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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 12:39

Kélétigui Diabaté naît à Kita ( Mali) en 1931 pour commencer une carrière de musicien professionnel ( multi-instrumentiste: violon, trompette, saxophone, flûte, guitare, balafon) en 1959, année où il rejoint le Sily Orchestre, premier orchestre national de Guinée qui tourne aussi bien dans le pays dirigé par Ahmed Sékou Touré qu'au Sénégal ou en Côte d'Ivoire.

Il revient au pays pour former l'Orchestre National « A » de Bamako (un album éponyme, deux titres de la plume de Kélétigui),  il y joue de la guitare.

Keletigui-Diabate-e1354314701401.jpg

En 1970, on le retrouve au sein des Ambassadeurs , le groupe se produisant au Motel de Bamako et qui, à partir de 1973, comptera cette autre légende malienne, Salif  Keïta, comme membre.

Le groupe tourne aux Etats-Unis où Kélétigui Diabaté croise Lionel Hampton., ils jouent ensemble, le balafon du Malien rivalisant avec le vibraphone du lion du Wisconsin.

Ce fait d'arme le rend célèbre, il est sollicité par bon nombre de groupes , on le retrouve, notamment, sur des enregistrements d'Amy Koïta, d'Adama Diabaté, Toumani Diabaté , du Rail Band de Bamako, de Salif Keïta,

du Buffet de la Gare de Bamako, ou de notre Zap Mama... en 1998, il est intégré dans le groupe de Habib Koité, Bamada.

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En 2000, le maître du balafon est invité, de même que Habib Koité,  à tourner avec l'Art Ensemble de Chicago pour le projet The Art Ensemble of Africa.

 

 

Le seul album sorti sous son nom,  'Sandiya' ( 2004) de la musique mandingue traditionnelle, du blues, du jazz, du folk, a été produit et réalisé par  le label belge 'Contre- Jour'.

 

Vendredi, Kélétigui Diabaté, a rendu l'âme à Bamako, il était âgé de 81 ans.

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 09:28

Converse, la sneaker brand, s'est lancée dans le monde de la  musique, aussi bien chez Tonton Sam, que dans la vieille Europe: des mix tapes et des concerts, ainsi, le 22/11, une Converse Night 1 à Eindhoven ( Handsome Poets/ Imaginary Family) - l'édition 2 au  Charlatan ( Gent), le 24/11 ( Oscar & the Wolf/ Bombay Show Pig) et, ce 29 nov., au  Trix, la soirée N°3 ( Kroons/Skip & Die/ AKS).

Un droit d'entrée démocratique et, pour tous les spectateurs ,des goodies (T-Shirt - bag - CD...).

DSC06156.JPG                                          ( Skip & Die)

Faudra attendre 20:15 pour voir surgir Kroons .

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Kroons, la monnaie qu'utilisaient les Estoniens avant le passage à  l'Euro?

Non, madame Hip ( Lula Ross) et monsieur Hop ( facebook mentionne Unannounced Guest, on subodore que ce pas annoncé change tous les mois de tête, aujourd'hui on a vu un emcee bermuda hyperkinétique).

Ces couronnes nous viennent d'Amsterdam, un fanclub amstellodamois a  d'ailleurs fait le déplacement jusque dans la cité des diamantaires, elles ont enregistré un album '1+1=11′ et, depuis leur naissance en 2009, ont foulé pas mal de planches Outre-Moerdijk, récemment elles ont assuré la première partie de De La Soul.

 

Et, ça donne?

De l'énergie à revendre, un brin de sexe à deux balles, une bonne chanteuse, un rapper qui maîtrise le flow, mais à part ça, du vent!

Un magazine du Nord ( Music from NL) titre "Kroons wil iedereen terug naar de dansvloer", une ribambelle de jolies gamines avaient bien compris le message, elles se mouvaient en cadence, elles auraient, probablement,  fait de même avec un bête deejay passant Goose, James Deano, Blackalicious, Mos Def, Nicki Minaj ou Popeye Spinach...

 

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'Irene' 

.. Gotta smell Irene, gotta smell Irene..

Lula pond: ...the gleam of your sweat is my desire.. elle est bien, cette petite!

Le emcee passe plus de temps dans la fosse que sur scène, après chaque titre il ôte un attribut vestimentaire, tu crains le pire!

En 25', le duo nous  a secoués avec six titres, dont le plus serein ' Time' 'Rub it' , j'enlève le dessus se dit l'élément mâle, tu m'enduis de pommade... c'est dégueulasse, va demander à la gamine... bien vu... rub it on my belly, Samantha...Samantha version masseuse thaï.

Ils termineront par une dirty dance suggestive judicieusement intitulée ' Dirty'.

Ja, Hans!

Moi, j'aimais bien Lula!

T'es marin?

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Skip & Die

DSC06234.JPGNé d'une collaboration entre  Catarina Aimée Dahms ( Cata.Pirata), from Johannesburg, chanteuse et artiste visuelle ( Her works are transmedia mash-ups of video / photography, illustration / installation, writing, music and performance, mentionne Pup Concepts) et Jori Collignon, un producer néerlandais.

  Skip & Die sur scène c'est:  Cata.Pirata; vocals / visuals-  Gino Bombrini : percussion / guitar- Rene Kuhlmann: electronica FX - Nique Quentin : percussion - Daniel Rose: string instruments (sitar/guitar/sas).

Avant de voir monter le groupe sur scène, t'es déjà vachement impressionné par le drum kit et toute la panoplie d'engins percussifs .

 Crammed Discs qui a sorti le premier disque du combo, 'Riots in the Jungle', ne tarit pas d'éloges ... a sensational new genre-blending band.. et après la performance donnée à Anvers, on ne peut qu'acquiescer, Skip & Die c'est un bâton de dynamite!

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21:20

Intro planante/ psyche et arrivée d'une incroyable créature longiligne, voilée, casquette Il Portiere di notte, bottillons bleus, bas scintillants, black high waist briefs.. va -t-on vers un spectacle burlesque?

Le sitar distille ses sonorités hindi sur lesquelles se greffent de méchants dancehall/ drum & bass/ grime beats que n'auraient pas renié Mia, ce ' Jungle Riot' augure d'un concert chaud.

Cata vient narguer les photographes, collant son pif sur l'objectif, elle se débarrasse de son couvre-chef pour attaquer ' La Cumbia Dictaturia', un reggaeton/dub/ trance, politiquement incorrect, déchiré par une guitare surf.

Cap sur l'Afrique noire après la Colombie, le tribal, exotique et sensuel   ' Killing Aid' , derrière toi, la jeunesse anversoise a pris des couleurs Zoulous entamant une impressionnante weapon dance.

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DSC06230' Love Jihad' , faites l'amour pas la guerre en bégayant sur fond afro-electrobeat/ gangsta rap.

Festif, fiévreux,  à fort pouvoir épileptisant.

' Get your braai on', de l'Afrikaans?

Ja, combiné à du Zulu rap qui décape!

 On reste chez Nelson Mandela avec l'hypnotique ' Zum Zuma'  qui, si on compare,  range Johnny Clegg dans la catégorie vulgaire groupe de bal.

Le spectacle est partout, de jeunes locales, peu vêtues mais pas tout à fait topless, se trémoussent comme des vierges Swazi entamant la danse des roseaux.

Quelle pitié cette alliance autour de l'annulaire..

Un petit tour dans le public pour participer à la fête, voici ' Muti Murder', nouveau dancefloor banger sur fond de sirène.  

Parenthèse lexicale, muti murder =  the killing of a human being in order to excise body parts to DSC06227.JPGuse as medicine ( merci Wiki).

Retour du sitar pour la dernière plage du set, ' Senorita' .

Salome Catarina Aimée Dahms entame une danse des sept voiles sensuelle avant de participer, avec les copains,  à une séquence Jingo Lo Ba infernale, interruption pour le décollage de la fusée Ariane en direct et reprise du festival de percussions.

Fort, très fort!

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Il est 22h, il faut démonter, puis monter le matos de AKS... petite hésitation, ce sera une dernière consommation, légèrement alcoolisée, et puis cap sur Bruxelles!


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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 08:48

Au Canada, les parents doivent ajouter une substance euphorisante ou psychostimulante dans la panade refilée aux gosses, l'Ovomaltine ne suffit pas, un docteur Folamour quelconque a probablement inventé un additif psychotrope déréglant le système nerveux central, ce qui peut, en partie, expliquer le double cas Fanny Bloom / Rich Aucoin.

 

Quoi qu'il en soit, hier soir, c'était le délire total dans une Rotonde pas trop garnie, Marylin peut en attester.

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20:15 Fanny Bloom

Non, ne pense pas à l'ombre des jeunes filles en fleur, une série de clichés artistiquement flous de David Hamilton... rien à voir, Fanny Grosjean, aka Fanny Bloom, s'avère être une ardente ( aucun jeu de mot, ardent avec E) et alerte Québecquoise, ex - La Patère Rose, venant de sortir un premier opus, pas dei, solo ( avec une bande de musiciens pas crétins): 'Apprentie Guerrière'.

Ce soir, pas de peintures Sioux, mais une jeune dame passablement dingo, accompagnée par un groupe pas manchot.

Line-up  supposé: Laurence Lafond-Beaulne à la basse, l'incroyable Stéphane Leclerc à la guitare ( DJ Champion, Mimosa) - Philippe Bilodeau aux percussions - par contre Miss Bloom a annoncé un petit nouveau clavier/ synthé ( vachement bon), donc probablement pas  Étienne Dupuis-Cloutier .

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Une  mise en bouche symphonique  avec piano majestueux, ' Tootles' un titre à l'orchestration proche de certains Polnareff olympiens, la chanson de rupture ' Ce que je voudrais', chantée d'une voix enfantine, vient se fondre dans la plage initiale.

Bonsoir, la Botanique, ah bon c'est le Botanique et pourquoi pas les Botaniques... nique ta famille, la suivante se nomme 'Parfait, parfait' , un electropop synthétique et sucré, légèrement pompé sur le 'Amoureux Solitaires' de Lio.

Le jovial et bondissant boute-en-train et sa famille poursuivent avec le parfumé et dynamique fluo/ Casio pop ' Tes bijoux' .

 

 

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Toute essoufflée la femme enfant nous jette: je suis raide énervée et j'ai perdu le machin qui fait des sons en sautillant comme le marsupilami, désolé, je crois qu'il a glissé dans ma petite culotte, pas de panique, j'ai la situation bien en main, voilà!

Le Botanique, montrez-moi que vous avez le sens du rythme: clac clac...clac clac clac...clac clac... 'La Barque', une embarcation prenant des allures de paquebot.

Arrangements somptueux, piano lyrique, cris de guitare déchirants, cette barque c'est pas le Titanic!

' Apprentie Guerrière' jolie valse  tranchant avec le texte cynique, monstrueux, barbare, sanguinolent ... Fanny Bloom/ Freddy Krueger, même combat!

...Je plongerai tête première

Dans tes viscères et j'exploserai....

A nightmare on Le Botanique!

Fondu enchaîné sur le nostalgique  ' Annie'  que tu rapproches des Petites Chansons Méchantes de Claudine Muno.

Bloom, l'aromathérapeute,  nous explique tous les bienfaits du ' Millepertuis' , une herbacée qui cicatrice même les douleurs amoureuses, texte équivoque, décor sonore rock.

' Respirer la fumée', ça  plane pour elle:

...Je ne marche pas très droit sur le trottoir

Et tu me supportes encore...

 Merci, Bruxelles, la dernière s'appelle ' Shit', logique après le snif!

Ballade douce amère pour terminer sur une note mélancolique.

 

Déjanté et attachant!

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Après la douce folie de Fanny Bloom, le cataclysme  Rich Aucoin.

DSC06025.JPGAvec le gars de Halifax, auteur de deux albums, le dernier 'We’re All Dying to Live', tu dois pas t'attendre à assister à un concert, tu deviendras, comme tous les autres spectateurs,  acteur d'une performance débridée mixant video-show, karaoke, dance off ' On achève bien les chevaux', carnaval à Rio, messe noire etc...

Nuts est trop faible pour décrire ce phénomène!

Pendant les préparatifs un message s'imprime sur l'écran: 'Félicitations pour être vivant', Rich Aucoin, baseball cap vissée sur le front,  prend place dans un coin près de ses machines, face à lui un drummer tribal nourri aux amphétamines.

Il reste deux secondes sur place avant de descendre dans l'enceinte, invitant le peuple to come closer, I want to feel you.

 Voici les directives: look at the screen, gimmick 20th Century Fox repris par la masse, les BRNS en tête, un petit film loufoque, Man on a Buffalo , deux ou trois dinosaures échappés du Jurassic Park un horrible gosse hurlant 'I feel happy', un traité de philosophie positiviste, le nom d'une dizaine de personnes présentes dans la salle, le mien y était, bordel, une chèvre qu'il vient interviewer, flashing lights sur le public, DSC06018.JPGcanon à confetti et electro/disco beats aussi légers qu'un mammouth obèse.

Après les incantations  intellectuelles: Yet you lay down, yet you lay, et We are not dead yet, we are undead ou This heart is all that keeps us up, this heart is beating ou encore When you give it all up, you get it up, gueulées dans la foule et par la foule, il prévient ' Behold the lamb' , les fidèles entament une danse de la Saint-Guy pendant que le ministre du culte escalade hauts-parleurs, bondit, rebondit, s'affale, meurt, renaît, et repart au galop vers les gradins supérieurs.

Exubérant tu dis, ce n'est qu'un début, continuons le combat!

Sur fond Technohead, tu te souviens 'I wanna be a hippie', il en remet une couche, une pile survoltée,  always bouncing around, imité par les paroissiens excités.

Le happening se poursuit, il invite la masse à l'aider à ouvrir un parachute multicolore sous lequel 80 personnes se cachent car il pleut des serpentins, là dessous commence une danse échevelée, enthousiasme au zénith.

Il annonce une dernière prière pendant laquelle la Rotonde se mue en trampoline géant.

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Bye, bye, Brussels!

 

 

Retour du zigoto pour un bis, il  invite les disciples à former un cercle et à entonner..let it go... ooh ooh ooh..

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Effervescence, ferveur, communion totale... le show le plus drôle du siècle!

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 16:41

Du monde pour une des nouvelles coqueluches des teenagers fleur bleue, la YouTube hype, Gabrielle Aplin.

Perdu, dans cet amas juvénile parfumé poudre aux fragrances cotonneuses, t'es heureux de voir arriver Marc, qui, comme toi, fera grimper légèrement la moyenne d'âge du Witloof qui devait avoisiner 15 ou 16 avant son apparition.

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Lourde tâche que celle qui échoit à Box Story de devoir assurer l'avant-programme de la nette enfant de Bath.

Disons le tout de suite,  Laetitia Solimando ( guitare, voix), bien secondée par Nicolas Maistriau ( percussion, glockenspiel, backings) a fait plus qu'assurer, son folk/pop inspiré, passionné, ardent, tourmenté a dégagé une impression de profondeur et de vie pas vraiment présentes  lors du récital relativement uniforme de la jeune fille du Somerset.

DSC05895.JPG 'The Only Thing I'll Keep', seule à l'acoustique.

 Une plage mélancolique, une voix limpide, la fin d'une liaison sans excès larmoyants.

C'est bon signe, le jardin d'enfants écoute religieusement.

Nicolas se pointe, le classique Box Story , ' Hard Way', au background bluesy, un timbre rageur imposant le silence, le respect....toute l'intensité d'une Mariee Sioux

'The Place' exprime ce que je ressens sur scène, le lieu où j'existe vraiment.

Convaincant!

Un autre classique de Miss Dour, ' Away Always' , la gracieuse ballade connaîtra une accélération abrupte, lorsque Nicolas, de deux coups de baguettes, décidera de lâcher la bride pour entamer une cavalcade agitée.

Niet slecht, entends-tu prononcer par une jeune voisine, comment s 'appelle ce groupe?

Box Story, répond la copine immortalisant le titre sur son iPod Touch en acier inoxydable, cadeau précoce d'un saint barbu.

Laetitia attaque le feutré ' The Seasons' que Nicolas décore au melodica.

 

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Par une nuit agitée, je fis, en pensant à Henry Fuseli, un sombre  ' Nightmare'. Résultat, en m'éveillant je suais de la tête aux pieds.

C'est grave, docteur?

 Une fabuleuse reprise du titre masochiste de Lily Wood and the Prick, ' Down the drain', précède ' Once Again' dernier fait d'arme, played solo, de ce concert attachant.

 


Gabrielle Aplin

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Après l'épisode  performance videos on YouTube, Gabrielle Ann Aplin, 20 ans, s'est forgée un répertoire d' original  songs, a sorti 3 EP's et remplit des salles de 1000 personnes ( imberbes) au UK où elle vient de faire quelques dates accompagnée par un band et un quartet of strings.

Ce soir, elle sera seule avec son acoustique ou un piano, la différence est énorme, car la succession de titres lents, d'un romantisme adolescent, finit par lasser au bout de 25 minutes.

Un joli minois et une bonne voix ne suffisent pas à captiver un vieillard de ton espèce.

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Bonsoir, Bruxelles, euh, je viens d'apprendre ce mot, voici ' Panic Cord' , charmante plage, à la mélodie simpliste, chantée d'une voix cristalline.

J'adore Bruxelles, le chocolat, Manneken-Pis, les gaufres, le sapin futuriste.... et, Freddy Thielemans, t'en penses quoi?

A new song, 'How do yo feel today?' , d'une délicatesse exquise, puis le gentiment rythmé ' Keep pushing me' sur le EP 'Home'.

Recommandé aux fans d' Ingrid Michaelson ( qui est plus consistante, toutefois!).

Seconde nouveauté de la soirée, la superbe folky ballad ' Rings round roses', un des moments forts du set.

Au piano: ' Salvation', suivi de la  magistrale et dramatique reprise de Frankie Goes to Hollywod,  'The Power of Love' .

Tout le Witloof en pâmoison!

Elle se souvient être passée à l'Ancienne Belgique en support de Gotye, I played '  Not your problem'.

D'une voix implorante..I won't be your problem any more... qui est ce méchant, ce pas beau, responsable de ce gros chagrin?

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Le nouveau single qui sortira en février, le catchy upbeat ' Please, don't say you love me'.

Il m'en reste deux,  le lisse  ' Evaporate'  et 'Home' repris en choeur  par 99% de la salle, Laura était aphone!

 

35' charmantes!

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Reviens, Gabrielle, nous t'aimons...

Je n'avais pas prévu de rappel, si vous y tenez je vous joue une reprise!

Oui, oui.....

' Fix You', Coldplay!

 

New Noise résume: she's the the next Ellie Goulding...

 

C'est qui encore Ellie Goulding ?

T'as trente-six guerres de retard, mon brave!

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 13:05

L'Express titrait hier soir: Le guitariste américain de jazz et blues Mickey Baker est décédé ce mardi 27 novembre à l'âge de 87 ans à son domicile, près de Toulouse.

Celui qui était responsable des lignes de guitare sur la première version de 'Shake, Rattle and Roll', celle de Big Joe Turner ( 1954), vivait en France depuis le début des années 60.

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MacHouston Baker naît à Louisville( Kentucky ) en 1925.

Une enfance agitée: orphelinat à 11 ans, d'incessantes fugues, il aboutit à New York à 16 ans, des petits boulots pour survivre, il décide de devenir musicien de jazz et ambitionne d'acheter une trompette, ses maigres économies lui permettent l'acquisition d'une cheap guitar.

Autodidacte, en grande partie, il monte son premier  groupe en 1949, au répertoire: du mambo, calypso et R & B.

Après un détour par la Californie, il revient à N Y et devient musicien de studio ( Decca, Atlantic, RCA...), on peut entendre son jeu sur quelques classiques des fifties, le déjà mentionné ' Shake, Rattle & Roll', "Money Honey" et "Such a Night" des Drifters, "Whole Lot of Shakin' Going On" de Big Maybelle, mais encore sur des oeuvres de Ray Charles, Louis Jordan ou Coleman Hawkins...

Sur la lancée, il forme le duo, d'inspiration Les Paul/ Mary Ford, Mickey & Sylvia, avec Sylvia Robinson, une de ses étudiantes.

Gros hit en 1956 ' Love is Strange'.

En 1959, Mickey Baker sort son premier solo album, ' The Wildest Guitar' .

On raconte qu'à la même époque c'est lui, et non Ike, qui chante en duo avec Tina Turner sur le hit  "It's Gonna Work Out Fine".

 

 

 

Après le split de Mickey & Sylvia, Mickey Guitar émigre en France!

Chez De Gaulle/ Pompidou/ Giscard, il accompagne Françoise Hardy, Ronnie Bird,  Sylvie Vartan, Colette Magny et euh... Chantal Goya!

 

 

Pour Toi ( Ronnie Bird- Mickey Baker)

 

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Il enregistrera également quelques albums de blues en Europe, dont ' Take a Look Inside' , ' Tales from the Underdog' ou ' Up on the Hill'...et avec Stefan Grossman, ' Blues and Jazz Guitar'.

 

En 2003, Rolling Stone le classait n°53 dans le listing des 100 Greatest Guitarists of All Time, juste derrière Lou Reed et devant Jorma Kaukonen de Hot Tuna / Jefferson Airplane!

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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 16:00

Un Witloof configuration glacière, peuplée par une vingtaine d'esquimaux , non Annie, pas bonbons, caramels, esquimaux, chocolat, des du genre Inuits, pour accueillir deux confréries de Montréal: The Luyas et Valleys!

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                                              ( The Luyas)

20:15 Valleys

Ni des apparentés à Jean "L’amour ça fait chanter la vie", ni les scénaristes de 'Qu'elle était verte ma vallée', mais un duo mixte, Marc St. Louis et Matilda Perks, se produisant naguère sous le nom de They Were Valleys et ayant sorti, en 2009, la plaque ' Sometimes water kills people', début 2013, cette rondelle devrait voir arriver une petite soeur, en attendant le groupe a sorti un ou deux EP's.

Du White Stripes québecquois?

Non, fiston: Marc St Louis chante et hante la guitare, mais tu chercheras en vain la présence d'une batterie,  Matilda Perks chante également et manipule keyboards, samplers et analog synthesizers.

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Bonsoir, tout le monde ( euphémisme), we're from Montreal, we're Valleys, nous sommes heureux d'être ici...

' Us' deux voix hantées,  une guitare opaque, les synthés planants créant un climat lugubre, on nage dans un univers dark/lo-fi  indie énigmatique et voilé.

' Them' , us and them, merci le Floyd..., toujours aussi atmosphérique et froid avec de méchantes envolées shoegaze. 

Sur le EP ' River Phoenix', 'Dept Bondage', l'agréable mélodie spatiale, rehaussée d'un chant éthéré, se cabre lorsque la guitare noire du Saint Capétien entre en piste.

Bien foutu!

 

 

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' Finnish', du  Sibelius ma cabane au Canada, entourée d'un immaculé tapis de neige.

 Lyrique, fragile et lancinant.

Amorcé par de gros beats, un nouveau soundscape tracé d'une palette glacée, le moody, ' John'.

 Marc entame le dark goth ' Hounds' d'un timbre caillouteux, à la Mark Lanegan, avant d'être rejoint par la frêle voix de sa compagne. La texture post- rock , les effets de distorsion, les rythmes fermes, les drones pervers avec en contrepoint des vocaux souvent soyeux contribuent à créer un univers énigmatique et intrigant.

' Miner Insight' termine ce concert captivant.

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Préparatifs tirés en longueur avant le début de la seconde tranche de la soirée, 21:20, The Luyas!

Plongé dans un Jourdain québecquois en 2006, trois full CD's, le dernier 'Animator' en 2012.

Mené par la dynamique Jessie Stein ( faisant également partie de Miracle Fortress et, avant cela, de S S Cardiacs, avec un certain Owen Pallett comme membre..), vocals, guitare, claviers, moodswinger ( drôle de zither électrique), le quintette est complété par: Pietro Amato , un autre multi-instrumentiste talentueux ( Arcade Fire - Bell Orchestra e.a.) , keyboards, French horn, electronics  - Mathieu Charbonneau ( Ferriswheel, Torngat, Timber Timbre) au Wurlitzer et au cor - Mark Wheaton ( Land of talk)  aux drums et enfin, Mike Feuerstack ( Snailhouse, Wooden Stars) à la pedal steel, xylophone et guitare.

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DSC05817.JPGAvanti pour un des gigs les plus aventureux de 2012!

' Face' à l' orchestration sophistiquée sur laquelle glissent des  vocaux murmurés .

Un premier voyage fascinant dans un monde aux confins de l'étrange, essaye d' imaginer un Robert Wyatt fricotant avec Feist sur fond vaguement trip hop!

 Le tout aussi subtil  'Traces' suit la même piste, le timbre ténu, enfantin de Jessie te donnant l'envie de la protéger de tous les dangers pouvant la guetter dans cette jungle hostile.

Elle ramasse le moodswinger pour amorcer le psychédélique et étrange ' Moodslayer' .

Consciente de l'état de surprise de pas mal d'auditeurs, non préparés à une musique moins accessible, Jessie nous questionne en plein morceau, 'ça va toujours?'

Bruxelles semble acquiescer, le drummer lance one, two...  le collectif achève la plage, enchaînée sur le concis ' What mercy is', dominé par un cor omniprésent.

Petit problème technique vite arrangé, l'oiseau reprend son vol: ' Canary', un volatile asiatique, déplumé, squelettique, soudain déchiré par un riff  métallique auquel succède un cor en pleur, tandis que Jessie chuchote... I dream of drowning... sur fond Cousteau.

Fragile et angoissant!

Faut briser ce climat sinistre, Pietro s'en charge, t'as pas un ouvre- bouteille, cette Maes demande à être avalée?

Aucune réaction!

Mike, le sauveur: refile la moi, je l'ouvre with mon bottleneck!

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Un rock touffu et déstructuré, le formidable ' Fifty-fifty' , le style de truc qui devrait plaire à Rudy Trouvé.

 Inspiré par l'épitaphe gravée sur la tombe de John Keats Here lies one whose name was writ in water, "Your Name's DSC05770.JPGMostly Water", bubbling sounds, jungle beats, escapade jazzy du French horn, et toujours ce timbre ingénue Lolita.

Etonnant mix Frank Zappa meeting Talking Heads, avec une pointe de Talk Talk.

La plage ouvrant le dernier CD, 'Montuno', superbe symphonie en plusieurs mouvements: un lento dominé par les cuivres, puis un bruitage amazonien précédant l'andante, un allegretto aux odeurs Gentle Giant, on saupoudre de quelques pincées psychédéliques et on obtient a masterpiece!

Passe-moi ta guitare, Barbe- Bleue!

Shit, qu'as-tu fabriqué avec cet engin?

I tuned it backwards!

C'est malin, bon je jouerai des claviers!

' Channeling', une sombre berceuse.

 Le saccadé 'Too beautiful to work',  titletrack du CD de 2011, clôture ce set élégamment  arty.

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Bis

Après la lente introduction aux cors d'harmonie, ' The Quiet Way' évolue en gazouillis electro, le psyche blues '  Tiny Head', proche de certaines plages des Doors, mettra un terme à ce concert pas banal.

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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 10:44

"Speedoo" ( 1955),  le plus gros hit du groupe de rock'n roll/ r'n 'b/ doo-wop The Cadillacs , titled after Earl Carroll's nickname: Speedy!

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En 1953, Earl Carroll  (lead vocalist), Bobby Phillips, LaVerne Drake (bass vocalist) et Gus Willingham forment les Carnations, ils s'adjoignent un cinquième élément, James "Poppa" Clark ( un ex- Five Crowns) , pour devenir The Cadillacs, dont l'inspiration majeure sera The Orioles ( immense hit en 1948, (It's Gonna Be A) Lonely Christmas).

Un premier single  'Gloria'/ 'Wonder Why' connaîtra un succès local.

Très vite des modifications de line-up touchent le band, Earl Wade et Charles Brooks sont les nouveaux venus, et en 1955, par ici la monnaie: 'Speedoo' casse la baraque!

 

 

 

Les mouvements au sein du groupe se poursuivent, LaVerne Drake se tire, de dissensions en dissensions, on assiste à un dédoublement des Cadillacs: The Original Cadillacs, menés par Earl Carroll et The Cadillacs  avec Jimmy Bailey, le remplaçant de LaVerne Drake, aux lead vocals.

Les frères ennemis ont continué à enregistrer chacun de leur côté pour la même firme de disques, Jubilee!

Après tout ce micmac , les deux groupes signent l'armistice et reforment The Cadillacs en ayant largué quelques chauffeurs.

 Fin 1957, les biographes indiquent comme line-up Carroll, Bailey, Brooks, Phillips et Wade!

Brooks se tire, hello Bobby Spencer..

Pendant ce temps, le doo-wop fait rage, avec comme groupe majeur The Coasters.

Les Cadillacs virent doo-wop!

Un hit en 1958, ' Peek-A-Boo', encore un ou deux singles anecdotiques et, en 1959, Earl Carroll cherche un autre véhicule!

Les Cadillacs continuent sans lui jusqu'en 1963, halte prolongée au garage!

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Earl forme Speedo & the Pearls, un projet  quasi mort-né.

 En 1961, il rejoint The Coasters qui avaient aligné une série impressionnante de chartbusters: 'Along Came Jones - 'Poison Ivy' - 'Yakety Yak ' - ' Charlie Brown'..., il sera crédité sur quelques hits mineurs tels ' Girls, girls, girls' ou la cover des Clovers ' Love Potion n° 9' ( titre composé par Leiber & Stoller) .

Il restera membre du groupe jusqu'au début des nineties pour rejoindre les Cadillacs ressuscités.

 

2012, à l'âge de 75 ans, Speedoo s'éteint des suites d'un infarctus et de complications du diabète..

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 12:49

TomTom: faudra  mettre votre carte de navigation à jour... chemin Massart à Tubize, la grande inconnue!

Bordel de matériel à la con, elle existe la  MJ Antistatic, elle s'est établie dans l'ancienne ferme Massart.

 Jeu de piste et jurons... tu parques ta brouette dans la cour de la métairie vers 19h40, tu glisses ton écot dans une main tendue par une accorte rousse pour très vite assaillir le préposé au bar, une Jupiler, bitte!

 

Salut, Benoît, pas évident à trouver le goulag!

Ouais, viens d'avoir un coup de fil des Joris Bros, sont coincés à la sortie de Bruxelles, ça rigole jamais un vendredi soir par temps de pluie.

 Sinon, le coin  a de la gueule: une étable,  avec auges et abreuvoirs en pierre, transformée en salle de concert pouvant abriter +/- 9O spectateurs, un salon/bar cosy et des hôtesses souriantes.

Le MMI ( Modern Music Institute)  y organise régulièrement des concerts suivis d'une jam, ce soir, deux groupes, Meridians et Silence Breakers!

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Silence Breakers

 

Quatre gamins, même pas 17 ans, ayant amené: papa, maman, mamie Juliette, tonton Cristobal, tantine Danielle, le vilain petit frère et Maude, la grande soeur de 18 ans, tous équipés d'un Nikon, Canon, Pentax , Toshiba, Panasonic ou brol de chez Sarma pour immortaliser l'événement.

Ces kets, Antoine al Assouad ( Guitar, Vocals)/Antoine Gerard (Drums)/Thomas Damas ( Guitar)/Bastien Koch (Bass Guitar), tout beaux dans leurs costumes de communiants  et qui, il y a peu, jouaient aux billes dans la cour de l'école primaire de Couthuin, ont formé Silence Breakers en 2007( tu t'imagines..) et ont déjà foulé quelques scènes du Sud du pays ( le Couthuin Rock Festival, ne ris pas - les 24 heures de Louvain-La-Neuve - le Festival Couleur Cerise de Tihange etc..).

Ils viennent de sortir un EP, enregistré à Londres et comptent bien devenir des stars!

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20/20, c'est parti!

 

 

 

' World of  Music'  un  garage/ punk énergique au drumming binaire mais vachement efficace.

Un bassiste, le timide de la classe, concentré, une seconde guitare percutante et un petit chanteur/guitariste hargneux.

Tu te dis, il faut bien commencer un jour, ces briseurs de silence, avec le culot de leurs quinze ans, ont choisi la voie d'un  rock Sixties Beat à  la Small Faces, The Who  , Pretty Things, Kinks, Animals, Dave Clark Five ou autres Troggs, même si eux  citent les Clash, Pistols, Foo Fighters ou les Hives comme influences.

Une version épaisse de ' Seven Nation Army' précède l'angélique  ' In Hell'  aux relents hard/ blues, il y a du Black Sabbath dans ces riffs irascibles.

Un punk rock sentant bon The Damned, ' Mute, blind and deaf', pas vraiment la description de ma belle-soeur, me glisse un indigène attaquant sa cinquième Duvel.

Les Beatles ' Come Together' , version garagiste wallon venant d'apprendre  qu'il aura un contrôle TVA dans l'heure.. en rage,  il est!

 Le couillu, 'Youth got balls' et pas des fausses en plastique!

 Du hard / punk, 'Soda beer ain't paradise', il parle d'expérience, dirait-on!... sex, drugs, rock'n roll... faudra tout confesser au curé, petit!

Encore un titre imagé, ' Cannabis is sold-out', ceci explique les files à la frontière belgo-hollandaise.

Marrant comme le truc te rappelle les Kids.

Antoine, tu t'en vas, gamin, un besoin urgent, une petite soif?

Il galope vers la sortie guitare/baïonnette au canon pour revenir présenter ses copains.

Le sanguinaire 'Bloody Storm' précède la dernière ' U K Rocks' , à nous les petites anglaises et les nonic pint glasses!

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Bien joué, kets, on applaudit l'esprit rock, ras le bol des sous-Dan San, sous- Tellers, sous- Joshua, ou pire sous- Suarez!

 

Meridians

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Graines de star de la  Britpop concoctée à Bruxelles, des centaines de gigs aux quatre coins de la planète Di Rupo, un eponymous EP sorti en octobre 2011, un second en préparation...• Benoît Leclercq : Guitar - vocals • Quentin Joris : Drums• Julien Joris : Bass - vocals n'en sont plus au stade rodage, plus question de conduite évolutive, moteur au régime maxi dès les premières notes, tant pis si le feu passe au rouge, on fonce!

' Streets of  Fear' au sens premier... you gotta keep running ... le gang descend sur Tubize, fermez vos portes et vos serrures, enfermez vos femmes...

DSC05680.JPGQuoi, DSK arrive?

Pas d'impertinence au rabais, fieu!

Un drumming athlétique  prélude ' Left my mind' , deux voix décidées, un tempo alerte, Mitchum et Monroe sur un radeau descendant la River of No Return.

Le sol de la soue tremble sous les coups de talons de bestiaux excités.

 Virage rock, ' Nobody's help' suivi du mordant  et Kooksy ' In my own town' .

' Where do you go '... nulle part, on reste ici après un bref passage au comptoir.

Guitare acérée, basse ronronnante et travail de tronçonneur fou à l' arrière, ça ne rigole pas du côté du méridien de Bruxelles (4° 21' 36,8" à l'est de Greenwich).

' Something New' suivi du classique des Kinks ' You really got me' , du béton!

Place au  sec 'Our Revolution'.

C’est une révolte ?

 Non sire, ce n’est pas une révolte, c’est une révolution....

Cocorico!

La basse en vadrouille, ' Say it wrong tonight' , Quentin se dit:  faut que je bûche méchant, m'entends plus jouer, le monstre se libère, forcément, ils attaquent le percutant 'Out of my cage' , le gardien a mis les voiles, un carnage!

La curée... ' About it' ... there's blood in the water et les bêtes ne sont pas rassasiées.

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Guitare et basse changent de mains, les Meridians terminent par la sereine ballade ' Facing the sun' .

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Le 20 décembre, le trio assurera la première partie d' Alpha 2.1 au Botanique!

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 16:43

Extrême tension à quelques encablures du  Botanique: début des discussions pour le sommet européen chargé d'établir  le budget 2014 - 2020.

 Merkel, Cameron, Hollande, le petit Herman et leurs copains risquent de passer des nuits blanches.

Au Bota, choix cornélien: Dry the River ou Mystery Jets?

Pile, ce sera Mystery Jets!

 

20:20 Oh Othello .

Des Maures envieux?

An  English  folk pop duo, constitué de George Jephson and Thos Henley, deux globe-trotters, dandys romantiques s'étant croisé du côté de Saint-Germain-des- Prés et ayant décidé d'unir leurs efforts après une courte carrière soit solo, soit au sein de bands obscurs.

Désormais, Oscar Wilde et George Brummel ont posé leurs valises à Berlin.

Un EP 5 titres ' Above the Pretty'.

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En français suave, bonsoir, on s'appelle Oh Othello, on garde nos redingotes car il ne fait point torride dans ce phénoménal amphithéâtre.

Deux acoustiques, deux voix : ' Whisky & Fireworks'.

Un look Wham, mais des sonorités soft folk pop mélodieuses à rendre jaloux les Everly Brothers.

Un univers se rapprochant plus de celui de Shelley ou de Byron que de celui du plus illustre enfant de Stratford-upon-Avon.

Entrée en matière brillante, et de plus, ce qui ne gâte rien, ces esthètes anglo-saxons font preuve d'humour  et d'esprit.

 

 

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 Il n'est pas trop tôt pour les 'New Year's Resolutions' aux harmonies dignes de Simon & Garfunkel.

Next song is about going out, to a pub to get drunk,  I mean, m'est avis que le ' Agony Club ' n'est pas fréquenté par le commun des mortels s'enivrant à la Cara Pils.

' Lily' pas celle de Pierre Perret, une autre.

Esprit sixties, jolies close and open harmonies, une gracieuse rengaine que tu te surprends à fredonner sans la connaître.

Guys, après toute cette fureur rock'n roll  it's time to bring it down, le réconfortant ' Warm White Wine',  à siroter près du feu.

Dans peu de temps on assure l'avant-programme d'une star hip hop, comme on n'a aucun envie de se faire jeter avec nos ballades, on a composé a rap song, ' At what cost'. 

Acrobaties vocales applaudies, mais ce sera du rap fleur bleue.

' Wounded Knee' , non, c'est pas Redbone, mais ce titre  magnifique allie  profondeur et charme.

Un peu comme les premiers Everything but the Girl ou Kings of Convenience et dans une moindre mesure, les Frenchies, Cocoon.

La dernière, le catchy  ' Kids from the eighties' .

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Oh Othello, belle surprise, excellent contact avec le public, superbes voix et emballage ravissant.

On attend impatiemment un premier full CD.


Mystery Jets

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Formé au début des nineties, le gang de Eel Pie Island a sorti un cinquième CD, ' Radlands', en 2012.

Catalogué Britpop à ses débuts, le groupe a sérieusement évolué pour virer vers un rock aux accents roots, sentant bon le Texas et les seventies, sans renier son passé, toutefois.

Le line-up a changé au fil des années, Blaine Harrison, muni de béquilles, reste le charismatique frontman, lead vocalist, guitarist.

Seconde figure de proue, le guitariste/ chanteur: William Rees.

A la basse, depuis peu,  Pete Cochrane -  un autre petit nouveau au rôle prépondérant, Matt Parks, aux claviers, pedal steel ou guitare et enfin, l'efficace Kapil Trivedi aux drums.

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Une musique de fond/ slow purulent discothèque de province annonce l'arrivée du quintet.

 

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' Someone Purer' , la pedal steel colore la plage de teintes alt.country mais les whoa-oh-ohte rappellent les heures de gloires de groupes à la Kaiser Chiefs.

DSC05613.JPGCe sera du solide, du touffu... give me rock'nroll... répète le petit Blaine,  ils vont nous en donner du rawk 'n rawl.

Le scandé ' Serotin'  succède, le public bat des mains.

Un doublé de claviers amorce ' Flash a hungry smile' le sourire n'a pas le temps de s'éteindre, il fond dans la reprise de Wings, ' Jet'. 

Méchant truc!

Did you recognize McCartney?

One of ours, now : ' Greatest Hits' qui sonne à la fois comme les Kinks et les Kooks.

A would-be hit single, auquel on colle ' Saviour' ( The Hale Bop).

 Le midtempo 'Radlands' ( oui, il s'agit d'un jeu de mot faisant allusion à Badlands de Terence Malick en portemanteau avec le Redlands, la propriété de Keith Richards)   est dédié à Oh Othello et  baigne dans une poussière sudiste.

' Sister Everett' is about a nun, du couvent rock fort éloigné de Soeur Sourire, nic  nic!

Fusion stonienne sur ' Veiled in grey' pour annoncer a pop song you can dance to,  Bruxelles a reconnu 'Young Love' et danse, bras levés haut  dans les airs. 

Le slow qui t'achève, ' Flakes' , a break up song.

Brussels is swaying, une  jeune voisine a le mal de mer,  l'abus de Maes sans doute!

Virage Americana, la ballade épique ' Lost in Austin' qui précède le dernier morceau du set, ' Luminiscence' , introduit par une acoustique te rappelant les grands moments des Byrds.

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Concert redoutable d'efficacité!

 

Le roadie sur scène afin de tout aiguiser en vue de rappels.

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Une suite de hits: le Britpop anthem ' Half in love with Elizabeth' - un singalong adolescent ' Two doors down' et ' Alice Springs'.


Dorothée: c'est la cinquième fois que je les vois, can't wait until next time...


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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 16:13

Vu la forte demande de tickets, ce concert prévu à la Rotonde aura lieu à l'Orangerie ....

 

20:15', le retour sur une scène non peut-être, une fois peï,  du citoyen de Brattleboro ( Vermont), Sam Amidon!

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D'une démarche nonchalante , le Gaston Lagaffe de l'independent folk rapplique, muni d'une valise, il en sort un violon, nous gratifie d'un good evening pour engager un western country,  style Grand Ole Opry, souligné par battements de pied.

On sait le gaillard imprévisible et bricoleur du dimanche, il ne décevra pas, un récital décousu, fumeux, pour ne pas le qualifier de bordélique.

Si sur disque ( le dernier ' I see the sign' ) le gars parvient à convaincre, sur scène il a tout du froecheleir je m'en- foutiste intégral.

A la guitare, le lent et sombre bluegrass  traditional, ' Short life of trouble' , comme il sait que le Grateful Dead avait ce titre à son répertoire, il improvise une séquence composée dans l'après-midi, it should sound like what the Dead sounds in my mind...

Plaisantin!

Il se gratte le crâne, and now?

DSC05533.JPGUn petit air au banjo, un gospel nerveux commençant par la ligne "As I rode down on a cold winter's night..." ( non, ce n'était pas 'The Wreck of the old 97'..).

I'll play you more old folk songs, décide Sam en reprenant la guitare, le formidable et poignant ' Bright Sunny South' , datant de  la Civil War, et repris notamment par Doc Watson, Rory Block, Alison Krauss...

Ensuite, il dépoussière le naïf ' Little Satchel' 

...Under my bed you can set your little satchel

On my head you can rest your hand

If you be my little darlin'

I will be your little love man...

Avant de s'attaquer au répertoire irlandais, ' The Streets of Derry' , morceau mélancolique que reprend e.a. Cara Dillon.

J'ai entendu la suivante il y a 3/4 jours on a country radio station: ' My old friend'  ( Tim McGraw) , a sad final goodbye song.

Sur son dernier CD ' How come that blood' , horrible murder ballad, chantée d'un timbre laconique.

Après ce fait d'armes, il ramasse son fiddle pour une gigue entraînante qu'il massacre allègrement, la transformant en affreux crissements de craie sur tableau noir, te rappelant, du même coup, l'horrible Monsieur Van Beneden, prof d'histoire surnommé  la reine du postillon.

Une petite dernière?

Le bluegrass ' Pretty Saro' .

 

 

 

Sorry, je dois recommencer... il avait entamé sur une note perchée à une altitude avoisinant l' Everest, sans avoir sucé de pastille, et est obligé de redescendre au niveau du sol pour chanter la folk ballad datant du 18e siècle, à l'origine anglaise, elle a atterri du côté des Appalaches through oral traditions.

 

35' chaotiques: du tout bon, de l'artisanal, du pénible!

 

Beth Orton

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Après Monsieur, nous aurons droit à Madame, qui après six longues années de silence discographique( two times pregnant, Sam is the father of one...) vient de sortir ' Sugaring Season'.

La blonde jeune dame du Norfolk, munie d'un carnet scolaire, se présente sur scène, un mince sourire, bonjour, quelques accords de guitare, c'est parti: ' Magpie' , un folk inspiré, hanté, lancinant, quelque peu affecté ( elle a suivi des cours de guitare chez Bert Jansch), un timbre d'une vulnérabilité attachante.

 Les electonic trip hop beats des premiers albums seront absents de cet acoustic show solidement ancré dans la tradition folk.

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John, à la table de mix, take my voice down just a little bit, please ... elle mettra le gars à l'ouvrage fréquemment!

Aidée de Sam, l'élégant ' State of Grace', quelques trémolos dans la voix et une tasse de thé à ses pieds semblent indiquer qu' Elizabeth Caroline Orton souffre d'un possible refroidissement.

Elle passe derrière l'imposant piano et entame la profonde et mélancolique ballade, ' Last leaves of autumn', chantée d'une voix à la tessiture crayeuse, cf. Melanie Anne Safka.

An old song, now... 1996, ' She cries your name', toute la force d'une Joni Mitchell ou d'une Rickie Lee Jones.

Seconde vieillerie, ' Central Reservation', rendue de manière chevrotante.

Hier, j'avais deux guitares, l'une d'entre elles est restée chez le docteur, that's why the tuning is so long, this one is called ' Mystery'.

Aucun mystère, Beth connaît ' Both Sides Now'.

Retour du serviable Sam lui offrant une infusion chaude.

 Un violon, une guitare, deux superbes voix en harmonie, ' Poison Tree' , un poème de William Blake mis en musique.

La classe!

Palabres conjugaux ... on joue ceci, non celle-là...

Révélations, avant le dodo, le père de Sam récite des sonnets de Shakespeare à notre petit Arthur qui déteste ça, il fait des cauchemars..

Sam, écoute, j'interprète ' Something more beautiful' seule, mais elle est pour toi cette chanson...magnifique, au demeurant, avec des effets vocaux surprenants, elle passe de la douceur aux high pitches en saupoudrant le tout de quelques pointes de falsetto.

Sur l'album précédent, ' Comfort of Strangers', Vermont au violon, une romance: ' Safe in your arms'.

Même disque, ' Shopping Trolley' au duo de  guitares nerveux.

I want to play an old song.

 Sam tire la gueule.

Sam, don't boss me, je fais ce que je veux ..

Au fond, ma femme est gentille!

 Le jazzy ' Sweetest Decline'  suivi de ' Concrete Sky' , a classic folk ballad  à la Sandy Denny.

Un vingtième  Merci beaucoup, puis l'aérien et ensoleillé ' Call me the breeze' , à la Fleetwood Mac, époque Stevie Nicks.

Au revoir, Sam, place au tamisé ' Candles'.

Et si vous voulez entendre un dernier titre, just let me know by clapping and shouting.

Ce que Bruxelles fit.

 Elle nous offre le narratif ' Touch me with your love' avant le merci beaucoup n° 36, puis reprend son calepin pour, d'un pas léger, regagner les coulisses.

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Bis

Diane et Magda sont ravies, leur plage préférée, ' Stolen Car', à la Suzanne Vega et une cover pour terminer, ' O-o-h Child' des Five Stairsteps , a Chicago soul group des années 70.

 

Beth Orton  goes way  beyond a standard singer-songwriter, c'est le moins qu'on puisse dire!

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