Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog des critiques de concerts
  • Le blog des critiques de concerts
  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
  • Contact

Les prochaines...

Recherche

11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 07:56
David Bowie est mort!

La nouvelle a fait l'effet d'une bombe, il y a 23 minutes Rolling Stone titrait " David Bowie, the legendary singer-songwriter and actor, has died after a long battle with cancer. He was 69".

Le Thin White Duke était fort discret ces dernières années, on le savait souffrant mais de là à imaginer sa disparition il y a un pas que nous nous refusions à franchir!

Son dernier album 'Blackstar' venait de sortir début janvier, une date qui coïncidait avec son 69 è anniversaire.

Hormis quelques crétins prétentieux, les critiques et le grand public s'accordaient à le trouver formidable.

Pas question de dresser un portrait David Robert Jones, l'un des plus grands artistes contemporains, d'autres l'ont fait à la perfection, un seul mot: le rock vient de perdre une icône irremplaçable!

Les étoiles ne brillent plus...

Repost 0
Published by michel - dans Bad News
commenter cet article
9 janvier 2016 6 09 /01 /janvier /2016 21:41
Zef et Mer au Centre Culturel Le Cap à Plérin ( Côtes d'Armor) le 9 janvier 2016

Zef et Mer auCentre Culturel Le Cap à Plérin ( Côtes d'Armor) le 9 janvier 2016

Zef et Mer?

Un événement visant à présenter la scène bretonne, aussi bien aux non-initiés qu'aux programmateurs à la recherche de nouveaux talents.

Une troisième édition en 2016, étalée sur quatre dates à quatre endroits différents: Plérin, l'Université de Rennes, Guer et Plédran.

Ce 9 janvier le Centre Culturel Le Cap accueille le premier rendez-vous.

Superbe complexe que Le Cap: une médiathèque, un cyberespace, des salles d'exposition, un bar et un auditorium élégant à l'acoustique exemplaire.

Les festivités débutaient en matinée avec des séances jeune public, à partir de 14h, des éphémères de 20' doivent permettre à des talents locaux de se faire apprécier.

Horaire prévu:

Bèrtran Ôbrée (14h)

Le Bour-Bodros Quintet (14h30)

Ronan Le Gouriérec (15h)

Kaëlig (15h45)

Istan Trio (16h20)

Dañs er Jeko (16h50)

Matao Rollo (17h30)

Yann Raoul (18h10)

Bèrtran Ôbrée

Lorsque les tentures laissent apparaître la scène, le public aperçoit Erwan Bérenguer à la guitare et Julien Stévenin à la contrebasse, une voix off, légèrement voilée, se fait entendre, un chant plaintif, récitatif, grave, tu ne reconnais pas le vocable, ni français, ni breton, une légère ressemblance avec l'acadien, Bèrtran Ôbrée chante en gallo, la langue romane de Haute-Bretagne, il a entamé le spectacle avec 'Enn Aotonn', titre ouvrant son dernier disque "Olmon e olva".

Une sombre mélancolie se dégage de cette composition fort éloignée du folklore breton, tu peux penser à John Martyn ou à Richard Thompson, uniquement pour te faire une idée.

Le chanteur au visage anguleux, au crâne glabre, rejoint les musiciens et attaque 'La net s'etèn' un air plus rythmé au fond jazzy pour clôturer ce mini set par l' inquiétante ballade 'Olmon e olva'.

L'univers poétique de Bertrand Aubrée nous rappelle celui de chanteurs poètes d'autrefois, tels Claude Léveillée ou Gilles Vigneault.

Un artiste à découvrir d'urgence!

Le Bour-Bodros Quintet

Timothée Le Bour : saxophones alto et soprano/ Youen Bodros : accordéon diatonique/ Erwan Menguy : flûte traversière en bois/ Erwan Moal : guitares et Erwan Volant : basse sont des habitués des Fest-Noz et Fest-Deiz, leur musique invite à la danse et à la fête.

Le groupe a sorti un album, en 2014, bourré de scottishs, polkas, jigs ou de valses, il nous en présente quelques extraits en débutant par la valse 'Claire's Lullaby' composée par un des trois Erwan, le guitariste.

Le sax de Timothée colore la danse d'élégants accents jazzy.

Typiquement breton: la gavotte, 'Kannerez dour ' ou la bergeronnette des ruisseaux.

Un titre vif comme l'oiseau.

Ils embrayent sur la polka 'Kerguerwen', du nom d'un hameau des Côtes d'Armor, pour terminer une prestation appréciée.

Place au farfelu du programme: Ronan Le Gouriérec, armé d'un saxophone baryton à simple carburation circulaire.

Une espèce de Tintin à lunettes, arborant un marcel immaculé mettant en évidence des biceps de joueuse de rugby, se pointe et d'emblée s'adresse au peuple gentiment assis: pouvez-vous quitter vos confortables fauteuils pour danser à mes côtés?

Une dizaine de candidates à la sudation le rejoignent, comme toujours l'élément mâle reste en retrait.

On commence par un pilé-menu, Zoé, ma gamine, préfère le pilé-velu c'est pas au programme de la journée.

Au boulot, la chaîne tourne, Ronan imprime la cadence.

Au suivant, le rond de Saint-Vincent. J'explique, tu fais le pas du crabe, tu tiens ta voisine par le petit doigt et tu balances les bras, hop, hop, hop... Sont désormais 30 à entourer le facétieux jeune homme qui entame un rap breton avant de revenir au baryton.

Une petite polka avant de regagner mes terres, je vous signale que le spectacle complet, baptisé 'Little Big Noz' peut se jouer dans votre salon ou dans le poulailler, le 16 janvier je me produis en Loire- Atlantique.

Adieu!

Kaëlig

Kaelig Couteller qui a remporté le concours de l'interprétation de l'hymne breton est accompagnée par Guillaume Lancou au piano et par Mathilde Chevrel au violoncelle.

Le trio entame le set par un traditionnel breton 'N'eo ket n'ho ti', la voix est limpide, l'accompagnement sobre, c'est le style de truc qui te refile des frissons dès les premières mesures.

Elle poursuit par 'Pe Trouz Zo War n Douar', une composition de son grand-père, le chanteur Sam Poupon qui, à l'époque, prévoyait déjà les catastrophes écologiques.

Un nouveau traditionnel faisant partie des archives du patrimoine oral pour suivre: la romance ' Loeizig ha Margeidig' et enfin un texte d'Anjela Duval, ' Karantez vro', dans lequel la poétesse paysanne choisit l'amour de son pays plutôt que celui d'un homme.

Grâce, pureté, sensibilité...un grand moment!

Istan Trio

Ronan PELLEN: cistre/Julien STEVENIN ( encore lui): contrebasse et Sylvain BAROU: flûtes, mélangent musique celtique et harmonies orientales, le cocktail est à la fois hardi et convaincant.

La mise en bouche, une suite de gigues irlandaises, est relativement traditionnelle, quoique l'utilisation du cistre peut surprendre.

La suite sera plus aventureuse, Sylvain a sorti une courte flûte turque de sa panoplie de mirlitons pour nous proposer un voyage aux senteurs fleurs d'oranger nous invitant à traverser le Bosphore, question d'oublier la météo chagrine dans la baie de Saint-Brieuc.

Ronan a composé le morceau suivant en hommage à Julien Weiss, le champion des métriques compliquées, décédé il y a un an.

Une mélodie obsédante permettant à la flûte de virevolter à sa guise sur l'assise rythmique arabisante imprimée par ses compères.

Le dernier titre, effervescent, est signé Sylvain Barou et magnifie la ville de Quimper.

Dañs er Jeko

Un groupe emmené par le chanteur de Plouay, Jañlug Er Mouel, il est secondé par Tibo Niobé à la guitare, Gwylan Meneghin à la basse et Marcelo Costa aux percussions.

Si au sein du trio Le Mouel / Faucheur / Capitaine, Jañlug fait dans le traditionnel, la potion proposée par Dañs er Jeko se colore d'accents world chanté en breton.

'Didermen' sent bon le Brésil et remue généreusement, la suivante, balayée par un vent chaud s'autorise un plan funky puis Jañlug nous invite du côté de l'Ouganda où les filles sont jolies, lors d'un de ses voyages lointains, il s'est acheté un instrument à lamelles ayant appartenu à un griot pas chiant, il l'agite tout en chantant.

La croisière s'achève en Amérique latine par une salsa piquante.

Coloré et énergique!

Matao Rollo n'est pas chanteur, ni musicien, Matao c'est un rêveur qui raconte et émeut.

La scène est quasi nue, un siège, sorti du marché aux puces, traîne dans un coin, un grand type à l'air nunuche se pointe une valise à la main, il la dépose et se met à soliloquer pour nous présenter une série de personnages comme toi et moi, avec 40 ans de plus. Petit à petit, tu finis par t' attacher à ces vieux atteints d'Alzheimer, tu revois des proches abandonnés dans une maison de repos, refusant de parler ou racontant des bribes de leur vie passée, de leurs amours, de leurs manies...

C'est émouvant, attendrissant, drôle et terriblement juste.

Tandis qu'il raconte, le film défile dans ta tête, tu les voix, tu les sens, tu veux leur tenir la main à ces personnages qui ont désormais pris vie.

C'est toute la force de Matao, il a réussi à t'impliquer dans ses histoires.

Le spectacle complet se nomme 'Dans ta tour' et part bientôt en tournée.

Bravo, mec!

Yann Raoul

Yann fait partie du groupe Arvest et, en parallèle, mène une carrière solo, il vient de sortir un nouvel album intitulé 'Sausalito'.

Son univers est plus pop que celui de tous les prédécesseurs, il est accompagné par David Le Port : guitares, programmation et par Nicolas Kervazo, à la guitare électroacoustique.

Nous aurons droit à cinq extraits du dernier recueil, la voix est douce, les mélodies harmonieuses, elles t'invitent au voyage ou à la rêverie.

Après un premier titre en breton, Yann enchaîne sur le titletrack, ' Sausalito', te faisant penser à 'La maison bleue' de Maxime Leforestier.

La ballade 'Didrouz' ne laisse pas ta compagne indifférente, tandis que 'Quelle vie cool' dispose de tous les éléments requis pour faire un tube radiophonique.

La dernière, 'Les oiseaux de passage' n'a rien en commun avec le titre de Brassens, il permet la mise en évidence des talents des deux guitaristes accompagnant le chanteur.

Ce set généreusement applaudi met un terme à la première tranche des Zef et Mer!

Zef et Mer au Centre Culturel Le Cap à Plérin ( Côtes d'Armor) le 9 janvier 2016
Zef et Mer au Centre Culturel Le Cap à Plérin ( Côtes d'Armor) le 9 janvier 2016
Zef et Mer au Centre Culturel Le Cap à Plérin ( Côtes d'Armor) le 9 janvier 2016
Zef et Mer au Centre Culturel Le Cap à Plérin ( Côtes d'Armor) le 9 janvier 2016
Zef et Mer au Centre Culturel Le Cap à Plérin ( Côtes d'Armor) le 9 janvier 2016
Zef et Mer au Centre Culturel Le Cap à Plérin ( Côtes d'Armor) le 9 janvier 2016
Zef et Mer au Centre Culturel Le Cap à Plérin ( Côtes d'Armor) le 9 janvier 2016
Zef et Mer au Centre Culturel Le Cap à Plérin ( Côtes d'Armor) le 9 janvier 2016
Repost 0
Published by michel - dans Concerts
commenter cet article
9 janvier 2016 6 09 /01 /janvier /2016 15:13
So 'N' So à L'Acoustique - Namur - le 9 janvier 2016

So 'N' So àL'Acoustique - Namur - le 9 janvier 2016

Line Up :
Benoît BOHON : Guitars.
Marcel BOHON : Guitars - Vocals.
Françoise BOTTON : Vocals.
Jean-Luc EVRARD : Piano ; Keyboards - Backing Vocals.
Vincent LIBERT : Drums, Keyboards - Vocals.
Stéphane NEUSY : Bass - Vocals

Setlist :
01. DON'T WORRY.
02. AS IF.
03. JACK IN THE BOX.
04. JUST WHEN I NEEDED YOU MOST.
05. YEAH YOU.
06. SUBWAY.
07. LOVELY DAY.
08. JOE.
09. PEACE TRAIN. (CAT STEVENS COVER)
10. TRUE LOVERS.
11. AT THE AGE OF 65
12. PLEASE DO.
13. A LITTLE MORE.
14. ALONE BY THE TREE.
15. I WANT YOU BACK.
16. DRUNK WITH AIR.
17. IN THE SUNSHINE.
18. DONT'STOP. (FLEETXWOOD MAC COVER)
19. MARIA.
20. WHATEVER HAPPENS.

En ce samedi 9 janvier, jour du 72ème anniversaire de Jimmy Page, il aurait été indécent de passer la soirée sans concert, c'est pourquoi mon choix s'est porté sur le groupe condruzien So 'n' So. Direction Namur et hop, je me hisse au deuxième étage de l'Acoustique situé au numéro 3 de la rue des Dames Blanches. L'endroit est plutôt cosy (Powell) mais on ne peut pas dire que ce soit une vesprée placée sous le signe de la grande affluence malgré la gratuité d'accès. Pour ma part, n'ayant aucune contrainte mercantile à faire valoir, je préfère assister à ce genre de concert dans une ambiance intimiste plutôt que d'avoir à subir les affres des éructations borboriques d'une engeance avinée pour qui le respect des musiciens à autant d'affinités qu'un machette tutsi avec une nuque hutue. In Fine, nous privilégierons donc la qualité à la quantité.

Les impératifs commerciaux imposant un concert en deux sets, il ne me reste plus qu'à espérer qu'ils seront gagnants. Je te sens trépignant d'impatience Ô lecteur fidèle. Je te sens croisant et décroisant les pieds à la manière sensuelle d'une Sharon Stone de la chaussure, les boyaux du ventre grognant sauvagement en une sorte de « Basic Intestin » de l'impatience. Mais je ne cèderai pas à la pression, fusse-t-elle servie en verre (et contre tous) de 25 centilitres. Tu attendras la fin du récit pour savoir ! Cela s'appelle ménager le suspens, chose inconcevable pour les sujets de sa majesté The Queen. Tu imagines tous les grands-bretons en suce-pences ? Suce-pounds ne leur siérait pas mieux d'ailleurs. Bien, revenons au sujet de mon exil hivernal autant que passager en terre namuroise.

On entame les fraternités, pourquoi toujours dire les hostilités, par deux titres chantés de fort belle manière par Fanfan, sorte de Rita Hayworth du micro, une rousse flamboyante et sautillante comme une petite fille espiègle invitée au Muppet Show. « Don't Worry » suivi du très rythmé «As If » avec déjà notre Stevie en backing vocaliste de luxe. J'ai oublié de vous préciser que, mis à part les deux reprises signalées comme telles dans la setlist que tu n'as pas manqué de lire en début de page, So 'n' So interprète ses propres compositions. D'ailleurs, pour ceux qui se demanderaient d'où vient ce « jeune groupe », sache que Marcel, Stéphane et Jean-Luc ont déjà oeuvré sous ce label au début des années 90 mais à l'époque, le répertoire était beaucoup plus axé covers . Les trois compères se retrouveront quelques années plus tard aux côtés de votre serviteur au sein de Cover Age, autre célèbre formation condruzienne. Vincent le drummer-boy n'en n'est pas à son coup d'essai non plus, vous l'aurez déjà certainement vu à l'oeuvre dans les T'chapiats ou dans Quartz. Au niveau batteur, c'est probablement ce qui se fait de mieux à des kilomètres à la ronde.
Voici notre Cello et sa voix basse qui nous fait jaillir le pantin de sa boîte dans « Jack in the Box ». Ce morceau faisait déjà partie du répertoire du trio précité, j'ai une certaine aversion à utiliser « susnommé » qui est rempli de connotations équivoques je trouve…« Just When I Needed You Most » , non, rien à voir avec la chanson de Randy Van Warmer, ici on lorgne franchement du côté des Fab four de Liverpool et « c'est très bien ainsi » comme le disait Bernie Bonvoisin dans le « Mittard ». Vient ensuite « Yeah You », un titre qui évoque « quelque chose qui revient sans arrêt et qu'on arrive pas à chasser de son esprit ».
Le groupe fonctionne en mode relax, humour et sourire et c'est parfait. On sent que scéniquement parlant, il y a encore de petits ajustements à faire au niveau des automatismes mais après tout, le plus important n'est-il pas la qualité d'interprétation ? Petit coup de nostalgie avec le très beau « Subway » autre survivant du So 'n' So première époque chanté par Marcel. Le public est séduit, comment ne pas l'être d'ailleurs ? Ces guys'n'gals savent ce que jouer et chanter signifient et ce, pour notre plus grand bonheur !

« Lovely Day » un magnifique duo vocal partagé entre Stéphane et Françoise.

Le sujet de la chanson ? Je cite : « c'est encore une histoire de vous savez bien quoi » oui, on devine… c'est une composition de Vincent avec un chorus qui vient à chaque fois introduit par un roulement de caisse claire, un peu à la manière d'un numéro de cirque périlleux dans lequel on retrouve Stéphane en Monsieur Loyal, sorte de Roger Lanzac des temps modernes. C'est génial.
Composition de "nosse" Jean-Luc pour « Joe » une chanson dédiée à notre ami et musicien Georges «Jojo » Hendrick emporté par la maladie. Jojo avait également fait partie de Cover Age. Une reprise très classe du « Peace Train » de Cat Stevens et puis c'est le tour de « True Lovers » un magnifique reggae digne de Serge Gainsbourg qui vient clore ce premier set de fort agréable manière. La voix de Marcel flirte autant avec celle du grand Serge (il n'y a pas que Meaulnes qui était grand) qu'avec celle de Billy Gibbons de ZZ Top. Ce morceau est tout simplement un tube en puissance : ma-gni-fi-que ! Vivement un pressage en CD. Il y a même un petit côté « Walk of Life » de la bande à Knopfler dans l'intro.
Vas-y , appuie sur « Pause ». Allez, étire-toi, bois un coup et ne baille pas en public stp. Reviens vite t'asseoir parmi nous, ça va reprendre.

Dans le titre, « At the Age of 65 » c'est un clin d'oeil manifeste aux Beatles et à Toto (Africa) dans la ligne mélodique, je vous l'ai dit, on sent les influences. Très beau morceau également. « Please Do » est une autre histoire d'amours maudits. Vient ensuite une chanson dédiée « A ceux qui ne sont pas là mais qui ne sont pas loin » comme le dit Françoise pour introduire cette nouvelle compo de Jean-Luc. On enchaîne avec « Alone By The tree » et son solo de guitare à la David Gilmour.

Et nous voici arrivés à ce qui constitue à mon sens LE momentum du concert, on entre carrément dans le music-hall , nous sommes à Broadway ladies and gentlemen ! A certains moments on plonge même dans le « Wizzard of Oz » aux côtés de Judy Garland et on marche sur l'arc-en-ciel, un arc-en-ciel de notes, d'harmonies vocales, d'ambiances et de climats qui à eux seuls valent le déplacement. « I Want You Back » c'est le petit coup de colère de Fanfan qui clame « Don't You remember me no more ? » avant de plonger dans « Drunk With Air » introduit tout simplement par un duo piano/voix de toute beauté. Pendant cette petite dizaine de minutes, on a flirté avec le sublime, c'est une réussite totale à tous les niveaux et si d'aventure le groupe décidait d'en faire une sorte de comédie musicale mâtinée d'opéra rock eh bien ce serait la première du genre que j'irais voir, je vous l'assure, superbe !

« In the sunshine » est la troisième ancienne compo qui amène à la seconde reprise de cette soirée, le « Don't Stop » de Fleetwood Mac . A mon avis et selon mes goûts personnels de fan de la bande à Stevie Nicks, c'était un poil rapide. Ce sera ma seule petite égratignure au contrat dont nous honore So 'n' So. On s'achemine vers la fin du spectacle avec humour par le truchement de « Maria » une chanson qui à l'origine devait porter le titre de « Sex In the Morning ».

« Whatever Happens » le dernier morceau du répertoire est une compo géniale de Vincent, tour à tour chanteur pratiquement castrat et siffleur de charme qui permet aux musiciens de quitter la scène les uns après les autres pour finalement laisser notre batteur comme unique représentant de So 'n' So, un groupe qui nous a vraiment séduits par sa prestation et la qualité de ses compos. A revoir au plus vite. Vous voilà prévenus.

Mitch « ZoSo » Duterck

So 'N' So à L'Acoustique - Namur - le 9 janvier 2016
So 'N' So à L'Acoustique - Namur - le 9 janvier 2016
Repost 0
Published by Mitch « ZoSo » Duterck - dans Concerts
commenter cet article
8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 22:13
Denis Colin et Ornette ' Univers Nino' au Carré Magique à Lannion ( Côtes-d'Armor) le 8 janvier 2016.

Denis Colin et Ornette' Univers Nino' au Carré Magique à Lannion ( Côtes-d'Armor) le 8 janvier 2016.

Le Carré Magique, superbe salle de 850 places à l'acoustique parfaite, propose aux Costarmoricains une programmation pluridisciplinaire allant de la danse, au théâtre, à la musique et au cirque.

A l'affiche de ce vendredi soir: Univers Nino, un projet du clarinettiste basse/saxophoniste baryton Denis Colin et d'Ornette qui fut claviériste pour Alain Bashung ou Arthur H.

Sur scène, le duo est épaulé par une équipe de rêve, constituée d' Antoine Berjeaut à la trompette et au bugle ( membre du Quartet Wasteland avec notamment notre compatriote Jozef Dumoulin aux claviers), du fin Julien Omé à la guitare et d'une assise rythmique fantastique, François Merville à la batterie et Théo Girard à la basse.

Quoi?

Non, le projet n'a rien à voir avec Nino Rota, Denis Colin a eu l'idée de rendre hommage à Nino Agostino Arturo Maria Ferrari, plus connu sous l'étiquette Nino Ferrer, qui à l'aube de son 64è anniversaire a décidé de mettre fin à ses jours au beau milieu d'un champs de blé à Montcuq.

Arrivé tôt sur place, tu te diriges vers le foyer pour te rincer les amygdales ( on te recommande la Philomenn blonde), sur place les élèves de l'Ensemble de clarinettes et guitares de l'Ecole de Musique du Trégor, dirigés par Liria Sauri, interprètent une composition courte mais ardue de Markku Kopisto, ils sont suivis par un autre jeune ensemble, le groupe de jazz de la même institution, qui propose 3 ou 4 morceaux audacieux dont l'hymne grunge 'Smells like teen spirit' servi accompagné d' une sauce cuivrée.

Le hors-d'oeuvre ayant été accueilli à sa juste valeur, il est temps de se diriger vers le théâtre pour le plat consistant: Univers Nino!

20:35', les musiciens prennent place, sur l'écran des clichés d'époque, des dessins de Hugo Pratt ou des visuels, tantôt psychédéliques, tantôt poétiques, signés Chia-Wen Tsaï et Bruno Girard.

Le set, comme l'album d'ailleurs, démarre par une 'Introduction' jazzy dominée par la clarinette basse du leader, en fin de parcours la voix câline de la blonde platine Bettina Kee, alias Ornette, psalmodie un poème de Dante Alighieri.

Bienvenue dans l'univers de Nino vu par Denis Colin, qui saisit le micro pour nous narrer la genèse de l'entreprise.

Je n'ai jamais vu Nino, mon grand-père, par contre, était un ami du père du chanteur, photos datant de 1917, Corto Maltese, Nino Ferrer défilent sur la toile.

Trois flûtes à bec amorcent 'Mirza' en mode funk nonchalant.

Pas question de singer l'original, ce clebs insaisissable affiche un autre pedigree, déjà, tu en pinces pour Ornette.

La trompette d'Antoine attaque 'The garden', une ballade merveilleuse qui s'entend sur l'album 'The South' attribué à Nino and Radiah.

Tu te souviens que ce superbe vinyle traîne dans ta discothèque.

L'ambiance monte d'un cran dans une salle qui a reconnu 'Les cornichons'.

On quitte la fête campagnarde, la guitare lyrique entame 'Moby Dick', tout aussi métaphorique que le roman de Melville.

C'est beau, le jazz onirique.

Frissons garantis avec 'Le Sud', chantonné par toute la salle avant d'amorcer une pépite moins connue, 'Métronomie', une séquence rock dominée par une guitare agressive à laquelle succède une poussée fiévreuse des cuivres annoncent une cavalcade héroïque digne des meilleurs groupes de progrock/fusion , après un dialogue basse/batterie, le morceau prend fin tout en douceur grâce aux onctueuses vocalises de l'énigmatique chanteuse.

Attention chef-d'oeuvre de sensibilité et de retenue, ' La Rua Madureira' suivi par le minimaliste 'L'arbre noir' sur lequel Denis Colin s'essaye au chant.

Retour au groove agité avec 'Viva la Campagna' la version italienne de 'Je vends des robes' de 1969, qui clôture un set de 70'.

L'équipe entame les rappels par un slow blues lumineux, 'Le blues des rues désertes', permettant une nouvelle fois au guitariste d'étaler tout son talent.

Nino Ferrer paraphrasant Claude Nougaro, c'est 'La désabusion'... Et je suis là, comme un con, sous son balcon, étendu de tout mon long dans une flaque de Bourbon....

C'est donc en interprétant un des derniers titres enregistrés par Nino que va se terminer ce concert étincelant, eh, non, le public rappelle l'équipage qui décide de terminer le voyage par l'ode aux portables, 'Le Telefon', featuring Gaston Lagaffe.

Rendez-vous à l'étage pour les dédicaces!

Denis Colin et Ornette ' Univers Nino' au Carré Magique à Lannion ( Côtes-d'Armor) le 8 janvier 2016.
Denis Colin et Ornette ' Univers Nino' au Carré Magique à Lannion ( Côtes-d'Armor) le 8 janvier 2016.
Denis Colin et Ornette ' Univers Nino' au Carré Magique à Lannion ( Côtes-d'Armor) le 8 janvier 2016.
Repost 0
Published by michel - dans Concerts
commenter cet article
8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 08:33
ProPulse fête sa cinquième édition du 1 au 5 février 2016.

ProPulse fête sa cinquième édition du 1 au 5 février 2016.

Comme les années précédentes, un programme destiné aux pros en journée ( à Flagey, au Botanique, aux Halles de Schaerbeek) et trois soirées tout public au Botanique ( les 3, 4 et 5 février).

Les noms programmés par Court -Circuit pour les soirées au Bota sont connus: Two Kids On Holiday, SIAM, COUBIAC, Aprile, Kings of Edelgran, Electric)noise(Machine, Facteur Cheval, Joy as a Toy, ULYSSE, Zomb., FAON FAON, In Lakesh, Jeremy Walch, Victoria+Jean et The Summer Rebellion

cf facebook event:

https://www.facebook.com/events/990362304370684/

Les professionnels de la culture pourront découvrir 66 projets du 1 au 5 février, à Flagey ( musiques classique et contemporaine) , aux Halles de Schaerbeek ( Théâtre, danse, arts forains, cirque, arts de la rue et performance) et au Botanique ( musiques du monde et urbaines, jazz, folk, chanson française, pop-rock, rock dur et électro).

Quelques découvertes à faire... Benoît Paradis Trio ( Quebec) - Ben Mazué ( France) - Les Païens ( Acadie) - Les Swingirls (France) - le jazzman Lorenzo Di Maio et son pote Greg Houben- YOKAI mixant rock et jazz, éthio-jazz et transe-psychédélique ou minimalisme groove ...etc.

http://www.court-circuit.be/actualites/propulse-2016-sannonce-bien/

http://www.propulsefestival.be/index.php?id=11838&no_cache=1

Repost 0
7 janvier 2016 4 07 /01 /janvier /2016 08:18
Album: Holding Hands With Jamie - Girl Band

Album: Holding Hands With Jamie - Girl Band

Record label: Rough Trade. ( October 2015)

Genre: post punk/noise

Tracklisting:

1. Umbongo

2. Pears For Lunch

3. Baloo

4. In Plastic

5. Paul

6. The Last Riddler

7. Texting an Alien

8. Fucking Butter

9. The Witch Dr.

REVIEW - Florian Hexagen

Les Irlandais de Girl Band auront quand même sorti avec "Holding Hands With Jamie" l'un des tous bons méfaits de 2015. Ils auront surtout surpris tout leur petit monde (de notre côté on y a plutôt vu une confirmation, déjà bien esquissée et aperçue en concert), car franchement, nombreux sont celles et ceux qui, après avoir succombé au post-punk-noisy ultra efficace de leurs morceaux précédents, tels ce roboratif "Lawman" ou encore ce "The Cha Cha Cha" plus qu'entraînant, n'auraient pas parié sur la direction prise sur le long format qui nous intéresse ici, entièrement basé sur une espèce de transe-noise-schizophrénique flirtant ouvertement et avec délice avec le suicide commercial vu le gap existant entre la séduction intelligente mais évidente du Girl Band d'avant 2015 et celui auquel on fait face maintenant, bien plus abrasif et dérangeant, et ce à tous les niveaux. Suffit de se balancer l'intégralité de l'album, pas de morceau particulier à choisir justement, tout s'enchaîne à la perfection pour notre plus grand mal-être et bonheur. Alors les mecs, comme ça on balance des "tubes" pour se faire connaître et on se fait plais' ensuite en sortant toute la merde (mais au final drapée de beauté) qu'il y a dans nos têtes pour un rendu aussi inattendu que taré sur un LP qui lui était attendu comme une sorte de messie indie par une poignée d'afficionados hipsters...? Malin bande de salopards, ça faisait bien trop longtemps qu'on s'était fait baiser comme ça. Girl Band, ce groupe de psychopathes qui t'enfile profond et te nique la tête alors que le quidam indé de base voulait juste se faire plaisir avec un nouveau Viet Cong. EPIC FAIL, à tous les niveaux. Pour notre plus grand plaisir. Probablement un futur classique du genre pour nous, la preuve, il a déjà survécu à 2015. Hâte d'entendre la suite, en espérant qu'ils creusent ce sillon dégueulasse et attirant à la fois...

Album: Holding Hands With Jamie - Girl Band
Repost 0
Published by Florian Hexagen - dans Albums
commenter cet article
6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 10:20
La série noire s'allonge: Nick Caldwell, Kitty Kallen, Pierre Boulez et Long John Hunter

Nicholas ( Nick) Caldwell qui s'est éteint le 5 janvier était membre fondateur des Whispers ,le groupe de r'n'b ayant par deux fois trôné au sommet des r'n'b charts avec 'And the beat goes on' et ' Rock Steady'.

Heart failure indique la faculté, le chanteur avait 71 ans.

Les Whispers sont nés en 1964 et comptaient alors Wallace "Scotty" and Walter Scott, Gordy Harmon, Marcus Hutson et Nicholas Caldwell comme membres.

Le line-up a évolué au cours des années, d'ailleurs les seuls survivants de la grande époque sont les jumeaux, les frères Scott.

La discographie du groupe se chiffre à une vingtaine d'albums studio.

La chanteuse Kitty Kallen avait prêté sa voix claire et douce à plusieurs big bands, ceux de Artie Shaw, Harry James, Jimmy Dorsey, Jack Teagarden , notamment.

Pendant les années 40 et 50 elle a placé plus de dix titres dans le top ten US, dont 'Besame Mucho' ( avec Lee Dorsey), 'I'm beginning to see the light' ou 'It's been a long, long time' ( avec Harry James), 'In the chapel in the moonlight' ou 'Aba Daba Honeymoon'...

Cette reine du swing avait 94 ans.

Pierre Boulez était un des plus grands compositeurs et chefs d'orchestre contemporains, il était considéré comme le symbole de l'avant-garde en musique classique.

Ce génie, que la France a finalement reconnu après bien des tracasseries, est décédé à Baden-Baden le 5 janvier, soit près d'un an près l'inauguration de la Philharmonie de Paris qu'il avait ardemment défendue.

La réaction de STEPHANE LISSNER, directeur de l'Opéra de Paris:

"Il a été déterminant dans la marche en avant de la musique de notre époque, la musique que l'on était en train de composer, celle qu'on allait jouer demain."

"Toute sa vie, il a été un découvreur qui a défendu la musique française à l'étranger et qui a fait bouger les lignes de la politique culturelle de la France."

Le Texas singer/songwriter, guitarist et bluesman Long John Hunter ( John Thurman Hunter, Jr.) s'est éteint dans son sommeil lundi dernier, il avait 84 ans.

Sa carrière débute en 1953, puis il écume les bars d'El Paso avant de sortir quelques singles sur des labels locaux.

Son premier véritable album date de 1988 (Texas Border Town Blues), huit autres suivront, le dernier ( Looking for a Party) sortant en 2009.

His last El Paso performance came in 2011.

La série noire s'allonge: Nick Caldwell, Kitty Kallen, Pierre Boulez et Long John Hunter
La série noire s'allonge: Nick Caldwell, Kitty Kallen, Pierre Boulez et Long John Hunter
La série noire s'allonge: Nick Caldwell, Kitty Kallen, Pierre Boulez et Long John Hunter
Repost 0
Published by michel - dans Bad News
commenter cet article
5 janvier 2016 2 05 /01 /janvier /2016 14:07
Sirius Plan- Spirit Of 66, Verviers - 05 Janvier 2016

SIRIUS PLANSpirit of '66, Verviers (BEL) – 2016.01.05

Setlist :
01. L'AILLEURS M'ATTEND.
02. DU ROSE DANS LES VEINES.
03. IN THE CITY.
04. BIG RIVER.
05. MOI L'ANIMAL.
06. OLD MAN.
07. LÀ.
08. MAGIC.
09. SUR LES RAILS.
10. WISH I COULD
11.REAL LOVE.
12. COME TOGETHER.
13. L'AUTRE ET SON REGARD.
14. BEAUTÉ.
15. PLUS QUE PARFAIT.
16. BEING IS BEAUTIFUL.
17. LA COMPLAINTE DE LA BUTTE.
18. AULD LANG SYNE.

Line Up :
Claire JOSEPH : chant guitare, baritone.
Gaëlle Mievis : chant et batterie.
Skye : chant et guitare.

Coucou les jeunes et les moins jeunes, je vous souhaite d'emblée une année 2016 riche en concerts, rencontres et découvertes (sauf en avril si on en croit le proverbe). Ca y est, c'est reparti, cette année ce n'est pas Wishbone Ash qui ouvre ma série de shows que j'espère longue, très longue. C'est avec Sirius Plan que j'entame ce nouveau millésime et, en terme de qualité, c'est déjà placer la barre très haut. Au niveau chant, harmonies vocales et arabesques labiales diverses et variées, j'ose espérer que vous savez maintenant toutes et tous que les trois Dames (puisqu'on ne peut plus employer le vocable « demoiselles ») sont en quelque sorte les tsarines du saut d'octaves (qui dans le cas présent n'est pas le prénom masculin) tout comme Yelena Isinbayeva était celle du saut à la perche. C'est direct et sans filet.

Départ avec mon pote Ludwig von Banging Souls (oui ça existe, attendez un peu la sortie de l'album, vous m'en reparlerez) direction E-411 puis E-42. Jusque là tout va bien, nous sommes de fait et de plain-pneu sur la E-42 (je te rappelle que les piétons ne sont pas admis sur les autoroutes donc j'ai troqué le pied contre le pneu) , sauf que la direction que les panneaux routiers s'entêtent à indiquer est celle de Charleroi au lieu de….« Liéééch » comme on dit là-bas. Ben oui on s'est trompés ! Trop occupés à discuter musique, on en oublie de regarder les indications. Subtil demi-tour à hauteur de Rhines et cette fois, c'est bon les enfants nous sommes orientés vers l'est.

Arrivée au Spirit vers 20.00, belle affluence dans le temple de Francis Geron, le contraire m'eut étonné au vu de l'affiche. Allez, visite rapide en backstage pour saluer nos trois grâces et puis il n'y a plus qu'à prendre son mal en patience, chose que je fais depuis la régie de mixage en devisant avec le sympathique Benoit Destriau qui est l'ingé-son de Sirius Plan en concert, comme ça vous connaissez tout le monde.

20h30 et cette intro typique qui te plonge dans le Bayou, lumière tamisée, voilà nos belles de jour qui entrent en scène. On sent une légère tension, comme un petit stress certainement dû à la réputation de l'endroit. On a beau avoir l'habitude de monter sur les planches, je vous garantis que quand on attend son tour là-bas en-dessous et qu'on relit les prestigieuses signatures qui couvrent les murs, on se paie tout à coup une grosse émotion : « bon sang, il va falloir assurer !». Et c'est ce qu'on certainement vécu les Filles hier soir. Jouer au '66, c'est un rêve pour pas mal d'artistes et Sirius Plan ne déroge pas à la règle, une règle de trois en ce qui les concerne. Non il n'y a pas de faute d'orthographe, ce soir, trois prend un « s » et non un « e » aussi non tu te retrouves en Turquie alors que nous sommes à Verviers qui abrite toutefois, je te le concède, une importante communauté turque. La boucle est bouclée.

On y va ? Ok, je te sens nerveux, lecteur assidu, quelques lourdeurs d'après réveillons sans doute.
On va te rendre plus léger, allez, viens, on t'emmène dans la constellation d'Orion. « L'Ailleurs m'attend » tu vois je te le disais bien que Sirius Plan c'était une invitation au voyage. « Du Rose dans les Veines » (perso je préfère la Bourgogne à l'Anjou au niveau pinard) et nous voilà « In The City » où nous déambulons le long des berges de la « Big River », toi et « Moi l'Animal ». Un arrêt tellement beau auprès de ce « Old Man » tellement touchant, et « Là » c'est « Magic » cet hommage au Boss, même si nos ambassadrices de charme ont décidé de ne pas commencer la reprise de Bruce Springsteen par le même couplet ce qui donne droit à une belle tranche de bonne humeur avec le public . Allez, recommençons, et nous voilà à nouveau « Sur les Rails » assis confortablement dans ce train qui nous emmène aux confins de l'Alabama (capitale : Montgomery).

Juste le temps de déguster un trio de saveurs aux accents anglo-saxons « Wish I Could », « Real Love » et le classique « Come Together » des Fab Four, également connus sous le nom de Beatles .
« L'autre et son Regard », un regard qui conditionne bien souvent tes actes. Ce concert est encore une fois d'une « Beauté » phénoménale, « Plus Que Parfait » même.

Exit, stage right pour nos ambassadrices de la voix et ovations d'un public qui en redemande . Vous allez être servis. Une guitare et trois voix qui éclatent dans ce qu'elles ont de plus pur, de plus beau, de divin. « Being is Beautiful », la magnifique « Complainte de la Butte » et pour finir, l'état de grâce absolu avec une première : la reprise du traditionnel écossais « Auld Lang Syne » que vous connaissez tous sous le nom de « Ce n'est qu'un au revoir ». Mais si, rappelez-vous le dernier épisode des « Galapiats » quand on a tous eu le coeur lourd et versé des larmes au moment où nos héros se disaient au revoir. Ce soir, c'est la même chose mais 45 ans plus tard. Je m'étais promis de ne pas me laisser surprendre mais ma « Stevie » m'a encore eu nom di d'ju. Bravo à Benoît pour son travail d'orfèvre, le son était impeccable tout au long de cette heure quarante de concert.

Gros succès que ce show, une heure après que les ultimes notes se soient envolées, les derniers fans quittaient le merchandising où nos Drôles de Dames ont présidé à la vente de leur premier album « Dog River Sessions » se pliant avec la bonne humeur et la disponibilité qu'on leur connaît aux séances de photos et de dédicaces d'usage.
Le temps pour Benoît et moi de charger le matériel dans la camionnette immatriculée dans les Hauts-de-Seine (92), les filles répondent aux questions d'un reporter venu expressément de Suisse pour ce concert, on se bisouille on prend rendez-vous et hop, E-42, retour at home vers 2h00 du matin avec des voix tellement belles plein la tête. C'était mon 10ème concert depuis que j'ai découvert le trio magique et je ne suis pas prêt de m'en lasser.

Mitch « ZoSo » Duterck

Sirius Plan- Spirit Of 66, Verviers - 05 Janvier 2016
Sirius Plan- Spirit Of 66, Verviers - 05 Janvier 2016
Sirius Plan- Spirit Of 66, Verviers - 05 Janvier 2016
Repost 0
Published by Mitch « ZoSo » Duterck - dans Concerts
commenter cet article
5 janvier 2016 2 05 /01 /janvier /2016 06:06
Farewell Paul Bley, Robert Stigwood et Craig Strickland!

Paul Bley, renowned jazz pianist, died January 3, 2016 at home with his family....titrait Ottawa Citizen ce matin.

Paul Bley, un des apôtres du free jazz, était précoce, puisqu'il se lance sur scène à l'âge de 13 ans avec le Buzzy Bley Band.

Pendant sa carrière, longue de sept décades, il aura joué avec les plus grands noms du jazz, que ce soient les maîtres du be bop, de l'avant garde ou du free jazz: Lester Young, Ben Webster, Sonny Rollins, Charles Mingus, Art Blakey, Don Cherry, Chet Baker, Jimmy Giuffre, Charlie Haden, Paul Motian, Lee Konitz, Pat Metheny, Jaco Pastorius, Archie Shepp, Cecil Taylor et une multitude d'autres pointures.

On lui connaît plus de cinquante albums comme leader ou co-leader sans mentionner toutes ses collaborations.

John Fordham écrit dans The Guardian: " There have been two Canadian giants of jazz piano. One was Oscar Peterson, who adopted the art form of his American neighbours and became a worldwide household name. The other was Montreal-born Paul Bley, who died at his family home on 3 January at the age of 83."

Le fameux producteur Robert Stigwood est mort à l'âge de 81 ans.

Le natif d'Adélaïde s'est occupé de Cream, plus tard de la carrière solo d'Eric Clapton qui a enregistré sur son label RSO Records, des Bee Gees à leur grande époque, de Paul Nicholas ou d'Yvonne Elliman.

Sa société fait également fortune en produisant des comédies musicales à succès ( Hair, Evita, Oh Calcutta, Jesus Christ Superstar...) ou des films ( Grease, Saturday Night Fever, Tommy, Staying Alive, Evita ( featuring Madonna)...

Le jeune chanteur de country Craig Strickland ( 29 ans) est décédé dans des circonstances étranges, il participait à une partie de chasse à Kaw Lake ( Oklahoma).

Craig avait disparu à la suite d'une tempête, son corps a été retrouvé sept jours plus tard.

Son ami Chase Morland a également péri lors de ce funeste duck hunting trip.

Farewell Paul Bley, Robert Stigwood et Craig Strickland!
Farewell Paul Bley, Robert Stigwood et Craig Strickland!
Repost 0
Published by michel - dans Bad News
commenter cet article
2 janvier 2016 6 02 /01 /janvier /2016 20:28
Michel Delpech était hospitalisé à l'hôpital de Puteaux , il y est décédé le 2 janvier 2016

"Michel est mort ce soir à 21H30", a déclaré Geneviève Delpech. "Cela faisait trois ans qu'il se battait contre un cancer", a-t-elle ajouté.

Tout le monde s'attendait à cette fin inéluctable et pourtant la mauvaise nouvelle a fait couler pas mal de larmes.

On l'aimait Michel Delpech, même Hollande est parvenu à lui rendre un hommage juste:

"Michel Delpech est mort sans avoir vieilli. Ses chansons nous touchaient car elles parlaient de nous. De nos émotions comme de nos épreuves. Il avait traduit mieux que personne les années 70".

Des chansons immortelles, il nous en a légués des kilos: 'Chez Laurette' - 'Pour un flirt' - 'Wight is Wight ' - 'Que Marianne était jolie' - 'Quand j'étais chanteur' - 'Le Loir et Cher' - 'Le chasseur' ( Les oies sauvages) ....

Il se savait condamné lorsqu'en 2014 il enregistre l'émouvant 'La fin du chemin'.

Avec le décès de Michel Delpech, c'est tout un pan de notre jeunesse qui s'écroule!

Repost 0
Published by michel - dans Bad News
commenter cet article

Articles Récents