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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 13:00
La camarde a encore frappé: Bruce Geduldig, Ross Hannaford, Andrew Loomis, George Martin, Aaron Huffman !

Le décès de Bruce Geduldig a été annoncé par ses collègues de Tuxedo Moon,

"Our erstwhile colleague and collaborator, Bruce Geduldig has died, on the occasion of his 63rd birthday, March 7, 2016. He departed from his home town, Sacramento, California, attended by his family and friends. He had been suffering for many years from liver complaints. We will miss him sorely.He joined Tuxedomoon around 1979."

Bruce avait d'abord travaillé avec Winston Tong avant de se charger de l'aspect visuel des shows de Tuxedo Moon.

Etabli en Belgique, il avait également collaboré avec The Weathermen ou Microdot.

L'Australien Ross Hannaford est surtout connu pour son activité au sein de The Pink Finks et de Daddy Cool.

D'autres groupes pour lesquels il tenait la guitare se nommaient The Party Machine et Sons of Vegetal Mother.

Un cancer l'a emporté ce 8 mars.

Andrew Loomis était le batteur du punk/garage rock band de Portland, Dead Moon, qui a sorti une dizaine d'albums studio.

Le groupe était actif de 1987 à 2006, avant un retour sur scène en 2014.

Andrew n'était pas resté inactif après le split de 2006 il a rejoint The Shiny Things.

Cause du décès?

Un cancer!

Qui mieux que Paul McCartney peut rendre hommage au cinquième Beatle, George Martin?

I’m so sad to hear the news of the passing of dear George Martin. I have so many wonderful memories of this great man that will be with me forever. He was a true gentleman and like a second father to me. He guided the career of The Beatles with such skill and good humour that he became a true friend to me and my family. If anyone earned the title of the fifth Beatle it was George. From the day that he gave The Beatles our first recording contract, to the last time I saw him, he was the most generous, intelligent and musical person I’ve ever had the pleasure to know.

It’s hard to choose favourite memories of my time with George, there are so many but one that comes to mind was the time I brought the song 'Yesterday’ to a recording session and the guys in the band suggested that I sang it solo and accompany myself on guitar. After I had done this George Martin said to me, "Paul I have an idea of putting a string quartet on the record". I said, “Oh no George, we are a rock and roll band and I don’t think it’s a good idea”. With the gentle bedside manner of a great producer he said to me, "Let us try it and if it doesn’t work we won’t use it and we’ll go with your solo version". I agreed to this and went round to his house the next day to work on the arrangement.

He took my chords that I showed him and spread the notes out across the piano, putting the cello in the low octave and the first violin in a high octave and gave me my first lesson in how strings were voiced for a quartet. When we recorded the string quartet at Abbey Road, it was so thrilling to know his idea was so correct that I went round telling people about it for weeks. His idea obviously worked because the song subsequently became one of the most recorded songs ever with versions by Frank Sinatra, Elvis Presley, Ray Charles, Marvin Gaye and thousands more.

This is just one of the many memories I have of George who went on to help me with arrangements on 'Eleanor Rigby', 'Live and Let Die' and many other songs of mine.

I am proud to have known such a fine gentleman with such a keen sense of humour, who had the ability to poke fun at himself. Even when he was Knighted by the Queen there was never the slightest trace of snobbery about him.

My family and I, to whom he was a dear friend, will miss him greatly and send our love to his wife Judy and their kids Giles and Lucy, and the grandkids.

The world has lost a truly great man who left an indelible mark on my soul and the history of British music.

God bless you George and all who sail in you!

Aaron Huffman était le bassiste de Harvey Danger un alternative rock band originaire de Seattle.

En 1998 le groupe score un monster hit avec 'Flagpole Sitta' utilisé dans 'American Pie' et la série britannique 'Peep Show'.

Harvey Danger a pondu trois albums avant d'arrêter les frais en 2009.

The cause of his death was respiratory failure after a long illness. He was 43.

La camarde a encore frappé: Bruce Geduldig, Ross Hannaford, Andrew Loomis, George Martin, Aaron Huffman !
La camarde a encore frappé: Bruce Geduldig, Ross Hannaford, Andrew Loomis, George Martin, Aaron Huffman !
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6 mars 2016 7 06 /03 /mars /2016 21:35
Trio Ebrel-Le Buhé-Vassallo au festival "Autour d' Elle" - La Grande Ourse, Saint Agathon ( 22) le 6 mars 2016

Trio Ebrel-Le Buhé-Vassallo au festival "Autour d'Elle" - La Grande Ourse, Saint Agathon ( 22) le 6 mars 2016

La Grande Ourse accueille le trio Ebrel-Le Buhé-Vassalo à 17.30 (ouverture des portes à 17.00) dans le cadre du festival "Autour d'elle".

Entrée gratuite dans la limite des places disponibles.

A 17:30, la coquette salle est comble, il a fallu en toute hâte ajouter quelques sièges à proximité de la scène. Les mouettes de l'Armor et les vaches de l'Argoat ( plus deux touristes puant le gazoline) étaient au rendez-vous pour assister au récital de trois grandes voix en provenance du Centre Bretagne (Callac), des rives du Trégor et de la cité des Vénètes, située dans les régions torrides du Golfe du Morbihan ( 22° en plein soleil au mois d'août): dans le désordre,

Annie Ebrel ( la plus posée), Noluen Le Buhé ( celle qui manie le second degré à la perfection) et Marthe Vassallo ( la plus délurée).

Les trois chantres de la musique traditionnelle bretonne, toutes de noir vêtues, entament, a capella, après que Marthe ait gentiment tapoté un mini-piano, un premier kan ha diskan aventureux.

Les voix se marient, se chevauchent, se répondent à la manière de jongleurs adroits pratiquant leurs manoeuvres sans filet.

Pour te donner une idée, l'expérimentation polyphonique pratiquée par le trio peut se rapprocher du travail de I Muvrini.

Le feuillet de Marthe indique ' A R Gomer', Google cherche encore un lien valable, sorry!

Quoi, Marthe?

Marie-Josèphe Bertrand ?

Inconnue au bataillon, désolé.

Le 19 janvier 1959, des petits jeunes sont venus frapper à la porte de cette brave dame, sabotière et guérisseuse ( sorcière, selon d'autres sources) mais aussi récipiendaire de chants traditionnels, les gamins ont pensé enregistrer plusieurs chants de son répertoire et c'est ainsi que ce premier morceau est arrivé jusqu'au 21è siècle.

Trugarez vras!

'Silvestrig' narre l'histoire d'un jeune homme enrôlé dans l'armée du roi , ce traditionnel se trouve également au répertoire d'Alan Stivell.

Annie Ebrel solo pour une histoire de sorcellerie pratiquée par une jeune fille de 18 ans, le chant profond, vibrant, tantôt grave, tantôt limpide, impose le silence, les deux copines, assises en retrait, écoutent comme nous, religieusement.

Retour à la formule trio pour la 'Polka Manuel' de Manu Kerjean, un des responsables du renouveau de la culture bretonne.

Le rythme vif inspire les locaux, derrière toi des centaines de pieds battent la mesure, à tes côtés, madame rebondit sur sa chaise et murmure" ils sont fous ces Bretons", ce qui est normal puisque cette polka sous acide débloque sévère.

Après une série d'anecdotes ornithologiques, les rossignols bretons attaquent 'Pichon laouenan rouz', encore un titre acrobatique à écouter sur l'album 'Teir', il est suivi par ' Trinkamp marc'hadour' qui se meurt en lament ténébreux.

Une nouvelle séquence de chamailleries d'écolières espiègles émaille ce spectacle qui ne manque pas d'humour, avant un exercice solitaire de Marthe Vassallo proposant une chanson de Prosper Proux, au 19è siècle, percepteur de son état, mais aussi chansonnier qui ne dédaignait pas les airs salaces, voici son 'Adieu du jeune soldat' ( Kimiad ar soudard yaouank), un titre idéal pour pourrir l'ambiance, ajoute le gai luron.

Les sabots sont de sortie, les gentes dames soumettent un ' Hanter Dro' des plus nerveux, puis vient la navrante histoire des 'Trois fleurs de pimpino'.

Une légende encore plus lugubre que la 'Complainte de Saint-Nicolas' originaire de Lorraine, tu sais celle des trois gosses et du méchant boucher qui les coupe en tranches pour les enfouir dans le saloir comme pourceaux.

Un rendu magistral te refilant la chair de poule... t'as pas un kleenex, pleurniche madame!

Pour se changer les idées après cette sombre affaire, Noluen va vous interpréter une chanson ludique, en vannetais dans le texte.

Les Anglais ne se sont pas toujours intéressés à nos vieilles pierres, il y a des siècles, ils traversaient la Manche pour se procurer des oignons de Roscoff et pour enlever nos jeunes filles, voici l'histoire de Marie, capturée par des marins pas catholiques, elle a préféré se jeter à l'eau pour sauver son honneur: 'Marivonig'.

Changement de registre avec 'Verse à boire' et sa leçon multicolore de breton animalier.

Un mari ivrogne ne meurt jamais!

Voici la dernière de la soirée, le chant de mariage polyphonique 'Kleier eured'.

Applaudissements nourris et un rappel en provenance de Haute Bretagne, une valse hautement androphobe, interdite d'antenne dans certains pays où les femmes ne sortent que rarement de la cuisine.

Nouvelle salve de battements de mains et une dernière danse bretonne a capella pour se quitter dans l'allégresse!

Le festival prendra fin le 13 mars par un gala de danse!

Trio Ebrel-Le Buhé-Vassallo au festival "Autour d' Elle" - La Grande Ourse, Saint Agathon ( 22) le 6 mars 2016
Trio Ebrel-Le Buhé-Vassallo au festival "Autour d' Elle" - La Grande Ourse, Saint Agathon ( 22) le 6 mars 2016
Trio Ebrel-Le Buhé-Vassallo au festival "Autour d' Elle" - La Grande Ourse, Saint Agathon ( 22) le 6 mars 2016
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5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 22:25
The Rubettes au Complexe Sportif d' Evere, le 05 mars 2016

The Rubettes au Complexe Sportif d' Evere, le 05 mars 2016

Back in the 70's with The RUBETTES !

La brève de JPROCK :

De 1974 à 1979, The Rubettes ont caracolé en tête des charts européens avec des hits devenus des classiques intemporels comme « Sugar Baby Love » , « Juke Box Jive, « , « I can do it « et Tonight » .
Apparu à l’époque du glam rock, en parallèle à d’autres formations devenues cultes comme Mud, The Sweet , Slade , Catapult ou Sailor, la formation drivée par Alan Williams continue à rouler sa bosse sur les scènes européennes avec un certain bonheur car il faut bien reconnaître que ces gars là savent jouer et que sur scène ils vous filent la banane en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.
A soixante-sept ans, Alan Williams reste incroyable de puissance vocale, et l’entendre chanter en voix de tête avec autant de facilité dans « Sugar Baby Love » est toujours aussi grisant.
Avec un répertoire qui alterne ses propres hits et un florilège de covers de l’histoire du rock, rockabilly et doo wop le band, formé aujourd’hui de son leader Alan Williams ( chant-guitare), de John Richardson ( chant, batterie), de Mick Clarke ( basse et chant), tous trois membres originaux, ainsi que du claviériste Steve Etherington musicien chevronné qui a collaboré avec Shane McGowan ( Pogues ) , formé aujourd’hui de son leader Allan Williams ( chant-guitare), de John Richardson ( chant, batterie), de Mick Clarke ( basse et chant), tous trois membres originaux, ainsi que du claviériste Steve Etherington musicien chevronné qui a collaboré avec Shane McGowan ( Pogues ) , Glen Matlock, The Sisters of Mercy (sur Merciful) et Hot Chocolate entre autres, a mis le feu à la Salle Omnisports d’Evere où il s’était déjà produit il y a quelques années.
Il nous a même gratifiés en milieu de set d’une démonstration de percussions très réjouissante.
Sans être un combo de premier ordre,The Rubettes reste néanmoins encore à ce jour une valeur sûre pour les amateurs de nostalgie et de rock revival et l’assurance pour chaque spectateur de passer une soirée fun et énergique au son de titres incontournables repris en choeur par le public.
Du fun, du rock, de l’énergie, des hits et de la joie, finalement que demander de plus ?


Texte et photos : JP Vanderlinden aka JPROCK THE DARK FEATHER.

The Rubettes au Complexe Sportif d' Evere, le 05 mars 2016
The Rubettes au Complexe Sportif d' Evere, le 05 mars 2016
The Rubettes au Complexe Sportif d' Evere, le 05 mars 2016
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5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 18:11
La valse de décès se poursuit: John Thomas, Bankroll Fresh, Gayle McCormick, Joey Martin Feek!

Gayle McCormick ( 67 ans), décédée le 1 mars était la chanteuse du groupe de L A, Smith, qui a connu un bref succès ( en 1969) avec une reprise de Burt Bacharach ' Baby, it's you' .

Avant de rejoindre Smith, Gayle chantait Tina Turner ou Etta James, puis elle a fait partie de Klassmen, une gloire locale dans le Missouri.

Après l'épisode Smith elle entame une carrière solo et sort trois albums avant de sombrer dans l'oubli.

Bankroll Fresh (Trentavious White) est le nième rappeur à s'être fait descendre par balle, le drame s'est déroulé dans un studio d'enregistrement à Atlanta, vendredi dernier.

White was best known for his 2014 hit "Hot Boy."

Il avait 28 ans.

John "Big" Thomas a été le guitariste du band gallois Budgie pendant trois périodes, il les rejoint pour la première fois en 1979 et participe à la confection de trois albums.

Lorsque le groupe arrête les frais, en 1988, il boulote pour Glenn Hugues.

Budgie retâte de la scène en 1995/96, John est de la partie.

En 1999 Budgie se reforme officiellement, le guitariste est de l'aventure jusqu'en 2002.

A noter que John "Big" Thomas a enregistré deux albums avec le George Hatcher Band avant l'épisode Budgie.

Il s'est éteint le 3 mars à 63 ans.

Joey Martin Feek faisait partie du bluegrass duo Joey+ Rory, tandis que Rory son mari jouait de la guitare et se chargeait des backing vocals, Joey assurait les lead vocals.

On leur doit sept albums et quelques country hits.

En juin 2014, la faculté diagnostiquait un cancer cervical, la chanteuse a succombé le 4 mars, elle était âgée de 40 ans.

La valse de décès se poursuit: John Thomas, Bankroll Fresh, Gayle McCormick, Joey Martin Feek!
La valse de décès se poursuit: John Thomas, Bankroll Fresh, Gayle McCormick, Joey Martin Feek!
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5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 16:57
Lydia Lunch / Retrovirus (US) + Bärlin (FR) + Crowd of Chairs au Magasin4- Bruxelles, le 5 mars 2016

Lydia Lunch / Retrovirus (US) + Bärlin (FR) + Crowd of Chairs au Magasin4- Bruxelles, le 5 mars 2016

Florian Hexagen nous livre quelques impressions!

Lydia Lunch Retrovirus et son all-star band de luxe ont une fois encore méchamment assuré hier soir au Magasin 4, pour un set vénéneux et fun à souhait. Retrovirus est clairement la formation avec laquelle l'ancienne diva s'amuse le plus, et tant mieux pour nous car c'est communicatif. Comme quoi, la sagesse n'attend définitivement pas le nombre des années...!

A noter également une très belle prestation des lillois de Bärlin, trio clarinette/chant-basse-batterie (et un peu plus encore) qui nous a offert une proposition artistique aussi belle que "couillue" dans l'enceinte située au 51 avenue du Port.

En première partie, les Belges de Crowd Of Chairs ont livré une prestation intense de noise-rock, certes un peu brouillonne par moments musicalement parlant, mais l'affaire est clairement à suivre, les picotements dans la nuque ne mentant jamais. Bref, encore une toute bonne soirée le long du canal, où il est finalement si simple de fayotter le lendemain!

Lydia Lunch Retrovirus next dates-


09.3. B Antwerp-Het Boss
10.3. ger Colgone- TBC
11.3. ger Cottbus- Gladhouse
12.3. ger Berlin-TBC
13.3..ger Frankfurt- Das Bett
15.3. ger Dresden- Jazzclub Tonne
16.3. ger Munich- TBC
17.3. A Vienna-Chelsea

Lydia Lunch / Retrovirus (US) + Bärlin (FR) + Crowd of Chairs au Magasin4- Bruxelles, le 5 mars 2016
Lydia Lunch / Retrovirus (US) + Bärlin (FR) + Crowd of Chairs au Magasin4- Bruxelles, le 5 mars 2016
Lydia Lunch / Retrovirus (US) + Bärlin (FR) + Crowd of Chairs au Magasin4- Bruxelles, le 5 mars 2016
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4 mars 2016 5 04 /03 /mars /2016 21:34
Couleur Jazz au Festival autour d'Elle 2016, salle Lann Viha à Plouisy ( 22) le 4 mars 2016

Couleur Jazz au Festival autour d'Elle 2016, salle Lann Viha à Plouisy ( 22) le 4 mars 2016

Le Festival Autour d’Elle, c'est quinze jours d’animations culturelles: expositions, spectacles, concerts, conférences, ateliers, dégustations se déroulant à Ploumagoar, Pabu, Plouisy et Saint-Agathon, des entités proches de Guingamp.

Une grande partie des actions mises en place dans le cadre du festival sont gratuites.

En ce frais vendredi, c'est la salle des fêtes de Plouisy qui accueille Couleur Jazz, un Big Band vocal et instrumental, dirigé par l'arrangeur et multi-instrumentiste farfelu, Jean Zimmerman.

Les instruments: un drumset et autres percussions maniés de main de maître par Alban de la Blanchardière, une basse tenue par Philippe Chevance, le Zim dirige le tout derrière son piano qu'il abandonne quelques fois pour faire le pitre ou pour gratter une acoustique, voire tapoter un cajon ou masser une contrebasse, au violon: Alanig Reux, à la trompette l'homme aux 26 couvre-chefs, Marc Rosenfeld, Jacky Tertre: au sax ( soprano et ténor), Hélène Goaziou : au saxophone alto et une des vedettes de l'ensemble, Cécile Verdin : à la clarinette, clarinette basse et au chant.

Une cinquantaine de chanteurs/ chanteuses ( pros ou amateurs) répartis en pupitres allant des sopranes aux basses en passant par les mezzo, les ténors et les altos, complètent la tribu.

Ils seront plusieurs à alterner les lead vocals ce qui rend le spectacle hautement intéressant et diversifié.

20:45', une courte présentation, extinction des feux, l'armada s'avance dans l'obscurité sous forme de ronde, en se tenant la main, puis entame a capella le superbe canon 'L'Air du Temps' qui donne son nom au spectacle.

Une entrée en matière surprenante nous rappelant les fabuleux Swingle Singers qui faisaient fureur dans les années 60.

La basse et la batterie s'installent, la troupe gravit les marches du podium pour entamer un swing sulfureux tandis que Plouisy bat des mains, surprise, il s'agit de 'I feel good' du Godfather of soul, ça déménage grave, la voix de Morgane Borie, étonnamment noire pour une blonde, fait merveille, elle se permet un petit flirt avec le bandleader en s'accoudant à son piano, tandis que les cuivres s'en donnent à coeur joie.

Tu dis, James?

Elle est pas mal!

Occupe-toi des anges, mecs!

Le cousin de Bob n'était pas assis sur un Thomann, revêtement en velours rose, mais bien sur un cajon qu'il tabasse gentiment, il passe au piano soutenu par le batteur pour amorcer 'Quand est con' de Tonton Georges.

A tes côtés, deux têtes blondes espiègles se marrent comme des fous, t'as entendu, ils chantent les cons.

La chorale s'assied, un crooner grisonnant en vedette, il a choisi Charles Trenet, 'Le vieux piano de la plage' décoré d'un solo de violon souverain, relayé par un sax pas débile.

Nostalgie, tendresse, frivolité, sourires...c'est irrésistible!

Il a fallu que le Zim nous rappelle que Carla Bruni, avant de devenir Madame la Présidente, avait sorti un album pas ridicule car personne n'associait son nom à la magnifique chanson 'Tout le monde'.

Direction, la Savoie, les vaches, les verts pâturages, la raclette et l'Apremont pour 'Stompin' at the Savoy'.

Euh, non, Jean, le Savoy n'est pas un hôtel londonien, mais un ballroom niché à Harlem.

Pas grave, Marguerite s'en fout, et puis ce swing ne va pas faire tourner le lait.

Les scatteurs se succèdent, the feet are stomping, ébranlant le podium.

Changement de registre avec 'Mademoiselle' de Henri Salvador puis la romance 'Dream a little dream of me' chantée en version bilingue en duo mixte.

How sweet!

A l'acoustique ( logique), la délicate 'Guitar song' de Bernard Lavilliers précède un numéro de cascadeur du Pierre Richard breton, aux baskets bicolores, un artiste qui travaille sans filet avant un des highlights de la soirée chanté par Cécile Verdin, le gospel 'Plain gold ring' de Nina Simone qui cloue l'auditeur sur son siège et empêche les bronchitiques d'expectorer de peur de briser le charme.

Gisèle et Francine sous les feux de la rampe, deux vamps en ayant vu d'autres, elles s'attaquent à Eddie, non pas Merckx, Constantine, 'L'enfant de la balle'. Morgane une lointaine nièce de Ginger Rogers a enfilé une paire de tap dancing shoes pour une démonstration de claquettes à la mode de Saint-Brieuc, les gosses de tout à l'heure en sont restés baba et se sont tus pendant 3 minutes.

Nouvel impromptu burlesque avant le triste 'Lover man', popularisé par Billie Holiday, en duo contrebasse/voix.

Swing time again avec un titre acrobatique, une compo personnelle?, non identifié, suivi par 'Les bas' de Claude Nougaro, une salsa du Sud-Ouest, sexy en diable.

Et pour Monsieur, ce sera?

'The Frim-Fram Sauce'.

Pardon: du poisson, du steak, du couscous, un hamburger, des lasagnes....?

The Frim-Fram Sauce, on t'a dit!

Merde, un truc m'est resté dans les molaires, direction l'arracheur de dents, ce 'Blouse du dentiste' de Henri Salvador n'a pas pris une ride.

Le show pend fin aux sons du carnaval de Rio avec la samba infernale 'Mas que nada' de Sergio Mendes.

Un final bouillant, les chanteurs se mêlent au public, tout le monde en piste pour entamer une danse furieuse.

Salut final, suivi, comme il se doit, par une série de rappels.

En quartet: contrebasse, basse, Alban au body beating et Cécile au chant pour le chef-d'oeuvre de Dianne Reeves ' Endangered Species' puis le jazz manouche ' Mal ô mains' de Sanseverino et enfin ' Couleur Jazz' donnant son nom au projet.

Un concert formidable où bonne humeur, dynamisme et talent se marient astucieusement.

A noter:

Vous avez indiqué notre page facebook, merci aussi. Voici également l'adresse de notre site internet, plus complet, au cas où vous souhaiteriez l'ajouter : www.couleurjazz.org
En tout cas, c'est vraiment agréable de voir de vrais articles/reportages élaborés, fournis sur des concerts. Bravo !
D'ailleurs merci pour l'info sur "Savoy" et le club d'Harlem... Notre Zim se couchera plus instruit ce soir !
Ha oui, une autre précision, si cela vous intéresse : le morceau dont nous n'avons pas donné le nom est un standard de jazz (be-bop) de Charlie Parker "blues for Alice", sur lequel j'ai ajouté des paroles. Merci encore et bonne continuation.
Cécile Verdin

Merci Cécile!

Couleur Jazz au Festival autour d'Elle 2016, salle Lann Viha à Plouisy ( 22) le 4 mars 2016
Couleur Jazz au Festival autour d'Elle 2016, salle Lann Viha à Plouisy ( 22) le 4 mars 2016
Couleur Jazz au Festival autour d'Elle 2016, salle Lann Viha à Plouisy ( 22) le 4 mars 2016
Couleur Jazz au Festival autour d'Elle 2016, salle Lann Viha à Plouisy ( 22) le 4 mars 2016
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4 mars 2016 5 04 /03 /mars /2016 14:15
Roots & Roses 2016, c'est dans moins de deux mois!

1 mai 2016, tu te lèves à l'aube pour acheter un brin de muguet pour madame, maman et belle-maman, tu avales 3 tartines beurrées, sauf contre-ordre émanant d'Hippocrate, et ingurgites trois bols de caoua avant de sauter dans ton tacot et de filer direction Lessines car le Roots and Roses débute, comme toujours, à 11 heures!

Le line-up pour cette septième édition est désormais connu : Heavy Trash, Southern Culture On the Skids, King Khan and the BBQ Show, The BellRays, Phil Cook and The Guitar Heels, Laura Gibson, Bob Log III, Giuda, The Love Me Nots, The Give 'Em Hell Boys, The Holmes, Moaning Cities et Scrappy Tapes fouleront soit les planches de la Roots Stage, soit celles sans épines de la Rose Stage.

Soit ( encore) treize formations pour 35€ ( 30€ en prévente).

Toutes les infos pour l'achat des tickets hieronder:

http://www.rootsandroses.be/tickets/

Pour le programme, tu cliques sur le lien:

http://www.rootsandroses.be/line-up-2016/

Le facebook:

https://www.facebook.com/Roots-Roses-Festival-Lessines-Belgium-103997309645019/

PS:

Mademoiselle, si tu tiens à aller t'asseoir sur les genoux de Bob Log, enfile un petit short et prévois un décolleté plongeant!

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2 mars 2016 3 02 /03 /mars /2016 15:16
Le fondateur du Mausoleum Records label, Alfie Falckenbach, n'est plus!

Comme tant d'autres, Alfie Falckenbach ( né en 1950) a succombé après une lutte perdue d'avance contre le cancer.

Alfie entre dans l'histoire 'metal' lorsqu'en 1982 il fonde Mausoleum Records, one of Europe's premier hard rock labels.

Les plus importants groupes belges de métal sont passés dans les studios du label: Ostrogoth, Killer, FN Guns, Warhead, Lions Pride, Crossfire, Max Pie... mais également des bands de renommée internationale, tels Hawkwind, Warlock ( avec Dorothee Pesch), Baron Rojo, Steeler, Frost, Richie Kotzen, etc...

En dehors de son job de producteur, Alfie Falckenbach officiait comme chanteur au sein du groupe de blues 'Blues Karloff' inspiré par les Yardbirds, Pretty Things, The Jeff Beck Group, John Mayall, Fleetwood Mac ou le Zep.

Le groupe a sorti deux albums dont 'Light and Shade' début 2016.

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2 mars 2016 3 02 /03 /mars /2016 13:03
Savages, Bo Ningen à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 2 mars 2016

Savages, Bo Ningen à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 2 mars 2016

Florian Hexagen était sur place...

REVIEW: et bien au final il n'était pas mal du tout ce concert des Savages hier soir au Botanique. Pourtant, on ne s'y rendait vraiment pas en terrain conquis, guère impressionnés par le "Adore Life" sorti récemment, mais restant dans un coin de notre tête encore chatouillé par le souvenir que l'on avait eu de leur set bien punk au Primavera Sound Festival il y a 3 ans. Et on a bien fait. Comme déjà celui de 2012, il s'est avéré que leur dernier rejeton prend définitivement tout son sens en live, où leur post-punk classe, roboratif et parfois décharné entraîne quasi automatiquement l'adhésion par des hymnes clairs et diablement efficaces. Alors certes, c'est propre, carré et très -trop?- pro, mais bizarrement ça ne dérange pas tant que ça ici. On n'aime pas forcément mettre une personne en avant ici, mais leur frontwoman, Jehnny Beth, est de plus en plus iconique/christique, et ça colle vraiment bien à la musique qu'elles proposent. La starisation est désormais totalement enclenchée et assumée, mais malgré le succès, Savages ne triche toujours pas sur scène, et c'est tant mieux pour nous!

A noter qu'en première partie les Japonais de Bo Ningen ont livré probablement la prestation la plus calme que l'on ait vue d'eux jusqu'ici, du coup un poil déçu, même si un concert moyen de Bo Ningen vaut probablement bien plus que beaucoup de concerts que l'on peut voir...

Savages, Bo Ningen à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 2 mars 2016
Savages, Bo Ningen à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 2 mars 2016
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1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 17:48
WILLIAM SHELLER - CIRQUE ROYAL À BRUXELLES - LE 1e MARS 2016

WILLIAM SHELLER -CIRQUE ROYAL À BRUXELLES - LE 1e MARS 2016

Organisation - Live Nation

Cirque Royal, le 1er mars 2016.

Le billet de JPROCK :

William Sheller est un auteur compositeur interprète de grand talent, c’est une évidence, mais même lorsque vous avez une admiration sans borne pour un artiste il se peut qu’un jour il vous déçoive.
Disons le tout de suite, j’aime beaucoup Sheller et je l’ai vu quelques fois déjà en concert dans différentes formules ( solo, quatuor, groupe…) , et sachant qu’il avait connu des problèmes de santé importants l’année dernière je me réjouissais de le revoir sur scène en bonne forme.
Sur ce plan là tout va bien, l’homme semble remis sur pied et vocalement il se défend encore comme un chef. Malheureusement sur le plan de l’émotion et de l’originalité il ne m’a que très rarement fait vibrer.
D’abord parce que la formule piano-quatuor il nous la ressort depuis des lustres, il a d’ailleurs reconnu la chose sur scène en nous annonçant qu’il mettait un terme à cette formule en promettant de nouvelles aventures futures « qui feront plus de bruit «, mais aussi car l’homme dont on connaît la misanthropie évidente semble fatigué, limite blasé, nous servant ses magnifiques compositions en roue libre.
Bien sûr il joue la carte de l’humour cinglant et féroce comme à son habitude ( ce qui d’ailleurs le fait passer pour prétentieux aux yeux de certains) présentant chaque titre longuement en les ponctuant d’anecdotes croustillantes ou de réflexions cyniques, mais ce genre d’exercice casse le rythme et déforce un spectacle très statique et qui musicalement manque d’enthousiasme. Et on en arrive à trouver le temps long, ce qui est quand même le comble lorsqu’on est en présence d’un artiste de cette trempe.
On se dit paradoxalement à certains moments qu' il a l’air heureux d’être là, et à d’autres qu’il le prend un peu sous la jambe lorsqu’il annonce ne pas bien maîtriser un nouveau titre, se plante en effet en plein milieu, recommence, et finalement se vautre quelques minutes plus tard dans un titre plus ancien déjà interprété mille fois. Manque de concentration ? Fatigue ? Personne n’a la réponse mais pour la première fois ce grand Monsieur de la chanson française m’a laissé un goût amer et je me suis parfois ennuyé au cours d’un concert alternant le magique au soporifique.
J’espère donc le revoir bien vite dans un nouveau projet bourré d’émotion et d’énergie comme il a su le faire avec bonheur durant quatre décennies en espérant cette fois que la magie opère à nouveau, car le talent et le répertoire sont là il ne reste plus qu’à les sublimer.

Texte et photos : JP Vanderlinden aka JPROCK THE DARK FEATHER.

Setlist :

J’cours tout seul
Nicolas
Mon hôtel
Cuir de Russie
Babayaga (instr.)
Un archet sur mes veines
Fier et fou de vous
Les orgueilleuses
Youpylong
Les filles de l’aurore
Les machines absurdes
Bus stop
Maman est folle
Petit Pimpon
Pepperland (instr.)
Les souris noires
Simplement
A franchement parler
Un homme heureux
Rappel:
Le carnet à spirale

WILLIAM SHELLER - CIRQUE ROYAL À BRUXELLES - LE 1e MARS 2016
WILLIAM SHELLER - CIRQUE ROYAL À BRUXELLES - LE 1e MARS 2016
WILLIAM SHELLER - CIRQUE ROYAL À BRUXELLES - LE 1e MARS 2016
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Published by JPROCK - dans Concerts
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