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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 10:54
Sommeil éternel pour Buster Cooper, Peter Behrens et Joe Temperley!

Jazz icon, trombonist Buster Cooper dies at 87 in St. Petersburg ( Florida) titrent les quotidiens de Floride.

Le tromboniste ayant joué aux côtés de Lionel Hampton, Duke Ellington, Al Downing ou Benny Goodman, avait également formé son Buster Cooper trio avec lequel il écumait les établissements du comté de Pinellas.

Un cancer de la prostate l'a emporté à l'âge de 87 ans.

' Da Da Da'

Trio?

Jawohl!

Peter Behrens, le batteur du groupe allemand est parti vers l'au-delà ce 11 mai.

Il était non seulement musicien mais également acteur et clown.

Behrens starb am Mittwoch im Alter von 68 Jahren in einem Krankenhaus in Wilhelmshaven an multiplem Organversagen, indique la presse allemande!

Le saxophoniste écossais Joseph 'Joe' Temperley est également décédé le 11 mai.

Au UK il avait joué avec le Humphrey Lyttelton Band pour ensuite mettre le cap vers New-York où on le retrouve dans les formations de pointures telles que Duke Ellington, Woody Herman, Buddy Rich, Joe Henderson, , The Thad Jones/Mel Lewis Orchestra ou Clark Terry.

On lui doit plusieurs albums comme leader dont 'Nightingale' en 1991, son nom se trouve aussi au générique de quelques soundtracks, le plus connu étant 'Cotton Club'.

Epitaphe signée Roger Spence, Edinburgh Jazz and Blues Festival producer: "No other Scottish Jazz musician has gained such worldwide popularity as Joe Temperley."

Sommeil éternel pour Buster Cooper, Peter Behrens et Joe Temperley!
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11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 15:06
Présentation de la nouvelle saison de Out Loud au Beursschouwburg.

Ce 11 mai le Beursschouwburg dévoilait à la presse l'affiche du festival Out Loud 2016.

Pour la huitième fois le bâtiment, devenu theaterzaal au lendemain de la dernière guerre mondiale, organise sur ses toits (vue magnifique sur tout le quartier de la Bourse) un des événements phares précédant l'exode de juillet, le festival gratuit Out Loud, proposant une sélection de films documentaires traitant de rock et des concerts.

Ceci n'est pas une conférence de presse, c'est en ces termes qu'un des responsables du haut lieu de la culture flamande, lieu ouvert à tous, toutes religions confondues, athées et agnostiques admis, entame son exposé qui suit la coupe de mousseux et la savoureuse collation offertes conjointement par le Beurs et AUB-SVP: PICNIC, Sharing public space qui ont décidé de collaborer pour ce festival de fin de saison.

L'événement se déroule du 8 juin au 10 juillet, les mercredis et jeudis sont consacrés au septième art, les vendredis et samedis aux concerts, et Euro 2016 oblige, les rencontres de l'équipe nationale sont diffusées en live podcast!

Un coin est levé sur la programmation.

Du point de vue cinématographique, Offscreen a reçu carte blanche et propose de s'intéresser aux années 90 avec, notamment, '1991 The Year Punk Broke' de Dave Market, , 'The Punk Sinner' que Sini Anderson a consacré à Kathleen Hanna de Bikini Kill, mais aussi 'Spice World: The Movie' de Bob Spiers.

Les concerts sont répartis en apéro concerts à 19h et en avondoptredens à 22h., avec un mix de talents locaux, de groupes chevronnés et de futurs grands noms.

Au menu de l'indie/ electronic beats/du hip hop/de la dream pop:/du rock psyché, de la noise...il y en a pour tout le monde.

Pointons: Psychic Hills, Lafawndah, El Yunque, Dream Koala, ou Hiele!

Toute la programmation est en ligne sur le site du Beurs!

La nouveauté: la collaboration avec Aub∙Svp, la cantine la plus lekker de Bruxelles titrait Le Soir fin 2015.

Ce restaurant occupe un vieux bâtiment, habilement retapé de la capitale, dans les années 30 c'était la seconde entrée de l'ancien cinéma de La Monnaie, rue de l'Ecuyer à Bruxelles.

L'originalité du concept est de proposer de la nourriture 'responsable' basée sur des légumes de saison et des produits locaux. Ainsi, pour leur bière ils se fournissent chez De Zenne Brouwerij qui a créé sa fameuse Zennebir il y a un peu moins de quinze ans.

Joris Lens est venu présenter le projet de collaboration avec un enthousiasme parfois naïf, voire utopique , mais le cerveau de ce jeune homme fourmille d'idées devant rendre la ville plus humaine afin de permettre à ses habitants de découvrir des endroits formidables ( tels les jardins de Pacheco) en leur fournissant avec leur Picnic Packet. un plan de Bruxelles mentionnant les plus beaux coins où déjeuner.

A essayer, donc!

Leur message:

Yes yes yes! De kogel is door de kerk! Over 4 weken verhuist Aub∙svp voor 4 maanden naar Beursschouwburg voor ons nieuw zomerconcept "Picnic. Sharing Public Space".

Présentation de la nouvelle saison de Out Loud au Beursschouwburg.
Présentation de la nouvelle saison de Out Loud au Beursschouwburg.
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9 mai 2016 1 09 /05 /mai /2016 13:29
Gov’t Mule at Den Atelier - Luxembourg - le 9 mai 2016

Gov’t Mule at Den Atelier - Luxembourg - le 9 mai 2016

GOV'T MULE – L'Atelier, Luxembourg (GDL) – 2016.05.09

Line Up :
Warren HAYNES : Guitars - Vocals
Matt ABTS : Drums
Danny LOUIS : Keyboards, Guitar
Jorgen CARLSSON : Bass

Set 1:
01 Brand New Angel
02 Mr. High and Mighty
03 Inside Outside Woman Blues
04 Unring The Bell
05 Larger Than Life
06 Sco-Mule
07 Captured
08 Thorazine Shuffle

Set 2:
01 No Reward
02 She Said, She Said
03 Tomorrow Never Knows
04 Fallen Down
05 The Other One Jam
06 Funny Little Tragedy
07 Drums Solo
08 Jam
09 Brighter Days
10 Like Flies
11 Pygmy Twylyte (Intro) / Ain't No Sunshine >
12 Blind Man In The Dark
13 Encore break
14 The Thrill Is Gone

On pourrait dire que Gov't Mule profite de ses 20 ans d'existence pour faire une tournée mais Gov't est perpétuellement en tournée alors… Ce ne serait pas une excuse ! Quoiqu'il en soit, 53 semaines après les avoir vus au Dépôt à Leuven, me voici venu à L'Atelier de Luxembourg, histoire de vérifier que l'entretien a bien été fait et que tout va bien dans le moteur. La carrosserie fait un peu rétro mais sous le capot, mes enfants c'est du nickel-chrome, je vous le jure ! Avec la Mule du Gouvernement, une fois qu'on a reçu sa ruade, on revient systématiquement en chercher, une ou deux, régulièrement. Ici, il ne faut pas sept ans de réflexion, quand la Mule passe on lui saute sur le dos sans se poser de questions et on se laisse emporter au galop, loin n'importe où mais plus ici. Ours ou lapin, la bête à les reins solides. Le tout c'est de ne pas la laisser partir, l'attente devient alors une torture, on voudrait avoir un calendrier sous les yeux, ne fut-ce qu' une indication pour savoir combien de temps la souffrance va encore durer et la rendre de ce fait un peu plus supportable.

Le voyage jusque là s'est bien passé merci et c'est sous une pluie légère que nous faisons notre entrée en terre Grand-Ducale. Rue de Hollerich ? Oui c'est bien la bonne rue, dis-je à Patrick, concentré au volant de son monstre teuton. Parking easy dans un endroit encore tenu secret et on arpente les trottoirs en direction de la petite salle qui donne asile à la Mule ce soir. Ô dormeur du Val (non pas Robert idiot) Ô promeneur infatigable, nous ne sommes pas les seuls à fréquenter les trottoirs de la sorte ! Une cohorte d'amazones court vêtues et généreusement pourvues au niveau du siège, déambulent, ondulant lentement et de concert (ça tombe bien) sur les bas-côtés de la rue. Leurs ondulations donnent à ces pérégrinations un côté obsessionnel fait d'allers-retours incessants sur une vingtaine de mètres, préfigurant d'autres mouvements du même acabit mais sur une vingtaine de centimètres si par bonheur elles ont la chance de lever un chaland bien pourvu. Jupes tellement courtes qu'on dirait des ceintures, poitrines en avant, elles aguichent à guichet ouvert le passant pressé d'aller se la jouer à guichet fermé. Et on dira que les jeunes ne veulent plus travailler après ça !
Les portes sont ouvertes, chouette nous voilà dans les vingt premiers à pénétrer, non pas les promeneuses susnommées, mais l'atelier qui nous attend.
Direction l'étage, où, d'une main autoritaire je me saisis d'un tabouret que je positionne devant la rambarde face à la scène. On est partis pour 2h45 de concert donc, autant être correctement installés. La clameur monte, la chaleur et les odeurs aussi, dommage. Le band s'installe et c'est parti avec un « Brand New Angel » bien couillu, pourtant on m'a toujours dit que les anges n'avaient pas de sexe. Dès « Inside Outside Woman Blues » on entre dans le vif du sujet : le blues bien gras et dégoulinant sous les notes collantes comme du sirop d'érable extraites des Gibson de maître Haynes. « Unring the Bell » est un de mes favoris de la soirée, un reggae bien musclé dans lequel on ne s'ennuie jamais. On termine ce premier set par le célèbre « Thorazine Shuffle » et 15 minutes plus tard, balles neuves, deuxième set. J'ai cru reconnaître quelqu'un dans la foule, non, je me trompe. Didju ça m'arrive de plus en plus souvent les hallucinations ! Qu'est ce qu'un lapin viendrait faire au pays des ours ? Et pan ! Nouvelle ruade de la Mule en plein ventre, les jams sont légion en ce lundi soir. « Tomorrow Never Knows » c'est bien ça le problème ! On ne sait pas combien de temps il faut attendre, attendre et toujours attendre. On ferait reprendre du service à un comptable pensionné rien que pour bénéficier de ses conseils avisés (près de Liège) reviens Maurice ! « Funny Little Tragedy » tu parles ! C'est de la détresse pas de la tragédie. Warren est sublime, impérial, divin (de Bourgogne) . Et ça jamme et ça joue juste, des notes, des soli, des chapelets de perles sonores qui ornent nos oreilles de boucles profondes, dorées, et chantonnantes au gré des décibels que déverse la sono. Beaucoup de petits clins d'oeil à des artistes tels que les Beatles, Led Zeppelin, Deep Purple ou encore Jimi Hendrix pour ne citer qu'eux. Warren les distille ci et là avec justesse et respect. Énorme « Like Flies », le son est comme un canon qui tire sans relâche ses obus, en cadence, avec une précision meurtrière. Petit détour par le magnifique « Ain't No Sunshine » de Bill Withers. « Ain't no sunshine when she's gone... » Comment, comment ? Tu as très bien compris va ! Un seul rappel, mais un de légende avec un hommage poignant à B.B.King par l'entremise de son « The Thrill Is Gone ». Sauf que là, il n'a pas disparu le frisson, il est toujours bien là, tenace jusqu'à l'obsession morbide.
J'avais aimé le concert de Leuven qui ne faisait pourtant pas l'unanimité mais celui-ci lui était supérieur en tout.
Les promeneuses du début de soirée sont parties vers d'autres endroits sordides pour y prodiguer l'illusion d'un bonheur fugace à d'autres âmes en peine. Allez, en voiture, BJG… non, je me suis trompé, y a pas à dire mais des ruades pareilles ça vous retourne un homme. Sur l'autoroute, les lumières se sont éteintes, jetant un voile pudique sur les usagers qui vont à la rencontre d'un autre lendemain un autre jour à attendre l'union du soleil et de la lune, de l'eau et du feu, de l'ours et du lapin. Vivement la prochaine ruade, ce sera peut-être la bonne, celle qui tue.

Mitch « ZoSo » Duterck

Gov’t Mule at Den Atelier - Luxembourg - le 9 mai 2016
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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 20:59
Les Nuits Botanique - Christian Scott aTunde Adjuah, La Jérôme - Orangerie( Botanique) - Bruxelles, le 8 mai 2016

Les Nuits Botanique - Christian Scott aTunde Adjuah, La Jérôme - Orangerie( Botanique) - Bruxelles, le 8 mai 2016

Les Nuits 2016 débutent officiellement le 12 mai.

Lors de cette édition, le plus ancien festival indoor bruxellois a invité les amateurs de musique à fréquenter les salles de la rue Royale ou le Koninklijk Circus à partir du 5 mai, jour où Yann Tiersen se produisait au Cirque.

Sachant que Christian Scott aTunde Adjuah était en tournée européenne ( il se produit à Liège ce 10 mai), le Bota ajoute le nom du plus aventureux trompettiste actuel à sa programmation et a l'excellente idée de proposer l'avant-programme à La Jérôme!

La Jérôme

Christa “Kiù” Jerôme, ça fait des années que tu suis cette incroyable chanteuse. Tu n'as jamais compris pourquoi le nom de la séduisante métisse bruxelloise, bilingue parfaite, n'a jamais brillé au firmament. De Marc Moulin, en 2001 déjà, à Khadja Nin, Starflam, Manou Gallo, 1060, Anne Wolf, les Scabs, Jacques Duvall, Mongoose , et tout récemment Hooverphonic, Kiu en a vu des scènes et des studios d'enregistrement, mais c'est en 2015 qu'elle décide de voler de ses propres ailes pour sortir 'Jérôme is a woman's name', sous le pseudo La Jérôme et, d'après Ladbrokes, ça va marcher!

Sur scène avec elle, des cracks: Casimir Liberski( piano, analog synths), un jazzman étant passé par le Berklee College of Music, son copain Renoar Hadri à la basse, un mec qui groovait déjà comme une bête dans son berceau et aux drums Wilfried Manzanza, vu avec Lubiana Kepaou!

20:00, pile, un grand sourire illuminant son visage: Hi, guys, let's start the fire, et de feu la voix n'en manque pas !

Un premier soul tune imparable, 'Fire to a stone' , dominé par la basse omniprésente de papa Hadri, des noms te viennent à l'esprit, Lalah Hathaway, une des filles de l'immense Donny, Angie Stone ou Anita Baker.

Un titre explicite pour suivre, 'Soul teacher', la petite cousine d'Angela Davis tient une forme éblouissante, le funk balancé par la troupe fascine, et quand David, des Taxidermists, vient te souffler, c'est qui, elle est de Paris?, c'est excellent, tu lui fais un clin d'oeil, c'est Mademoiselle Jérôme qui ne boit pas de lambiek!

I didn't write 'On my own' seule, une smooth soul ballad comme on en pondait chez Motown ou Stax.

Brussels, are you here?

Yeah, s'époumonent une vingtaine de gorges, this is 'Giving in', un morceau mordant pendant lequel la basse gambade par monts et par vaux.

Elle enchaîne sur une nouvelle soul ballad ( 'Reason' sur le feuillet) d'un classicisme limpide.

'Buy buy world' est l'histoire de ma vie, de la soul veloutée, suivie par 'Fruits of rooting' qui groove comme les meilleurs Chaka Khan.

Très juteux, ces fruits!

Pour trouver un projet soul d'un tel niveau en Belgique il faut chercher loin, très loin!

La dernière ' Brain' est entamée d'une voix enfantine avant de remuer vicieusement, t'attendais des cuivres, ils sont restés au dépôt, t'espérais plus, ils se sont tirés, too bad!

Le 13 mai au Reflektor à Liège!

Christian Scott aTunde Adjuah

s'appelait encore Christian Scott quand tu le vis à l'AB Club en 2010, à l'époque aussi le Grammy-nominated trumpeter avait pris son temps avant de daigner se présenter sur scène.

21:20' les premiers signes de mécontentement se font entendre, heureusement le groupe se pointe.

En piste, Luques Curtis ( Eddie Palmieri, Gary Burton..) à la contrebasse - Corey Fonville from Virginia aux drums - Lawrence Fields au piano et Logan Richardson de Kansas City à l'alto sax, plus le prodige affublé d'un T-shirt Lianne la Havas. au reverse flugel.

Ce dernier ne semble pas d'excellente humeur, d'autant plus que quelques maniements inappropriés d'un PC débordent en fracas abrutissant.

Depuis un petit temps il n'est plus question d'étiqueter la musique du gars de la New-Orleans de jazz, il a baptisé son flonflon novateur de 'Stretch Music'.

Explique, Chris: We are attempting to stretch—not replace—jazz's rhythmic, melodic and harmonic conventions to encompass as many musical forms/languages/cultures as we can...

Résultat sur scène, ne t'attends pas à du jazz de bon papa mais à des improvisations mixant free, rock, hip hop, funk, Afro-Cuban elements, blues, et rhythm'n'blues, le tout joué à fond la caisse.

Ils nous feront toujours rire les mordus du rock qui assimilent le jazz à une musique assommante, il faut voir Corey Funville se démener derrière son attirail pour comprendre qu'il n'a rien à envier à un bûcheron sévissant au sein d'un heavy metal band.

Setlist inexistante.

Le maître donne quelques indications, les copains embrayent avant de laisser libre cours à leur imagination.

Ne crois pas que le set soit décousu ou anarchique, on a à faire à des grands, le cocktail proposé passe du fluide à l'emballant, le public ne s'y est pas trompé et après chaque composition il fait une ovation aux protagonistes.

Les deux premières plages jouées sont prévues pour un DES nouveaux albums qu'il compte sortir en janvier 2017.

Amorce relativement classique lors de la première salve, trompette et sax à l'unisson, fond carioca en background. Christian s'efface, un premier duel drums /sax annonce une envolée free de l'alto, le piano reste en sourdine, la trompette relaye, Bruxelles jubile!

La seconde tranche baigne dans une aura de mysticisme oriental, le jeu très physique du costaud déclenche à nouveau de nombreux vivats.

Il saisit le micro, sa fâcherie est oubliée, il rit et propose un jazz traditionnel puisque l'affiche du concert indique jazz.

Très vite les cuivres cèdent la place à la formule trio, chère à Brad Mehldau ou Bill Evans pour citer un ancien.

Emmené par Corey, le canasson fou, l'équipe entame un steeple-chase fougueux avant de voir les copains les rejoindre pour amener le navire à bon port.

Nouveau conciliabule, d'accord, Lawrence, tu attaques, play them some blues, man.

Subtile intro avant la mise au travail de la chaîne.

Je vous laisse, les amis, quelques emplettes, le capitaine s'éclipse, Logan se tapit dans un coin, le reste fait le boeuf avant le retour des déserteurs, la longue plage prenant dès lors une autre envergure.

Scott se transforme en stand-up comedian pour présenter ses acolytes, quelques anecdotes savoureuses, une pas mauvaise blague nippone, un numéro de pingouin castré offert par le batteur, un parallèle entre Logan et Charlie Parker et une franche rigolade dans la salle.

A jazz tune to follow, non pas du dixieland, mais 'Equinox' de Coltrane.

Good vibes, for sure!

Retour à la jam, tu dis Lawrence... C C D E C, et puis tu tricotes!

Quoi, Raymond?

C S aime la Belgique, aucune idée, fieu, explique!

Ah, d'accord, le cornet de frites tatoué sur un biceps, t'es un grand malade, Raymond!

J'ai l'habitude de terminer mes concerts en dédiant un morceau à mon grand-père, Big Chief, Donald Harrison Sr , involved in the Mardi Gras Indian culture et fondateur de la tribu The Guardians of the Flame, ce soir on vous joue le sulfureux 'The last Chieftain' façon pow wow.

Bruxelles en veut encore, retour du quintette pour un dernier air écrit par le pianiste, 'New heroes', it features no-one in particular, ajoute le comique.

Une plage en climats ouatés après toutes les rafales orageuses!

Thank you so much again for this incredible moment, beyond space and time...conclut un admirateur!

photos- jp daniels - concert monkey

Les Nuits Botanique - Christian Scott aTunde Adjuah, La Jérôme - Orangerie( Botanique) - Bruxelles, le 8 mai 2016
Les Nuits Botanique - Christian Scott aTunde Adjuah, La Jérôme - Orangerie( Botanique) - Bruxelles, le 8 mai 2016
Les Nuits Botanique - Christian Scott aTunde Adjuah, La Jérôme - Orangerie( Botanique) - Bruxelles, le 8 mai 2016
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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 16:05
Laura Crowe - Fête de l'Iris - Place des Palais - Bruxelles, le 8 mai 2016

Laura Crowe - Fête de l'Iris - Place des Palais - Bruxelles, le 8 mai 2016

27e anniversaire de la Région de Bruxelles-Capitale et deux jours de fêtes, le Parc de Bruxelles a fait le plein pendant ce week-end caniculaire. Tu ne t'étais pas déplacé vers la Place des Palais pour le Brussels Foodtruck Festival, ni pour admirer le bronzage naissant de quelques nénettes pas toujours bien roulées, c'est le concert de Laura Crowe qui t'a attiré face au Palais Royal, avant de te rendre au Botanique pour Christian Scott!

17:15 Laura Crowe and band!

Depuis une quinzaine de mois, Laura Crowet de Philippeville fait le buzz dans la partie francophone du pays, la Flandre va suivre, c'est une certitude, d'ailleurs on veut bien glisser ta main au feu.

D'où elle sort, demandes-tu avec méfiance?

On a fouillé et déniché le projet The Road To Consciousness en 2011, sinon il faut attendre début 2015 pour la voir monter sur scène en tant que Laura Crowe.

C'est le guitariste/producer Eric Renwart ( Getch Gaëtano, Akro, Pixelrace, Jigsaw, Axel Hirsoux, Beautiful Badness etc...) qui couve la séduisante jeune fille, il a produit l'EP 'Blank Pages' et l'accompagne sur scène.

Il n'est pas le seul chevronné sur l'immense podium, à l'arrière, on a immédiatement reconnu le formidable batteur Pat Dorcean, Brieuc Angenot tient la basse et Olivier Delescaille ( Beautiful Badness) manie une acoustique.

A noter, Laura est maintenant reprise dans l'écurie Go Go Booking.

Annabelle Van Nieuwenhuyse, la dynamique présentatrice de l'événement, estime que Crowe est le patronyme idéal pour se lancer dans une carrière de chanteuse et que, d'après ce qu'elle a entendu au soundcheck, il ne faudra pas des décennies avant de voir Laura décrocher les étoiles.

Ze heeft gelijk!

La petite Laura entame le show par un midtempo baignant dans un univers à la David Lynch ( musicalement) avec des intonations renvoyant vers Dani Klein ou Joss Stone.

D'ailleurs le look de mademoiselle Crowet renvoie aussi bien vers la belle Joss que vers une Vanessa Paradis post Jo le Taxi.

Parenthèse gnan, gnan, bonne fête à toutes les mamans, avant une nouvelle ballade radieuse, 'Blank Pages', sans doute!

'Fading fast' et son aparté hispanisant voit ta séduisante voisine clore les yeux et rêver à un sombre hidalgo qui doit l'amener loin, très loin de toute cette promiscuité.

Elle poursuit avec un surf aux infimes relents 'Rawhide' qui traite de l'ailleurs, de l'endroit où on se sent bien mais où on a perdu tous ses repères, le formidable 'Foreign'.

Manifestement de nombreux fans se sont agglutinés frontstage, ils se font entendre.

La suivante démarre en douceur mais file tout droit vers une explosion prévisible.

Bruxelles, vous êtes toujours là, clap your hands, please!

Il fut fait selon son souhait, elle balance le titre, catchy en diable, pour lequel tous les amis ont voté pour l'envoyer à l'Iris feest...ooh, oooh, oooh I feel much better...'Far from you'.

Annoncée dans la langue de Vondel, accent impeccable, une plage frétillante ' As long as I am with you' précède un autre point fort du set.

Titel (?), sorry geen setlist gezien!

En sondant Google, tu apprends que pas mal de textes de Laura sont de la plume de Marja Supponen , une singer songwriter finlandaise que tu as appris à connaître par le biais des Soirées Cerises où elle se produisait sous l'identité Rhinestone Lives.

Et qui avait enregistré son EP?

Eric Renwart, non?

Dans le mille, Emile!

Que le monde est petit!

A brand new one, people, un gospel nerveux avant les remerciements d'usage et puis un second gospel aux teintes blues, 'Domesticated' !

Place aux pubs avant de terminer le concert par une dernière salve brûlante toujours portée par une soulful voice, expressive et passionnée.

Une performance que Bruxelles a appréciée à sa juste valeur!

Laura Crowe - Fête de l'Iris - Place des Palais - Bruxelles, le 8 mai 2016
Laura Crowe - Fête de l'Iris - Place des Palais - Bruxelles, le 8 mai 2016
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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 03:32
Nouvelle cascade de décès: Candye Kane, John Stabb, Hannes Bauer, Paul Brown et Tomita!

Les amateurs de blues le craignaient, c'est arrivé, Candye Kane s'est éteinte le 6 mai à L A ( Cedars-Sinai Medical Center).

Elle traînait un cancer depuis 2008.

L'exubérante Candye était une des figures les plus marquantes de la scène blues/jazz/cabaret.

Ses passages dans notre petit pays ne se comptent plus, tu dois l'avoir croisée 6 ou 7 fois sur scène, Guido Van Pevenage l'avait programmée maintes fois à l'Essegem et plus tard au Nekkersdal.

Ces dernières années Candye pouvait compter sur les éminents services de Laura Chavez à la guitare, ces nanas flanquaient le feu partout où elles passaient.

Les messages de ce style pleuvent sur facebook: I'll be missing a great artist and a nice person. RIP Candye

John Stabb était le frontman du hardcore combo Government Issue, actif de 1980 à 1989.

Un cancer de l'estomac l'a emporté à l'âge de 54 ans.

Le groupe nous laisse 6 albums studio, des live et des EP's.

Les fans de free jazz, quant à eux, pleurent le décès du tromboniste allemand Hannes Bauer, actif au sein des formations suivantes: the Manfred Schulze Wind Quintet, Doppelmoppel (avec Conny Bauer, Uwe Kropinski, Helmut "Joe" Sachse), Slawterhaus (comptant Jon Rose, Peter Hollinger et Dietmar Diesner comme membres) , Futch ), Ken Vandermark Territory Band et le Peter Brötzmann Tentet.

Bauer lebte bis zu seinem Tod ( 6 Mai) in Berlin.

La carrière du bassiste de jazz Paul Brown s'étale sur une quarantaine d'années.

Il aura accompagné quelques stars Frank Sinatra, Sarah Vaughan, Nina Simone ou Betty Carter, avant de former son propre quartet.

Le Hartford Courant annonce son décès en ces termes: Jazz bassist Paul Brown, founder of Hartford's Monday Night Jazz series recognized by the Library of Congress as the oldest continuously run jazz festival in the country, died Friday!

Isao Tomita plus connu sous le nom de Tomita, considéré comme un pionnier de la synthesizer music, est mort jeudi dernier à Tokyo.

Il a été une des grandes influences de Yellow Magic Orchestra et de Ryuichi Sakamoto.

Son oeuvre est impressionnante, une trentaine d'albums studio dont “Snowflakes are Dancing,”basé sur la Suite Bergamasque de Debussy pour lequel il a été nominé aux Grammy Awards.

Tomita avait 84 ans!

Nouvelle cascade de décès: Candye Kane, John Stabb, Hannes Bauer, Paul Brown et Tomita!
Nouvelle cascade de décès: Candye Kane, John Stabb, Hannes Bauer, Paul Brown et Tomita!
Nouvelle cascade de décès: Candye Kane, John Stabb, Hannes Bauer, Paul Brown et Tomita!
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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 12:05
Billie + Ravvel - Ancienne Belgique- Bruxelles, le 7 mai 2016

Billie + Ravvel - Ancienne Belgique- Bruxelles, le 7 mai 2016

Dans la série coca-cola sessions, soutenant les jeunes talents, deux artistes nationaux sur le point de percer universellement: Billie et Ravvel!

Niet veel volk, nietwaar JP...

Le Club sera bien garni à 21:00!

Ravvel

Ne supprime pas un des deux v et ne te mets pas à danser le boléro, Ravvel est le nom de scène choisi par Nina Sampermans!

Tilt!

Nina une des nouvelles voix chez Hooverphonic?

Ja, et aussi la jeune fille qui à 18 ans avait composé avec Jean Bosco Safari et Walter Mannaerts ' Would You?', la chanson portée par Iris à l'Eurovision 2012.

Autre fait notoire, c'est sa voix que tu peux entendre sur le tube 'Wild eyes' du duo de DJ, Broiler.

Sur scène, la séduisante Nina est accompagnée par deux musiciens ( keys and guitar).

La playlist mentionne ' Sirens' comme premier morceau et d'emblée le public est frappé par le timbre chaud et bourré de soul de Ravvel.

Pas con, monsieur Alex Callier!

La ballade 'How you love' s'avère encore plus impressionnante, la voix grimpe, grimpe, pou atteindre des sommets uniquement accessibles aux plus chevronnés.

Elle nous rappelle avoir triomphé avec 'Wild eyes' et nous propose une version acoustique du hit dance.

'Fool me for now' et son fond tango/jazz devrait faire un malheur lorsque ce titre sera disponible sur disque, il est suivi par la bluesy waltz 'Do to me'.

C'est à Beth Gibbons que tu penses à l'écoute du poignant 'Destroy me ' et le set du trio prend fin avec ' All you need' aux beats soutenus!

Aucun doute à émettre, Ravvel is gonna make it!

21:00 Billie

Billie Bentein se fait un nom en 2012 en prêtant sa voix à Netsky, mais en cherchant bien, tu te souviens avoir croisé cette jolie blonde bien auparavant, en 2009, au sein du swing trio Les Triplettes.

En 2015 Billie tient à se faire un nom et à la jouer solo.

Son single 'Give me the knife' co-écrit avec le producer et drummer Bert Libeert ( Goose) fait un tabac, ce soir elle vient présenter son EP au public de la capitale. Euh, à l'oreille on a pointé pas mal de West-Vlamingen!

Trois gars, portant tous une capuche, pour accompagner la madame de Blankenberge, on avance le jazzman David Thomaere ( keys) , le touche à tout Jan Detremerie et Bram Raeymaekers, caché derrière des vitres, aux drums.

David est le premier à se présenter sur scène, il gratifie l'assemblée, bourrée de gamines nerveuses, d'une intro solennelle, les autres rappliquent, quelques solides coups de baguettes annoncent l'arrivée de Miss Bentein qui n'a rien à voir avec Léonard, mes seigneurs!

'Hide away' une des plages figurant sur le six-titres 'Talking Loud' est sur les rails, un morceau dance pop tendance electronica, porté par une voix ne devant nullement s'incliner devant les stars du moment, AlunaGeorge, FKA twigs, La Roux ou Ellie Goulding!

Jan abandonne les claviers, ramasse une guitare, ' Dancing like no other' invite, forcément, à se mouvoir sur le dancefloor.

Bye, bye la veste en jeans à capuchon, l'AB peut admirer la tenue sexy de la belle enfant, un petit short noir scintillant, veste/chemise à pans, boots et bas noirs.

T'as le look, coco, te souffle un voisin érudit!

'Irreversible' se révèle irrésistiblement sautillant, le fond musical, bourré de gimmicks nous rappelant les standards electro house pondus par des spécialistes du genre Benny Benassi ou Digitalism.

Billie ayant le bon goût de ne pas travailler avec des bandes, ni de traficoter sa voix, ajoute une touche d'authenticité au produit.

'Delirium' est le dernier morceau du EP, il démarre mollo pour virer electro rock avec quelques riffs de guitare tranchants de meneer Detremerie.

Attention, ladies and gentlement, a hit, ' Give me the knife', tout le monde danse sauf Alex Vanhee et ses collègues, JP a disparu.

Euh, c'est quoi un 'Douchebag', Billie?

Pas de réponse, elle passe au titre donnant son nom à l'extended play, 'Talking loud'

Accessible, provocant, intime (?) et édifiant rédige un scribouilleur du Nord, on est d'accord pour accessible, on ajoute éminemment radiophonique, bien foutu, rutilant et en vogue, tous les ingrédients sont donc réunis pour cartonner.

1,2,3,4, gaffe aux vagues, 'Caught by the tide', de l'electro/disco au groove infectieux, chaque musicien ayant droit à un petit solo pas maladroit.

Voilà, Bruxelles, on arrive au terminus, 'Empathy' ne se trouve pas sur le EP, un full album est en gestation.

Bonne fête des mères aux deux mamans présentes, see you, all!

Un show de 40 minutes, pas de rappel, pour une fois, tu seras à l'heure chez toi!

photos: jp daniels - concert monkey

Billie + Ravvel - Ancienne Belgique- Bruxelles, le 7 mai 2016
Billie + Ravvel - Ancienne Belgique- Bruxelles, le 7 mai 2016
Billie + Ravvel - Ancienne Belgique- Bruxelles, le 7 mai 2016
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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 09:02
JOEY GILMORE and Henry Carpaneto Band - La Cave - Hastière - le 7 mai 2016

JOEY GILMORE and Henry Carpaneto Band - La Cave - Hastière - le 7 mai 2016

JOSHUA « JOEY » GILMORE – La Cave, Hastière (BEL) – 2016.05.08

Setlist :
01.That's What Love Will Make You Do.
02.Cheaper To Keep Her.
03.Bit Off More Than I Could Chew.
04.Fannie May.
05.You Put The Rush On Me.
06.Born Under A Bad Sign.
07.The Ghosts Of Mississippi Meet The Ghosts Of Africa.
08.Somebody Have Mercy.
09.Cold Cold Feeling.
10.Wishing Well.
11.Paying The Cost.
12. She's A Superstar.

Retour àla Cave qui fête ses dix ans d'existence cette année. Michel Darasse nous a concocté un joli mois de mai placé sous le signe du Blues avec en tête d'affiche Mister Joey Gilmore en personne. Le Floridien né le 6 juillet 1944 porte allègrement les 72 ans qui grèvent son imposante stature. Joey en impose, tant par son poids que par son passé musical. L'homme a joué aux côtés de noms prestigieux tels que James Brown ou encore Etta James pour ne citer que ceux là. Il est accompagné de son compatriote Maurice à la batterie ainsi que d'un duo de musiciens italiens à savoir Pietro à la basse et Henry Carpaneto qui est considéré à l'heure actuelle comme le meilleur pianiste de blues en Europe, excusez du peu. On ne peut pas dire qu'avec 7 albums solo depuis 1977, Joey Gilmore inonde le marché mais il a choisi la qualité plutôt que la quantité.

Soirée placée sous le signe de l'humour et de la détente, et à ce niveau là, Joey en connaît un bout en la matière. Vous lui donnez des idées et il les adapte dans une chanson. C'est ainsi que nous aurons droit à un opus qui démarre sur le thème Ô combien éculé de « Women and Wine » pour virer tout à coup sur une histoire de Bière et de Fromages belges, je vous le jure ! A peu de choses près on était sur le point de partir sur le thème du « Garlic Breathe » suggéré par mon pote Philippe Daffe très en verve en ce premier soir de BBQ estival. Quand il empoigne sa guitare, Joey place d'emblée la barre très haut. Le Blues, il connaît, ça fait plus de cinquante ans qu'il le décline sous toutes ses formes et sur toutes les gammes. Dès la première note qui se termine sur un vibrato à l'ancienne, on sent que BB King fait partie de ses maîtres à jouer et c'est tant mieux. Comme le dit un vieil adage « pourquoi tant de notes alors qu'une seule suffit » et ça aussi, Joey sait le mettre en pratique. Aucune démonstration de virtuosité mais chaque note trouve l'espace pour lequel elle est écrite. C'est le genre de réflexion qui énerve généralement les sprinters du manche qui rétorquent que « Faut encore être capable de les jouer toutes les notes qu'on fait ». Je vous laisse juges. Une magnifique chanson avec « Ghost of Mississipi » qui traite de la rencontre entre le blues du Delta et les esprits de l'Afrique.
Alternant à la fois le blues lent, le boogie et le shuffle, le concert s'articule en deux sets au cours desquels chacun des musiciens a droit à son moment de gloire sans que ça fasse prémédité. Dommage que le public ne soit pas plus familier avec la langue de Shakespeare, ça aiderait dans l'échange de répliques avec Joey. Heureusement, ceux qui comprennent occupent les premières places face à la scène et on se sent moins seuls. Au niveau des paroles, ce sont évidement les sempiternels clichés véhiculés par le Blues depuis des siècles qui sont abordés : séparations douloureuses, souffrance d'être seul, alcool, regrets etc. A ce sujet « Cheaper to Keep Her » est une petite perle d'humour en la matière. Quoiqu'il en soit, tant les quatre musiciens que le public venu nombreux malgré la concurrence d'un festival de blues dans la région prennent du bon temps et il est minuit bien fait lorsque les dernières notes s'envolent de la guitare de ce grand bonhomme qu'est Joey Gilmore, une légende qu'il fallait voir. J'espère que ce n'est qu'un au revoir en tout cas. Merci pour cette soirée détente et sans prise de tête.

Mitch « ZoSo » Duterck

JOEY GILMORE and Henry Carpaneto Band - La Cave - Hastière - le 7 mai 2016
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6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 12:31
Chemical Sweet Kid @ Rock Classic - Bruxelles- le 6 mai 2016

Chemical Sweet Kid @ Rock Classic - Bruxelles- le 6 mai 2016.

Depuis une petite semaine, le Rock Classic est à nouveau opérationnel après l'incendie l'ayant obligé à suspendre les concerts organisés par les Soirées Cerises.

Ce soir, le groupe invité par Fred Cerise, Chemical Sweet Kid, arrive de Lorraine, il pratique un electro industrial tendance aggrotech/ Euro trance .

21:00 - les températures estivales poussent les clients à attendre le début des réjouissances sur le trottoir de la rue du Marché au Charbon, côté gays tolérés mais pas en surnombre.

Cet attroupement attire l'attention d'une poignée de sujets de sa Majesté en goguette, les Angliches sont tout naturellement aussi sobres qu'un camélidé à la fin du ramadan.

Accoutrement troupeau de tocards en vacance à Ibiza, bermuda bariolé de rigueur, sandalettes et lunettes de soleil en option.

Les beaufs ayant décidé d'aller jeter un oeil dans l'antre rock, reprennent façon chorale de Néandertal 'The Sound of Silence' version Disturbed avant de se lancer dans quelques hymnes footballistiques hautement mélodieux, ça craint!

Ouf, vers 21:25 l'un d'entre eux estime qu'une visite d'un autre musée bruxellois s'impose, ils se tirent, on respire!

Chemical Sweet Kid peaufine son make-up.

21:50, un trio gothico/talc escalade les marches le conduisant sur scène: Julien Kidam : Vocals / Kora Li : keyboard, programming et Nicolas Dorwald : Guitar!

Trois albums dans leur besace, le dernier 'The speed of time'.

Une bande introductive peu optimiste ( there is no future) déjà utilisée par Johnny Rotten en 1939, de fumeux effets pyrotechniques, ils ont enchaîné sur 'Once again', un des titres de leur dernière oeuvre!

Noirceur, froideur et riffs lourds les rapprochant de l'univers metal ,CSK ne tient pas à te caresser dans le sens du poil, le morceau bouscule.

La nana se tient en retrait tout comme l'inquiétant Nicolas, Julien, le quidam, assure le show en prenant les poses un pied juché sur un monitor.

Le cuistot a utilisé les mêmes ingrédients pour la suivante, 'So far, so good'.

Comme le public semble quelque peu timoré, le capitaine lui propose de s'approcher avant de balancer le tourbillonnant, dansant et violent 'Broken wings' le titletrack d'un album sorti en 2012.

L'intro de 'Precious Time' justifie les rapprochements avec Marylin Manson flirtant avec l'EBM, le groupe a soigné son look, à la frontière du gothique raffiné et des films d'horreur, les amateurs du genre sont donc comblés.

'The next chapter' confirme le propos précédent, la surprise venant avec la plage suivante, une reprise gothic/indus de 'Paint it black' des Stones.

Pas mal!

'Kiss my hate' et ses beats pulsant à mort reste fort black tandis que le carrément rock 'No emotion' n'a besoin d'aucun éclaircissement.

Toujours aussi théâtral et sardonique, le doge propose 'Tears of blood', la mélodie préférée du prince des ténèbres.

Une lenteur lancinante illustre 'Illusion', tandis que ' Disillusion' annonce le chaos imminent!

Vlad Tepes doit songer à regagner sa sépulture, il reste deux chapitres, ' Three voices' et' Hellraiser' une reprise d'une des grandes influences du combo, Suicide Commando.

Une dernière pintje, bedankt Fred, puis direction la périphérie.

On t'a pas dit que Mayeur a à nouveau réaménagé son foutu piétonnier, toutes les semaines ce génie non élu innove!

Chemical Sweet Kid @ Rock Classic - Bruxelles- le 6 mai 2016
Chemical Sweet Kid @ Rock Classic - Bruxelles- le 6 mai 2016
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4 mai 2016 3 04 /05 /mai /2016 14:36
Décès de Sandrino Deroo, le frontman du coverband CU2PLAY!

Nous apprenons tardivement le décès de Sandrino Deroo, le charismatique chanteur de CU-2-PLAY un tribute band de U2 et Coldplay.

Il y a une dizaine de jours, Sandrino a perdu la vie lors d'un accident de travail ( une chute mortelle) à Poperinge où, devant 1500 personnes, il avait donné un concert une semaine auparavant.

Sandrino était âgé de 42 ans, l'avenir de CU-2-PLAY est désormais incertain.

Het Nieuwsblad il y a 2 jours:" Een laatste applaus weerklonk zaterdag in de kerk op de afscheidsplechtigheid van Sandrino."

R I P, Sandrino!

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