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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 03:37
Quatre de plus, janvier tue: Hubert Giraud, Pete Huttlinger, Clarence Reid, aka Blowfly, Stuart Rose

Hubert Giraud est l'auteur de célèbres chansons telles que "Mamy Blue", "Sous le ciel de Paris" ou "Il est mort le Soleil", mais ce lyriciste de talent débute sa carrière musicale en jouant de l'harmonica dans le Quintette du Hot Club de France formé par Django Reinhardt et Stéphane Grappelli, il joue également de la guitare dans le big band de Ray Ventura.

Sa carrière de compositeur connaît un boum lorsque sa chanson "Dors, mon amour" interprétée par André Claveau remporte l'Eurovision en 1958.

Il est décédé samedi à l'âge de 94 ans.

Le guitariste Pete Huttlinger est surtout connu comme lead guitarist de John Denver, il accompagnait également LeAnn Rimes.

Dans les années 90 il se lance solo, sa disco compte 8 albums, le dernier "Fingerpicking Wonder: The Music of Stevie Wonder".

Pete Huttlinger died Friday (Jan. 15) from a stroke. He was 54.

Clarence Henry Reid, alias 'Blowfly', est décédé le 17 janvier, il souffrait d'un cancer du foie.

Clarence avait deux visages, il était singer/ songwriter réputé dans l'univers funk, soul, ou R'n'B, ayant composé pour KC and the Sunshine Band, Sam and Dave ou Irma Thomas, mais sous l'identité de Blowfly, il proposait des textes nettement plus grivois ( he was the first rapper to have a song banned...).

Blowfly nous laisse une trentaine d'albums.

Stuart Rose a tenu les drums pour le heavy/doom metal band Pentagram de 1985 à 1988, participant à l'enregistrement de l'album "Day of Reckoning" .

Le batteur est décédé la semaine dernière.

Quatre de plus, janvier tue: Hubert Giraud, Pete Huttlinger, Clarence Reid, aka Blowfly, Stuart Rose
Quatre de plus, janvier tue: Hubert Giraud, Pete Huttlinger, Clarence Reid, aka Blowfly, Stuart Rose
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16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 11:57
Inna Modja - J-Yes à l'Ancienne Belgique - Bruxelles, le 16 janvier 2016

Inna Modja - J-Yes à l'Ancienne Belgique - Bruxelles, le 16 janvier 2016

Concert en images - Jp Daniels - notes: michel

Inna Modja a sorti son troisième album, "Motel Bamako", le 2 octobre.

En janvier elle a repris la route en commençant son périple dans nos froides contrées, le 15 à l'Alhambra à Mons, le 16 à Bruxelles où l'AB affichait presque complet.

Support: J- Yes!

Jean-Sébastien Nemayechi, originaire du Burundi, nous vient de Liège.

Accompagné par son pote Shana Mpunga il assure l'avant-programme d'Inna à Mons et à Bruxelles.

Le gars a plusieurs cordes à son arc puisqu'il a tourné dans un épisode de 'Camping Paradis'.

Une touche de soul aux accents pop, un fond funky, une voix caressante, le cocktail accroche et plaît.

Inna Modja

Inna Bocoum est née à Bamako il y a une trentaine d'années, elle se fait connaître en 2011 avec le single 'French Cancan', depuis on se l'arrache: chanteuse, mannequin, actrice, la resplendissante militante féministe attire les photographes et envoûte le public.

Entourée de deux musiciens elle aura convaincu Bruxelles qui n'aura eu qu'un regret, le concert était trop court.

La setlist fait la part belle à 'Hotel Bamako' débutant par 'Outlaw' suivi par l'exotique 'Sambé, chanté en bambara , un subtil mélange de mandingue et d'electro.

Il fait froid à Bruxelles, le blues malien 'Water' ramène soleil et chaleur, 'Tombouctou' qui suit est accueilli avec ferveur.

Toujours sur le dernier effort discographique, 'My people' précède le tube ' French Cancan' et la reprise de MC Solar 'Caroline'.

Après le politiquement engagé 'Speeches' , sur l'album le rappeur Oxmo Puccino seconde Inna, la Malienne continue sur la lancée contestataire en proposant 'Boat People'.

Le set prend fin avec 'Going Home' un morceau exprimant son identité.

Un triple rappel: 'Diaraby' au fond blues du désert, 'Buffalo Stance et enfin la romance 'Kana Ta' ( Don't go).

Un concert généreux.

photos: courtesyconcert monkey

Inna Modja - J-Yes à l'Ancienne Belgique - Bruxelles, le 16 janvier 2016
Inna Modja - J-Yes à l'Ancienne Belgique - Bruxelles, le 16 janvier 2016
Inna Modja - J-Yes à l'Ancienne Belgique - Bruxelles, le 16 janvier 2016
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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 13:00
VERONIQUE SANSON - Les Années Américaines au Cirque Royal - Bruxelles, le 7 janvier 2016

VERONIQUE SANSON - Les Années Américaines au Cirque Royal - Bruxelles, le 7 janvier 2016

AA Production

Le billet de JPROCK:

Initialement prévu à Forest National en novembre 2015, le concert de ce soir fut reporté au Cirque Royal à la suite des attentats du 13 novembre.
Après un premier passage dans cette même salle en mars de l'année dernière c'est la deuxième visite de Véronique Sanson à Bruxelles dans le cadre de sa tournée "Les Années Américaines" .
Celle ci se terminera dans deux jours à l'Olympia de Paris le 9 janvier et le moins qu'on puisse dire c'est que Véro tient la toute grande forme.
Pendant près de 2h40 elle va nous emmener dans son monde et particulièrement au coeur de cette période américaine qui nous a engendré quelques pépites incontournables.
Son histoire d'amour passionnée avec Stephen Stills l'a amenée à devenir la première chanteuse pop rock française. Et ce soir, si Stehen n'est pas présent, c'est bien Christopher son fils qui ouvre pour maman avec un set agréable et bien enlevé qui ravit le public présent.
Une bien belle première partie qui annonce le set parfait de Véronique Sanson dont le band composé de vieux briscards de la scène ( Dominique Bertram, Basile Leroux, Steve Madaio, etc..) tourne à mille à l'heure.
Bien plus électrique et enlevé qu'au mois de mars le concert de ce soir est purement jouissif et la voix de Véronique est parfaite.

Les titres incontournables se suivent pour notre plus grand bonheur avec entre autres " Vancouver" , " Bernard's Song" , " Le Maudit" , " Sad Limousine" , " Full Tilt Frog" , " Alia Souza ", " Je suis la Seule " , " Vole vole vole " , Tu sais que je t'aime bien " , " Budha" , " On m'attends là bas ", " Ma révérence" , "Amoureuse " et bien d'autres, impossible de les citer tous de mémoire.
Comme au mois de mars l'amie Maurane est de la partie ainsi que Chris Stills qui revient épauler le band de sa mère pour quelques titres en fin de show histoire de placer quelques solos avec maestria là où papa l'aurait fait s'il avait été présent.
Tout ça transpire le bonheur évident d'être sur scène face à un public ravi.
Après 160 minutes passées sur scène Véronique qui a multiplié les rappels ( 4 ! ) décide finalement de nous quitter et arbore un grand sourire aux lèvres.
Après avoir vécu des moments difficiles et avoir longtemps lutté contre ses démons qu'elle a vaincu Véronique Sanson est aujourd'hui en toute grande forme et en sortant d'un concert comme celui ci on mesure à quel point sa place est importante dans le patrimoine de la chanson française pop-rock de qualité.
Une grande dame à qui on se doit de dire bravo et merci !

Texte et et photos : Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK - The DARK FEATHER

VERONIQUE SANSON - Les Années Américaines au Cirque Royal - Bruxelles, le 7 janvier 2016
VERONIQUE SANSON - Les Années Américaines au Cirque Royal - Bruxelles, le 7 janvier 2016
VERONIQUE SANSON - Les Années Américaines au Cirque Royal - Bruxelles, le 7 janvier 2016
VERONIQUE SANSON - Les Années Américaines au Cirque Royal - Bruxelles, le 7 janvier 2016
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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 08:42
“Gonzaï Nights” release party in Brussels – Aquaserge Orchestra + Julien Gasc chez Madame Moustache - Bruxelles le 14 janvier 2016

Gonzaï Nights” release party in Brussels – Aquaserge Orchestra + Julien Gasc chez Madame Moustache - Bruxelles le 14 janvier 2016

Florian Hexagen nous livre quelques impressions.

Premiers concerts de l'année 2016 hier soir à Madame Moustache brussels, pour une double affiche qui aura rameuté au final pas mal de monde malgré le temps dégueulasse. La soirée a commencé avec la pop intimiste progressive inspirée des seventies de Julien Gasc. Sa prestation, potentiellement casse-gueule car pratiquée en français avec lui seul au clavier, s'est révélée au fil des morceaux particulièrement attachante (petite merveille que la chanson "Ensemble". Lui a ensuite succédé sur scène AQUASERGE Orchestra (Aquaserge en format big band donc, avec rajout de soufflants), et leur mélange de jazz-kraut-psyché-rock nous a tout simplement éclaboussés de toute sa classe. C'est simple, on n'avait jamais entendu un son si clair dans l'antre des moustachus, et on a compris en moins de 5 minutes chrono que l'affaire serait rondement menée par toute cette fine équipe d'excellents musiciens. Leur set a oscillé entre expérimentations psyché, montées kraut et chaleur jazzy amenée par la section des cuivres, pour un résultat au-delà de nos espérances. Un sans-faute que ce concert, vraiment.

L'année live commence bien!

“Gonzaï Nights” release party in Brussels – Aquaserge Orchestra + Julien Gasc chez Madame Moustache - Bruxelles le 14 janvier 2016
“Gonzaï Nights” release party in Brussels – Aquaserge Orchestra + Julien Gasc chez Madame Moustache - Bruxelles le 14 janvier 2016
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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 15:58
Concert - sandwich avec la Maîtrise de Saint-Brieuc ( direction Goulven Airault) à La Passerelle- Saint-Brieuc ( 22) le 12 janvier 2016

Concert - sandwich avec la Maîtrise de Saint-Brieuc ( direction Goulven Airault) à

La Passerelle- Saint-Brieuc ( 22) le 12 janvier 2016

On ne s'ennuie jamais dans les Côtes d'Armor... même un mardi à l'heure de la pause déjeuner!

Imaginés lors de la saison 2003/2004 par La Passerelle, en partenariat avec le Conservatoire de Musique et de Danse de Saint-Brieuc, les concerts sandwichs sont devenus des rendez-vous incontournables de la vie briochine. Ils permettent en toute convivialité de faire une pause-déjeuner en musique, un sandwich à la main.

Pas de thon/salade au menu mais un concert de la Maîtrise de Saint-Brieuc, dirigée par Goulven Airault, chef de choeur de la Manécanterie de St-Brieuc depuis quelques années.

Le concert doit débuter à 12:15', le forum est plein à craquer cinq minutes avant le coup d'envoi: des retraités avides de culture, des écoliers accompagnés par les enseignants, des salariés profitant de l'heure de table pour assister à une représentation, tout ce beau monde mâchonne et palabre en attendant l'arrivée des petits chanteurs et de leur mentor.

Deux pianistes se pointent, ils partageront l'instrument: Jacqueline Maes et Pierre Dissert, ils sont suivis par une trentaine d'enfants tous vêtus d'un dessus blanc et d'un dessous noir ( pantalon ou jupe), ils ne semblent pas vraiment intimidés, une quinzaine d'entre eux ont pris place derrière les pupitres, les autres se sont alignés à l'étage ou dans les travées, le jeune chef s'agite, c'est parti, le choeur d'enfants a entamé le Huron Carol ' Jesous Ahatonhia'.

Les voix sont justes, claires, angéliques, le choeur fait d'emblée forte impression.

Ils se sont tous regroupés face au dirigeant et attaquent un frémissant chant sacré , écouté silencieusement par l'assemblée entière, Erwan et Ganaël ont arrêté de grignoter leurs chips pour ne pas perturber cet instant magique.

Première intervention verbale de Goulven Airault qui nous rappelle que la psallette de Saint-Brieuc existe depuis 1420 avant de présenter le chant suivant, 'For the beauty of the earth', composé par le Londonien John Rutter.

Deux garçons plus âgés s'avancent, ils s'illustreront pendant le modern Christmas classic ' Mary did you know', ils sont relayés par une demoiselle à la voix pure, puis par un jeune garçon pétri de talent avant de revenir terminer le carol, l'un en chantant, l'autre en battant des mains.

Ensuite le maître de cérémonie nous propose un saut dans le passé, un chant baroque du 18è siècle suivi par deux pièces composées par Charles Camille Saint-Saëns, 'Sub Tuum Praesidium' et un 'Ave Maria'.

Pas de doute, ces pieux enfants sont atteints par la grâce.

Le répertoire s'avère éclectique, on retraverse les océans pour entendre le negro spiriual 'Joshua Fit The Battle Of Jericho', l'intervention incroyable d'une jeune fille nous renvoie vers l 'immense Mahalia Jackson, et puis, toujours chez Tonton Sam, le standard jazz 'A child is born' en version française.

La concentration est extrême, voix et souffle sont sous contrôle, le travail du chef de choeur porte ses fruits, le résultat s'avère exceptionnel.

Il décide de changer de cap et propose deux pop songs, 'Earth song', de Michael Jackson et ' Chandelier' de Sia,

C'est beau à pleurer.

Comme certains d'entre vous fredonnaient en sourdine, je vous propose de nous accompagner pendant le refrain de 'Zum zum gali', un canon hébreu acrobatique.

On arrive au terme du voyage, il aura fait couler quelques larmes, 'Happy Christmas, War is Over' de John Lennon était le morceau idéal pour se quitter.

Le public, debout, quémande un bis.

Le pianiste entame une jolie mélodie, un gamin effronté l'interrompt, se dirige vers le micro et clame: je désire confectionner une tarte aux pommes, on lui refile un tablier, d'une voix de soprano parfaitement maîtrisée, il entame ' La tarte aux pommes' de Julien Joubert. La mélodie touche à sa fin, quatre ou cinq choristes ont saisi des plateaux pour distribuer des quartiers de tarte aux pommes dans le public.

Tandis que le forum se vide on passe à la cafeteria pour avaler en espresso avant de regagner notre chaumière.

Prochain concert-sandwich: le 8 mars!

Concert - sandwich avec la Maîtrise de Saint-Brieuc ( direction Goulven Airault) à La Passerelle- Saint-Brieuc ( 22) le 12 janvier 2016
Concert - sandwich avec la Maîtrise de Saint-Brieuc ( direction Goulven Airault) à La Passerelle- Saint-Brieuc ( 22) le 12 janvier 2016
Concert - sandwich avec la Maîtrise de Saint-Brieuc ( direction Goulven Airault) à La Passerelle- Saint-Brieuc ( 22) le 12 janvier 2016
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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 13:23
WISHBONE ASH au Spirit of '66, Verviers le 12 janvier 2016

WISHBONE ASH au Spirit of '66, Verviers le 12 janvier 2016

WISHBONE ASH – Spirit of '66, Verviers (BEL) – 2016.01.12

Line up :
Andy POWELL : guitar - vocals
Bob SKEAT : bass - vocals
Muddy MANNINEN : guitar - vocals
Joe CRABTREE : Drums

Setlist :
01. THE POWER. (Power of Eternity 2007)
02. DEEP BLUES. (Blue Horizon 2014)
03. THE KING WILL COME. (Argus 1972)
04. THROW DOWN THE SWORD. (Argus 1972)
05. WAY DOWN SOUTH. (Blue Horizon 2014)
06. THE PILGRIM. (Pilgrimage 1971)
07. FRONTPAGE NEWS. (Frontpage News 1977)
08. HEAVY WEATHER. (Elegant Stealth 2011)
09. BABY WHAT YOU WANT ME TO DO. (Live Dates 1973)
10. LIVNG PROOF. (Live Dates II 1980).
11. BLOWIN' FREE. (Argus 1972)
12. OPEN ROAD. (Sometime World 2003)
13. BALLAD OF THE BEACON. (Wishbone Four 1973)
14. JAIL BAIT. (Pilgrimage 1971)

Un an et trois jours… bon sang ce que le temps passe vite ! Ma dernière fois en concert avec Wishbone Ash, c'était le 9 janvier 2015 et toujours au Spirit of '66 à Verviers. Quoi de mieux que la « Geron's House » pour assister à un concert dans d'excellentes conditions ? On the Road again avec mon pote « Philou the Daffodil », température au sol 4°, tu avoueras que c'est clément pour la saison.

Arrivée au Spirit sur le coup de 19.30 et salutations à Bob Skeat qui fume sa clope en toute quiétude devant l'établissement, son éternelle casquette vissée sur le crâne. Nous nous engageons dans le sas d'entrée où j'exhibe fièrement ma place numérotée 0001 au préposé qui en a vu d'autres, tu penses bien. Un petit coucou au boss des lieux et retrouvailles avec Yves Damoiseau, retraité de Classic 21 et grand fan du Wishbone, tu m'étonnes. En revoyant également Nick et Carl, je me souviens de mon malaise vagal de l'an passé puisqu'ils avaient été mes aimables et secourables « releveurs », « souteneurs » aurait eu une toute autre connotation qui, je le soupçonne, t'a immédiatement traversé l'esprit. Non je ne mange pas de ce pain là, fut-ce-t-il du pain de fesses ! Direction, les escaliers où je pose mon matériel de reporter et mon séant par la même occasion. Il ne reste plus qu'à patienter une petite demie-heure en devisant avec un couple batave qui a quitté son champ de tulipes pour le chant de sirènes, Henri VIII l'ayant bien fait pour le chant des six reines.

20h30, les voilà tous les quatre qui se présentent devant nous sous les clameurs d'un public qui n'attendait que ça. Andy Powell chausse sa guitare c'est déjà fait pour les lunettes et les chaussures, chose promise, chose due, alors tant qu'à faire… Le leader du groupe originaire de Torquay dans le Devon en 1969 est le seul membre restant de la formation originale et il en a vu des scènes, des obscènes, des Ibsen, des Seines, des Sennes et tant qu'à faire, des cents. Notre frontman est tout sourire et nous voilà tout de go embarqués dans « The Power » qui permet à l'ingé-son de faire les quelques réglages nécessaires à mettre les voix un peu plus en avant, merci.

Et puis comme à chaque fois on sent l'affection indéfectible du public pour le fabuleux album « Argus » de 1972 car les deux brûlots suivants que sont « The King Will Come » et « Throw Down The Sword » reçoivent les accalamtions d'usage. Il en ira de même un peu plus tard avec « Blowin' Free » le troisième opus de cet album. Passage obligé par l'obsédant « The Pilgrim » un morceau instrumental carrément progressif. Une petite dédicace humoristique de la part d'Andy à son épouse présente à la régie de mixage avec le blues « Baby What You Want Me To Do » reprise du Classique de Jimmy Reed enregistré par ce dernier en 1959.

Wishbone Ash alterne les temps forts et les passages plus calmes avec l'aisance d'un Charly Gaul escaladant les cols des Pyrénées. Aucun effort apparent pour le quatuor quand il faut faire prendre la sauce à une musique parfois complexe. Cà chante et ça joue super juste, une leçon de savoir-faire de la part de nos Marc Veyrat de la musique.

Le temps passe à la vitesse grand « V » quand on est transportés de la sorte. Un coup d'oeil furtif vers le balcon, il me semble avoir reconnu quelqu'un ! Non, je me trompe. Pourquoi est-ce que j'ai toujours cette impression là quand Wishbone Ash est dans la place ? Bon, tant pis pour moi. Nous voici déjà aux rappels. Le premier, c'est cadeau car « Ballad Of The Beacon » n'était pas prévu sur la setlist. Tant mieux, on ne va pas se plaindre si le groupe nous gratifie d'un bonus. On se quitte sur les lignes mélodiques de « Jail Bait ». Pour votre info, je vous livre la signification de ce titre : c'est quelqu'un qui est sexuellement attirant , mais trop jeune pour avoir des relations sexuelles légales. Voilà, vous savez tout. 1H38 de concert empreint de cette magie propre à un groupe attachant que je reverrai avec beaucoup de plaisir.

Petit détour par le merchandising où je retrouve Andy, on se donne les dernières nouvelles avant de se quitter sur un franche poignée de mains.
Retour sur la E-42, la température monte encore d'un degré, ce qui nous en fait… 5 ! On écoute des enregistrements de Banging Souls et de Grand Funk Railroad et toujours cette impression d'être seul sur la route avec ce vent qui souffle, tout le temps, tout le temps, tout le temps…

Mitch « ZoSo » Duterck

WISHBONE ASH au Spirit of '66, Verviers le 12 janvier 2016
WISHBONE ASH au Spirit of '66, Verviers le 12 janvier 2016
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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 00:02
Un janvier noir: Brett Smiley, Otis Clay, John Berry et Red Simpson viennent s'ajouter à la liste impressionnante de disparus!

Le singer- songwriter Brett Smiley (September 25, 1955 – January 8,2016), ne sourira plus, il s'en est allé ce 8 janvier.

Une carrière courte, puisqu'il n'a publié qu'un album 'Breathlessly Brett' produit par Andrew Loog Oldham, il espérait sortir un nouveu CD en 2016.

Otis Clay était nettement plus célèbre, le chanteur soul de Waxhaw avait été '' inducted" dans le Blues Hall of Fame en 2013.

Comme beaucoup il débute en chantant du gospel avant de virer soul et d'obtenir un premier hit "That's How It Is (When You're In Love)".

D'autres suivront: "She's About a Mover" étant probablement le plus connu.

Sa disco comptabilise une quinzaine d'albums, le dernier 'Truth is' date de 2013.

Il est décédé à Chicago d'une crise cardiaque.

John Berry, co-founder of the California indie rock band Idaho, has died... titrait Pitchfork avant hier!

Le slowcore band de L A n'avait plus sorti de disque depuis 'You were a dick' de 2011 et laisse un message sur facebook:


John Berry passed away peacefully in his sleep a few hours ago.
He had a uniquely bright spirit that I know is still shining brilliantly in some other plane. So much love headed towards you right now..... We had quite a wild ride...thanks for showing me how to make music from the core.

Red Simpson, un spécialiste des trucker songs a lui aussi rejoint l'au-delà, il affichait 81 balais.

Tous les grands chanteurs de country ont des trucker songs à leur répertoire, Red Simpson en avait fait sa spécialité, le titre 'I'm a Truck' se retrouve dans la liste des 50 meilleures chansons pour routiers.

"Six Days on the Road" de Dave Dudley étant considérée comme le sommet pour les chauffeurs de poids lourds, 'I've been everywhere' de Johnny Cash se classe également dans le top ten!

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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 07:56
David Bowie est mort!

La nouvelle a fait l'effet d'une bombe, il y a 23 minutes Rolling Stone titrait " David Bowie, the legendary singer-songwriter and actor, has died after a long battle with cancer. He was 69".

Le Thin White Duke était fort discret ces dernières années, on le savait souffrant mais de là à imaginer sa disparition il y a un pas que nous nous refusions à franchir!

Son dernier album 'Blackstar' venait de sortir début janvier, une date qui coïncidait avec son 69 è anniversaire.

Hormis quelques crétins prétentieux, les critiques et le grand public s'accordaient à le trouver formidable.

Pas question de dresser un portrait David Robert Jones, l'un des plus grands artistes contemporains, d'autres l'ont fait à la perfection, un seul mot: le rock vient de perdre une icône irremplaçable!

Les étoiles ne brillent plus...

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9 janvier 2016 6 09 /01 /janvier /2016 21:41
Zef et Mer au Centre Culturel Le Cap à Plérin ( Côtes d'Armor) le 9 janvier 2016

Zef et Mer auCentre Culturel Le Cap à Plérin ( Côtes d'Armor) le 9 janvier 2016

Zef et Mer?

Un événement visant à présenter la scène bretonne, aussi bien aux non-initiés qu'aux programmateurs à la recherche de nouveaux talents.

Une troisième édition en 2016, étalée sur quatre dates à quatre endroits différents: Plérin, l'Université de Rennes, Guer et Plédran.

Ce 9 janvier le Centre Culturel Le Cap accueille le premier rendez-vous.

Superbe complexe que Le Cap: une médiathèque, un cyberespace, des salles d'exposition, un bar et un auditorium élégant à l'acoustique exemplaire.

Les festivités débutaient en matinée avec des séances jeune public, à partir de 14h, des éphémères de 20' doivent permettre à des talents locaux de se faire apprécier.

Horaire prévu:

Bèrtran Ôbrée (14h)

Le Bour-Bodros Quintet (14h30)

Ronan Le Gouriérec (15h)

Kaëlig (15h45)

Istan Trio (16h20)

Dañs er Jeko (16h50)

Matao Rollo (17h30)

Yann Raoul (18h10)

Bèrtran Ôbrée

Lorsque les tentures laissent apparaître la scène, le public aperçoit Erwan Bérenguer à la guitare et Julien Stévenin à la contrebasse, une voix off, légèrement voilée, se fait entendre, un chant plaintif, récitatif, grave, tu ne reconnais pas le vocable, ni français, ni breton, une légère ressemblance avec l'acadien, Bèrtran Ôbrée chante en gallo, la langue romane de Haute-Bretagne, il a entamé le spectacle avec 'Enn Aotonn', titre ouvrant son dernier disque "Olmon e olva".

Une sombre mélancolie se dégage de cette composition fort éloignée du folklore breton, tu peux penser à John Martyn ou à Richard Thompson, uniquement pour te faire une idée.

Le chanteur au visage anguleux, au crâne glabre, rejoint les musiciens et attaque 'La net s'etèn' un air plus rythmé au fond jazzy pour clôturer ce mini set par l' inquiétante ballade 'Olmon e olva'.

L'univers poétique de Bertrand Aubrée nous rappelle celui de chanteurs poètes d'autrefois, tels Claude Léveillée ou Gilles Vigneault.

Un artiste à découvrir d'urgence!

Le Bour-Bodros Quintet

Timothée Le Bour : saxophones alto et soprano/ Youen Bodros : accordéon diatonique/ Erwan Menguy : flûte traversière en bois/ Erwan Moal : guitares et Erwan Volant : basse sont des habitués des Fest-Noz et Fest-Deiz, leur musique invite à la danse et à la fête.

Le groupe a sorti un album, en 2014, bourré de scottishs, polkas, jigs ou de valses, il nous en présente quelques extraits en débutant par la valse 'Claire's Lullaby' composée par un des trois Erwan, le guitariste.

Le sax de Timothée colore la danse d'élégants accents jazzy.

Typiquement breton: la gavotte, 'Kannerez dour ' ou la bergeronnette des ruisseaux.

Un titre vif comme l'oiseau.

Ils embrayent sur la polka 'Kerguerwen', du nom d'un hameau des Côtes d'Armor, pour terminer une prestation appréciée.

Place au farfelu du programme: Ronan Le Gouriérec, armé d'un saxophone baryton à simple carburation circulaire.

Une espèce de Tintin à lunettes, arborant un marcel immaculé mettant en évidence des biceps de joueuse de rugby, se pointe et d'emblée s'adresse au peuple gentiment assis: pouvez-vous quitter vos confortables fauteuils pour danser à mes côtés?

Une dizaine de candidates à la sudation le rejoignent, comme toujours l'élément mâle reste en retrait.

On commence par un pilé-menu, Zoé, ma gamine, préfère le pilé-velu c'est pas au programme de la journée.

Au boulot, la chaîne tourne, Ronan imprime la cadence.

Au suivant, le rond de Saint-Vincent. J'explique, tu fais le pas du crabe, tu tiens ta voisine par le petit doigt et tu balances les bras, hop, hop, hop... Sont désormais 30 à entourer le facétieux jeune homme qui entame un rap breton avant de revenir au baryton.

Une petite polka avant de regagner mes terres, je vous signale que le spectacle complet, baptisé 'Little Big Noz' peut se jouer dans votre salon ou dans le poulailler, le 16 janvier je me produis en Loire- Atlantique.

Adieu!

Kaëlig

Kaelig Couteller qui a remporté le concours de l'interprétation de l'hymne breton est accompagnée par Guillaume Lancou au piano et par Mathilde Chevrel au violoncelle.

Le trio entame le set par un traditionnel breton 'N'eo ket n'ho ti', la voix est limpide, l'accompagnement sobre, c'est le style de truc qui te refile des frissons dès les premières mesures.

Elle poursuit par 'Pe Trouz Zo War n Douar', une composition de son grand-père, le chanteur Sam Poupon qui, à l'époque, prévoyait déjà les catastrophes écologiques.

Un nouveau traditionnel faisant partie des archives du patrimoine oral pour suivre: la romance ' Loeizig ha Margeidig' et enfin un texte d'Anjela Duval, ' Karantez vro', dans lequel la poétesse paysanne choisit l'amour de son pays plutôt que celui d'un homme.

Grâce, pureté, sensibilité...un grand moment!

Istan Trio

Ronan PELLEN: cistre/Julien STEVENIN ( encore lui): contrebasse et Sylvain BAROU: flûtes, mélangent musique celtique et harmonies orientales, le cocktail est à la fois hardi et convaincant.

La mise en bouche, une suite de gigues irlandaises, est relativement traditionnelle, quoique l'utilisation du cistre peut surprendre.

La suite sera plus aventureuse, Sylvain a sorti une courte flûte turque de sa panoplie de mirlitons pour nous proposer un voyage aux senteurs fleurs d'oranger nous invitant à traverser le Bosphore, question d'oublier la météo chagrine dans la baie de Saint-Brieuc.

Ronan a composé le morceau suivant en hommage à Julien Weiss, le champion des métriques compliquées, décédé il y a un an.

Une mélodie obsédante permettant à la flûte de virevolter à sa guise sur l'assise rythmique arabisante imprimée par ses compères.

Le dernier titre, effervescent, est signé Sylvain Barou et magnifie la ville de Quimper.

Dañs er Jeko

Un groupe emmené par le chanteur de Plouay, Jañlug Er Mouel, il est secondé par Tibo Niobé à la guitare, Gwylan Meneghin à la basse et Marcelo Costa aux percussions.

Si au sein du trio Le Mouel / Faucheur / Capitaine, Jañlug fait dans le traditionnel, la potion proposée par Dañs er Jeko se colore d'accents world chanté en breton.

'Didermen' sent bon le Brésil et remue généreusement, la suivante, balayée par un vent chaud s'autorise un plan funky puis Jañlug nous invite du côté de l'Ouganda où les filles sont jolies, lors d'un de ses voyages lointains, il s'est acheté un instrument à lamelles ayant appartenu à un griot pas chiant, il l'agite tout en chantant.

La croisière s'achève en Amérique latine par une salsa piquante.

Coloré et énergique!

Matao Rollo n'est pas chanteur, ni musicien, Matao c'est un rêveur qui raconte et émeut.

La scène est quasi nue, un siège, sorti du marché aux puces, traîne dans un coin, un grand type à l'air nunuche se pointe une valise à la main, il la dépose et se met à soliloquer pour nous présenter une série de personnages comme toi et moi, avec 40 ans de plus. Petit à petit, tu finis par t' attacher à ces vieux atteints d'Alzheimer, tu revois des proches abandonnés dans une maison de repos, refusant de parler ou racontant des bribes de leur vie passée, de leurs amours, de leurs manies...

C'est émouvant, attendrissant, drôle et terriblement juste.

Tandis qu'il raconte, le film défile dans ta tête, tu les voix, tu les sens, tu veux leur tenir la main à ces personnages qui ont désormais pris vie.

C'est toute la force de Matao, il a réussi à t'impliquer dans ses histoires.

Le spectacle complet se nomme 'Dans ta tour' et part bientôt en tournée.

Bravo, mec!

Yann Raoul

Yann fait partie du groupe Arvest et, en parallèle, mène une carrière solo, il vient de sortir un nouvel album intitulé 'Sausalito'.

Son univers est plus pop que celui de tous les prédécesseurs, il est accompagné par David Le Port : guitares, programmation et par Nicolas Kervazo, à la guitare électroacoustique.

Nous aurons droit à cinq extraits du dernier recueil, la voix est douce, les mélodies harmonieuses, elles t'invitent au voyage ou à la rêverie.

Après un premier titre en breton, Yann enchaîne sur le titletrack, ' Sausalito', te faisant penser à 'La maison bleue' de Maxime Leforestier.

La ballade 'Didrouz' ne laisse pas ta compagne indifférente, tandis que 'Quelle vie cool' dispose de tous les éléments requis pour faire un tube radiophonique.

La dernière, 'Les oiseaux de passage' n'a rien en commun avec le titre de Brassens, il permet la mise en évidence des talents des deux guitaristes accompagnant le chanteur.

Ce set généreusement applaudi met un terme à la première tranche des Zef et Mer!

Zef et Mer au Centre Culturel Le Cap à Plérin ( Côtes d'Armor) le 9 janvier 2016
Zef et Mer au Centre Culturel Le Cap à Plérin ( Côtes d'Armor) le 9 janvier 2016
Zef et Mer au Centre Culturel Le Cap à Plérin ( Côtes d'Armor) le 9 janvier 2016
Zef et Mer au Centre Culturel Le Cap à Plérin ( Côtes d'Armor) le 9 janvier 2016
Zef et Mer au Centre Culturel Le Cap à Plérin ( Côtes d'Armor) le 9 janvier 2016
Zef et Mer au Centre Culturel Le Cap à Plérin ( Côtes d'Armor) le 9 janvier 2016
Zef et Mer au Centre Culturel Le Cap à Plérin ( Côtes d'Armor) le 9 janvier 2016
Zef et Mer au Centre Culturel Le Cap à Plérin ( Côtes d'Armor) le 9 janvier 2016
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9 janvier 2016 6 09 /01 /janvier /2016 15:13
So 'N' So à L'Acoustique - Namur - le 9 janvier 2016

So 'N' So àL'Acoustique - Namur - le 9 janvier 2016

Line Up :
Benoît BOHON : Guitars.
Marcel BOHON : Guitars - Vocals.
Françoise BOTTON : Vocals.
Jean-Luc EVRARD : Piano ; Keyboards - Backing Vocals.
Vincent LIBERT : Drums, Keyboards - Vocals.
Stéphane NEUSY : Bass - Vocals

Setlist :
01. DON'T WORRY.
02. AS IF.
03. JACK IN THE BOX.
04. JUST WHEN I NEEDED YOU MOST.
05. YEAH YOU.
06. SUBWAY.
07. LOVELY DAY.
08. JOE.
09. PEACE TRAIN. (CAT STEVENS COVER)
10. TRUE LOVERS.
11. AT THE AGE OF 65
12. PLEASE DO.
13. A LITTLE MORE.
14. ALONE BY THE TREE.
15. I WANT YOU BACK.
16. DRUNK WITH AIR.
17. IN THE SUNSHINE.
18. DONT'STOP. (FLEETXWOOD MAC COVER)
19. MARIA.
20. WHATEVER HAPPENS.

En ce samedi 9 janvier, jour du 72ème anniversaire de Jimmy Page, il aurait été indécent de passer la soirée sans concert, c'est pourquoi mon choix s'est porté sur le groupe condruzien So 'n' So. Direction Namur et hop, je me hisse au deuxième étage de l'Acoustique situé au numéro 3 de la rue des Dames Blanches. L'endroit est plutôt cosy (Powell) mais on ne peut pas dire que ce soit une vesprée placée sous le signe de la grande affluence malgré la gratuité d'accès. Pour ma part, n'ayant aucune contrainte mercantile à faire valoir, je préfère assister à ce genre de concert dans une ambiance intimiste plutôt que d'avoir à subir les affres des éructations borboriques d'une engeance avinée pour qui le respect des musiciens à autant d'affinités qu'un machette tutsi avec une nuque hutue. In Fine, nous privilégierons donc la qualité à la quantité.

Les impératifs commerciaux imposant un concert en deux sets, il ne me reste plus qu'à espérer qu'ils seront gagnants. Je te sens trépignant d'impatience Ô lecteur fidèle. Je te sens croisant et décroisant les pieds à la manière sensuelle d'une Sharon Stone de la chaussure, les boyaux du ventre grognant sauvagement en une sorte de « Basic Intestin » de l'impatience. Mais je ne cèderai pas à la pression, fusse-t-elle servie en verre (et contre tous) de 25 centilitres. Tu attendras la fin du récit pour savoir ! Cela s'appelle ménager le suspens, chose inconcevable pour les sujets de sa majesté The Queen. Tu imagines tous les grands-bretons en suce-pences ? Suce-pounds ne leur siérait pas mieux d'ailleurs. Bien, revenons au sujet de mon exil hivernal autant que passager en terre namuroise.

On entame les fraternités, pourquoi toujours dire les hostilités, par deux titres chantés de fort belle manière par Fanfan, sorte de Rita Hayworth du micro, une rousse flamboyante et sautillante comme une petite fille espiègle invitée au Muppet Show. « Don't Worry » suivi du très rythmé «As If » avec déjà notre Stevie en backing vocaliste de luxe. J'ai oublié de vous préciser que, mis à part les deux reprises signalées comme telles dans la setlist que tu n'as pas manqué de lire en début de page, So 'n' So interprète ses propres compositions. D'ailleurs, pour ceux qui se demanderaient d'où vient ce « jeune groupe », sache que Marcel, Stéphane et Jean-Luc ont déjà oeuvré sous ce label au début des années 90 mais à l'époque, le répertoire était beaucoup plus axé covers . Les trois compères se retrouveront quelques années plus tard aux côtés de votre serviteur au sein de Cover Age, autre célèbre formation condruzienne. Vincent le drummer-boy n'en n'est pas à son coup d'essai non plus, vous l'aurez déjà certainement vu à l'oeuvre dans les T'chapiats ou dans Quartz. Au niveau batteur, c'est probablement ce qui se fait de mieux à des kilomètres à la ronde.
Voici notre Cello et sa voix basse qui nous fait jaillir le pantin de sa boîte dans « Jack in the Box ». Ce morceau faisait déjà partie du répertoire du trio précité, j'ai une certaine aversion à utiliser « susnommé » qui est rempli de connotations équivoques je trouve…« Just When I Needed You Most » , non, rien à voir avec la chanson de Randy Van Warmer, ici on lorgne franchement du côté des Fab four de Liverpool et « c'est très bien ainsi » comme le disait Bernie Bonvoisin dans le « Mittard ». Vient ensuite « Yeah You », un titre qui évoque « quelque chose qui revient sans arrêt et qu'on arrive pas à chasser de son esprit ».
Le groupe fonctionne en mode relax, humour et sourire et c'est parfait. On sent que scéniquement parlant, il y a encore de petits ajustements à faire au niveau des automatismes mais après tout, le plus important n'est-il pas la qualité d'interprétation ? Petit coup de nostalgie avec le très beau « Subway » autre survivant du So 'n' So première époque chanté par Marcel. Le public est séduit, comment ne pas l'être d'ailleurs ? Ces guys'n'gals savent ce que jouer et chanter signifient et ce, pour notre plus grand bonheur !

« Lovely Day » un magnifique duo vocal partagé entre Stéphane et Françoise.

Le sujet de la chanson ? Je cite : « c'est encore une histoire de vous savez bien quoi » oui, on devine… c'est une composition de Vincent avec un chorus qui vient à chaque fois introduit par un roulement de caisse claire, un peu à la manière d'un numéro de cirque périlleux dans lequel on retrouve Stéphane en Monsieur Loyal, sorte de Roger Lanzac des temps modernes. C'est génial.
Composition de "nosse" Jean-Luc pour « Joe » une chanson dédiée à notre ami et musicien Georges «Jojo » Hendrick emporté par la maladie. Jojo avait également fait partie de Cover Age. Une reprise très classe du « Peace Train » de Cat Stevens et puis c'est le tour de « True Lovers » un magnifique reggae digne de Serge Gainsbourg qui vient clore ce premier set de fort agréable manière. La voix de Marcel flirte autant avec celle du grand Serge (il n'y a pas que Meaulnes qui était grand) qu'avec celle de Billy Gibbons de ZZ Top. Ce morceau est tout simplement un tube en puissance : ma-gni-fi-que ! Vivement un pressage en CD. Il y a même un petit côté « Walk of Life » de la bande à Knopfler dans l'intro.
Vas-y , appuie sur « Pause ». Allez, étire-toi, bois un coup et ne baille pas en public stp. Reviens vite t'asseoir parmi nous, ça va reprendre.

Dans le titre, « At the Age of 65 » c'est un clin d'oeil manifeste aux Beatles et à Toto (Africa) dans la ligne mélodique, je vous l'ai dit, on sent les influences. Très beau morceau également. « Please Do » est une autre histoire d'amours maudits. Vient ensuite une chanson dédiée « A ceux qui ne sont pas là mais qui ne sont pas loin » comme le dit Françoise pour introduire cette nouvelle compo de Jean-Luc. On enchaîne avec « Alone By The tree » et son solo de guitare à la David Gilmour.

Et nous voici arrivés à ce qui constitue à mon sens LE momentum du concert, on entre carrément dans le music-hall , nous sommes à Broadway ladies and gentlemen ! A certains moments on plonge même dans le « Wizzard of Oz » aux côtés de Judy Garland et on marche sur l'arc-en-ciel, un arc-en-ciel de notes, d'harmonies vocales, d'ambiances et de climats qui à eux seuls valent le déplacement. « I Want You Back » c'est le petit coup de colère de Fanfan qui clame « Don't You remember me no more ? » avant de plonger dans « Drunk With Air » introduit tout simplement par un duo piano/voix de toute beauté. Pendant cette petite dizaine de minutes, on a flirté avec le sublime, c'est une réussite totale à tous les niveaux et si d'aventure le groupe décidait d'en faire une sorte de comédie musicale mâtinée d'opéra rock eh bien ce serait la première du genre que j'irais voir, je vous l'assure, superbe !

« In the sunshine » est la troisième ancienne compo qui amène à la seconde reprise de cette soirée, le « Don't Stop » de Fleetwood Mac . A mon avis et selon mes goûts personnels de fan de la bande à Stevie Nicks, c'était un poil rapide. Ce sera ma seule petite égratignure au contrat dont nous honore So 'n' So. On s'achemine vers la fin du spectacle avec humour par le truchement de « Maria » une chanson qui à l'origine devait porter le titre de « Sex In the Morning ».

« Whatever Happens » le dernier morceau du répertoire est une compo géniale de Vincent, tour à tour chanteur pratiquement castrat et siffleur de charme qui permet aux musiciens de quitter la scène les uns après les autres pour finalement laisser notre batteur comme unique représentant de So 'n' So, un groupe qui nous a vraiment séduits par sa prestation et la qualité de ses compos. A revoir au plus vite. Vous voilà prévenus.

Mitch « ZoSo » Duterck

So 'N' So à L'Acoustique - Namur - le 9 janvier 2016
So 'N' So à L'Acoustique - Namur - le 9 janvier 2016
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