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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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27 mars 2016 7 27 /03 /mars /2016 13:40
Johnny Hallyday " Rester Vivant "- Palais 12 - Bruxelles les 26 et 27.mars.2016.

130 minutes à la cour du roi Johnny!

Johnny Hallyday " Rester Vivant "- Palais 12 les 26 et 27.03.2016.

Le billet de JPROCK :

Finalement le deuxième concert de Johnny Hallyday annulé en novembre et reporté en mars 2016 suite aux attentats de Paris a bien eu lieu ce 26 mars ainsi qu'une date supplémentaire le 27.
Ceci porte donc à trois le nombre de Palais 12 remplis par la star française, même s’il était encore possible de se procurer les quelques tickets restant à un prix attractif pour le concert de dimanche. ( ndr : C.Live est coutumier du fait)
Et le moins qu’on puisse dire c’est que malgré la tension quelque peu palpable ressentie dans le public et faisant suite aux récents attentats de Bruxelles, la fête a été totale et l’osmose entre Johnny et son public fut parfaite.
Dès l’entame du concert du samedi on se dit que la bête est toujours présente et en grande forme, et qu’une fois de plus il ne va pas nous décevoir, et en effet ce fut excellent de bout en bout.
Mais ce qui se passera le lendemain sera encore bien plus époustouflant.
Ce dimanche 27 fut un soir de grâce où tout roule , un soir où le band vole à des kilomètres au dessus de ce qu'il propose d’habitude, bref ce fut un des meilleurs concerts de Johnny que j’ai vu dans ma vie toutes périodes confondues et j’en suis à ma 53e fois.
On s’est tous pris une grande baffe dans la tronche qui nous a laissé KO !
Le taulier entame le set avec « Rester Vivant » le bien nommé dans ces jours troubles, puis balance « Ô Carole « dans une version incendiaire.
Du rock sans concession porté par un son qui frôle la perfection. Pendant 135 minutes la grâce va habiter un band et son chanteur pour qui tout semble facile et sans aucun temps mort.
C'est toujours le jour d'après qu'on réalise pleinement le moment exceptionnel qu'on a vécu la veille. Mais ce soir là quand les lumières se rallument, je reste pantois et sans voix ( non ce n'était pas uniquement d'avoir trop crié !).
J'étais accompagné ce dimanche par trois personnes qui voyaient Johnny pour la première fois en concert et tous les trois ont été estomaqués.
Voir le taulier "on stage" , là où il est le meilleur, est une expérience dont on se remet difficilement, et ça me rend toujours aussi heureux de voir le plaisir que les gens peuvent ressentir durant un de ses concerts.
Je suis devenu accro à Johnny en 1973 où j’ai eu la chance de le croiser, et à chaque fois il me tue et me met les larmes aux yeux plusieurs fois durant le show, notamment quand il reprend un classique en voix piano pour terminer ses concerts comme il l'a fait ces deux soirs en reprenant " Quand on n'a que l'amour " du grand Jacques qu’il a dédié aux victimes des attentats, à leurs familles, à tous les Belges et à toute la Belgique.
Un moment intense bourré d' émotion non feinte durant lequel on sent la star très émue.
Johnny est un artiste unique, un chanteur d’exception dont la voix est toujours colossale, et lorsqu’il se lâche, la colonne d'air qu'il envoie est prodigieuse.
Il suffit pour s’en rendre compte d’écouter ce qu’il fait dans « Requiem pour un Fou » morceau de bravoure taillé sur mesure pour son talent. Aucun autre interprète ne souffre la comparaison.
Derrière lui le groupe s’envole. Robin Le Mesurier et Yarold Poupaud se livrent à des duels de guitare épiques tandis que Greg Zlap à l’harmonica met le feu au public. Alain Lanty au piano assure magnifiquement son rôle et la section rythmique soutenue par les cuivres et les choristes sur certains titres envoient du lourd.
Et puis il y a Johnny, le chanteur du groupe, toujours aussi magistral du haut de ses 72 balais.
Ce type là mourra sur scène, c'est sûr !

Je ne peux même pas décrire le plaisir énorme qu'il m'a déjà apporté au cours de ma vie et qu'il me donnera encore bien longtemps, j'espère.
C'est inexplicable, mais tellement sincère, c'est plus que de l'admiration c'est un peu comme s'il faisait partie de ma famille.
Vous allez me prendre pour un dingue ou une midinette chauve ( sic ! ) et peut être en rire, mais sachez que je m'en bats les castagnettes allègrement, c'est comme ça, un point c'est tout.
Le plaisir est un luxe trop rare dans ce monde pour qu'on n’ en savoure pas chaque moment avec délectation et qu'on sache l'apprécier pleinement et sans modération.
Et l'extase presque chimique que procure la musique est comparable à l'effet d'une drogue qui bien heureusement ne vous tue pas.
Alors pourquoi se gêner ?
Autour de titres plus anciens et de quelques nouvelles chansons on a bien sûr aussi droit aux hits incontournables comme « Que je t’aime » , « Le Pénitencier » , « L’Envie » , « Gabrielle » , « Allumer le Feu » , « La Musique que j’aime « , « Nadine » , « J’ai pleuré sur ma guitare » , « Noir c’est Noir » , » Oh ma jolie Sarah ! « , « Quelque chose de Tennessee » , « Fils de Personne » , « Ma Gueule » , etc… Je ne vais pas les citer tous, je vous renvoie à la setlist pour plus de détails.
Je peux donc affirmer que j'ai vécu un excellent concert le 26 , mais surtout un set rare et monumental le 27.
Et je ne vous parle pas de du show en lui même, des lights formidables , des projections 3D sur des écrans immenses, de l’ entrée en scène spectaculaire et soignée comme toujours, de l’immense tête de mort qui surplombe la scène.., après tout vous n’avez qu’à y aller la prochaine fois et vous rendre compte par vous même.
Car Johnny qu' on l’aime ou pas, à ce stade de sa carrière il n’y a qu’un seul mot qui vient à la bouche de tous face à ce phénomène de la scène , c’est le mot RESPECT !
Merci Johnny , je t'aime ...

Texte et photos : JP Vanderlinden aka JPROCK THE DARK FEATHER.

Setlist :
Rester vivant
Ô Carole
Noir c'est noir
Requiem pour un fou
J'ai pleuré sur ma guitare
Au Café de l'Avenir
Oh ! ma jolie Sarah
Quelque chose de Tennessee
Gabrielle
De l'amour
La fille de l'été dernier
Mystery Train
(Little Junior's Blue Flames cover)
Blue Suede Shoes
(Carl Perkins cover)
Je te promets
L'envie
Higher (interlude)
Fils de personne
Le pénitencier
Mon coeur qui bat
Ma gueule
L'Idole des jeunes
Seul
Nadine
Que je t'aime
Allumer le feu
Encore:
Je suis victime de l'amour
La musique que j'aime
Encore 2:
Quand on n'a que l'Amour

Johnny Hallyday " Rester Vivant "- Palais 12 - Bruxelles les 26 et 27.mars.2016.
Johnny Hallyday " Rester Vivant "- Palais 12 - Bruxelles les 26 et 27.mars.2016.
Johnny Hallyday " Rester Vivant "- Palais 12 - Bruxelles les 26 et 27.mars.2016.
Johnny Hallyday " Rester Vivant "- Palais 12 - Bruxelles les 26 et 27.mars.2016.
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27 mars 2016 7 27 /03 /mars /2016 12:09
L'amour ping-pong, lecture-concert - lecture par Brigitte Giraud et chant par Albin de la Simone, à l'Estran, Binic ( 22) , le 27 mars 2016

L'amour ping-pong, lecture-concert - lecture par Brigitte Giraud et chant par

Albin de la Simone, à l'Estran, Binic ( 22) , le 27 mars 2016.

Les Escales de Binic , la 7ème édition du festival littéraire ( de littératures vagabondes, indique l'affiche) se tenait du 25 au 27 mars dans l'accueillante station des Côtes d'Armor.
Le menu est copieux: tables rondes, séances dédicaces, lectures de nouvelles, spectacles poétiques, tribunes, contes et un spectacle exceptionnel, le dimanche, sous forme de dialogue entre la présidente d'honneur du festival, la romancière Brigitte Giraud qui doit lire des extraits de ses nouvelles et les chansons de l'auteur-compositeur Albin de la Simone, le Dorian Gray de la scène francophone.

14h, rendez-vous est pris dans le Bastringue installé sur le parking de l'Estran, très vite tous les sièges sont occupés, l'assistance attend le bon vouloir des artistes.
Petite intro au piano, l'auteure, lauréate du Goncourt de la nouvelle 2007, dont le dernier roman ' Nous serons des héros' ( 2015) fait un tabac, entame les hostilités par la lecture d'un extrait de 'L'amour est très surestimé'.
La voix est claire, précieuse, sensuelle, l'humour sous-jacent fait mouche.
Quelqu'un qui écrit.. Il paraît que les lessives tuent l'amour. Vous n'y avez jamais cru,vous refusez de vous laisser enfermer dans pareil cliché. Et pourtant, la fumée de sa cigarette vous gêne... pour illustrer la fin d'une passion, ne peut qu'éveiller en toi bienveillance et sourires.
Cette bonne femme n'est pas n'importe qui, assurément!
Le dandy lui répond sous forme d'une valse douce-amère toute en sensibilité, non retrouvée dans son catalogue.
A gauche, Brigitte a disposé ses feuillets sur le pupitre et entame le décodage de quelques pages issues du roman ' Avoir un corps' déclarant l'éveil à l'amour pour une adolescente.
Les projecteurs se dirigent vers le nonchalant quadragénaire qui nous propose ' Non merci', à l'humour corrosif.
La partie de ping-pong cérébral se poursuit, après un nouveau texte lucide et juste de la romancière, l'éternel jeune homme amorce une plage de ses débuts 'Quand j'aurai du temps' , une vision de sa future vie de père de famille, presque pantouflard.
L'amour, cette illusion, les années passent, la flamme s'éteint, fini le partage, chacun pour soi...
"Tu dois partir samedi prochain pour une lecture à Marseille dont tu avais oublié de me parler. J'avais repéré, depuis plusieurs semaines, que nous pourrions enfin passer deux jours ensemble. Se consacrer du temps l'un à l'autre. Peut-être quitter la ville. Nous extraire du quotidien qui semble te peser tant. J'étais attristé de savoir que le 26 octobre, jour de mon anniversaire, tu serais en déplacement...."
Décrire l'absence, l'abandon, par petites touches assassines, n'est pas donner à tout le monde.
Clelia, à tes côtés, sourit, applaudit, acquiesce tout en te regardant d'un air semblant vouloir dire, c'est nous, çà!
'Moi, moi' a été enregistré en duo avec Emiliana Torrini , ce texte subtil à la croisée des meilleurs Souchon, Thomas Fersen ou des Vassiliu les plus tendres, amuse et séduit.
Brigitte et le camping, c'est mieux que Martine à la montagne, un mini-drame, une rupture, évoqués pudiquement, sans avoir l'air d'y toucher.
C'est décidé, ces textes sont tellement intelligents qu'il faut que tu te procures ce recueil de nouvelles.
'Ici hier' , un des titres les plus sombres de l'album 'Un homme', lui, également, parle de la fin d'une liaison, d'une fuite, des tumultes de la vie de couple.
Sur le même thème, l'écrivain aborde le sujet des enfants auxquels il faut annoncer un divorce en quelques mots.
Ironie mordante pour esquisser la lâcheté des adultes.
Le dernier mot est pour le chansonnier qui nous dévoile encore une fois ses états d'âme dans 'Il pleut dans ma bouche'.

Le public leur fait une ovation monstre mais ,parce qu'il ne peut être question de se quitter sur une note pessimiste, le duo nous propose un épilogue enrobé d'une bulle d'espoir, l'auteure en esquissant l'arrivée d'un nouvel amour encore maladroit et le chanteur, après avoir mis quelques notes en boucle, en chantonnant 'Mes épaules' , aux jeux de mots espiègles.
Epilogue de l'épilogue, un duo pour la reprise de 'A quoi' qu'Albin de la Simone fredonnait avec Stéphanie Lapointe il y a quelques années.
Entendre Brigitte Giraud répondre 'à rien', avec les moues de Bardot, à la question 'tu penses à quoi' valait son pesant d'or.

A l'issue de ce merveilleux récital , les artistes sont venus dédicacer CD's ou romans et échanger en toute simplicité quelques mots avec des auditeurs conquis.

L'amour ping-pong, lecture-concert - lecture par Brigitte Giraud et chant par Albin de la Simone, à l'Estran, Binic ( 22) , le 27 mars 2016
L'amour ping-pong, lecture-concert - lecture par Brigitte Giraud et chant par Albin de la Simone, à l'Estran, Binic ( 22) , le 27 mars 2016
L'amour ping-pong, lecture-concert - lecture par Brigitte Giraud et chant par Albin de la Simone, à l'Estran, Binic ( 22) , le 27 mars 2016
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26 mars 2016 6 26 /03 /mars /2016 12:56
Soon + The Iving à La Citrouille, Saint-Brieuc ( 22), le 26 mars 2016

Soon + The Iving à La Citrouille, Saint-Brieuc ( 22), le 26 mars 2016

Pur Jus Citrouille, des concerts gratuits devant promouvoir des talents locaux, ce soir la salle briochine accueille The Iving et Soon.

The Iving, de Saint-Brieuc, avait remporté les palmes lors du Riboul #11, organisé en janvier dans le même complexe, ce soir le combo doit ouvrir la soirée sur le coup de 19:30'.

Pour le nom du groupe, il faut sonder les traités de mythologie nordique qui signalent ceci: Iving: a river that never ices over and marks a boundary between Asgard and the realm of the giants ( Jötunheimr).

Ils sont quatre, la famille Feron: Nathalie Sepulchre Feron au chant et au piano, Yann Feron à la guitare, le tout jeune, mais ô combien talentueux, Quentin Feron à la batterie plus Laurent Jardin à la basse et au programming.

Genre?

De la pop mélancolique ne dédaignant pas les envolées progressive ou symphonic rock, tu peux penser à Archive, Get Well Soon, Wallace Collection en y ajoutant une voix féminine.

L'instrumental majestueux 'The River' ouvre le set, après une longue intro au piano, quelques coups de baguettes du fiston conduisent le calme cours d'eau à se transformer en torrent tumultueux .

Un timide 'merci' ponctue les applaudissements enthousiastes puis le groupe enchaîne sur le floydien 'Again'.

'The bride of your soul' fait preuve de délicatesse, le piano prend des coloris d'harmonium désuet, c'est beau comme le 'Grand Hotel' de Procol Harum.

Une guitare âcre vient déchirer le downtempo 'We're not immortal' suivi par un slow fragile, intitulé 'Nobody Knows'.

La subtile romance 'I love you' te rappelle Les Irrésistibles et leur fabuleux 'My Year is a Day'.

La courte prestation doit s'achever par 'November day' composé avec en mémoire les événements tragiques du 13 novembre, l'archet de Guillaume, le contrebassiste invité, accentue la gravité du propos.

Public conquis, l'organisation renvoie le groupe sur scène, il nous refait 'Again' avant de gagner les coulisses.

Pas mal du tout, le travail superbe du guitariste étant à mettre en exergue.

15', tel fut le temps nécessaire pour débarrasser la scène, en laissant la batterie, et d'installer le matos du second groupe de la soirée: Soon.

Un des nombreux bands qui amène Les Inrocks à penser que la France est la nouvelle patrie d'un genre qui semble patauger ailleurs: le shoegaze.

Le patronyme choisi par le quatuor breton vient probablement d'un morceau de My Bloody Valentine.

Soon, line-up: Laura Bruneau, séduisante blonde, à la basse - Marc Corlett ( The Craftmen Club) à la lead guitar - Martial Durand aux drums et le chanteur/second guitariste J. Perrin.

Le groupe a sorti un single fin 2015 et compte réaliser un EP dans un futur proche.

Ils débutent le gig par un instrumental, ' Braun Fog' ne pouvant dissimuler leur appartenance au mouvement cher à Ride, Slowdive , A Place to Bury Strangers ( plus noise, toutefois) ou Swervedriver.

Reverb, distortion, wall of sound, tout y est.

'Mess' annonce le feuillet que tu peux lire aux pieds de Laura, la voix du leader est monocorde, grave, sombre, clairement Soon n'est pas à répertorier dans la catégorie joyeux drilles, voire groupe festif.

'Reach out', un des deux titres enregistrés, baigne dans de brumeux climats et évolue sinueusement d'une lenteur majestueuse.

Tu te laisses envoûter par ces sonorités lancinantes, proches du psychédélisme qu'on retrouve dans certaines plages de Pink Floyd.

Superbe morceau!

Non, Benoît, il n'a pas énoncé merci, nous sommes saouls, mais bien, merci, nous sommes Soon, voici 'Dazed', mais pas confused!

Le titre, aérien et bourré de broderies sonores, t'invite aux songeries abstraites en te permettant d'échapper à une réalité des plus moroses.

'Everyday' au texte répétitif, s'accroche au fin fond du cortex tandis que Marc Corlett fait grincer et voltiger son instrument.

'Stay' et 'Blue' s'approchent du post punk.

Froideur, détachement, Verfremdungseffekt, tension, sont autant d'éléments à associer au menu proposé.

'In Between', qui suit, possède des propriétés radiophoniques évidentes et pourrait devenir un hit alternatif .

Un martèlement martial amorce la dernière salve de la soirée, ' Under the wheels', la pièce la plus bruitiste d'un set attachant.

See you, SOON!

PS- merci à SESSION 76 pour la vidéo de SOON

Soon + The Iving à La Citrouille, Saint-Brieuc ( 22), le 26 mars 2016
Soon + The Iving à La Citrouille, Saint-Brieuc ( 22), le 26 mars 2016
Soon + The Iving à La Citrouille, Saint-Brieuc ( 22), le 26 mars 2016
Soon + The Iving à La Citrouille, Saint-Brieuc ( 22), le 26 mars 2016
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25 mars 2016 5 25 /03 /mars /2016 18:55
Clément Abraham Quartet - Hôtel Bar Le Saint - Yves à Tréguier ( 22), le 25 mars 2016

Clément Abraham Quartet - Hôtel Bar Le Saint - Yves à Tréguier ( 22), le 25 mars 2016

Brillant, l'horoscope du jour....

Aujourd'hui, il vaudra mieux ne pas vous chercher sur des peccadilles: on vous trouvera et vous ne mâcherez pas vos mots. Côté coeur, les couples pourraient se retrouver dans un sacré imbroglio. Solo, vos lignes bougent... mais du coup, ça vous déstabilise pas mal.

Un petit concert, ça peut apaiser, direction Tréguier , le Saint-Yves où Lydie et Cyril Raoux ont eu l'excellente idée de programmer un jazz combo venu du fin fond du Finistère, le Clément Abraham Quartet.

Toutes les tables de la coquette salle donnant sur la terrasse sont rapidement occupées, les assiettes de fromages ou de charcuterie défilent et, à 19:45', trois éléments du quartette s'installent au fond de la pièce.

Le batteur Clément Abraham, aucun lien de parenté, ni avec l'illustre Vader Abraham, créateur du hit immortel Het Smurfenlied, ni avec notre Chet Baker du trombone, a monté le projet il y a quelques années, après un passé de musicien globetrotter l'ayant conduit, e.a., au Sénégal.

En 2014, flanqué de Faustine Audebert ( piano), Jonathan Caserta (contrebasse) et Nicolas Peoc’h au sax alto, il enregistre l'album 'Translation'.

Les douze titres portent sa signature.

Une photo ( sépia) de l'époque montre les quatre protagonistes paradant dans un cabriolet décapotable nous rappelant l'époque bénie où les Triumph TR5, Alfa Romeo Giulia Spider ou autres Alpines sillonnaient nos routes qui ne connaissaient pas les bouchons.

Ce magnifique instantané nous rappelant la pochette d'un 45 tours du grand Maxime Saury décédé en 2012.

Le trio qui entame les hostilités est composé du souriant batteur et de deux nouveaux venus, car Faustine et Jonathan ont déserté le paquebot et sont remplacés par le contrebassiste Sylvain Didou ( Oblik, Esperanto, The Wøøøh...) dont c'est le premier concert avec la clique et par Yanni Balmelle, un guitariste de la région Rhône-Alpes, venu s'établir du côté de Quimper.

Troisième sortie avec Clément pour ce virtuose de la six cordes ayant une carte de visite pas idiote à proposer, Mukopezi, Oléum Camino,le trio DT ou ses propres trio ou quartet.

Le quatrième élément, le saxophoniste Nicolas Peoc’h ( Mohawk, Zest, Ain Soph Aur, Lorient Big Band, Oko, Mango Verde...) est resté au bar ou, va-t-en savoir, est parti à la cueillette des oeufs de Pâques dans le cloître de la cathédrale, le fait est que 'Easy Living' sera interprété en formule trio.

Du jazz fluide, limpide, dominé par une guitare aux couleurs Wes Montgomery agrémentées d'une touche de modernité, illustrée par l'emploi de pédales à effets.

Ton épouse, qui a daigné t'accompagner, est d'emblée conquise et paraît subjuguée par les mimiques faciales du jeune guitariste qui semble souligner chaque rafale en y ajoutant un scat intérieur.

Apparition du petit Nicolas, plus grand que celui qui se débat avec la justice hexagonale, c'est à quatre qu'ils attaquent 'Pull'.

Tu dis, Isabelle?

Marine... euh, sorry il s'agit de musique, pas de peinture.

Il a fallu revoir tous les arrangements initiaux, un piano ou une guitare, c'est pas pareil, mais la cohésion est au rendez-vous.

On nage en milieu bebop, sax et guitare se permettent, à tour de rôle, quelques digressions tantôt lyriques, tantôt en mode voltige. L'assise rythmique s'avère sans failles, des images de Charlie Parker et de Charlie Christian s'imposent à ton esprit tandis que tes pieds battent la mesure.

Le trip se termine en quartet avant d'entendre le sax entamer 'High Life' qui voit le drummer gratifier l'assistance d'un effort solitaire élégant et fort apprécié.

Un première ballade pour suivre, le nocturne ' Lonelyness' qui n'est pas sans nous rappeler le magistral 'Round Midnight'.

Trêve de sentimentalisme, assez de mélancolie, place au uptempo ' Forward' emmené par un doublé de guitare/saxophone pugnace.

Profitant d'un retrait provisoire de Yanni, Sylvain imprime un rythme soutenu que Clément n'a aucune peine à suivre, Nicolas batifole tel un papillon ivre, moment que choisit le méridional pour sortir des bois et amorcer un mouvement tout en souplesse avant de terminer le morceau.

Le chef: mesdames, messieurs, avant la pause nous vous proposons le midtempo 'One More', un jazz ligne claire rayonnant.

Une petite séquence de jongleries improvisées pour amuser la galerie, un clin d'oeil aux complices, on revient dans quinze minutes, le CD vaut 10€!

Seconde mi-temps, les cheminots reprennent leur tâche, le vivace ' Lal fi, lal fé' est sur les rails.

Le morceau date d'un premier effort solo ( Assaman Si) sorti en 2003.

Virage bluesy avec 'Mister T', comprenez du blues façon John Coltrane.

Manifestement les gaillards s'amusent, leur complicité fait plaisir à voir et à entendre.

La guitare, aérienne, ébauche la séduisante romance 'Kesseng' et après quelques private jokes auxquelles les non-initiés ne sont pas invités, un quatrième épisode du chapitre deux est envoyé, une groovy 'Street Party' rappelant les meilleurs moments du jazz fusion,il ne manquait qu'une basse électrique pour confondre avec Weather Report, époque Jaco Pastorius.

Yanni, tu permets que je jette un coup d'oeil à tes partitions, Clément nous indique one, two, three, four, ça m'étonnerait qu'on joue du Ramones, ah, d'accord, 'Sopi'!

La plage est suivie de l'explicite et vigoureux ' Funky children', moins Rufus Thomas que Maceo Parker.

That was it, folks, présentation de l'équipage et bonne nuit!

Clap, clap, clap soutenus et un rappel: 'Bounce', forcément sautillant d'autant plus que le néo-Breton a proposé d'y aller à fond la caisse!

Merci à Clément pour sa bienveillance et pour la setlist!

Clément Abraham Quartet - Hôtel Bar Le Saint - Yves à Tréguier ( 22), le 25 mars 2016
Clément Abraham Quartet - Hôtel Bar Le Saint - Yves à Tréguier ( 22), le 25 mars 2016
Clément Abraham Quartet - Hôtel Bar Le Saint - Yves à Tréguier ( 22), le 25 mars 2016
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25 mars 2016 5 25 /03 /mars /2016 10:46
Décès inopiné de la chanteuse Lau ( Laurence Gazon).

Laurence Gazon, originaire de Malmédy, qui nous a quittés ce vendredi, avait à peine 40 ans.

Lau qui avait récolté de bonnes critiques lors de la sortie de son album 'Bas les Masques' de 2006, ce qui l'avait amenée a foulé de belles scènes ( notamment Les Francofolies de Spa ou les Fêtes de Wallonie), avait débuté en jouant avec plusieurs groupes, elle a ainsi tenu les claviers au sein de Mud Flow et a joué le même rôle aux côtés de Jean-Luc Fonck chez Sttellla, elle a également été choriste pour Pierre Rapsat.

Plusieurs artistes/amis ( dont Beverly Jo Scott) ont témoigné leur soutien à la famille de la disparue.

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25 mars 2016 5 25 /03 /mars /2016 09:58
Ils ont frappé aux portes du paradis: James Jamerson Jr., Jimmy Riley et Phife Dawg

Phife Dawg ( birth name: Malik Boyce Taylor) était un des fondateurs de A Tribe Called Quest, le hip hop trio ayant fait fureur dans les early nineties, classant 'Check the Rhime' à la première place des rap charts en 1991.

Le groupe aura sorti 5 albums studio et quelques compil, à côté de De La Soul, il est considéré comme un des piliers du hip hop de la fin du siècle dernier.

Le rapper est décédé le 22 mars de complications dues au diabète.

Jimmy Riley died on 23 March 2016 in New York from cancer.

Le gars de Kingston faisait partie des grands noms de l'univers rocksteady/ska/reggae.

Il a fait partie des Sensations ou The Uniques avant de démarrer une carrière solo.

On lui doit plus de quinze albums et quelques hits notoires, "Tell The Youths The Truth", "Clean up the Streets" et une version reggae de "'Sexual Healing".

Son gamin Tarus Riley a pris la relève, il marche dans les pas de papa.

James Jamerson Jr., le fils du bassiste de la Motown James Jamerson, s'est éteint le 24 mars à l'âge de 58 ans.

Junior, à l'instar de son paternel sera bassiste, il tourne avec les Temptations et Valerie Simpson, puis devient session musician travaillant avec Bruce Springsteen, Dylan, Tavares, les 5th Dimension pour n'en nommer que quelques uns.

Dans les late 70's il forme Chanson avec David Williams des Dells, leur titre "Don't Hold Back" casse la baraque en 1979, malheureusement il recevra l'étiquette one - hit - wonder.

Junior redevient musicien de studio puis se lance dans la production.

Ils ont frappé aux portes du paradis: James Jamerson Jr., Jimmy Riley et Phife Dawg
Ils ont frappé aux portes du paradis: James Jamerson Jr., Jimmy Riley et Phife Dawg
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20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 20:37
Triple disparition aux States: David Egan, Steve Young, Lee Andrews!

Lee Andrews était la figure de proue du groupe doo-wop de Philadelphie, Lee Andrews and the Hearts.

Le groupe a vu le jour en 1953 et a connu le succès quelques années plus tard, "Long Lonely Nights", "Tear Drops" et "Try the Impossible" se retrouvant bien placés dans les charts.

1960: dissolution du groupe puis reformation sous une nouvelle identité, The Famous Hearts, qui a fonctionné jusqu'en 1968.

Leur leader s'est éteint le 16 mars à 79 ans.

Le chanteur/ guitariste country/americana Steve Young est décédé le 17 mars.

Il était considéré comme un des pionniers du outlaw movement auquel on associe Johnny Cash, Hank Williams Jr., Waylon Jennings ou Willie Nelson e.a.

Sa disco compte une quinzaine d'albums et un gros hit 'Seven Bridges Road' repris par les Eagles et Iain Matthews.

Steve Young avait 73 ans.

David Egan died Friday afternoon at home after a second battle with cancer, indique une gazette locale de Louisiane.

Ce singer/songwriter que les spécialistes rangent sur l'étagère cajun, soul, blues, roots rock a également fit partie des groupes A-Train et Filé.

On lui connaît deux albums solo You Don't Know Your Mind"et "Twenty Years of Trouble.".

Plusieurs artistes de renom ont enregistré certains de ses titres dont Joe Cocker, Marcia Ball, Etta James, Solomon Burke, Percy Sledge, Irma Thomas ou Mavis Staples, ...

Triple disparition aux States: David Egan, Steve Young, Lee Andrews!
Triple disparition aux States: David Egan, Steve Young, Lee Andrews!
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19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 22:00
Babel Med Music - Dock des Suds à Marseille ( troisième journée) le 19 mars 2016

Babel Med Music - Dock des Suds à Marseille ( troisième journée) le 19 mars 2016

TRIO KEYNOAD (France)- scène région PACA/ Provence- Alpes - Côte d'Azur

Le Trio Keynoad est composé de Ameylia Saad Wu (voix et harpe celtique), Christian Kiane Fromentin (violon, gheytchak et saz) et Nicola Marinoni (percussions).

Ils sont soutenus par l'association Arts et Musiques, un opérateur culturel itinérant en Provence.

Les paroles des chansons sont des poésies, mises en musique, du père d'Ameylia.

Ameylia est la fille de l'écrivain libanais Michel Saad et d'une mère chinoise. Elle a passé sa jeunesse sur l'Ile de la Réunion et elle s'est vite intéressée à l'apprentissage de la harpe celtique et du chant lyrique. Elle a acquis une large ouverture musicale et une source d'inspiration qu'elle nous transmet durant son concert.

Okianoss: un instrumental traditionnel grec pour entamer un voyage dans le temps et l'espace. De suite, nous remarquons la virtuosité des instrumentistes, et surtout les émotions qu'ils partagent avec le public.

Berceuse: "Berce-moi mon amour, tant qu'il est temps d'aimer, tant qu'il est temps d'aimer. Berce-moi, il est tard, avant de m'oublier (extrait de chanson"). Ameylia chante en arabe d'un timbre lyrique.

Suivez votre étoile: un rythme soutenu par une darbouka. Nous reconnaissons facilement les gammes orientales se structurant sur des échelles contenant des intervalles de trois-quarts de tons.

Le reste du répertoire " Séga des iles" et "La nuit s'envole" sont de la même qualité exceptionnelle. Un mélange de néo-classique et world music.

COMPAGNIE LYAKAM (Inde/France) - Chapiteau

Extrait du communiqué de Babel Med Music

"Fondée sur l'héritage culturel dravidien !de l(Inde du Sud),Cie Lyakam retrace de manière novatrice l'itinéraire d'une jeune femme indo-européenne. Cette création contemporaine accompagne les pas de Jessie Veeratherapillay, adepte de la danse indienne classique de ses ancêtres tamils: le Bharata Natyam. Elle interprète cette forme traditionnelle avec des teintes contemporaines sur des compostions musicales au saveurs indiennes aux atmosphères jazzy voire aux réminiscences flamencas"

Cela donne un aperçu correct de la représentation et je n'ai aucun commentaire à ajouter (voir photos).

SAODAJ (La Réunion - France) - salle des Sucres

La salle est remplie. Je comprends. Le groupe Soadaj nous amène un vent de fraîcheur.

Ils ont repris le flambeau du maloya qui est, avec le séga, l'un des deux genres musicaux majeurs de la Réunion.

Toutes les influences africaines et européennes s'entre-tissent dans leur musique à l'image du melting-pot des musiciens.

Pour mieux comprendre ce groupe de musiciens nomades, je vous présente brièvement les membres et une partie de leur parcours.

Marie Lanfroy: née à la Réunion, elle a vécu à Madagascar , au Cameroun, et en France. A 18 ans, se sentant déracinée, elle s'installe à la Réunion. Compositrice.

Laurence : Réunionnaise. La voix de contre-point de Marie.

Jonathan Itéma: percussionniste, joue les instruments suivants du maloya: roulèr, kayam, sati, poker, bob,triangle, tambour malbar, morlon, tarlon. Etudes au conservatoire de St Pierre et composition.

Frédérik Cipriano: voyages en Guinée et au Mali. Il s'installe à la Réunion en 2005 et sa palette percussive s'étend des côtes occidentales africaines aux confins de l'océan indien.

Anthony Séry: percussionniste réunionnais, ethnomusicologue de formation.

Out 'Po: La voix cristalline de la blonde Marie envahit l'espace, secondé par le son du didgeridoo, nous plongeant dans la transe chamanique. Une attitude de rockeuse sur scène. Cela colle bien au renouveau de la musique traditionnelle maloya.

L' amour oublié: un morceau plus lent commençant au son du triangle. Marie est la chanteuse principale , mais Laurence en qualité de seconde voix est très présente. La rythmique est complexe avec des temps différents et des ralentissements et accélération de tempo.

Saodaj mérite une reconnaissance internationale. Les musicien(ne)s plein de beauté, de talent et de jeunesse , doté d'un bagage solide et d' une expérience de la réalité de la vie, nous apportent de l'authenticité et le public ne s'y trompe pas.

VARDAN HOVANISSIAN & EMRE GÛLTEKIN (Arménie, Belgique, Turquie) - Cabaret

J'ai déjà eu le plaisir de faire un compte-rendu de concert de Vardan Hovanissian et Emre Gültekin lors du Propulse Festival au Botanique à Bruxelles le 3 février 2016

Le Cabaret dans le complexe culturel "Dock des Suds", c'est une scène de 50 m2 et une salle insonorisée de 469 m2 pouvant contenir debout 1.400 personnes.

C'est bien ce nombre de spectateurs participant au spectacle de Vardan Hovanissian et Emre Gültekin.

Vardan Hovanissian est arménien. Vardan a été initié au doudouk par son maître Khatchik Khachatryan. Le doudouk est un instrument de musique arménien à anche double comme le hautbois.

Emre Gültekin est turc. Il a appris le saz turc, un luth à manche long auprès de Talip Özkan et son père Lüftu Gültekin.

Les deux musiciens apportent ce savoir de vivre ensemble qui existait durant l’empire ottoman jusqu'auxs événements tragiques de début du 20e siècle avec l’élimination physique estimée à 1.500.000 Arméniens.

Vardan et Emre ont produit un album duo « Adana » cent ans après le début du génocide arménien. Adana: la chanson est dédiée à la ville Adana qui abritait une large communauté arménienne à la fin du 19e siècle et qui a été exterminée durant le génocide. Au début, le doudouk émet un son plaintif, appuyé par la contrebasse, puis suivent le saz et la percussion. Emre est au chant exprimant toute la douleur.

Daglar: signifie en français "montagne, un poème écrit par le père d' Emre.

Vardan joue une mélodie accompagnée de solos ou arpèges de saz. Emre chante d'une voix douce, mais appuyée mettant en valeur le texte. L'accompagnement à la darbouka est aéré créant une impression de plénitude dans les grands plateaux montagnards. Ils sont secondés par des musiciens chevronnés aux percussions et à la contrebasse dans les prouesses musicales. Les structures musicales turques et arméniennes s’appuient sur des gammes différentes.

Il y a environ 600.000 français d'origine arménienne en France. Marseille abrite une grande communauté et j'ai la certitude de la présence d'arméniens afin de vivre cet instant de réconciliation entre les deux peuples.

Je me réjouis que des opérateurs comme Muziekpublique (ils sont rares, mais ils existent) soutiennent des groupes/projets. Leurs visions sont internationales, ils respectent l'équilibre entre l'artistique et la viabilité à long terme. A Babel Med Music, les groupes sont exposés à un panel de professionnels et un public différent que celui des centres culturels nationaux ayant même des exigences locales.

Le concert de Vardan Hovanissian et Emre Gültekin se termine par un standing ovation de plus de 1.500 personnes, une partie du public écoutant aux portes d'entrée du Cabaret.

7SON@TO

7 SON@TO est un sextet de la Guadaloupe , porte-drapeau de la relève du Gwo Ka, un genre musical propre à leur île. Il est principalement joué avec des tambours de différentes tailles appelés « ka », famille d’instruments de percussion. Le Gwo Ka est inscrit au patrimoine immatériel de l’UNESCO depuis 2014.

Sur scène, un chanteur principal au centre, 3 choristes (deux femmes et un homme), trois percussionnistes aux tambours et un musicien aux petites percussions.

Péyi Dèwo : Le choriste reprend le chant principal et les autre musiciens et une partie du public répond »Ah ma me Yayoi Mama » avec des harmonies gagnant en puissance. Je retrouve une partie du vocabulaire créole dans les chants de l’Afrique centrale. En effet, le gwoka est né durant la période de l’esclavage et était un moyen d’évasion et de communication. Les chants varient entre des timbres gutturaux, rugueux contrastant les plus limpides et lumineux.

La Nou Yé: le rythme est plus lent. La musique, construite sur les percussions, offre une panoplie de rythmes. Quelques exemples: Kaladia (rythme à 2 temps, lentement), Menndé (rythme à 4 temps), Woulé (rythme à 3 temps).

Le public accompagne les chants et danses. Une belle ambiance des îles.

Je trouve que la représentation fait carte postale. Les musicien(ne)s portant des habits traditionnels accentuent cet effet. Ils gardent le mérite de divulguer leurs traditions ancrées dans notre époque. Leur concert m' a enrichi de leur culture.

Le temps est merveilleux à Marseille et 7SON@TO continue à nous apporter des rayons de soleil dans la nuit.

Babel Med Music offre chaque année un nouveau cru. J'ai l'impression que le contexte est moins propice pour les professionnels. J'ai participé en 2013 et l'ambiance était d'une dynamique différente. Le grand public comme d'habitude s'est bien éclaté.

Babel Med Music est un endroit où nous rencontrons une partie les artistes/groupes participant aux festivals 2016.

Charles Eloy

Babel Med Music - Dock des Suds à Marseille ( troisième journée) le 19 mars 2016
Babel Med Music - Dock des Suds à Marseille ( troisième journée) le 19 mars 2016
Babel Med Music - Dock des Suds à Marseille ( troisième journée) le 19 mars 2016
Babel Med Music - Dock des Suds à Marseille ( troisième journée) le 19 mars 2016
Babel Med Music - Dock des Suds à Marseille ( troisième journée) le 19 mars 2016
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19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 14:08
Acoustic Lady Land au Lighéa Café - Pleumeur-Gautier ( 22) , le 19 mars 2016

Acoustic Lady Land au Lighéa Café - Pleumeur-Gautier ( 22) , le 19 mars 2016

Fais gaffe si tu te rends au Lighéa Café, ne te laisse pas entraîner à picoler comme un trou, tu n'as plus 20 ans!

C'est gentil de nous le rappeler, bonne nuit.

Le troquet de Pleumeur- Gautier, qui niche face à l'église Saint-Pierre, tu ne verras pas sa fameuse chaire baroque, l'édifice est fermé jusqu'en juin 2016, organise un concert chaque samedi. En ce frileux jour de mars, synonyme de commémoration de fin de la guerre d'Algérie, il accueille Acoustic Lady Land!

Charlotte Le Calvez ( guitare, voix), Hélène Thauvin ( lead vocals) et Éva Montfort ( contrebasse, choeurs) ont des lettres: choisir comme nom de baptême Acoustic Lady Land représente un joli clin d'oeil à Jimi Hendrix.

Le trio ne s'est pas tapé des centaines de kilomètres pour aboutir sur la presqu'île sauvage, Lanleff, Plouha ou Plestin-les-Grèves sont des communes quasi voisines.

Univers?

Folk, accent mis sur les harmonies vocales, donc prière de ne pas confondre avec le jazzy combo londonien.

Trace discographique?

L'album 'Human Highway', constitué uniquement de reprises, même topo ce soir, aucune compo personnelle.

20:35', direction le comptoir où tu retrouves ton copain Yves face à son 15è Ricard, ses voisins hilares ne paraissent pas plus sobres, tout va bien, quoi!

Les demoiselles achèvent leur repas et attendent l'arrivée des chalands, t'as déjà pigé que les chances de voir le show débuter à l'heure prévue ( 21h) sont minimes.

21:30', tous en piste, pour ne pas effrayer la clientèle, elles décident de proposer un titre largement rebattu, 'These boots are made for walking'.

Les harmonies sont au point, les nanas sourient, jouent juste, les piliers de comptoir apprécient et le font entendre.

Au suivant, 'The Wanderer', pas celui de Dion, la joyeuse rengaine de Jil is Lucky utilisée par Kenzo.

Plus consistant et jazzy, 'Fever' de Peggy Lee, suivi par le superbe ' Jimmy' signé Moriarty.

En principe moins folk, 'Hey Ya' de Outkast à la sauce Acoustic Lady Land devient une charmante ritournelle à entonner autour du feu de camp.

Les copains du petit Yves ont réalisé qu'il fallait se livrer à quelques exercices physiques pour éliminer les effets des 14 bières ambrées, 8 pastis, 3 pur malt et 7 blondes qu'ils viennent de s'enfiler, ils ont entamé un ballet sauvage non repris dans le panel des danses de salon, les donzelles, sur le podium, ont toutes les peines du monde à rester concentrées.

C'est la seconde fois qu'on interprète 'Beggin' ' sur une scène.

Chouette version de cet immortel des Four Seasons, que les jeunes dames ont probablement appris à connaître via Madcon.

La regrettée Amy Winehouse est ressuscitée grâce à 'You know I'm no good' puis elles conviennent de replonger dans les glorieuses sixties pour reprendre ' Richard Cory', que Simon et Garfunkel avaient inclus sur 'The Sound of Silence'.

Changement de style radical, sur la bande-son de 'Flashdance', 'She's a maniac'.

Un équilibriste local après avoir ingurgité tous les shots proposés à la carte (Get 27/vodka/jus de tomate, Get 27/rhum blanc/grenadine, Baileys/ tequila/cécémel, Bourbon/Ricard/Picon ), tu fais comme lui, t'es mort, mais les Bretons sont pires qu'Obélix, entame des exercices de gymnastique post-natale en figure libre tout en ayant piqué le galurin de Yves Titif, affalé sur une chaise.

Folklore pas mort dans le Trégor.

'The letter' des Box Tops, 'Ice cream Man' de Tom Waits, qu'elles qualifient de blues, et le country 'Creepin in' de Norah Jones et Dolly Parton, pendant lequel les filles sont secondées par le petit Yves ayant repéré une guitare pour se la jouer Elvis Presley en playback, achèvent un premier set bien enlevé.

Pause boissons.

20' plus tard, mêmes acteurs, même scénario sauf pour Yves, victime d'une légère slaptitude, ce coup de mou lui fait entrevoir un lit douillet alors que sa dernière anisette l'attend au bar.

Neil Young, chers Pleumeuriens ( la gent féminine est réduite à deux unités), ça vous va?

'Human Highway' et son côté Appalaches séduit, il précède le chef-d'oeuvre d'Alela Diane, ' The Rifle'.

Pour les as du sifflement, ' Dock of the bay' d'Otis Redding, Charlotte se collant aux stridulations.

Et quand Eva pince ses cordes, une grande partie de l'assemblée a reconnu l'intro de 'Stand by me' de Ben E King.

Non, Hélène, Ray Davies n'a pas écrit 'Sunny Afternoon' dans les années 70 mais en 1966 et 'Daydream' de Lovin' Spoonful date de la même époque.

Tous en voiture, direction le 21è siècle, Selah Sue, 'Crazy Vibes' et sa touche ragga.

Changement de moyen de locomotion, ' Fly away' et puis on embarque sur le steamboat descendant le Mississippi, 'Proud May'.

Bordel, les meufs t'apprennent que Gillette a utilisé 'Venus' de Shocking Blue pour une pub, choqué tu es et encore plus quand tu entends la Lopez reprendre le rôle de Mariska.

La chorale des enfants de choeur de Pleumeur entonne le refrain en hurlant, elle a réussi a désarçonné le trio qui se tape un fou rire destructeur.

Temps mort, histoire de se concentrer, o k, c'est bon, 'Stealers Wheel ' Stuck in the middle with you'.

Et pour terminer en force un medley rock, 'Blue Suede Shoes'/ ' Johnny B Good' featuring Hervé aux vocals.

Jean-Paul, un singe en hiver, se roule à nos pieds, un copain avise de l'enfourcher, le rodéo dégénère, sauvez vos consommations, ici, c'est carnaval 12 mois sur 12!

Pour éviter l'émeute Eva, Charlotte et la belle Hélène ne quittent pas les planches pour nous balancer un double bis, le Tom Waits de tout à l'heure et puis, en pensant à Luc, grand amateur de line dancing, ' Creepin' In'.

Rideau pour toi.

Aux dernières nouvelles, à l'aube, les clients vidaient les dernières bouteilles alcoolisées!

Acoustic Lady Land au Lighéa Café - Pleumeur-Gautier ( 22) , le 19 mars 2016
Acoustic Lady Land au Lighéa Café - Pleumeur-Gautier ( 22) , le 19 mars 2016
Acoustic Lady Land au Lighéa Café - Pleumeur-Gautier ( 22) , le 19 mars 2016
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18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 22:43
Babel Med Music - Dock des Suds à Marseille ( seconde journée) le 18 mars 2016

Babel Med Music - Dock des Suds à Marseille ( seconde journée) le 18 mars 2016

Hier, les salles étaient principalement occupées par des professionnels qui observaient et discutaient des groupes qu'ils pourraient faire tourner en Europe. Ce soir, le grand public est présent et se fait entendre.

ALIF NAABA ( Burkina Faso) - Chapiteau

Issu d'une famille princière et descendant du Mogho Naaba Konkis du village de Konkistenga au Nord-est du Burkina Faso, Alif Naaba nous délivre une musique folk avec des textes en français et en mooré, langue voltaïque de la famille nigéro-congolaise. Sa lignée royale remonte au 12e siècle à la fondation du royaume Mossi.

Consolez-vous, nos rois et princes au Moyen-âge profitant du droit de cuissage ou droit de jambage avaient des relations sexuelles avec la femme d'un vassal ou d'un serf la première nuit de ses noces.

Il y a une probabilité que du sang bleu coule dans vos veines.

C'est un prince aux pied nus qui revisite les traditions musicales. Ses chansons évoquent l'Afrique de l'Ouest d'aujourd'hui.

Manita: Il explique avant d'entamer cette chanson que les musiciens n'ont pas facilement de relations stables sous la pression des familles. Qui veut d'un homme qui n'a pas les moyens de s'acheter une paire de souliers?

ll est un chanteur qui a une voix claire de griot comme Baaba Maal, Salif Keita.

Alif Naala, notre prince milite pour la paix et le développement.

AUTOSTRAD (Jordanie) - Salle des Sucres

Autostrad, un groupe en autoproduction qui affirme son indépendance. Il fait sensation dans les pays du Proche-0rient et de l'Afrique du Nord avec sa formule de reggae, rock, latino et rock alternatif.

Les musiciens composent essentiellement sur un mode de gammes occidentales, mais les paroles sont dans l'arabe dialectal de leur région. L'un des deux chanteurs parle quelques mots de français.

Ils ont créé une polémique en jouant à Ramallah, sur les hauteurs du Golan, dans la vieille ville de Jérusalem car ils avaient besoin d'un visa octroyé par l'ambassade d'Israël à Amman, la capitale jordanienne pour passer le Jourdain. Ils brisent les tabous et représentent les aspirations de la jeunesse qui désire des textes reflétant la vie quotidienne et non de la poésie à l'eau de rose leur cachant la vérité.

Estann Schwai: une jolie chanson pop avec un rythme lent de reggae qui me fait penser à Chris Rea ou 10CC. Une mélodie super relax se terminant avec un jeu de saxophone.

Habeetak Bel Turki: de jolis solos de guitare avec un son jazzy ou s'apparentant au style de Carlos Santana, accompagnent toute la chanson.

Le terme "Arabic Street Mediterranean indie" convient bien au groupe.

BREABACH (Ecosse) - Chapiteau

Nous sommes serrés comme des sardines pour assister à la prestation de Breabach. Le groupe écossais, créé en 2005 est depuis longtemps sorti de ses frontières et parcourt le monde entier.

Les musiciens montent sur scène dans une obscurité totale. Nous entendons une flûte, puis une voix.

Les projecteurs s'allument, des cris et des sifflements dans la foule et nous voilà partis pour 45 minutes de concert. Le travail collectif se remarque sur scène, les musiciens présentent à tour de rôle les compositions.

Les spectateurs ne peuvent maintenir leurs émotions et sautent sur le plancher du chapiteau. Nous ne sommes pas au Far West américain, mais l'ambiance propulsée par la rythmique et l'énergie contagieuse de Breabach est au rendez-vous.

Monday night at Ricardos's: une mélodie entraînante qui incite les festivaliers à frapper des mains.

Proud to play a pipe: une composition datant de plus de 300 ans affirmant leur identité écossaise. L'excellente voix de Megan, également chanteuse principale du groupe, accompagne durant les derniers couplets et refrains.

Gig face: un instrumental avec Megan Henderson au violon, Ewan Robertson à la guitare, James Lindsay à la contrebasse et Calum MacCrimmon et James Duncan Mackenzie aux flûtes.

Ils invitent le public à les accompagner durant le refrain. Le pari est gagné et la joie vibre sous le chapiteau

Un micro est attaché avec des bandes adhésives au plancher de la scène. Étant debout au premier rang, collé contre les barricades, j'ai bien observé les pas de danse de Megan durant deux morceaux.

Derrière les morceaux festifs se cache la crème des musiciens écossais avec un solide bagage universitaire musical et la passion de créer. Ils sont heureux d'être à Marseille, souriant durant une grande partie du concert.

Marseille a réservé un accueil très chaleureux à nos musiciens écossais habitués au rude climat des Highlands.

TEMENIK ELECTRIC (France) - Salle des Sucres

Temenik Electric, cinq musiciens sur scène pour nous faire (re)découvrir leur Arabian Rock. Le groupe s'est construit sur les apports culturels des membres mélangeant la musique occidentale, le reggae, le funk et des racines nord-africaines. Ils chantent en arabe dialectal du nord-ouest d'Oran, mais font parfois des incursions dans la langue française ou anglaise.

Le concert s'ouvre avec une longue intro de chants d'incantation ou de transe. Ensuite nous passons au hard rock et des riffs incisifs de guitare électrique. A la fin du morceau, les musiciens dansent avec des petits pas.

Denia: un chant soutenu par une rythmique énergique, soutenue par une puissante ligne de basse ronflante. Le claviériste intervient avec des sons de synthé oscillants et des arrangements ingénieux. Entretemps, le chanteur interpelle la foule "Salam aleikoum, je vous salue".

Durant le dernier morceau "Ouesh Hada" (qu' est-ce qui se passe? en arabe), l'ambiance est nettement plus orientale.

Temenik Electric est un groupe concerné, mais non engagé, sans revendications politiques ou philosophiques. Son discours est celui de l'universalité.

Il n'est pas étonnant que Justin Adams (Tinawiren, guitariste de Robert Plant) s'est intéressé à la production de leur dernier album "Inch Allah Baby" vu les nombreuses qualités du groupe.

Charles Eloy.

Babel Med Music - Dock des Suds à Marseille ( seconde journée) le 18 mars 2016
Babel Med Music - Dock des Suds à Marseille ( seconde journée) le 18 mars 2016
Babel Med Music - Dock des Suds à Marseille ( seconde journée) le 18 mars 2016
Babel Med Music - Dock des Suds à Marseille ( seconde journée) le 18 mars 2016
Babel Med Music - Dock des Suds à Marseille ( seconde journée) le 18 mars 2016
Babel Med Music - Dock des Suds à Marseille ( seconde journée) le 18 mars 2016
Babel Med Music - Dock des Suds à Marseille ( seconde journée) le 18 mars 2016
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