Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog des critiques de concerts
  • Le blog des critiques de concerts
  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
  • Contact

Les prochaines...

Recherche

3 avril 2016 7 03 /04 /avril /2016 08:20
ARROWS OF LOVE (UK) au Magasin 4 - Bruxelles, le 3 avril 2016

ARROWS OF LOVE (UK) au Magasin 4 - Bruxelles, le 3 avril 2016

Florian Hexagen y était...

There is a new crazy band/gang in town from London called Arrows of Love (les "flèches d'amour", c'est mignon, mais en fait non). Ils se produisaient hier soir au Magasin 4, ont déjà une collection de tubes indie rock impressionnante, mais préfèrent draper en live leurs compos dans des relents noise-heavy-garage juste frappadingues et schizophréniques. Dedans, on retrouve tout ce qu'on aime: The Jesus Lizard, Mclusky et Blacklisters pour le côté noise, PIXIES, Breeders et Lullabye Arkestra pour le côté indie rock de rêve.

Si la drogue et l'alcool ne les bouffent pas (trop), le groupe devrait devenir assez énorme, enfin, énorme, on se comprend, c'est tout le mal qu'on ne leur souhaite pas d'ailleurs...

Leur premier album, "Everything’s Fucked", est un enchaînement de tubes indé comme on en faisait dans les 90's, voir les groupes cités plus haut, en plus varié encore.

“Addict”, “Ships”, "Prescription”, “Conspiracy Podcast”, la ballade tarée "The Knife" ou bien encore la tuerie "Honey", on n'avait pas vu autant de bons morceaux dans le genre foutu sur un seul skeud depuis un sacré paquet de temps.

Et sinon ça joue groupé, ça transe(pire), ça déborde, ça dégueule sa folie sur le public, ça bouscule, ça se parle tout seul, ça hurle, c'est communicatif, et ça te fout automatiquement la banane, même après un dimanche ensoleillé passé à buller.

Bref, plus que prometteur, Arrows Of Love have started a fire, en espérant que les flammes ne les consument pas trop vite, parce qu'on veut l'écouter ce putain de deuxième album et surtout revoir ce quintet de tarés pour le défendre, pour un long qui s'annonce bien plus noise/violent que le précédent au vu de leur prestation d'hier.

ARROWS OF LOVE (UK) au Magasin 4 - Bruxelles, le 3 avril 2016
Repost 0
Published by Florian Hexagen - dans Concerts
commenter cet article
2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 19:26
Coalescaremonium 2016 au Bouche à Oreille, Etterbeek, le 2 avril 2016

Coalescaremonium 2016 auBouche à Oreille, Etterbeek, le 2 avril 2016

La route des enfers est facile à suivre : on y va les yeux fermés ( Bion de Borysthène)

Le billet de JPROCK THE DARK FEATHER :

Après quatre années d’existence, la Coalescaremonium est devenu aujourd'hui le grand rassemblement gothique incontournable de la capitale, et tout le mérite en revient à ses organisateurs qui ont su insuffler à cet événement une ambiance dynamique , excentrique et incomparable.
Malgré les évènements terrifiants de ces derniers mois, le public est malgré tout venu en masse à cette quatrième édition et les différents étages de l’ancien monastère situé au 16 place Van Meyel à Etterbeek grouillent de créatures sombres et inquiétantes venues célébrer sur le thème de l’Art Nouveau Noise.
Et cerise sur le gâteau, la météo clémente permet à tout ce petit monde d’envahir aussi le jardin.
Cette année, la chapelle accueille des concerts plus intimes en alternance avec la grande salle, ce qui permet au public de découvrit plus d’artistes dans un cadre magnifique redécoré pour la circonstance et avec goût aux couleurs de la Belle Epoque..
Car ce qui distingue le Coalescaremonium d’autres évènements c’est qu’il allie avec bonheur musique, art, danse et mode s’ouvrant à tous les sous-genres de la culture gothique.
Durant environ douze heures, les pièces et couloirs de l’ancienne abbaye accueillent, artistes, groupes rock, expositions, créateurs en tout genre, shops et un studio photo où la charmante Erika Altreya immortalise pour la postérité avec son objectif ceux et celles qui viennent à sa rencontre.
Et comme dans le milieu de la culture dark tout le monde se connaît ou presque, l’ambiance est aux retrouvailles et aux rencontres dans le salon principal ou à proximité du bar.
Les portes s’ouvrent à 15h, et après la désormais traditionnelle cérémonie d’ouverture en présence des quatre organisateurs Discipulus, La Dutchessa , Nocturne Reflet et Telombre les choses sérieuse commencent avec la prestation d’Hedera Helix dans la grande salle.
Ce groupe flandrien dont le nom ne m’était pas inconnu propose un spectacle visuel et musical sorte de mix entre electro et happening théâtral durant lequel des danseuses jouent avec des petits lapins qu’elles pendent à une corde à linge…
Ca paraît barré ? Oui, et ça l’est et poétique aussi, et malgré les réserves que j’avais à entendre le groupe chanter en flamand qui contrairement à l’allemand n’est pas une langue très usitée dans ce style de musique, je me suis finalement rapidement pris au jeu et sans connaître réellement le répertoire du groupe j’ai pris un réel plaisir à assister à leur spectacle mené de main de maître par leur chanteur et leader Oscar Valerius Kandinsky dont la coupe de cheveux ébouriffés lui donne un air de savant fou.
Derrière lui Maestro Virgule (keys, voice) et Braque (guitare) assurent comme il faut et envoie des beats electro -synthpop-industrial irrésistibles.
S’adressant au public dans les deux langues ( français, néerlandais) le groupe s’offre aussi en français une reprise moyennement heureuse de « La Ouate » de Caroline Loeb à laquelle on préfèrera de loin leurs propres compositions comme entre autres « Elektroshok » , « Col cassé « , l’entêtant « Kolchoze « , « Elektromantra », « Popular » ou « Torment » .
Finalement Hedera Helix fut la bonne surprise de la journée et au final je me suis même payé leur dernier album « Pastiche « qui tourne en boucle chez moi depuis une semaine , et je retournerai sans doute les voir si l’occasion se présente.
Comme quoi, il ne faut jamais avoir de préjugés mais juger sur pièce.
Je ne vous parlerai pas de la prestation assez dansante de S.E.M. dans la chapelle car je n’ai pas eu l’occasion d’y assister en entier car dans ce genre d’évènement il faut faire des choix et le mien s’est porté sur « Pretentious, Moi ? « qui se produit dans la grande salle.
Mais l’heure est tout d’abord aux beautés sombres avec le défilé de mode de Somnia Romantica.
De jolies jeunes femmes évoluent tour à tour sur le podium dans de magnifiques robes romantiques faites de tissus vaporeux, de voiles de crinoline et de dentelles. Un joli moment dark qui néanmoins a engendré pas mal de retard sur la programmation.
Place donc maintenant à « Pretentious, moi ? « les goth rockers britanniques.
A cinq sur scène dont une chanteuse, le groupe ne m’a pas réellement convaincu même si son leader vocaliste semble très heureux d’être là et communique de manière sympathique avec le public.
Mais musicalement c’est du mille fois entendu, bien joué certes, mais ce genre de gothic rock avec une touche de métal se doit de se distinguer via d’excellentes compos, et si certaines atteignent leur but d’autres sont trop faibles pour me convaincre.
Je quitte donc la salle après une demi heure de gig, direction le bar et un verre de rouge bien mérité par cette chaleur.
A la chapelle il y a KNK qui nous envoie son EBM industriel à la face et se paye même un reprise de « My Girlfriend Girlfriend » de Type O Negative en fin de set.

Sympa.
Mais entretemps le retard s’est accumulé et c’est une foule compacte qui s’impatiente devant l’entrée de la grande salle où doit se produire Sirenia. Le groupe était prévu à 21h et on en est à plus d’ 1h de retard.
Finalement les portes s’ouvrent et la foule s’engouffre dans la salle qui est bien remplie et transformée rapidement en étuve.
On ne présente plus Sirenia, les norvégiens emmenés par la jolie et talentueuse Allyn et le guitariste vocaliste Morten Veland vont durant plus d’une heure nous faire une démonstration de métal gothique symphonique assez proche de Nightwish ou Epica.
A coté de moi un type semble quasi en transe dès que la jolie Allyn se rapproche de nous. Visiblement le groupe a ses fans inconditionnels et envoie un set bien ficelé que les fans et les autres apprécient comme il se doit. Du tout bon.
Dès la fin du dernier titre, je me dirige d’un pas rapide vers la chapelle bondée où Max Lilja violoncelliste de son état (ex membre fondateur des excellents Apocalyptica et membre de Hevein) nous fait découvrir en solo les pépites de son dernier album.
De formation classique l’homme se sent plus aujourd’hui musicien que violoncelliste et utilise l’électronique afin de créer une musique hypnotique et magistrale dont les sons émanent de son cello comme unique source.
« Dans le monde du classique beaucoup de gens sont dédaigneux en ce qui concerne l’expérimentation d’autres sortes de musiques, mais heureusement il y a aussi certaines personnes qui pensent différemment et qui comprennent que l’on puisse suivre son intuition et braver les codes de la tradition » déclare-t-il dans une récente interview à nos confrères de Peek A Boo.
Et ce soir le public apprécie hautement le travail de cet artiste hors norme qui expérimente sans cesse entre classique et électronique avec un talent indéniable.
C’est beau, c’est envoûtant, et ce fut pour moi un des meilleurs moments de cette quatrième édition. Et puis sa reprise du thème de Twin Peaks est sublime .
Dans la grande salle c’est Izoloscope qui avec presque deux heures de retard entame son set qui sera suivi par celui de Luminance dans la chapelle.
Malheureusement l’heure tardive et le timing totalement décalé en fin de journée ne m’a pas permis d’assister à ces deux shows, mille excuses, ce sera sans nul doute pour une autre occasion.

En conclusion cette quatrième édition fut une réussite et l’utilisation de la chapelle comme mini salle de concert est une initiative qu’il faut saluer et réitérer lors de prochaines éditions.
Dommage que le gros retard accumulé cette année a légèrement perturbé la bonne suite des évènements, mais je suis certain que pour le Coalescaremonium 2017 les organisateurs en tireront les leçons et que l’édition prochaine sera encore plus réussie que les précédentes .
Rendez-vous donc en 2017 pour le Coalescaremonium cinquième du nom, happening annuel et incontournable de la culture dark-gothique qui est en voie de devenir une véritable institution du genre en Belgique et aux delà de nos frontières.
Un must pour les amateurs du genre !

Texte et photos : JP Vanderlinden aka THE DARK FEATHER.

Coalescaremonium 2016 au Bouche à Oreille, Etterbeek, le 2 avril 2016
Coalescaremonium 2016 au Bouche à Oreille, Etterbeek, le 2 avril 2016
Coalescaremonium 2016 au Bouche à Oreille, Etterbeek, le 2 avril 2016
Coalescaremonium 2016 au Bouche à Oreille, Etterbeek, le 2 avril 2016
Repost 0
Published by JPROCK - dans Concerts
commenter cet article
2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 12:11
RV Caparros Band featuring Sal La Rocca au CaliClub- Drogenbos, le 2 avril 2016.

RV Caparros Band featuring Sal La Rocca au CaliClub- Drogenbos, le 2 avril 2016.

Le CaliClub, aménagé au sein du restaurant « CalicheZap » à Drogenbos, a ouvert fin 2015 et s'est fait très rapidement un nom auprès des amateurs de jazz/funk/soul ou rock.

Le plateau scénique est vaste, la salle, cosy et accueillante, peut accueillir plus de 200 personnes , le parking est aisé (une grande surface proche) et les prix pratiqués ne sont pas exorbitants comme dans d'autres clubs de jazz, tu peux, sans crainte, y amener madame, elle ne sera pas déçue!

20:45', l'hôtesse t'indique une table à proximité du podium, la deejay a choisi un cocktail lounge, style Hôtel Costes, comme fond sonore, il suffit d'attendre le bon vouloir des musiciens en savourant une mousse fraîche.

Devant patienter, tu examines les lieux, assistance réduite en ce samedi soir, la Belgique est-elle toujours sous le coup des attentats de mars ou a-t-elle profité du congé pascal pour aller respirer un air plus sain, des hypothèses plausibles!

21:50', les protagonistes sortent de leur cachette: aux drums, une tête connue, Lionel Beuvens, vu e.a. avec sa soeur Eve Beuvens, Steven Delannoy, Laurent Doumont, Peter Hertmans, Raf D Backer..., au piano, synthé et claviers, Piotr Paluch ( Joshua, Bruno Castellucci, Mariana Tootsie, etc...), à la contrebasse, Monsieur Sal La Rocca, le mafioso le plus célèbre écumant nos clubs de jazz, pas question de remplir 49 feuillets pour citer ses collaborations mais Jeanine tient à mentionner Dani Klein, et enfin, le leader du projet, le guitariste corse Hervé Caparros qui tient à nous interpréter des extraits de ses deux albums, ' The Hard Way' et le tout récent 'Now in the City'.

Le set débute par 'Peter, tell me', un hommage à un ami ( Peter Hertmans?) , une plage dominée par un jeu de guitare proche de Lee Ritenour ou de George Benson.

Pour fervents de smooth/easy listening jazz pop.

Le quartet enchaîne sur le morceau donnant son titre au dernier né, ' Now in the City', un funk blues agité que Piotr décore d'un solo d'orgue juteux.

'Come and see the band' sonne carrément rock, les comparses s'amusent et improvisent à gogo avant de nous emmener sur des routes plus sinueuses avec 'Roads', un titre évoquant en toi des images de Frankie Rose, pas la nana qui a officié au sein des Dum Dum Girls, mais le frangin de Perry Rose, un excellent guitariste, un peu perdu de vue.

Deux ou trois larsens inopportuns viennent troubler the sheer joy of cruising down country roads, des ornières, sans doute, nos chaussées sont mal entretenues!

Piotr alterne l'orgue et le synthé pendant 'The Hard Way', le titre du premier album démarrant en midtempo serein avant de s'enflammer en cours de chemin.

Une invitée, Ingrid Van Hoorebeke, au chant pour 'Asia', un air ayant remporté l' Academia Award for best song in Jazz Accoustic.

C'est mérité, la mélodie est lumineuse, le chant aérien et la guitare fluide.

Toujours en mode relax, 'Brazilian Blues'.

Sal, pas content, fait de grands gestes pour se plaindre d'un bruit de fond agaçant, uniquement perçu sur le podium, en salle, tout baigne.

Le Corse ne s'est pas entouré de pingouins, Lionel Beuvens se laisse aller pendant le sophistiqué '80's dance'.

Puis c'est au tour de la Pologne de se mettre en évidence, Piotr se la jouant Rhoda Scott sur 'Chris and Benji' suivi par la rêverie 'Rainy DayDreams' pendant laquelle personne ne s'est assoupi amid the flowers.

Quoi?

Ah, oui, il pleuvait!

'You better shut up' clôture le nouvel enregistrement et le récital.

Un final démarrant sur fond Celtic rock pour virer jazz fusion incandescent.

Upcoming show in the CaliClub: The Joachim Caffonnette quintet, le 7 avril!

RV Caparros Band featuring Sal La Rocca au CaliClub- Drogenbos, le 2 avril 2016.
RV Caparros Band featuring Sal La Rocca au CaliClub- Drogenbos, le 2 avril 2016.
RV Caparros Band featuring Sal La Rocca au CaliClub- Drogenbos, le 2 avril 2016.
Repost 0
Published by michel - dans Concerts
commenter cet article
1 avril 2016 5 01 /04 /avril /2016 18:56
Bertier au Centre Culturel Jacques Franck, Saint-Gilles - 01 avril 2016

Bertier au Centre Culturel Jacques Franck, Saint-Gilles - 01 avril .2016

BERTIER en apesanteur au Centre Culturel Jacques Franck !

Centre Culturel Jacques Franck - 01.04.2016 - 20h.

Le billet de JPROCK :

Hier soir Bertier se produisait au Centre Culturel Jacques Franck et en 80 minutes le groupe a démontré sur scène toute l'étendue de son talent.

Certains se rappellent peut être de Madeleine Bertier , un groupe qui fait du rock en français comme on dit, et dont le chanteur et auteur Pierre Dungen se mue en raconteur d'histoires aux textes intenses dont les influences sont évidentes.
On pense à Gainsbourg, à Biolay et à Bashung bien évidemment.
Rien que des maîtres.
Il n'est pas étonnant donc de retrouver dans Bertier ( eh oui , aujourd'hui Madeleine est restée abandonnée quelque part étendue sur un sofa capitonné...) Yan Pechin , guitariste surdoué qui a oeuvré auprès de gens comme Brigitte Fontaine, Buzy, Marianne Faithfull, H.F.Thiéfaine ,Miossec, Jane Birkin et bien sûr Bashung pour n'en citer que quelques uns.
Mais ne vous y trompez pas, Bertier s'inspire mais ne copie pas, il fait du Bertier et se pose en digne successeur d'une chanson française alternative teintée de pop rock dont beaucoup de grands noms nous ont quittés trop tôt.

Il est environ 20h30 lorsque le groupe monte sur les planches et dès l'entame de " Nerval " premier titre joué ce soir, le ton est donné.
Bertier envoie du lourd, le son est colossal et on est transporté par la voix et la gestuelle de Pierre Dungen grand maître de cérémonie qui nous entraîne dans ses histoires troublantes ou sensualité et vertiges se croisent à chaque coin de phrase.
" Baby Lol" et " Dandy " claquent comme un jarretelle sur la cuisse nue d'une femme fatale avant que " La Passion" ne nous touche par sa justesse tourmentée.
"Qui sommes nous ? ", s'interroge Pierre...
" Elle a des Envies" passe l'épreuve de la scène avec succès et le clin d'oeil à Gainsbourg est à peine voilé :

"...Oh ma belle,
Ma mélancolie,
Mon amie-ennemie

Oh elle est si soudaine,
Sérénades et aubades
Sous ton charme je mélodie...Nelson..." ( P.Dungen)

Le maître serait fier d'un tel disciple, assurément.
Puis Bertier nous prend à la gorge avec un titre déjanté , un blues déstructuré mais réfléchi, les guitares hurlent, le band se lâche, c'est intense et audacieux.
Bertier continue son voyage musical avec " Bandit" et " Baby L et le Joulik Dandy " en nous offrant une version énergique durant laquelle le public se met à taper des mains.
Nous avons droit aussi ce soir à " L'Oiseau Lyre " , un premier titre très prometteur du futur deuxième album pour lequel le groupe lance un crowdfunding dont vous trouverez les détails ici : http://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/nouvel-album-de-bertier
Car même si le talent est là et bien là, la route vers la reconnaissance est longue et coûteuse dans le monde de l'industrie du disque.
Alors que dire, sinon que si vous aimez leur travail, Bertier compte sur vous et sur votre générosité.
Et puis si l'occasion se présente venez les voir en concert car au vu de cette soirée au Centre Culturel Jacques Franck le groupe envoie du lourd sur scène et vous n'en sortirez pas déçus.
Et croyez moi, cette chronique est tout sauf un poisson d'avril !

Photo report by JP Vanderlinden aka JPROCK THE DARK FEATHER.
(accréditation Concert Monkey)

PS : Merci à Pierre, Lara, Yan et les autres, vous avez été excellents !
Pierre, ne lâche rien tu tiens là un projet formidable.
Lara, ta voix très belle apporte à Bertier une touche sensuelle et majestueuse. Bravo !
Et puis Yan Pechin, que dire sinon que tu es à mon sens le plus grand guitariste rock en activité en France et que je suis ton travail avec passion depuis longtemps. Respect, et heureux de t'avoir rencontré.
Les autres je vous connais moins, mais sachez que l'osmose est parfaite etnre vous tous et que vous déchirez.
A très bientôt " on the road" ou ailleurs...

Bertier au Centre Culturel Jacques Franck, Saint-Gilles - 01 avril 2016
Bertier au Centre Culturel Jacques Franck, Saint-Gilles - 01 avril 2016
Bertier au Centre Culturel Jacques Franck, Saint-Gilles - 01 avril 2016
Repost 0
Published by JPROCK : - dans Concerts
commenter cet article
1 avril 2016 5 01 /04 /avril /2016 15:31
Fin de route pour Andy Newman, Larry Payton, Gianmaria Testa, Ross Shapiro, Joe Skyward et Roger Cicero!

Der deutsche Pop- und Jazz-Musiker Roger Cicero ( Roger Marcel Cicero Ciceu) ist tot.

Le Berlinois d'origine roumaine était une star chez Angela Merkel, il avait représenté les couleurs de l'Allemagne à l'Eurovision en 2007, "Frauen regier'n die Welt" avait terminé à la 19è place.

C'est surtout dans le milieu jazz qu'il fait un tabac, il avait fondé son propre Roger Cicero Quartet tout en interprétant du swing, soutenu par un big band.

Sa disco compte huit albums studio.

Il est décédé la semaine dernière d'une attaque cérébrale.

Le bassiste Joe Skyward s'est éteint des suites d'un cancer à l'âge de 57 ans.

Il avait officié au sein des Posies ( les albums Amazing Disgrace et Success) et de Sunny Day Real Estate.

Après avoir quitté ce dernier groupe, Joe Bass fait carrière comme session musician, il tournera encore avec le groupe de Auer et Stringfellow en 2014.

Ross Shapiro était le chanteur et guitariste des Glands, un indie rock band de Athens ( Georgia) qui avait sorti deux albums: Double Thriller et The Glands, qui date de 2000.

Le groupe revenait à la surface et envisageait la sortie d'un nouvel album, le décès d'un des membres fondateurs risque de ruiner le projet.

Gianmaria Testa, mort, mercredi 30 mars, à l’âge de 57 ans, était considéré comme un des plus grands chanteurs italiens.

C'est en France que ce poète nostalgique ou rocker anarchiste connaissait le plus de succès, les chanteurs à texte ne faisant pas toujours fortune dans la botte transalpine.

Gianmaria nous laisse une dizaine d'albums, tous incontournables!

Larry Payton était le batteur de Brass Construction, un combo funk de Brooklyn qui a placé plusieurs titres dans les R'n'B charts dans les années 70/80.

'Movin' de 1976 atteignant d'ailleurs la peak position.

'Changin' qui l'avait suivi stagne à la troisième place.

Le groupe aura sorti une dizaine d'albums et aura été samplé des dizaines de fois dans les nineties.

Larry est parti pour le grand voyage ce 30 mars.

'Something in the air' composé par Speedy Keen aura fait connaître Thunderclap Newman dans le monde entier, Andy 'Thunderclap' Newman nous a quittés ce 30 mars.

Le groupe n'a sorti qu'un album 'Hollywood Dream' ( 1970) , produit par Pete Townsend qui tient la basse ( sous le pseudo Bijou Drains) sur le disque.

Andy Newman sortira un album solo en 1971 et reforme le groupe en 2010 avec un nouveau line-up, il en reste une trace, 'Beyond Hollywood' .

Son aventure se termine à l'âge de 73 ans.

Fin de route pour Andy Newman, Larry Payton, Gianmaria Testa, Ross Shapiro, Joe Skyward et Roger Cicero!
Fin de route pour Andy Newman, Larry Payton, Gianmaria Testa, Ross Shapiro, Joe Skyward et Roger Cicero!
Fin de route pour Andy Newman, Larry Payton, Gianmaria Testa, Ross Shapiro, Joe Skyward et Roger Cicero!
Fin de route pour Andy Newman, Larry Payton, Gianmaria Testa, Ross Shapiro, Joe Skyward et Roger Cicero!
Repost 0
Published by michel - dans Bad News
commenter cet article
30 mars 2016 3 30 /03 /mars /2016 09:24
And Also The Trees à l'Os à Moelle- Schaerbeek - le 30-mars 2016

And Also The Trees à l'Os à Moelle- Schaerbeek - le 30-mars 2016

Verte est la mer...ET AUSSI LES ARBRES

Le billet de JPROCK :

And Also The Trees est un groupe culte.
Né dans le Worcestershire en Angleterre pendant l'été 1979 le groupe de Justin ( guitares) et Simon Huw Jones (chant) vient de sortir son quatorzième album « Born into the Waves «.
Et à l’écoute de ce dernier opus, on constate avec joie que le groupe continue au fil des ans à nous ravir par la qualité de son travail.
Car cela fait maintenant près de 37 ans que les petits protégés de The Cure continuent leur bonhomme de chemin en toute discrétion et continuent de remplir les salles où se rassemble un public enthousiaste et fidèle.
Et c’est le cas ce soir à l’Os à Moelle, ex-cabaret mythique schaerbeekois qui affiche complet depuis quelques semaines.
Une organisation Mad About Music + Intersection, qui depuis quelques années nous propose des concerts alternatifs dans différents lieux de la capitale, et on ne peut que s’en réjouir.
Pas de support act ce soir, et sur le coup de 21h c 'est bien AATT qui monte sur scène et attaque le set par « Your Guess » extrait de son nouvel album.
Le son est de bonne qualité, et même si l’Os à Moelle rempli comme un oeuf se transforme vite en sauna on assiste à une performance de qualité proposée par un band en grande forme.
J’ai eu la chance de les applaudir plusieurs fois et à différentes périodes de leur carrière, et que ce soit en mode acoustique ou électrique les Britanniques ne m’ont jamais déçu.
La setlist s’articule autour de plusieurs titres de leur dernier opus comme « Winter Sea » , « Boden « ,« The Sleepers », » Hawksmoor & the Savage « et « Bridges « qui passent haut la main l’épreuve de la scène, mais aussi autour de morceaux aussi divers que entre autres « Shaletown » , « Virus Meadow » , « Brother Fear » , « Prince Rupert », « Rive Droite » et « Slow Pulse Boy «
Tous accueillis avec enthousiasme par le public.
Le son de guitare de Justin Jones si particulier et semblable souvent à une mandoline amplifiée fait merveille, tandis que Simon Huw Jones toujours aussi charismatique captive son auditoire en interprétant ses textes avec toute son âme.
Issus initialement de la vague post punk anglaise AATT oscille aujourd’hui entre ambiances introspectives plutôt mélancoliques et titres ravageurs dansants qu'il nous interprète toujours avec classe.
En près d’1h30 de show le groupe a été fidèle à sa réputation, et au vu des sourires sur les visages des spectateurs personne n’a dû en ressortir déçu.
Et vous savez quoi ? Lorsqu’ils reviendront leur public sera une fois de plus de la partie, car quand on aime on ne compte pas .
Et puis, les histoires d’amour et d’amitié n’ont de valeur que si elles perdurent dans le temps c'est bien connu, et sur ce plan là And Also The Trees est un groupe comblé.

Texte et photos : JP Vanderlinden aka JPROCK THE DARK FEATHER.

Setlist :

Your Guess
Dialogue
A Room Lives in Lucy
Hawksmoor & the Savage
The Sleepers
The Legend of Mucklow
Virus Meadow
Winter Sea
Boden
Only
Shaletown
Bridges
Brother Fear
Missing
Encore:
Prince Rupert
Rive Droite
Slow Pulse Boy

And Also The Trees à l'Os à Moelle- Schaerbeek - le 30-mars 2016
And Also The Trees à l'Os à Moelle- Schaerbeek - le 30-mars 2016
And Also The Trees à l'Os à Moelle- Schaerbeek - le 30-mars 2016
Repost 0
Published by JPROCK - dans Concerts
commenter cet article
27 mars 2016 7 27 /03 /mars /2016 13:40
Johnny Hallyday " Rester Vivant "- Palais 12 - Bruxelles les 26 et 27.mars.2016.

130 minutes à la cour du roi Johnny!

Johnny Hallyday " Rester Vivant "- Palais 12 les 26 et 27.03.2016.

Le billet de JPROCK :

Finalement le deuxième concert de Johnny Hallyday annulé en novembre et reporté en mars 2016 suite aux attentats de Paris a bien eu lieu ce 26 mars ainsi qu'une date supplémentaire le 27.
Ceci porte donc à trois le nombre de Palais 12 remplis par la star française, même s’il était encore possible de se procurer les quelques tickets restant à un prix attractif pour le concert de dimanche. ( ndr : C.Live est coutumier du fait)
Et le moins qu’on puisse dire c’est que malgré la tension quelque peu palpable ressentie dans le public et faisant suite aux récents attentats de Bruxelles, la fête a été totale et l’osmose entre Johnny et son public fut parfaite.
Dès l’entame du concert du samedi on se dit que la bête est toujours présente et en grande forme, et qu’une fois de plus il ne va pas nous décevoir, et en effet ce fut excellent de bout en bout.
Mais ce qui se passera le lendemain sera encore bien plus époustouflant.
Ce dimanche 27 fut un soir de grâce où tout roule , un soir où le band vole à des kilomètres au dessus de ce qu'il propose d’habitude, bref ce fut un des meilleurs concerts de Johnny que j’ai vu dans ma vie toutes périodes confondues et j’en suis à ma 53e fois.
On s’est tous pris une grande baffe dans la tronche qui nous a laissé KO !
Le taulier entame le set avec « Rester Vivant » le bien nommé dans ces jours troubles, puis balance « Ô Carole « dans une version incendiaire.
Du rock sans concession porté par un son qui frôle la perfection. Pendant 135 minutes la grâce va habiter un band et son chanteur pour qui tout semble facile et sans aucun temps mort.
C'est toujours le jour d'après qu'on réalise pleinement le moment exceptionnel qu'on a vécu la veille. Mais ce soir là quand les lumières se rallument, je reste pantois et sans voix ( non ce n'était pas uniquement d'avoir trop crié !).
J'étais accompagné ce dimanche par trois personnes qui voyaient Johnny pour la première fois en concert et tous les trois ont été estomaqués.
Voir le taulier "on stage" , là où il est le meilleur, est une expérience dont on se remet difficilement, et ça me rend toujours aussi heureux de voir le plaisir que les gens peuvent ressentir durant un de ses concerts.
Je suis devenu accro à Johnny en 1973 où j’ai eu la chance de le croiser, et à chaque fois il me tue et me met les larmes aux yeux plusieurs fois durant le show, notamment quand il reprend un classique en voix piano pour terminer ses concerts comme il l'a fait ces deux soirs en reprenant " Quand on n'a que l'amour " du grand Jacques qu’il a dédié aux victimes des attentats, à leurs familles, à tous les Belges et à toute la Belgique.
Un moment intense bourré d' émotion non feinte durant lequel on sent la star très émue.
Johnny est un artiste unique, un chanteur d’exception dont la voix est toujours colossale, et lorsqu’il se lâche, la colonne d'air qu'il envoie est prodigieuse.
Il suffit pour s’en rendre compte d’écouter ce qu’il fait dans « Requiem pour un Fou » morceau de bravoure taillé sur mesure pour son talent. Aucun autre interprète ne souffre la comparaison.
Derrière lui le groupe s’envole. Robin Le Mesurier et Yarold Poupaud se livrent à des duels de guitare épiques tandis que Greg Zlap à l’harmonica met le feu au public. Alain Lanty au piano assure magnifiquement son rôle et la section rythmique soutenue par les cuivres et les choristes sur certains titres envoient du lourd.
Et puis il y a Johnny, le chanteur du groupe, toujours aussi magistral du haut de ses 72 balais.
Ce type là mourra sur scène, c'est sûr !

Je ne peux même pas décrire le plaisir énorme qu'il m'a déjà apporté au cours de ma vie et qu'il me donnera encore bien longtemps, j'espère.
C'est inexplicable, mais tellement sincère, c'est plus que de l'admiration c'est un peu comme s'il faisait partie de ma famille.
Vous allez me prendre pour un dingue ou une midinette chauve ( sic ! ) et peut être en rire, mais sachez que je m'en bats les castagnettes allègrement, c'est comme ça, un point c'est tout.
Le plaisir est un luxe trop rare dans ce monde pour qu'on n’ en savoure pas chaque moment avec délectation et qu'on sache l'apprécier pleinement et sans modération.
Et l'extase presque chimique que procure la musique est comparable à l'effet d'une drogue qui bien heureusement ne vous tue pas.
Alors pourquoi se gêner ?
Autour de titres plus anciens et de quelques nouvelles chansons on a bien sûr aussi droit aux hits incontournables comme « Que je t’aime » , « Le Pénitencier » , « L’Envie » , « Gabrielle » , « Allumer le Feu » , « La Musique que j’aime « , « Nadine » , « J’ai pleuré sur ma guitare » , « Noir c’est Noir » , » Oh ma jolie Sarah ! « , « Quelque chose de Tennessee » , « Fils de Personne » , « Ma Gueule » , etc… Je ne vais pas les citer tous, je vous renvoie à la setlist pour plus de détails.
Je peux donc affirmer que j'ai vécu un excellent concert le 26 , mais surtout un set rare et monumental le 27.
Et je ne vous parle pas de du show en lui même, des lights formidables , des projections 3D sur des écrans immenses, de l’ entrée en scène spectaculaire et soignée comme toujours, de l’immense tête de mort qui surplombe la scène.., après tout vous n’avez qu’à y aller la prochaine fois et vous rendre compte par vous même.
Car Johnny qu' on l’aime ou pas, à ce stade de sa carrière il n’y a qu’un seul mot qui vient à la bouche de tous face à ce phénomène de la scène , c’est le mot RESPECT !
Merci Johnny , je t'aime ...

Texte et photos : JP Vanderlinden aka JPROCK THE DARK FEATHER.

Setlist :
Rester vivant
Ô Carole
Noir c'est noir
Requiem pour un fou
J'ai pleuré sur ma guitare
Au Café de l'Avenir
Oh ! ma jolie Sarah
Quelque chose de Tennessee
Gabrielle
De l'amour
La fille de l'été dernier
Mystery Train
(Little Junior's Blue Flames cover)
Blue Suede Shoes
(Carl Perkins cover)
Je te promets
L'envie
Higher (interlude)
Fils de personne
Le pénitencier
Mon coeur qui bat
Ma gueule
L'Idole des jeunes
Seul
Nadine
Que je t'aime
Allumer le feu
Encore:
Je suis victime de l'amour
La musique que j'aime
Encore 2:
Quand on n'a que l'Amour

Johnny Hallyday " Rester Vivant "- Palais 12 - Bruxelles les 26 et 27.mars.2016.
Johnny Hallyday " Rester Vivant "- Palais 12 - Bruxelles les 26 et 27.mars.2016.
Johnny Hallyday " Rester Vivant "- Palais 12 - Bruxelles les 26 et 27.mars.2016.
Johnny Hallyday " Rester Vivant "- Palais 12 - Bruxelles les 26 et 27.mars.2016.
Repost 0
Published by JPROCK - dans Concerts
commenter cet article
27 mars 2016 7 27 /03 /mars /2016 12:09
L'amour ping-pong, lecture-concert - lecture par Brigitte Giraud et chant par Albin de la Simone, à l'Estran, Binic ( 22) , le 27 mars 2016

L'amour ping-pong, lecture-concert - lecture par Brigitte Giraud et chant par

Albin de la Simone, à l'Estran, Binic ( 22) , le 27 mars 2016.

Les Escales de Binic , la 7ème édition du festival littéraire ( de littératures vagabondes, indique l'affiche) se tenait du 25 au 27 mars dans l'accueillante station des Côtes d'Armor.
Le menu est copieux: tables rondes, séances dédicaces, lectures de nouvelles, spectacles poétiques, tribunes, contes et un spectacle exceptionnel, le dimanche, sous forme de dialogue entre la présidente d'honneur du festival, la romancière Brigitte Giraud qui doit lire des extraits de ses nouvelles et les chansons de l'auteur-compositeur Albin de la Simone, le Dorian Gray de la scène francophone.

14h, rendez-vous est pris dans le Bastringue installé sur le parking de l'Estran, très vite tous les sièges sont occupés, l'assistance attend le bon vouloir des artistes.
Petite intro au piano, l'auteure, lauréate du Goncourt de la nouvelle 2007, dont le dernier roman ' Nous serons des héros' ( 2015) fait un tabac, entame les hostilités par la lecture d'un extrait de 'L'amour est très surestimé'.
La voix est claire, précieuse, sensuelle, l'humour sous-jacent fait mouche.
Quelqu'un qui écrit.. Il paraît que les lessives tuent l'amour. Vous n'y avez jamais cru,vous refusez de vous laisser enfermer dans pareil cliché. Et pourtant, la fumée de sa cigarette vous gêne... pour illustrer la fin d'une passion, ne peut qu'éveiller en toi bienveillance et sourires.
Cette bonne femme n'est pas n'importe qui, assurément!
Le dandy lui répond sous forme d'une valse douce-amère toute en sensibilité, non retrouvée dans son catalogue.
A gauche, Brigitte a disposé ses feuillets sur le pupitre et entame le décodage de quelques pages issues du roman ' Avoir un corps' déclarant l'éveil à l'amour pour une adolescente.
Les projecteurs se dirigent vers le nonchalant quadragénaire qui nous propose ' Non merci', à l'humour corrosif.
La partie de ping-pong cérébral se poursuit, après un nouveau texte lucide et juste de la romancière, l'éternel jeune homme amorce une plage de ses débuts 'Quand j'aurai du temps' , une vision de sa future vie de père de famille, presque pantouflard.
L'amour, cette illusion, les années passent, la flamme s'éteint, fini le partage, chacun pour soi...
"Tu dois partir samedi prochain pour une lecture à Marseille dont tu avais oublié de me parler. J'avais repéré, depuis plusieurs semaines, que nous pourrions enfin passer deux jours ensemble. Se consacrer du temps l'un à l'autre. Peut-être quitter la ville. Nous extraire du quotidien qui semble te peser tant. J'étais attristé de savoir que le 26 octobre, jour de mon anniversaire, tu serais en déplacement...."
Décrire l'absence, l'abandon, par petites touches assassines, n'est pas donner à tout le monde.
Clelia, à tes côtés, sourit, applaudit, acquiesce tout en te regardant d'un air semblant vouloir dire, c'est nous, çà!
'Moi, moi' a été enregistré en duo avec Emiliana Torrini , ce texte subtil à la croisée des meilleurs Souchon, Thomas Fersen ou des Vassiliu les plus tendres, amuse et séduit.
Brigitte et le camping, c'est mieux que Martine à la montagne, un mini-drame, une rupture, évoqués pudiquement, sans avoir l'air d'y toucher.
C'est décidé, ces textes sont tellement intelligents qu'il faut que tu te procures ce recueil de nouvelles.
'Ici hier' , un des titres les plus sombres de l'album 'Un homme', lui, également, parle de la fin d'une liaison, d'une fuite, des tumultes de la vie de couple.
Sur le même thème, l'écrivain aborde le sujet des enfants auxquels il faut annoncer un divorce en quelques mots.
Ironie mordante pour esquisser la lâcheté des adultes.
Le dernier mot est pour le chansonnier qui nous dévoile encore une fois ses états d'âme dans 'Il pleut dans ma bouche'.

Le public leur fait une ovation monstre mais ,parce qu'il ne peut être question de se quitter sur une note pessimiste, le duo nous propose un épilogue enrobé d'une bulle d'espoir, l'auteure en esquissant l'arrivée d'un nouvel amour encore maladroit et le chanteur, après avoir mis quelques notes en boucle, en chantonnant 'Mes épaules' , aux jeux de mots espiègles.
Epilogue de l'épilogue, un duo pour la reprise de 'A quoi' qu'Albin de la Simone fredonnait avec Stéphanie Lapointe il y a quelques années.
Entendre Brigitte Giraud répondre 'à rien', avec les moues de Bardot, à la question 'tu penses à quoi' valait son pesant d'or.

A l'issue de ce merveilleux récital , les artistes sont venus dédicacer CD's ou romans et échanger en toute simplicité quelques mots avec des auditeurs conquis.

L'amour ping-pong, lecture-concert - lecture par Brigitte Giraud et chant par Albin de la Simone, à l'Estran, Binic ( 22) , le 27 mars 2016
L'amour ping-pong, lecture-concert - lecture par Brigitte Giraud et chant par Albin de la Simone, à l'Estran, Binic ( 22) , le 27 mars 2016
L'amour ping-pong, lecture-concert - lecture par Brigitte Giraud et chant par Albin de la Simone, à l'Estran, Binic ( 22) , le 27 mars 2016
Repost 0
Published by michel - dans Concerts
commenter cet article
26 mars 2016 6 26 /03 /mars /2016 12:56
Soon + The Iving à La Citrouille, Saint-Brieuc ( 22), le 26 mars 2016

Soon + The Iving à La Citrouille, Saint-Brieuc ( 22), le 26 mars 2016

Pur Jus Citrouille, des concerts gratuits devant promouvoir des talents locaux, ce soir la salle briochine accueille The Iving et Soon.

The Iving, de Saint-Brieuc, avait remporté les palmes lors du Riboul #11, organisé en janvier dans le même complexe, ce soir le combo doit ouvrir la soirée sur le coup de 19:30'.

Pour le nom du groupe, il faut sonder les traités de mythologie nordique qui signalent ceci: Iving: a river that never ices over and marks a boundary between Asgard and the realm of the giants ( Jötunheimr).

Ils sont quatre, la famille Feron: Nathalie Sepulchre Feron au chant et au piano, Yann Feron à la guitare, le tout jeune, mais ô combien talentueux, Quentin Feron à la batterie plus Laurent Jardin à la basse et au programming.

Genre?

De la pop mélancolique ne dédaignant pas les envolées progressive ou symphonic rock, tu peux penser à Archive, Get Well Soon, Wallace Collection en y ajoutant une voix féminine.

L'instrumental majestueux 'The River' ouvre le set, après une longue intro au piano, quelques coups de baguettes du fiston conduisent le calme cours d'eau à se transformer en torrent tumultueux .

Un timide 'merci' ponctue les applaudissements enthousiastes puis le groupe enchaîne sur le floydien 'Again'.

'The bride of your soul' fait preuve de délicatesse, le piano prend des coloris d'harmonium désuet, c'est beau comme le 'Grand Hotel' de Procol Harum.

Une guitare âcre vient déchirer le downtempo 'We're not immortal' suivi par un slow fragile, intitulé 'Nobody Knows'.

La subtile romance 'I love you' te rappelle Les Irrésistibles et leur fabuleux 'My Year is a Day'.

La courte prestation doit s'achever par 'November day' composé avec en mémoire les événements tragiques du 13 novembre, l'archet de Guillaume, le contrebassiste invité, accentue la gravité du propos.

Public conquis, l'organisation renvoie le groupe sur scène, il nous refait 'Again' avant de gagner les coulisses.

Pas mal du tout, le travail superbe du guitariste étant à mettre en exergue.

15', tel fut le temps nécessaire pour débarrasser la scène, en laissant la batterie, et d'installer le matos du second groupe de la soirée: Soon.

Un des nombreux bands qui amène Les Inrocks à penser que la France est la nouvelle patrie d'un genre qui semble patauger ailleurs: le shoegaze.

Le patronyme choisi par le quatuor breton vient probablement d'un morceau de My Bloody Valentine.

Soon, line-up: Laura Bruneau, séduisante blonde, à la basse - Marc Corlett ( The Craftmen Club) à la lead guitar - Martial Durand aux drums et le chanteur/second guitariste J. Perrin.

Le groupe a sorti un single fin 2015 et compte réaliser un EP dans un futur proche.

Ils débutent le gig par un instrumental, ' Braun Fog' ne pouvant dissimuler leur appartenance au mouvement cher à Ride, Slowdive , A Place to Bury Strangers ( plus noise, toutefois) ou Swervedriver.

Reverb, distortion, wall of sound, tout y est.

'Mess' annonce le feuillet que tu peux lire aux pieds de Laura, la voix du leader est monocorde, grave, sombre, clairement Soon n'est pas à répertorier dans la catégorie joyeux drilles, voire groupe festif.

'Reach out', un des deux titres enregistrés, baigne dans de brumeux climats et évolue sinueusement d'une lenteur majestueuse.

Tu te laisses envoûter par ces sonorités lancinantes, proches du psychédélisme qu'on retrouve dans certaines plages de Pink Floyd.

Superbe morceau!

Non, Benoît, il n'a pas énoncé merci, nous sommes saouls, mais bien, merci, nous sommes Soon, voici 'Dazed', mais pas confused!

Le titre, aérien et bourré de broderies sonores, t'invite aux songeries abstraites en te permettant d'échapper à une réalité des plus moroses.

'Everyday' au texte répétitif, s'accroche au fin fond du cortex tandis que Marc Corlett fait grincer et voltiger son instrument.

'Stay' et 'Blue' s'approchent du post punk.

Froideur, détachement, Verfremdungseffekt, tension, sont autant d'éléments à associer au menu proposé.

'In Between', qui suit, possède des propriétés radiophoniques évidentes et pourrait devenir un hit alternatif .

Un martèlement martial amorce la dernière salve de la soirée, ' Under the wheels', la pièce la plus bruitiste d'un set attachant.

See you, SOON!

PS- merci à SESSION 76 pour la vidéo de SOON

Soon + The Iving à La Citrouille, Saint-Brieuc ( 22), le 26 mars 2016
Soon + The Iving à La Citrouille, Saint-Brieuc ( 22), le 26 mars 2016
Soon + The Iving à La Citrouille, Saint-Brieuc ( 22), le 26 mars 2016
Soon + The Iving à La Citrouille, Saint-Brieuc ( 22), le 26 mars 2016
Repost 0
Published by michel - dans Concerts
commenter cet article
25 mars 2016 5 25 /03 /mars /2016 18:55
Clément Abraham Quartet - Hôtel Bar Le Saint - Yves à Tréguier ( 22), le 25 mars 2016

Clément Abraham Quartet - Hôtel Bar Le Saint - Yves à Tréguier ( 22), le 25 mars 2016

Brillant, l'horoscope du jour....

Aujourd'hui, il vaudra mieux ne pas vous chercher sur des peccadilles: on vous trouvera et vous ne mâcherez pas vos mots. Côté coeur, les couples pourraient se retrouver dans un sacré imbroglio. Solo, vos lignes bougent... mais du coup, ça vous déstabilise pas mal.

Un petit concert, ça peut apaiser, direction Tréguier , le Saint-Yves où Lydie et Cyril Raoux ont eu l'excellente idée de programmer un jazz combo venu du fin fond du Finistère, le Clément Abraham Quartet.

Toutes les tables de la coquette salle donnant sur la terrasse sont rapidement occupées, les assiettes de fromages ou de charcuterie défilent et, à 19:45', trois éléments du quartette s'installent au fond de la pièce.

Le batteur Clément Abraham, aucun lien de parenté, ni avec l'illustre Vader Abraham, créateur du hit immortel Het Smurfenlied, ni avec notre Chet Baker du trombone, a monté le projet il y a quelques années, après un passé de musicien globetrotter l'ayant conduit, e.a., au Sénégal.

En 2014, flanqué de Faustine Audebert ( piano), Jonathan Caserta (contrebasse) et Nicolas Peoc’h au sax alto, il enregistre l'album 'Translation'.

Les douze titres portent sa signature.

Une photo ( sépia) de l'époque montre les quatre protagonistes paradant dans un cabriolet décapotable nous rappelant l'époque bénie où les Triumph TR5, Alfa Romeo Giulia Spider ou autres Alpines sillonnaient nos routes qui ne connaissaient pas les bouchons.

Ce magnifique instantané nous rappelant la pochette d'un 45 tours du grand Maxime Saury décédé en 2012.

Le trio qui entame les hostilités est composé du souriant batteur et de deux nouveaux venus, car Faustine et Jonathan ont déserté le paquebot et sont remplacés par le contrebassiste Sylvain Didou ( Oblik, Esperanto, The Wøøøh...) dont c'est le premier concert avec la clique et par Yanni Balmelle, un guitariste de la région Rhône-Alpes, venu s'établir du côté de Quimper.

Troisième sortie avec Clément pour ce virtuose de la six cordes ayant une carte de visite pas idiote à proposer, Mukopezi, Oléum Camino,le trio DT ou ses propres trio ou quartet.

Le quatrième élément, le saxophoniste Nicolas Peoc’h ( Mohawk, Zest, Ain Soph Aur, Lorient Big Band, Oko, Mango Verde...) est resté au bar ou, va-t-en savoir, est parti à la cueillette des oeufs de Pâques dans le cloître de la cathédrale, le fait est que 'Easy Living' sera interprété en formule trio.

Du jazz fluide, limpide, dominé par une guitare aux couleurs Wes Montgomery agrémentées d'une touche de modernité, illustrée par l'emploi de pédales à effets.

Ton épouse, qui a daigné t'accompagner, est d'emblée conquise et paraît subjuguée par les mimiques faciales du jeune guitariste qui semble souligner chaque rafale en y ajoutant un scat intérieur.

Apparition du petit Nicolas, plus grand que celui qui se débat avec la justice hexagonale, c'est à quatre qu'ils attaquent 'Pull'.

Tu dis, Isabelle?

Marine... euh, sorry il s'agit de musique, pas de peinture.

Il a fallu revoir tous les arrangements initiaux, un piano ou une guitare, c'est pas pareil, mais la cohésion est au rendez-vous.

On nage en milieu bebop, sax et guitare se permettent, à tour de rôle, quelques digressions tantôt lyriques, tantôt en mode voltige. L'assise rythmique s'avère sans failles, des images de Charlie Parker et de Charlie Christian s'imposent à ton esprit tandis que tes pieds battent la mesure.

Le trip se termine en quartet avant d'entendre le sax entamer 'High Life' qui voit le drummer gratifier l'assistance d'un effort solitaire élégant et fort apprécié.

Un première ballade pour suivre, le nocturne ' Lonelyness' qui n'est pas sans nous rappeler le magistral 'Round Midnight'.

Trêve de sentimentalisme, assez de mélancolie, place au uptempo ' Forward' emmené par un doublé de guitare/saxophone pugnace.

Profitant d'un retrait provisoire de Yanni, Sylvain imprime un rythme soutenu que Clément n'a aucune peine à suivre, Nicolas batifole tel un papillon ivre, moment que choisit le méridional pour sortir des bois et amorcer un mouvement tout en souplesse avant de terminer le morceau.

Le chef: mesdames, messieurs, avant la pause nous vous proposons le midtempo 'One More', un jazz ligne claire rayonnant.

Une petite séquence de jongleries improvisées pour amuser la galerie, un clin d'oeil aux complices, on revient dans quinze minutes, le CD vaut 10€!

Seconde mi-temps, les cheminots reprennent leur tâche, le vivace ' Lal fi, lal fé' est sur les rails.

Le morceau date d'un premier effort solo ( Assaman Si) sorti en 2003.

Virage bluesy avec 'Mister T', comprenez du blues façon John Coltrane.

Manifestement les gaillards s'amusent, leur complicité fait plaisir à voir et à entendre.

La guitare, aérienne, ébauche la séduisante romance 'Kesseng' et après quelques private jokes auxquelles les non-initiés ne sont pas invités, un quatrième épisode du chapitre deux est envoyé, une groovy 'Street Party' rappelant les meilleurs moments du jazz fusion,il ne manquait qu'une basse électrique pour confondre avec Weather Report, époque Jaco Pastorius.

Yanni, tu permets que je jette un coup d'oeil à tes partitions, Clément nous indique one, two, three, four, ça m'étonnerait qu'on joue du Ramones, ah, d'accord, 'Sopi'!

La plage est suivie de l'explicite et vigoureux ' Funky children', moins Rufus Thomas que Maceo Parker.

That was it, folks, présentation de l'équipage et bonne nuit!

Clap, clap, clap soutenus et un rappel: 'Bounce', forcément sautillant d'autant plus que le néo-Breton a proposé d'y aller à fond la caisse!

Merci à Clément pour sa bienveillance et pour la setlist!

Clément Abraham Quartet - Hôtel Bar Le Saint - Yves à Tréguier ( 22), le 25 mars 2016
Clément Abraham Quartet - Hôtel Bar Le Saint - Yves à Tréguier ( 22), le 25 mars 2016
Clément Abraham Quartet - Hôtel Bar Le Saint - Yves à Tréguier ( 22), le 25 mars 2016
Repost 0
Published by michel - dans Concerts
commenter cet article

Articles Récents