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10 juillet 2016 7 10 /07 /juillet /2016 18:19
Brosella Folk and Jazz Festival 2016 (Jazz Day) - Théâtre de Verdure- Bruxelles, le 10 juillet 2016

Brosella Folk and Jazz Festival 2016 (Jazz Day) - Théâtre de Verdure- Bruxelles, le 10 juillet 2016

Menu du jour ( boissons non comprises):

Bert Joris and Brussels Jazz Orchestra 15:00 Theatre Stage

Didier Lockwood and special guest Biréli Lagrène 16:30 Palm Hop Select Stage

Beverly Jo Scott and Bruno Castellucci Quintet 17:45 Theatre Stage

Ruben Machtelinckx 19:00 Palm Hop Select Stage

Richard Galliano New Musette Quartet 20:15 Theatre Stage

David Helbock's Random/Control 21:30 Palm Hop Select Stage

Billy Cobham Band 22:45 Theatre Stage

Même scénario que la veille, tu délaisses le projet de Bert Joris pour commencer ta chaude journée du côté de la Palm Stage qui attend Didier Lockwood et ses copains!

Le frais trentenaire, digne héritier de Stéphane Grappelli , s'est adjoint une équipe de choc pour électrifier Django et Grappelli, son influence majeure: à la guitare, Monsieur

Biréli Lagrène de champion, un monstre de la guitare manouche, à la contrebasse, à ne pas confondre avec le copain de John Oates, ni avec Darry Cowl, Monsieur Darryl Hall qui a prêté main forte à plusieurs sommités dont Charles McPherson, Flavio Boltro, Carmen Lundy ou Tineke Postma et last but not least, celle qui rejoindra les mousquetaires plus tard, Fiona Monbet, une élève de Didier Lockwood qui désormais vole de ses propres ailes et récolte lauriers sur lauriers.

Démarrage sur les chapeaux de roue avec 'Les Valseuses' de Grappelli , le thème du film de B. Blier ( fils) .

Lockwood en arpèges pour débuter puis une première envolée héroïque, suivie par une improvisation musclée de l'Alsacien, ça canarde dans tous les sens.

On poursuit par un classique de Django que ces joyeux artificiers transforment en rock furieux.

Deux morceaux en vingt minutes et un public estomaqué par toute cette énergie et virtuosité.

Place à un air composé par Birelli, 'Place du Tertre', c'est le travail tout en finesse de Darryl Hall qu'il faut admirer.

Un nouveau classique au menu, le thème du film "Le Magicien d'Oz", 'Over the rainbow'.

Lockwood lyrique, Lagrène électrique, Hall stoïque, le public en larmes!

Bruxelles, veuillez applaudir Mademoiselle Fiona Monbet, on va vous interpréter une mélodie que j'avais joué avec Grappelli lorsque j'avais 21 ans, 'Tiger rag'.

Quel est l'abruti qui affirme que le jazz est chiant, ces jeunes gens et la jeune dame expriment joie de vivre, bonheur et insolence.

Bruxelles jubile!

Un midtempo suit cette flambée rageuse, dans le parc Snoopy se fait entendre, Médor lui répond, les chiens ne sont pas tous mélomanes, ce qui ne déconcertent pas les artistes sur scène.

Lockwood nous la joue Peter Frampton au violon puis entame un duel avec la contrebasse, des cris d'enthousiasme fusent de partout.

Un signe de la main de l'organisation, cinq doigts levés, il reste 300 secondes pour envoyer un dernier swing acrobatique.

Django, là-haut s'amuse et nous fait un clin d'oeil, en bas, c'est l'euphorie!

C'était LE concert à ne pas manquer!

Beverly Jo Scott and Bruno Castellucci Quintet

Henri VdB tenait à avoir BJ à l'affiche et aussi le mafioso de la batterie, Bruno Castellucci!

On arrange ça, ils se produiront ensemble.

Catellucci en quintet comprenant Ron Van Rossum (piano), Jean-Paul Estievenart (trumpet), Joe Higham (saxophone), et Bart Denolf (double bass) et Miss Alabama 1979 accompagnée de Patrick Deltenre (guitar) et d'une petite protégée découverte par The Voice Carmen Araujo Santamaria!

Les jazzmen débutent par deux extraits de la bande sonore de 'Checkmate' composée par John Williams, dont 'The King Swings' .

Du crime jazz traditionnel permettant à chaque élément du combo de se mettre en valeur.

Mrs Scott se pointe, elle tient un feuillet dans ses mains, le texte de 'Caged Bird', écrit par

Maya Angelou, le poème a été mis en musique( du bluesy jazz) , l'interprétation de BJ nous rappelle les exercices de spoken word de Carla Bley ou de Laurie Anderson.

L'équipe Scott au complet avec l'arrivée de Patrick Deltenre et de la charmante Carmen.

Le jazz n'est pas une forme musicale inconnue pour la belgo-américaine, il y a un petit temps elle a présenté 'Satin Dolls' à La Tentation et tournera avec ce projet jazzy en automne.

Elle débute pourtant par un rhythm'n' blues dont elle a le secret, 'If you don't me like you used to'.

Sa voix rocailleuse et sensuelle vient caresser nos pavillons, les puristes du jazz vont se chercher une bière.

En duo avec Carmen, 'Dat Dere'... maman, je peux avoir ce gros éléphant là-bas...

Bien foutu, le timbre velouté de la petite convient admirablement pour ce titre repris par quelques ténors, Mel Tormé, Tony Bennett ou tenez-vous bien, Herman Brood.

La troupe enchaîne sur un Nina Simone, 'Day and Night' qui nous invite à nous initier au boogaloo.

BJ part se désaltérer, Carmen attaque 'Sister (Miss Celie's Blues)', le chef-d'oeuvre entendu dans The Color Purple.

Elle a du talent, Miss Araujo Santamaria!

Tu dis, BJ?

Il ne faut jamais tomber amoureux du barman...ça peut mal, ah, c'est pas à moi que tu t'adresses mais à Josiane, ça peut mal, non plus, Josiane ne boit pas, donc your song about drinking ne l'interpelle guère!

Carmen et BJ s'essayent à Dinah Washington, ' Is you is or is you ain't my baby'.

Chouette!

Merde, avec tous les cadeaux refilés à Henri on perdu du temps, faut adapter la playlist, mais je tenais à interpréter 'Cry me a river' de Julie London.

T'as bien fait, B J, c'était super.

'I don't mean a thing' termine le voyage!

Passage à la buvette avec ton copain Guy puis Richard Galliano New Musette Quartet!

'New Musette' , l'album, a été enregistré live à Sceaux en 1991, Galliano y était déjà flanqué d'une de nos gloires nationales, Philip Catherine, à l'époque Aldo Romano tenait les baguettes et Pierre Michelot maniait la contrebasse.

Ce soir Bruxelles verra Richard Galliano (accordion), Philip Catherine (guitar), Yaron Stavi (double bass), Hans Van Oosterhout (drums) et ça va valser et danser vieille garde à deux pas de l'Atomium.

Pour Baudelaire, ' Spleen', Catherine lyrique, Galliano souple et la rythmique classique.

C'est tout simplement beau!

Enchaînement sur une valse nerveuse, Catherine emporté par ses arpèges voit ses fesses se soulever de la chaise, l'accordéon gambade, des paysages vallonnés défilent sous tes yeux hagards, tu rêves pas comme la madame de Bashung, tu rêves de soleil, de collines et de vin frais.

La songerie se poursuit grâce à 'Laurita', joué tout en sensualité, puis logiquement vient 'L'Eternel désir' signé Catherine avant un exercice solitaire du maître français, une suite comprenant un thème de Granados et le fameux 'Libertango' d' Astor Piazzolla.

Repos pour Richard au coeur fatigué, le trio attaque, tout en douceur, le standard 'My funny Valentine'.

L'équipe au complet reprend 'Giselle' qui se trouve sur le 'New Musette' dont on t'a parlé au début de l'article.

Puis Richard s'empare d'un melodica/pianica et propose une romance avant d'achever le récital par le 'Tango pour Claude' en pensant au grand bonhomme de Toulouse, parti bien trop tôt!

Des images de 'Il Postino' s'imposent à ton esprit, tu as bien failli verser une larme.

Daar komt Bert: with these guys, every day is Valentine's day!

Bert, ne dis pas ça à ma femme!

Impasse sur David Helbock's Random/Control, tu attends celui que les Panama Papers ont surnommé le fusion king, Billy Cobbham, 72 piges, un palmarès que même Eddy Merckx envie: quelques points de repère, Miles Davis, Mahavishnu Orchestra, Santana, Mark-Almond, Jack Bruce, Grateful Dead, et +/- 146 albums en tant que leader dont le fameux début, 'Spectrum'.

Le concert de Brosella s'inscrit dans le cadre du 'Tierra del Fuego Tour' du nom d'un album qui devrait sortir dans le courant de l'année, le quatrième volume dédié à la mémoire de ses parents.

En attendant l'arrivée du band, tu contemples l'impressionnant drum kit du maître en te disant que ce matériel n'entre probablement pas dans une Twingo.

Les voilà, Jean-Marie Ecay (guitar), Christian Galvez (bass), Steve Hamilton (keyboards) and Camelia Ben Naceur (keyboards) et le chef dont le crâne peu garni est entouré d'un bandeau écarlate.

Un mot sur les musiciens, le Basque Jean-Marie Ecay semble diriger l'ensemble , il a, peut-être, eu l'occasion d'aller saluer Didier Lockwood avec lequel il a jadis joué. A la basse cinq cordes, the best latin american bass virtuoso currently playing the international jazz circuit, Christian Galvez, et deux jeunes claviéristes dont le pupitre est orné de partitions, Steve Hamilton qui prend le maître en photo tous les 1/4 h et la très appliquée Camelia Ben Naceur.

N'escompte pas de titres, il n'y a aucun point de repère, le nouvel album est toujours au stade de gestation, le band est d'ailleurs resté en résidence au Ronnie Scott's Jazz Club pour peaufiner le travail scénique.

Caché derrière ses toms et cymbales, le patron lance une première salve fusion en utilisant la fameuse technique gravity roll, ses complices multiplient les petits soli.

Les changements de direction sont légion, du groove tu passes vers une impulsion plus technique pour revenir à un semblant de funk, la guitare, à la manière d'un Allan Holdsworth, égrène ses notes sur un tempo affolant, tout cela semble complexe et en même temps très limpide.

La seconde plage sera tout aussi flamboyante puis Cobbham entame une troisième composition par un solo de batterie d'une précision diabolique, pas de tape à l'oeil, non de l'efficacité, il a également le mérite de laisser de l'espace à ses petits camarades de jeu, Christian Galvez en profite pour faire vrombir sa basse, ce qui était le signal pour que les synthés et la guitare se joignent à la fête.

Après ce fait d'armes, le bon Billy quitte ses baguettes, ses 10 toms, sept cymbales, quelques snare et bass drums et autres drum heads pour venir nous saluer et présenter son équipe, puis après un encart publicitaire, il retourne au turbin.

Après le drum solo, le band attaque une longue plage saupoudrée d'un passage latino.

Pour 'Cat un the hat' , personne n'a vu le chapeau, ni le matou, il utilise quatre sticks, tu te dis, allez, allez, fieu, c'est du cinéma, pas du tout, le solo est incandescent, le bassiste le relaye pour un solo raffiné , puis toute l'équipe termine ce midtempo en roue libre.

Du travail d'orfèvres.

Second passage derrière le micro avant d'entamer 'Tierra del Fuego' le titletrack du futur album.

Jean-Marie tient la petite Camélia, qui ne connait pas Alexandre Dumas, à l'oeil, un signe, non, attend, laisse Steve finir son exposé, oui, vas-y, c'est à toi, et ce qu'elle fait, elle le fait bien!

On est arrivé au bout de l'expédition, mais Billy ne peut pas quitter le théâtre sans un bis, o k, a short one, dit-il, un voisin murmure ' Red Baron'.

Billy Cobbham au bout d'un instant vient esquisser un pas de danse aux côtés de son lieutenant, quelques minutes plus tard, c'est bien fini.

Une masse imposante attend le maître au merch.

Un Brosella 2016 formidable s'achève!

Brosella Folk and Jazz Festival 2016 (Jazz Day) - Théâtre de Verdure- Bruxelles, le 10 juillet 2016
Brosella Folk and Jazz Festival 2016 (Jazz Day) - Théâtre de Verdure- Bruxelles, le 10 juillet 2016
Brosella Folk and Jazz Festival 2016 (Jazz Day) - Théâtre de Verdure- Bruxelles, le 10 juillet 2016
Brosella Folk and Jazz Festival 2016 (Jazz Day) - Théâtre de Verdure- Bruxelles, le 10 juillet 2016
Brosella Folk and Jazz Festival 2016 (Jazz Day) - Théâtre de Verdure- Bruxelles, le 10 juillet 2016
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10 juillet 2016 7 10 /07 /juillet /2016 08:05
La lumière s'est éteinte pour Geneviève Castrée et Danny Smythe

Geneviève Castrée, auteure de bande dessinée et musicienne québecoise, est décédée le 9 juillet, à 35 ans, des suites d'un cancer.

L'illustratrice collaborait avec l'Oie de Cravan et avec Reprodukt en Allemagne.

On lui doit huit publications.

Artiste multidisciplinaire, elle enregistre l'album "Tout Seul dans la Forêt en Plein Jour, Avez-Vous Peur?" et un 10 inch sous le nom de Woelv qui deviendra Ô Paon.

Elle collabore également avec le groupe The Watery Graves of Portland.

L'annonce de son décès a été communiquée par son époux Phil Elverum membre de The Microphones et de Mount Eerie.

Danny Smythe, le batteur d'origine des Box Tops que l'on entend donc sur les immortels 'The letter' ou 'Cry like a baby', est décédé le 6 juillet à 67 ans , il rejoint ainsi Alex Chilton au paradis des musiciens.

Danny, qui avait abandonné la musique, se retrouve pourtant derrière les caisses lorsque les Box Tops se reforment en 1996 et enregistrent un dernier album 'Tear off!' en 1998.

La lumière s'est éteinte pour Geneviève Castrée et Danny Smythe
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9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 20:00
Brosella Folk and Jazz Festival 2016 ( Folk Day) - Théâtre de Verdure- Bruxelles, le 9 juillet 2016

Brosella Folk and Jazz Festival 2016 ( Folk Day) - Théâtre de Verdure- Bruxelles, le 9 juillet 2016

Menu:

LOD 15:00 Theatre Stage

Pedro Caldeira Cabral 16:30 Palm Hop Select Stage

The Unthanks 17:45 Theatre Stage

Sarah Klenes and OakTree 19:00 Palm Hop Select Stage

A Filetta, Paolo Fresu and Daniele di Bonaventura 20:15 Theatre Stage

Kardemimmit 21:30 Palm Hop Select Stage

Sharon Shannon Band 22:45 Theatre Stage

Un extrait de l'historique:

Brosella Folk a vu le jour en 1977, à l’initiative de la Ville de Bruxelles. Le but était de redonner une nouvelle vie à cet amphithéâtre en plein air ; le Théâtre de Verdure (1932), oeuvre de l’architecte paysagiste Jules Buyssens, qui n’était plus utilisé depuis l’Exposition Universelle de 1958.

2016, le festival souffle 40 bougies et si Brosella est devenu un des plus grands festivals urbains en Europe, c'est en grande partie au Brusseleir in hart en ziel, Henri Vandenberghe, qu'il le doit.

2016, c'est l'année de la passation des pouvoirs, pour présenter les artistes de gruute patron est secondé par Bert Hilda Van der Cruyssen, mieux connu sous l'identité de Bert Kruismans, le Salvador Dali de Sint-Katherina-Lombeek s'en tire plutôt bien!

Le samedi, place au folk, sept noms à l'affiche, un choix s'impose!

LOD débute sous un soleil de plomb, devant un public déjà passablement nombreux, tu assistes à leur prestation en touriste, il te faut 25' pour serrer 89 mains connues et reconnaître les lieux.

A 16:30' tu es bien placé pour suivre le concert de Pedro Caldeira Cabral!

Trois protagonistes assis sur scène: Pedro Caldeira Cabral (Portugese guitar), Duncan Fox (double bass), Joaquim Silva (acoustic guitar).

La guitare portugaise a une forme de poire et possède douze cordes, Pedro Caldeira Cabral est considéré comme un maître absolu de cet instrument sans lequel le fado n'existerait pas. Le programme qu'il a l'intention de présenter cet après-midi à Bruxelles se nomme d'ailleurs ‘Labyrinth of the Portuguese guitar’, il survole cinq siècles de thèmes composés pour la "guitarra portuguesa".

'Fofa da Rozinha', une pièce d'un anonyme, datant du 18è siècle, ouvre la cérémonie.

Raffinement, virtuosité et pointillisme sont au rendez-vous.

Aucune annonce, le trio ébauche la suivante, une pièce mélancolique ( 'Modinha'?) datant de la même époque.

Les titres que nous avançons le sont avec les réserves d'usage, pas de setlist sur scène, mais un recueil de partitions sur chaque pupitre.

Pour les marins, ' O Fado do Marinheiro', un air finement ciselé, puis 'Fado Conde da Anadia'

Pas un mot, pas un sourire, les titres se suivent comme un chapelet récité dans un but de contemplation divine.

L'audience, attentive, observe un silence religieux, même les mioches écoutent sans broncher.

' Bailados do Minho', 'Naquele tempo', 'André de sapato novo' se succèdent.

Toute cette joliesse finit par lasser les moins patients qui se dirigent vers la buvette.

Le même cérémonial persiste, méthodiquement, les musiciens achèvent une tirade, choisissent une nouvelle partition et reprennent leur lecture, 'Variações em La menor' puis 'em mi menor' enchantent les puristes, tu entends encore 'Despertar' qui, d'après Antonio, signifie réveiller et comme tu risquais de t'assoupir, tu as quitté les Lusitaniens pour t'envoyer une Sagres au comptoir!

The Unthanks.

Le fleuron de Newcastle!

Le groupe des soeurs, Rachel et Becky Unthank, naît en 2004 ( jusqu'en 2009 il se produit sous l'appellation Rachel Unthank and the Winterset), l'an dernier il a sorti l'album ‘Memory box archives treasure 2005-2015’ qui retrace leur 10 ans de carrière, la même année sortait ' Mount the Air' qui reçoit une moyenne de 80/100 chez metacritic.

Bonjour, hello, on va vous abreuver the dark stories de chez nous, Newcastle, a small city, in Europe, and it will always be, insiste l'une des deux frangines.

Tu te mets à compter le nombre d'individus occupant le podium, outre les deux chanteuses, tu aperçois un string quartet féminin, sont annoncées par la brochure: Becca Spencer (viola), Kath Ord (violin), Gemma Kost (cello) et Niopha Keegan (violin, voice), une jolie trompettiste qui n'est pas Lizzie Jones mais Victoria Rule ( Elbow) , l'élément masculin se compose d' Adrian McNally (piano, voice, Fender Rhodes, percussion), Chris Price (double bass, bass, guitar) et de Martin Douglas (drums, percussion).

Les soeurs ouvrent par 'Felton Lonnin', un traditionnel du Northumberland.

D'emblée le public comprend pourquoi leur cocktail est taxé d' art folk: majesté, grandeur, arrangements amples et voix célestes, la troupe te transporte loin, très loin, dans un univers envoûtant.

Rachel et Becky enfilent des bottillons, une trompette concerto d'Aranjuez amorce ' Mount the air' , une seconde plage de plus de 10 minutes proche des oeuvres de groupes oubliés tels que Comus.

Une séquence de tap dancing termine le morceau.

Somptueux!

Niopha quitte ses copines pour prendre place derrière un harmonium, Becky on lead vocals pour le grave 'I wish, I wish' joué en formation réduite, les voix, un piano et l'harmonium.

Chris troque la contrebasse pour un instrument électrique, on nous prévient, la nouveauté, 'Hymn for Syria', a été jouée avec le Royal Liverpool Philharmonic Orchestra.

Effectivement, ce morceau sacré, chanté en close harmonies, présente un fond symphonique significatif , il est suivi par la ballade courtoise 'Madam'.

Toujours sur l'album ' Mount the Air', les filles proposent 'Flutter' au background trip hop.

Le piano entame le saccadé 'Lucky Gilchrist' scandé par trois voix et à la construction rappelant certaines compositions des Nits.

Nouvelle séance de claquettes, le morceau bourgeonne, s'arrondit, gonfle, avant de s'éteindre en douceur.

Une grosse claque pour suivre, la reprise magistrale de 'Shipbuilding' d'Elvis Costello .

Pas encore revenus de notre surprise, The Unthanks s'attaquent à une autre pièce majeure qui nous laissera sans voix, 'Starless' de King Crimson.

Les applaudissements se taisent, Rachel Et Becky se remettent à danser avant de reprendre 'Mount the Air' pour terminer ce concert grandiose!

Sarah Klenes and OakTree featuring Tcha Limberger (violin), Michel Massot (tuba, trombone), Magic Malik (flute, voice).


La carte blanche du jour, Sarah Klenes invite...

Oaktree ( Annemie Osborne/ violoncelle,Thibault Dille/ accordéon et Sarah Klenes/ chant) est né en 2008, sort ' A dos d'âmes' en 2012 et 'Well' deux ans plus tard.

Sarah fait également partie des Superluettes , de SaLLma’s Moles et de How Town.

Pour Brosella, la chanteuse a invité Tcha Limberger, Michel Massot et Magic Malik à se joindre au trio, les deux premiers ont d'ailleurs participé à la confection de 'Well'.

Du folk? Du jazz? De la chanson?

Un peu de tout ça, la formule proposée mélange le tout.

L'ensemble débute par une composition allègre du violoniste manouche ( 'Oufti Oufti') faisant la part belle aux vocalistes de la souriante Miss Klenes.

Michel Massot, étonnamment sobre en ce début de soirée, a écrit la suivante, une construction élastico-mélancolique ( 'L'eau -delà') basée sur des jeux de mots lunaires.

Yep, yep, yep,.. lance Sarah, Oaktree en trio attaque 'The Magicians' , un morceau/ conte de fées fébrile et malicieux.

Après un long exercice de vocalises, précédées de murmures, tandis que Magic Malik se tabasse le thorax , les cinq musiciens proposent un air mélancolique puis entament une oeuvrette signée Thibault Dille qui s'est inspiré du bruit d'une locomotive .

Cet esperanto ferroviaire et haletant groove sérieusement, ensuite la joyeuse clique entreprend une musette caoutchouteuse intitulée 'Zonder Naam', 'Pas de nom', pour les grévistes wallons nous dit Geert, le burger président .

'Change' est de la plume de Sarah que tu avais eu l'occasion d'entendre dans le Brussels Vocal Project, ici aussi rimes et associations téméraires se succèdent tandis que la voix ose des effets acrobatiques.

Une caisse claire, une nouvelle session de vocalises, quelques dérapages incontrôlés, une fugue lumineuse à la flûte puis un virage tango/cha cha cha arabo-andalou, ces braves gens osent tout.

Leur cocktail, aventureux, surprend et séduit.

Ce voyage diapré s'achève avec un poème mis en musique, ' Gau' qui est le prénom d'un petit garçon basque!


Impasse sur le concert de Paolo Fresu et Daniele di Bonaventura, 35' de file pour un boudin/ketchup!

Dernier passage à la Hop Stage pour Kardemimmit!

Durant leur set, les attractives finlandaises nous éclairent sur le choix et la signification de leur patronyme: où il est question de cardamone et des Spice Girls, dont elles étaient fans à leur début.

Elles sont quatre: Maija Pokela, Jutta Rahmel, Anna Wegelius et Leeni Wegelius ( des jumelles) , pas hideuses, chantent délicieusement et manient toutes le kantele, un instrument finlandais que tu peux comparer à une harpe croisée avec un zither.

Elles ont débuté en 2004 et ont déjà quelques enregistrements à leur actif, vraisemblablement, leur dernier méfait, 'Onni - Happiness', doit dater de 2015.

' Pilkoitettu' ( Distant love) entame le set, elles sont trois à manier le kantele, dont un exemplaire compte 38 cordes!

Harmonies aériennes et cristallines, on baigne en plein conte de fées nordique.

Next one is a lovesong ' Kun mun kultani tulisi' ( I Wish My Darling Came To Me).

Elles se souviennent être déjà passées en Belgique, à Gooik notamment, tiennent notre pays en haute estime, sortez les médailles, et proposent 'Toinen tähti / The Other Star' composé par l'une des frangines.

Les filles utilisent tour à tour l'instrument à 38 cordes ou se contentent du modèle réduit que tu peux trouver sur Ebay pour 250€.

'Tuonen Tyttö' - Maiden Of Death est une composition plus ancienne, et telles les sirènes d'Ulysse, la déesse de la mort émerge des eaux et vient chercher les âmes des défunts.

Faut songer à se procurer les contes et légendes d'Helsinki!

Avec le traditionnel 'Tulikipuna' / Origin of Fire, on revient au dernier album avant de se payer un crochet par la Norvège, le cantique 'Laulu päivälle' - A New Day évoque la beauté du jour naissant.

Pureté est le terme qui décrit le mieux ce que proposent ces accortes demoiselles.

'Keinukallio' - Singing Girl is about how boys can be stupid, ce titre est suivi de ce qu'elles estiment être our happiest song, 'Lemmenlaulu' / Love Song, la seule mélodie, presque pop, qui ne baigne pas dans un écrin de mélancolie.

Le fringant 'Huoleton Rakkauslaulu' (Carefree Love Song) est originaire de Suède et avec '

Metsän Ukko' / Spirit of the Forest on revient dans le domaine du mystique médiéval.

Les filles terminent par une adaptation hongroise de Roméo et Juliette, ' Häpeään joutunut tyttö' - Fallen Girl.

Fraîcheur, grâce et exotisme, un concert plaisant!

Il est 22:45', tout le monde est prêt pour le bouquet final: Sharon Shannon Band!

La semaine dernière, la madame du County Clare avait enflammé Gooik, ce soir c'est Bruxelles qui y a droit.

A l'acoustique, Jim Murray, au fiddle et mouth percussion, l'homme au chapeau, Sean Regan et aux claviers et guitares électriques, Alan Connor!

Sharon, autrefois membre des Waterboys, malmène son petit accordéon et, de temps en temps, vient souffler dans un tin whistle soigneusement emballé dans son étui d'origine.

La démonstration débute par une suite, 'The Neckbelly reels', elle n'avait pas besoin d'ajouter we're gonna play lots of lively tunes tonight, on avait d'emblée pigé!

Avanti pour une polka farouche, 'Coridinio' puis elle envoie le virevoltant 'Sandy River Belle', Brosella frappe des mains.

Sur scène le groupe s'amuse, la minuscule flûte apparaît pour 'Rathlin island ' de Peter Brown, premier numéro de beatboxing de Sean.

Alan saisit sa guitare électrique et c'est lui qui chante le fameux 'Midnight Special' , le traditionnel popularisé dans nos contrées dans la version du Creedence.

Le truc rocke salement puis Sean et Jim nous balancent a couple of reels from the West of Ireland.

Sharon reprend du service et propose un titre datant de 1691 ou dans ses eaux, ' Slow Air' ou 'Marbhna Luimni', un lament inusable.

On revient aux reels avec une toute nouvelle suite baptisée ' Rusheen bay' , celle-ci inspire une quinzaine de couples qui se mettent à virevolter sur le gravier.

La bonne humeur de l'assistance rejaillit sur les musiciens qui redoublent d'énergie, l'intro de 'Blackbird' ressemble bizarrement à la 'Femme libérée' de Cookie Dingler, impression qui disparaît lorsque l'accordéon se met à gambader avec désinvolture.

' Cavan Potholes' reçoit la visite de Sting qui se sent comme un étranger à New-York, les loops permettent aux musiciens de digresser à l'envi, Bruxelles bout!

Le tempo ne faiblit pas, les reels fougueux se succèdent, pour rire on y insère un extrait de 'Black Betty' puis on passe à 'The mouth of the Tobique' suivi par la 'Galway Girl' de Steve Earle transformé en singalong fou.

L'amphithéâtre est transformé en pub de Toonagh, elle embraye sur 'The Penguin', sourit, pose pour les photographes et salue l'assistance qui réclame le dessert, la fête prend fin avec les nerveux 'Bungee jumpers'.

See you tomorrow, Brosella!



Brosella Folk and Jazz Festival 2016 ( Folk Day) - Théâtre de Verdure- Bruxelles, le 9 juillet 2016
Brosella Folk and Jazz Festival 2016 ( Folk Day) - Théâtre de Verdure- Bruxelles, le 9 juillet 2016
Brosella Folk and Jazz Festival 2016 ( Folk Day) - Théâtre de Verdure- Bruxelles, le 9 juillet 2016
Brosella Folk and Jazz Festival 2016 ( Folk Day) - Théâtre de Verdure- Bruxelles, le 9 juillet 2016
Brosella Folk and Jazz Festival 2016 ( Folk Day) - Théâtre de Verdure- Bruxelles, le 9 juillet 2016
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9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 13:17
BALKUN BROTHERS - Cognac Blues Passions - Tonic Day - 9 juillet 2016 à 19h45

BALKUN BROTHERS -Cognac Blues Passions - Tonic Day - 9 juillet 2016 à 19h45

BALKUN BROTHERS – Festival Blues Passions, Cognac (FRA) – 2016.07.09

Setlist :
01.Been Drivin'.
02.New Rocket.
03.So High, So Low.
04.Keep Me Warm.
05.Don't Be Afraid.
06.Devil On TV.
07.Mean Town Blues. (Johnny Winter cover)
08.I Know What You Did.

Voilà un des groupes que je voulais absolument découvrir lors du festival : Balkun Brothers.
« A l'origine nous étions trois » me confie Steve le guitariste et chanteur du duo Stoner venu de Hartford, Connecticut, USA « mais le bassiste est devenu médecin et il n'a pas pu continuer. » Alors c'est accompagné de Nick à la batterie que les frères Firey ont décidé de continuer leur route.
Tous deux sont fans des Red Hot Chili Peppers, de Johnny Winter et de Led Zeppelin pour ne citer que ceux-là. La musique des Balkun Brothers porte en elle tout cet héritage additionné d'une dose de puissance très moderne qui fait qu'on est captivés dès le départ par la dynamique et la puissance qui se dégagent du groupe.
Quand je les entends et les vois sur scène, un nom me vient immédiatement à l'esprit : Grand Funk Railroad ! Ils en ont toute la puissance destructrice, on se croirait revenu aux heures de gloire du groupe de Mark Farner. La musique de la Firey connection est bourrée d'adrénaline et de blues, le blues sale, celui qui dégouline le long des murs des caves enfumées et sent la poudre. Magnifique interprétation de « Keep Me Warm » et très bel hommage à Johnny Winter avec la reprise de « Mean Town Blues ».
Remarqués par Popa Chubby, le bad boy du blues, celui-ci décide de produire « Balkun Brothers » leur nouvel album. Belle reconnaissance !
Si j'ai un conseil à vous donner, c'est d'aller les voir en concert dès qu'ils reviendront en Europe, c'est véritablement un groupe qui prend toute sa dimension sur scène. Deux frères très sympathiques que je remercie pour le temps qu'ils m'ont accordé en toute décontraction avant leur concert qui reste mon coup de coeur de ce festival de Cognac.

Mitch « ZoSo » Duterck

BALKUN BROTHERS - Cognac Blues Passions - Tonic Day - 9 juillet 2016 à 19h45
BALKUN BROTHERS - Cognac Blues Passions - Tonic Day - 9 juillet 2016 à 19h45
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9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 11:47
Michel Polnareff - Cognac Blues Passions ( Blues Paradise ) - 9 juillet 2016 à 23h15

Michel Polnareff - Cognac Blues Passion ( Blues Paradise ) - 9 juillet 2016 à 23h15

MICHEL POLNAREFF - Festival Blues Passions, Cognac (F) - 2016.07.09
C'est le Grand Soir, voici celui que "tout le monde" attend, du moins c'est à espérer si on veut remplir un peu plus l'espace du festival situé dans le magnifique parc de la charmante petite ville de Cognac. "L'Amiral", c'est son surnom, est de retour! A 72 ans depuis le 3 juillet dernier, le natif de Nérac (Lot-et-Garonne) est le doyen du festival, cuvée 2016. J'espère que ça ne lui portera pas malheur et qu'il ne va rien se casser, surtout pas la voix! Auteur-compositeur-interprète, Michel ne laisse jamais indifférent, comme tous les Michel d'ailleurs. On aime ou on n'aime pas ces mecs qui séduisent, l'air de ne pas y toucher et entraînent dans leur sillage une cohorte de fans qui suivent leurs moindres changements de direction, un peu à la manière d'un banc de poissons.
Au cours de sa très longue carrière faite d'ombre et de lumière, celui qui s'est expatrié aux Etats-Unis a connu bien des succès avec des titres comme "Love Me, Please Love Me", "La Poupée qui fait non", tube sur lequel on retrouve d'ailleurs Jimmy Page, futur Led Zeppelin, à la guitare, sans oublier le magnifique "Bal des Lazes", "Je suis un homme" ou encore l'intemporel "Lettre à France". Celui qui fut longtemps considéré comme le symbole d'une jeunesse décadente ne lâchera jamais prise et traversera les modes et les époques pour arriver en cette année 2007 au cours de laquelle il sortira de son mutisme pour effectuer son grand come-back, lui qui n'avait plus rien à prouver. Allez, c'est parti, bonne soirée, on se retrouve d'ici peu pour la suite de cet article qui te tient déjà en haleine fidèle lecteur, je le vois bien.
Setlist :
01.La Poupée qui fait non.
02.Je suis un Homme.
03.L'Amour avec toi.
04.Sous quelle étoile suis-je né?
05.L'Homme qui pleurait des larmes de verre.
06.Qui à tué Grand-Maman?
07.Lettre à France.
08.Love me, please Love me.
09.Le bal des Laze.
10.Guitar solo /Smoke on The Water.
11.La Mouche.
12.Holidays.
13.Tam-Tam.
14.Je t'aime /Purple Rain.
15.Dans la rue.
16.Y'a qu'un cheveu.
17.Goodbye Marylou.
18.Tout, tout pour ma Chérie.
19.On ira tous au Paradis.
Enfin, voilà secrètement celui que j'attendais! Quoi? Ce n'est pas incompatible d'écouter Led Zeppelin, Motörhead, Piotr Ilitch Tchaïkowsky ou Michel Polnareff, la preuve, c'est l'éclectisme qui nous enrichit, pas l'élitisme, ni le sectarisme.
On aura fini par être presque sold-out au cours de cette 23 ème édition du Festival Blues Passions de Cognac et c'est tant mieux. J'ai toujours aimé Michel Polnareff parce qu'il était différent, anti-conformiste, un auteur-compositeur-interprète de génie, capable de faire un tube d'une petite chanson à l'apparence anodine qui parle d'une poupée et, d'autre part, de sortir quelques opus qui étaient déjà des chefs-d'œuvre dès leur naissance. J'en veux pour preuve le monumental "Bal des Laze", un moment de magie lors du concert, une orchestration divine, et une interprétation à tomber. Michel Polnareff a toujours su choisir et s'entourer au niveau des musiciens qui l'accompagnent, c'est ainsi qu'un de ses deux guitaristes solistes n'est autre que l'immense Tony McAlpine, un métalleux fou, capable de jouer un solo d'enfer de la main gauche sur sa guitare Ibanez tandis qu'il en joue un autre tout aussi démentiel de la main droite au clavier. Rien que ça! Petit clin d'œil à Deep Purple avec "Smoke On The Water" et hommage à Prince avec "Purple Rain" en medley.
L'ambiance est excellente et le public répond instantanément aux sollicitations participatives de l'artiste toujours caché derrière ses célèbres lunettes à montures blanches. L'homme est campé sur ses jambes écartées à la manière d'un frontman de Hard-Rock
Au niveau vocal, Michel n'a rien perdu de sa légendaire tessiture qui en a fait pâlir plus d'un(e) et son jeu de piano est toujours aussi efficace. Ce n'est pas le hit mondial "Lettre à France" qui me démentira. Les musiciens, français, américains et canadiens qui l'accompagnent sur scène sont tous des monstres d'efficacité dans leur domaine respectif et les quatre choristes ajoutent encore à la beauté harmonique et visuelle de l'ensemble, du moins en ce qui concerne trois d'entre elles. C'est parfait, tout simplement.
"J'ai lu dans les journaux qu'on se demandait ce que Michel Polnareff faisait à un festival de Blues" déclare le chanteur. Il répondra en musique tout au long du concert, c'était la plus belle façon de faire taire ses détracteurs. Petite récréation country-rock pleine d'humour avec "Y'a qu'un cheveu" auquel le public participe sans retenue, c'est frais et malgré son aspect faussement improvisé, je peux vous dire que tout est réglé au millimètre. "Goodbye Marylou" termine ce show en beauté avant les deux rappels prévus pour ce concert mémorable. "Tout, Tout pour ma Chérie" oh oui dis! Et on se quitte en chantant "On ira tous au Paradis". Michel nous salue sous les ovations du public. C'est en le voyant marcher qu'on pense à ses 72 ans. A aucun moment du concert, on n'aurait pu lui mettre d'âge car le rock et le blues qu'il dégage n'en n'ont pas. Merci Monsieur Polnareff, vous êtes un roi.
Désolé pour la qualité des photos mais les restrictions imposées par le management de l'artiste empêchaient l'utilisation d'un matériel plus performant ce soir là à moins d'y être expressément autorisé.
Mes plus vifs remerciements à Melle Gwenaëlle Tranchant, Directrice de Communication, ainsi qu' à Mr. Dany Mourguet, ancien président du festival, et harmoniciste de talent pour leur aide précieuse et leur compréhension. A l'année prochaine.

Mitch "ZoSo" Duterck

Michel Polnareff - Cognac Blues Passions ( Blues Paradise ) - 9 juillet 2016 à 23h15
Michel Polnareff - Cognac Blues Passions ( Blues Paradise ) - 9 juillet 2016 à 23h15
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8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 16:56
Bojkott at De Mèt Duvelt - Asse - le 8 juillet 2016

Bojkott at De Mèt Duvelt - Asse - le 8 juillet 2016

Asse en été, depuis juillet, chaque vendredi la ville propose un concert gratuit sur la place du marché, le premier événement dans la série De Mèt Duvelt s'est déroulé sous la pluie le 1 juillet: 't Schoon Vertier trotseerde de regen met een grote glimlach concluait le comité organisateur.

Une météo nettement plus clémente attend les spectateurs pour le concert de Bojkott !

A 20h pile, les quatre boycotteurs et une madame qui rejette tout sont prêts à en découdre.

Les partisans de l'embargo sont nés du côté de Vilvorde au terme de l'année 2014.

Sont tout jeunes, avances-tu!

Rien n'est moins vrai, à première vue ils ont connu quelques guerres, Stijn De Nollin ( Triple B (Breath Between Bromance), le cadet tenant les baguettes fait sensiblement baisser la moyenne d'âge , quant aux autres, ils n'ont plus 20 ans depuis longtemps, nous signale Reggiani: Agna Taelman, que certains ont vu chanter aux côtés du charmezanger Guido Belcanto ou au sein des groupes Kopstoot Gerda ou 44 Brushes, a du métier et du charme à revendre, les deux guitaristes Didier Pacou et Rony De Mulder ( 44 Brushes) connaissent toutes les ficelles du job, ils alternent les soli et le travail en rythmique et enfin à la basse, dans le plus pur style Bill Wyman/John Entwhistle, on n'est pas ici pour rigoler, un mec que t'as déjà croisé lors de festivals blues ou concerts rockabilly dans tout notre immense royaume, Erik Van den Brande!

Genre?

Des covers, quelques compositions propres de Urban Power Play Sound ( marque déposée), disons du rock, sorry Agna, qui a des couilles et pas des en caoutchouc!

' Don't take a walk' , l'article qui engage le show te fait d'emblée songer à Guano Apes, les Allemands qui, en 1997, avaient cassé la baraque avec 'Open your eyes', pas que Bojkott se soit mis au rap metal, mais l'énergie et la voix rentre-dedans d' Agna présentent des similitudes avec le timbre de Sandra Nasić.

Ils enchaînent sur le vigoureux 'Time' qui progresse sur les mêmes sentiers rocailleux.

Non, ce n'était ni le 'Time' de Prince, ni 'Time is on my side' des Stones, mais la suivante était bien le 'These boots are made for walking' de Lee Hazlewood.

Mevrouw Taelman, a tall lady, introduit la rengaine d'un rire satanique, les copains transforment le tube de Nancy Sinatra, Eileen ou Conny Kampla en champ de bataille conjugal sanglant.

A deux mètres du podium, un fan carburant à la pils, sans additifs, lance allez, allez, alles geven!

C'est leur intention, ils déterrent le glorieux post-punk des Passions ' I'm in Love with a German Film Star' suivi par une plage gravée sur leur EP quatre titres, 'Hurricane', du coup, le vent se lève!

Asse, it's time for some romantic power play avec l'hymne consacré à la jalousie, 'Jolene'.

Faudrait un jour que tu l'appelles, cette Jolene!

Après la country il est temps de rejoindre les croisés en route vers 'Jerusalem'!

Steve Earle?

Non, Anouk!

Les guitares canardent, le gamin se démène, la basse assure et la madame convainc, une présence tonique et sensuelle, Asse ne s'emmerde pas ce soir!

C'est assommant à la fin, ils nous assènent un nouveau morceau dont le titre est célèbre, 'Live and let die', mais qui n'a rien à voir avec ce que l'auditoire connaît, donc tu peux oublier McCartney...it's a humiliation...tu l'as dit, Agna!

On dédie la suivante, ' Feel the love' de Rudimental, à Ludo le patron du bistrot qui nous a dépannés en nous fournissant un local de répétition.

Détails, la version Bojkott ressemble plus à du Texas qu'à du drum'n'bass!

Agna ne représente pas tout à fait l'image que tu te fais de la douce Cendrillon, 'Cinderella' est plutôt du genre je sais ce que je veux et je l'obtiendrai!

Pas gentil de faire des blagues, 'Don't Sit Down 'Cause I've Moved Your Chair' des Arctic Monkeys cogne dur.

Après les plaisanteries, Agna, que personne n'oserait qualifier de Dumb Blonde, entame un numéro de racolage polisson, hey babe , 'Sugardaddy' do you fancy me;..euh, c'est à moi que tu causes, grands sourires, euh, oui, madame, t'es plaisante à regarder, quoi, add some ice, merde, j'ai pas emporté le frigo, je reviens, je vais au bistro et te ramène des glaçons, tu rappliques pour voir qu'elle t'a déjà oublié et se colle à la lead guitar..

Les femmes sont versatiles!

Le petit jeu se perpétue, 'For what it's worth' n'est pas le titre de Buffalo Springfield.

Quoi, tu veux éveiller la bête, non, je ne vais plus quérir de la glace, bien essayé, poupée!

And now, ladies and gents, a proto punk anthem datant de 1965, The Sonics - 'Strychnine'!

Pas moins nerveuse, la suite 'Rise and fall' et ' Lock off the door' avant le hit de Billy Idol 'Dancing with myself'.

Présentation de l'équipe, puis un extrait de la Belpop geschiedenis, 'You' de Scooter.

Piet Van Den Heuvel vous remercie.

Avant de nous diriger vers Grimbergen, on se produit au vliegveld à 23h, pour vous tous, jeunes gens et jeunes filles, l'ode à la jeunesse des Undertones, 'Tenage Kicks', en passant on y insère 'One Way Or Another' de Blondie.

See you, Asse!

Un bis?

Rap, dan...

On refait 'For what it's worth' et notre eigen nummer ' Rise and fall'.

En voiture, Grimbergen, here we come!

Bojkott at De Mèt Duvelt - Asse - le 8 juillet 2016
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8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 07:54
MARIANNE FAITHFULL - Cognac Blues Passion ( Blues Paradise ) le 8 juillet 2016 à 21h45

MARIANNE FAITHFULL - Cognac Blues Passion ( Blues Paradise ) le 8 juillet 2016 à 21h45

Setlist :

01.Give My Love To London.

02.The Stations.

03.Broken English.

04.As Tears Go By.

05.It's All Over Now, Baby Blue.

06.Corrina, Corrina.

07.Crazy Love.

C'est fou mais le site du festival est à moitié vide, ou à moitié rempli, à vous de choisir, c'est selon votre degré d'optimisme. Il faut croire que les anciens n'ont pas la cote et c'est le cas pour l'ex petite amie de Mick Jagger. Cette Londonienne de 70 ans, issue d'une famille d'aristocrates est la petite fille du célèbre écrivain Leopold von Sacher-Masoch. En lisant son nom, vous devez vous apercevoir que les consonances ne vous sont pas tout à fait étrangères, ça y est? Toujours pas? Sado-masochisme! Oui, ça vient de ce brave homme, alors pour les adeptes voilà une bonne question à poser à votre partenaire avant punition. Nous, on s'en cogne puisqu'on est là rien que pour Marianne. A la fois actrice et chanteuse, la diablesse a un passé culturel et sentimental très sulfureux que je n'évoquerai pas ici.

Ça fait peine à voir mais c'est appuyée sur un bâton de marche d'une part et sur le bras bienveillant de son assistant d'autre part, que la vieille dame traverse la scène où l'attend un grand fauteuil clouté, recouvert de velours rouge. Oui, c'est presque irréel, Marianne a physiquement mal vieilli et le temps a laissé ses marques dans l'organisme de celle qui a tout connu lors des années d'or de Londres et des Rolling Stones, du Paris de Jean-Luc Goddard et de Serge Gainsbourg. Assise sur son trône de vieillesse, elle tourne avec difficulté les pages de son chansonnier, choisissant le répertoire avec hésitation. Elle s'exprime un peu en français et sourit en remerciant ce public pourtant clairsemé qui la soutient et l'ovationne, du moins, ceux qui sont debout devant la scène.

La voix est toujours pareille à elle même mais sans doute un peu moins dominante, moins assurée. Marianne souffre dans sa chair car elle vient à nouveau de se briser un pied et elle devra écourter son concert qui ne durera que...43 minutes!

Et pourtant en 43 minutes, elle va faire passer une émotion qui donne la chair de poule, notamment avec ce superbe "Broken English" ou encore avec "Crazy Love" co-écrit par Nick Cave. Autour de moi, les réflexions parfois méchantes et les moqueries fusent. C'est vraiment idiot, mais que voulez vous, l'être humain est ainsi fait qu'il a besoin de se débarrasser de ses propres frustrations en déchargeant son agressivité sur un plus faible.

Pour ma part, Mariane Faithful m'a ému jusqu'au frisson de par sa gentillesse, sa fragilité mais aussi de par sa sincérité. Je lui pardonne ce concert trop court et ses petites hésitations dans l'exécution de son répertoire. Allez, prenez soin de vous, Madame Faithfull, et bonne chance.

Mitch "ZoSo" Duterck

MARIANNE FAITHFULL - Cognac Blues Passion ( Blues Paradise ) le 8 juillet 2016 à 21h45
MARIANNE FAITHFULL - Cognac Blues Passion ( Blues Paradise ) le 8 juillet 2016 à 21h45
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7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 06:55
The Cranberries - Cognac Blues Passion - Blues Paradise - 7 juillet 2016 à 23h15

The Cranberries - Cognac Blues Passion - Blues Paradise - 7 juillet 2016 à 23h15

THE CRANBERRIES - Festival Blues Passions, Cognac (F) - 2016.07.07

Setlist :

01.Analyse.

02.Animal Instinct.

03.Wanted.

04.Linger.

05.When You're Gone.

06.Dreaming My Dreams.

07.Just My Imagination.

08.Ode To My Family.

09.Free To Decide.

10.I Can't Be With You.

11.Conduct.

12.Schizophrenic Playboys.

13.Salvation.

14.Ridiculous Thoughts.

15.Zombie.

16.Empty.

17.You And Me.

18.Promises.

19.Dreams.

Grande première en ce qui me concerne avec ce concert des Cranberries. Formé à Limerick, Irlande, en 1989, le groupe conduit par la chanteuse Dolores O'Riordan et les frères Hogan connaîtra le succès mondial avec le titre "Zombie" et l'album "No Need To Argue" en 1994. Voilà, le décor est planté. Maintenant voici que surgit le dilemme: soit je fais preuve d'honnêteté artistique et je vous livre mon vécu, sans voiles, sans vouloir rien cacher, ou bien, a contrario, je pommade pour être bien vu et je fais profil bas, pas de vagues. J'ai toujours dit les choses telles que je les vivais, telles que je les ressentais et, cette fois encore, je ne dérogerai pas à la règle.

Alors voilà : j'ai rarement assisté à une prestation aussi peu inspirée, aussi plate de la part d'un groupe professionnel. J'ai eu l'impression d'être assis au premier rang à la fête de la paroisse, celle au cours de laquelle les familles viennent au grand complet, applaudir à tout rompre, les efforts maladroits d'une marmaille venue distraire le quotidien terne et insipide d'une vie tellement rangée et prévisible, une vie qui ne comporte ni vagues, ni saveurs, une vie qui passe et coule comme un long fleuve tranquille. Il faudra attendre la fin du concert (?) pour que ça "vive" un peu. A certains moments, le chant est carrément faux! Impensable de la part de professionnels de ce niveau. Il n'y a aucun relief, tous les morceaux sont d'une platitude à faire peur. J'attendais "Zombie" avec un espoir d'explosion, de délivrance mais là non plus il n'y aura aucun feu d'artifice, tout au plus, un pétard mouillé. Ce Zombie là n'aurait même aucune chance de figurer dans la série "The Walking Dead" croyez-moi. Il est plus mort que mort.

Le concert va tirer en longueur pendant 1h22, introduction comprise. C'est moins que ZZ Top qui ont au moins une excuse au niveau de leur âge et en plus ils ne jouent, ni ne chantent faux eux! Dolores parvient même à nous taper des notes carrément à côté de la plaque pendant le simpliste solo de "Zombie", un comble! Puisque je me suis déplacé, je vais rester jusqu'au bout mais ce ne sont pas les quatre rappels ni la gentillesse de Dolores qui me feront changer d'avis. Les Cranberries n'avaient aucune saveur hier et le repas qu'ils nous ont offert me reste sur l'estomac, c'est vraiment difficile à digérer. Ah oui, tiens, tant que j'y pense, il y avait plus de monde que pour Iggy Pop. Allez, croisons les doigts pour Marianne Faithfull ce soir.

Mitch "ZoSo" Duterck

The Cranberries - Cognac Blues Passion - Blues Paradise - 7 juillet 2016 à 23h15
The Cranberries - Cognac Blues Passion - Blues Paradise - 7 juillet 2016 à 23h15
The Cranberries - Cognac Blues Passion - Blues Paradise - 7 juillet 2016 à 23h15
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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 12:39
Iggy Pop - Cognac Blues Passion ( Blues Paradise ) 6 juillet 2016 à 23h15

Iggy Pop -Cognac Blues Passion ( Blues Paradise ) 6 juillet 2016 à 23h15

IGGY POP - Festival Blues Passions, Cognac (F) - 2016.07.06

Setlist :

01.No Fun.

02.I Wanna Be Your Dog.

03.The Passenger.

04.Lust For Life.

05.Five Foot One.

06.Sweet Sixteen.

07.Skull Ring.

08.1969.

09.Sister Midnight.

10.Real Wild Child (Wild One).

11.Nightclubbing.

12.Some Weird Sin.

13.Mass Production.

14.Repo Man.

15.Sunday.

16.Break Into Your Heart.

17.Gardenia.

18.Seek And Destroy.

19.Down On The Street.

20.Neighborhood Threat.

21.Tonight.

22.Wild America.

Apres un délire en voiture et une crise de fou-rire avec mes amis Jean-Michel et Martine au cours duquel nous invoquons entre autres Raoul et Raymond, nous y voilà enfin!

Le panneau d'entrée de la ville Indique "Cognac". C'est désormais une tradition, chaque année, j'attends ce rendez-vous comme on attend le messie, pas Lionel, l'autre: le Festival Blues Passions. Je retrouve avec plaisir ma chambre dans le domaine de Charente-Maritime qui me fournit le gîte pour cette 23 ème édition.

Première grosse tête d'affiche : Iggy Pop.

James Newel Osterberg Jr. né le 21 avril 1947 à Muskegon, Michigan porte ses presque 70 ans avec plus ou moins de bonheur. Son corps affiche les traces des excès de l'iguane depuis ses années Stooges. Chaque cicatrice raconte une histoire, témoigne d'une expérience douloureuse tout comme la claudication importante dont il est frappé depuis des années. Iggy, c'est un témoignage vivant d'un passé historique, social, politique et économique d'une Amérique en pleine mutation. C'est le Detroit bouillant des années 60 et 70, celui de l'industrie automobile qui va peu à peu sombrer dans le chaos de la crise pétrolière de 1973, entraînant dans son sillage une économie mondiale reposant sur le capital.

Un concert d'Iggy Pop, d'habitude, ça sent le souffre, la révolte, l'agression. Notre homme s'y entend pour provoquer et pousser le public à déborder le service de sécurité, à envahir la scène.

Hier, rien de tout ça, mis à part un noyau d'une vingtaine de jeunes qui "moshent" de temps à autre, l'assistance est sage et l'iguane n'en remet pas non plus. Sans doute que les récents événements terroristes de triste mémoire ont généré toute une série de mesures de sécurité qui conditionnent le concert de celui que l'on considère comme le grand-père du punk. Tout comme Lemmy, Iggy Pop est un musicien respecté par ses pairs, quelle que soit leur appartenance musicale. C'est sans doute. parce qu'il est, lui aussi, quelqu'un de vrai, d'authentique, un gars qui ne triche pas. Malheureusement, à l'image de Lenny Kravitz en 2015 et de Robert Plant en 2014, Iggy n'accorde pas d'interviews, dommage. Ce qu'il a à dire, il le fait sur scène et en musique, avec un langage fleuri où le "F Word" est omniprésent.

Il est 23.15, c'est parti! Deux immortels des Stooges pour débuter : "No Fun" suivi des aboiements de "I Wanna Be Your Dog" annoncent "The Passenger" et "Lust For Life" les deux gros hits de l'album éponyme. L'album qui porte la griffe de David Bowie et qui relance, à l'époque, un Iggy Pop en pleine tourmente. On n'affiche pas "sold out" loin s'en faut, la demi-finale de l'Euro 2016 opposant le Portugal au Pays de Galles y serait-elle pour quelque chose? Si c'est le cas, il n'y aura personne pour les Cranberries ce soir car la France rencontre l'Allemagne.

On s'en fout après tout, nous sommes là pour la musique non? J'ai un faible pour le répertoire des Stooges et "1969" me fait bouger sur un riff endiablé. Mon coup de coeur ira à "Real Wild Child (Wild One)" j'adore ce titre. Il y a des trucs comme ça qu'on ne peut pas expliquer et qui vous prennent aux tripes, dont acte. Dans mon voisinage, une superbe représentante du sexe opposé se trémousse avec sensualité, un peu comme un vaisseau du désert. Tempo plus lent, presque obsédant, avec le superbe "Nightclubbing".

Cette première heure de concert est vraiment bonne et puis, à mon humble avis, c'est la faute de goût, l'erreur de programmation dans la setlist avec 4 titres par trop linéaires, quatre morceaux trop semblables qui font retomber l'ambiance. Pendant une vingtaine de minutes, on sent du flottement dans l'assistance, certains quittent le concert. Ces morceaux (de 14 à 17 voir serlist) vont tuer l'ambiance et il faudra attendre un retour aux hits des Stooges que sont "Seek And Destroy" et " Down On The Street" pour retrouver un regain d'enthousiasme. Iggy s'amuse et ça se voit, il rappelle ses musicien par deux fois pour nous gratifier de "Tonight" et de "Wild America" qui termine ce show. Une heure quarante-deux minutes de concert, c'était bien, mais pas transcendant, il manquait cette étincelle de folie que je n'ai pas vue briller dans les yeux de l'iguane. À bientôt 70 ans, peut-il encore allumer un feu d'enfer? Pas sûr. Mais ne vous méprenez pas sur mes propos, j'ai passé une bonne soirée.

Mitch "ZoSo" Duterck

Iggy Pop - Cognac Blues Passion ( Blues Paradise ) 6 juillet 2016 à 23h15
Iggy Pop - Cognac Blues Passion ( Blues Paradise ) 6 juillet 2016 à 23h15
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5 juillet 2016 2 05 /07 /juillet /2016 14:47
Décès récents: Delmark 'Delus' Spence, Renée de Haan, Don Friedman, Rob Wasserman, Scotty Moore, Mack Rice

Delmark 'Delus' Spence, le dancehall performer , a mis fin à ses jours à Kingston, fin juin.

Il débute en 2005 avec le groupe Sojah avant de se lancer solo.

L'an dernier il sortait encore le EP 'Public Relations'!

Renée de Haan, née à Amsterdam en 1954, s'était spécialisée dans la levenslied, un genre que Guido Belcanto a porté au sommet.

On lui doit une petite dizaine d'albums et quelques hits mineurs dont 'Mannen (Steeds weer de verkeerde)'!

Un cancer des intestins l'a emportée ce week-end!

Le pianiste de jazz Don Friedman, décédé le 30 juin, est souvent comparé à Bill Evans pour son jeu introspectif.

Il aura joué avec quelques grands noms de la scène jazz dont Dexter Gordon, Chet Baker, Ornette Coleman, Booker Little, Jimmy Giuffre ou Clark Terry.

Sa disco en tant que leader se chiffre à 17 volumes, mais son nom est cité sur une belle brochette d'albums comme accompagnateur.

Un hommage d'un admirateur:

Don Friedman had a long career - at least 60 years - and remained true to himself and the music. Much to be said for that.

Thank you, Mr. Friedman.

Rob Wasserman, the Grammy-winning bassist whose playing accompanied everyone from Van Morrison to Willie Dixon, died Wednesday after a brief hospitalization. lit-on dans le magazine KQED!

Ce grand contrebassiste avait également enregistré plus de douze albums solo.

Pour compléter la liste succincte donnée par le magazine, on ajoute d'autres noms: Jerry Garcia, Elvis Costello, Jackson Browne, Rickie Lee Jones, Brian Wilson...


Le nom du guitariste Scotty Moore sera toujours associé à Elvis Presley, tout le monde a en mémoire la fameuse intro de 'Jailhouse rock'.

Scotty travaillera avec le King jusqu'en 1968.

Ringo Starr, Keith Richards, Jeff Beck ou Ronnie Wood sont d'autres noms avec lesquels il a collaboré.

Ce pionner du rock avait sorti un album solo en 1964, très finement baptisé 'The Guitar that changed the World'.

Il a également perpétué l'héritage d'Elvis en enregistrant avec le batteur D.J. Fontana et des guests illustres l'album 'All the King's Men'.

Rolling Stone le place à la 29è place des plus grands guitaristes rock de tous les temps.

En 2000 Moore was inducted into the Rock and Roll Hall of Fame .

Ce géant nous a quittés le 28 juin après une pénible maladie.

Mack Rice a écrit au moins un immortel: ' Mustang Sally'!

Le singer/songwriter né à Clarksdale est décédé, fin juin, à 82 ans.

En début de carrière, il fait partie des Falcons ( avec Eddie Floyd et Wilson Pickett) , plus tard on le retrouve au sein de Ollie and The Nightingales.

Stax l'engage, il écrira quelques tubes pour le label soul dont 'Respect Yourself' (Staple Singers) ou 'Do the funky penguin' pour l'ineffable Rufus Thomas.

Il faut attendre 1992 pour le voir enregistrer un album sous son nom, accompagné par The Dynatones, 'Right Now'.

Mack Rice souffrait d' Alzheimer depuis un bon moment.

Décès récents: Delmark 'Delus' Spence, Renée de Haan, Don Friedman, Rob Wasserman, Scotty Moore, Mack Rice
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Published by michel - dans Bad News
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