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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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13 octobre 2007 6 13 /10 /octobre /2007 12:03

J'étais accompagné de nouveau par mon fils de 10 ans pour aller voir le double concert de Daphné et de Rose

J'ai eu ma première stupéfaction quand j'avais vu le Botanique annoncer le concert de ces deux chanteuses en me demandant s'ils comptaient lancer un nouveau concept rassemblant deux artistes de même niveau, genre « crème hydratante double action pour une meilleure pénétration » mais je pense qu'il s'agissait juste d'un manque d'information de la part de la programmation. La deuxième stupéfaction était en découvrant que c'était Daphné qui était en première partie de Rose et non le contraire, mes voisins et compagnons de voyage musical étant de mon avis.

 

J'avais découvert Daphné dans l'émission « CD'aujourd'hui » et l'avais ajoutée le 28 mai à mon Top amis, peu après la création de mon profil sur Myspace, en lui laissant ce message « Merci de m'accepter dans votre monde et merci de le partager via votre musique. J'ai fais un petit voyage ailleurs sans savoir où, ça m'a plu mais surpris quand même, on ne s'attend pas à rencontrer des fées par ici très souvent. »

 

Maintenant que j'ai eu le plaisir de la voir sur scène j'affirme avoir vu un monde meilleur, plus beau, coloré, avec des notes qui flottent, autant précises que brisées. Cette voix qui possède une fissure la rendant extraordinaire. Quand Daphné chante on ne se sent plus respirer. Et si vous ne voyez toujours pas ce monde, alors ouvrez les yeux ! Maintenant regardez là, avec son habit style Arlequin, son charme, mais surtout son regard quand vous le capterez et vous verrez… dans le cas contraire changez de lunettes et les piles de votre Sonotone !

Daphné 1

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Elle possède une sorte de sérénité qui se retrouve chez les deux autres membres de son groupe « à 3 » comme elle l'a annoncé. Elle place ses chansons dans un genre Pop – Folk mais je pense qu'elle est hors catégorie. Après chaque morceau on en redemande, on ne se lasse pas de ses histoires contées, ses mélodies hors temps, ses sourires et surtout ces notes qui s'envolent tout à coup. J'ai senti des parfums et des émotions et ne pouvais pas croire à la fin de son concert, ni mes voisins d'ailleurs. Elle a été énergiquement rappelée et revenue pour nous interpréter « Loosing My Relegion » suivi, outre le charmant dialogue avec la salle, de « Boy Who Cries » malgré l'insistance du public lui demandant d'interpréter des morceaux qu'elle ne pouvait faire qu'en configuration « à 5 ».

Daphne - Boy Who Cries

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C'est promis, elle les fera la prochaine fois, c'est d'ailleurs ainsi qu'elle nous reviendra durant la première saison 2008 au Botanique pour un concert à elle toute seule, enfin plutôt « à 5 », que je guète déjà et compte les jours. En partant je l'ai aperçue assise tranquillement avec ses deux musiciens, à une table du bar. Elle m'avoua m'avoir reconnu durant le spectacle, forcément, avec mon chapeau … :) En naturel elle est comme dans sa musique, elle est comme sur scène, elle est comme on l'imagine… elle est simple, vraie et colorie l'atmosphère quel que soit le mot qu'elle prononce.

Daphne - Musicamor

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Si je suis tombé amoureux ? Bien entendu, comme à chaque fois que je plonge dans l'univers de quelqu'un qui m'y invite et qu'il fait bon le visiter. « Mais alors comment feras-tu pour écrire la suite de ton histoire et parler encore de Rose » dit une petite voix dans ma tête… Et effectivement, malgré son charme fou, et je pèse mes mots en le disant, je n'arrivais pas à me laisser aller durant la première partie de son concert. D'une part j'aimais encore l'autre, celle qui était partie pour céder, malgré elle, sa place à une autre fée. D'autre part parce que Rose était plus retenue car elle ne s'était pas encore aperçue de l'amour que la salle lui portait mais surtout que le public connaissait bien ses chansons. Par moments on entendait même une certaine hystérie chez certains fans. Une fois que le courant a commencé à passer, j'ai appris à l'aimer aussi en donnant raison à celle qui un jour m'affirma qu'on pouvait aimer deux personnes en même temps… mais c'est pas pareil… et puis je m'écarte du sujet. Rose a une très belle voix et on sent du professionnalisme, c'est d'ailleurs ce qui m'a gêné le plus. Elle s'accompagne à la guitare en interprétant des ballades acoustiques teintées parfois de Rock, mais je la préfère dans son genre Folk endiablé, passage trop court dans son concert que j'ai trouvé plutôt agréable. Je suis content d'y avoir assisté mais je dois avouer ne pas être tenté de le revoir demain, contrairement à celui de Daphné que je reverrais chaque jour car je sens qu'il y a encore une fragilité en elle et lui souhaite de la garder toujours.

 

Rose quant à elle n'en revenait pas de la chaleur du public du Botanique et nous a remercié à son tour pour notre accueil.

 

Une fois encore, mon fils m'a remercié lui aussi mille fois de l'avoir amené voir ces déesses et à mon tour je les remercie d'être venues nous rencontrer au Botanique.

 


Trêve de remerciements, j'encourage ceux qui apprécient Daphné à aller voir le concert d'Emily Loizeau ce 27 octobre qui se passera sur une galaxie voisine, à la Rotonde du Botanique. Il faudra là aussi se laisser bercer, écouter les paroles, parfois s'amuser et goûter du bout des oreilles aux notes qui les enrobent.

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Published by Florin - dans Concerts
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10 octobre 2007 3 10 /10 /octobre /2007 21:33

Experimental Tropic Blues Band :

La salle est pleine pour le groupe liégeois jouant sur ses terres (concert sold out d’ailleurs). Je les ai vu il y a 4-5 ans en première partie de BobLogIII à Bruxelles et j’ai un très mauvais souvenir de ce band.. Je ne me souviens plus trop pourquoi, mais dès les premières secondes, ça me revient : La voix du chanteur est insupportable. Il hurle, ça sature et il parle en anglais (pour faire « blues ») Le second chanteur lui a une voix plus agréable mais chante plutôt faux. Si on arrive à faire abstraction de tout ça leur musique tient la route. Le son est étonnement bon pour une 1ere partie (on en reparle plus tard) les gens ont l’air d’apprécier. Trop premier degré pour moi, trop gueulard, seules les reprise de Buddy Holly et du Gun Club tiennent la route ainsi que leur dernier propre morceau du set qui est, je l’avoue, exceptionnel. (joué avec un séquenceur, la batterie et le chanteur à l’harmonica)

Les Micragirls :

Les Tropic Blues Band nous ont mis 30 minutes de retard par rapport à l’horaire prévu. Les 3 jolies finlandaises montent vite leur matos assez spartiate et démarrent en trombe. Une batterie, un synthé sans age, une guitare et une bonne dose de second degré. Trois jolies demoiselles qui chantent derrière leur instrument des chansons yé-yé à la limite du twist mais le tout en vitesse rapide. Elles crient plus qu’elles ne chantent et sont pleines d’énergie, leur bonne humeur est communicative, on dandine de la tête, on fait woup woup avec elles et on a envie de twister frénétiquement. Ca donne la banane, ça ne se prend pas au sérieux et c’est très efficace. Bravo du bon boulot.

Malheureusement le son est pourri, le Tropic Blues Band a eu droit a un son digne d’un grand groupe mais ces jeunes filles là sont passées à la trappe, à peine 2 micros sur la batterie et des micros qui sont allumés en retard.. Dommage de les avoir aussi mal servies. … En tout cas un nom à retenir même s’il est fort peu probable qu’elle repasse en Belgique un jour…Sait-on jamais…

Heavy Trash :

Jon Spencer a formé un groupe de Rockabilly avec son ami Matt Verta-Ray, je dirais de rock n roll tout simplement. Carl Perkins, Elvis, Roy Orbison ou Buddy Holly renaissent sous leurs rythmes et leurs chansons. Jon Spencer est en très grande forme Matt joue de la guitare comme un dieu et le contre bassiste à la plus belle moustache et la plus belle chemise en velours mauve que j’aie vue de ma vie ! ! Le batteur quant à lui fait un boulot impeccable.

La première demi-heuree est sans doute le meilleur concert que j’ai vu cette année, de par l’énergie, le rythme et finalement l’originalité de la musique… le style est loin d’être neuf, mais qui fait encore du rock n roll à l’heure actuelle ?? D’où son originalité… La suite sera plus répétitive et moins surprenante mais Jon Spencer donne tout et encore plus, il fait toujours de drôles de sons avec son micro et sa lèvre supérieure, crie, grogne et scande ses « yeah ! » habituels pour qui le connaît. Il communique plus avec le public qu’avec son Blues Explosion, c’est agréable…

Après une bonne heure de musique, il quitte la salle. Le public en redemande mais il est déjà 00h15 pour ma part je m’en vais. Il y aura sûrement eu un rappel.

Petit coup de gueule sur l’organisation :

Ca fait un an qu’il est interdit de fumer dans les lieux publics mais 90 % des gens fumaient hier ! ! ?? On n’a plus l’habitude sur Bruxelles et ailleurs, c’est quand même terriblement désagréable ! !

Un horaire avait été prévu, dès le départ 20 minutes de retard, après la 1ère partie une bonne demi-heure et à 00h15 c’est sans doute loin d’être terminé.. Alors soit vous ne travaillez pas le lendemain, soit vous habitez tout près. Mais si vous travaillez, si vous avez des enfants qui se lève à 6h30 et qu’il vous reste une heure de route avant de rentrer oubliez la Soundstation.. Pour ma part j’hésiterai deux fois avant d’y retourner…

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9 octobre 2007 2 09 /10 /octobre /2007 21:42

09/10/2007 Claudine Muno & The Luna Boots
à la Rotonde du Botanique


Hier soir je suis allé voir un groupe, originaire du Luxembourg, que visiblement peu de spectateurs connaissaient. Le concert a commencé avec 35 minutes de retard dans la magnifique salle de la Rotonde. Nous avons eu la chance de pouvoir rester assis, ce qui profitait d'ailleurs très bien à cette chanteuse et ses six musiciens qu'elle appelle « The Luna Boots », tous assis à l'exception du bassiste. Mais puisqu'il faisait du Yoga, ça ne le dérangeait pas (c'est Claudine qui l'a dit ! :))


Claudine Muno aurait aussi bien pu s'appeler Claudine Mundo tellement on a envie de rester dans son monde. Sa musique est universelle, multilingue et accessible.

Claudine Muno - In My Head

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Pour les friands de références, je dirais qu'elle m'a autant fait penser à James Blunt qu'à Axelle Red, autant dans la voix que dans l'attitude, mais il ne faut surtout pas la comparer avec eux, elle s'appelle Claudine !

 


Au prime abord elle semble timorée, assise sagement les jambes croisées sur sa chaise et partageant le milieu de la scène avec sa choriste Sandra Cifani. Elle interprète la première chanson accompagnée par son excellent groupe et la présence d'un instrument particulier, la « Pedal Steel Guitar ». Cette guitare à plat issue de la Country colorie cet univers particulier. Musicalement c'est très riche, les paroles sont exquises et parfois décalées. Claudine nous raconte qu'elle parle en général le Luxembourgeois mais ça ne l'empêche pas d'avoir un humour adorable. Elle ouvre ensuite très grands ses yeux, et j'aurais aussi bien pu dire ses très grands yeux, en plongeant presque la salle dans un état d'hypnose tandis qu'elle chante « Au secours » alors que les visages des spectateurs sont encore marqués par des sourires persistants.

Claudine Muno - Au secours

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Le public de touts âges est de bonne humeur, même quand elle annonce qu'elle va interpréter une chanson triste, tout le monde rigole... J'ai retrouvé en permanence cette magie propre aux concerts des vrais artistes, j'ai fais un voyage au clair de lune avec Claudine au piano alors que les autres étaient partis se dégourdir les jambes, et le bassiste sans doute s'asseoir un peu...

Claudine Muno - Dans la lune

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Ils ont été rappelés à deux reprises, au premier retour nous avons eu droit à une reprise que j'adore, Hallelujah

Claudine Muno - Hallelujah

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Au second come back, et pour être certains de pouvoir rentrer faire dodo à moins que ce ne soit par manque de titres, ils ont rejoué « J'aime pas les robes » sous un effet « gagnant de l'Eurovision » avec une salle en délire !



Claudine Muno - J'aime pas les robes

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Je vous encourage à découvrir cette artiste particulière sur scène, c'est son lieu de prédilection et elle y brille !

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Published by Florin - dans Concerts
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6 octobre 2007 6 06 /10 /octobre /2007 21:52

06/10/2007 Herman Dune & Turner Cody
à l'Orangerie du Botanique


Pour aller voir ce concert j'ai pris avec moi mon fils de 10 ans, Dany. Finalement le mérite de connaître Herman Dune lui revient entièrement, il avait noté pour moi ce nom en voyant le clip « I Whish That I Could See You Soon » passer à la Télé et s'est dit que ça me plairait. En le découvrant j'ai bien entendu adoré dès la première écoute. C'était il y a quelques mois, lors du passage précédent de Herman Dune le 09/05/2007 aux Nuits Bota et qui plus est, à la rotonde que j'adore. Mais le temps de le savoir c'était déjà sold out, j'avais râlé sec mais comme finalement tout vient à point à qui sait attendre, nous étions devant l'entrée de l'Orangerie avec 45 minutes d'avance afin de voir cet artiste de tout près.


Un bonhomme assez grand et portant une barbe un peu rousse faisait des allers venues dans les couloirs, de part sa démarche et sa pilosité, mon fils l'a surnommé Chewbacca, ne sachant pas encore qu'il s'agissait de Turner Cody, celui qui allait passer en première partie...


Je rassure les défenseurs des droits des enfants, j'ai pris un petit tabouret afin que mon fils atteigne la hauteur d'un spectateur moyen, ceci afin de ne pas provoquer un quelconque complexe d'infériorité ou minoritaire, j'ai également fourni des atténuateurs de bruits de chez Alpine, afin de préserver ses capacités auditives, je rassure également les partisans de la SPA, j'ai vérifié qu'il ne soit habité par aucun parasite qui aurait pu souffrir d'une agression de décibels. Ceci dit, dans la salle il n'y avait pas beaucoup de monde. Un voisin proche m'a saisi par sa ressemblance avec Herman. Finalement le concert a commencé avec 20 minutes de retard, j'ai retiré des bouchons de mon fils qui découvrait avec plaisir, comme moi, un artiste avec sa guitare, jouant en acoustique des airs rythmés, folk parfois proches de la Country, certes avec un air de Chewbacca qui lui allait très bien. Il nous a raconté avoir goûté à notre bière, « petite mais costaud » selon ses paroles, et que c'était la première fois qu'il étais si joyeux de chanter MDR. J'ai pris beaucoup de plaisir avec cette première partie et quelle surprise quand vers la moitié de son temps il invite un barbu, portant des lunettes, jouant au ukulélé et à la guitare basse ensuite, ressemblant comme deux goûtes d'eau à mon proche voisin. C'est la première fois que je voyais ça ! Herman Dune n'a pas pété un mot, a non seulement accompagné son invité mais a aussi partagé avec lui ensuite les deux percussionnistes, également barbus. Je me suis dis que pour une fois ma pilosité faciale était de circonstance.


Turner Cody a été très applaudi, nous a fait quelques démonstrations de danses presque tribales juché sur ses longues jambes chaussées en taille Yéti. Herman est revenu après une petite pause avec un percussionniste, sans lunettes pour qu'on ne puisse pas le reconnaître, et nous a interprété quelques ballades de son cru. Il faut avouer que sa musique est assez répétitive mais pas du tout désagréable, les petites variations entre les chansons et l'humour omniprésent de ses paroles font qu'on ne se lasse jamais de l'écouter. Son monde est joli, coloré et plein de sentiments. Chewbacca est venu se joindre à la guitare basse ainsi que le second percussionniste, le premier passant à la batterie, pour nous offrir une richesse harmonique encore plus grande. Je regrette un peu l'absence de la gente féminine sur la scène de ce concert, outre le charme féminin j'aurais peut-être capté quelques regards, exercice auquel les barbus ne s'adonnent malheureusement pas trop, ou alors peut-être avec les jeunes spectatrices mignonnes et sans barbe…


Increvable, il a même tenu la scène le temps d'une fabuleuse chanson, accompagné par son ukulélé, tandis que le reste du groupe est allé se rafraîchir.

Herman Dune - My Baby is Afraid of Sharks

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Entres les morceaux, il nous raconte parfois une histoire en bilingue,… français anglais hein ! … pas pousser non plus :) Il parle d'ailleurs assez bien la langue de Molière et avoue adorer la Belgique. Ca tombe bien, nous l'aimons aussi.


Il a bien entendu interprété ses tubes parmi lesquels « Not On Top »


Contrairement aux pas de danse de la tribu des Wookiees, Herman est plutôt adepte des pointes et propose parfois un ballet laissant transpercer sa timidité par des croisements de jambes digne d'une pucelle face au prince charmant. C'est marrant et très typique de ce personnage.

Herman Dune - Not On Top

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Je salue au passage l'organisation du Botanique qui est alerte en permanence. Durant tout le concert un technicien n'a pas arrêté de fixer des câbles, ramasser des objets que les barbus faisaient tomber, orienter les micros des batteries, tandis que le groupe, imperturbable, continuait de jouer.


Herman Dune a été rappelé 2 fois malgré le retard accusé au début, nous avons eu droit au total à environs 3 heures de prestations. Il était 23h30 quand, sur le chemin de retour mon fils m'a remercié mille fois de l'avoir amené voir ce concert et à mon tour je remercie ces musiciens pour leur univers qu'il faut absolument visiter.

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2 octobre 2007 2 02 /10 /octobre /2007 21:38

Dog Day est un groupe composé de deux filles et deux garçons. Un combo assez classique : guitare, basse, batterie et clavier. Musicalement, c'est très proche de la musique pop/rock indie de la fin des années 80. C'est sucré mais à l'aspartame : ca reste un peu fade, ca n'est pas entraînant, c'est toujours relativement plat.  Les musiciens n'ont eux-mêmes pas l'air convaincus de ce qu'ils jouent : la claviériste s'affère plus à photographier le public, la salle et les autres musiciens qu'à jouer (avec une seule main) sur son Roland. Le chant est vraiment à côté de ses notes par moment, le batteur est franchement moyen, le guitariste ne relève pas le niveau ... Pas grand-chose de positif à retenir dans cette première partie !

Menomena, on les avait découvert sur Internet avec leur concert à emporter (allez le voir, il est magnifique). Sur CD ca n'est pourtant pas très excitant, c'est vraiment les extraits de leurs prestations live sur Youtube qui nous avaient définitivement convaincu. Ils sont trois multi-instrumentistes manifestement influencés par un tas de musique qu'ils intègrent à merveille. C'est très varié : les trois membres du groupe chantent à leur tour, le génial batteur casse le rythme et change de mesure continuellement, les permutations d'instruments y sont aussi pour beaucoup. Les premiers morceaux sont excellents (il y en a même un qui m'a rappelé que nous allions bientôt re-re-voir les génialissimes ColdWarKids à Leuven), les derniers sont percutants ... mais au milieu ... un passage à vide ... moins prenant, moins inventif, moins bien ! Heureusement que Menomena sait s'entourer ... sur scène avec eux, accrochez-vous, il y a avait ... Craig Thomson !!! Oui ! Craig Thomson, celui de Blankets, le meilleur roman graphique que j'ai jamais lu !

Pendant tout le concert, il a illustré deux grands panneaux avec de petits dessins étranges et rigolos ... je me suis surpris un instant à rêver retourner à la maison avec un de ces posters... mais non, l'Artiste, le Maître en a décidé autrement en déchirant son oeuvre en mille morceaux qu'il distribua dans le public ... pas de jaloux comme ça ! Finalement, personnellement, ca restera mon meilleur souvenir de la soirée même si Menomena a quand même réalisé une bonne prestation ...

 

 

 

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28 septembre 2007 5 28 /09 /septembre /2007 14:55
XX = Séverine Cayron, Samir Barris & Nicholas Yates

Je vais commencer cet article en présentant mes plus plates excuses au groupe « La Crevette d'Acier » que j'avais prévu de voir initialement, mais il y a parfois des événements qui font changer de route et ce soir j'ai suivi mon instinct suite à un l'un d'eux. Cet après midi, alors que je me trouvais encore sur mon lieux de travail, j'ai reçu l'invitation de « XX ». Pensant de prime abord qu'il s'agissait de nouveau d'un de ces profils montrant de jolis attributs mais n'ayant aucun rapport avec la musique, j'ai laissé la demande en suspend. Juste avant de partir, comme j'avais quelques minutes, j'ai quand même été voir et là… je suis resté scotché par ce qu'ai entendu. Sans hésiter une seconde, j'ai d'abord accepté la demande en leur remerciant de l'avoir fait et ensuite changé mon agenda pour aller voir ce groupe qui se produisait à la « Maison des musiques » dans le centre de Bruxelles. Arrivé sur place à 20h00 j'ai trouvé une petite salle avec des chaises, déjà bien remplie à l'exception du premier rang (je ne comprendrai jamais pourquoi les gens évitent les meilleures places, mais c'est tant mieux pour moi après tout). J'ai donc pris place devant la scène où une charmante anglaise d'origine asiatique et ne parlant que la langue de Shakespeare est venue se joindre à ma droite. Elle avait fait tout le voyage depuis Londres pour voir celui qui allait passer en seconde partie mais je ne parlerai pas de lui dans cet article car bien qu'ayant énormément d'humour, son univers musical ne m'a pas touché.


Les lumières s'éteignent et viennent s'installer 2 messieurs, Samir Barris à la guitare et Nicholas Yates à la contrebasse, suivis de la charmante chanteuse du groupe, Séverine Cayron qui jouera également au violoncelle. Séverine est également connue sous le nom Auryn et elle joue avec The Nightingales dans un registre en anglais, totalement différent mais qui dévoile néanmoins toute sa maturité dans un voyage entre différents univers. Voilà, maintenant que j'ai fais le pitch, on peut passer au principal ; leur concert de ce soir.

Bien que je déteste autant que les artistes eux-mêmes certaines comparaisons, je n'ai pu m'empêcher d'avoir un flash de Camille lorsque pour seuls instruments ils se sont servis de leurs mains et leurs corps pour marquer le rythme de la première chanson, sans doute destinée à chasser « la douleur » du trac de ce premier concert.




Les compostions sont souvent teintées d'exotisme mais aussi d'érotisme, surtout dans un morceau dont je présume que le titre est « chambre 112 » et sur lequel la voix de Séverine m'a déclenché un premier frisson au moment où elle dévoile l'identité de son occupant.




Sur la fin d'un autre morceau elle nous a enivré par ses chants de sirène.




Et puis Séverine s'installe avec son violoncelle tandis que Samir décrit en quelques mots l'origine de leur groupe et annonce que la prochaine chanson est écrite par elle. Heureusement que j'ai laissé tourner ma petite camera sur ce morceau, que je vous propose de découvrir car je n'ai pas de mots pour en parler…




Voilà, de retour ? Tout va bien ? alors on continue… chaque morceau est étonnant, frais, même s'il s'agit parfois de bossa-nova c'est visité de façon magique, le public en redemande et le fait savoir par des applaudissements de plus en plus frénétiques.





Je n'ai pas senti le temps passer tellement le contenu était de haut niveau. A la fin du concert ils ont été rappelés énergiquement mais Samir est venu nous avouer qu'il ne leur restait plus de chansons. Il faudra donc attendre leur prochaine apparition et espérer goûter un peu plus à la délicieuse mixture de ce cocktail qui m'a laissé un goût de trop peu en même temps qu'un sentiment que seul un pionnier doit ressentir à la découverte d'une mine d'or, sauf qu'ici il ne s'agit que de richesse musicale et j'espère qu'ils la préserveront longtemps intacte. A consommer sans modération !




A l'entracte est venue s'asseoir à coté de moi à ma plus grande surprise, Lily Sygta. Il s'agit d'une fille adorable qui tient un Podcast sur Myspace ainsi que des archives. Un ami m'en avait parlé et je l'avais ajoutée à ma liste d'amis mais ne l'avais pas encore rencontrée. J'ai un peu parlé avec elle et appris qu'elle avait ratée la première partie de « XX » et qu'elle venait interviewer celui qui passait en seconde. Dommage, ça aurait fait un chouette reportage. Est venu aussi me faire coucou Mikachu, photographe amateur et passionné comme moi par les artistes, que j'avais rencontré lors d'un concert aux fêtes de la musique. Elle avait fait tout le voyage depuis Londres pour voir celui qui allait passer en seconde partie mais je ne parlerai pas de lui dans cet article car XX m'a trop marqué ce soir.

 

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24 septembre 2007 1 24 /09 /septembre /2007 21:03

Un Showcase sur invitation est organisé pour la venue des Cribs en Belgique (après le pukkelpop du mois d’août). Journalistes, maison de disque et fans triés sur le volet (dont je fais partie ! !) sont les seuls présents… en tout une 60aine de personnes ! !.

C’est peu dire que je suis content d’en être.. merci PureFM ! !

The cribs est un de mes groupes préférés depuis leur second album « The New Fellas » et ses 11 tubes pop-punk implacables. Leur troisième album vient de sortir, il est produit par Alex Kaplanos (chanteur de Franz Ferdinand) et leur single « mens needs » tourne déjà sur les ondes des bonnes radios. On sent une production plus léchée, moins brute, moins urgente sur ce single mais tout ça devrait disparaître en live, pour mon plus grand plaisir.

D’abord un petit mot sur l’accueil sympathique de WarnerMusic qui a prévu un bus et des bières pour nous conduire sur le lieu improbable du concert. Nous sommes même accompagnés par des fans français (d’Avignon) qui nous rejoindront après avoir tenté leur chance auprès du responsable de la Maison de disque… Faut vraiment être fan pour faire un tel déplacement ! !

Nous arrivons dans le studio vers 20h30… A nouveau sympathiquement reçu par des tickets boissons et des sandwichs garnis… Le Motor Music studio est assez grand (il est parait-il assez renommé en Belgique) le matériel (guitare, basse batterie) occupe le fond de la pièce, pas de scène, nous sommes au même niveau que le groupe.

Après quelques minutes d’attente les trois Cribs arrivent, nous saluent et envoient la musique. On est à 1m d’eux, on a l’impression qu’ils jouent dans notre salon. Quel bonheur ! !

Ils vont jouer beaucoup de leurs nouveaux morceaux, mais ne délaissent pas pour autant leurs 2 premiers albums. Si vous ne connaissez pas leur musique, c’est des chansons pop avec un esprit punk, la guitare est bien présente, la ligne de basse intelligente et la batterie assez basique binaire mais avec quelques cassures de rythmes, les refrains sont plus scandés que chantés et vous reprenez infailliblement en cœur avec eux.. « hooo ho hooo hooo ! ! ! » ... oui oui, ils ont une agréable tendance à mettre des « haaaa ha ha » et autre « hooo ho ho » dans leurs chansons... pas besoin de comprendre l’anglais tout le monde peux chanter dans sa salle de bain. Le guitariste avouera entre deux chansons son amour pour la Belgique (ou plutôt la Duvel…). Ils ne parleront pas tellement, mais il faut dire qu’ils n’en ont pas vraiment le temps, les morceaux s’enchaînent sans temps morts et ils jouent pied au plancher…

 

Après un bon 3/4 de show, quelques larsens et beaucoup de bruit plus tard, ils quittent la place. On reboit un coup pour se remettre de cette petite heure bien intense et hop, on remonte dans le bus pour le retour vers Bruxelles. Très bon show, je suis conforté dans le sentiment que The Cribs est un groupe incontournable depuis 3 ans, bien plus passionnant que les Hypes anglais habituels aussi vite entendus, aussi vite oubliés… A revoir et je vais écouter leur dernier album… Hhooo ho ho Hhahaha…

Lio

Petit cours de marketing à deux balles :

Vous êtes une maison de disque, vous voulez faire parler d’un groupe qui vous plait. 2 possibilités s’offrent à vous :

1-     Vous organisez un concert « normal » au bota par exemple et vous avez 100 personnes qui achètent leurs places et 2-3 journalistes qui sont invitées et on n’en entend à peine parler.. sauf sur ce blog…

2-     vous organisez un concert privé dans un lieu improbable pour les fans et la presse, les places sont à gagner dans les médias belges, ça fait des encarts et indirectement de la pub pour le groupe…

Alors ?? Soit vous êtes français et vous choisissez la solution A… 100 personnes à la Maroquinerie pour les Cribs il y a quelques jours et personnes ne connaît les Cribs. Soit vous êtes belge et vous optez pour la 2ème solution… passage télé radio et on espère que les Cribs vont percer. Il n'y a plus qu'à patienter ...

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Published by Lio - dans Concerts
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22 septembre 2007 6 22 /09 /septembre /2007 21:45

Pour celui qui n'a jamais écouté du vrai Blues, Hans Theessink est le digne successeur d'une pas très longue lignée de chanteurs qu'il faut absolument découvrir, celui qui n'était pas fan le deviendra ! Hollandais d'origine, il vit à Vienne, une ville qu'il affectionne particulièrement, je ne vais pas écrire sa bio, elle est disponible sur son site...

Je suis tombé sur cet artiste en visitant les contenus des groupes de discussion sur le Blues. Je n'avais pas entendu parler de lui avant l'année passée et depuis lors c'est pratiquement la seule musique qui m'accompagne sur mon chemin de travail et qui me permet de faire quelques vocalises. Hans Theessink est avant tout un homme de scène, libre et heureux. Je le prends d'ailleurs souvent comme exemple pour illustrer une carrière de réussite personnelle. Même si personne n'a jamais entendu parler de lui, il a vécu comme bon lui a semblé et il retourne ainsi chaque année dans les petites salles qui lui tiennent à coeur, parfois au fin fond des bleds et parfois dans les capitales quand on l'invite.

Tout ça pour vous situer le personnage que j'ai vu ce soir… non sans difficultés d'ailleurs. En regardant sur son site Internet on s'aperçoit qu'il a sorti plus de 20 albums mais surtout qu'il a une page interminable de dates de concerts, plus de 200 par an ! Et le seul qu'il donnait cette année en Belgique était à Oudenaarde dans la taverne très rustique mais pas bien grande « De Boerderij ». Pour y arriver j'ai fais appel à mon père pour conduire car je déteste la route, et puis comme ça il a vu ce concert qui restera gravé dans sa mémoire autant que dans la mienne. La route à l'aller a été parsemée d'embûches, ou plutôt de travaux comme les flamands ont l'habitude d'en faire en bloquant les routes principales sans prévoir de détour … c'est là qu'un GPS arrive en messie. Malgré ce guide céleste nous avons visité des routes de campagne et admiré des paysages que je ne soupçonnais pas appartenir à ce pays, pourtant si petit. Un moment j'ai cru me trouver sur une route du Delta du Mississippi en Louisiane, en passant sous une couronne d'arbres, avec un ruisseau sur le coté, un soleil rouge feu se couchant à l'horizon derrière une nature verdoyante et rien de vivant à perte de vue.

Arrivés pile à l'heure j'ai découvert une salle avec des chaises en bois, pas mal de sexagénaires dessus et beaucoup de bière. Deux sets de 3 guitares de part et d'autre de la petite scène où une chaise, en bois elle aussi, était disposée pour accueillir l'artiste. D'un coté des guitares toute belles et étincelantes, de l'autres des vielles dont une presque pourrie. Il n'est pas difficile de deviner lesquelles appartenaient à Hans Theessink, la relique étant une Gibson tout droit sortie du passé sur laquelle on pouvait presque lire l'histoire de la musique tel celle d'un arbre sur ses nervures. Il ne restait plus aucune place assise, je suis donc resté debout pour écouter en première partie Dobrojean, lui-même admirateur de Hans et qui assurément assurera la relève. Accompagné par ses magnifiques guitares à résonateur, il nous a joué et chanté quelques morceaux de vrai Blues pas dégueu. Je vais sans doute le suivre dorénavant. Dommage juste que tous les deux n'ont parlé qu'en flamand, d'un autre coté vu le public je doute que l'anglais aurait fait l'affaire …

A la pause j'ai trouvé Hans dans le parc, assis tranquillement à une table, visiblement entouré de proches. Je suis allé lui parler et surtout pour lui poser deux questions : Pourquoi être resté dans l'ombre et pourquoi il n'avait pas encore de page Myspace. A la première question il m'a répondu que ce n'était pas exprès et qu'il est disposé à jouer partout où on l'invite. La plus merveilleuse réponse qu'on puisse donner… Il n'a en effet pas dit « je ne demande qu'à vendre 1 million d'albums » non, cet homme extraordinaire n'a vu qu'une seule réponse possible, il est disposé à se produire et aller au devant de sons public, tout simplement. A la seconde il m'a appris qu'il avait suivi le conseil de sa fille et créé une page sur Myspace il y a 2 semaines. Je ne dois pas vous dire que j'ai envoyé ma demande d'ami avant même d'enlever mon chapeau en rentrant ! Il m'a néanmoins prévenu que durant 3 semaines il ne pourra pas se connecter car il partait en tournée en Angleterre. Je lui ai gracieusement proposé mes services de Webmaster, nous avons parlé de Myspace et les avantages qu'il offrait aux artistes. Il a commencé son concert avec un peu de retard et quant à moi j'ai trouvé, ou plutôt piqué, une place assise à sa droite. A partir de ce moment nous avons eu droit à 3 heures de concert entrecoupé d'une pause de 30 minutes, et ne trouve pas les mots pour décrire l'intensité de ce moment. D'abord je pense qu'il a la voix la plus virile que j'ai jamais entendu. Pour quelqu'un qui flashe presque exclusivement sur des voix féminines (comme je dis parfois, ça prouve qu'en plus de mes oreilles, mes hormones se portent plutôt bien) je peux vous dire que personne ne résistera a la sienne. Et puis il n'y a pas que ça, il faut l'entendre jouer à la guitare ! Il n'a pas de pédale, aucun filtre, ne sature pas les sons pour impressionner, mais quand il pince ces cordes en marquant le rythme de son pied gauche et l'harmonica attaché autour du cou pour s'accompagner, il en ressort du Blues comme vous n'en avez jamais entendu ! Même le troisième age qui semblait en léthargie au début de la soirée semblait revivre une seconde jeunesse en accompagnant ses refrains au chant. Bon, ils sont quand même restés assis et ne bougeaient que les lèvres, mais c'est franchement pas mal pour le bled. Je dois quand même ajouter que j'ai trouvé plus de chaleur humaine chez toutes ces personnes dont je ne parlais pas la langue. J'étais sans doute considéré un peu extraterrestre avec mon chapeau australien sur la tête et parlant anglais. Même mon père qui ne parle que plus ou moins le français a trouvé une famille avec qui s'entretenir (dont la fille était très mignonne d'ailleurs). Quand je pense qu'à la radio on ne fait que parler de séparatisme, je doute que la décision vienne du peuple… Enfin, je m'écarte du principal, la musique… WOW ! Quelle musique !

En partant j'ai acheté son excellent dernier album « Slow Train » qu'il m'a bien entendu dédicacé, ainsi que son nouveau DVD « A Blues & Roots Revue» que je n'ai même pas encore eu le temps de voir (en vente sur son site). Si quelqu'un connaît une chouette salle (je n'ai pas dis Bota mais le pensais… :) et cherche un artiste unique, je l'invite à prendre contact avec Monsieur Theessink, il arrivera certainement à insérer une date entre deux concerts et puis comme ça j'aurais une chance de le revoir avant un an surtout ! Qui a dit que ce blog état désintéressé ?

 

 

 

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13 juillet 2007 5 13 /07 /juillet /2007 21:57

Temps clément pour ce vendredi à Dour, mais la boue est au rendez-vous. Bonnes chaussures obligatoires. Il y a beaucoup de monde sur le chemin de l’entrée, beaucoup de gens au camping, mais finalement peu de monde sur le site même des concerts. Il n’est que 14h…

 

My Little Cheap Dictaphone nous accueille, un clavier a rejoint les trois membres. Leur country-rock fait toujours plaisir à entendre. Pour les avoir vu déjà trois fois il n’y a pas de surprises. Bon set.

 

Je me dirige vers Le Dance Hall, qui n’est qu’à 5 minutes de la scène principale, pour découvrir Erase Errata … enfin pour découvrir une scène vide avec beaucoup de va et viens. Pompon viendra nous dire (un peu tard) que leur matériel est quelque part sur le site, mais qu’ils ne savent pas où … Concert annulé …

 

Je décide donc de passer à l’Eastpak Core Stage pour jeter un coup d’œil mais pas un coup d’oreille ! ! Terror joue.  BBrrr que de bruit ! ! Pogos assurés devant de la scène, les « métalleux » sont à la fête mais moi je tiens le coup une chanson et je passe mon chemin…

 

Pour revenir sur la scène principale ou The National se prépare pour un magnifique set. Le son a du mal à être bon, mais le groupe assure, bouge, les chansons sont magnifiques, le chanteur charismatique est accompagné par deux guitares, un basse, une batterie et un violoncelliste multi-instrumentaliste. Ils jouent surtout des morceaux de leurs deux derniers albums, pour mon plus grand plaisir…

 

Les scènes du festival sont très proches les unes des autres, on ne perd donc que très peu de temps pour se déplacer de l’une à l’autre, le son déborde du coup un peu entre les scènes mais ce n’est pas catastrophique, le site a été bien pensé… j’arrive donc assez vite devant la Red Frequency Stage où ont débutés Herman Düne. Quasi tout le public est assis ou couché, la musique des barbus est idéale pour passer une heure de détente peace and love. Les deux batteries sont en parfait accords pour ce folk très léché, plutôt joli mais qui a tendance à m’assoupir… Je décide donc de repartir sur les chemins de moins en moins boueux, je passe devant la croix rouge ou une file s’est créée pour la distribution gratuite de crèmes solaires salvatrices avec le soleil qui tape de plus en plus…

 

Hot Chip se présent sur la grande scène… Ils veulent qu’on dise qu’ils sont le meilleur groupe du monde. Il y a encore du chemin… c’est plus cheap que Hot Chip. 5 gars, 4 machines électro et une guitare. Je ne suis pas du tout emballé… Leur pop ne m’accroche pas, les beats ne sont pas impressionnants et leur jeu de scène est inexistant. Leur look second degré ne me fait pas rire. Bref, je passe mon chemin pour me rendre juste à coté au Club Circuit Marquee où jouent les Tellers. C’est la première fois que je les vois sur scène, ils sont charmants, jeunes, jouent bien, ma première impression est bonne… j’aime leurs chansons (très « Libertines »), la voix du chanteur est plaisante. Ils sont enfin 4 sur scène, un bassiste et un batteur les ont rejoint… Mais au-delà des 4 premières chansons tout se ressemble tellement… que je fini par attendre la fin du set avec impatience. Mais tout le chemin est devant eux. Ils seront certainement un très grand groupe avec le temps…

 

Une petite chope au passage et je rejoins le Dance Hall pour un des concerts que j’attends avec impatience, celui des Horrors. Annoncé comme le groupe de rock qui renoue avec l’horreur et le punk. The Horros est précédé d’un buzz typique des groupes qui risquent de ne pas durer… D’horreur, ils n’en ont que le nom, ils ne font pas vraiment peur, leur look fait plus penser a une série B qu’à Massacre à la tronçonneuse mais bon ça change des jeans T-shirts habituel. Un peu de maquillage, la coiffure impeccablement défaite et on est parti pour 30 petites minutes sympathiques. Le chanteur en fait trop les musiciens pas assez, mais l’ensemble tient la route. Sans la musique, bien Punk-Gothique, le show ne serait rien, mais sans le show la musique ne serait pas grand-chose non plus… Finalement on fait vite beaucoup de bruit avec pas grand-chose, à mon avis Horrors sera vite oublié de la plupart d’entre nous…

 

Leurs 30 minutes de show me permettent de revenir pour le début des Raptures sur la grande scène. Mon coup de Cœur de la journée. Ils savent mettre de l’ambiance, leur musique est festive (funk-électro-pop) et ils sont très au point musicalement. Ils vont commencer leur set avec uniquement des instruments pour terminer uniquement en électro. Les deux chanteurs sont parfaits, les chansons aussi… C’est la musique idéale pour un festival ensoleillé. Tout le monde semble prendre du plaisir…

 

Déjà 21h, un petit détour par zZz : André Brasseur au synthé et son batteur de bal. Le tout mélangé avec du punk et de l’électro. Pas mal… mais pas à grosse dose…

 

Crochet par Stéréo TotalSttellla des années 90 à la mode franco-allemande. La chanteuse à un drôle de voix (voire une voix drôle) mais ne chante pas très bien, le synthé joue des sons à deux sous… c’est amusant mais à nouveau pas  plus de 3 chansons…

 

Retour sur la grande scène… Il commence à y avoir la grande foule, Clap Your Hands and say Yeah sont prêts. Je ne suis plus fan depuis leur concert de l’AB il y a quelques mois… C’était assez moyen aussi ce vendredi… Il y avait un peu plus d’âme dans le groupe, le chanteur s’est un peu montré, leurs tubes fonctionnent bien mais il y a toujours un gout de trop peu pour ce groupe qui pourrait être très grand mais qui ne semble pas faire d’efforts sur scène (ni sur album quand on écoute le son du dernier cd).

La fin de soirée approche je vais une dernière fois sous le chapiteau de l’Eastpak pour revoir les Shy Child. Nous étions 100 aux nuits botas pour les découvrir, ce vendredi il y a près de 800 personnes. Le set est aussi efficace qu’il y a 2 mois mais l’ambiance est tout autre, le public saute dance et démontre que ce groupe, fort proche de la dance musique, est une bombe sur scène. Une batterie et un synthé en bandoulière, des chansons basées sur des canevas « dance », un son plutôt rock et que la fête commence ! ! Et fête il y eut ! !

Le tour de chauffe idéal avant Goose. Le public est très nombreux devant la grande scène… Le site s’est bien rempli depuis cet après-midi… Pompon nous annonce que nous sommes près de 35000 personnes… Belle réussite pour l’organisation ! Goose clôture donc la journée. Leur show va être très électro (trop à mon gout), leurs tubes sont hyper efficaces mais l’âme rock qui se dégage de leur album était ici quasi absent. Les morceaux ont été allongés, remixés pour faire un concert d’une bonne heure pour 6 chansons ! ! Bon show tout de même mais aurait pu être bien mieux…

Bon, encore 30 minutes de marche pour retrouver la voiture et 1h30 de route pour rentrer à la maison… c’est crevant une journée de festival (si on veut voir un max de groupes), j’ose à peine imaginer 4 jours à ce rythme là.

En tout cas très bon festival… à prix abordable et où l’on peut encore rentrer avec ses boissons. Les scènes sont très proches, on ne doit pas se frayer un chemin impossible pour être devant la scène, le public est bon enfant et on a la chance de voir Pompon en short !!! Que demander de plus à ce festival ??  Qu’ils gardent cette ligne de conduite pour de longues années encore…

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8 juillet 2007 7 08 /07 /juillet /2007 21:10

Le festival des Ardentes se trouve à Liège, aux Halles des Foires de Conronmeuse. Les deux salles fermées, STAGE AQUARIUM et STAGE F.I.L., sont situées près de l'entrée du festival. La première salle est assez petite, ce qui permet d'y faire des concerts intimes. La seconde salle, est beaucoup plus grande, très large et très ouverte. Les sons y résonnent tellement que cela amplifie la musique qui y passe. Quant à la Main Stage dite STAGE OPEN AIR, elle est installée au bout du site. Pour y arriver, il faut passer devant toutes sortes de stands de nourritures. Cette diversité de nourriture est un des points positifs de ce festival, il est possible d'y manger très varié. En voici quelques exemples : goulache hongroise, pizzas, dagoberts, hot dogs, cuisine mauricienne, frites, tartiflette, etc. Pour les desserts, il y a aussi un grand nombre de choix : laquemans, salades de fruits, glaces artisanales… Pour les boissons, mis à part les traditionnelles bières et bières blanches, on y trouve des cocktails tels le mujito. Et comme à chaque festival, l'espace artisanal est bien présent, avec un coin chicha, métranque, vêtements, bijoux, …

 

 

Jeudi 5 juillet

 

            C'est une très agréable surprise qui attend le public en ce premier jour de festival avec le groupe AARON. Simon Buret et Olivier Coursier, le duo qui forme ce groupe, sont arrivés sur la scène principale à 19h10. Quarante minutes de ballades pop/rock sont balancées aux oreilles du public. Les Parisiens chantent essentiellement en anglais même si l'on retrouve l'un ou l'autre morceau en français. Leur musique est basée sur de la contrebasse, du piano et/ou de la guitare. Le public, très clairsemé en ce premier jour, n'hésite pas à fredonner leur tube «  U Turn (Lili) » ; chanson qui fait partie de la bande originale du film « Je vais bien, ne t'en fais pas ».

 

            Après les charismatiques Français, c'est au tour d' ARID de prendre place sur la main stage. Jasper Steverlinck et son groupe sont venu présenter quelques titres de leur nouvel album. Le groupe mélange les tubes des deux premiers albums, tels que «  Too Late Tonight », aux chansons récentes comme leur dernier single « Words ». Le public est inondé d'une heure de musique pop douce, mélancolique et très mélodique. Excellent prestation des Flamands d' ARID.

 

            Peu avant 22h, ZITA SWOON et son leader Stef Kamil Karlen, entrent sur scène. Le groupe flamand aux musiques très variées (soul, rock, pop, disco…) est venu présenter son dernier album «  Big City ». Le mélange des titres chantés tantôt en français, tantôt en anglais, passe assez bien et accompagne très bien ce show acoustique et visuel.

 

            Mais le groupe tant attendu en ce jeudi 5 juillet, c'est AIR. Les Français clôtureront ce premier jour avec un manque d'énergie. Même si des albums tels que « Pocket Symphony » ou « Talkie Walkie » , sont excellents ; et même si leurs chansons sont toujours aussi agréables à écouter, AIR reste un groupe qui passe difficilement en festival. Le duo formé par Nicola Godin et Jean-Benoît Dunkel, est vraiment ennuyant sur scène. AIR est un groupe aux musiques électroniques très calmes et plutôt zen, à écouter chez soi en toute tranquillité. Les morceaux joués sont trop longs, s'éternisent et le public quitte la plaine petit à petit…

 

 

Vendredi 6 juillet

 

 

            Après quelques réglages de sons, PIANO CLUB monte sur scène vers 18 heures. Le groupe a 40 minutes pour chanter leur morceaux parus jusqu'à présent que sous forme de cassette audio. Leur single « Girl On TV  » est repris par chœur par les festivaliers venus applaudir leurs compatriotes liégeois. Anthony Sinatra, tout vêtu de blanc, ne reprendra pas cette fois « Monitor » de « Nelly Furtado ». La foule est très réceptive à cette musique pop aux sonorités 80's, elle bouge et danse au sons des guitares et synthés.

 

C'est aussi en quarante minutes que DATA ROCK, nouveau groupe venu tout droit de Norvège, doit conquérir le public liégeois. Les membres du groupe sont habillés en survêtements rouges, capuche du sweat mise sur la tête bien sûr. Ces nordiques mettent l'ambiance, bougent beaucoup sur scène et la foule les suit. Leur style ? De l'indie-rock très très dansant. Bonne découverte et chouette révélation de ce festival !

 

            L'après-midi continue avec les liégeois de SUPERLUX. Le public aura l'occasion d'entendre non seulement les titres les plus connus de leur premier album « Winchester Fanfare » mais aussi de nouvelles compositions qui se trouveront sur leur prochain opus. Au fil des titres tels «  Assomption II » ou  « Rococo Pink », la musique monte, les rythmes dansants se succèdent aux sons des synthés et guitares. Le groupe joue essentiellement de la musique électro-pop dont on ne se lasse pas d'écouter. SUPERLUX est un groupe à découvrir sur scène ; ils valent réellement le détour !!!!

 

            Place ensuite à un autre groupe électronique, VIVE LA FETE. Ce groupe, composé du duo Danny Mommens / Els Pynno, est assez festif. Ils ont la pêche. La chanteuse, pieds nus, joue beaucoup de ses charmes dans sa très courte robe blanche et chante pas mal de titres se trouvant sur l'album «  Nuit Blanche ». Leur musique est plutôt accentuée sur la techno et l'électro des années 80' ce qui plaît assez au public qui danse aux rythmes des synthés.

 

            La journée de ce deuxième jour de festival, accueillera aussi le duo français de CASSIUS. CASSIUS venu donner un concert live et non un set DJ's ! Les Français, accompagnés de musiciens, chantent leurs tubes, bougent et dansent. Le public reprend par chœur le puissant «  Toop, Toop » et a plaisir à entendre cette French touch électro des années 90'. Les fans de dance-culture en auront eu pour leurs yeux et surtout pour leurs oreilles. Il est clair que ce duo ne se démode pas !!!

 

 

Samedi 7 juillet

                                                    

            DIRTY PRETTY THINGS ayant annulé leur venue, tous les autres concerts ont été postposés d'une bonne heure afin que les «  !!! » puissent ouvrir la main stage. « !!! » est formé de sept membres, composé de deux chanteurs dont un joue aussi du tambourin et de la batterie. On y trouve aussi, un second batteur, une trompettiste, un saxophoniste, un bassiste etc. Le groupe complètement déjanté, joue du rock explosif. Les chanteurs ont une pêche d'enfer, bougent, dansent, sautent… Le premier chanteur, aux cheveux bouclés, danse de façon très féminine. Quant au second, il est pieds nus, et s'amuse à grimper à un des montants des la scène.  Un chose est sûre, avec un tel groupe ont ne s'ennuie pas !

 

            Ensuite, c'est au tour de GOOD SHOES , jeunes anglais issus de Londres, de monter sur scène. Ce quatuor à la musique rock assez punk présente son tout premier album « Think Before You Speak ». C'est une totale découverte pour la plupart des festivaliers, car le groupe est peu connu et a seulement fait une date au Botanique. Le groupe aux consonances FUTUREHEADS, interprétera notamment les singles «  All In My Head » et « The Photos On My Wall ». Le public est peu réceptif et après déjantés «  !!! », il est difficile de se mettre dans une ambiance plutôt différente.

 

            Une autre surprise de ce festival, c'est THE BLOOD ARM. Ces jeunes américains, une fille et trois garçons, mélangent les mélodies rock et baladeuses. Leur musique en soi ne casse rien, ils ne produisent rien de neuf dans le milieu pop/rock, mais leur chanteur fait le concert à lui tout seul. Il a de l'humour, arrive tout de suite à mettre le public de bonne humeur et à le surprendre en descendant dans la foule à la Didier Wampas. Il demande d'ailleurs au public de s'asseoir dans l'herbe avant de se joindre à lui pour chanter et traverser une partie de la plaine. Le public reprend en chœur le single «  Suspicious Character », et le leader, Nathaniel Fregoso, n'hésite pas à faire monter quelques personnes du public sur scène. A la fin du concert, le chanteur est dans la foule, tandis que quelques groupies sont toujours perchées sur la scène. A voir pour l'ambiance festive !

 

            A 16h30, D. MAJIRIA, groupe liégeois, se produisait sur la Stage F.I.L. Il s'agit d'un groupe rock métal, qui chante en français, style Lofofora. Ce jeune groupe plus que bruyant est venu défendre son premier album, « On a marché sur la Terre  ». A les voir sur scène, on sent qu'ils ont déjà fait quelques concerts. Si vous aimez ce style de musique, vous serez ravis de les voir se produire dans l'une ou l'autre salle. Sinon, autant s'abstenir…

 

            Retour sur la scène principale avec les INFADELS. C'est en début de soirée que les Anglais à l'électro/rock dansant montent sur scène. Il est clair qu'ils ont toujours la pêche, bougent sans cesse sur scène et que le public est toujours aussi conquis. Le groupe chantera quatre nouveaux titres, qui seront mélangés aux chansons de leur premier album «  We Are Not The Infadels ». De cet album, on entendra les incontournables « Can't Get Enought », «  Girl Speaks No Words », « Jagger '67», «Murder That Sound », etc. sur lesquels le public commencera à danser. Le chanteur, Bnann, n'a pas mis longtemps à faire bouger la foule, à la faire danser voire « pogoter ». C'est encore un excellent concert que les Anglais nous auront fourni aux sons électroniques rock n roll.

 

            Toujours sur la scène principale, c'est au tour de LADYTRON de s'y produire. Ce quatuor anglais est composé de deux filles qui sont au chant et aux claviers, et de deux gars pour les autres instruments. Malgré la présence de titres connus tels que «  Playgirl » ou « Seventh », LADYTRON a du mal à faire bouger le public. Le groupe joue de façon très linéaire, ils composent de l'électro revival 80's chanté en anglais mais aussi en allemand. Le concert est plus que monotone et la foule s'en lasse vite. Et puis, une chose est sûre, le public est là pour voir GHINZU...

 

            Juste après les anglais, c'est MASS HYSTERIA qui monte sur scène dans la Halle des Foires. Ce groupe français au style très métal industriel ne sait faire que crier. Aucun son mélodieux ne sort de la bouche du chanteur, c'est du bruit, du bruit et encore du bruit...

 

            En 1h10, avec un rappel de 30 minutes, GHINZU conquis une fois de plus le public belge. Comme à son habitude John Stargams, le chanteur, arrive sur scène habillé d'un costume noir et de lunettes de soleil. Il s'installe au synthé et entame une nouvelle intro, nouveau morceau qui devrait figurer sur leur prochain album. Ensuite, c'est avec l'inlassable «  Blow » que le concert se poursuit. La scène vibre aux sons électro/rock dont le groupe à l'habitude de nous balancer. Au fil du concert, les tubes tels que «  Do You Read Me », « Dracula Cow-boy », « Dragon » s'enchainent avec au total quatre nouveaux titres dont «  Twist », une chanson plus facile, plus pop mais tout aussi puissantes que les anciennes. Le show se termine avec l'énergétique « Mine », avec des musiciens plus que jamais en harmonie et en grande forme, et un charismatique chanteur, debout sur son synthé finissant son show.

 

 

Dimanche 8 juillet

 

 

            Autre habitué de la scène et de festivals, il s'agit de DAAN. En 50 minutes, l'ex chanteur de DEAD MAN RAY nous fournit un excellent mélange des ses différents albums. C'est en costume clair, chemise noire et cravate lignée que le leader du groupe apparaît. Bien que le temps soit beau, il a pour une fois laissé ses lunettes de soleil au vestiaire. Le concert débute avec «  Lie », chanson extraite de « Victory ». Durant toute sa prestation, DAAN réussi à faire danser la foule sur des sons électro/rock très 80's, tantôt mélancoliques, tantôt disco. Avec le titre «  Victory », il se balade sur la scène, reste debout puis s'assoie. De l'album « The Player », sont chantés plusieurs titres. Le concert se finit avec le tant attendu «  Housewife », qui fait plus que danser et bouger un bon nombre de festivaliers.

 

            Pendant ce temps, MUD FLOW a déjà commencé à chanter sur l'autre scène. Vincent Liben entame le concert avec le magnifique « Chemicals » tiré du troisième album « A Life On Standby  ». Le concert se poursuit avec des titres du dernier album et quatrième album « Ryunosuke ». Le public reprendra en choeur le single «  Monkey Dool », chanson toujours nostagique et mélancolique mais quand même moins sombre que de plus anciennes. Il est clair que le groupe a changé, a mûri. Peut être est-ce du aux changements de musiciens opérés en 2003-2004. Avec leur musique intense, qui prend aux tripes, les Bruxellois ont donné une excellent concert de 50 minutes. Le public liégeois aura encore droit à des chansons telles que «  Planes », « Today », le très dansant « In Time » ou encore le puissant «  Tribal Dance ». Comme lors de leur prestation à l'Ancienne Belgique, MUD FLOW zappe complètement les deux premiers albums « Amateur  » et « React ». C'est peu dommage, mais on ne regrette en rien ce concert...

 

            Le temps étant plus que limité pour se déplacer d'une scène à l'autre, et la foule étant très dense, certains festivaliers n'ont pas eu l'occasion d'apercevoir CALEXICO qui se produisait sur la main stage.

 

            Autre groupe tant attendu en ce dimanche d'été : ARCHIVE. Le groupe anglais commence son entrée par une intro de plus de 5 minutes. Les deux piliers du groupe, Darius Keeler et Danny Griffiths , font directement vibrer l'enceinte des Halles aux sons de leur clavier et de leur basse. L'entrée sur scène des deux chanteurs se fait plus tard. Le public a droit aux excellents titres tels que «  Lights », « Systhem » ou  encore « Sit Back Down » tirés du dernier album. Un magnifique «  Again » de 15 minutes met la foule en extase, ce morceau doux mais puissant prend le public aux tripes. En 10 ans d'existence, le groupe n'a cessé de mélanger les sons rock, pop, trip hop, ambiance... pour le plus grand plaisir de nos oreilles. A voir absolument si vous n'en avez pas encore eu l'occasion !

 

            HOOVERPHONIC fermera les portes de la Stage F.I.L. avec plus d'une heure de musique douce mais puissante. Geike Arnaert, la chanteuse ; entame le concert avec trois titres issus du dernier album «  No More Sweet Music », dont le single « No More Sweet Music ». Ensuite, vient l'incontournable et magnifique « Eden », qui met plus que jamais le public en émotion, suivi de «  Jackie Cane ». Le groupe, qui est en pleine forme et a beaucoup d'humour, fait monter la sœur de Geike sur scène pour qu'elles chantent ensemble. «  The World Is Mine » est alors entamé puis stoppé car le groupe demande à la foule de s'asseoir pour ensuite remonter et lever les mains durant le refrain. Et comme cela n'est jamais parfait du premier coup, le public recommence jusqu'à ce que cela convienne au groupe, tout en reprenant le refrain en chœur. Un autre titre tant attendu est ensuite chanté, il s'agit de «  Mad About You ». Le groupe continue son concert avant de nous donner des frissons avec délicieux moment instrumental. Le concert touche à sa fin avec «  Sometimes » sur lequel Geike nous fait chanter le refrain. Le groupe salue la salle et c'est la fin d'un festival de très bonne qualité qui se termine…

 

 

 

Samanta Sidérius ©

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