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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 10:20
La série noire s'allonge: Nick Caldwell, Kitty Kallen, Pierre Boulez et Long John Hunter

Nicholas ( Nick) Caldwell qui s'est éteint le 5 janvier était membre fondateur des Whispers ,le groupe de r'n'b ayant par deux fois trôné au sommet des r'n'b charts avec 'And the beat goes on' et ' Rock Steady'.

Heart failure indique la faculté, le chanteur avait 71 ans.

Les Whispers sont nés en 1964 et comptaient alors Wallace "Scotty" and Walter Scott, Gordy Harmon, Marcus Hutson et Nicholas Caldwell comme membres.

Le line-up a évolué au cours des années, d'ailleurs les seuls survivants de la grande époque sont les jumeaux, les frères Scott.

La discographie du groupe se chiffre à une vingtaine d'albums studio.

La chanteuse Kitty Kallen avait prêté sa voix claire et douce à plusieurs big bands, ceux de Artie Shaw, Harry James, Jimmy Dorsey, Jack Teagarden , notamment.

Pendant les années 40 et 50 elle a placé plus de dix titres dans le top ten US, dont 'Besame Mucho' ( avec Lee Dorsey), 'I'm beginning to see the light' ou 'It's been a long, long time' ( avec Harry James), 'In the chapel in the moonlight' ou 'Aba Daba Honeymoon'...

Cette reine du swing avait 94 ans.

Pierre Boulez était un des plus grands compositeurs et chefs d'orchestre contemporains, il était considéré comme le symbole de l'avant-garde en musique classique.

Ce génie, que la France a finalement reconnu après bien des tracasseries, est décédé à Baden-Baden le 5 janvier, soit près d'un an près l'inauguration de la Philharmonie de Paris qu'il avait ardemment défendue.

La réaction de STEPHANE LISSNER, directeur de l'Opéra de Paris:

"Il a été déterminant dans la marche en avant de la musique de notre époque, la musique que l'on était en train de composer, celle qu'on allait jouer demain."

"Toute sa vie, il a été un découvreur qui a défendu la musique française à l'étranger et qui a fait bouger les lignes de la politique culturelle de la France."

Le Texas singer/songwriter, guitarist et bluesman Long John Hunter ( John Thurman Hunter, Jr.) s'est éteint dans son sommeil lundi dernier, il avait 84 ans.

Sa carrière débute en 1953, puis il écume les bars d'El Paso avant de sortir quelques singles sur des labels locaux.

Son premier véritable album date de 1988 (Texas Border Town Blues), huit autres suivront, le dernier ( Looking for a Party) sortant en 2009.

His last El Paso performance came in 2011.

La série noire s'allonge: Nick Caldwell, Kitty Kallen, Pierre Boulez et Long John Hunter
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5 janvier 2016 2 05 /01 /janvier /2016 14:07
Sirius Plan- Spirit Of 66, Verviers - 05 Janvier 2016

SIRIUS PLANSpirit of '66, Verviers (BEL) – 2016.01.05

Setlist :
01. L'AILLEURS M'ATTEND.
02. DU ROSE DANS LES VEINES.
03. IN THE CITY.
04. BIG RIVER.
05. MOI L'ANIMAL.
06. OLD MAN.
07. LÀ.
08. MAGIC.
09. SUR LES RAILS.
10. WISH I COULD
11.REAL LOVE.
12. COME TOGETHER.
13. L'AUTRE ET SON REGARD.
14. BEAUTÉ.
15. PLUS QUE PARFAIT.
16. BEING IS BEAUTIFUL.
17. LA COMPLAINTE DE LA BUTTE.
18. AULD LANG SYNE.

Line Up :
Claire JOSEPH : chant guitare, baritone.
Gaëlle Mievis : chant et batterie.
Skye : chant et guitare.

Coucou les jeunes et les moins jeunes, je vous souhaite d'emblée une année 2016 riche en concerts, rencontres et découvertes (sauf en avril si on en croit le proverbe). Ca y est, c'est reparti, cette année ce n'est pas Wishbone Ash qui ouvre ma série de shows que j'espère longue, très longue. C'est avec Sirius Plan que j'entame ce nouveau millésime et, en terme de qualité, c'est déjà placer la barre très haut. Au niveau chant, harmonies vocales et arabesques labiales diverses et variées, j'ose espérer que vous savez maintenant toutes et tous que les trois Dames (puisqu'on ne peut plus employer le vocable « demoiselles ») sont en quelque sorte les tsarines du saut d'octaves (qui dans le cas présent n'est pas le prénom masculin) tout comme Yelena Isinbayeva était celle du saut à la perche. C'est direct et sans filet.

Départ avec mon pote Ludwig von Banging Souls (oui ça existe, attendez un peu la sortie de l'album, vous m'en reparlerez) direction E-411 puis E-42. Jusque là tout va bien, nous sommes de fait et de plain-pneu sur la E-42 (je te rappelle que les piétons ne sont pas admis sur les autoroutes donc j'ai troqué le pied contre le pneu) , sauf que la direction que les panneaux routiers s'entêtent à indiquer est celle de Charleroi au lieu de….« Liéééch » comme on dit là-bas. Ben oui on s'est trompés ! Trop occupés à discuter musique, on en oublie de regarder les indications. Subtil demi-tour à hauteur de Rhines et cette fois, c'est bon les enfants nous sommes orientés vers l'est.

Arrivée au Spirit vers 20.00, belle affluence dans le temple de Francis Geron, le contraire m'eut étonné au vu de l'affiche. Allez, visite rapide en backstage pour saluer nos trois grâces et puis il n'y a plus qu'à prendre son mal en patience, chose que je fais depuis la régie de mixage en devisant avec le sympathique Benoit Destriau qui est l'ingé-son de Sirius Plan en concert, comme ça vous connaissez tout le monde.

20h30 et cette intro typique qui te plonge dans le Bayou, lumière tamisée, voilà nos belles de jour qui entrent en scène. On sent une légère tension, comme un petit stress certainement dû à la réputation de l'endroit. On a beau avoir l'habitude de monter sur les planches, je vous garantis que quand on attend son tour là-bas en-dessous et qu'on relit les prestigieuses signatures qui couvrent les murs, on se paie tout à coup une grosse émotion : « bon sang, il va falloir assurer !». Et c'est ce qu'on certainement vécu les Filles hier soir. Jouer au '66, c'est un rêve pour pas mal d'artistes et Sirius Plan ne déroge pas à la règle, une règle de trois en ce qui les concerne. Non il n'y a pas de faute d'orthographe, ce soir, trois prend un « s » et non un « e » aussi non tu te retrouves en Turquie alors que nous sommes à Verviers qui abrite toutefois, je te le concède, une importante communauté turque. La boucle est bouclée.

On y va ? Ok, je te sens nerveux, lecteur assidu, quelques lourdeurs d'après réveillons sans doute.
On va te rendre plus léger, allez, viens, on t'emmène dans la constellation d'Orion. « L'Ailleurs m'attend » tu vois je te le disais bien que Sirius Plan c'était une invitation au voyage. « Du Rose dans les Veines » (perso je préfère la Bourgogne à l'Anjou au niveau pinard) et nous voilà « In The City » où nous déambulons le long des berges de la « Big River », toi et « Moi l'Animal ». Un arrêt tellement beau auprès de ce « Old Man » tellement touchant, et « Là » c'est « Magic » cet hommage au Boss, même si nos ambassadrices de charme ont décidé de ne pas commencer la reprise de Bruce Springsteen par le même couplet ce qui donne droit à une belle tranche de bonne humeur avec le public . Allez, recommençons, et nous voilà à nouveau « Sur les Rails » assis confortablement dans ce train qui nous emmène aux confins de l'Alabama (capitale : Montgomery).

Juste le temps de déguster un trio de saveurs aux accents anglo-saxons « Wish I Could », « Real Love » et le classique « Come Together » des Fab Four, également connus sous le nom de Beatles .
« L'autre et son Regard », un regard qui conditionne bien souvent tes actes. Ce concert est encore une fois d'une « Beauté » phénoménale, « Plus Que Parfait » même.

Exit, stage right pour nos ambassadrices de la voix et ovations d'un public qui en redemande . Vous allez être servis. Une guitare et trois voix qui éclatent dans ce qu'elles ont de plus pur, de plus beau, de divin. « Being is Beautiful », la magnifique « Complainte de la Butte » et pour finir, l'état de grâce absolu avec une première : la reprise du traditionnel écossais « Auld Lang Syne » que vous connaissez tous sous le nom de « Ce n'est qu'un au revoir ». Mais si, rappelez-vous le dernier épisode des « Galapiats » quand on a tous eu le coeur lourd et versé des larmes au moment où nos héros se disaient au revoir. Ce soir, c'est la même chose mais 45 ans plus tard. Je m'étais promis de ne pas me laisser surprendre mais ma « Stevie » m'a encore eu nom di d'ju. Bravo à Benoît pour son travail d'orfèvre, le son était impeccable tout au long de cette heure quarante de concert.

Gros succès que ce show, une heure après que les ultimes notes se soient envolées, les derniers fans quittaient le merchandising où nos Drôles de Dames ont présidé à la vente de leur premier album « Dog River Sessions » se pliant avec la bonne humeur et la disponibilité qu'on leur connaît aux séances de photos et de dédicaces d'usage.
Le temps pour Benoît et moi de charger le matériel dans la camionnette immatriculée dans les Hauts-de-Seine (92), les filles répondent aux questions d'un reporter venu expressément de Suisse pour ce concert, on se bisouille on prend rendez-vous et hop, E-42, retour at home vers 2h00 du matin avec des voix tellement belles plein la tête. C'était mon 10ème concert depuis que j'ai découvert le trio magique et je ne suis pas prêt de m'en lasser.

Mitch « ZoSo » Duterck

Sirius Plan- Spirit Of 66, Verviers - 05 Janvier 2016
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5 janvier 2016 2 05 /01 /janvier /2016 06:06
Farewell Paul Bley, Robert Stigwood et Craig Strickland!

Paul Bley, renowned jazz pianist, died January 3, 2016 at home with his family....titrait Ottawa Citizen ce matin.

Paul Bley, un des apôtres du free jazz, était précoce, puisqu'il se lance sur scène à l'âge de 13 ans avec le Buzzy Bley Band.

Pendant sa carrière, longue de sept décades, il aura joué avec les plus grands noms du jazz, que ce soient les maîtres du be bop, de l'avant garde ou du free jazz: Lester Young, Ben Webster, Sonny Rollins, Charles Mingus, Art Blakey, Don Cherry, Chet Baker, Jimmy Giuffre, Charlie Haden, Paul Motian, Lee Konitz, Pat Metheny, Jaco Pastorius, Archie Shepp, Cecil Taylor et une multitude d'autres pointures.

On lui connaît plus de cinquante albums comme leader ou co-leader sans mentionner toutes ses collaborations.

John Fordham écrit dans The Guardian: " There have been two Canadian giants of jazz piano. One was Oscar Peterson, who adopted the art form of his American neighbours and became a worldwide household name. The other was Montreal-born Paul Bley, who died at his family home on 3 January at the age of 83."

Le fameux producteur Robert Stigwood est mort à l'âge de 81 ans.

Le natif d'Adélaïde s'est occupé de Cream, plus tard de la carrière solo d'Eric Clapton qui a enregistré sur son label RSO Records, des Bee Gees à leur grande époque, de Paul Nicholas ou d'Yvonne Elliman.

Sa société fait également fortune en produisant des comédies musicales à succès ( Hair, Evita, Oh Calcutta, Jesus Christ Superstar...) ou des films ( Grease, Saturday Night Fever, Tommy, Staying Alive, Evita ( featuring Madonna)...

Le jeune chanteur de country Craig Strickland ( 29 ans) est décédé dans des circonstances étranges, il participait à une partie de chasse à Kaw Lake ( Oklahoma).

Craig avait disparu à la suite d'une tempête, son corps a été retrouvé sept jours plus tard.

Son ami Chase Morland a également péri lors de ce funeste duck hunting trip.

Farewell Paul Bley, Robert Stigwood et Craig Strickland!
Farewell Paul Bley, Robert Stigwood et Craig Strickland!
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2 janvier 2016 6 02 /01 /janvier /2016 20:28
Michel Delpech était hospitalisé à l'hôpital de Puteaux , il y est décédé le 2 janvier 2016

"Michel est mort ce soir à 21H30", a déclaré Geneviève Delpech. "Cela faisait trois ans qu'il se battait contre un cancer", a-t-elle ajouté.

Tout le monde s'attendait à cette fin inéluctable et pourtant la mauvaise nouvelle a fait couler pas mal de larmes.

On l'aimait Michel Delpech, même Hollande est parvenu à lui rendre un hommage juste:

"Michel Delpech est mort sans avoir vieilli. Ses chansons nous touchaient car elles parlaient de nous. De nos émotions comme de nos épreuves. Il avait traduit mieux que personne les années 70".

Des chansons immortelles, il nous en a légués des kilos: 'Chez Laurette' - 'Pour un flirt' - 'Wight is Wight ' - 'Que Marianne était jolie' - 'Quand j'étais chanteur' - 'Le Loir et Cher' - 'Le chasseur' ( Les oies sauvages) ....

Il se savait condamné lorsqu'en 2014 il enregistre l'émouvant 'La fin du chemin'.

Avec le décès de Michel Delpech, c'est tout un pan de notre jeunesse qui s'écroule!

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2 janvier 2016 6 02 /01 /janvier /2016 03:41
Botanique- Reprise le 12 janvier 2016.

Après une trêve des confiseurs prolongée les concerts reprendront le 12 janvier au Botanique, jour où la Rotonde accueillera Lylac pour la sortie de son nouveau recueil "Living by the rules We’re making".

Une soirée americana le 16 avec Jason Isbell et John Moreland, c'est à l'Orangerie que ça se passe.

Le lendemain, le 17, au même endroit du hip hop avec Kevin Gates.

Le 22 janvier Teen Daze à la Rotonde, selon Slug Magazine:

"Teen Daze, the moniker for the artist Jamison, takes a bold departure from his previous electronica-soaked work to pursue a more lighthearted, synth-pop direction with Morning World..."

Le retour de Bertrand Belin au Bota c'est pour le 26 à l'Orangerie, à ne pas rater les deux talents locaux assurant le support Ivan Tirtiaux et Olivier Terwagne.

Le concert d'EZ3kiel prévu le 27 novembre aura lieu le 27 janvier, ça va chauffer à l'Orangerie.

Le même soir la merveilleuse Shannon Wright se produit à la Rotonde.

Nicki Bluhm and The Gramblers clôturent la série le 30 janvier au Witloof Bar.

Botanique- Reprise le 12 janvier 2016.
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1 janvier 2016 5 01 /01 /janvier /2016 14:56
Porte de sortie pour Roland Schneider, Joe Houston et Natalie Cole

Jazz-Pianist Roland Schneider ist in Friedberg gestorben pouvait-on lire dans les quotidiens de Frankfurt il y a quelques jours.

Ce multi-instrumentiste débute au sein du groupe de dixieland Burgundy Street Paraders puis rejoint les Swing Cats avant de faire partie du Dutch Swing College Band ou du renommé Golden Gate Quartet.

Il accompagne également Eartha Kitt avant de créer une maison de production sans pour autant délaisser son instrument.

Roland Schneider est décédé le jour de Noël.

Le texan Joe Houston était sax tenor, aussi à l'aise dans les milieux jazz que r'n'b.

Au cours d'une carrière de 60 ans, le saxophoniste aura accompagné des pointures telles que Big Joe Turner, Little Richard, Wynonie Harris ou Amos Wilburn.

Joe a fait partie pendant un quart de siècle du band Defrosterz.

Il s'est éteint à l'âge de 89 ans.

La fille du grand Nat King Cole, Natalie Cole, est décédée le 31 décembre à 65 ans.

Congestive heart failure, tel a été le diagnostic des médecins.

Natalie a remporté plusieurs Grammy Awards et le monde soul se souvient de l'album 'Unforgettable...with Love' de 1991 ( 7x platinum) sur lequel on retrouve le fameux 'Unforgettable' , un duo virtuel avec son père.

Natalie Cole nous laisse une discographie de plus de 20 albums.

Porte de sortie pour Roland Schneider, Joe Houston et Natalie Cole
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1 janvier 2016 5 01 /01 /janvier /2016 10:45
Juliette Gréco à La Cigale, Paris, le 18 décembre 2015

Juliette Gréco à La Cigale, Paris, le 18 décembre 2015

Le billet de JPROCK :

Gréco la muse de St Germain, Gréco la scandaleuse malgré elle aux amours passionnées , Gréco l’icône en noir qui perpétue avec talent les chansons de Vian, Brel, Gainsbourg, Ferré et tant d’autres.
Gréco encore, Gréco toujours...
A 88 ans Juliette Gréco reprend la route pour ce qui sera sans doute son ultime tournée.
« Pas une tournée d’adieu ! » déclare-t-elle, mais une dernière série de concerts comme une jolie manière de dire merci à son public et merci à la vie.
A cette vie tumultueuse qui lui a apporté son lot de bonheur, et de gloire mais aussi de blessures.
Sans cesse rabrouée par une mère qui n’a pas su l’aimer comme un enfant à besoin de l’être, Juliette est aussi rattrapée par la guerre et se retrouve emprisonnée et interrogée à Fresnes aux mains de la Gestapo lorsqu’elle avait 16 ans. Elle se forge alors par la force des choses une volonté de fer et un caractère bien trempé, parvient à fuir et trouve refuge à Paris dans un milieu d’artistes chez une amie de sa mère où elle côtoie cette jeunesse d’après guerre que l’on surnommera les existentialistes.
Rapidement elle devient la muse de ce courant artistique qui regroupe des écrivains, des musiciens, des chanteurs et des poètes.
Portant les cheveux longs et habillée comme elle peut avec des vêtements d’hommes qu’on lui a donné faute de mieux car n’ayant pas le sou, Juliette crée un style et un mode de vie rebelle un peu malgré elle.
Elle côtoie Boris Vian, Jacques Prévert, Gainsbourg, Ferré, Brel et s’amourache de Miles Davis avec qui elle vit un amour intense mais impossible à une époque où le racisme est terrible surtout aux USA.
Juliette vit intensément un destin qui petit à petit dessinera l’artiste unique qu’elle deviendra.
En 1954 elle donne naissance à sa fille Laurence née de son union avec le comédien Philippe Lemaire dont elle divorcera en 1956.
En amour comme dans sa vie d’artiste Juliette suit son instinct et ses désirs et vit au cours de sa vie d'exaltantes histoires d’amours et de passions.

« Toute ma vie j’ai aimé qui je voulais et plutôt deux fois qu’une...
Il paraît que l'ordre moral revient...
Au nom de quoi ose-t-on juger la vie privée des autres ?
C'est d'une grossièreté insigne. Je déteste le rideau soulevé et l'oeil qui épie derrière la fenêtre." déclare-t-elle.

Aujourd’hui elle partage sa vie avec Gerard Jouannest son pianiste qui fut aussi compositeur et musicien pour Jacques Brel, et cette ultime tournée intitulée « Merci « la conduit partout dans le monde mais, en France, Juliette privilégie des salles qui à un moment ou un autre furent importantes dans sa carrière.
Ce soir c’est à la Cigale qu’elle nous donne rendez vous et bien sûr c’est complet depuis des semaines.

Dès que le rideau s’ouvre la magie Gréco opère.
Fini le pas parfois hésitant d’une dame de trois fois vingt ans, quand elle est sur scène Juliette s’anime d’une force invisible et donne vie à ses chansons magnifiques avec une émotion et un talent inégalés.
On vit un moment de grâce en compagnie d’une des plus grandes dames de la chanson française qui est toujours en pleine possession de ses moyens. Et c’est sans doute pour ça qu’elle désire aujourd’hui tirer sa révérence en nous laissant le souvenir ému d’une énorme interprète, d’une femme libre et anticonformiste qui aura été au bout d’un chemin qui s’est au fil du temps imposé à elle.

« Il faut savoir partir joliment, c’est une question de courtoisie » a- t-elle l’habitude de déclarer lorsqu’on l’interroge sur la finalité de sa tournée actuelle.

Derrière elle sur scène Gérard Jouannest au piano et Jean Louis Matinier à l’accordéon nous transportent au gré des chansons immortelles comme : « Non Monsieur, je n’ai pas 20 ans ! « , « Les Vieux » , « La Chanson des vieux amants » , « Déshabillez Moi » , « J’arrive » , « Il n’y a plus d’après » , « La Javanaise » , « L’Accordéoniste » , « Si tu t’imagines » , « Un petit poisson , Un petit oiseau » , « Jolie Môme » , « Avec le Temps », « Le contre ecclésiaste « , "Ces gens là » , « Bruxelles » , « Ne me quitte pas », et « Merci » , un titre inédit écrit spécialement pour la circonstance.

Après une standing ovation de près de cinq minutes, La Gréco revient nous interpréter « Le Temps des Cerises « avant de se faire à nouveau applaudir très longuement et de nous quitter cette fois définitivement après un dernier signe de la main en disparaissant derrière le rideau rouge.

Dans la salle l’émotion est palpable et le silence reste présent quelques instants.
Chacun réalise qu’il vient d’assister à un concert exceptionnel et en ce qui me concerne je sèche discrètement les larmes qui coulent le long de mes joues.
Et je ne suis pas le seul…
Quelques instants plus tard le public constitué d’admirateurs de tous âges quitte la salle.
Boulevard Rochechouart il fait doux, les terrasses des cafés se remplissent petit à petit tandis que tranquillement je regagne mon hôtel le coeur rempli d’un subtil mélange de joie et de tristesse.
J’ai cette curieuse impression d’avoir salué sans doute pour la dernière fois une interprète exceptionnelle dont le talent immense a bercé ma vie en de multiples moments.

Merci Madame Gréco, merci Juliette, je vous dois bien moi aussi ces mercis, et je vous souhaite bonne route.
Nul doute que ce concert de la Cigale n’est en fait qu’un au revoir et nullement un adieu, car vos chansons et vos disques resteront là près de nous à vie, ainsi que les souvenirs de ces jolis moments partagés.

Ainsi va la vie et l'âme des poètes...

PS: la tournée « Merci « de Juliette Gréco a débuté en avant première le 1er mars 2015 à Athènes en Grèce. Elle a ensuite officiellement commencé le 24 avril 2015 au Printemps de Bourges, est passée par Tel Aviv au début mai , à Tadoussac, Montréal , Sherbrooke et Toronto en juin, en Italie et à Anvers en juillet, à la Fête de l'Humanité, le festival de la voix au pays de Dieulefit ainsi qu'Amsterdam en septembre et l'Allemagne et Tours en novembre. En ce mois de décembre elle passe par quelques grandes salles parisiennes (le Châtelet, le théâtre des Champs-Élysées et La Cigale). Puis, la tournée se poursuivra en France au début de 2016 puis ira au Japon en juin 2016.

Texte et photos : Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK-THE DARK FEATHER.

Juliette Gréco à La Cigale, Paris, le 18 décembre 2015
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31 décembre 2015 4 31 /12 /décembre /2015 06:12
Plus de zotte morgen pour Zjef Vanuytsel!

Le kleinkunstzanger Jozef Guillaume Vanuytsel, plus connu comme Zjef Vanuytsel, a rendu l'âme ce 30 décembre.

Comme pour tant d'autres, un cancer l'a terrassé alors qu'il était hospitalisé à l'UZ Gasthuisberg de Louvain.

Zjef avait la particularité de combiner le métier d'architecte et celui de chansonnier.

'De zotte morgen' est le titre de son premier album sorti en 1970, c'est également son plus grand succès.

D'autres classiques figurent sur le même disque: Houten Kop', 'Ik weet wel mijn lief' et 'Hop Marlene'.

Zjef n'aura gravé que 6 albums, le dernier 'Ouwe makkers' datant de 2007.

Le natif de Mol avait 70 ans.

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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 04:43
Avis nécrologiques: Stevie Wright - John ‘Brad’ Bradbury - Guru Josh

Stevie Wright - John ‘Brad’ Bradbury - Guru Josh ne fêteront pas la -Sylvestre, leurs noms s'ajoutent à la longue liste de musiciens qui nous ont quittés en 2015.

Stevie Wright, le lead singer des Easybeats, est décédé le 27 décembre à 68 ans.

Avec George Young, futur manager d'AC/DC, Stevie avait composé une série de hits dont l'incroyable 'Friday on my mind' de 1966.

Stevie Wright, de Leeds, avait abouti en Australie à l'âge de 9 ans, il fait ses premières armes au sein des Outlaws et de Chris Langdon and the Langdells.

Les Easybeats voient le jour peu après, en 1964.

Après le break-up du groupe en 1969, il fait partie de plusieurs groupes dont Black Tank ou Likefun, ensuite il forme Stevie Wright and the Allstars. En 1974 il sort l'album solo 'Hard Road' incluant le top single 'Evie'.

Malheureusement la suite est moins glorieuse, une dépendance à l'héroïne le tient éloigner des scènes, d'autant plus que le traitement appliqué par un certain Harry Bailey a failli lui exploser le cerveau.

Le chanteur réapparaît à l'aube du 21è siècle et remonte sur un podium, notamment lors du Legends of Rock Festival en 2009.

Le voyage a pris fin dimanche dernier.

Le batteur des Specials, John ‘Brad’ Bradbury est mort lundi à l'âge de 62 ans.

Brad rejoint le groupe de ska de Coventry en 1979 après le départ de Silverton Hutchinson.

C'est lui qui tient les baguettes sur le premier album du band, le fameux 'The Specials' comprenant e.a. ' A message to you Rudie'.

Après la dissolution du collectif en 1984, les membres se retrouvent dans d'autres projets ( Sunday Best, General Public, Special Beat, The Colourfield, Stiff Upper Lip...).

En 1993 les Specials réapparaissent comme backing band de Desmond Dekker et en 1996 ils sortent l'album 'Today's Specials' , les drums étant tenu par Aitch Hyatt.

Bradbury rejoint ses copains en 2008, le groupe tourne à nouveau de manière extensive mais pour le batteur l'aventure se termine fin 2015.

Paul Walden, commonly known as Guru Josh, défraye les chroniques musicales en 1990 avec le techno hit 'Infinity'.

Après ce succès foudroyant, il sort Freaky Dreamer," "Holographic Dreams," et "Whose Law (Is It Anyway?),"qui stagnent entre les places 12 et 30 dans les charts.

Il s'établit à Ibiza, continue à enregistrer et devient créateur de 3D Art Glass sous le nom de Louie Fabrix.

Il avait 51 ans lors de son décès il y a 2 jours.

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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 01:43
Lemmy, c'est fini!

Lemmy Kilmister venait de fêter son septantième anniversaire quand il a succombé à un extremely aggressive cancer.

Le sole constant member de Motörhead n'aura pas mené une vie de saint, sex and drugs and alcohol ne font pas de vous un potentiel centenaire!

Les réactions n'ont pas manqué dès l'annonce de son décès.

Voici le message paru sur le facebook wall de Motörhead:

There is no easy way to say this…our mighty, noble friend Lemmy passed away today after a short battle with an extremely aggressive cancer. He had learnt of the disease on December 26th, and was at home, sitting in front of his favorite video game from The Rainbow which had recently made it’s way down the street, with his family.

We cannot begin to express our shock and sadness, there aren’t words.

We will say more in the coming days, but for now, please…play Motörhead loud, play Hawkwind loud, play Lemmy’s music LOUD.
Have a drink or few.

Share stories.

Celebrate the LIFE this lovely, wonderful man celebrated so vibrantly himself.

HE WOULD WANT EXACTLY THAT.

Ian ‘Lemmy’ Kilmister

1945 -2015

Born to lose, lived to win.

Motörhead devait repartir en tournée en janvier, too bad les fans n'entendront pas 'Ace of Spades'.

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