieuse période de mise au point.

' Blast Doors', ses rythmes irréguliers et son chant saccadé, t'invitent à la dance tribale, il est suivi par 'Kemosabe' datant de l'album 'Arc'.

Ton voisin, un Mancunian de passage dans notre ville assiégée, chante en écho,..At the border, at the, at the border I'm at the border, at the, at the border... son baryton soigné à la Guinness répondant aux notes aiguës du contre-ténor s'agitant sur le podium.

'Get to heaven', en sifflant... le morceau sonne comme certains titres afro de School is Cool, il faut mettre en exergue les brillantes broderies de la lead guitar.

Et comment ça va à Bruxelles, bien, well sing with us...le single 'Regret' est tout simplement un hit pop irrésistible.

Mister Higgs est heureux: cheers, nice one, Brussels... puis il entame "Schoolin'", un titre des débuts, dansant, et porté par les vocaux montagnes russes de Jonathan le jongleur.

Retour au dernier article avec 'Fortune 500', son choeur grégorien, ses claviers majestueux mais aussi ses beats imparables.

'The Wheel' (Is Turning Now) s'inscrit dans la même veine, a dancefloor track rappelant Two Door Cinema Club.

L'angelot blessé et les siens poursuivent avec 'Warm Healer' puis enchaînent sur une mordante version de 'Radiant'.

' Zero Pharaoh' pendant lequel la star implore ..give me the gun, give me the gun, give me the gun.... semble nous indiquer que toutes les plages de 'Get to Heaven' vont passer la revue, mais, comme pour nous contredire E E attaque 'Don't Try' et 'Cough Cough', deux hits de 2013, le dernier nommé, déstructuré et chanté façon staccato, montre à quel point ce groupe se révèle brillant!

It's time for an oldie, 'Photoshop Handsome', datant de 2010, a déclenché l'enthousiasme.

Visiblement heureux, Farinelli avise deux kets ( 8/9 ans) qui se tiennent à 50 cm de lui et leur signifie, you, guys, you've been awesome, this is our last tune, "Spring / Sun / Winter / Dread"avec la profession de foi ...I don't want to get older...et une dernière rafale mortelle envoyée par le guitariste..

Après un détour par la buvette, cinq Maes, bitte, les British réapparaissent et nous balancent l' incroyablement addictif 'No Reptiles' suivi par the last song of our tour, we were happy it happened here in Brussels, ' Distant Past' et son background funky/rap à la 'Rapture' de Blondie!

Pas une âme ne quittera le Beurs déçue, tous on a eu l'impression d'avoir assisté à une prestation créative, mixant esthétisme, rythmes tribaux, mélodies infaillibles et audace vocale.

Well done, chaps!

Everything Everything au Beursschouwburg - Bruxelles, le 6 décembre 2015
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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 03:47
Le jazz belge pleure la disparition du photographe Johan Van Eycken.

Il ne se déroulait pas un seul événement jazz d'envergure sans la présence sur scène, ou aux alentours, du talentueux photographe aux tempes argentées Johan Van Eycken.

Tu le croisais à Brosella, au Jazz Marathon, au Marni Jazz, à Flagey, Dinant..., partout son extrême courtoisie et la qualité intrinsèque de ses clichés forçaient l'admiration.

Ce matin en consultant ta page facebook tu apprends son décès, ses nombreux amis réagissent en se posant la même question: wat is er gebeurd...car aucune information n'a filtré jusqu'ici.

C'est l'incompréhension qui règne!

Le témoignage de Reggie Washington résume les impressions de pas mal de monde:

Damn. I just saw you at my concert the other month. Your personality and gift will be missed.

Rest in Peace Johan*

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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 13:07
Ten Years After au WEX à Marche-en-Famenne le 5 décembre 2015

TEN YEARS AFTER - Wex Club, Marche-en-Famenne (BEL) -2015.12.05

Lineup :

Rick Lee : Drums
Chick Churchill : Keyboards
Colin Hodgkinson : Bass and Backing Vocals
Marcus Bonfanti : Guitar and Vocals

En cette veille de Saint-Nicolas, c'est un groupe légendaire qui se produit dans nos contrées, le Ten Years After, celui là même qui était au festival de Woodstock en août 1969. Le band anglais était alors emmené par Alvin Lee, considéré à l'époque comme le guitariste le plus rapide de la planète. Alvin nous a malheureusement quittés le 6 mars 2013 à Marbella (Espagne) à l'âge de 68 ans des suites de complications chirurgicales.
Le lineup a évolué au cours des années et contre vents et marées, Ten Years After, fondé en 1966 a continué à survivre au cours des décennies malgré le départ de son leader charismatique en 1973. En 2014, ce sont Joe Gooch et Leo Lyons qui partent fonder un autre groupe, les deux anciens que sont Rick Lee et Chick Churchill font appel au bassiste Colin Hodgkinson (ex Spencer Davis Group, ex
Whitesnake) et au talentueux jeune guitariste Marcus Bonfanti (trois fois couronné meilleur guitariste de blues en Angleterre) pour les remplacer et, à mon humble avis, le groupe y a gagné en authenticité et en punch. Joe Gooch, excellent guitariste-chanteur au demeurant, était peut-être trop policé et sonnait à coup sûr beaucoup trop Fender Stratocaster, trop moderne pour du Ten Years After. Il manquait le côté un peu râpeux de la voix d'Alvin et le son Gibson tellement particulier de sa "Big Red". Eh bien c'est chose faite, Marcus a ramené tout ça d'un coup et à certains moments on est très proches du Ten Years After qu'on aimait. Tant mieux me direz-vous.
Le concert initialement programmé le 18 juin dernier n'avait pas reçu assez de réponses à l'appel lancé non par De Gaulle mais par les organisateurs et il y avait donc eu annulation et report. On dirait pourtant que le 5 décembre n'a pas inspiré le public non plus, à moins que ce soit tout bonnement un manque de promotion, à creuser...
Ce soir on a écoulé que 150 tickets en prévente et si on compte les invités de dernière minute dont je fais partie (Thanks Phil) nous sommes à peine 200 spectateurs venus assister à ce qui restera pour moi comme un excellent concert du Ten Years After, le dernier de la tournée 2015 qui plus est.

Nous aurons droit à un "Best of" du légendaire band, notamment avec des standards (je sais, ça fait football et des titres fait trop bancaire) tels que "Hear Me Calling" repris par Slade sur "Slade Alive", "Love Like A Man", "Good Morning Little Schoolgirl" de Sonny Boy Williamson ou encore le célèbre "I'm Going Home" en rappel.

Excellente prestation de Marcus Bonfanti tout au long du set, sa jeunesse, son talent et son enthousiasme font merveille.

Superbe "I'd Love To Change The World" un énorme blues qui prend aux tripes (à la mode de Caen). Un seul petit bémol avec "The Hobbit" un solo de batterie un tant soit peu complaisant et dispensable de Rick Lee. Mais que dire de la claque magistrale que nous met Colin Hodgkinson avec sa magnifique interprétation seul en scène pour un "basse et voix" du "San Francisco Bay Blues" reprise de Jesse Fuller, bravo cher Colin, la dernière fois que je l'avais vu c'était le 6 septembre 1983 dans un Forest National plein à craquer lorsqu'il était dans Whitesnake pour la tournée "Saints and Sinners". Bref, j'ai très envie de revoir Ten Years After tel que ce samedi dernier, vraiment.

Pas vous?

Ah, oui, dernier détail, c'était un concert de blues et de boogie, je sais qu'on devait avoir tous 50 ans et plus mais on peut encore tenir 1h50 debout vous savez, alors la prochaine fois, pour l'ambiance virez-moi ces chaises, ce sera bien mieux... Désolé pour les photos de qualité moyenne (et je suis gentil).

Mitch "ZoSo" Duterck

Ten Years After au WEX à Marche-en-Famenne le 5 décembre 2015
Ten Years After au WEX à Marche-en-Famenne le 5 décembre 2015
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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 10:37
Accident de voiture fatal pour Chris Carney ( The Prom Kings)

Chris Carney , le mari de Tiffany Thornton , a Walt Disney actress, est décédé lors d'un accident de la circulation, vendredi dernier.

La voiture conduite par un ami s'est encastrée dans un arbre à Hot Springs, les deux occupants ont perdu la vie.

Chris Carney était une reality star aux States et a fait partie du post-grunge band The Prom Kings ayant sorti un album en 2005.

Le titre "Blow"a été repris sur la B O de 'The Island' .

Chris Carney avait 35 ans.

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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 15:21
catl au Rock Classic- Bruxelles, le 4 décembre 2015

catl au Rock Classic- Bruxelles, le 4 décembre 2015

Une collaboration Rock Classic/ Soirées Cerises.

CATL, wat is dat?

The Center for Advancing Teaching and Learning?

Le Congrès Africain des Transports et de la Logistique?

Le Conseil d'Administration des Talibans Libidineux?

Te fatigue pas, catl are a rock n’ roll duo hailing from Toronto... un duo mixte, une blonde sauvageonne, Sarah Kirkpatrick (mini drumkit, déhanchements énervés et chant agité) et le longiligne Jamie Fleming aux vocaux et à la guitare ( abîmée dans l'avion).

Première date de leur première tournée européenne, ils sont couvés par Dimitri Rondeau ( Driving Dead Girl) qui leur a déniché une date au Bateau Ivre à Mons.

Déjà quatre albums dans leur besace et une sérieuse expérience scénique, incluant des premières parties prestigieuses ( Alabama Shakes, Jon Spencer Blues Explosion, The Sadies ou Andre Williams).

Genre?

Du punk blues minimaliste plus proche des Cramps que de Stevie Ray Vaughan!

Le duo travaille dans le viscéral et pas dans le lyrique, sur l'étiquette que tu peux résumer en "agiter vigoureusement avant l'emploi" tu lis: “catl. can pull dancers to their feet, shake a sweaty room silly and convince you that maybe another tequila before last call isn’t such a bad idea afterall.”

Il y avait pas de tequila, tu 'es contenté de quelques Maes, ainsi, tu t'es senti bien pendant et après le show!

En l'absence de support, le concert démarre à 22:00!

Première agression sonore, 'Lamplight the way', du blues garage crasseux, une guitare vicelarde, des coups soutenus on the two-piece drumkit, un chant farouche avec en background les ooh ooh ooh de Sarah qui te rappellent ceux de 'Sympathy for the Devil' des Stones.

Le ton est donné, les Canadiens ont décidé de secouer le zinc, tant mieux, on n'était pas venu pour entendre un rossignol ou une belette!

Même environnement cradingue pour le punk suivant, puis, sans pause, le duo nous assène le concis cri de guerre 'Hey, hey' datant de leur premier effort discographique , ' ¿Adónde Vas? A Ningún Lado'.

Sarah aux lead vocals amorce 'Resistance place' un sexy and raw downbeat blues.

Brussels, this music sounds better if you drink a lot, so get you a beer or a whisky, by the way, we'll keep the ballads for the end, let's do a fast one.

Promesse tenue.

Le papelard gisant à leurs pieds mentionne une bonne trentaine d'articles sans qu'il soit question d'ordre chronologique, monsieur et madame puisent dans le réservoir selon leur bon vouloir, notons la récurrence du terme blues dans pas mal de libellés ( Cocaine blues - Shakin House blues - Gateway blues - Talk too much blues - F.U. Blues....).

A ce petit jeu, il nous est impossible de te citer l'alignement exact des morceaux interprétés, but who cares?

Le jeu athlétique du gaillard, son chant rugueux compensé par les glapissements aigus de sa compagne qui, quand elle ne s'acharne pas sur ses fûts, secoue un tambourin ou un shaker, déclenchent l'enthousiasme dans l'assistance, faite surtout de gens de passage.

'F U. Blues', oui, fuck you blues, est pour les gars qui sifflent les filles en rue.

'Save myself' nous renvoie à nouveau vers les Stones à l'époque où ils jouaient du blues, 'Thunderbird ESQ' narre une sortie en ville en buvant du mauvais pinard à 5 dollars le flacon.

Elkie will join us on stage, la nana, une go go dancer souple, se trémousse harmonieusement pendant ' Gateway blues' aux relents Bo Diddley relevés.

Vous connaissez Hasil Adkins?

Non, on connaît Chet Atkins, et vous, vous connaissez Paul Severs?

Hasil Adkins est le king du hillbilly punk, voici son 'Chicken Walk', une petite danse appréciée par les flics.

Ouille, il est près de 23h, on termine par 'Workin' man's soul' , un titre idéal le vendredi soir!

Bruxelles réclame un bis que catl a mille fois mérité, le couple remonte on stage pour nous proposer un singalong culinaire, 'Hot baked cornbread'.

Ce pain au maïs bouillant nous a donné soif, direction le bar!

catl au Rock Classic- Bruxelles, le 4 décembre 2015
catl au Rock Classic- Bruxelles, le 4 décembre 2015
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catl au Rock Classic- Bruxelles, le 4 décembre 2015
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3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 09:02
Mort mystérieuse de Scott Weiland

On savait que Scott Weiland le chanteur de Stone Temple Pilots ou de Soft Revolver souffrait de dépendance à certains produits non autorisés par la législation mais personne ne s'attendait à le retrouver sans vie dans son tour bus juste avant de monter sur scène à Bloomington.

Sur facebook l'avis est laconique:

Scott Weiland, best known as the lead singer for Stone Temple Pilots and Velvet Revolver, passed away in his sleep while on a tour stop in Bloomington, Minnesota, with his band The Wildabouts. At this time we ask that the privacy of Scott’s family be respected.!

Le fantasque chanteur était âgé de 48 ans!

La tournée de Scott Weiland and the Wildabouts devait s'achever le 19 décembre!

Scott nous laisse quelques incontournables grunge tels "Vasoline" ou“Interstate Love Song.” de Stone Temple Pilots.

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1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 18:40
Wire, Empereur à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 1 décembre 2015

Wire, Empereur à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 1 décembre 2015

"Le contrôle des portes et des accès est renforcé, en augmentant les effectifs et en systématisant les fouilles à l’aide notamment d’un détecteur de métaux.

Nous rappelons à notre public de ne pas emmener de sacs volumineux, qui ne seront pas acceptés dans l’enceinte du bâtiment.

Des moyens supplémentaires de communication sont mis à disposition des différents services de gardiennage.

Les salles de concerts et leurs abords sont inspectés avant les spectacles..."

Tout est mis en oeuvre pour assurer la sécurité du public et pourtant ils sont fort nombreux les amateurs de musique hésitant à se rendre dans une salle de spectacle bruxelloise.

Le manque à gagner va se chiffrer par centaines de milliers d'€uro!

400 préventes pour Wire, un incontournable du post-punk qui va fêter ses 40 existences en 2016, c'est navrant!

Empereur assure le support!

T'énerves pas, Ingrid, ils ne savent pas nager, et toi, le Corse, fais pas ton numéro Père la Violette.

Le Kaiser bruxellois est né il y a moins d'un an sur les cendres de Thieves of Silence, vu ici même avant Gang of Four!

Le line-up est constitué par Paul Paccaud ( chant, gt) - Quentin Franckx ( basse, chant) - Nicolas Van Peteghem ( synthé,tambourin) - Jérôme Elleboudt( drums), un ex Private Joke.

Tu dis, Catherine, ça faisait une paye, aah c'est la première fois que tu vois un batteur de post punk travailler avec un sequencer, tu estimes que ça ne se fait pas, on note!

Car effectivement, Empereur adopte une perspective musicale post punk pas vraiment éloignée de que faisait Thieves of Silence, un peu moins synthétique peut-être.

En 30', ils ont envoyé neuf balles, aucune ne sortait du lot mais dans la salle personne n'a baillé, personne n'a crié au génie non plus, du travail honnête sans éclats, peut-être un peu terni si on le compare au concert intense des vétérans du Royaume Uni.

Balance pas vraiment au point en début de partie, vocaux inaudibles, sinon 'Kakine' s'avère efficace.

'Temptation', bassiste et guitare s'échangent leurs jouets, la basse se fait impulsive, la guitare acérée, l'arrière-plan est lourd, l'esthétique post punk étant renforcée par la distance que ces jeunes gens tiennent à mettre entre leur froide détermination et les sentiments de l'assistance.

Le chapelet s'égrène: ' West Station' et ses vocaux ahanés, le cinglant 'The Whip' orné d'un long break instrumental, un des meilleurs moments de leur prestation, ' Harbours' et ses claviers sirènes, 'Isolation' si c'était celui de Joy Division, on ne l'a pas reconnu, donc on suppose qu'il s'agit d'un pur hasard, le désespéré 'Mandala' , 'Rumours' vachement agressif, et le titre bénéficiant de 14 remixes, 'She Was'.

Détail leur EP, pressé à 30 exemplaires, est épuisé.

Prochaine performance, le 12 à l'Olympic Café, Paris (France)!

Tu te fous de nous?

Il y a 20 Paris, au minimum, aux States!

Wire

Avril 2015, l'ensemble art punk/post-punk londonien se fend d'un quatorzième album studio, baptisé 'Wire'.

Après un tour extensif au UK puis aux States, c'est le vieux continent qui voit défiler les men in black, Colin Newman qui ne quittera pas son petit chapeau - Graham Lewis, le bassiste à la casquette - le self-effacing, émacié, mais oh combien efficace batteur, Robert Grey - et Matthew Simms qui depuis 2011 a pris la place de Margaret Fiedler McGinnis à la lead guitar.

'Blogging', ouvrant le dernier né, sert d'amorce, déjà la tension est de mise, l'attaque non dissimulée des réseaux sociaux fait mouche.

Colin doit souvent jeter un oeil vers les lyrics imprimés sur l'iPad fixé sous son micro, d'un doigt il vient de tourner une page, 'Nocturnal Koreans' est sur les rails.

Les lyrics sont durs à déchiffrer, la voix n'est guère mise en avant.

C'est Graham qui entame l'obsédant 'Boiling Boy' aux vocaux, Colin le relaye, avant un chant en duo.

Un sacré morceau, bourré de guitares métalliques et d'effets industriels.

Avec 'Silk skin paws' on a droit à un bon dans le passé, la plage date de 1988, elle est suivie par une nouveauté, ' Wolf boar'.

Un signal vers l'éclairagiste, it's kind of dark here, en français: de la lumière svp, effectivement il semble en avoir besoin non seulement pour déchiffrer ses lyrics mais également pour utilises ses effect pedals, c'est pourtant le ténébreux bassiste qui se charge de chanter le sombre 'Mekon Headman'.

Avec 'Burning Bridges' Bruxelles hérite du titre le plus calme du set, oh, il ne faut pas s'attendre à une bluette destinée a squatté les charts, les beats restent soutenus et les guitares, non huilées, grincent un max.

Après ce relatif instant de quiétude, la nervosité regagne les rangs des vétérans, ' High' cogne lourd.

Faux départ, on reprend l'imparable 'In Manchester' suivi par un des morceaux les plus ambitieux du catalogue Wire, ' Sleep -walking' , près de huit minutes de sonorités torturées, alors qu'en background Robert Grey travaille en métronome maintenant une pulsion constante, les guitares nous ramènent curieusement vers Pink Floyd ou d'autres papes du psychédélisme.

Accélération sensible avec le houleux 'Stealth of a stork' suivi par 'Split your ends' et le poulpe dément ' Octopus', assurément un des titres les plus énervés de la soirée.

Graham Lewis dédie la suivante à Annick Honoré, elle était une amie chère, c'est lui qui chante le downtempo 'Blessed State' qu'il a composé en 1979. .

Si 'Swallow' démarre mollement, la tension montera graduellement pour finir par t'étouffer et te laisser KO sur place.

On a déjà mentionné la place primordiale que le batteur tient au sein du son Wire, il serait injuste de passer sous silence les pulsations impitoyables de la basse de Graham et les soundscapes brillants du jeune Matthew Simms.

Le set prend fin avec 'Harpooned', une pièce apocalyptique de plus de dix minutes terminée en noise agressif , à l'arrière, le batteur squelettique attend flegmatiquement que les éléments s'assagissent, il ramasse une serviette, s'éponge le front et se tire, suivi par les autres.

75' sans concession aucune!

Rappels.

Thank you for coming and please, keep on living...

On essayera, Colin!

Feu: 'Brazil' un punk speedé et furieux de 40", puis ' Adore your island' à peine moins sauvage et enfin le vieux 'Used to'.

A la sortie, tout le monde est d'accord, un grand concert!

photos: JP Daniels - michel

Wire, Empereur à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 1 décembre 2015
Wire, Empereur à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 1 décembre 2015
Wire, Empereur à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 1 décembre 2015
Wire, Empereur à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 1 décembre 2015
Wire, Empereur à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 1 décembre 2015
Wire, Empereur à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 1 décembre 2015
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1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 09:59
Whitesnake 'The Purple Tour' + The Dead Daisies à Forest National, le 1 décembre 2015

le billet de JPROCK :

Même si ce n’était pas la grande foule à Forest National ce 1er décembre avec environ 2500 spectateurs, on a assisté ce soir à une très bonne soirée de hard 70’s.
On peut se dire que sans doute une Ancienne Belgique sold out eut été mieux adaptée mais finalement la fossette Forest bien remplie d’un public fort enthousiaste a accueilli comme il se doit The Dead Daisies, support act de luxe de Whitesnake.
Le supergroupe australo-americain composé de musiciens n’ayant plus grand chose à prouver comme John Corabi ( ex Motley Crue) , Marco Mendoza ( ex Thin Lizzy ), Brian Tichy (ex Pride and Glory), Dizzy Reed ( Guns 'n Roses) , Richard Fortus ( Guns'n Roses) et David Lowy ( Red Phoenix), déroule durant environ quarante cinq minutes un set sans failles composé de titres extraits de leurs deux albums et de deux reprises comme « Hush » de Billy Joe Royal et « Helter Skelter » des Fab Four.
Une bien belle manière d’ouvrir la soirée pour le serpent blanc que tout le monde attend.
Alors que dire de la prestation du Whitesnake 2015 ?
Et bien messieurs dames, la bête is still alive and well !
Même si certains esprits chagrins ou nostalgiques de l’époque Deep Purple trouveront que la voix de David Coverdale n’est plus ce qu’elle était, je ne suis pas du tout de cet avis.
David chante beaucoup mieux qu’à une certaine période où il voulait arrêter Whitesnake de crainte de ne plus être assez performant et sa voix reste magique.
Il est vrai qu’il interprète parfois certains morceaux autrement et soutenu par les backing vocals de son band mais bon sang, ça reste un formidable chanteur et un showman de grande classe capable de charmer et de porter son public en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.
Le roi David porte toujours sa couronne avec dignité à 64 balais !
Quant au line up actuel du groupe il reste époustouflant même si la présence de Doug Aldritch parti rejoindre Glenn Hugues se fait quelque peu sentir sur quelques titres.
La setlist est idéale avec un bon nombre de mes titres préférés comme « Mistreated » , « You keep on Movin » ( sur lequel Glenn Hugues a malheureusement fait l’impasse récemment au Spirit of 66 ), « Fool for Your Loving » et l’indémodable « Burn » en ouverture du show.
La fin du concert se révèle alors magique avec un 'Still of the Night' d’anthologie. Seul petit bémol, mais c’est vraiment pour pinailler, les longs solos auxquels se livrent les musiciens qui ralentissent quelque peu un show sinon bien équilibré.
Après 100 minutes d’un concert mémorable, les enceintes de Forest nous crachent « Wishing Well » alors que chacun prend congé de ce qui fut une magnifique célébration d’un style musical qui fait désormais partie du classic rock et qui fera c’est certain encore le bonheur des futures générations d’amateurs de rock
Le serpent une fois de plus s’est enroulé autour de nous avec puissance et il n’est pas près de desserrer son étreinte…

Texte et photos : Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK- THE DARK FEATHER.

Setlist :

My Generation (tape)
(The Who song)

Burn
(Deep Purple cover)
Bad Boys
Love Ain't No Stranger
The Gypsy
(Deep Purple cover)
Give Me All Your Love
You Keep on Moving
(Deep Purple cover)
Ain't No Love in the Heart of the City
(Bobby “Blue” Bland cover)
Guitar Solo
Mistreated
(Deep Purple cover)
You Fool No One
(Deep Purple cover) (Harmonica solo as intro)
Drum Solo
Soldier of Fortune
(Deep Purple cover)
Is This Love
Fool for Your Loving
Here I Go Again

Encore:
Still of the Night

We Wish You Well( tape)

Whitesnake 'The Purple Tour' + The Dead Daisies à Forest National, le 1 décembre 2015
Whitesnake 'The Purple Tour' + The Dead Daisies à Forest National, le 1 décembre 2015
Whitesnake 'The Purple Tour' + The Dead Daisies à Forest National, le 1 décembre 2015
Whitesnake 'The Purple Tour' + The Dead Daisies à Forest National, le 1 décembre 2015
Whitesnake 'The Purple Tour' + The Dead Daisies à Forest National, le 1 décembre 2015
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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 20:55
Orkesta Mendoza et La Negra Albina à l'Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles, le 30 novembre 2015

Orkesta Mendoza et La Negra Albina à l'Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles, le 30 novembre 2015

Tandis que dans la grande salle, Trixie Whitley jouait à guichets fermés, le club accueillait deux adeptes du speed mambo/ fiesta rumba devant un parterre plus restreint: La Negra Albina et Orkesta Mendoza!

La Negra Albina

Un band cosmopolite sévissant dans les rues et les caf'conc' bruxellois depuis 2014.

Le guitariste/chanteur Lisandro Rodriguez est argentin, la pétulante Paula Léon ( base, chant et sourires ravageurs) est espagnole, le petit et fantastique guitariste Diego Higueras est originaire de Lima, Felipe Domene, cajon, hi-hat, cowbell, shakers, vocaux, vient du Chili et le zigoto de la bande, le géant Aristide d'Agostino ( trompette), possède une CI indiquant né à Evreux.

Ils ont emmené pas mal de leurs potes, ceux-ci n'étant pas du style introvertis taciturnes, l'ambiance festive était au rendez-vous et la cerveza a coulé à grands flots!

En ouverture, ils choisissent d'interpréter 'Los ejes de mi carreta' dont Ray Barreto a fait une fiévreuse version aux saveurs salsa.

Lisandro entame la mélodie façon romance du Sud avant de la voir virer cumbia ensoleillée.

Vu que dehors un vilain crachin s'est installé depuis la veille, cette chaleur vivifiante est la bienvenue!

L'Argentine et l'Espagne alternent le chant, c'est Paula, déchaussée et coiffée d'un seyant borsalino, qui fredonne ' El Pescador' avant de céder le relais à Señor Rodriguez pour une 'Chacarera' chatoyante, derrière toi quelques Señoritas tournoient de façon élégante.

La composition suivante signée Paula Léon se nomme justement 'Señorita'.

Un des grands moments du set aura été ' La Calle de la Luz', signé Lisandro Rodriguez, la trompette langoureuse, le chant mélancolique et l'accompagnement sobre ont touché plus d'une âme sentimentale.

Une cumbia marine pour suivre, 'En la Mar', et enfin un dernier highlight, une formidable version de 'Comandante Che Guevara Hasta Siempre', truffée d'interventions saignantes du petit Péruvien, Carlos Santana devait rôder dans les parages.

Exotisme, savoir-faire, entrain, joie de vivre, une épatante entrée en matière!

Orkesta Mendoza from Tucson, Arizona

L'ex- Sergio Mendoza Y La Orkesta est un big band monté par Sergio Mendoza, claviériste chez Calexico et membre de Devotchka ou du Mexican Institute of Sound.

Il s'est entouré d'une fameuse équipe, en commençant par le vétéran mexicain Salvador Duran, établi lui aussi à Tucson depuis une décennie, ce grisonnant barbu, ressemblant comme deux gouttes d'eau à Don Alejandro de la Vega, le paternel de Zorro, chante, s'agite sur une stomping box, lui servant également de rehausseur pose-pieds pour atteindre le micro, et joue au joli coeur.

Ce mec peut se targuer d'avoir enregistrer aux côtés de Bob Dylan, Calexico ou Willie Nelson, pas des cancres!

A la lapsteel et guitare, le discret mais fort utile Joe Novelli - à la basse, un second grisonnant, Sean Rogers - aux drums, un petit nouveau, sans doute Andrew Collberg qui accompagne parfois Marianne Dissard et enfin une immense section de cuivres, au sax, à la clarinette et aux keys, Marco Rosano et deux trompettes, le Madrilène Raúl Marques et un novice se débrouillant fort honorablement.

Pendant 90', le Club va succomber aux charmes contagieux du mambo, de la cumbia, du Tex Mex, de la ranchera, du mariachi, mis au goût du jour et offrant une sérieuse pointe de rock'n'roll à certains moments.

Départ en fanfare avec 'Caramelos', un son gros comme la baroque cathédrale métropolitaine Notre-Dame-l'Assomption de Mexico.

Cet ouragan balaye tout sur son passage.

La cavalerie, pas légère, continue sur le même rythme effréné, la cavalcade suivante a pour nom 'Mario tambien come', ça remue sur scène, ça gambille dans la fosse!

Mambo time, annonce Sergio,voici 'Ojos Negros', pas sûr que les Russes reconnaissent les Yeux Noirs, on est loin de la version de Django également!

Pour rester dans les mêmes ambiances, l'octet nous envoie ' Mambo de Kesan' un instrumental kermesse mexicaine délirant, que Salvador, en vieux cabot, termine en aboyant!

Place au morceau de bravoure du set, une longue et irrésistible version de 'La Rienda'.

Olé, olé, la trompette de Raúl, baladeuse, se mêle au public, d'abord du côté du bar, puis vers le vestiaire, la clarinette répond, 'Nino Perdido' divertit et déroute, puis les saltimbanques décident de nous la jouer en mode slow motion avec le collant 'Amada Amante', un classique de la musica romantica et un tube pour le chanteur de charme Roberto Carlos.

La clarinette en mode Sidney Bechet fait fondre les coeurs des donzelles, la voix du macho aux cheveux gris les achève.

Sergio troque son acoustique contre un charango, Olivier ( ?) rejoint la troupe au violon, l'orchestre nous invite pour une flânerie dans 'Los calles de Tucson'.

L'as du mambo a pour nom Perez Prado, voici son sulfureux ' Mambo Lupita', je te défie de ne pas remuer le cul pendant cette invitation à la danse.

Tu dis Sergio?

Bailar!

Si, si ...

Grosse agitation sur la piste!

Puis, surprise, une étonnante cover de 'Tusk' de Fleetwood Mac, démarrage americana, un signal en espagnol.. un, dos, tres, virage cumbia imminent et folie totale!

Lapsteel en évidence pendant le pâteux 'La Cacharita', puis le chef propose à Raúl de pousser la chansonnette, c'est parti pour 'Perro Loco' un chicano rock, proche de Los Lobos.

Dans la salle un Chilien ayant abusé du pisco nous gratifie d'une leçon de géographie sud-américaine avant le dernier méfait inscrit sur la playlist, le cinématographique 'Mambo Mexicano', capable de ressusciter Lazare et ses voisins du graveyard.

Oltra, oltra... s'époumone la colonie hispanique, Tucson rapplique, nous balance une complainte qui va raviver les pleurs de Magdalena pour finir sur la farandole 'Traicionera'.

Il est 22:30, la fiesta est terminée!

photos: jp daniels

Orkesta Mendoza et La Negra Albina à l'Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles, le 30 novembre 2015
Orkesta Mendoza et La Negra Albina à l'Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles, le 30 novembre 2015
Orkesta Mendoza et La Negra Albina à l'Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles, le 30 novembre 2015
Orkesta Mendoza et La Negra Albina à l'Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles, le 30 novembre 2015
Orkesta Mendoza et La Negra Albina à l'Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles, le 30 novembre 2015
Orkesta Mendoza et La Negra Albina à l'Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles, le 30 novembre 2015
Orkesta Mendoza et La Negra Albina à l'Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles, le 30 novembre 2015
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Published by michel+ jp daniels - dans Concerts
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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 08:34
Deborah Bonham @ La Cave- Hastière- le 28 novembre 2015

Deborah Bonham - La Cave, Hastière (BEL) - 2015.11.28

Set 1 :
01. Shit Happens.
02. What It Feels.
03. I Need Love.
04. Pain Birds.
05. Guide-Moi (Take Me Down).
06. M'envoler (Fly).
07. What It Feels.
08. For You.

Set 2 :
01. Grace.
02. Jack Past 8.
03. Pretty Thing.
04. Religion.
05. No Angel.
06. Duchess And The Shufflemeister.
07. Devil's In New Orleans.
08. Old Hyde.
09. Rock And a Roll.

Excellente initiative que celle de Michel Darras (rien à voir avec le Jean-Pierre du même nom) d'avoir invité la soeur du défunt John Henri "Bonzo" Bonham, batteur de Led Zeppelin, à venir se produire dans sa désormais célèbre "Cave".

Debbie nous confie pourtant qu'à la BBC, on présente notre pays comme un endroit à éviter d'urgence, sorte de croisement occidental entre le Yémen et la Syrie.

"Ils sont fous ces Bretons!"comme dirait un grand guerrier roux à tresses, là-bas tout là haut, dans un petit village d'Armorique qui résiste encore et toujours à l'envahisseur. Malgré l'actualité brûlante, le band n'a pas voulu annuler son concert en Belgique. C'était qui plus est la dernière date de la tournée 2015 qui a vu notre Debbie sillonner l'Europe et l'Angleterre en tous sens.

Après un soundcheck un peu tardif dû à une mise en place difficile de la sono, le band prend la scène dans une cave bondée. Ian Rowley ayant quitté le groupe, à la basse on retrouve Jo Burt qui a officié notamment comme bassiste dans Black Sabbath pour la tournée "Eternal Idol". Et d'emblée ça envoie : "Shit Happens", comme c'est de circonstances! Et on enchaîne avec "What It Feels" un titre sur lequel Robert Plant en personne joue de l'harmonica. Je vous entend déjà...non Robert n'était pas là hier! Ca rocke plein pots et peu importe que le pied de micro rende l'âme, notre sociétaire des Middlands fonce droit devant elle. Cerise sur le gâteau, elle met un point d'honneur à s'adresser au public en français et quand elle hésite, elle me demande. Comme je vous le dis. Oui, Debbie et moi sommes amis.

Vous parlez bien de "votre" notaire, "votre coiffeur", "votre" médecin?

Alors pourquoi j'aurais pas le droit d'avoir une amie, hein? Un passage en français dans le chant (d'habitude c'est dans le texte) avec les chansons 5 et 6 (voir ci-dessus) et un petit message sur le terrorisme et les derniers événements que nous connaissons tous.

Petite pause de vingt minutes, histoire d'aller vidanger l'eau des pommes-de-terre et de boire un coup, il fait hot dans la cave car le public est conquis et répond sans problèmes aux sollicitations de notre blonde grande-bretonne. Un petit coup d'humour avec "Jack Past 8" qui est un clin d'œil à la célèbre boisson distillée à Lynchburg (Tennessee) si vous me suivez. "Pretty Thing" dédicacé à votre chroniqueur préféré, (remplacez "chro" par "gros" et ça change tout le sens non? C'est Maman qui va être contente de savoir qu'on dit de son fils qu'il est pretty. Thanks Deb.

"Religion" un titre en plein faits-divers mais un message d'amour. Vient ensuite le monumental "No Angel" une longue pièce pleine de blues et de Rhythm and Blues, le vrai, au cours de laquelle on retrouve Aretha Franklin et une improvisation sur "Stairway To Heaven". Magnifique interprétation. Bravo!

Un petit passage par la Nouvelle Orléans où on fait un petit coucou au diable et puis direction "Old Hyde" la ferme que John avait achetée avec son cachet du Led Zeppelin II et encore un message d'espoir avec la certitude de revoir un jour les êtres chers, ceux qui s'en vont toujours trop tôt.

Fin du concert sous des applaudissements nourris eux aussi, nous on a dîné sur place à 20 heures, super idée que ce concept de resto-concert.

Un rappel?

Oui bien sûr! Et là je vais rougir,

Voilà que notre Debbie me présente comme quelqu'un de spécial pour elle, un ami très cher et un ami du groupe et elle m'invite à monter sur scène pour une jam.

Voilà également Jacques et Vincent (chanteur et batteur de Gallows Pole) qui complètent l'ensemble et c'est parti pour une brûlante reprise de Rock and Roll de Led Zeppelin.

Bon dieu que c'est bon et ce public dont je faisais partie il y a quelques instants encore qui scande le fameux " lonely, lonely, lonely, lonely, Time". Merci Debbie, Peter, Gerald, Jo et les autres pour cette soirée magnifique, pour cette générosité et cette disponibilité qui est la marque des grands.

See You soon.

Mitch ZoSo Duterck

Deborah Bonham @ La Cave- Hastière- le 28 novembre 2015
Deborah Bonham @ La Cave- Hastière- le 28 novembre 2015
Deborah Bonham @ La Cave- Hastière- le 28 novembre 2015
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