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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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22 mars 2008 6 22 /03 /mars /2008 22:01

Le concert n’est pas annoncé complet, mais tous les gradins du cirque sont remplis... seules restent quelques places dans le parterre. Je suis dans la fosse, assis… pas pour longtemps…

Le groupe (2 violons, un violoncelle, une basse tenue par Jean-Paul Rouve, une guitare, une batterie, un synthé et surtout un PC) débarque à 20h15, Etienne arrive, nous tourne le dos dans sa veste en cuir, petite mise en place et une intro basée sur son dernier single « L’invitation »

Super jeu de lumière, projection d’images sur une toile blanche en arrière plan... son qui claque... belle entrée en matière.

S’ensuivent quelques morceaux du derniers album et d’anciens… les versions concert de  « L’invitation » confirme mon sentiment général de l’album, ces chansons sont forts décevantes…

Seul un bon « In & Out » sort du lot des 5-6 premiers morceaux. On y compte aussi des reprises réorchestrées d’anciens albums… on a du mal à reconnaître certains morceaux, le chant n’est pas super en place, la musique est absente… un choix contestable…

Le public en tout cas ne demande qu’une chose, c’est s’enflammer… Dès les premières notes des « vieux tubes » le parterre se lève, dance chante et se rassied a contre cœur quand les morceaux plus calmes s’annoncent.

La deuxième partie du concert sera beaucoup plus convaincante : un merveilleux  « heures indoues », un très bon « jardin des plaisirs » dans la foulée, un « comme un igloo » qui ré-enflamme le public et un « tatoo » pour définitivement faire oublier la première partie du concert très moyenne.

Deux rappels plus tard avec entre autres « ouverture » et « promesse » joué guitare-voix on termine agréablement la soirée… deux heures tip-top d’un bon concert.

Les plus et les moins :

Un public qui ne demandait qu’à s’amuser mais qui a parfois été refroidi par des morceaux lents, pas toujours biens placés.

Un très bon son mais une musique quasi absente… des rythmes forts marqués, des violons présents mais en dehors de ça ????? Des guitares inexistantes, un pc qui noie le poisson… dommage, les musiciens avaient surement du talent… (mention au look et à la non-présences très présente de Jean-Paul Rouve à la basse)

Un bon light show, des projections discrètes mais ludiques et complémentaires au son.

Un DAHO plutôt sympathique, visiblement touché par l’accueil qui lui est fait,  un peu maladroit dans sa danse disco mais au final il est charmant.

 

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Published by Lio - dans Concerts
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21 mars 2008 5 21 /03 /mars /2008 22:36

Vendredi saint. Il neige sur Bruxelles. Le Père Noël au lieu des cloches de Pâques....
Ouais,menneke ,il n'y a plus de saisons.
Tu affrontes le ring enneigé, direction Manneken -Pis pour une soirée country and western.
Brent ,et ses comparses, vont t'amener pour un trip dans l'Amérique profonde, celle des Real Men, qui se foutent des pussy lookalikes. Leur modus vivendi : We're here to kick your ass!
Gert Geluykens , de l'agence 'Surfing Airlines' , a signé le band pour une tournée belgo-batave. Il s'occupe brillamment de la table de mixage et pouponne ses poulains comme une mère poule. Walter, Bill et Steven , de Curieus Schaarbeek , se sont chargés de leur date bruxelloise.
Seattle débarque: 4 gaillards de noir vêtus , from top to toes (black Stetson inclus) attendent le big boss: Brent Amaker.
Entrée théâtrale : une élégante cape rouge , qu'un roadie lui ôte servilement.
The show can start : welcome to the rodeo....
Brent : chant et guitare acoustique - Sugar McGuinn (bass,backing vc.) - Curtis Andreen (drums) ,euh.. une grosse caisse et un tom qu'il martyrise adroitement avec ses balais ,il se charge aussi des backing vocals ou de cris de Sioux (étrange, pour un redneck)-  seconde acoustique et backing vocals : Louis O'Callaghan , non pas d'Italian blood... le cinquième larron est l'excellent guitariste: Tim Harmon.
Après l'intro amusante , ils nous balancent 'Sissy new age cow boy' ,ces joyeux lurons ont l'humour second degré.
Influence Johnny Cash ,jeu de gratte style 'Johnny Guitar',foot-tappin ,spaghetti-western music.
Great fun tonight....
Les femmes infidèles , il y en a partout:'Cheatin Wife' 'You're no good' ,tu as des cauchemars 'Walkin in my sleep' ,on va s'occuper du mec qui a fricoté avec madame 'I guess you wanna die' 'Knock you out' et pour se calmer avaler des litres de wiskey au bar à 'Reno' avec les buddies. Fais gaffe au 'Hustler' ,les potes te soutiennent mais 'You ain't savin me'...
Tu retombes amoureux 'Babe'  . A nouveau ,ça foire , tu es 'Doomed' , tire -toi 'Get the hell out'...
Tous ces titres sont clairs comme de l'eau de roche. Johnny Cash joue parfois au preacherman, pas Brent et ses acolytes: pas de sermons ,on veut du wiskey stompin time.
Brent a the right voice et Tim te sort de petits solos superbes de sa black (tout est noir...) Gretsch.Les hillbilly-licks sont juteux.
Pause.
' Guys,we like your Duvel beer' , ils ont digéré leur jetlag, dirait-on.

Set 2- Même intro 'Welcome to the rodeo' ,bière aidant ,l'ambiance est montée d'un cran. Une blonde bruxelloise, beer bottle in her hand,se prend pour une rodeo-girl et danse comme une endiablée.
'Hammer this nail' , n'enfonce pas trop le clou, Brent...
'Cowboys in Montana' 'Hillbilly' 'When love gets to a man' 'Girls are good' 'Tulsa'... Tu frappes des pieds , tu gueules Yeah en avalant des pintjes a gogo.Devant tes yeux , John Wayne, Gary Cooper, Robert Mitchum défilent . Des titres te faisant penser à Gunfight at the O K Corral (aahh, la voix de Frankie Laine). Nous sommes tous des cowboys.
D'ailleurs 'This is the Gun' , ça va saigner ... Je reprends un 'Wiskey' , on chante ensemble 'Howdy Do' .
La tradition, pas de fucking new country , but old country music at his best . Titre suivant, logique: 'Country hits'
Le diable est partout 'You call me the devil'
On arrive au terme 'Outro' ,end of the rodeo!

22:20 , ils ont droit à 10' de rappel.
Reprise de 'Sissy New Age Cowboy' , 'Reno' et 'Get the hell out' .

Ya Ya Ya Yippie Ya Yai..... motherfucker , gimme another beer!

Une musique sans prétention , jouée par des gars sympa.
Tu sors du saloon en zigzaguant , what's that snow...

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Published by Michel - dans Concerts
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20 mars 2008 4 20 /03 /mars /2008 22:56
Jeudi jazz au Cultureel Centrum = public et artistes , ensemble sur le podium. Foule , hier soir: Kris Defoort est devenu un nom incontournable de la Belgian Jazz scene.
Tina, l'attachée culturelle, tout sourire,est fière de nous présenter (en l'absence de l'annonceur maison, Peter Hertmans, en tournée avec son projet) le quartet du pianiste d'avant-garde , professeur au Conservatoire de Bruxelles et compositeur d'un Opera 'The Woman who walked into Doors' de renommée internationale.
De nombreux étudiants dans l'assistance , mais aussi des collègues du pianoman: Laurent Blondiau, Steven Delannoye , Jean Paul Estiévenart ...

Kris Defoort a un bagage classique et jazzy (Long Island/New York). Dans la Big Apple ,il a joué avec les plus illustres: Lionel Hampton, Jack de Johnette, Tito Puente....
En Belgique, il fut leader de plusieurs formations: K D's Basement Party (l'album 'Sketches of Belgium'), KD's Decade , pour former ensuite son Quartet. Bien sûr , il collabore a des milliers d'autres projets: Octurn, Garrett List Ensemble.....

Aux drums: Dré Pallemaerts. L'anversois est, avec Stéphane Galland de AKA MOON , le batteur de jazz le plus aventureux du pays. Il te faut 30 pages pour citer toutes ses collaborations, nationales ou internationales. On vous cite 2 noms : Philippe Catherine, Dee Dee Bridgewater.

Nicolas Thys : contrebasse. Encore un gars collectionnant les Awards. Il joue aussi bien de la basse ,que de la guitare, du piano ou la batterie.Une kyrielle de groupes(Alice's 5 Moon,Octurn...) et des concerts avec les grands : Lee Konitz, Toots Thielemans, Zap Mama, Ali Ryerson....

Au sax,from Ohio: Mark Turner, known for his intense intellectual style. Plusieurs albums sous son nom ,avec Brad Mehldau , Billy Drummond ou Kurt Rosenwinkel... mais son sax se promène également chez Joshua Redman ,Chick Corea , Lee Konitz.... modestie et réserve se dégagent pourtant de sa personne. Un grand Monsieur.

20h30 , Kris s'amène , seul.
Le set débute par une longue improvisation au piano.Le maître caresse l'instrument ,accentue le rythme,lui fait prendre une allure TGV. Les doigts sont tels des acrobates sur les touches , la cadence ralentit, le train arrive en gare.... Beau!
Arrivée de Nicolas et Dré. Une nouvelle composition (improvisée) de Kris et de son fils Umi ('Blues is on its way'). Après le concert, les musiciens sont incapables de me citer les titres joués ,demande à Kris ,disent-ils ,nous, on a nos plans et on improvise.
L'intro de contrebasse te rappelle le concerto d'Aranjuez. Dré fait glisser ses balais sur les cymbales, Nicolas donne un ton ethnie africaine à son jeu de contrebasse,il pianote sur les cordes et la boiserie: envoûtant!
Kris, parcimonieusement , touche par touche,lance le piano. Il triture les entrailles de l'engin. Ambiance feutrée ,after midnight jazz.Silence conventuel dans la salle, tu entends la pluie harcelant le toit du théâtre. Pas un souffle, la contrebasse accélère le tempo,suivie par le piano et la batterie. Au loin ,un sax plaintif. Mark Turner à pas de loup ,rejoint ses complices.
La mélodie s'éteint.
Le troisième morceau ,tout aussi inventif mais plus enjoué ,est basé sur le'Round Trip' d'Ornette Coleman. Le sax se fait lyrique sur un nappé de batterie/contrebasse.
Un thème de Prince 'Sometimes ,it snows in April' (sur l'album 'Parade' ) sert de prémisse pour l'impromptu suivant. A slow nostalgic tune. Tu t'imagines entendre les paroles du génie de Minneapolis 'Tracy died soon after a long fought civil war , just after I'd wiped away his last tear...
Différents instruments de percussions africains pour introduire le dernier titre du set. Tu sens le vent dans la Savane,l'archet fait pleurer la contrebasse. Lorsque Nicolas pince ses cordes , tu reconnais ce tube gigantesque de Police 'Walking on the Moon'
Un effet thriller mélodramatique,très vite le sax est réduit au silence et le piano mène une lente danse. Inner music voyageant dans ton cerveau.
60 minutes se sont écoulées , tu sors de ton rêve.

Le deuxième set est entamé par un solo de Dré Pallemaerts . Mains nues, il tapote les toms . Un souffle déchirant du sax ,c'est reparti pour un long morceau (près de 30') tout en finesse: 'Tranen'.Rien à voir avec le jazz de bonpapa ,pas de swing,mais du jazz inventif ,structuré comme une symphonie contemporaine.
Des lignes de sax syncopées,un toucher de piano classique.Des musiciens au sommet de leur art.Pas d'effets gratuits.
Ovation du public.
Le groupe poursuit avec un blues de Thelonious Monk.
Le sax devient céleste,le piano fluide et la rythmique obsédante, avant que Dré n'amène le titre à son terme.
'Twinkle Tinkle' terminera le set .Un morceau plus nerveux.
Ici ,le sax est sautillant,le piano batifole sur une rythmique soutenue.
Chacun peut montrer son savoir-faire.Des solis ,mais pas sous forme de compétition.
Virtuosité et humilité sont les mots d'ordre.
3 titres pour 50' de show.

'Lucky you', une nouvelle compo de Kris, sera joué en rappel.
Another mellow tune arborant une majesté sereine ,une force tranquille.
Fin d'un voyage ,tout en finesse ,les musiciens s'étant passés de toute amplification.

Retour à la civilisation matérialiste.

 
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Published by Michel - dans Concerts
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20 mars 2008 4 20 /03 /mars /2008 22:48

Il y a des jours où je me dis : “Mais qu’est-ce qui nous a pris d’acheter des tickets pour DJ Shadow ? ».

 

C’est Kid Koala qui commence à 19H30 avec un show de 45 minutes. Il vient de la partie anglophone de Montreal mais parle un peu français : pas de sifflet, ni de huée à ce moment … serait-ce une salle majoritairement francophone ? Quatre platines, du vinyle 12 pouces, du scratch, du DJing quoi … pas de quoi s’extasier ! A part un morceau ou il va jouer des notes (une mélodie) à partir d’un disque en faisant sauter la tête de lecture à toute vitesse et à différents endroits sur le même vinyle … mais ca n’a représenté qu’une minute sur la totalité de la prestation (excusez-moi mais je n’arrive pas à appeler ca un concert !) et c’était un peu maigre. Le Kid va bientôt avoir un bébé et va se retirer de la scène pour se consacrer à sa vie de famille et à une œuvre graphique. Je ne sais pas si la BD va y gagner quelque chose mais la musique ne perdra pas grand-chose.

 

A 20H40, le rideau s’ouvre deux grands écrans dans le fond de la scène et une grande table avec 8 platines et des petites tables de mixage. La salle n’est pas si remplie que cela et pourtant c’est soldout !? Ca démarre par un petit film fort bien réalisé qui raconte, dans un style année 60, la genèse du disque vinyle et son évolution jusqu’à nos jours. Ca se termine avec une explication du dispositif mis en place : mixage, effet, pédale de loop et les 45 tours ! Uniquement du 7 pouces ! Les deux DJ arrivent sur scène et plutôt que d’enchainer directement avec un gros beat, ils vont se présenter et causer un bon moment … dommage ca a cassé le rythme qu’ils avaient installés avec cette petite vidéo sympa … Pas trop grave, le premier morceau est une vraie réussite, une vraie composition, des petits morceaux  samplés à la volée, bouclé en live, traficoté en direct … du bel ouvrage …   Après, ca va se gâter … plus question de composition, on vire vers le MashUp … on reconnaît les samples très explicitement, pire ils nous envoient des morceaux dans leur quasi intégralité : les Doors, les Shadows, LedZep et même du Pierre Henry ! On baigne en plein dans les années 70, le pire c’est le public qui ne réagit qu’à l’audition des mélodies qu’il arrive à reconnaître (Metallica, FooFighters, White Stripes).



Je m’attendais à voir l’AB transformée en boite de nuit … grosse déception ! J’ai rarement vu des gens aussi amorphe ! Peut-être la preuve que la prestation (je n’arrive toujours pas à écrire « concert ») n’était vraiment pas à la hauteur des attentes. Vous ajoutez à cela des blagues potaches dignes du DJ de la discothèque le Krypton à Marche en Famenne et vous vous demandez : « mais qu’est-ce qui nous a pris d’acheter des tickets pour DJ Shadow ? »

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Published by Rudi - dans Concerts
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18 mars 2008 2 18 /03 /mars /2008 22:51
18 mars 2008, une chambrée honnête au Nekkersdal, le rootsclub de Laeken. Il est 20h45 lorsque Philippe Verstraeten, le programmateur maison, annonce Bugs Henderson & the Shuffle Kings.

Un trio troisième âge : Bugs est né en 1943 à Palm Springs, Californie et ses 65 ans il ne peut pas les cacher. Aux drums, Linda Waring, une dame aux traits masculins, paraissant plus vieille que mon arrière grand-mère. La reine Fabiola peut passer pour un sex-symbol, en comparaison. Sean Frankhouser est le bassiste du combo. Un petit jeune, il n'a pas 50 ans.

Bugs a de la bouteille, il débute à 16 ans avec son band The Sensors. Très vite, il rejoint Mouse and the Traps pour ensuite jouer en sessionman pour des pointures : Freddie King, Delbert McLinton, Ike & Tina Turner, Leon Russell.... Freddie King lui conseille de former son propre groupe et, dans la seconde moitié des seventies, il sort son premier album "At Last". Sa discographie compte une vingtaine de plaques de nos jours. Ce vétéran sait jouer, personne n'en doute, mais le feeling n'y était pas hier soir.

Vêtu d'un T-shirt noir 'J&J Blues Bar Fort Worth', mettant en évidence ses vénérables biceps (il aime prendre des poses) et, armé d'une flashy red Fender, il entame le show d'une longue intro blues/rock avant de nous chanter "She said go and I said no... come on baby, can't you see I' m down on my knees...". Les thèmes éternels du blues, avec les inévitables et classiques solos de basse ou les riffs de guitare accentués par la tremolo handle. Bugs n'a pas tout un attirail de pédales à effets (une wah wah suffit), mais il aime faire pleurer son instrument. Un enchaînement, une voix rageuse "You won't make me feel like dirt...", le titre "Big-legged woman", l'artillerie lourde pour ce classique repris entre autres par Jimmy Reed, Freddie King ou Jerry Lee Lewis. Rien à dire, c'est efficace.

Bugs trouve le public un peu mou, il nous incite à plus de participation, mais lui-même ne semble pas au mieux de sa forme... "Rocket in my pocket" de Lou Ann Barton, old school blues/rock. Le tune se termine par un nice fingerpicking avant l'explosion finale. C'est bien foutu, mais où est l'enthousiasme ? Du travail d'employé de bureau attendant la fin de la semaine. "Lawdy Miss Clawdy", des lignes Creedence Clearwater Revival, une batterie boum bada boum. On ne fait pas dans la finesse, 2nd SS Panzer Division en marche.

"Look what love can do", aussi délicat qu'un Caterpillar. Des accords "Born on the Bayou" pour le next one, on s'amuse à essayer de reconnaître les influences. Les titres Texas Blues se succèdent pendant qu'avec les potes tu fais un crochet par le bar. On est tous d'accord, Papy can play, mais rien d'emballant ! Aucune étincelle.

Un instrumental "Sunshine of your love", on est loin de la version des Cream. Un petit morceau didactique en medley ("Here comes the sun", "Can't buy me love", "Yesterday", ...). Regarde comme je joue bien, les Beatles transformés en fingerpicking jazzy/country. De la dextérité gratuite ! "Hello Marylou" pour terminer le set. C'est du blues de kermesse.On comprend que Bugs soit apprécié en Allemagne : Oktoberfeesten blues.... Il nous prévient que son épouse vend ses derniers CD's. Un petit coup d'oeil à la nana et, tu as tout compris ! Une blonde, pas 30 ans, poitrine agressive... Dangereux Papy, ton coeur va lâcher !

On reprend : "Cow Cow Blues" un chouette two-bar tune. Un nouvel enchaînement de 3 titres dans lesquels on retrouve tous les plans traditionnels du Texas rocking blues. On n'échappe pas au long instrumental, les images d'Epinal du blues. Le titre se termine de manière théâtrale. Ce mec est le Pierre Tchernia du blues/rock. "Nobody's business", on préfère la version de Billie Holiday. Les gimmicks assassinent le morceau. Pathétique ! "I need a new tattoo..." chante-t-il, il en a déjà partout...

Le set se poursuit sous les applaudissements polis, on s'ennuie. "Heartbreaker", de chouettes effets wah wah. Ce morceau se détache du lot. Une intro de 5' pour "Rock me Baby" de B B King. Rien à redire, pour le répertoire ! On attend la fin. 23:20 le rappel ! Un nouveau medley, pitié.... "Mystery Train" et "That's Allright, Mama", rendez nous Elvis, please !

Fin du calvaire. Une partie du public a apprécié ce blues de maison de repos. Nice people in Brussels.

Cet article est également paru sur
MIB.
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Published by Michel - dans Concerts
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18 mars 2008 2 18 /03 /mars /2008 22:26
Thomas Fersen, c’est la chanson française intelligente dans son excellence.
Thomas Fersen, c’est 7 albums depuis 1993.
Thomas Fersen, ce sont des textes fins, poétiques, pince-sans-rire, aigre-doux et douce amère, tout en nuances, jeux de mots raffinés, parfois tristes mais pleins d’humour et toujours justes, à la fois enfumés et propres sur eux. Toutes ses chansons ont une odeur et racontent une petite histoire bien sentie sur une petite musique tout droit sortie d’un autre siècle.
Thomas Fersen, c’est une actuellement une tournée « ukulélé » (et son cd « Gratte-moi la puce ») où il revisite ses chansons accompagné du petit instrument. 
Thomas Fersen, c’est des concerts partout en France,... et en Belgique en passant par La Louvière... Inratable donc, une fois n’est pas coutume de le voir dans notre bon vieux Hainaut.
Au Centre Culturel de la..., comment dire, ville du Centre... le barde arrive tout de seconde main vêtu : velours brun pour le bas, chemise blanche à jabots ondulés pour le haut. Tout fourbu et chevelu, une grosse barbe et sa toute petite guitare, on dirait tout Jésus déguisé en tapette espagnole. Le théâtre de La Louvière est comment dire... euh... moche : une espèce de grande salle de cinéma où nous sommes très mal placés tout au bout, à côté d’une soufflerie insupportable sur le mur et une ouvreuse indomptable. Fersen gratte sa puce mais rien n’y fait, ça ne prend pas. Il est aussi chaud qu’un glaçon et le public est on ne peut plus mou du genou ; il ne connait aucune parole, n’applaudit pas aux bons moments... Plutôt que de s’en amuser, il se plonge et se renfrogne sur ses cordes, chante ses paroles dans un micro mal réglé. Il faut dire que ça m’insupporte aussi ce public. Le genre qui découvre les feintes le soir du concert et se bidonne : tout simplement insoutenable. Mais il est froid, très froid le Fersen. Il s’emmerde, s’emmerde beaucoup sur scène. On l’a pas forcé à venir ici pourtant, quoi merde... mais c’est vrai qu’il y a de quoi être déçu... Et cette soufflerie qui n’en finit pas de souffler un air chaud puis un air gelé puis un air chaud... et cette ouvreuse qui n’en peut plus de nous engueuler pour les photos qu’on voudrait quand même prendre... Bon, il y a du bon évidemment, le ukulélé est ma foi fort agréable et calme à écouter ; la voix et les textes de Thomas Fersen me charment toujours autant et pourtant. Pourtant rien. Rien ne se passe. Rien ne s’opère. Et ce guitariste à côté de lui, Patrick Juvet avec 30 ans de moins qui s’essouffle à se dandiner et à sourire. Bof. Second degré bien sûr. Tout est second degré chez Fersen mais quand même... Après juste un peu plus d’une heure et son minimum syndical accompli, les deux musiciens quittent la scène. On ne m’y reprendra plus, je ne viendrai plus voir Fersen. Ah lalala, j’avais dit ça deux fois déjà et pourtant j’y étais encore revenue une troisième. Mais ici, vraiment, la tournée ukulélé, c’est cher et c’est chiant. Bon soit, décidément, je suis certaine maintenant que Thomas Fersen est fait pour s’écouter chez soi.
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Published by Anne - dans Concerts
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17 mars 2008 1 17 /03 /mars /2008 22:57
Concert délicieux ! Grand moment de bonheur !
 
J'ai connu leur plus gros tube "U-turn (Lili) grâce au film "Je vais bien ne t'en fais pas". Le chanteur du groupe, Simon Buret, y avait d'ailleurs fait une apparition en première partie.
 
Séduite par les accords mélodieux apparentant ce tout jeune groupe français (1 an et demi d'existence) à Radiohead ou Archive, j'ai décidé de me rendre ce 17 mars à l'AB (réservé depuis novembre!).
 
La surprise fut complète: la salle est pleine à craquer et le public chaud boulette!
 
Aaron a commencé avec le très beau morceau interprété en français (le seul de l'album d'ailleurs) "Le Tunnel d'Or" où il fait une véritable déclaration d'amour à "son ange".
 
Le charme opère tout de suite, le public commence déjà à entonner avec lui le morceau.
 
Simon est très communicatif. Il a l'air impressionné du monde présent et de l'ambiance instantanée...
 
Le concert se poursuit avec le très connu "Endless Song". La première chanson écrite par le groupe.
 
Aaron est visiblement en très grande forme: il se "lâche" sur toutes les chansons en improvisant des mini-pogos, des jumps, etc...Le public n'a plus qu'à se laisser porter par cette délicieuse et séduisante fougue de ce grand brun plutôt bien bâti.
 
Arrive ensuite le très beau "Little Love" où tous en choeur nous reprenons le refrain "Don't worry, life is easy...". Aaron est touché car on connaît tous la chanson. Il nous remercie sans arrêt et précise qu'il a toujours peur de "se prendre un mur" quand il tend le micro à la salle. Mur complètement évité!!
 
Deux rappels sont offerts. Aaron semble se régaler jusqu'au bout. Olivier Coursier, le pianiste et guitariste, un rien plus timide, se décoince sur la fin en s'approchant de la salle avec sa guitare.
 
Ressemblance frappante entre les deux musiciens: lien de parenté?

Simon nous explique qu'ils s'envolent pour le Canada cette nuit et qu'ils espèrent recevoir un aussi bel accueil...
 
Le concert se termine dans une chaleur humaine aux accents de pop rock. Le public sort remonté à bloc!

Bon vol, bonne route et surtout ... MERCI.
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Published by Valérie - dans Concerts
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17 mars 2008 1 17 /03 /mars /2008 22:17
Le « Stuk » à Leuven, un centre culturel avec plusieurs salles (bistrot, cinéma, …) dont une très spacieuse salle de concert avec un grand bar sur le côté. A 20H30, il n’y a pratiquement personne alors que le premier groupe s’installe : Bombee+. Une guitare acoustique, une table à percussion et un chanteur, pas d’électronique contrairement à leurs enregistrements. C’est lent, pas passionnant, mal chanté, au bout de trois morceaux on se retire à aux abris et on attend une demi heure que A Whisper In The Noise s’installe. La salle s’est doucement remplie et c’est une centaine de personnes qui vont découvrir un univers fort différent de la première partie : un piano, une guitare, un violon, une basse et une batterie. L’électronique s’invitera aussi pendant la plupart des morceaux. C’est le compositeur/ chanteur/ guitariste/ pianiste/ arrangeur West Thordson qui dirige les opérations … il en fait d’ailleurs un peu trop et s’emmêle les pinceaux à deux ou trois reprises. C’est toujours très calme : plusieurs personnes restent assis ou allongés par terre pour profiter pleinement de l’Atmosphère. Atmosphère, malheureusement pourrie par un son souvent catastrophique. Mais que fait le syndicat des ingénieurs du son ! J’ai souvent pensé aux parties expérimentales de Archive sans les envolées électriques. Et c’est peut-être là le défaut du groupe, le ton un peu trop monocorde est finalement un peu trop soporifique, ce qui passe bien sur album manquait un peu de consistance émotionnelle pour le Live. On a donc été un peu déçu par ce groupe dont on attendait beaucoup plus …
 
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Published by Rudi - dans Concerts
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17 mars 2008 1 17 /03 /mars /2008 22:08
Soirée exotisme nordique au club: Teitur  ayant vu le jour aux îles Faroer (Féroé). Un bout de terre perdu dans l'Atlantique nord , sur le Gulf Stream, entre Norvège et Islande.

L'avant-programme prévu faisant faux bond , l'AB fait appel à Nico Muhly ,membre du band de la star féroïenne.

Nico MUHLY

New York, né dans le Vermont en 1981 , gradué en littérature anglaise. Un Master in Music (Juilliard School), pour ce compositeur classique à l'élégance Oscar Wilde.
Filmsoundtracks, musique pour ballets, collaborations illustres: Philip Glass, Bjork, Bonnie Prince Billy, Antony and the Johnsons....
Un esthète dandy , qui nous interprétera 3 de ses compositions au piano.
A medium slow one , a very slow one and a rather fast one (avec accompagnement laptop pour le dernier ).
Des oeuvres Chamber music ayant comme thème le départ d'ami(e)s fuyant New York.
Un nom te vient à l'esprit en entendant ces mini symphonies minimalistes: Wim Mertens!
C'est à la fois mélodieux et dissonant... Arty work, darling!
En 2007 il a sorti 'Speak Volumes'
Une vingtaine de minutes de modern classical music.

Teitur

= Teitur Lassen , singer/songwriter,blond et efféminé , Best Male Singer (Danish Music Awards ) en 2007.
4 albums , son dernier 'The Singer' doit sortir un de ces quatre.
Déjà un passage in Belgenland : Dranouter 2007. Cela lui vaut une myriade de fans (mostly girls and ladies ,he's so cute ,même avec a broken tooth!)

Le blondinet prend place au piano , Nico s'assied par terre , et nous sert 5 titres de grandstudio music, héritière des seventies ,style Gilbert O'Sullivan ou Elton John (époque Captain Fantastic).
Cette musique paraît simple , mais elle est d'une évidence limpide.
Teitur dégage une aura de sympathie communicative, il a de l'humour et un sourire enfantin ne le quitte jamais.
On aura droit à une intro en pur Broadway style 'We still drink the same water', à un titre écrit en collaboration avec Nic Kershaw (inspiré par Madonna...) un titre ritournelle 'I run the carousel'.
Il se dégage une grande quiétude de ces mélodies. Une musique 'heart and mind', la solitude , l'isolement ,les espaces immenses (sans végétation,ni habitations..)... tu ressens tout ça. 'Letter from Alex' un ami qui écrit à propos du décès de son père. Les choses de la vie...
'Legendary Afterparty' en hommage au regretté Chris Whitley, qu'il a connu dans le Nord ,est un titre grandiose .
Il est rejoint par Nico ,qui reprend place au piano et par un excellent contrebassiste ,rencontré la semaine passée ,alors qu'il tournait aux Pays-Bas.
Il a décidé t'interpréter plusieurs plages de son nouvel album 'The Singer'. Une profession de foi, ce titre '...I always had the voice and now I'm a singer.The audience grow silent when I open my mouth.... un clin d'oeil humoristique second degré.
Un petit solo de piano à 4 mains, ils s'amusent,nous aussi!
Les perles de douceur ,chantées d'une voix de crooner se succèdent : 'Josephine' 'poetry and aeroplanes' 'shade of shadow''I was just thinking'.Parfois l'adorable minet s'empare d'une acoustique , qu'il manie à merveille , alternant passages doux et riffs plus nerveux.
Le public est subjugué par son folk sensible.
'The Russian song', encore une merveilleuse histoire d'isolement. Un titre plus farfelu 'Catherine , the waitress' ,il se permet une feinte en comparant Catherine au barman barbu de l'AB.
Un intermède brillant :3 titres interprétés en langage Faroer ,dont 'Andvekur' (je crois), l'album s'appelle 'Kata Hornid'. De la magie insulaire.
Back to the English et toujours cet humour.'To meet you' , des arrangements subtils, une voix d'ange.
Le public exige les hits et on a droit à une version inimaginable du classique 'Great Balls of Fire', le chef d'oeuvre rock ,immortalisé par Jerry Lee Lewis. Une version épurée ,qui nous laisse pantois.... You shake my nerves and you rattle my brain....Goodness, gracious , great balls of fire... la classe.
On approche doucement du terme et des rappels . Depuis une éternité , des fans réclament 'Louis Louis' et on y a droit. Une popsong imparable.
90' de show et le babyface revient pour prier une dame à monter sur scène....Nolwenn (Leroy), de sulfureuse renommée Star Academy. Et là , Je dois revoir mes préjugés: la lady est non seulement belle à craquer ,mais elle est sympa et chante merveilleusement . A love song à faire pâlir d'envie Paul Mc Cartney.
'One and Only' met un terme à cette grande prestation.
Teitur has got a new fan....
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16 mars 2008 7 16 /03 /mars /2008 22:54
Maigre assistance en ce triste et pluvieux dimanche soir.

Anne Ygerne

Un petit bain légende du roi Arthur, duché de Cornouailles...
Mais non, Anne a son lit à Liège.
Elle aime voyager en train. Les vaches, nuages, terrils qui défilent , l'inspirent. Elle se brosse les dents tous les matins, déjeune , s'occupe et va au dodo.
Elle joue de la guitare et chante en anglais scolaire ou en français. Des historiettes de sa passionnante vie:je rencontre un homme dans l'ascenseur . Un monsieur me ramène chez moi dans sa voiture,il se gare , y aura-t-il une suite?
Anne existe , puisqu'elle se produit sur scène.

Bherman

Bruce Beireman (or is it Elliott?), Gent, aïeux anglais et flamands.
Se jette dans la musique à 44 piges.
5 albums hautement recommandables.
'The corridor' 1999 'The row ' 2000 ' The other/ 63' 2003
'Attitudes' 2006 et le dernier né 'Two boys' 2007.
Des noms connus se retrouvent sur les différentes pochettes: Steven De Bruyn, Els Hellewaut, Geert Maris, Jürgen De Blonde (Portables), Geert Simoen (Olla Vogola), Kristof Rosseeuw (Flat Earth Society) ....
De bonnes critiques dans la presse néerlandophone. Des comparaisons élogieuses: Tom Waits, Daniel Lanois, Admiral Freebee, Ozark Henry...
Des prestations scéniques en Belgique , mais aussi en France (avec Hector Zazou, notamment), Hollande, Allemagne, Canada.

Hier soir,il était accompagné de Geert Simoen aux percussions (batterie, bongo, cajon drum...) pour nous servir son indie singer/songwriter rock atmosphérique et teinté de jazz , folk ou d'éléments pop.
Eclectisme est le mot clé.
Un Elvis Costello -look avec son petit chapeau et ses lunettes.

'Underway ' ,le ton est donné ...down by the water ...I mesmerize the time... chante-t-il . C'est du sérieux , des lyrics intelligents qui , effectivement te fascinent.
Les percussions de Geert ajoutent du rythme et de la profondeur au chant et jeu de guitare de Mr Bherman.Les effets vocaux ( some pedals) sont impressionnants.
Une douze cordes pour 'Lights'. Encore un titre intrigant aux arrangements subtils (et ils ne sont que 2),Geert martèle ses peaux des doigts ,Bruce construit sa chanson tel un sculpteur musical.
Il nous prévient que normalement , ils sont 4 sur scène , que le répertoire est différent.
'Likely' sur Attitudes ...you taste like acid rain ...des percus bondissantes,une guitare agressive .On oublie la banalité et la mollesse du premier act!
'My little brother' enfin un titre du bébé 2007. De sa voix grave, il nous chante que son petit frère est angry et pissed off...
Mes chansons sont souvent tristes ,un downtempo:'Slow down'
...you seldom ,seldom smile now ,but ,I got you under my skin...
il n'y a pas que la Joconde dans la vie!
'Hoping' ,l'espoir revient ,pour ce plus vieux Bherman,écrit en 99, au siècle précédent ajoute-t-il .
'Janitor' un titre plus rock.
Nous avons droit à une sélection de morceaux, émanant de ses 5 albums.Un solo de cajon drum percutant.Virils les ... cry, cry ,cry du chorus ... Une présence scénique calme mais sincère. Un artiste honnête donnant le meilleur de lui -même ,devant un public réduit à 3 pelés et un tondu.
'Sophia' mon hit sur myspace.'Can I think about you ..... , dansant et imparable ... oh Sophia , you kiss with your eyes wide open... Si cette Sophia est la jolie dame sur la pochette du CD, je demande à Bherman de me la présenter. Superbe morceau.
Il termine avec 'I wanna talk to you' , pour lequel il reprend la 6 cordes.Une intro calme et majestueuse ,pour un titre qui pénètre insidueusement dans ton cerveau.

45' de chansons magnifiques qu'on aimerait entendre plus habillées (trompette,piano ....)
Thank you Mr Bherman ,we'll check your myspace to catch another of your shows (with full band ,this time!).
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