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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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23 avril 2008 3 23 /04 /avril /2008 21:20

Trois quart d’heure de retard avant l’entrée en scène de Dub Trio ! Ca devient une habitude franchement déplaisante au Botanique de débuter les concerts en  retard quand il n’y a pas de première partie … On l’a déjà dit et on s’en plaindra tant que ca ne se régularisera pas !

 

Le Witloof est loin d’être rempli, très loin …heureusement la configuration de la salle avec ses énormes poteaux voûtés cache ce vide pour le groupe sur scène.

 

Dub Trio , c’est simple tout est dans leur nom : Un TRIO basse, guitare, batterie qui fait du DUB ! Finalement pourquoi aller chercher plus loin … Après un premier album en 2004 « Exploring the dangers of... », des collaborations avec Mike Patton,  un deuxième « New heavy » en 2006, ils sortent en 2008 le tout nouveau « Another sound is dying ». Mais le Dub Trio, c’est en Live qu’il faut l’écouter … et le voir : le batteur est absolument incroyable, ca tient par moment de la performance. Déjà, il a Une Gueule : crâne rasé et barbe proprement taillée mais il a surtout un sens du rythme et du break absolument époustouflant. C’est d’autant plus impressionnant qu’il n’a pas l’air de forcer, qu’il n’a pas besoin de s’embarquer dans un ridicule solo spectaculaire digne des grands groupes de HardRock pour forcer l’admiration. Toute est naturel, ca a presque l’air facile. Je n’avais jamais vu ça ! Alors, évidement, un gars pareil au milieu de la scène, on finit par oublier ses deux acolytes. Le fait qu’il n’y ait pas de chanteur accentue encore cette impression. Musicalement, ils mettent plusieurs idées dans un seul titre ce qui donne des sous-sections à l’intérieur d’un même morceau; c’est assez curieux d’autant plus que le style peut changer radicalement du Ska au Reggae en passant par le Hardcore le plus binaire. Déroutant et donc intéressant ! Un bon point également à l’ingénieur-son qui pour une fois au Witloof a fait un travail irréprochable. Heureusement car ce genre musical aurait donné une infâme bouillie s’il avait été saccagé par de mauvais réglages. Juste un petit reproche aux intermèdes entre les tracks (genre paysage sonore) qui étaient peu intéressants et qui n’apportaient rien à l’ambiance. Après une heure de concert on est à genoux, retourné par autant de puissance, d’énergie, d’inventivité. Le rappel aurait pu être évité, on a eu un sentiment de répétition de ce qu’on avait vécu, on n’a rien entendu de neuf. Ils auraient dû s’arrêter après la première salve dévastatrice. Venez plus nombreux à leur prochain passage, ces gars là valent largement le déplacement et les 7 malheureux euros demandés à l’entrée !

 

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Published by Rudi - dans Concerts
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22 avril 2008 2 22 /04 /avril /2008 21:21
Nouveau sold-out ! Live Nation se frotte les mains.
Un public dans la tranche 18 -23 ans !

Tom Baxter

(based in London , mais né dans le Suffolk en 1973) a 30' pour nous convaincre de son talent.
Pari réussi , en 6 titres.
Pas de band pour Tom ,mais, dès le second titre , il reçoit l'aide efficace de Che Albrighton, au cajon drum.
'A day in Verona' à l'acoustique. Un titre doux superbe ... we lost ourselves that afternoon Me and Juliet and me Romeo... que l'on retrouve sur son premier CD , 'Feather and Stone'.
Avec l'apparition du percussionniste , il nous jouera des morceaux de son nouvel album: 'Skybound' . Il débute par ce titre, au rythme flamenco. Sa voix nous rappelle Jeff Buckley . On aurait dû avoir toute une orchestration, avec violons,  pour rendre la souveraine majesté de cette mélodie.
Le public , venu pour Miss Katie , se tait ,écoute et applaudit.
Le premier single 'Better', a love song!Il a été choisi comme bande sonore pour une comédie romantique.L'utilisation d'une chambre d'écho accentue l'effet de profondeur du titre. Elégance : une pop easy listening de qualité.
'Tell her today' au texte : ' It's hard to say you love someone ...'ici aussi les sonorités hispanisantes priment. La finale se fait salsa torride.Ces chansons sont toutes inspirées de tableaux,elles dégoulinent de poésie.
... Alone one night after darkness fell ... introduit le funky tune 'Wings were made for this' . Tom s'énerve et swingue.
Déjà le terme du trip : une nouvelle chanson illustrant le struggle with love: I got so much to give you ...chante-t-il ,ses witty lyrics décrivent à merveille la difficulté d'aimer.
Cette musique folk-pop ne tombe jamais dans l'infantilisme et la voix est sublime.
Un singer/songwriter intense et doué!

K T TUNSTALL

Kate est née à Edinburgh en 1975. Enfance tumultueuse, adoptée à 18 ans.
A 20 ans , elle se met à jouer avec différents bands . Elle se souvient avoir donner un set avec Oi Va Voi au club de l'AB, il y a 7 ans.
Depuis 2004, elle tourne sous son nom, Kate est devenu K T.
Un passage chez Jools Holland (Later with...) la propulse au sommet.
3 albums: 'Eye to the telescope'
'K T Tunstall 's Acoustic Extravaganza' et 'Drastic Fantastic' et sur scène?
T'as un peu peur de voir une Avril Lavigne , from Scotland.
Mais non Kate , j'ai 3 kilo à perdre, assure. On s'emmerde pas , même si tous les titres joués n'atteignent pas les sommets.
A 21:00 la P A envoie un rock 50's /60's : miss Tunstall et son band font leur entrée en scène.
T-shirt blanc au logo LOVE et jeans troués,un look squaw : 'Hoe gaat het met u (prononcé ou), Brussels' Délire dans la salle.

Kenny Dickinson (nice black hat) aux keyboards . A son palmares, les sexy Natalie Imbruglia et Sophie Ellis Bextor -Arnulf Lindner (from Vienna) basse , contrebasse, un classical trained musician -Sammy Lewis (excellent) guitares- Luke Bullen (her boyfriend) drums et 2 fringantes choristes: Cat Sforza et Ami.
Ce groupe est parfait.
'Little Favours' un country/rock fleurant Sheryl Crow. Good vibes.
'Miniature disaster' a warm voice à la Sharleen Spiteri de Texas.I don't want to be second best..' chante-t-elle. Elle ne veut rien la nana: faire la file: no ,se comporter convenablement : no...Son Adult Orientated Rock te ramène au Fleetwood Mac de Stevie Nicks.
L'orgue introduit 'Other side of the world'.
'Hold on' une rengaine aux rythmes latino.Du folk rock plaisant.
'Someday soon' guilleret et acoustique.
Miss Tunstall joue de 5 à 6 guitares différentes ,un roadie diligent les lui apporte accordées. 'Funnyman' on a tous des amis bizarres.
One of my favourites , shit 'roadie , qu'as -tu foutu? 'I've got a horror film string' , petit temps mort , en rigolant elle règle le problème. Arnulf nous donne un cours d'Allemand et Sam s'empare d'une mandoline: 'Black Horse and the Cherry Tree', titre l'ayant rendue célèbre. Un highlight avec plein de woo-hoo's et loops et un orgue royal.
Un fan ,au premier rang , lui offre des Leonidas.I've got to share them, let's get fat together , et elle jette des chocolats dans l'assistance.
Le band s'amuse , nous aussi.
La salle est en ébullition. Au piano: 'Through the dark'... as I walk away I'm looking over my shoulder to see what I'm leaving behind...une belle ballade à la Rod Steward.
'Ashes' Kenny à la trompette et au washboard . Du pur country, digne de Dolly Parton.
La belle nous aura servi un set varié et musclé ,avec participation du public .L'humour et la bonne humeur ne sont pas absents.Elle nous donne une leçon de biologie à propos des grenouilles: 'frogs cannot vomit' ,ou elle nous précise la genèse de certains titres. Au fond, il n'y a pas eu de dull moment ,même si ,certaines chansons sont plus faibles.
'Hopeless' par exemple , est trop sage. 'Under the weather' est ok
'Beauty of Uncertainty' par contre est fort . Un blues au jeu de guitare hypnotique et claviers célestes. Il valait le déplacement à lui seul.
Perles et titres moyens alternent , mais la balance est en faveur des +.
'Another place to fall' encore un female rock.'If only' beau slow.
'Saving my face' à propos de chirurgie esthétique. Simple , mais efficace.
'Suddenly I see'
A last song ,Brussels ! Un titre à la texture Patti Smith. Un hit,que les pubères reprennent en chorus.
Un show professionnel ,bien foutu.
Ovation et bis...
Ladies' power : elles s'amènent à 3 , bras dessus bras dessous. Un pas de danse indigne de Béjart. 'Universe and U' une love song convaincante.... A fire burns Water comes You cool me down... Les minettes ne sont pas calmées car..
retour du band. Tout le public bat des mains 'Stoppin the love' un doo wop irrésistible, des percus endiablées. Un solo de guitare juteux, suivi d'une tirade à la trompette. Excellent.
Un dernier rock 'I don't want you now'
Lights on...1h40 de show .
Je me suis laissé prendre au jeu et j'ai assisté à un chouette gig.
See you in Werchter , nous envoie-t-elle en guise d'adieu!
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Published by Michel (Photos Linnie et Sharon) - dans Concerts
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21 avril 2008 1 21 /04 /avril /2008 21:37

Rotonde au 4/5 remplie , pour recevoir ces médecins armés d'une scie.
Au moins 2 autochtones dans l'assistance : l'éclairagiste et moi !
99% d'insulaires , provenant de la verte Erin. Des buveurs de Kilkenny ou de Stout Beer (brassée, depuis 1759, par Arthur Guinness) et leurs red chicks. Ambiance Irish pub (il a tout de même fallu attendre 1/2h, avant que ces irréductibles assoiffés ne daignent se lever et danser la gigue).

The Saw Doctors

Le celtic folk-rock band existe depuis 1986.
Pour les irlandais, un concert de ces doctors est synonyme de St Patrick's Day: fête nationale arrosée.
Davy Carton : lead vc./ac guitar /second lead gt. - Leo Moran : vc /lead guitar : tous 2 ex-membres du punk/reggae band: Tuam. Eymhin Craddock : drums - Kevin Duffy : Hammond organ /accordéon et Anthony Thistlethwaite : basse/saxophone/harmonica (un ex Waterboys,qui a également joué sur des album des Psychedelic Furs ,Fairground Attraction ou Robyn Hitchcock ...).
Leur discographie approche des 20 plaques.

J'attendais beaucoup de ce concert : déception !
Un folk/rock banal et assez gras . De la musique de stade de foot , des singalongs simplistes , un son ' Irish Fairs' folklorique ... Il ne manquait que les stands forains , les Step Dancing groups , les sheep herding demonstrations et la brown ale.
Sur scène :de l'énergie ,des chansons à boire ,des ballades,des hymnes à leur pays ,de la bonne humeur communicative ,des riffs punky ,de belles interventions à la basse,un heavy drumming,et un sax plaintif....but ,musicalement c'est pas le top.Il faut être de Dublin, pour apprécier à sa juste valeur la musique de ce quintet.
'N 17' ,ode au green grass et aux girls de Tuam, est chanté/hurlé par le public entier.Ce ne sera pas le seul titre de la soirée à subir ce traitement.
Toutes les chansons célébrant le pays seront reprises en sing-along. 'Galway and Mayo' un titre rural et familial , fleurant bon la campagne...there's a stillness in the summer air,sheep dog lying in the sun... .. ou 'All the way from Tuam' , 'Clare Island' et 'Stars over Cloughanover'...
Dépaysement garanti , mais tu aurais pu assister à des danses folkloriques roumaines et tu ne te sentirais pas moins un touriste qui regarde, ou écoute, ce machin d'un oeil ou d'une oreille distraite.
1h40 de show :ces gais lurons jouent avec passion,blaguent avec les fans, font honneur à l'héritage irlandais .
L'organiste ,d'une voix de fausset, nous chantera quelques mesures de 'Will you still love me tomorrow' 1960 The Shirelles .
Pour le dernier titre ,les musiciens changent tous d'instruments :le batteur prend une guitare,le chanteur passe derrière les caisses,le lead-guitariste prend place à l'orgue etc ... On aura droit à un final hilarant .Les guitaristes occasionnels se permettant un petit pas de danse et prenant des poses à la Francis Rossi et Rick Parfitt de Status -Quo.
Rappels:pas moins de 6 titres...'Red Cortina' qui chante les premières amours ,'What a day' chanté par le band entier ou encore 'Hay Wrap' du punk/rock à la the Pogues et, pour les 2 belges présents 'ça plane pour moi'...
2h sur scène et, les Irlandais ne sont pas repus ,ils veulent réentendre et chanter 'N17'.
Deuxième version braillée par tous les O'Donovan , O'Keefe, Sullivan, Mac Dermot, Sheridan ou Walsh de la Rotonde.

Groupe à voir en Irlande, pour le fun !

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Published by Michel - dans Concerts
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19 avril 2008 6 19 /04 /avril /2008 21:53
Le Klaxon Blues Club , Houtem/Vilvoorde, a organisé ce samedi a last minute gig , avec le British Blues band 'The Jives'.
Suite à une annulation aux Pays-Bas , il fallait , in extremis, trouver un show à ces vieux briscards , les gars du Klaxon ont dit OK.
Ils trouvent une fuifzaal dans le Ruiterij Complex (dans le magnifique 3 Fonteinen Park à Vilvorde), et 30 personnes se présentent aux guichets, pour voir le duo de vétérans blues.
Conditions difficiles: salle beaucoup trop grande, trop haute... ils ne joueront pas too loud pour éviter la reverb. Pas de pils non plus, le système de refroidissement des pompes est naze . De la Palm au menu ...
A 21:30 , ils ont une autre installation et free beer for everybody ! Les English n'en reviennent pas ... Never seen in the U K, free beer...

The Jives
Leigh on Sea , Essex!
Ou Jeff Chapman ,acoustic guitar & vocals et Al E Bye mouth harp.
Jeff est un vieux de la vieille:sideman pour Wilko Johnson (Dr Feelgood), fondateur des Roosters , participation à des Cd's d'artistes divers (the Hise Brothers,among others), membre des Doctors Orders ... le British blues , il connaît.
Al E Bye est un vieux compagnon de Jeff. Dans les early eighties , ils étaient dans le groupe 'The Chicago Bearcats'. Il reste un Ep vinyl ( chez Carve Up ), de cette époque pub/rock pur jus.
Al a son propre groupe, pratiquant un R'n B énergique ,les AM 5 .
Le duo tourne sans arrêt dans les clubs et festivals anglo-saxons.
21:45
On attaque un set plein d'adrénaline , de dirty beer drinking blues , de smoky backroom rock and roll.
'You got me up You got me down ...chante Jeff et l'harmonica de Al t'emmène dans les territoires visités par Little Walter , les Red Devils , Jimmy Reed ... High energy!
Droit à l'essentiel ,pas de fioritures.
'You can't judge a book by its cover' le typical Bo Didley sound,un shuffle infernal.
'Matchbox' Carl Perkins ,un rock saignant.
'Oh ,she's tuff' popularisé par les Fabulous Thunderbirds.Un rire satanique et un harmonica souverain.' Oh ,my baby ,she's tuff She ruff and tuff...ah ,les bonnes femmes!
Un petit Little Walter pour suivre'One more chance with you' du swing,baby.
'Travelling Mood' un country blues.On aura droit àtoute la panoplie !On voyage au creux du Tennesse en passant par l'Alabama.
La galère ,la vie de bluesman itinérant.
Robert Johnson 'Walking Blues', nerveux et saccadé.The right attitude ,the right feeling!
Hier ,ils jouaient à Anvers devant des kets de 12 ans ,qui ne sentaient pas cette musique.Je vous jure ,nous on le sent jusqu'aux os ,ce 'Baby ,please don't go'.
'Sweet Home Chicago' ,une petite leçon de calcul : 2 and 2 is 4...ça va ,même si t'es bourré!
Time for good old Chuck Berry' I gotta get me a car baby to cruise down the road....'Des caisses et des nanas :le rock ,c'est ça!
Elvis:'Mystery train':le 16 coaches s'arrête in Vilvoorde Station.Des fourmis dans les jambes!

Break - bar time!
The Jives vend ses 2 live CD's pour 10 €



Set 2
'Ridin in the Moonlight' Howlin Wolf .T'aimes pas ma bagnole ,baby?Viens faire un tour.
C'est reparti sur les chapeaux de roue . Blow , Al, blow!
The Jives c'est la même histoire que les Feelgood, le Bluesband , les Inmates ou les Hamsters... British blues at his best !
Chuck Berry, Muddy Waters, Sonny Boy Williamson ... que du bon dans leur répertoire.
'Early in the morning I ain't got nothing but the blues...le cafard en te levant ,tu broies du noir,t'es dans la merde ,t'as même pas a bullet à mettre dans ton pétard pour te flinguer: le blues, baby!
'Ain't got you' un vintage rock à la Vince Taylor.Une Maserati,des femmes à la pelle,mais c'est toi que je veux...de Calvin Carter.Eric Clapton la reprend également.
Un titre de Sonny Boy Williamson ,datant des années 30 'Wonderful time' .Une leçon d'histoire du blues passionnante.
'After Midnight' de Patsy Cline .Que bois -tu ,baby?Quelle question !Bourbon!
J L Hooker 'Madman's blues' avec voix d'outre -tombe.
Le pace ne faiblit pas ,du 100 miles /hour ,du début à la fin.
The Jives can jive !
Encore un petit rock :shake your hips , baby...le rock ,c'est mieux qu'une séance chez le psy ! Pas besoin de fitness , bouge tes fesses ...
Un square-dance de Leadbelly. Un harmonica à la John Mayall , et farandole chez Jean-Luc Dehaene !
'Retour au real rock : Buddy Holy 'Not fade away'.
Notre single , airplay jusqu'en Croatie 'Shake, Rattle & Roll' , bon conseil !
Ces gars se sont donnés comme si la salle était bondée. Une musique simple mais diablement vigoureuse.
La boisson aidant, quelques Teddy Bears et leurs chicks se sont mis à danser , ils en veulent plus.
L'organisateur s'empare du micro et réclame un bis.
'Route 66': oublie Grimbergen, Strombeek, Wemmel... direction St Louis ... Un enchaînement avec 'Johnny B Good' et on revient sur la 66.
That's rock and roll!
Plus de 2 h de show , thank you very much and good night.
The Jives sont le premier groupe signé pour le Klaxon Blues Festival en novembre.
Pas étonnant !
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Published by Michel (photos : Alan Harvey) - dans Concerts
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18 avril 2008 5 18 /04 /avril /2008 21:35

C’est un énorme halo harmonique qui ouvre la soirée avec les effets larsénisés de Fear Fall Burning. Un belge tout seul sur scène avec sa guitare et sa boite à rythme qui vous déchire les oreilles avec ses feedbacks assourdissants. Un long flux sonore pas désagréable qui malheureusement stagne beaucoup trop longtemps, ca ne bouge pas même s’il semble s’afférer sur sa guitare … en vain. Une rythmique de batterie enregistrée (ou boite à rythme) vient parfois se greffer sur la nappe mais elle est tellement tranchée qu’elle tombe franchement comme un cheveu dans la soupe … on s’en serait passé. Une demi-heure de bain sonore dont on ne sort pas complètement propre.

 

Les canadiens de Toronto : Nadja vont relever un peu le niveau de la soirée. Ce couple se présente guitare en mains devant une table sur laquelle sont arrangées les pédales d’effet, c’est assez inhabituel mais cela leur permet de lancer de méchants riffs suivis d’un triturage des nombreux potentiomètres des différents effets. C’est reparti pour un nouveau mur du son … je ne suis pas complètement hostile à la chose, j’étais fan des My Bloody Valentine … on se met en condition, on s’allonge dans les fauteuils de la salle et on ferme les yeux … on se laisse emporter … je pense que je me suis même un peu assoupi, la semaine avait été dure … le but du groupe est clairement de nous envoyer dans un monde parallèle, une sorte de grand voyage phonique … preuve en est la question que le guitariste du groupe posait à la fin du concert à mon voisin : « Did you enjoy the trip ? » … Yes !

 

Year of no light venu tout droit de Bordeaux (France) clôture cette soirée noizy … Rythme binaire, grosse artillerie guitaristique, c’est du lourd ! Le chanteur éructe dans le micro comme un porc, on se croirait à un concert de Down ! En pire ! Trois morceaux nous ont suffit … pas vraiment notre tasse de thé … laissons cela aux amateurs … s’il y en a ?

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Published by Rudi - dans Concerts
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17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 21:38

Surprise, en dernière minute Turner CODY s’est ajouté à la déjà longue affiche de ce soir… L’horaire a intérêt à être respecté si on ne veut pas rentrer à l’heure où les poules se lèvent.

 

19h15’ : Turner Cody, ami de André Herman Dune, adepte du solo et de l’Amérique profonde (comme sa voix) ouvre la longue soirée par 30 minutes de country de bonne facture. Il joue très bien de sa magnifique guitare Martin, il a une très belle voix, une bonne présence.. mais seul à la guitare c’est pas toujours évident d’assurer… plus de 30 minutes auraient été ennuyeuse mais là on passe un beau moment

 

20h : Jeffrey LEWIS & the Jitters : Ce dessinateur de comics est aussi un musicien fou, partie prenante de la bande anti-folk. C’est avant tout pour lui que je suis là ce soir. Son album « 12 crass songs » est un des albums incontournables de l’année passée. Il tourne et retourne sur ma platine.

Band complet : Les Jitters, batterie, basse, séquenceur et guitare acoustique (Jeffrey Lewis) jouée comme une guitare électrique.

Le set commence fort avec quelques reprises de Crass. Pas de surprise par rapport à l’album. Efficacité, spontanéité et énérgie.. Du beau boulot. Suivent quelques chansons composées par Jeffrey, elles vont du Folk-Song au punk scandé… le tout toujours chanté à 200 à l’heure et repris en cœur par le reste du groupe. On aura même droit à un morceau musical, très proche des Sonic Youth. Puis le clou du spectacle : Jeffrey s’accroupi et projette sur un drap blanc des images dessinées. Il nous racontera l’histoire de manière mi-chantée mi-contée. Ca rime, c’est drôle, c’est entraînant c’est GENIAL ! !

Une dernière chanson de Crass et un morceau avec Helen sa compagne de chant (avec qui il tourne aussi sans les Jitters) pour clôturer 40 magnifiques minutes.. Quel Talent ! !

 

21h SOKO : « I’ll kill her » commence tout doucement à me « killer » les oreilles. L’accent à couper au couteau (mais quelle langue parle cette jeune fille ??), La hype qui entoure le groupe (qui n’a même pas encore un album à son actif, seules quelques démos sont en écoute sur leur Myspace), le fait que tout le monde veuille les voir. Tout ça a tendance à m’énerver bien avant de voir le phénomène à l’AB.

Madame Soko rentre sur scène, empoigne son Yukulele et commence de suite avec « I’ll kill her » ! ! Départ en trombe.. Enfin presque… Elle éclate de rire en plein milieu de la chanson et aura du mal à la terminer. La voix est charmante mais pas très en place (fâcheuse tendance a crier). Un jeune homme joueur de guitare la rejoint pour la suite de la catastrophe. Le niveau musical ne grimpe pas… De jolies comptines, ritournelles, mais toujours chantée en dilettante et surtout jouée avec deux mains gauches. Quand Soko joue de la batterie, elle ne tient pas le rythme et quand elle « joue » de la guitare c’est pas beaucoup mieux ! ! Mais le pire c’est la sensation de bal de fin d’année à l’athénée de Rixensart. C’est criant d’amateurisme !! Manque total de présence, de mise en place et de professionnalisme… Seule sa bonne humeur peut être communicative. Mais bon…on ne peut pas la blâmer, ce n’est pas elle qui a demandé à avoir autant de succès aussi vite.. Elle n’est pas passée par la case « petite salle », je me vautre devant 15 personnes. Ici c’est tout de suite 1000 personnes ! !

Mais s’est-elle vraiment vautrée ?? Vu l’engouement du public et les rires fournis aux moindres bêtises qu’elle fait. Je dois être prétentieux et sans goût pour les jolies choses ! !

 

22h Adam GREEN : Mélange des Monty Pythons, de danse contemporaine et de Franck Sinatra. C’est ainsi que je qualifierais Adam GREEN.

Sur album (son dernier « Sixes & Sevens » est magnifique) c’est assez inclassable et intemporel. Voix de Crooner sur des musiques très variées (funk, folk, pop, BigBand, etc…) mais toujours un goût prononcé pour les mélodies entraînantes.

Sur scène c’est la même chose pour la musique mais pour le show c’est Découflé qui fait danser et bouger Pierre Richard. Le mot approprié : Le SHOW

Adam Green occupe la scène. C’est le moins que l’on puisse dire… ses musiciens (Synthé, guitare, basse, batterie et 2 Choristes) je les ai à peine vu !

Un grand Showman, on ne s’ennuie pas une seconde, même lorsqu’il joue seul à la guitare (fabuleux « Tropical Island »).

Malheureusement le son n’a pas trop suivi, seules les voix étaient bien balancées, le reste était totalement à la rue… Mais c’est pas très grave, Adam nous a éclipsé tout ça.

1h15’ de concert dont 2 rappels improvisés (il a joué à la demande) J’ai même cru qu’on ne saurait plus l’arrêter et qu’il allait continuer toute la nuit en reprenant, comme Yannick Noah à Forest National, « La bonne du curé ».

Un grand spectacle 3 étoiles.

 

NB : Vu l’assistance des autres concerts il semble que la moitié du public soit venu pour Soko ! ! Etonnant non ??
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Published by Lio - dans Concerts
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17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 21:13

Vu par Michel :

Nouveau concert assis à l'Orangerie, pour accueillir une des plus belles voix en provenance du Deep South .
Lizz Wright est née en 1980 à Hahira (Georgia).Fille d'un pasteur,dès ses 6 ans ,elle chante à l'église. En mars 2008, est sorti son 3è CD: 'The Orchard' (Verve).
Cette tournée doit promouvoir ce disque magnifique qui ,signifie un retour aux sources: gospel, jazz , country , blues sans renier des éléments soul.
Si 'Salt' 2003 et 'Dreaming Wide Awake'2005 sonnaient plus jazzy (je l'ai vue, accompagnée d'un trio jazz traditionnel au club de l'AB ,après la sortie de SALT ,et j'étais sous le charme) 'The Orchard' est plus éclectique que jamais. Les influences blues ou folk/rock sont bien présentes dans les nouvelles compositions et ,la soulful voice de Lizz fait merveille, dans tous les registres.
A signaler ,sa participation à un album tribute pour Ella Fitzgerald : 'We love Ella'

Pas de support: résultat il faut patienter pendant 1/2h pour que la salle se remplisse. Chiants , les éternels retardataires qui se disent on s'en fout de l'avant-programme !
Arrivée du band :
une choriste black(Gina Breedlove) ,à la voix noire (of course!)-un claviériste (3 keyboards) souverain (Jeremy Mage) - un drummer (Chris Eddleton) jazzy, racé et discret mais redoutable d'efficacité - Nicholas d'Amato est tout aussi retenu à la basse ,mais avec son pote le batteur ,ils t'envoient une rythmique impériale - pour la fine bouche: Oren Bloedow ,à la guitare (décorée d'un graffiti 'Soul Spaceship' ).Cette pointure a joué pour les Lounge Lizards et son association avec Jennifer Charles ,dans Elysean Fields, est dans toutes les mémoires.Ici pas de pop bien gentille , mais des riffs bluesy ou funky qui te font regretter d'être assis.
Intro aux keyboard :entrée de la grande Lizz. Elle est vêtue de noir: jupe,cape et bonnet de laine (qu'elle ne quittera pas).
'Trouble' de l'album précédent. Lizz n'a aucun besoin de forcer la voix, son timbre est spontané ,et chaud. I feel cosy on stage,dit-elle. Tout, chez elle, semble naturel et simple: du miel!
'My heart' le single,du nouveau Cd. Un morceau torride au rythme flamenco.
Lizz, la féline ,a ôté sa cape . Elle arbore un T-shirt noir ,lui dénudant les épaules. Sensualité.  La musique doit se partager, I'm not an entertainer ,we'll do the show together.... assis c'est dur!
'I idolize you' écrit par Mr Ike Turner , un blues swampy à souhait . Lignes de guitare époustouflantes.La diva laisse jouer son combo,des breaks gluants.
' Another Angel' sweet and mellow,chantant la fin d'une liaison.
'Speak your heart' ... I know what you want to say I see the words behind your eyes... tendre et sensible,la chorus girl ajoutant des 'let me in let me go I won't go down if you say no.....' J'ai sorti mes Kleenex.The lady has soul!
'Old Man' les perles se succèdent.Un blues signé Neil Young...Old man look at my life I'm a lot like you were... No comment , la classe!
'Hit the Ground' un gospel ,tu penses à Otis Redding et aux plus grands chanteurs noirs!
'Leave me standing alone' une guitare plaintive et saturée ,relayé par l'orgue (qui sonne comme un Hammond). Un blues juteux. Une musique qui vient des tripes ,on a des frissons.Mon jeune voisin ,photographe pour la VRT ,a déposé son appareil après le premier morceau et vibre à ces heartbreaking tunes. le spirit de Billie Holiday plane dans la salle.
'Song for Mia' mélancolie et classicisme.
'This is ' ....this is magic this is new beginnings ....une voix à la fois sexy et maternelle.
'When I fall' titre intospectif.
'Coming home' morceau ouvrant 'The Orchard' ,un autre blues poignant,virant negro spiritual ...I go down in your water and I won't turn away... nostalgie de son enfance, de son verger( her orchard) .On est tous des poor niggers ,sous le joug d'affreux rednecks.
This will be the last one , thank you... 'Walk with me, Lord' a traditional.
Un gros son te travaillant les entrailles pour ce gospel ,un chant dolent . Lizz est d'ailleurs relayée par la choriste ,qui se lamente ...hold my hand,lord... break ,les musiciens peuvent donner la pleine mesure ,ça balance ferme.Un titre explosif et steamy ,meilleur que du Delaney & Bonnie ,époque Clapton! Lizz se tire en catimini , laissant le soin au band de mener le titre vers l'explosion finale.
75' de show. On aura gueulé , tapé des pieds et mains pendant 10' en vain.
Pas de rappel!
Never mind, je ne raterai pas le prochain show de la best contralto voice in Georgia.


Vu par Florin :

Je ne connaissais pas du tout Lizz Wright et l'ai découvert grâce à son annonce au Botanique, tout comme mon voisin de siège qui parlait français. A part lui, je n'entendais parler que flamand et anglais autour de moi, me demandant si le public francophone était silencieux ou absent. Ce concert avait lieu à l'Orangerie avec placement assis libre. Après tout de même 40 minutes de retard, la chanteuse prend place dans une configuration inhabituelle en U avec les percussions à l'avant gauche suivies par la guitare basse, la vedette au centre et en retrait, la guitare électrique, sa choriste et finalement le clavier à l'avant droit de la scène. J'avais un peu peur de me faire exploser les tympans car j'étais assis à 3m des caisses mais ça va, il a joué soft. D'emblée elle nous annonce qu'elle n'est pas une « entertainer » et qu'elle ne sait pas ce qu'on vient chercher, nous disant que la musique est faite par les gens dans la salle, par l'énergie qu'on partage ensemble et offrant juste de la partager avec elle. Elle ne dira rien d'autre durant le bref concert qu'elle donnera (environs 1h). A ma droite j'avais un vrai fan qui se secouait sans arrêt, on aurait même dit qu'il entrait en transes par moments. Dans le public beaucoup de gens ont certainement confondus l'événement avec une fête foraine, les allées et venues de gens qui revenaient chargés de verres de bière en témoignait. C'est non seulement irritant pour le public qui voit un défilé permanent mais un réel manque de respect pour les artistes, on peut quand même s'abstenir de boire son breuvage national pendant une si courte période ! Lizz de son coté ne voyait pas grand-chose de ce remue ménage car elle a gardée les yeux fermés durant tout le concert. J'avais beau chercher à capter un regard, nada, le vide, j'ai donc fini par également fermer les yeux à un moment puisqu'il n'y avait rien à voir et me suis laissé bercer par les secousses de mon voisin. La musique était bonne, elle alternait des morceaux lents avec du Blues et même une petite touche country, en terminant par un Gospel qu'elle a annoncé être le dernier morceau de son récital. Après la dernière note elle a dit merci et a disparue illico, suivie par ses musiciens. La salle avait beau taper des pieds et des mains, la diva avait fait le travail qu'on lui avait demandé, de façon parfaite même, donc irréprochable aux yeux de ses compatriotes. OK y'en a qui le méritaient bien, ceux avec leurs grande soif et c'est bien fait pour leur pomme !... mais les autres alors ? Je n'ai jamais vu une telle froideur, voir même arrogance, certainement pas chez un chanteur européen si situant dans un registre de musique à tendance humaine, à moins qu'il ne s'agissait d'un core business touchant un public cible dont les statistiques démontrent une nette perspective de progression selon la qualification du groupement des musiciens réunis en vue de distiller une émotion bien travaillée. Vous l'aurez compris, j'en garde un goût un peu « fast food »... j'ai terminé la soirée à La Porte Noire avec les deux visiteuses françaises rencontrée 2 jours avant (voir article sur Ane Brun) que j'ai retrouvé dans ce lieu sympa ou un orchestre jouait du jazz dans une d'ambiance décontractée. Une pita à 1h du matin suivie par une visite de Bruxelles by night en voiture en les raccompagnant sagement à leur auberge et rentrant avec le souvenir d'artistes en herbe plus grandes que la Diva de mon article.

 

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16 avril 2008 3 16 /04 /avril /2008 21:21
Le club accueillait, dans le cadre du Domino-festival, une curiosité de la scène arty from the U S.

Library Tapes 
assurait l'avant-programme. Sous ce pseudo bibliothécaire, se cache le Suédois David Wenngren. Il vient s'attabler face à un piano et à une petite table sur laquelle traînent un laptop et un i-pod. A ses pieds une bouteille de limonade et un rouleau de papier hygiénique. En background, un écran sur lequel défilent, en noir et blanc, des visuals anodins : toits de maisons, moineaux sur un fil... Atmosphère austère !
Il en sera de même pour sa musique préenregistrée, accompagnée de 2 ou 3 notes simplistes au piano.
Idéal pour envoyer le cercueil en crémation !
Le moment le plus brutal de son set, fut lorsqu'il se moucha bruyamment, dans quelques feuilles destinées à la partie anale de son anatomie. Il a réussi à vendre quelques CD 'Höstluft' (2007) à des adeptes d'ambient sépulcral!

BABY DEE 
Transsexuel, né en 1953, à Cleveland, Ohio.
Débuta comme Street Musician. Un parcours pour le moins unusual : étudie les chants grégoriens, joue de l'orgue à l'église, perd ce boulot en devenant une lady, accepte de jouer au freak au cirque, soigne les arbres, joue de la harpe déguisé(e) en ours sur un tricycle et autres extravagances... Plus tard, il joue de la harpe dans le band d'Antony & the Johnsons. Depuis : 6 albums à son actif. Le dernier en 2008 'Safe inside the day'
Son apparition sur le podium fait l'effet d'une bombe : une girafe aux longs cheveux roux, vêtu de combat boots, de pantalons de jogging aux couleurs criardes, et d'une cape léopard.
Il s'installe au piano et nous interprètent 3 chansons 'cabaret',t e rappelant Tom Waits ou Antony.
'My heart comes home' de l'album 'Love's Small song' - 'Cavalry Cross' un titre épique et 'Flowers on the tracks'. Un phrasé typique donnant une aura de tragédie à ces titres. Un mélange d'opéra, de chants de marins ivres, de Christmas carols, de crooning ou de Liza Minnelli faisant Cabaret.
Il sort une fiole d'une poche, boit un coup d'élixir, avant de faire monter sur scène John Contreras (Current 93, Calexico), qui s'installe au violoncelle.
'Safe inside the day' piano majestueux (rien à voir avec Mr Wenngren), et un chant très Tiny Tim. Le thème de la survie, après toutes les tempêtes de la vie, est omni-présent, une profondeur délicate.
'Early King' il fait appel à un batteur (Alex Nielson, frêle mais puissant), le violoncelle est joué en arpèges, le piano est léger... 'Bring me a whiskey, get me a beer...' chante la diva, en mimant un roi paillard à la Rubens.
'So bad' : apparition de Matt Sweeney (fantastique guitariste), un bassiste (Andrew W K?), Bill Breeze (de Current 93 aussi, et ex-Coil) au violon et un second guitariste (Paul Curreri, probablement). Avec tout ce monde (assis) le show vire au rock. Baby rigole avec ses musiciens, leur demande ce qu'ils vont jouer, les appelle 'Squeezybits' ou 'Boner Balls'. Il s'amuse, nous aussi.
Pas étonnant que Marc Almond soit fan de Miss Dee, son extravagance cache en fait une grande sensibilité et une richesse mélodique hors du commun.
'When I get home'... I lost track of time I'm gonna get it when I get home He's gonna kill me when I get home...du baroque pour psychanalystes.
'Teeth'
ou 'The only bones that show' long morceau où la guitare se fait Marc Ribot.
'The dance of diminishing possibilities' c'est du Bertolt Brecht, la laideur ou le hors-norme deviennent beauté.
'Fresh out of candles', avec un solo de batterie stupéfiant et une guitare cinglante.
Pas de rappel ...
L'ancienne danseuse du Pyramid Bar de New York a tenu le public en haleine et l'a époustouflé de sa classe.
Original et différent!
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Published by Michel - dans Concerts
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15 avril 2008 2 15 /04 /avril /2008 21:22

Vu par Florin :

Ce soir j'allais voir Ane Brun, une chanteuse suédoise que j'ai découvert le jour de l'annonce de son concert au Bota. Initialement prévu au Witlof Bar, il a finalement eu lieu à l'Orangerie avec la bonne surprise que les chaises étaient déployées, ce qui nous a permis d'assister à un magnifique concert assis pour la modique somme de 7EUR (Bota carte). Dans la file qui attendait devant l'entrée (1 personne), j'ai trouvé un gars venu des Pays Bas spécialement pour elle, il en était à son 5ème concert. Quelques minutes plus tard sont arrivées 2 jeunes filles françaises. Elles ne savaient même pas qui elles venaient voir mais avaient rencontrées le groupe à l'aéroport et les avaient ensuite croisés lorsqu'ils débarquaient leur matériel devant le Bota. Venant d'une auberge de jeunesse pas loin, elles sont entrées voir. L'une d'elles est une future chanteuse et a choisi son nom d'artiste original en attenant que le concert ne commence, ce sera Ayrélia... ne cherchez pas, elle n'a pas encore son profil sur Myspace ! Je l'aiderai sûrement à le créer bientôt.

En première partie du concert passait Nina Kinert, une adorable grande fille. Je dois avouer qu'une telle artiste me manquait. D'emblée elle place son style, une voix cristalline, une sensibilité à fleur de peau et une musique pop mais aérienne pour ne pas dire spatiale ! Des grands faux cils approfondissant son regard très présent. Une gestuelle permanente de ses petites mains traduisant une petite angoisse quand elle ne joue pas avec les cordes de sa guitare ou au synthé, comme si elle ne savait pas trop quoi en faire. Venue nous présenter son second album, « Pets & Friends » elle était entourée par d'excellents musiciens au charisme aussi présent que le sien, qu'Ane Brun partage avec elle. On ressentait une ambiance familiale et une chaleur humaine omniprésente. Je me suis laissé emporter au chant des sirènes de Love Affair et voyagé sur les flots des notes délicates auprès de ceux qu'on aime et qui nous manquent.

 

Nina Kinert Love Affair

..

 

Elle nous fait redescendre harmonieusement avec I Shot My Man dans une ambiance un peu country et cédant la place à son aînée sur scène.

 

Nina Kinert - I Shot My Man

..

 

Nina Kinert - The Art Is Hard

..

 

Ane Brun nous apparaît tout de noir vêtue avec une jolie petite fleur symbolique en guise de broche (la violoniste en avait même une carrément tatouée sur son torse) qu'elle et son groupe portent sans doute en relation avec son excellent 4ème album « Changing of the season » tout comme la représentation d'un bel arbre décorant l'arrière scène. J'avais eu l'occasion de voir son concert au Paradisio d'Amsterdam dans la vidéothèque de Fabchannel et je vous invite à le découvrir également. Ce site propose des concerts Live depuis certaines salles avec lesquelles il collabore mais j'ai été sidéré d'apprendre que les artistes payaient pour pouvoir profiter de ce que le site considère être une promotion, pour ma part je verrais la chose différemment en considérant ce contenu comme le seul matériel dont ils disposent pour avoir des visiteurs, mais bon, en attendant il faut profiter de leurs archives pour découvrir quelques talents, trop rares, comme Ane Brun !

 

Ane Brun - To Let Myself Go

..

 

Une splendide voix résolument country, elle vit littéralement sa musique emplie de sensibilité. Une gestuelle parfois issue d'un autre temps vient amplifier ses émotions quand elle chante sans sa guitare une musique d'un genre folk acoustique.

 

Ane Brun - Lullaby for Grown-ups

..

 

On ne se lasse pas d'écouter ses compositions et le groupe non plus de les jouer, en effet, le concert de ce soir a bien duré 2 heures, avec une stading ovation pour un rappel frénétique.

 

Ane Brun - Baloon Ranger

.. Ane Brun - Treehouse Song
.. Ane Brun - Armour
..

 

 

A la sortie j'ai bien entendu acheté le dernier album de chaque chanteuse et attendu en compagnie des deux visiteuses françaises pour avoir une dédicace. A défaut de les voir j'ai un peu parlé avec le batteur, un gars très sympa qui a d'ailleurs fait craquer Ayrélia, il nous a signé les albums et été demander l'autorisation de passer les vidéos à leur manager, qui n'y a vu aucun inconvénient, sans même demander de les visionner au préalable... certains artistes, surtout français, devraient parfois prendre exemple sur les mentalités nordiques je pense...

Je sens d'ailleurs comme un retour des talents scandinaves avec des artistes comme Ane Trolle et son ensemble JaConfetti que je vous invite à découvrir dans un style différent.

 
Vu par Michel :

Les fées scandinaves ont illuminé l'orangerie (concert assis) de leur classe folle.
Le gig était prévu au witlloof bar, heureusement il fut déplacé... Du monde, des connaisseurs....
En avant-programme (que le bota n'avait pas annoncé ) NINA KINERT

Originaire de Nacka (Sweden) : 25 ans, une superbe fille (tous les mâles de l'auditoire sont fous amoureux ).
La belle joue du piano électrique et de l'acoustique. La non-moins resplendissante, Linnea Olsson, caresse un violoncelle ou s'occupe de la basse. Le groupe est complété par un batteur parfait et un guitariste chargé d'ajouter de fins bruitages aux compositions de Miss Kinert.
Une intro au piano pour un premier titre, d'une douceur printanière. En français : 'bonjour, je m'appelle Nina Kinert'. Elle a mis, d'emblée, le public dans la poche. 'Golden rings' La voix te rappelle Joan as a Policewoman ou Feist. Les arrangements sont fins. 'Art is hard' son timbre est envoûtant et les backing vocals aigus de la celliste, rendent le titre attractif. Nina Kinert vient de sortir un 4ème album 'Pets and Friends', les chansons jouées hier en sont issues.
En 2007, elle est créditée sur l'album 'Slope' de Steve Jansen (Japan). Elle est à l'aube d'une brillante carrière.
The Swedish beauty s'empare d'une acoustique, for a song I didn't write: 'Love Affairs'. Le morceau a été composé par un groupe suédois, it was a Krautsong. Sa version, très Cat Power, est épurée et fine.
Les vocalises célestes te donnent la chair de poule.
'Pets and Friends' de facture classique. Un beau solo, plaintif au violoncelle. Une autre blonde suédoise te vient à l'esprit : Anna Ternheim! Stina Nordenstam est une autre comparaison à faire.
Un deuxième batteur (Kung Kula?) se joint aux musiciens, Linnea abandonne le cello et ramasse une basse : 'Combat lover'. Un rock surprenant, avec gros son de batterie. Imparable !
La dernière, a song about love 'I shot my man'(sic). L'humour n'est pas absent. Le second drummer joue du xylophone. Un ravissement pour nos tympans. Les voix sont radieuses. La belle a une présence scénique étonnante et le band est fabuleux. 35' de show qui ont paru bien trop courtes.
A revoir en top of the bill!

Ane Brun
(say BROOOON)
1976 naissance à Molde (Norvège) mais vivant à Stockholm.
5 albums,'Changing of the Seasons' 2008, nous vaut cette tournée. En background un magnifique arbre dénudé décore le podium, poésie nordique.
Ils sont 6, all dressed in black, une fleur sur la poitrine, sauf Nina Kinert, qui assurera brillamment les backing vc.
Au violoncelle, Linnea Olsson, à nouveau. On lui adjoint une autre splendide fille au violon : Anna Rodell. L'élément masculin : le prodigieux Martin Hederos aux pianos électriques-l'iroquois, Erik Nilsson aux drums et le bassiste/guitariste : Per Björling.
Ane Brun : guitare acoustique, lead vocals et compositions.
Une folk/singer d'une modernité étonnante.
'Raise my head', intro guitare acoustique et ooh ooh ooh magiques, fredonnés par les 4 ladies. Les cordes ajoutant une touche classique magistrale à ce titre. Excellente entrée en matière. Son optimal (on n'ose pas imaginer la catastrophe que cela aurait donné au witloof bar!)
'Round table conference' un choeur vocal antique. Réunion mortuaire autour d'une table. 'The Puzzle' 3 titres du nouvel opus.
Ane se présente dans un français savoureux. 'To let myself go' 2005, l'album 'A Temporary Dive'. Un joyau, aux arrangements complexes et vocaux divins.
'This voice' un aria nordique souligné par des cordes majestueuses.
Le batteur passe au piano électrique, Martin se charge d'un second orgue au son d' accordéon. 'My Star'
'Ten seconds' piano électrique et ouah ouah ouah lancinants du groupe au complet. Le dernier Cd a été produit par Valgeir Sigurdsson (Bjork, Sigur Ros, Mum, Coco Rosie). On retrouve toutes ces influences dans les accords de la blonde norvégienne.
C'est subtil, aérien, foisonnant de trouvailles... du grand art!
'Lullaby' what is it in French ? Une berceuse, my dear!
Mais c'est une berceuse pour adultes. L'archet zigzague sur les cordes, le violon se fait dramatique. Magie!
'Changing of the seasons' d'une pureté écologique.
C'est du KD Lang ou Joni Mitchell. Ode à la nature vierge de souillures. 'Linger with pleasure' cri d'amour pour l'isolement scandinave. Romantisme à la Sibelius ou Grieg : les fjords, les immenses forêts, le froid pinçant...
'Balloon Ranger' un morceau aux saveurs 'Morphine'. Le piano, petit à petit, emmène le titre vers une finale rock. Violon et violoncelle pleurent. Un son aussi grand que l'Empire State Building et toujours ces harmonies vocales immatérielles.
Tu es en apesanteur.
'Gillian' dédiée à Gillian Welsh, folksinger classieuse de Nashville, qui va tourner avec Paul Simon. Titre d'une pureté cristalline.
'Treehouse song' et 'The Fall' des morceaux bluesy traitant des saisons.
'Don't leave', une chorégraphie sensuelle pour ce titre mélancolique et délicat. Elle fait injure au titre et s'en va à petits pas. Un à un, les musiciens la suivent, laissant le soin aux cordes de donner le coup de grâce.
Ovation!

Rappels
'Armour' une valse splendide.
'Rubber & soul'a singalong ...In my mind I'm crawling on your floor Vomiting and defeated ...une chanson d'amour acoustique, le groupe entier murmure un chorus magique. Titre fragile et profond.
'Song N° 6' un piano jazzy, très big band, proche de Ricky Lee Jones, voire Dr John. Un morceau allègre et amusant.
Quatrième titre pour ce bis: 'My lover will go' ...what am I gonna do I'm crying a bottle of wine over you ...un blues magistral qui s'imprègne dans ton épiderme. Epoustouflant.
95' de show.
Le public en veut plus et miracoli ...elle nous revient pour a tiny cover, 'True Colors', de Cindy Lauper. Her magical voice and the piano : un régal.
Toute belle soirée!

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Published by Florin7 & Michel - dans Concerts
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13 avril 2008 7 13 /04 /avril /2008 21:34
Ambiance artillerie lourde, hier soir, dans le petit théâtre de la flûte enchantée.
Pas le public tuxedo, robes de soirée, où vais-je garer ma Jaguar, mais le tout Bruxelles rawk and rawl. Tous les gradins fourmillent de fans des 2 combos, jouant un match at home.

Taxidermists


Nathan et David, arrivés à 18h, tombaient des nues. Où est le matos? Watte, quel matos? Il n' y a rien ici! Pis de panaque, les adeptes de Bruce Lee leur prêteront le nécessaire.
Solidarité rock.
Le peuple patiente au bar, en faisant un sort au stock de Jupiler.
Nouchka, une habituée des soirées, actionne la cloche.
On attaque! Une leçon de sciences naturelles rock en stock.
'Bruxl'
OK, je connais leur répertoire par coeur, mais ce texte caustique m'épatera toujours. Le kazoo magique contrebalance l'électronique et la guitare de Nathan se fait funky.
'Zobi Fly' si je la titille je la prends de vitesse... On se marre, mes canards!
'Pauv Pomme' Nathan passe à la high speed, ou comment larguer une nana sur un classique du King.
'Ce qui est pris' een liedje traitant du vol organisé. Et la culture, bordel! Proudhon Pierre- Joseph : 'la propriété ,c'est le vol!' Tous sur les barricades.
La scène théâtrale inspire maître David, il se la joue Sacha Guitry. Nathan ajoute quelques effets de slide. Des tralalala cocasses et un beau final sifflé, sur bruits de tiroir-caisse.
Une acoustique impeccable, on apprécie!
'Le taxidermiste' chanson au texte multilingue.
'Je veux être ton chien' titre logique pour des empailleurs! Une guitare fuzzy, David réincarné en iguane et métamorphosé en Jacques Dutronc. Un sample cathédrale pour une chanson d'amour dantesque.
'Mes Voisins' l'hymne à Monsieur Tout le Monde. Nous sommes des robots. Un jour, tu risques de péter les plombs et de flinguer tout ce qui bouge.
'14 février' la fête des bijoutiers et fleuristes.
'Art plein d'Air' dédié aux marchands de ventilateurs, et aux poètes aimant les rimes ad hoc. De l'électro camembert.
'Tutti Frutti' Chambre d'écho, halètements... Ambiance glauque, pour ce texte déclamé... Ceux qui me trouvent ridicule sont si vains ceux qui nous trouvent puérils sont si vieux.... David Baudelaire 2008!
Un rap visionnaire 'L'année du Démon'.
'Mais tu te crois où' David nous mime la danse des Sioux sur le sentier de la guerre. Du rock and roll brut.
On conclut par un rappel...'Zobi Fly' en Vapona Mix , dédié à Jason de Kung-Fu '77.
Une version orientalisante.
Les naturalistes ont encore frappé!

Kung-Fu '77
Arnaud Larcier : bass, backing vc. - Gilles Guillaume : drums et la tête pensante Jason Brutally (sorry, Burtally...)
Jason n'est pas un novice, avant de créer le band martial, il a officié chez Lacrymogènes ou les Bumpers. En 2000 Kung-Fu '77 voit le jour.
En 2008, il compte une smala d'admirateurs enthousiastes, le suivant everywhere.
Une entrée en matière soft, Jason acoustique.
'Ultra-Violet' une composition aux relents psychédéliques.
'Next to the plate' une mélodie imparable, les double vocals ajoutent de la profondeur au titre.
'Girlfriend's ghost' un midtempo excellent, un hitsingle potentiel.
Le band a sorti 2 demos, un Ep (pour lequel il a pu compter sur la participation de Mr David Sharko Bartholomé) et son premier CD 'I wish you were here' est dans les bacs.
Fin du hors d'oeuvre acoustique.
Electricité et pédales de distorsion...
'Ultra -Violet' version rock Sonic Youth, ce titre fait passer les Kooks ou Arctic Monkeys pour des petits comiques.
Jason nous révèle qu'il s'agit du second concert avec le nouveau batteur, (le premier, la veille à la soirée RTT. Un truc à l'organisation anarchique, d'après eux, où ils donnèrent un show noisy!).
Mozart (et sa flûte) tremble encore aux lignes de basse et roulements de batterie du trio.Les vocals de Jason t'hypnotisent, sa guitare métallique est cinglante. Une franche attitude rock, des sauts de kangourou, et une explosion finale. Public debout.
'Day off' une intro avec claquements de dents et guitare saccadée.
Ce band a tout compris : look, catchy songs, jeu méchant et sec . Une pépite!
Rhumba shakers et guitare pour introduire 'Out of Order', le titre le plus évident joué hier.
Sonic Youth, déjà cité, Nada Surf, Enon, Blonde Redhead... sont quelques noms qui te traversent l'esprit. Titre irrésistible, plein de contrastes. Il marie riffs nerveux, chant soft, accalmie passagère et fin épique.
'No way' premier titre de l'album. On demande la participation de l'assistance : battements de mains discontinus. Le batteur lance la machine et le titre prend un virage Velvet Underground. Des lyrics marteau-pilon 'I cannot live but I cannot die...', le fantôme de Nico et de sa bande te hante.
'Mermaid in a glass of water' Qui est cette mini-sirène ? Un titre plus assagi avec de lourdes lignes de basse.
'Miss Miss & Chomp' retour de la fureur et de la distorsion. Punky /heavy.
Kung-Fu 77 a ce chic de varier la nourriture.
Le dernier titre 'Hambourgeois' clôture 45' d'un rock à classer en division 1.
Une des meilleures Soirées Cerises.
PS : à 00:45' les adeptes des arts martiaux vidaient les frigidaires de Christian Demarche, aux dernières nouvelles, il ne restait plus que le cécémel!
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Published by Michel (Photo : David's wife) - dans Concerts
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