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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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12 avril 2008 6 12 /04 /avril /2008 21:02
Le Dada ,on aime bien. Herman, le barman, vieux pote d'avant toutes les guerres! Les poivrots, venant troquer leur maigre pension contre des litres de bière.. et des groupes pour maximum 5 €. Hier, free of charge!
STRAWDOGS 
déjà le nom du groupe, Sam Peckinpah 1971, un formidable Dustin Hoffman!


Le groupe est originaire de Bruxelles et des randgemeenten. Il pratique un rock mélodique aux influences Tom Petty, Del Amitri ou Johnny Cash pour le côté country. Pas d'artifices grandiloquents, pas de gadgets électroniques, de bons textes et une guitare (Geert Taveirne, excellent, il ajoute des lignes d'harmonica, si nécessaire), une basse (Bram Van der Stocken) et une batterie (Bert Van der Elst), constituant une rythmique efficace, + un frontman, chanteur/claviériste, Hans Van Campenhout. Nom prédestiné, niet waar Roland ?
Un mini Cd en 2003 (production Luc Crabbe de Betty Goes Green).
Un CD 'All my dark places' 2006 et en 2007 un nouvel album, 'Motel Chronicles' chez Pulp Records. Un titre sentant bon le Sam Shepard. David Lynch est dans les parages également. Le groupe cite les Beatles et Tom Waits comme influences, il y a pire!
Hier, c'était le second concert sous cette formule quartet. Malgré quelques imperfections, c'était un bon gig.
'The retarded son of Jesus' les ivrognes se taisent et écoutent. Le band a déjà gagné son pari. Le titre fait penser à une autre gloire nationale : Admiral Freebee. 'Fallen from Grace' la guitare de Geert t'emmène du côté de Memphis.
'Mean Streets' le piano électrique entre en action, à la fin du titre.
'Brother can you spare a dime' une facture classique, une chanson pouvant passer sur Classic 21.
'Down the Line' avec interventions à l'harmonica. Des lyrics profonds et justes.
Ces gars savent écrire une bonne chanson, mais l'ensemble est un peu lisse; Pas de highlights, c'est bien foutu sans qu'il soit question d'enthousiasme. Mais, ce n'est que leur 2ème concert. Il faudra surveiller ce groupe, quand il sera plus soudé.
'Carolina' ... you never treat me like a woman should ... Les States semblent obséder le compositeur (W Faulkner, Steinbeck, ou les tableaux de Edward Hopper); Escapism est le motto !
'The laws of the Interstate' un chouette midtempo.
'Motel Chronicles' basse et batterie rendent ce track plus nerveux. 'Me and Mr Davies' un bon rock.
'Innercity Girl' intro au piano, pour cette chanson bien ficelée, aux influences Fleetwood Mac (période Stevie Nicks/Lindsey Buckingham). Hans a parfois le même phrasé que Luc Crabbe.
'Turkish Delight', un nouveau titre. Strawdogs prépare déjà un nouvel album. 'I'm the fast runner' 'Charlene' ..she's the Queen of the scene...ici le piano est à l'avant plan.
'Broken Promise' avec le chorus ... you gotta follow your trail ... a slow one avec lignes de guitare sensibles.
'Sinnerman' qui s'enflamme ,pour se terminer crescendo.
On approche de la fin et le show gagne en intensité.
Le public tape des pieds, et applaudit. A chaque coup, les interventions de Geert font mouche. Un bon guitariste, qui ne joue pas au guitar hero.
Le dernier titre 'Shotgun Blues' est excellent. Du blues/boogie à la Z Z Top. Let's burn the house down, chante Hans !


Le public réclame un rappel, il sera de qualité !
Une nouvelle chanson attachante, interprétée en solo, au piano. Pas encore de titre, peut-être 'A tricky world'.
Puis le fabuleux 'Here comes your man' des Pixies; Les musiciens se lâchent, ça rocke ferme.
Ils reprennent 'Charlene' pour terminer ce bon concert de 60'.
Pas déçu de ma soirée.
Un bon petit groupe,des gars sympa..
Stawdogs is their name!

D'autres photos sont disponible à cette
adresse.
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Published by Michel (Photos : Bert Vanderelst) - dans Concerts
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11 avril 2008 5 11 /04 /avril /2008 21:58
Luc Gheldof a le nez fin, hier le folkclub Toogenblik d'Haren programmait WILLIE SALOMON, un bluesman quasi inconnu en Belgique. 
Du country blues acoustique, qui n'a pas drainé les foules. Vous connaissez l'adage : les absents...
Né en 1954, en Allemagne (Straubing), de mère autochtone et de père amerloque. Il a conservé l'accent Helmut Kohl. Il nous trace un portrait de son existence.
Il a vécu 20 ans en Bavière, il nous précise que notre houblon vaut la Münchener. Mutter l'oblige à prendre des leçons de piano classique, mais, Beethoven ou Chopin ne le branchent pas. Il s'est mis à écouter des 33 tours de blues. A 19 ans, bye bye la Bavière.
Direction le pays du blues : l'Amérique. Pas de piano dans son bagage, mais une guitare. A la découverte des pionniers du genre. De cette époque il reste un vinyl 'Moon Goin Down'.
La guerre du Vietnam le pousse à opter pour la nationalité allemande.
Il épouse une Fraulein, lui fait quelques moutards et abandonne la musique.
Un break de plusieurs années.
Le ménage périclite, Auf Wiedersehen Birgit oder Ursula... Je te laisse la maison, le chien et les mouflets.
Back on the road, il a retrouvé sa guitare !
Il a enregistré 4 albums depuis. Le dernier en 2007 : 'Just in Time'.
Place à la musique ! 
4 guitares sur le podium, il a aussi emmené sa nouvelle conquête, une chouette madame qui le laisse jouer du blues.
'Mississippi Blues' (Willie Brown), on est plongé dans le Delta.
Du vintage blues : ta bonne femme te maltraite mais tu en es fou... Durant tout le set Mr Salomon nous servira des perles bluesy d'avant-guerre. C'est déjà évident après un titre, ce gars est un ténor.
Un virtuose du fingerpicking.
Pour 'I feel good', il sort un harmonica de sa poche. Du blues campagnard.
Le titre suivant, je l'ai entendu pour la remière fois, sur un album des Stones, souffle-t-il : 'Little Red Rooster' (Willie Dixon), des effets de slide à vous couper le souffle.
Cette guitare-ci, je l'adore. S'il faut, je la prends sur une île déserte : une National Triolan de 1930. Un son fantastique. 'Write me a few lines' de Mississippi Fred McDowell. Ce gars joue comme si tous les accords étaient simples, tout lui semble inné.
'Country boy' le petit gars qui ne sait jamais comment sans sortir.
Vous savez dans ma VW, j'ai encore un piano digital, mais Willy (le moustachu, responsable du son) m'a raconté qu'il y avait un piano dans la salle.
Avant de jouer le titre suivant, il lui faut 5' pour accorder une 12-strings, qu'un ami anglais lui a façonné.
Cette 12 cordes résonne comme l'orgue de Ste -Gudule, stupéfiant ! 'Broke down engine' du maître Blind Willie McTell.
'Meat shaking on your bones blues', je préfère les femmes en chair (big fat mamas) aux squelettes ambulants.
Un petit ragtime 'Cincinnati flow rag' Reverend Gary Davis.
Une compo personnelle 'Back on the road' ou comment larguer femme et enfants.
Celle-ci est dédiée à mon ex-épouse (je l'aime bien, mais elle doit se trouver à, au moins, 500 bornes de moi) : 'Mistreated Woman Blues' .. I got a woman she treats me like a dog .. on comprend qu'il ait mis les bouts.


Break

Set 2, il se met au piano. Out of tune, never mind !
Un 12 bar blues classique 'I don't want no doctor, doctor won't do me no good', Champion Jack Dupree. Et dire qu'il n'a pas joué de piano pendant 25 ans.
'How long blues' Leroy Carr. Te voilà plongé dans l'Amérique noire, profonde. Un chant négro émouvant.
Un petit boogie woogie pour se dégourdir les jambes.
'9 below zero' Sonny Boy Williamson. Ce type est un historien du blues, mais l'auditoire est passionné par son cours.
Un interlude New Orleans avant de ramasser sa dernière guitare, une glittering Dobro. Sa slide glisse sur les cordes : I got to move I can't stay here no more.... Haren, capitale du Tennessee.
Le traditional 'Catfish'. Pas d'effets gratuits, il y va right to the point. Il est imbattable à la slide.
'Sweet Little Angel', que pas mal de bluesmen interprètent : BB King, Tampa Red, Tommy Castro. L'intro de Willie émerveille.
'Going to Brownsville', c'est Furry Lewis (mort depuis) qui me l'a apprise, en 1977. Ce gars est un perfectionniste qui captive le public.
The last one, a composition of mine 'Rainy Day Blues'. En Allemagne, la pluie, ils connaissent. Ce titre, joyeux, est un appel au soleil.



Après 15 secondes, il revient pour le rappel.
Un fingerpicking sur la 12 cordes 'Statesboro blues', Taj Mahal, le spécialiste du country blues.
Un classique du Delta-répertoire 'Pony Blues' et cette fois-ci, c'est la dernière (il a joué plus de 2 heures) : 'Future Blues'.
Passé ou futur, ce sera toujours la même couleur pour le blues : le noir absolu.
Willie Salomon, for sure, can play and sing the blues !
Une agréable découverte,comme c'est souvent le cas au Toogenblik.

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Published by Michel (Photos : Marc De Proft) - dans Concerts
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10 avril 2008 4 10 /04 /avril /2008 21:59

Le cultureel centrum ucclois accueillait 2 nouveaux bands ,tendance nu-soul,hier soir.

1060

code postal de St-Gilles = multiculturalité.
5 musiciens sur scène:l'éblouissante Joy Simar ,au chant/guitare acoustique. (elle a déjà prêté sa voix exceptionnelle au projet Teaumaz, elle chante également dans le groupe soul/funk Camaro)
Un virtuose à la basse acoustique : Renoar Hadri. Il a joué dans le band de la chanteuse jazzy , Sanja Maas: SAYMA. Airlock a pu compter sur ses lignes de basse également et il a participé au 'I Am You tour' de Marc Moulin : une pointure, donc. Il s'occupe du programming pour le concert de 1060.
Francis Perez se charge des envolées guitaristiques hispanisantes.Très fin guitariste . Wahtanga Rema(Burundi) , petit frère de Khadja Nin, assure les backing vocals ou ajoute des arpèges congolaises au son du groupe. Il manie également une kyrielle d'instruments de percussion exotiques. Son palmares? Un nom devrait t'éclairer : Zap Mama .

La seconde choriste/percussionniste est du même acabit: Miss Kiu (alias Christa Jérôme). A entendre chez Marc Moulin ou Telex.
Citons' Acid Jazz' : 'the feline voice of Christa Jerôme raises the tone...' féline est un qualificatif adéquat.
En principe le groupe compte encore un batteur et un claviériste,but le podium ucclois est exigu ,d'où boîte à rythmes.
En 2007 , 1060 a pu jouer au Pristina Jazz Festival et on pourra les entendre au jazz rallye 2008.
'Shilove' entame le set .Des rythmes afro/haïtien chaloupés.
La voix de Joy est brillante ..Shilove is a child ...les backing vocals sont dignes de Zap Mama .Tu te laisses flotter dans une pirogue sur le fleuve Congo, en contemplant monkeys ,birds ..but mind the crocodiles...
'Ye Ye' joyeux et entraînant ,dommage que le Candelaershuys ne serve pas de la Ngok' ,une Jupiler donc.
'Wrinkles' la voix soul de Joy continue à nous émerveiller .Tu penses à Erykah Badu ...let it rain on me ...let the wrinkles come..Tu te balances sur ton siège .Du smooth vocal soul /jazz ,idéal pour un lounge bar.
Le seul point noir ,ce sont les samples.Le groupe est esclave de la beat box.
Petit problème de jack ,réglé de manière professionnelle.
'...cracked up in a box ... fredonne la blonde Joy. Qui va ouvrir la boîte?
'Beautiful' : belle intro de basse acoustique.
Leur nu soul est de meilleure qualité que les banalités R'n B MTV.Il y a des influences jazz ,reggae,souk .C'est joli mais cela manque un peu de tripes ,de sueurs.Ce n'est pas la soul Tamla Motown ,pas une musique venant de l'âme (cf Aretha Franklin,Bettye Lavette..) Il faut plutôt chercher du côté de Sade, Macy Gray et autres adeptes du soul/ jazz lisse et distingué.
'Wouldn't let me love you ' (pas sûr du titre!) et 'Wings' clôturent le set.
Francis nous sort de magnifiques effets Wah Wah et la basse virevolte.
Il faudrait revoir le band dans sa formation complète, sans les samples ,car il laisse entrevoir de belles choses.
Vocalement c'est la classe absolue et, Francis ou Renoar sont des guitaristes de haut niveau.

Jim Cole

alias Jimmy Coleman, 28 ans , Oost Vlaanderen. I wish I was a black boy...
Encore un adepte de la Soul Music.
Jim: vocals,acoustique.Hans IJzerman:keyboards. L'excellent Bruno Ravelingien guitare et aux backing vocals : Jasmine Tomballe et Steve Kashalla.
Ici aussi ,il manque des musiciens : pas de basse ,pas de batterie...podium te klein!
Ils ont emmené leur propre klank technicus et ce fut pitoyable.
Les vocaux et backing vocals were too loud et la choriste n'arrêtait pas de lever son index pour signaler luider.
Résultat une soupe sonore indigeste.
Le mec vient de sortir un CD'Soul in 2' . Il se prend pour le James Blunt ou le James Morrison de Geraardsbergen.
'So am I' ouvre le bal: c'est brouillon, une agression vocale.
Jimmy sait chanter mais le feeling est absent , il imite ses idoles.
On a droit à une centième version de 'Crazy' de Gnarls Barkley. Celle-ci est molle . Ce soft jazz est confus et mal maîtrisé, la balance lamentable n'arrange rien.
'Ever since' sur l'album, style crooner. Le guitariste sauve la mise , tu essaies d'oublier les vocaux et tu te concentres sur son jeu racé. Les choristes assassinent le titre.
La lecture des plages de l'album se poursuit.
Cela reste de la black music chantée par un blanc bec.
De la soul scolaire. Rendez -nous Hall and Oates ou Boz Scaggs,eux peuvent te faire de la White Soul qui a une âme..
Les thèmes chantés : est ce que tu m'aimes, rêves -tu de moi , tout va s'arranger,hey babe donne -moi ton nom....platitudes Jim TV.
'Daughters' cover de John Mayer , pas mieux!
'Tell me' encore de la soul qui constipe.
Le titre de son opus 'Soul in 2' :je t'aime ,tu ne me regardes pas...Pauvre chou!
Fin du calvaire.
Pour être honnête , il faut vous dire que sur Cd , ça sonne bien. Le titre 'Someday Charlotte' par exemple, merdique sur scène, est extra sur l'album.
Scéniquement , il y a du travail sur la planche, Mr Coleman!
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Published by Michel - dans Concerts
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10 avril 2008 4 10 /04 /avril /2008 21:09

Presqu’une heure d’attente sans première partie à se mettre sous la dent, c’est un peu exagéré ! Pourquoi commencer les concerts et d’une manière générale, les spectacles, systématiquement en retard ? C’est excessivement déplaisant pour ceux qui arrivent à l’heure de devoir patienter pour ceux qui ne savent pas gérer leur horaire … mais bon … passons !


 

C’est donc à 21H, un peu énervé qu’on voit arriver A Fine Frenzy sur la scène de la Rotonde à moitié remplie. Ils ne sont que trois : un claviériste, un batteur et la chanteuse Alison Sudol, longue chevelure rousse, visage d’ange, elle est presque aussi belle que la fille aux cheveux oranges qui vend les tickets de concerts à l’Ancienne Belgique. « Come On Come Out » entame le set sur une note plutôt satisfaisante. Une pop sucrée, un peu jazzy … c’est pas bien méchant, on peut enlever les « Earplugs » … Quoique … Après trois morceaux, sa voix, ses mimiques, ses petites poussées vocales en se reculant légèrement du micro commencent à nous agresser les tympans … on a même parfois l’impression qu’elle est à côté de la mélodie. Entre les morceaux, son air d’ingénue : « C’est la première fois que je vois ce clavier … qu’est-ce que je vais pouvoir choisir comme preset ? » nous agasse franchement. Quant au piano devant lequel elle se trouve elle en joue à peine, elle le caresse, c’est finalement plus un accessoire qu’un intrument. Musicalement c’est assez pauvre, et si elle trouve étrange que la salle soit si silencieuse … elle devrait se poser la question de savoir si ce n’est pas à cause d’elle que la petite assemblée ne s’enthousiasme pas ! J’avoue qu’exaspéré au bout d’une demi heure, je suis sorti pour rejoindre Greg au bar qui avait déjà capitulé avant moi. Florin nous rejoindra dix minutes plus tard … comme quoi nous étions tous d’accord sur cette prestation.

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Published by Rudi - dans Concerts
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9 avril 2008 3 09 /04 /avril /2008 21:04

Vu par Michel :

Rotonde bien farcie hier soir.
A l'Orangerie , ils devaient patienter sagement dans les couloirs du bota , because A Silver Mount Zion était arrivé avec un retard conséquent.

The experimental tropic blues band

The experimental trop picole clown band est plus approprié...
2 guitaristes animaliers : Dirty Wolf & Boogie Snake et un fabuleux (le seul à ne pas déconner un max)batteur Devil (je bois de la Duvel...) D'Inferno (je lis Dante) - Port d'attache Liège aan Maas (pils).
Ce combo jouit d'une belle réputation : un CD 'Hellelujah' encensé,un titre repris dans la BO du film Ex- Drummer, une vidéo sur le website du New Musical Express ... ce n'est pas rien. Résultat un dikkenek incommensurable.
Jouer, ils savent ... Leur rock /blues/boogie fait bouillir la marmite. Le devil est démoniaque à la batterie , il va jusqu'à piquer un pied de charleston à son collègue (absent) des Bellrays et les Bouglione guitar players ne sont pas manchots . Là où le bât blesse c'est dans l'emballage : un humour Hara Kiri , qui fait sourire pendant 2', mais qui te donne des coliques lorsqu'on en abuse pendant 1/2h . De la vulgarité gratuite.
Leur ?show? indigeste sent le fake et la choucroute rance.
Je descends dans le public pour me foutre de la balle d'un spectateur en l'exorcisant (le gars aurait dû lui flanquer un coup de genou dans les parties sensibles...), j'insulte James Brown et les musiciens groovy, Black Sabbath subit le même sort, je gueule motherfucker toutes les 5' , je mime une sodomie ... = du mauvais porn.
Et la musique ? Ils ont joué/massacré 'Hellelujah' 'Rising from the Dead' 'Evil can 't be done' 'Mexico Dream Blues' and some other tracks... Pourtant ils savent jouer , pour preuve le chouette Bo Didley sound...

The BELLRAYS
Né , début nineties ,en Californie (Riverside)-9 cd's .Des passages remarqués chez nous : Botanique (déjà) , Dour...
C'est surtout le band de Miss Lisa Kekaula , une voix aussi puissante qu'une chorale gospel de 20 chanteuses et une énergie Red Bull. Attention ses musicos jouent en Premier League , too.
Bob Vennum ,guitare, backing vc (le monsieur est l'officiel de Lisa et s'occupait de la basse, mais le guitariste Tony Fate vient de quitter le groupe) - Craig Waters, drums et backing vc et un nouveau bassiste qui lui aussi fait les backing vc.
They know how to play hot and steamy rock 'n roll.
75' de rock/blues /rhythm and blues/punk /funk with attitude.
Rien à voir avec les pitreries, made in Liège.
Lisa harangue le public ,lui demande de crier , 'I don't care what day it is, when you come to a gig of The Bellrays it's always Friday night and you have to work with us ...'elle descend dans l'arène pour nous expliquer tout ça et, je vous jure ,on pige.. (elle fait le poids Miss Kekaula).
Le groupe jouera des titres de son tout récent CD 'Hard Sweet and Sticky' ,sorti fin mars.
Le premier quart du set est rentre dedans et quelque peu uniforme.Primaire,carré mais efficace. Tel le titre 'One Big Party' .La soulful voice de Lisa fait merveille pour la chanson 'Infection'.
Ensuite le show vire rock harmonieux et les vocaux se font Fleetwood Mac ou Melissa Etheridge. Nouveau changement de cap ,du vintage Rhythm and Blues à la Ike and Tina Turner:juteux et excitant.
Le band excelle dans ce registre ...no more bridges no more wishing wells... chante la frontwoman.
Un blues pur jus suit et le public réagit au quart de tour.
Retour au punk rock 'Coming Down' ' Psychotic Hate Man' 'pinball city'.
Un final époustouflant , le public en veut plus.... mais, pas de rappel.
Lisa va vendre ses CD's en coulisse.
Bon concert , sans surprises.


Vu par Rudi :

En première partie, les Experimental Tropic Blues Band.
On m’en avait dit beaucoup de mal et j’ai franchement trouvé que les deux premiers morceaux ne méritaient pas ces médisances … Un excellent rock-n-roll musclé, un superbe son de guitare, un excellent batteur, … mais ca va rapidement se gâter … le barbu du groupe se prenant pour une méga super star internationale va se mettre à cracher, éructer, baver, haranguer le public avec ses « Mother Fucker » à l’accent liégeois … Pathétique ! Le pire, c’est que ca va durer, longtemps, longtemps, trop longtemps ! Pour qu’on puisse prendre cela au second degré, il faudrait que ca soit drôle, mais là, c’est juste ridicule ! Il va définitivement falloir choisir entre la musique et le festival du rire de Rochefort … pour l’instant on bascule malheureusement dans la deuxième solution …Un grand gâchis !

 

Après une vingtaine de minutes de break, on change radicalement d’ambiance : pas d’artifice, pas de « Mother Fucker », The Bellrays va à l’essentiel : une basse, une guitare, une batterie et une chanteuse … mais quelle chanteuse ! Si Angus Young et Tina Turner avaient eu un rejeton ca serait Lisa Kekaula. La fusion parfaite entre le Rock le plus dur, la douceur de la Soul et le mysticisme du Gospel. Les morceaux s’enchainent à du deux cents à l’heure, pas de pause, pas le temps de crier, d’applaudir, on subit le rythme d’enfer mené par le groupe. Et quand la belle joue avec le public et qu’on repense au Tropic Blues Band on saisit mieux la différence entre la Classe et la vulgarité.



On pourra reprocher aux Bellrays d’avoir un son un peu trop lisse, de manquer de grave, de basse et que leurs compositions sont un peu trop semblables. Peut-être que s’ils s’étaient arrêtés au bout de 50 minutes en choisissant leurs meilleurs morceaux, peut-être que si Lisa s’était offerte un peu plus (on l’a déjà vue en meilleure forme), ca aurait été le concert de l’année. Malheureusement, au bout d’une heure et quart de concert endiablé, sans rappel, on sort un peu déçu. Peut-être qu’on en attendait trop de ce concert … Mais ca reste un groupe à voir Live ! Absolument !

 

 

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Published by Michel et Rudi - dans Concerts
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9 avril 2008 3 09 /04 /avril /2008 17:22
18h rue Lebeau près du Sablon-Showcase de Box Story , précédé d'un vernissage expo photos: vin et amuse-gueule.....: bon plan pour les pique -assiette.

BOX STORY

C'est Laetitia Solimando, 25 printemps, Dour. Un univers féminin intimiste.
Hier , elle est accompagnée par un trio de musiciens haut de gamme.
Sigrid Van de Boogaarde (orthographe à vérifier,sorry) au violoncelle-le fantastique arrangeur/compositeur Renaud Lhoest au violon (il a notamment réorchestré un disque de Venus, mais a également travaillé avec Einsturzende Neubauten, Y. Tiersen, Arno, Sharko, P Rapsat, Olivia Ruiz....). De formation classique , il peut tout jouer- et aux percussions? mais oui: Didier Fontaine,nog eens! Laetitia se chargeant des guitares (acoustique ou électrique)

'Catch the sun', introduit au violoncelle (en arpèges), entame le set.
Une mélodie soft et mélancolique qui balance gentiment.Les arrangements classes de Renaud déjà, imposent le respect.Pourvu qu'elle l'attrape le soleil ,la météo est déprimante.
'Hardway' : glockenspiel pour Didier, violon en loops.
'The only thing I'll keep': violon en arpèges ce coup-ci ...standing in a corner of my life... chante la douce Laetitia ,philosophe à 25 piges...
Violon et violoncelle ajoutent une touche classique attrayante à cette compo toute en demi-teinte.
Intro à la guitare électrique pour une cover de Cat Power 'Nude as the news': convaincant!
'The song of the rain' , les éléments naturels jouent un rôle important dans le monde de Laetitia (elle utilise un E-Bow pour sa guitare). Ce titre nostalgique , lo-fi, à l'atmosphère belgo-pluvieuse respire la poésie féminine. Devant tes yeux défile un paysage à la Bruegel : arbres dénudés mouillés, corbeaux croassant , pluie fine...mais : I see the smile upon your face I see the sun again...l'être aimé sourit.
Le violon s'emballe et annonce l'éclaircie , un soleil radieux embellit les cieux.
La dernière : 'Away Always'un autre morceau sensible , avec un habillage musical sobre impeccable. La musique part en uptempo:le violon se déchaîne et entraîne guitare ,violoncelle et percussions vers l'apothéose.Beau titre.
On allume les néons... Une autre,une autre..
Le band n'a répété que ces 6 titres, pourquoi Laetitia ne joue-t-elle pas un truc en solo ?
Ils reprennent 'Catch the sun'.

Bye ,bye Box Story , je file au bota pour THE BELLRAYS!
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Published by Michel - dans Concerts
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8 avril 2008 2 08 /04 /avril /2008 21:14

L' Atelier 210 , théâtre etterbeekois, 210 chaussée Saint-Pierre, organise en collaboration avec Puredemo , une semaine de concerts , sous le nom de Club 210.
Une galère incroyable pour y arriver, ça fait au minimum 2 années que les riverains vivent un chantier bordélique. Il n'y a plus de rues : des excavatrices, bulldozers et autres engins poétiques trônent agressivement devant les portes. La chienlit !

21h et des poussières TOO MUCH & The White Nots

Un band formé , en octobre 2007, par Darshen P. Ce gars, performant pieds nus et vêtu 'Indian way' post hippie , est accompagné par 6 musiciens.
Une violoncelliste, Lil - 2 choristes , Mary Shoo et Choekita (elle fait de la figuration, parfois elle caresse quelques clochettes...) - un percussioniste , Jul (dununes,cloches,callebasse et autres machins orientaux) - et un homme à tout faire, Pi : percussions diverses, didgeridoo(en plastique dur), flûte exotique , jew's harp....
Darshen maniant la guitare acoustique, l'ukulele, l'harmonica et les ankle clochettes.
Tout cet attirail pour te servir une musique folk ,très soft,bourrée de trouvailles.
Influences:hippie music , style Donovan, Nick Drake , Devendra Banhart ou le métissage : Toumani Diabate.
'Grave with no name' te fait penser au 'Barabajagal' de Donovan.
'How can I' puis le chouette 'Better Days' avec Darshen et Mary se partageant le chant.
Un titre hawaïen à l'ukulele. Il manquait les vahinés, too bad...
Tout ce trip est rafraîchissant et gentil . Au début,tu te dis : original .. Assez rapidement , pourtant, tu te rends compte que c'est le projet d'un seul mec : Darshen. Les autres=l'emballage!
'Song for a woman' pour toutes les dames (en majorité) dans la salle. Quelques notes de kazoo. Le public, bon enfant, participe en battant des mains.
'Interlude' court instrumental. 'Hillbilly' histoire d'un American farmer, belle richesse musicale.
Et on termine avec 'Children of a bomb' bon titre bluesy et dramatique , plein de profondeur . De beaux effets de slide.
Texte pas con .... are we gonna killing us till the last one ... murmurent les choristes.
Public content.

Baï KAMARA Jr.
Une autre paire de manches,un Artiste (capital letter)
Basé à Bruxelles depuis 1990 , mais né en 1966 au Sierra Leone. Petit passage chez les Rosbifs avant d'aboutir chez Manneken-Pis.
Très vite un premier band funky 'Odex Protocole' ,avec lequel il se produit avant Terence Trent d'Arby ou Youssou N 'Dour. Un EP et un CD.
Puis carrière solo, 2 excellents albums 'Living Room' et 'Urban Gypsy' . Un alternative hit monstrueux et imparable : 'Down Town Saint Josse'.
La classe internationale. Duo avec Dani Klein (Vaya Con Dios) ,support de Cassandra Wilson ...l'Urban Gypsy est un de nos trésors nationaux.
Sans compter son engagement humanitaire exemplaire(Amnesty International, free gigs for Charity Events...) Sa guitare est décorée d'un sticker 'Front Anti -Fasciste':il ne jouera pas pour la grande kermesse du Vlaams Belang!
Un musicien engagé qui se mouille et qui n'a pas la grosse tête: un GENTLEMAN.

Il débute solo à la guitare acoustique, 'Go on Press'.Sa chaude voix a tôt fait de t'envoûter , son jeu de guitare hispanisant est subtil..... I confess in your absence I'm often scared of darkness ... chante-t-il.Déjà des frissons te parcourent.
'Never Apologize' confirme la première impression,sa voix a le timbre des meilleurs Sting.
I'd like to introduce THIERRY ROMBAUX on bass!
Tilt ! bassiste chez Perry Rose,Beverly Jo Scott, G Bevin, Shake the Chicken, Zagus ...et prof aux classes du rock à Nivelles.
C'est parti pour un blues/jazzy magnifique 'That's what I think of you'.La salle danse. 'Things have hardly changed' un solo de basse virevoltant ,suivi d'un duel homérique et lyrique basse/guitare (un objet archaïque avec lequel Baï passe ses nuits, 'it's so old ,no other guitar can produce that sound!).
'Signs' un nouveau titre ,du latino-rock irrésistible à la Santana.Chaloupé à souhait!
'Get out of this' 'Going up the wrong way'tous ces titres respirent la joie de vivre,Baï rayonne ,le public exulte et fredonne les woo woo wooo ooh ooh .
Un blues africain ,tout en finesse :'Power that govern us' .La basse ronfle un peu ,le son de l'Atelier n'est pas optimal. Du Tiken Jah Fakholy ou Farka Touré. ....wish you love I was lost in your eyes ....tu fermes les yeux et tu te laisses bercer par cette mélopée noire.Poétique et fort.
'Somedays' un jeu funky de maître Rombaux.
Et l'hymne bruxellois cosmopolite pour terminer 'Down Town St Josse' Nous sommes tous des citizens of the world .
Ambiance canon , il doit revenir...
Et il nous fait 'Substitute' , sans Dani Klein mais avec le public qui fait le chorus ... I know you know when we kiss I know you know you miss it's the other man that's breaking you down...
Une des plus belles love songs jamais écrites.
Tout grand concert :de l'émotion et du swing!

The Vagabonds

Le band que toute la smala féminine (moyenne d'âge 18 ans , en tenant compte des mamies accompagnant les fillettes) attendait.



Cris hystériques, lorsque le quintet envahit le podium.
Toujours Aurelio et François au chant et guitares acoustiques (il est à noter que le Frans a fait l'acquisition d'une chouette Godin électrique) - Fabio bat ses peaux - Jérémy vient tirer quelques lignes de guitare électrique (il en possède 2 ,dont une Gretsch canon) mais il est sous - employé. Shit, where's Sebi Lee ? Il est remplacé par Thomas à la basse électrique.
Le son des sans domiciles sera plus rock et moins country.
Le public étant conquis avant les premières mesures , Aurelio jouera au cabotin. Des problèmes techniques ont également nuit au show, ce ne fut pas le meilleur concert des Vagabonds!
Les gamines n'en ont cure , et tombent en pâmoison devant les stars.
'Read my soul' 'Here I am' titres par lesquels ils entament pas mal de leurs concerts. Gros son, basse et électricité transforment le groupe en American country /rock band.
'The King 'n Leper' avec apport vocal de Baï Kamara, leur parrain musical.
'Lucky Luke' les adolescentes peuvent faire le chorus. Elles s'amusent.
Crac , Crac intempestifs et horribles : il faut remplacer un jack.
L'ambiance ne s'en ressent pas. Hurlements stridents de l'élément féminin : cf.Liverpool 1963, les Beatles à l'affiche...
Petit solo de batterie 'Don't fall down', le répertoire habituel.
Les harmonies vocales sont au point et le jeu est plus convaincant.'Where I was born' leur titre le plus construit ,en downtempo, avec de fins effets de vibrato.
'Loosing away' 'Let me lady do' les groupies battent des mains et en oublient de siffler leur bière.
'Oh my Darling' un harmonica cinglant.
On va vous jouer une nouvelle en duo ' Bonnie & Clyde' . Le mythe des American heroes. Un truc enfantin et cheap, plein de lalalala, il faudra retravailler cette compo.
Et ils terminent ,le band au complet, avec le chouette 'Lucy'.
Les fillettes inconsolables pleurent,elles devront attendre jusqu'au 19 avril pour revoir leurs tramps favoris , petite tournée en France oblige...
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Published by Michel (Photos: Nouchka) - dans Concerts
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6 avril 2008 7 06 /04 /avril /2008 21:26
L'association ORANGE FACTORY organise, depuis 2000 , des concerts underground avec des bands internationaux , essentiellement dans la région de Louvain.
Hier la maison de jeunes SOJO (Kessel-Lo) accueillait la légende US : BLUE CHEER ;
Salle bourrée , sono impeccable , un public de vétérans du hard + des jeunes qui ne jurent que par le psychédélisme.
Dans le tas : Bert . Ce mec , tu le rencontres partout. Les habitués du Spirit of 66 étaient également venus en masse.

Rivercrest assure l'avant-programme.

Leur set débute à 19h40' (le bunker était déjà vol), cela leur permet de jouer 50'.
7 sur scène , pour un trip 'space/rock' aux senteurs Hawkwind ou Pete Brown & Piblokto.
3 guitares: Erik Heyns, Simon Fonteyn (actif au sein du black metal band: Aegrimonia), Karel Bijnens -un drummer :Timothy Jacobs-aux percussions + gong:Jef Minte -au sax et à la flûte:Jan Op de Beek et le German guest Klaus 'Cosmic' Hoffmann aux synthé ,guitare ou electric sitar .....une basse traînait sur scène mais le bassiste n'est jamais arrivé (too stoned?,à la messe? ),un des guitaristes maniera l'instrument pour le dernier titre.
Un petit mot sur Klaus Hoffmann. Né en 1951 , ce Teuton a un solide palmares progrock : Archaeopterix, Impuls, Alma Ata, Cosmic Hoffmann, Mind over Matter.... Il collectionne les mellotrons ou moogs depuis 1973 et, a la chance de posséder un exemplaire ayant appartenu à Klaus Schulze.
Hier il jouait du Memotron. A real wizard.
Le band improvisera 4 ou 5 morceaux , chacun faisant plus de 10'. Une jam psychédélique passant des rythmes groovy aux cosmic vibes .Dommage qu'il n'y avait pas de danseuse, comme Stacia chez Hawkwind. Quelques membres du combo paraissaient under influence et leur contact avec le public était nihil. Ils semblaient jouer pour eux et le manque de conviction était désarmant .
Anyway le projet est intéressant et la musique hypnotique . L'apport du sax ou de la flûte est original et Klaus crée des atmosphères hindouistes fascinantes.
Un album 'Etherische Chemie'

BLUE CHEER

Le band de San Francisco est né en 1966 (t'as bien lu!).

A l'origine un sextet , très vite un trio. Souvent cité comme étant le pionnier du heavy metal (avant Black Sabbath ,Deep Purple and others...)
Les spécialistes historiens racontent que Blue Cheer était synonyme de LSD. Du psychédélisme pré-Woodstock.
A Louvain 2 membres fondateurs : le charismatique leader/singer/bass player : Dickie Peterson (dressed in black leather ,T-shirt 'Pirates for Hire') et son pote, depuis 41 ans : Paul Whaley aux drums . Depuis plus de 20 ans Duck McDonald assure les killing guitar riffs.le meilleur strato guitarist on earth ,dixit Dickie. On le croit, une tuerie , ce type.
Heavy -rock dinosaurs, forget about it!Le trio n'a rien à voir avec une bande de croulants donnant un petit show pépère, ils nous ont servi un very loud set de destroying rock/blues. Ces gars sont dopés aux amphétamines , they rocked the house down.
'We're Blue Cheer and this is what we do' lance Mr Dick.
C'est parti,feu à volonté:'Babylon' ...Relax your mind Lord let it take An electric explosion I said a strong earthquake...un tremblement de terre , c'est exactement l'impression ressentie.
1h50 de headbanging sounds.

'Second time around'ils déterrent leur premier album 'Vincebus Eruptum' : pas une ride, une bombe. Une voix sonnant comme un young Ozzy Osbourne,des lignes de basse fringantes , un jeu de batterie percutant et la guitare supersonique.Un punch inouï pour des mecs qui ont l'âge de la pension légale.
'I'm gonna get to you' sur le récent CD 'What doesn't kill you'. Queens of the Stone Age et autres stoners ne font pas mieux.
'Rollin dem bones' nominée best pot song.Toujours la dope!
'Parchman's Farm' un vieux blues track (Mose Alison) recevant un lifting heavy metal. A devastating version!
'Out of Focus' 'Just a little bit' du pure rock power.Ton cerveau est sur le point d'éclater.
Dickie vient balancer sa basse près de l'ampli ,un ronronnement destructeur. Les effets wah wah t'arrachent les tripes...
'Maladjusted Child' encore un nouveau morceau.
Guys,this is a song Eddie Cochran wrote in 1958 ,and this is our version:'Summertime Blues' . La folie dans la salle.La quintessence du heavy metal,un morceau d'anthologie.
En 1968 déjà,la version Blue Cheer nous rendait fous.En 2008 la magie opère toujours.
'Doctor please'avec le solo de guitare marathon de Duck ,le cataclysme est à notre porte : the great 1906 San Francisco earthquake déplacé à Louvain.
Mr Waley a droit à son drum solo ,la visite du toubib durera près de 15'.
Thank you,you were a great audience.

Un double encore .2 perles bluesrock d'affilée 'Rock me Baby ' et 'The Hunter'.
...they call me the hunter 'cause that's my name...pas besoin de te cacher ni de courir fillette ,tu es dans la ligne de mire de mon gun.
Sex and drugs and rock& roll.
If these guys come in your area ,go  and see them!
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Published by Michel - dans Concerts
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5 avril 2008 6 05 /04 /avril /2008 21:40
Ce n'est pas la première fois que j'assiste à un trip musical proposé par le collectif Panopticon: le band à géométrie variable , dirigé par Domenico Solazzo.
L'année dernière,au même endroit , ils étaient 11 sur scène .
Au Kriekelaar, en mars ,ils se produisirent à 6 ,+ Liza Dee en guest vocalist pour le rappel.
This time 7 on stage. Ou plutôt 6 , car REDA manipule ses platines derrière le bar.
Le capitaine, Domenico, élégant dans son costard blanc cassé, est toujours derrière son drumkit, décoré d'un truc ressemblant à des tubular bells.Il manie également quelques gadgets percussifs.
Pas de J P Lossignol , ce coup-ci. La trompette est remplacée par un duo de saxophonistes.
Bruno (Nono) à l'alto et une pointure au soprano: JAN RZEWSKI. Le même qui a formé un duo jazz/ expérimental avec Fabian Fiorini au piano.
Le jeune et talentueux Olivier Catala manie la basse.
Christophe Bouquelle , je carbure à la Duvel, se charge des lignes de guitare (guitariste du X-Project) . Antoine Guenet habillant les études musicales de nappés de claviers ou de loops.

21h05 : prêts pour l'improvisation maîtrisée.
Pas de setlist , les morceaux n'ont pas encore de titre. Domenico enregistre tout sur son PC et mettra le concert en ligne sur son blog  


30' pour ce premier impromptu , un voyage sidéral ! Tu planes dans le cosmos en croisant météorites, astéroïdes , constellations lumineuses.Le groupe , qui ne répète pas ,est soudé . Tu crois reconnaître des fragments de Pink Floyd , Weather Report , Return to Forever. Tous groupes ayant amené la musique vers des sommets expérimentaux dans les seventies. Robert Wyatt et la Canterbury Scene sont également dans les parages.
Domenico me confiera ,après coup , qu'en improvisant ils ont introduit des plans du 'Love Supreme ' de John Coltrane.
Quoiqu' il en soit ,tu n'es plus dans un sombre zinc enfumé et sentant la bière , tu flottes dans le firmament. Tes pieds battant la mesure pour les passages plus nerveux,ta tête dodelinant au rythme de la composition.
Cette musique ne t'agresse pas , elle s'adresse à ton cerveau et à tes sens.
Le premier set durera 50'.
Crochet par le bar.
La deuxième partie sera plus jazz/rock ou latino jazz , à la Gato Barbieri. Des images du 'Dernier Tango à Paris' traversent ton encéphale. Du free jazz mélodieux avec des touches d'électronique.
Intermède bouffon : un truc à 4 pattes , croisement improbable entre une souris et un canin vient picoler la bière qu'Antoine avait déposé aux pieds de son piano électrique. On lui confisque la cerveza , pour se venger il monte sur scène et montre les crocs. A quand l'alcootest pour les clebs? Folklore DNA.....
La dernière oeuvre t'interpelle, tu connais ..Shit pas moyen de mettre un titre sur cette musique aux relents bossa nova.
Les musiciens interrogés n'ont pas de réponse: 'c'est de l'impro,c'est par hasard, c'est possible....'J'y ai réfléchi pendant une partie de la nuit et le 'Bidonville' de Nougaro m'est apparu .
Fin du voyage! On redescend sur terre avec de beaux clichés dans la boîte noire de ton bulbe crânien.
23:30 heure décente pour un retour au bercail.
Oh, Yves , salut .
Tu bois un petit dernier, me lance-t-il.
Caramba, il s'en est suivi 10 petits derniers, en devisant sur les femmes infidèles ou les plaques (Joy Division, The Sounds, ...) passées par le DJ... Le houblon a noyé la pellicule!

Setlist envoyée par Domenico:

01 Almost One Year part one (6:32)
02 Almost One Year part two (9:07)
03 Say John (3:30)
04 Hard Rain (6:45)
05 Psychonauts (8:17)
06 01100101101001 (6:04)
07 The Ring (12:30)
08 Angustia (8:38)
09 Gato Koba (8:13)
10 Amish Skirmish (6:23)
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4 avril 2008 5 04 /04 /avril /2008 21:43
Incompréhensible, pas 60 personnes pour assister au concert de la fabuleuse ex -bassiste de PRINCE.
Les absents eurent tort, ce fut un des meilleurs gigs de ce début 2008.

Karma Deuce, un band de tueurs...

Keyboard players : Brandon Coleman, ce gars est un monstre, il joue de 4 claviers et assure les backing vocals. Il a son propre combo 'the Quintessential Mr Brandon Coleman'. Il peut tout jouer : Quincy Jones, Herbie Hancock, Chick Corea.... il maîtrise aussi bien funk, groove que classical themes : a genius !
En background (mais fameux également) Grant Nicholas. Il ajoute une touche mélodique, soft à la fureur black - N° 3 Keith (baseball cap) Eaddy, un géant (1m99), jouant à la fois du synthé et de la basse. Lorsque Rhonda et lui bataillent en duo, la salle est sur le point d'exploser.
Le killer, Tommy Organ, à la guitare. Rhonda le surnomme, à juste titre, 'The Slayer'. Imagine un Mike Tyson avec bandana noir, te sortant des riffs à faire pâlir Slash and co. Un spectacle à lui seul.
On drums, and programming : Larry Darrell. Ce ne sont pas quelques petits ennuis techniques qui vont gêner ce king. Il en a connu des stars : Chaka Khan, Rick James, Bobby Brown, Aaron Neville, Edwin Hawkins...
Last but not least RHONDA SMITH, herself (Montréal)... Une surdouée de la basse.
Elle en utilisera deux et une kyrielle d'effects pedals. De 1998 à 2005 membre du New Power Generation, le band du Kid of Minneapolis. J'aurais voulu lui demander l'effet que ça fait de jouer avec Maceo Parker....
En 2006, la belle tournait avec une autre protégée de Mr Purple Rain : Sheila E.

La crême black in Brussels....

The show can start... Tous les éléments masculins du band se rappliquent pour chauffer la salle. Il a fallu 12 secondes, et on dansait sur ce' band intro', basé sur le 'Living for the City' de cet autre génie black, STEVIE WONDER.
5' de funk juteux.
Arrivée de la lady, elle salue le maigre public, she's delightful, all dressed in black. Armée de sa Fender, tu rigoles moins, une tigresse te sortant des lignes diaboliques.
'To get with you' : funky 'n lusty track, que l'on retrouve sur son dernier album 'RS 2'.
Le duel guitare/basse te laisse pantois, une dextérité démentielle. Tommy pince ses cordes et fait pleurer son vibrato. Les doigts de Rhonda virevoltent sur sa 4 cordes. Je suis en extase, à 50 cm d'elle, j'ai l'honneur de détacher un fil pris dans sa pédale wah wah... et de lui tendre un earplug qu'elle avait laissé choir. J'ai droit à un sourire magnifique.
'Lost Child' au smashing drum intro. La fretless bass peut se la jouer en finesse ou se transformer en funk furieux.
Grâce et puissance !
La belle nous présente son band et nous remercie d'être venus ce soir, le peu de public ne semble pas freiner leur ardeur...
'Rain' en hommage à un de ses héros : Jaco Pastorius (aah Weather Report...). Du jazz/fusion at his best.
'YYZ -Pow' elle continue sa série en l'honneur des grands bassistes : Larry Graham.
Rhonda laisse jouer tous ses acolytes. Ils nous serviront un mix savoureux de funk, jazz, fusion, rock, blues et de belles ballades. Du travail d'orfèvres.
Brandon - interlude, le maître introduit majestueusement 'Mother Earth',de l'acid jazz groovy (sur son premier album 'Intellipop'). Elle le dédie à Stanley 'Return Forever' Clarke.
Rhonda est éblouissante.
On tape des mains, des pieds. Une white girl se trémousse comme une black gogo - girl à mes côtés, en gueulant comme une possédée.
'I wanna play 4 U /Schooldays' un titre plus Prince que nature.
Le nain dit d'elle : 'This is Rhonda...and SHE is funky...', rien à ajouter ! Si ce n'est que His Royal Badness joue sur le dernier CD de Miss Rhonda. D'ailleurs, elle jette un exemplaire de RS2 dans la salle.
Au tour de Grant à montrer son savoir-faire. Une intro/ballade d'un classicisme brillant, qui devient dynamite : 'ITP'. Technicité au service du groove. We're sweating in front of the stage.
Pour finir, toujours à un high level : 'Grind'. Les fretless bass lines, baignant dans une smooth sea de keyboards, imprègnent ton cerveau, avant que le méchant Tommy viennent lancer des riffs blues/rock assassins ou que Darrell nous assènent un drum solo de derrière les fagots.
On est très loin du R'n B à la MTV, mièvre et insipide. Pas de Beyonce, Kelly Rowland, Usher, Craig David.... oublie ces pseudo-stars te donnant des hémorroïdes... Du funk, du vrai : Rhonda Smith !
La cinquantaine de pelés présents hurlent plus fort que le public des Smashing Pumpkins à Pukkelpop et exigent le retour du band.
'Callin to say goodbye', titre adéquat pour prendre congé.
Les lumières se rallument, nous avons tous a smile on our face, conscients d'avoir vécu un grand moment.
Le ciel bruxellois était parsemé d'étoiles de Paisley Park hier soir....
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