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12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 08:03
Die Nerven + Levin Goes Lightly + Lea Porcelain à l'Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles- le 12 décembre 2015

Die Nerven + Levin Goes Lightly + Lea Porcelain à l'Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles- le 12 décembre 2015

La Gründlichkeit musicale allemande dans une forme post-punk judicieuse !

19h00: Lea Porcelain
20h00: Levin Goes Lightly
21h10: Die Nerven

Florian Hexagen rapporte:

L'Anschluss a bien eu lieu comme prévu hier soir à l'AB Club. Quoiqu'en fait, et c'est assez rare pour le souligner, cette soirée a même largement dépassé nos espérances. On a commencé avec un set en suspension et éthéré du duo electro rock berlinois Lea Porcelain "Official", idéal pour se plonger la tête et les jambes dans un club hors du temps ("Bones", "Loose Life"). Puis a débarqué ensuite l'ovni Levin goes lightly, un grand gars malingre originaire de Stuttgart qui nous a balancé des tubes d'electro pop new wave chelou, à mi-chemin entre David Bowie (évident) et David Lynch (pour le côté "weird"), d'une beauté et d'une intensité parfois sidérantes ("Dizzy Height", "She's dancing"). Et enfin sont arrivés les DIE NERVEN, soit le gang le plus sauvage que l'on ait vu depuis un paquet de temps sur scène. C'est simple, leur mélange de post-punk nerveux et de montées noisy-psyché, couplé à une attitude de freaks qui souhaitent en découdre avec le monde entier, a donné une saveur de fin d'époque à un concert venant parfaitement clôturer cet évènement mettant en valeur le renouveau de la scène indé allemande. Tout simplement une GRANDE soirée musicale, avec trois découvertes que l'on se plaira à suivre avec passion.

A quand la prochaine?

Die Nerven + Levin Goes Lightly + Lea Porcelain à l'Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles- le 12 décembre 2015
Die Nerven + Levin Goes Lightly + Lea Porcelain à l'Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles- le 12 décembre 2015
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11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 09:15
BURN Party#2 ( featuring FRUSTRATION - ULTRADEMON, Avenue Z ...) aux Brigittines, Bruxelles, le 11 décembre 2015

Le programme - BURN PARTY #2
///////////////////////////////
EXPO / LIVE CONCERT / DJ / SERIGRAPHIE
in a CHURCH!
////////////////////////////////////////////////////////////////////////////
FROM 19H…


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EXPO:
___________
LEA NAHON (La Boucherie Moderne)
http://www.leanahon.com/

_____
FSTN
https://www.facebook.com/FSTNdraw

/////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////
LIVE:

_____________
FRUSTRATION (Cold Wave/Post Punk)
Born Bad Records

http://www.bornbadrecords.net/artists/frustration/
https://www.facebook.com/Frustration-120387761342462/

_________
AVENUE Z (Space garage)
Slovenly Recording
nouveau side project : 2 Magnetix + 1 Catholic Spray

https://soundcloud.com/azimut-by-avenue-z

_____________
ULTRA DEMON (post rock/psychedelic noise)
Et mon cul c'est du tofu!

http://ultrademon.free.fr/
http://moncul.org/bands/ultra-demon

/////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////
AFTER PARTY

_______________
BURN Dj/Vj crew

MOZARFUCKER
maldita / controverse rec

CRABE
https://www.facebook.com/dascrabe
https://lecrabe.bandcamp.com/album/le-coeur-au-bord-des-l-vres

EL AMBASSADOR
4.1 records

VISUELS by DAMIEN PAIRON
"38 Quai Notre-Dame"crew
https://vimeo.com/damienpairon

...TO 3H

Le point de vue de de Florian Hexagen

Malgré le lieu juste incroyable (faut organiser plus de soirées aux Brigittines les gars/filles quand on a un tel outil) et un public enclin à se défouler, on était quand même sacrément loin des prestations précédentes de Frustration en terme d'intensité (notamment Magasin 4 ou Atelier 210). Set list trop axée sur les derniers morceaux, pas assez "cold-dark" à notre goût, bref, un sentiment de trop peu quand on connaît le potentiel destructeur de neurones du groupe. Avenue Z plutôt pas mal, même si on préfère les MAGNETIX en formule duo. La bonne surprise est venue du coup

d'Ultra Demon, bien tendu et noisy, qui aurait mérité plus de retours de la part du public. Soirée en demi-teinte donc musicalement, mais on reviendra dans cette chapelle avec plaisir!

BURN Party#2 ( featuring FRUSTRATION - ULTRADEMON, Avenue Z ...) aux Brigittines, Bruxelles, le 11 décembre 2015
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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 18:02
Kovacs "Shades of Black tour" + Bellemont - Het Depot - Leuven- le 10 décembre 2015

Kovacs "Shades of Black tour" + Bellemont - Het Depot - Leuven- le 10 décembre 2015

Kovács est la graphie hongroise d'un nom de famille d'origine slave signifiant "forgeron"...

Evidemment Kovacs comme nom d'artiste ça en jette plus que Smid, Sharon Kovacs choisit tout logiquement Kovacs comme artiestennaam et en moins d'un an, ce nom se retrouve sur toutes les lèvres.

In Nederland behaalde 'Shades of Black' de eerste plek op de albumlijst, ajoutez à cela que la demoiselle sait comment s'y prendre pour attirer l'attention, col et bonnet en fourrure, couvre-chefs divers et si elle les ôte, un crâne aussi rasé que celui de la pauvre Sinéad O'connor, bref tu t'attendais à une salle pleine à Louvain.

Prévisions erronées, mec!

20:30 Bellemont!

Sur la route 66, Bellemont est une ville un peu fantôme qui a connu un regain de célébrité grâce à Easy Rider.

Pas mal comme nom de groupe, te souffle Anneke!

Des Amerlocs?

Non, des autochtones: Tracee W: vox / Sam M: guitars / Bruno B: keys / Pip V: bass / Joe B: drums, lit-on sur leur facebook.

OK, ça nous fait une belle jambe, que disent les flics?

Tracee Marie Westmoreland, actrice, danseuse, chanteuse, une Yankee adoptée (?)- Sam Malek on guitar ( The Grave Brothers, Johnny Trash, Hetten Des, que de mauvaises fréquentations, quoi) - Pip Vreede à la basse, ce gars a promené son chapeau boule sur toutes nos scènes: Wolf Banes, Telstar, Red Zebra, etc.... - Joe Bacart aux drums, encore un copain à Luc Crabbe et Bruno Beeckmans aux claviers et secondes voix.

Genre?

Dis leur, Tracee: how about distilled soul, compacted blues, filtered torch ...!

Il y a un peu de tout cela, du rock porté par une madame qui a des tripes, de la présence et une expérience certaine!

Il n'a pas fallu un morceau pour comprendre qu'on allait avoir droit à un concert pas banal, au goût seventies, certes, c'était loin de nous déplaire. La ballade ' Tale of the roses', démarrée a capella et chantée d'une voix épineuse et rauque par la blonde madame, nous rappelle le blues rock de bands comme Babe Ruth, Vinegar Joe ( aaah, Elkie Brooks) ou Shocking Blue qu'il serait idiot de réduire à 'Venus'.

'Don't wanna know' , sa guitare métallique, son orgue purulent et son refrain addictif, obligent tes pieds à battre la mesure. Sur scène Miss Westmoreland ne peut cacher ses talents de danseuse.

Si tu aimes Free, Humble Pie, Ten Years After, tu vas adorer ' Did you ever'.

'You're all that I can run to' nous renvoie vers Janis.

La pression monte et ne va pas faiblir pendant le trip marin, 'On the ocean'.

Un matelot solitaire?

Non, elle était avec un mec, mais ce gars avait des idées noires...you just wanna jump in the water... c'était la merde, il n'y avait pas de bouée!

Le titre se meurt en sourdine, deux coups de baguette lancent ' It's time to tell the truth about me and you'.

Une explication orageuse qui met fin à un set d'excellente facture.

Kovacs

Après Rock Werchter cet été et l'AB Club en octobre, Sharon Kovacs en haar groep se tapent une mini-tournée des salles flamandes.

La Wolflady laisse le soin à deux charmantes madames de venir se poster au devant de la scène, assises près d'une table dressée kitsch avec un flacon en cristal de Bohème et deux verres de vin provenant du même brocanteur, Danielle van Berkom au violon et Maaike Peterse au violoncelle nous proposent une intro classico-balkanique du plus bel effet.

Tu t'attends à voir arriver la suite, erreur.

Derrière des paravents, en ombres chinoises, tu devines la bassiste Sabine Biesbroek ( korte broek, mooie benen) et le guitariste ( flamboyant) Ruud de Groot, puis une silhouette essayant quelques galurins sur fond de disque grésillant.

Le Depot baigne dans une ambiance film noir/cabaret avant de voir disparaître les cloisons qui nous cachaient le groupe, voilà Kovacs ayant opté pour un chapeau emprunté à Boy George et sans doute Teun van Zoggel aux drums et Wouter Hardy aux claviers et à la trompette.

L'équipe est au complet et entame 'Whiskey and fun' un soundtrack de film d'horreur mixant un James Bond theme chanté par Shirley Bassey et du trip hop à la Portishead.

La voix, chaude, jazzy, profonde, grave, frappe les imaginations, pas moyen de l'associer à la frêle personne qui déambule sur scène, ils sont nombreux à avancer le nom d'Amy Winehouse, ils se trompent, ce n'est pas le même univers!

Les cordes introduisent ' 50 shades of black', une confession... I can be a witch, a bitch, a murderer... et bien plus que cela, elle a plus d'un tour dans son sac, cette nana.

Ensuite elle nous propose la ballade nocturne 'Night of the nights' , le show demeure théâtral et t'es tout surpris de ne pas distinguer de volutes de fumée, ni de sosie d'Humphrey Bogart lançant une boîte d'allumettes vers Lauren Bacall.

Volgend nummer is van Grace Jones, nous souffle Sharon avant d'attaquer le tango 'I've seen that face before' , une étonnante version qui n'atteint pourtant pas le caractère sensuel de celle de Miss Jones.

Lumière s v p, Louvain, je vous prends en photo, smile!

Un garde-chiourme vient signaler aux photographes dans la fosse qu'ils peuvent ranger l'artillerie, 't is gedaan met foto's te trekken.

Toujours aussi décadent et pompeux, 'Fool like you' précède ' My love' dans lequel elle cite le Book of Common Prayer ...ashes to ashes, dust to dust".

Wouter introduit 'Sunday dress' , une plage non reprise sur l'album, ensuite la lady nous prévient, la suivante n'est pas de moi, il s'agit de 'Mr Bojangles' de Jerry Jeff Walker, titre qui fut un hit pour The Nitty Gritty Dirt Band et qui a été repris par Nina Simone, e.a..

Changement de coiffure, affublée de sa tête de loup, elle attaque le noir et majestueux ' When the lady's hurt' qui n'a rien à voir avec le 'When the lady smiles' de ses compatriotes Golden Earring.

Le rosaire s'égrène, ' A part of this' puis ' Shirley' (Sound of the underground) amorcé à la trompette. La mélancolie et la passion dégoulinent de sa voix, l'orchestration nous renvoie vers une époque révolue où tu ne te rendais pas dans une boîte de nuit sans avoir enfilé un costard, le videur ne t'aurait pas laissé franchir l'embrasure de porte.

Cordes en évidence pendant l'amorce de 'Diggin' qui se transforme en dancetrack pour ours échappés du Livre de la Jungle.

'He talks that shit' , 'Sour time', sa guitare surf, et enfin le trip hop 'Wolf in cheap clothes', légèrement pompé sur Glory Box, pompé sur Daydream, et présentant quelques similitudes avec certains Hooverphonic, achèvent le set.

Un double bis avant de prendre congé: 'The devil you know' et la romance 'Song for Joel'.

Aucun doute à avoir Kovacs est sur la bonne voix pour se construire une belle carrière.

Des fois on doit se méfier des produits made in Holland , Jett Rebel bij voorbeeld, mais Kovacs n' a déçu personne!

photos- jp daniels

Kovacs "Shades of Black tour" + Bellemont - Het Depot - Leuven- le 10 décembre 2015
Kovacs "Shades of Black tour" + Bellemont - Het Depot - Leuven- le 10 décembre 2015
Kovacs "Shades of Black tour" + Bellemont - Het Depot - Leuven- le 10 décembre 2015
Kovacs "Shades of Black tour" + Bellemont - Het Depot - Leuven- le 10 décembre 2015
Kovacs "Shades of Black tour" + Bellemont - Het Depot - Leuven- le 10 décembre 2015
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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 03:57
Jane Doe and the Black Bourgeoises au Café Central - Bruxelles, le 10 décembre 2015

Jane Doe and the Black Bourgeoises au Café Central - Bruxelles, le 10 décembre 2015

La brève de JPROCK :

Dernière date 2015 de la tournée de Jane Doe and the Black Bourgeoises ce 10 décembre au Central à Bruxelles.
Le groupe louviérois drivé par Nicolas Scamardi ( Von Durden) a une fois de plus été égal à lui même avec un gig énergique en diable qui a tenu toutes ses promesses.( merci Angel Ognito de m'avoir presque niqué la jambe en sautant dans le public ! )
Son power rock serti de glam punk irrésistible et à l'instinct animal vous prend aux tripes et vous emporte dans sa furia au fil des titres.
Aux dernières nouvelles le band a terminé l'écriture de son troisième album et entrera en studio en janvier. Aucune date n'est encore avancée pour la sortie de ce troisième opus qui s'annonce explosif.
Infos et dates de concerts sur http://www.blackbourgeoises.com/ et sur la page facebook du groupe.

Texte et photo report by JP Vanderlinden aka JPROCK THE DARK FEATHER.
(accréditation Concert Monkey)

Jane Doe and the Black Bourgeoises au Café Central - Bruxelles, le 10 décembre 2015
Jane Doe and the Black Bourgeoises au Café Central - Bruxelles, le 10 décembre 2015
Jane Doe and the Black Bourgeoises au Café Central - Bruxelles, le 10 décembre 2015
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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 10:50
Cuca Roseta - CC Het Bolwerk - Vilvoorde- le 9 décembre 2015

Cuca Roseta - CC Het Bolwerk - Vilvoorde- le 9 décembre 2015

Cuca Roseta, la nouvelle voix du fado, est en tournée dans nos plats pays, après un passage dans plusieurs salles bataves, elle atterrit dans la ville autrefois dirigée par Jean-Luc Dehaene, qui a d'ailleurs inauguré le magnifique complexe Het Bolwerk, avant un concert sold-out à Bruxelles au Senghor d'Etterbeek.

Tu connais pas?

Tu l'as pourtant sans doute aperçue dans 'Fados' de Carlos Saura.

Dans la fleur de l'âge ( 34 ans), Maria Isabel Rebelo Couto da Cruz Roseta, alias Cuca Roseta, a sorti 3 albums, le dernier 'Riû' ( produção do brasileiro Nelson Motta.) en 2015.

Ce soir, la belle native de Lisboa est accompagnée par quatremusiciens d'exception, à la guitarra portuguesa, Pedro Viana - Frederico Gato à la basse acoustique - Miroca Paris , percussão et à la guitare classique ( viola de fado), sans doute André Ramos.

20:30'

Les musiciens prennent place, ils sont sagement assis, lorsqu'une voix ample, profonde, chaude, se fait entendre émanant des coulisses, sur la pointe des pieds Cuca, grande, chevelure aile de corbeau luisante, apparaît, elle avait entamé a capella ' Rua do Capelão', un fado que chantait l'immense Amália Rodrigues.

Toute l'âme lusitanienne, faite de vagues de saudade, se retrouve dans ce chant vibrant et pur.

Les poils de ton épiderme, déjà, se hérissent et pourtant il ne fait pas froid dans le théâtre.

L'équipe au complet amorce l'enjoué ' É Lisboa a namorar' suivi par ' Fado Fé' (Tudo por Tudo) qui raconte une histoire d'amour, cette romance est au répertoire d'une autre grande voix du fado, Maria da Fé.

'Fado do Cantro' sur son second album 'Raiz' s'éloigne de la mélancolie récurrente des fadistas, la mélodie, joyeuse, manifeste la joie de vivre.

Next one is called 'Ser E Côr', letra: Cuca Roseta and música: Sara Tavares, une compositrice d'origine cap-verdienne.

Encore un morceau qui balance pas mal et met en évidence les talents des musiciens.

Le Portugal et le Brésil sont indissociables, Cuca propose la perle 'Saudades do Brasil em Portugal' de Vinicius de Moraes.

Vilvorde aura apprécié son interprétation remarquable, toute en profondeur et en authenticité.

Avec ' Marcha de Santo Antonio' on revient à la frivolité, elle se permet un petit pas de danse charmant.

'Riû' means smile, un titre lumineux, galvanisé par le jeu ciselé de Pedro Viana.

A Lisbonne, toutes les filles se prénomment Maria, ' Maria Lisboa' trace un portrait de la vie de toutes les femmes de la capitale portugaise, celles qui vendent des fleurs en chantant sur les berges du Tage ou les petites vendeuses de la Baixa.

Le voix se fait lyrique pour atteindre des sommets vertigineux, la salve d'applaudissements ponctuant le titre ne trompe pas, toute la salle a été touchée en plein coeur.

Elle nous quitte pour un instant et laisse le soin à ses accompagnateurs de placer un instrumental brillant, 'Guitarrada'.

Changement de tenue, désormais Cuca arbore une robe soyeuse d'un vert tendre et attaque l'émouvant ' Fado de Vida' suivi par une chanson vivace 'Havemos de ir a Viana', encore une perle que chantait la reine Amalia.

Il faut suivre ses rêves, voici ce que conseille ' Fado dos Sentidos' tandis que la romance ' Tanto' ravira les amateurs de fado de amor.

"Lisboa de Agora" peint le Lisbonne contemporain, puis le chat se met en évidence, c'est sa basse ronronnante qui amorce le bluesy ' Barco Negro', une plage superbe.

Le single 'Amor Ladrão' enchante et 'Foi Deus' bouleverse.

Cuca Roseta c'est toute la vie, faite de joie et de douleur!

Le quintet termine le set avec une note d'espoir, ' Marcha da Esperança', il sera bien évidemment rappelé pour proposer un double encore, 'Nos teus braços' et' Boa Nova'.

Obrigada, Vilvoorde!

Rideau!

Cuca Roseta - CC Het Bolwerk - Vilvoorde- le 9 décembre 2015
Cuca Roseta - CC Het Bolwerk - Vilvoorde- le 9 décembre 2015
Cuca Roseta - CC Het Bolwerk - Vilvoorde- le 9 décembre 2015
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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 05:40
Rubrique disparitions, cinq noms: Rusty Jones, Bonnie Lou, Gary Marker, John Trudell et John Garner !

Le batteur de jazz Rusty Jones est décédé ce 9 décembre, à l'âge de 73 ans.

Etabli à Chicago, Rusty a accompagné quelques figures marquantes du jazz, citons George Shearing, Buddy DeFranco, Lee Konitz, Stéphane Grappelli, Patricia Barber ou Ira Sullivan.

Bonnie Lou était considérée comme une pionnière du rock. Après avoir signé des classiques de la country comme "Tennessee Wig Walk", "Daddy O" ou ''Seven lonely days" elle atteint le statut de célébrité nationale aux States.

Mary Joan Kath, devenue Bonnie Lou,signera 10 top ten country hits avant de passer au rockabilly, elle sera d'ailleurs reprise dans le Rockabilly Hall of Fame.

Bonnie Lou nous a quittés le 8 décembre à l'âge respectable de 91 ans.

Le bassiste Gary Marker marquera les esprits pour son passage au sein du Magic Band de Captain Beefheart.

Il a fait partie du band Rising Sons comprenant e.a. Ry Cooder et Taj Mahal.

Les biographes citent également les groupes Fusion ou Juicy Groove, comprenant des membres de Steppenwolf ou des Seeds.

Lui aussi est parti vers d'autres cieux ce 8 décembre.

Le militant politique, acteur, écrivain et poète amérindien John Trudell était également musicien ( découvert par Jackson Browne).

Il a sorti une bonne douzaine d'albums sur lesquels figurent quelques personnalités en guest, Jackson Browne, Kris Kristofferson ou Kwest.

En 2001, Angelina Jolie produit le disque 'Bone Days' , son dernier recueil ' Wazi's Dream' est sorti cette année.

Sa carrière a pris fin lundi.

John Garner était le batteur et lead vocalist de Sir Lord Baltimore, un psychedelic/ hard rock band new-yorkais ayant fait impression dans les seventies avec les albums 'Kingdom Come' et 'Sir Lord Baltimore'.

Le groupe splitte en 1976 pour se reformer 30 ans plus tard et enregistrer une suite à la paire de LP's de l'époque hippie, 'Sir Lord Baltimore III Raw'.

Le frontman du groupe est décédé le 5 décembre, les autres parlent de jeter l'éponge!

Rubrique disparitions, cinq noms: Rusty Jones, Bonnie Lou, Gary Marker, John Trudell et John Garner !
Rubrique disparitions, cinq noms: Rusty Jones, Bonnie Lou, Gary Marker, John Trudell et John Garner !
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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 21:38
The Dø - Theodora - Ancienne Belgique - Bruxelles- le 8 décembre 2015

The Dø - Theodora - Ancienne Belgique - Bruxelles- le 8 décembre 2015

Une organisation Live Nation.

Troisième passage à l'Ancienne Belgique pour Olivia Merilahti et Dan Levy, probablement celui qui aura le plus marqué les esprits!

Xavier?

Wow! Arrivé à ce concert un peu par hasard et vlan! Un de mes meilleurs concerts de l'année. Super présence de chaque membre du groupe, ambiance de feu! Vivement leur prochain concert!!! Top Top Top!

Richy?

I love you Olivia..

Avant la brillante performance de The Dø, Bruxelles a découvert Theodora!

Théodora De Lilez était la bassiste du trio Théodore Paul et Gabriel, depuis l'an dernier, elle vole de ses propres ailes, a sorti un EP et, cet automne, elle assure le support du groupe franco-finlandais.

Elles sont deux à se présenter sur scène, Théodora ( basse, synthés et chant) et la tout aussi mignonne Zoé Hochberg ( pads, synthé, bongo, vocals).

En 30', ce duo a charmé Bruxelles par son electro pop esthétique, à la fois dansant et dark, et flirtant parfois avec le trip hop, difficile de déterminer toutes les influences, elles vont de Air à Zola Jesus en passant par Miss Kittin ou London Grammar.

Six titres dont on ne peut te dévoiler l'intitulé, because absence de setlist et peu de renseignements sur la toile.

Un premier electro chic et aérien attire d'emblée l'attention d'un public qui, d'habitude, néglige les premières parties, il est suivi par un dancetrack imparable et une troisième salve pendant laquelle les pulsions de la basse font merveille.

'A for Ache' démarre en formule parlando avant de t'inviter sur le dancefloor tandis que Miss De Lilez scande A for Ache à te donner le tournis.

Bruxelles se manifeste, des cris enthousiastes fusent, les filles nous balancent deux dernières salves, l'une hantée, l'autre tribale.

Rarement un tout nouveau projet n'aura connu autant d'adhésion!

The Dø

C'est en 2008 que tu croises la route des Parisiens pour la première fois, une toute jeune Selah Sue assurait l'avant-programme.

Depuis, deux autres long-playing discs se sont retrouvés dans les bacs, celui qui nous vaut cette tournée a pour nom 'Shake Shook Shaken'.

Dan Levy, he looks like Johnny Depp, te souffle Deborah et Olivia Merilahti, she doesn't look like Vanessa Paradis, sont flanqués de trois musiciens pas nuls, Marielle Chatain (keyboards, guitar, bass, pads), Pierre Belleville (drums, effects) et Bastien Burger (bass, guitar, effects, pads, keyboards). Dan lui-même, s'amuse à la guitare, basse, pads ou pianote et s'occupe des secondes voix, sa compagne, longue robe blanche, ample, aux motifs rouges et baskets assortis, chante divinement, sourit tel un ange et manoeuvre à sa guise un bon peuple qui ne demande pas mieux.

Démarrage en douceur avec la berceuse précieuse ' A mess like this', elle est touchante Olivia, un break explosif, annonce l'instrumental majestueux 'Omen', pendant lequel la fée prend la pose puis deux zombies viennent déplacer le piano qui se trouvait au centre de la scène.

Le show et le décorum sont huilés jusque dans les moindres détails, The Dø propose 'Keep your lips sealed', a catchy pop tune dans laquelle quelque Britannique illuminé croit reconnaître Broadcast.

Virage dance avec l'époustouflant ' Miracles (Back in Time)' suivi par 'Sparks' qui lui aussi fait des étincelles.

Tous les regards sont rivés sur la séduisante franco-finlandaise transformée en marionnette pendant 'Opposite Ways', elle allume un brave garçon du premier rang en se collant à 25 cm de son visage pour lui dévoiler un genou et la naissance d'une cuisse, André a failli défaillir, la coquette a souri.

Bruxelles, je tiens à m'excuser pour le concert annulé lors des Nuits Bota, je n'avais plus de voix, on va se rattraper ce soir, voici 'Anita No', ses allitérations fantaisistes, son jeu de lumières et ses ombres chinoises.

La salle bout, les roadies ramènent le piano au centre du podium, le calme revient avec la ballade 'Dust it off', pas pour longtemps le tube 'Trustful Hands' rallume le feu.

Olivia s'amuse avec le pied de micro, le tend vers le public puis l'utilise comme un bâton de majorette, cette nana sait comment s'y prendre pour enflammer l'assistance.

Dans la foulée, un second hit des débuts, 'The bridge is broken', suscite un mouvement d'enthousiasme turbulent.

Le concert a vraiment décollé, 'Aha' et son manège Roméo fait la cour à Juliette qui, après avoir écouté l'aubade, rebondit comme un kangourou fou , ne va certainement pas calmer tes voisin(e)s.

C'est le délire!

Olivia et son ex-mec se tirent pour laisser le trio de musiciens balancer un instrumental tribal, 'BWOJ', Marielle debout sur son tabouret entre en transe tandis que le couple réapparaît reconverti en Baloo et Mowgli recouverts d'une serviette éponge, vite envoyée dans la fosse.

Attention, ça glisse, 'Slippery slope' , présentation des funambules avant une marche guerrière, épique, au fond hip hop,' Going through walls'.

Et une petite leçon de grammaire en prime...shake, shook, shaken..., repeat after me, Brussels!

Yes, teacher, another brick in the wall!

Le fougueux ' Despair, hangover and ecstasy' doit nous amener au terme de ce concert de 70' follement applaudi.

Les rappels sont entamés par ' Too insistent' suivi par le chant de Noël avant la lettre 'Nature will remain' et enfin 'Quake, mountain, quake'.

Il est 22:25", la salle espère un second rappel, elle l'aura, en trio, Olivia, Dan derrière le piano, Bastien à la basse, c'est une chanson d'amour précise la star de la soirée, ' Song for lovers' pour terminer ce show fabuleux sur une note sentimentale!

photos: jp daniels & michel

The Dø - Theodora - Ancienne Belgique - Bruxelles- le 8 décembre 2015
The Dø - Theodora - Ancienne Belgique - Bruxelles- le 8 décembre 2015
The Dø - Theodora - Ancienne Belgique - Bruxelles- le 8 décembre 2015
The Dø - Theodora - Ancienne Belgique - Bruxelles- le 8 décembre 2015
The Dø - Theodora - Ancienne Belgique - Bruxelles- le 8 décembre 2015
The Dø - Theodora - Ancienne Belgique - Bruxelles- le 8 décembre 2015
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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 14:33
Hugh Cornwell ( acoustic) - La Cave- Hastière- le 8 décembre 2015

HUGH CORNWELL (THE STRANGLERS) –La Cave, Hastière (BEL) – 2015.12.08

First Set :
01. Strange Little Girl.
02. Get A Grip On Yourself.
03. Dagenham Dave.
04. Outside Tokyo.
05. Duchess.
06. Second Coming.
07. Tramp.
08. Never Say Goodbye.
09. No Mercy.
10. Always The Sun.

Second Set :
01. Break Of Dawn.
02. Man Of The Earth
03. First Bus To Babylon.
04. Bllack Hair, Black Tie, Black Suite.
05. Lay Back On Me Pal.
06. Under Her Spell.
07. Beat Of My Heart.
08. Stuck In Daily Mail Land.
09. La Grande Dame .
10. Nice And Sleazy.
11. Golden Brown.

Surprise pour mon ami Pascal que je convie à une soirée spéciale en ce mardi soir pluvieux (que lundi puisqu'on est mardi). Pour terminer cette année en beauté, Michel Darasse nous invite à un nouveau dîner-concert dont il a le secret. Au menu, d'une part : Suprême de poulet, sauce champignons, lard et tomates, accompagné de pommes de terre sautées, et, d'autre part, un concert exceptionnel, dans sa formule, donné par le leader des légendaires Stranglers en la personne de son chanteur, j'ai nommé : le charismatique Hugh Cornwell.

Pourquoi exceptionnel me demanderez-vous ?

Habituellement c'est en trio (guitare, basse, batterie) qu'il donne ses concerts mais ce soir, pour la première fois depuis deux ans, Hugh se retrouve guitare acoustique en mains, seul en scène. Une bonne centaine de fans ont répondu « présent » à l'appel du maître des lieux et pour un mardi soir à Hastière, c'est une réussite. Nous ne sommes ni à Londres ni à Paris, ne l'oublions pas.
Alors, pour faire court et en guise de préambule, sachez que Hugh Alan Cornwell est né le 28 août 1949 à Tufnell Park, dans le nord de Londres. Il est auteur-compositeur-interprète et guitariste. Icône du punk rock et de la new wave, il a fait partie du groupe The Stranglers de 1974 à 1990. voilà, le décor est planté
La soirée se déroule en deux temps, ou si vous préférez, en deux sets de 10 et 11 chansons. On se demande bien à quelle sauce le bougre va nous manger, eh bien ce sera à sa sauce à lui, bourrée d'humour anglais et de mots d'esprit. A certains moments on plonge carrément dans l'univers fantastico-délirant des Monty Pythons, je vous jure. L'homme est agréable, disert et s'y entend pour captiver son auditoire, surtout qu'il parle un anglais presque académique, le genre de truc que tout un chacun souhaiterait entendre en cas d'apprentissage de la langue de Shakespeare. Tiens à propos, on dit toujours « la langue de Shakespeare » mais ils parlaient quoi alors les grands-bretons avant que ce cher William ne se fasse connaître ? Vous vous êtes déjà posé la question ?
C'est sous la forme d'une histoire chronologique de sa carrière, tant au sein des Stranglers, qu'en solo que Hugh Cornwell va nous faire voyager dans son espace spatio-temporel et musical. Chaque chanson à sa petite histoire et ses anecdotes succulentes que l'homme nous livre « Stiff upper Lip » à l'anglaise somme toutes. C'est bien pensé et bien amené. Il y a aussi la petite touche pour faire vibrer notre fibre patriotique lorsqu'il nous explique qu'à trois reprises, les Stranglers ont enregistré à Bruxelles. « Vous savez pourquoi ?» nous demande t-il en français. Réponse : « On mange bien mieux qu'à Paris ». Nous aurons droit aussi à des histoires truculentes au sujet des réactions des maisons de disques à l'égard de leurs artistes, on apprendra que Richard Branson, grand patron de Virgin a dû choisir entre investir dans de prochain album des Stranglers ou faire « joujou » avec une compagnie aérienne. Nous n'aurons pas droit au blockbuster que fut le célèbre « No More Heroes », « Ca me pompe » nous dira Hugh avec humour et on a même failli passer à côté de l'autre méga-tube qu'est « Golden Brown ». Certains débuts de chansons ont une approche très Beatles et on lorgne parfois du cô é des Stooges d'Iggy Pop, il y a pire comme références me direz-vous enfin, c'est une mine de renseignements que Hugh Cornwell partagera avec nous tout au long de la soirée. L'homme n'est certes pas un très grand technicien de la guitare ni un chanteur lyrique mais c'est un artiste généreux qui nous a promenés dans son univers pendant près de deux heures sans que jamais on ne se lasse et c'est ça qui est génial. Bravo Mr. Cornwell, long may you sing.

La Cave à Hastière, un esprit, un accueil, un concept, un endroit à découvrir !

Mitch ZoSo Duterck

Hugh Cornwell ( acoustic) - La Cave- Hastière- le 8 décembre 2015
Hugh Cornwell ( acoustic) - La Cave- Hastière- le 8 décembre 2015
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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 12:23
Jovanotti - Forest National- le 8 décembre 2015

Jovanotti - Forest National- le 8 décembre 2015 ( Gracia Live)

Le billet de JPROCK :

Lorenzo Cherubini mieux connu sous le nom de Jovanotti a donné ce 8 décembre à Forest National un concert étonnant .
Habitué des stades et des tournées dans des salles immenses, l’Italien a mis les petits plats dans les grands et nous a offert un show grandiose et technologiquement très affuté.
Dès le premier titre on découvre le gigantisme de la scène et des moyens mis en oeuvre pour que ce spectacle soit mémorable avec une scène énorme dotée d’une longue avancée dans le public, des écrans géants, des lazers, un lightshow prodigieux et un son qui alterne le très bon à l' excellent.
Avec une carrière qui s’étend déjà sur plus de deux décennies l’artiste de 49 ans propose une musique qui a démarré avec le rap et qui depuis s’est orientée de plus en plus vers un pop rock teinté de world music.
Ses influences sont considérables allant du rock aux musiques d’Amérique latine tout en passant par la dance, le ska, le rap, la pop et quelques touches de disco.
A l’image de son personnage coloré et excentrique l’Italien s’amuse sur scène et prône la joie, cette joie rassembleuse que génère la musique, toutes les musiques.
L’homme est comme sa musique, indéfinissable mais vachement humain, sorte d’éponge vivante de nos joies et de nos craintes.
Il évoque bien sûr les attentats du 13 novembre et les jours difficiles que nous avons connus et connaissons encore.
« Merci d’être venus et de ne pas avoir cédé à la peur…et vive la vie dans une société multiculturelle et qui doit le rester ! «
Joli message d’amour Lorenzo et je suis bien d’accord avec toi les échanges de culture sont en effet souvent enrichissants. Encore faut il qu’ils soient basés sur des valeurs communes et dans le respect de tous et là avec certaines cultures c’est pas gagné !
Par contre , si le monde entier partageait ton amour de la musique et ta pensée positive il se porterait beaucoup mieux.
Rien que pour son message de joie et d'amour , Jovanotti mérite le respect.
Et les spectateurs présents l’ont bien compris et transforment rapidement Forest National en un chaudron incandescent.
C'est clair, les latins savent faire la fête !
La setlist proposée par la megastar romaine est basée bien sûr sur son dernier excellent album » Lorenzo 2015 CC « mais les incontournables hits comme « Sabato » , « L’Ombelica del Mondo « , « Bella « , « Gimme Five « , Un Raggio di Sole « , « Penso Positivo » , « Libera « et « Serenata Rap « sont aussi de la partie pour le plus grand bonheur des fans déchaînés.
Pendant plus de deux heures, Jovanotti nous a transmis son énergie et son optimisme de bien belle manière, et par ces temps tumultueux ou la haine et la violence assombrissent souvent notre quotidien, ça fait un bien fou !

Texte et photos : Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK- THE DARK FEATHER.

Setlist:

Sabato
Il più grande spettacolo dopo il big bang
L'ombelico del mondo
L'estate addosso
A te
Ragazza magica
Bella
Gli immortali
Gente de la notte
Mi fido di te
Libera
Piove
Un raggio di sole
(Tanto)³
Penso positivo
Serenata rap
Ti porto via con me

Jovanotti - Forest National- le 8 décembre 2015
Jovanotti - Forest National- le 8 décembre 2015
Jovanotti - Forest National- le 8 décembre 2015
Jovanotti - Forest National- le 8 décembre 2015
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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 10:14
Album 'Koskenkylä ' by Vellamo!

Album 'Koskenkylä ' by Vellamo!

Un coup d'oeil à l'encyclopédie du panthéon ougro finnois, lettre V: Vellamo, épouse d’Ahti; déesse de la mer, des lacs, des tempêtes!

C'est également le pseudo choisi par Pia Leinonen et Joni Tiala lorsque, en 2008, ils ont décidé de faire un bout de chemin ensemble dans la sphère folk.

A ce jour, trois albums émaillent leur catalogue, 'Vellamo' de 2013, 'Trad' de 2014, et le dernier à peine baptisé par les trolls et elfes norrois, 'Koskenkylä ', est sorti il y a un petit mois!

'Koskenkylä' est le village natal de Pia, la magnifique pochette de l'album étant l'oeuvre de la graphiste Maria Raasakka: Kuvataiteilija.

Dix plages constituent le recueil:

1. Tule kanssani sisar

2. Colours of the Meadow

3. Koskenkylä

4. Ladies of the Village

5. Palmikko

6. Sinä ajat

7. Elämä on hauras

8. Letters to Sweet Zoey Li

9. Let's Have a Ball Tonight

10. Hey Little Bird

Ce qui frappe d'emblée en glissant l'album dans le lecteur pour entendre 'Tule kanssani sisar', c'est le timbre particulier de Pia, mélodieux et enfantin, il enjolive cette jolie valse que tu peux rapprocher du meilleur du folk/rock anglo-saxon, style Fairport Convention ou Steeleye Span, par exemple.

'Colours of the Meadow', une romance folk pop renvoie vers les petites starlettes indie folk, telles que Gabrielle Aplin, Lucy Rose ou Nina Nesbitt, c'est engageant une prairie fleurie et diaprée.

L'exotique et paisible 'Koskenkylä' ne te donne qu'une envie, celle de chausser tes bottes de sept lieues pour aller visiter ce coin de Finlande où Pia a coulé des jours heureux dans sa prime jeunesse.

Notons l'accompagnement sobre et harmonieux élaboré par le bassiste Janne Ylikorpi, le batteur Timo Tikkamäki et le multi-instrumentiste Joni Tiala, ici, c'est surtout le son d'harmonium qui flatte nos pavillons.

De la bel ouvrage!

Avec ' Ladies of the Village' le passé progrock de Joni refait surface, la plage nous rappelle les grands moments de groupes des seventies comme les Strawbs ou les troubadours, façon Al Stewart ou Nick Drake, la voix légèrement zozotante de Pia ajoutant une touche personnelle à la mélodie.

Retour au vocable finnois avec la séduisante et éthérée ballade 'Palmikko'.

Tu te dis que le groupe devrait faire merveille au Gooikoorts qui s'est fait une spécialité d'accueillir des groupes folk émergeant d'horizons divers.

L'allure s'active avec le morceau suivant intitulé ' Sinä ajat', you drive, indiquent les linguistes, le chauffeur a beau avoir appuyé sur le champignon, tu ne perds rien d'un paysage où les splendides lignes, aux teintes americana, de la guitare attirent l'attention.

'Elämä on hauras', la vie est fragile te souffle le traducteur, fragile comme le chant murmuré de neiti Leinonen.

Le background historique, la rude vie des mineurs chinois dans leurs baraquements à Arrowtown, en Nouvelle-Zélande, constitue la trame de l'épique 'Letters to Sweet Zoey Li', une plage électrique valant les meilleurs morceaux de Joni Mitchell ou d'Alela Diane.

Le morceau phare de l'album, assurément!

Il est suivi par la drinking song 'Let's have a ball tonight', il semblerait que les Finlandais, comme les gens de Dublin ou de Belfast, soient des chronic drinkers, pas de doute à avoir la Salmiakki Koskenkorva doit couler à grands flots après avoir dansé sur 'Let's have a ball tonight'.

L'album s'achève sur 'Hey little bird', une ballade courtoise qui te rappelle le traditional 'The Cuckoo'.

'Koskenkylä ' by Vellamo, un album hautement recommandable pour tout amateur de folk éclairé!

Album 'Koskenkylä ' by Vellamo!
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