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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 07:32

Seconde soirée des  Feeërieën dans le  Warandepark, face au Palais Royal.

Toujours une exquise douceur et ce jardin  arboré aux  allures de conte à la Charles Perrault, que faut-il de plus pour attirer la grande foule?

Une buvette... elle était présente, affluence massive il y eut!

DSC00743.JPG( Cold Specks)

20:30'  Spookhuisje!

DSC00702.JPGAvec un tel patronyme, l'Ancienne Belgique se devait de programmer Raphaël Absolonne lors du Festival.

Spookhuisje est précédé d'une réputation flatteuse, quelques audacieux évoquent  Hendrix, tu te demandes s'ils ont bien écouté Jimi!

D'autres se lancent dans des descriptions exaltées, au hasard: aventurez-vous au plus profond des bois  pour côtoyer les fantômes..

 ou ...Spookhuisje conceals a man from Brussels who is known for his masterful guitar style!

Exagéré?

Un tantinet.

Le barbu, T-shirt blanc, petit bonnet foncé vissé sur le crâne, se laisse écouter attentivement pendant 20 bonnes minutes, mais après ce laps de temps, ses drones  lancinants ( psyche /blues/ hindu raga) finissent par lasser, pour  te laisser complètement indifférent.

Il a aligné quatre plages en quarante minutes, chacune proposait le même schéma structurel et le même jeu répétitif.

Dans ce  créneau, artistes créant des climats avec une guitare et un jeu de pédales, Teuk Henri ou Mongolito sont 50 fois plus créatifs, malheureusement il y a peu de chance qu'un jour l'AB les invite comme artistes résidents.

Ne demande pas de mentionner des titres, il a asséné quatre soundscapes instrumentaux.

Pour le premier, il a façonné un bruit de fond fait de vrombissements, après avoir grattouillé son instrument, il met les sonorités en boucles et c'est parti pour dix minutes de blues/surf planant.

Même schéma, sans le moteur de Formule Un, pour le second qui te fait penser à Leo Kottke, mais c'est insulté ce guitariste à la technique exceptionnelle que de le comparer au brave Raphaël.

Pour la petite histoire, on a reconnu quelques plans 'Johnny Guitar' avant les envolées indiennes, ce qui nous renvoie à la fin des sixties: George Harrison, les Byrds, Brian Jones et quelques autres découvrant le raga.

Troisième pièce décorative et nouveau nom effleurant tes cellules:  Tyrannosaurus Rex ( Marc Bolan -Steve Peregrin Took).

Avec Fred Cerise et Clelia,on opte pour la buvette pendant que Spookhuisje confectionne une dernière oeuvre bluesy, décorée de 2 ou 3 notes de flûte.

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Cold Specks

DSC00768.JPGAl Spx = une chanteuse canadienne ( Etobicoke, près de Toronto), black, émigrée à Londres, considérée  comme une des révélations 2012, un album ' I Predict a Graceful Expulsion' , une vague de louanges après un passage remarqué chez Jools Holland.

C'est dire que les attentes du public étaient hautes, trop hautes, sans doute.

Ici, également, passé l'élément de surprise,  une voix soul  étonnement râpeuse pour une femme encore enfant ( 24 ans), des compositions gospel/ blues/ folk/ soul sombres et profondes ( certains cataloguent son album de doom soul) qu'elle interprète supportée par un band impeccable, mais auquel elle laisse peu l'occasion de s'exprimer, le soufflé retombe après 30'.

 Trop de titres similaires, tu attends toujours une étincelle qui ne jaillira pas...  avec quelques années d'expérience scénique, we predict a graceful explosion!

Sur scène, Al, sa guitare et, probablement: Tom Havelock, violoncelle -  Peter Roberts on electric guitar - Thomas Greene playing piano - Chris Cundy, baritone sax, tenor sax, bass clarinet et d'après ses propres dires... We're currently without a drummer at the moment, so we've been rotating people...,  nous vîmes un batteur.

 

Elle ouvre, a capella, avec le gospel 'Go to sleep little baby', a powerful rendition!

Première plage de l'album, ' The Mark',  que tu rapproches d'Alela Diane, mais la tessiture est plus rauque.

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 Le superbe 'Winter Solstice', quant à lui, te rappelle le folk gothique d'une Emily Jane White, l'accompagnement musical tout en sobriété fait de cette plage un des sommets de l'album.

Miss Spx annonce 'Heavy Hands', qui sera suivi de 'Hector', si tu pensais aux facéties d'  Urbanus van Anus, tu t'étais gouré, ça rigole pas des masses dans l'univers de la jeune dame, transformée en  inquiétante pythie black.

DSC00755.JPGUn second gospel a capella fera frissonner Bruxelles avant d'entendre le sextet attaquer 'When the City Lights Dim', titre mariant solennité, pathos et sentiments religieux, le tout souligné par un sax sombre.

Cold Specks se dit influencée par Mahalia Jackson, Sister Rosetta Tharpe, Tom Waits , Sam Cooke ou Smog, son folk/blues sent l'authentique, le Deep South ( et pourtant elle vient du Grand Nord), l'humain qui souffre, le combat contre la discrimination raciale.

' Blank Maps' des arrangements tout en sobriété décorent un  titre plus pop.

A quote from the Old Testamennt, 'All Flesh is Grass', un nouveau titre qui augure d' un second album aussi magistral que le first CD, sur lequel on retrouve le folk ' Elephant Head et, également, la valse introduite par un piano léger, 'Send your youth.

La reprise de Swans, le groupe de Michael Gira, ' Reeling the Liars In' avec, enfin, une solide intervention du sax, sera suivie du single 'Holland' et de 'Steady', un titre qui, s'il démarre tout en douceur minimaliste, verra une belle échappée solitaire  de Chris Cundy  donnant le coup d'envoi pour un final névrotique à la Arcade Fire.

La dernière sera l'ultime morceau de l'album, la ballade noire, ' Lay me down' que la jeune femme a composée à l'âge de 15 ans.

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Le 30 septembre Cold Specks  se produira au Botanique!

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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 14:07

L'annuel festival ' Feeërieën', organisé par l'Ancienne Belgique, retrouve le décor enchanteur du Parc Royal, transformé pendant 5 soirées en forêt magique, illuminée par des lampions, des fanaux sans oublier une lune blafarde et de mirifiques constellations d'étoiles.

Le programme de cette  première nuit a attiré la grande foule,  l'esthétique baroque adoptée par  Dez Mona pour la lecture de l'opéra Sága s'accordant à merveille avec le cadre romanesque du lieu.

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L'avant-programme est assuré par Black to Comm!

Si ton esprit associait ce patronyme à une compilation ( sortie en 1994) des méchants MC5, il s'est résolument fourvoyé, Black to Comm est un projet imaginé par le Hamburger, Marc Richter, un amateur de bricolage sonore ayant pondu une série d'oeuvres cataloguées ambient, mutating digital music, voire neurotic glitch music...

 

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Toutes tes craintes se sont révélées exactes, Marc, magnitude 4, espèce de professeur Tournesol, coiffé d'un galurin moins hergéen, nous a servi une panade prétentieuse, passablement indigeste, et manquant totalement de fantaisie, confirmant ce qu'on savait déjà, la retranscription scénique d'un travail de laboratoire est une besogne vaine et creuse suscitant chez l'auditeur un profond ennui.

Quelques vaniteux crieront au génie, d'autres, plus prosaïques, décriront la performance en ces mots: de la masturbation intellectuelle recouverte d'un épais vernis  de pédanterie.

Pour tout te dire, l'oeuvre écrite complète d'Alain Robbe-Grillet est plus mutine que les quarante minutes, une seule plage, prestées par Herr Richter.

Tous les stéréotypes ont défilé: drones vaguement psyché, tapisserie symphonique, remous aquatiques, bloups, bloups...20000 lieues sous les mers, bonjour Cousteau,  portes qui grincent, va-et-vient d'une balle de ping pong, tocsin strident, beats industriels...

Tiens, voilà, Luc Toogenblik, comment se nomme cette pièce magistrale et éminemment mélodique, menneke?

' Scheiße- Disk Ein'.

Quel érudit!

Tu préférais Mike Oldfield, ik ook!

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Interminable attente avant l'apparition d'un Jean-Claude Van Damme local venant introduire Dez Mona feat. BOX: Sága!

DSC00657.JPGGregory Frateur, ça fait un bon moment que tu suis son parcours dans lequel il est impossible de relever la moindre faute de goût.

Avec Dez Mona, une série d'albums inclassables et impeccables, des concerts donnés dans des lieux atypiques( une église dans la banlieue anversoise, le band s'y est produit sous le nom 'Le Doulos', la salle de réception du Parlement flamand...), des performances théâtrales ( l'étonnant 'Prometheus' vu aux Brigittines), à chaque fois tu as eu l'impression d'assister à un spectacle pas banal.

Le chant passionné du menuisier anversois , tout comme l'accompagnement musical de ses complices, ont toujours eu le don de te fasciner, tu ne pouvais donc rater une des dernières représentations 2012 du projet Sága.

 Sága, déesse de la mémoire et de la poésie, fille d'Odin, femme de Vígríd, deviendra un opéra, imaginé par le duo Frateur/ Nicolas Rombouts . Pour ce Gesammtkunstwerk, ils feront appel à l'écrivain Jeroen Olyslaegers, à la styliste Véronique Branquinho, au peintre Nick Andrews et au light designer Jan Pauwels, sur scène, Dez Mona sera accompagné par l'ensemble BOX  ( Baroque Orchestration X).

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21h50', Nicolas Rombauts (contrebasse) - Roel Van Camp (accordéon) -   Tijs Delbeke ( guitare, trombone, violon, orgue, clavecin, percussions), flanqués de quelques éléments faisant partie de BOX ( sans doute, Pieter Theuns au théorbe - Pieter Vandeveire à la viole de gambe - Jutta Troch à la harpe baroque et tubular bells) précèdent le ténor en ouvrant  avec une longue intro lyrique ( 'Vandaag'), amorcée par une harpe céleste et des cordes mélodramatiques.

Apparition de Gregory Frateur, amaigri, chevelure indomptée à la Ludwig van, chemise blanche à jabot, cravate dénouée, noire...

DSC00606.JPG Premières bribes chantées, le parc vibre.

Oui, il y a du Antony, du Nina Simone, du Nick Cave ou du Scott Walker dans ce timbre, mais surtout il y a le phrasé exceptionnel de Gregory Frateur, un phénomène unique.

 Le public assis ou couché a écouté religieusement ' A part of our hearts', ' Bright Life part I', et ' She is a Haven' (un tango baroque engendrant un incroyable moment d'émotion),  une première pause déclenche une salve nourrie d'applaudissements.

Le clavecin entame ' A Part of our Dreams' , une chanson parlant  de nos villes, villages, hameaux, confie Gregory.

Le ton récitatif ensorcelle, l'orchestration /oratorio à la Haendel émerveille.

' Heavy Hearted Land'  , un aria sacré pendant lequel le timbre de l'Anversois prend des intonations  vertigineuses, dignes de Barbara Hendricks.

Un choeur allégorique accompagne le chant du maître pendant ' Automated Sun'  auquel succède le mélancolique ' Now it is still'... what I wanted was a smile... sobrement chanté.

 La  ballade ' A Part of our Lives' se rapproche des titres des 'Irrepressibles' , elle sera suivie de 'Bright Life- Part II', un  interlude instrumental  courtois devant permettre au chanteur de  reprendre du souffle.

' Soldiers' précède un des sommets du concert, ' A Part of us all' , au refrain lancinant, chanté en choeur grégorien par tous les musiciens.

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Présentation de l'équipe et ultimes lieder ' Today' et  le tendre 'Saga' bouclant le voyage.

 

Un triomphe!

 

En principe, pas de rappel, un opéra forme un tout, mais, après avoir  levé un voile sur de futurs projets, Dez Mona et BOX reprennent ' A part of our lives' pour contenter la foule!

 

De la magie pure!

 

 

 

 

 

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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 19:23

  Août en Eclats, à 20 mètres du grand podium se dresse la petite scène où les festivités ont débuté à 13h30'.

A l'heure du goûter, le programme prévoit  Whylanders, un duo bruxellois que t'as jamais réussi à entendre dans la capitale, malgré de nombreux passages chez Fred Cerise.

Soignies te permet de combler cette lacune.

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Duo guitare/batterie, sans doute?

Mais, oui, Romain, comme les White Stripes, Black Keys, Black Box Revelation, Les Zèbres, Petula Clarck, Madensuyu, Shirley & Dino, Hollande & Merkel... et 4896 autres, sorry, 4895, Laurel et Hardy ont splitté!

Identité du couple?

Maxime Simon: guitar and vocals  et Quentin Jossen: drums and backing vocals.

Quentin Jossen, un ex- The Joggers?

Lui-même, Caligula!

Domaine d'activité?

De l'indie /garage/ pop rock  pas indigeste.

Trace discographique?

Un EP, quatre titres, mais la paire a mis en chantier pas mal de nouvelles plages que nous entendrons à Soignies.

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DSC00544.JPGPremier morceau, untitled yet, de l'indie accrocheur, une bonne voix, un mec qui frappe sec et juste et des riffs de guitare hargneux aux consonances hard.

C'est pas du caca!

'You'll never see me again' confirme cette première impression, la jeunesse locale se presse au pied du podium et apprécie à sa juste valeur.

Encore une nouvelle chanson, bonnes gens de Soignies, avez-vous un titre à suggérer?

' Soignies' - ' J'aime, la vie' - ' The song with no title' - ' Walking the nymph' - ' I'm in love with Elio'...

On y réfléchira!

Morceau vif , turbulent et arrondi aux angles, ça cogne méchant et la guitare cingle.

New song number 3 aux nuances hybrides, de l' electro déchiré par des lignes de gratte métalliques.

La littérature proposée  a le mérite de n'être pas uniforme, les gamins varient le menu, tant mieux!

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' I was away' que tu retrouves sur leur EP, une maîtresse pièce au tempo lourd, beats lancinants et choeurs héroïques.

De la belle ouvrage mariant simplicité et efficacité!

Une nouvelle décharge n'ayant aucun point commun avec un pétard mouillé: ' Dream song', final théâtral en option.

Quelques vannes intello de gauche/ présentateur chez RTL de Maxime avant  d'introduire 'Julia' , un élégant et sensuel  downtempo, propice au corps à corps langoureux, que tu ne confondras pas avec la 'Julia' des Beatles , ni celle de Pavlov's Dog ( grand morceau, by the way).

T'as eu des frissons, Quentin?

Je l'avoue, Maxime!

Braves Sonégiens, ce n'est pas parce que notre batteur frissonne comme une vierge et porte un T-shirt rose  que sa frappe sera au diapason, ses coups de tambours sont très virils!

' Daft Generation', titre burné, ...Je suis un homme Je suis un homme Quoi de plus naturel en somme...

New song number 4, avec un signe à la table, fieu, n'oublie pas les effets spéciaux, comme on a dit!

Sautillant et catchy.

' Hurry up your ass' précédé d'un clip publicitaire, EP à vendre, prix selon vos moyens, on accepte les Cartes Visa!

Un dernier rock binaire décoré de quelques sonorités fuzz  pour mettre fin au gig.

A la TV, j'ai vu un gars sauter au dessus des monitors et des barrières nadar, si vous me faites de la place, je fais pareil.

Il a la santé, Maxime, vu les résultats de nos athlètes à Londres, il pourrait postuler pour les prochains JO.

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40' plaisantes, un band qui sans être révolutionnaire ( et ne tient pas à l'être) assure un max, un petit bémol des interventions au ras des pâquerettes pour s'adresser au public.

Le 7 septembre, ils seront au Bota pour les éliminatoires du Concours Circuit 2012.

 

Rebondissement: l'organisation remballe le duo sur scène, messieurs, le contrat prévoyait 60', vous avez presté 3/4 du temps imparti, allez amuser la foule!

OK, Néron!

' Superfly System' du punk'n roll offspringien, suivi d'une chanson d'amour, 'I hate you' et, enfin, new song number 5, un machin noisy avant de remballer le matos!

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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 14:08

Le mot de Jean-Michel Maes, santé Jean-Michel, Echevin de la Culture et, accessoirement, Président du Centre Culturel de Soignies: "ce samedi 25 août nous reviendra, pour la huitième année consécutive, le festival pluridisciplinaire '  Août en Eclats'...."

Après une rapide inspection du programme, cap sur le chef-lieu d'arrondissement, cité millénaire, qui, d'après certains historiens, vît naître Sàmo , devenu roi de Bohême vers 623.

15h 45', pas foule sur la Place Verte, sur laquelle le groupe local, Plastic Birds, s'est produit à 14h30'.

 

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Une terrasse, une Jupiler, et 45' de patience, à 16h30'   Beverly Jo Scott est prévue sur ce même podium.

Salut, Didier, on s'en jette une, tu ne peux refuser.

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DSC00522.JPGPile 16h30', arrivée du band de celle qui vint au monde en Alabama  par une belle journée ensoleillée au siècle précédent.

Des cracks:  le fidèle Thierry Rombaut à la basse ( Perry Rose, Bai Kamara Jr., Joe Higham..) - Slim Batteux aux keyboards ( un gars qui a tapoté pour Percy Sledge, Johnny, Alain Souchon, Paul Personne...) - encore  un requin aux drums, Yves Baibay ( Daniel Romeo, Urban Trad, Perry Rose, Maurane, Fugain...) - le pas maladroit, Fabricio Manzini, à la gratte ( Cannon Ball, un Supertramp tribute, Bernard Degavre, Sttellla, Plastic Bertrand...), sans oublier la merveilleuse Gaëlle Mievis aux backing vocals ( Sirius Plan).

La courte intro sans B J nous projette aussitôt du côté du Deep South , celui que chantent Lynyrd Skynyrd , les Allman Bros, Charlie Daniels, Marshall Tucker et autres fleurons d'un rock sudiste où la slide règne en maîtresse absolue, The Voice rapplique et la mean, mean woman attaque ' One shot shy'.

Tout va bien, elle tient une forme post-olympique,... things might get nasty... c'est sûr, ça va décoiffer sévère, déjà qu'Eole s'est levé du mauvais pied et nous secoue avec de sérieuses bourrasques.

Hello, Soignies, il y a du soleil, on va faire du bruit, you know, rock'n roll is good for your soul...feu: ' Light that torch' , un son bien gras et Mamie Scott en pleine séance d'aerobics à faire pâlir Jane Fonda.

Simone, une blonde qui n'a plus vingt ans depuis longtemps, trépigne, bat la cadence tout en écrasant ton 42 fillette, c'est pas grave, madame, ma tendre moitié refuse désormais de cirer mes pompes!

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DSC00490.JPG' My soul is on fire', wah wah klach rayban en démonstration, quant au timbre de la Yankee, aucun doute, er zit nog geeen sleet sur ses cordes vocales, elle demeure une des grandes voix blues de notre planète.

Un plongeon dans un lointain passé, l'album 'Mudcakes' et l'intemporel 'Magalie', le slowblues frémissements garantis.

Travail raffiné de Slim, riffs efficients du chauve et backings superbes de Gaëlle, great song!

B J agrippe une acoustique, encore plus fort que la précédente, la ballade  passionnée  ' Overwhelming desire'.

Retour au Southern rock, à la slide, 'Tolling'...tu montes avec moi sur le trampoline, Gaëlle.

Le Marsupilami et sa petite soeur bondissant en rythme, Miss Scott  va perdre, au minimum, 5 pounds après ce gig énergique.

Soignies, listen to me , ' I need a man' ( to love).

On va voir ce qu'on peut faire, il n'y plus grand chose au rayon, précisions s v p!

A real man..

Un petit, un gros, un gentil, un bien baraqué, un membré, un Chippendale, un nain?

All I wanna do is to hold him...

Un chien, c'est bon?

Thierry engage la suivante, menneke: ' Whisky Blues'.

 Baibay, inspiré par le pur malt, caresse caisses et toms , la guitare se fait lyrique, la voix chaude de  Beverly Jo glisseDSC00516.JPG sur ce blues éthylique en passant du vocable roman, à l'imagerie Emile Zola, à la phonologie traînante de l'American English.

 Un blues plus dirty que ce 'Whisky Blues' , ça n'existe pas.

Virage rock nerveux avec 'Rip the Sack' et coup d'oeil à l'horloge de la Collégiale Saint- Vincent, il reste à peine cinq minutes.

On quitte pas la scène, on vous balance le bis sans détour, c'est quoi encore, Fabrice?

' Tell Mama', madame!

Place au funk et au beau, mais bref, numéro de go go girls de BJ et Gaëlle, transformées en Ikettes.

Soignies, un problème de coeur, just tell mama Scott, c'est pas cher mais c'est pas remboursé par la mutuelle!

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Great gig, as usual!

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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 18:16

 A Supersonic Psychedelia night  with The Narcotic Daffodils and  Black Market Karma at Madame Moustache , Brussels, annonce le flyer imprimé par l'independent record label, Flower Power Records.

Les Jonquilles sous influences précisant sur leur site, attention braves gens, first gig at 19:45', les rideaux seront fermés à 22:00 pile.

T'es dubitatif, il s'agit de Madame Moustache, à 19h35' tu croises le plus beau spécimen  de la race des casses-couilles, RickyBilly, qui confirme l'heure précoce du kick off.

Pendant que la bande à Simon peaufine sa balance, tu te commandes une petite mousse, d'autres amateurs de psychédélisme désuet s'engouffrent dans l'antique dancing: George, Kris et les  nombreux fans  des N D.

Sont prêts à en découdre, un seul hic, la caissière du commerce, trop occupée à essayer de friser sa chevelure  récalcitrante avec des bigoudi multicolores, n'a pas vu l'heure passer et s'est pointée à 20h chez la Moustachue.

En clair, le public est prié de ressortir pour déposer son écot dans l'écuelle, sauf  RickyBilly qui préfère placer ses deniers chez Dexia.

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La setlist des  Narcotic Daffodils prévoit 6 plages, dont 4 titres annoncés pour leur second CD.

Irène : Vocals-Hammond-MicroKorg/ Simon : Sitar-Hammond-Wurlizer 200A-MicroKorg/ Flupke, t'as vu mes guibolles DSC00410.JPGbasanées : Bass& Backing/ Hakim : Guitars et Merlin : Drums& percussions entament le récital avec ' Light Dry Gordon'.

Avec une olive?

Oui, Popeye!

Dry, d'accord, mais light, on en doute, à la première rasade, le cocktail dégage des parfums relevés, le chant de Miss Csordas est saccadé et fébrile, le Korg et la guitare pètent des flammes et le soubassement rythmique ne craint aucune secousse sismique, c'est du solide.

Un bridge psyché et d'engageantes vocalises planantes, le monde sait que le band ne travaille pas dans la structure banale: couplet, refrain, couplet...

Julie Driscoll ( avec Brian Auger & the Trinity) ou le prog d' Atomic Rooster, avec le talentueux Vincent Crane, sont des noms traversant ton esprit.

' The Barber' avec une première intervention au sitar, Irène tripotant un micro Korg.

Solide intro n'ayant que peu de points communs avec un certain barbier sévillan.

La gracile blonde,... Irene, Irene, niemand heeft ooit zo mooi neen tegen mij gezegd... chantait un Mens du nord,  aussi DSC00416.JPGmusclée que Twiggy et déchaussée à la Sandie Shaw, attire tous les regards mâles, son chant passionné, hurlé ou fluide s'attaque vicieusement à tes cellules, déjà salement endommagées à l'écoute des monologues abscons du brave RickyBilly.

 Soudain, le Figaro se calme, la plage prenant des coloris sombres aux effluves acides à la Hawkwind.

Captain Flupke, dont le vaisseau s'est posé sur la plaine de Zaventem quelques heures plus tôt, ne semble pas trop souffrir du jetlag et assure comme un  dalaï- lama  visant au Bodhisattva, niveau 36 ( voeu principal: ne pas commettre l’acte sexuel adultère).

Oublie Tears for Fears ou les Isley Brothers, le titre ' Shout'  est de leur plume et se retrouvera également sur la seconde plaque.

Acid prog rock groove au background jazzy te rappelant au bon souvenir de Gentle Giant, National Health ou nos Cos, avec la voix particulière de Pascale Son.

Attachez vos ceintures, direction le Bengale... vous m'en voyez Ravi... ( m'envoyez Ravi !): ' Back from Calcutta... with Mister Jacky'

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DSC00401.JPGWhere Shankar meets Traffic ou les Yardbirds ( 'Heart full of Soul').

Après le périple au sitar, Saint Simon vient relayer la petite aux claviers, celle-ci commence à jeter des sorts sur tout ce qui bouge, résultat le bon George se prend pour une libellule nourrie à la Newcastle Brown Ale et flotte dans les airs.

Le duc philosophe se souvient de Jon Lord ou de Keith Emerson ( époque The Nice)  playing Bach  pour entamer une sonate pas plate.

Qui voilà?

La grande Cath, pour elle, 'que bois-tu' signifie bonjour.

Seconde pièce maîtresse de leur première oeuvre, pas destinée aux individus souffrant de vertige: 'Go fuck yourself with your cat on the roof'.

Un rondo infernal avec Hakim en électron libre.

La dernière ' Million Dollar Baby', un shoutalong funk rock, chanté par la frêle Irène, bien secondée par Flupke, le décoré de la Légion d'Honneur.

40' intenses, le boum que t'as entendu, c'est George retombé lourdement sur le plancher après son trip cosmique.

 

Black Market Karma

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DSC00436.JPGBargain hunters are in for a real treat with a visit to The Deptford Market.

T'as sorti les guides touristiques?

On te parle du marché noir , puis, pour éliminer le mauvais karma, il suffit de rester zen, trois pintjes, ça peut aider.

Sinon Black Market Karma are a psychedelic rock'n'roll band from South East London, sont très jeunes et ont déjà sorti deux full CD's ( que tu peux télécharger gratos) chez Flower Power Records.

Stan Belton ( vocals, guitar) , Mike Sutton ( bass) , Sam Thompson Garido ( guitar, percussion, backings) , Mat Salerno ( percussion) , Louisa Pili ( percussion, guitar, vocals) & Tom Parker ( drums) se réclament du Brian Jonestown Massacre, des Stones (époque Brian Jones),  Jesus & Mary Chain, Spacemen 3 ou des Beatles et pratiquent un psychedelic rock obsédant,  truffé d'éléments stoner ou shoegaze.

En cinquante minutes, ils ont mis tout le monde d'accord, c'était pas bidon!

Première salve, ' Dee Dee' , un son brut, dense, des riffs lourds et lancinants, tu y ajoutes le chant à la fois flegmatique et hypnotique de Stan le rouquin. D'emblée, les têtes se dandinent en mesure et le brave George est reparti pour un trip sidéral, sans avoir absorbé 3 livres de fungi qui poussent pas en champignonnière, du DSC00473.JPGcôté de Paris.

Aux influences citées par les Londoniens, tu rajoutes une bonne dose de Kula Shaker et d'Oasis.

' Wilter' voit Louisa ramasser une gratte, trois guitares jouant les mêmes riffs, ça te fabrique un wall of sound plus solide que feu le mur de Berlin.

Ton esprit semble flotter dans une enveloppe gazeuse  fluide n'ayant rien à voir avec  la gueule d'Arletty: galaxies , superamas, nébuleuses spirales, étoiles géantes défilent sur l'écran de ton cortex sans que tu doives  clore les paupières.

' All that I've made', titletrack d'un EP de 2011, virevolte dans les mêmes sphères,  tout naturellement  le titre se fond dans ' All that I've lost' ...feel strange in my head... psalmodie-t-il, on se demande pourquoi!

Une  séance tuning avant d'ébaucher un drumming martial  préludant ' Adrone'. Une longue entrée en matière instrumentale avant d'entendre Stan  entamer un chant en chambre d'écho sur couches de guitares brumeuses et répétitives.

Ensorcelant flou artistique!

Shit I just broke a string of my bass, constate Mike.

Tu veux ma Fender, gamin, propose Flupke, le bon samaritain.

Non, ça va, je continue avec trois cordes.

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Duo vocal mixte et effets noisy  pour  le spectral ' Hold me down', suivi d'une sixième et dernière plage addictive, 'Wash out', aux éléments shoegaze, à la My Bloody Valentine, omniprésents.

Les dernières notes ne sont pas encore jouées, mais, déjà, la mignonne Louisa débranche sa guitare et emballe la marchandise, il ne faudra pas s'attendre à un bis .

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Nouveau boum!

George?

Oui, juste à nos pieds, heureusement nos godets étaient vides!




 


 


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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 13:25

Avez- vous remarqué, v7nce et toi, vous êtes les seuls garçons perdus dans cette ruche peuplée de gonzesses pas hideuses, observe Marylin.

Elle exagère à peine, le charismatique et ombrageux Nicolas Ly, une figure aux contours Lorenzaccio, Julien Sorel,  sur le visage duquel  spleen, mélancolie, mal de vivre peuvent se  lire en gros caractères, attire tous les regards féminins et fait chavirer bon nombre de coeurs enclins aux élans romantiques excessifs.

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Grosse foule, donc, au  Bar du Matin qui accueille  Applause.

Applause, un groupe franco-belge, qui t'avait laissé une excellente impression lors d'une Boutik rock, en hiver 2010.

Eté 2012, en quittant l'établissement forestois, on osera le terme triomphe, tant la prestation du quintet fut enthousiasmante.

Nicolas Ly (lead vocal) // Manuel Roland (guitars) // David Picard (keyboards) // Manu Loriaux (bass) // Jeremie Mosseray (drums and programming) ont sorti l'album ' Where it all began' en 2011 et prépare la sortie d'un second, quel vocable prétentieux, opus.

Applause dévoilera quelques nouveaux titres grisants lors de leur passage au Bar du Matin.

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' Beatings' amorce le gala, une intro sirène sur laquelle se greffent quelques riffs incisifs et des beats electro, avant d'entendre le timbre passionné de Nicolas transpercer la couche gazeuse viciée, que tes branchies happent dans cet espace confiné. De l'indie arty, contemplatif, à la lisière d'un univers cher à un Jeff Buckley ou à  un Thom Yorke.

Sur leur premier CD, 'Road to Nowhere', oublie Talking Head, et pense à Scott Walker, David Bowie ou aux meilleurs morceaux atmosphériques de Muse.

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( merci v7nce)

DSC00342.JPGApplause embraye sur ' So you see', dont les envolées de guitare sur fond rythmique binaire s'approchent du travail de Johnny Marr, au temps où le brillant musicien collaborait avec Morrissey.

Brillant!

 Handclaps racoleurs pour amorcer la popsong dansante ' All about you',  décorée d'effets de voix spacey à la Richard Ashcroft.

Changement d'horizon avec ' Traceab' de l'indie disco/funk arc en ciel, les touches de David colorant le mix de sonorités eighties synthétiques.

La basse imprimera un groove frénétique pendant les 245 secondes que dureront  'Untold', le chant théâtral du frontman ( il me fait penser à Terence Trent d'Arby, suggère v7nce)  semblant flotter comme en apesanteur sur ces sonorités subtiles.

Another new track, Brussels: ' Sweetest rain'  , non ce n'est pas un morceau de Gene Loves Jezebel, mais bien un electro rock mordant et hypnotique pour lequel Manu a délaissé sa basse pour manier un synthé.

A tes côtés de superbes filles gesticulent en cadence, une petite, à l'énergie débordante, t'envoie un coup de coude en pleines châsses, ça craint, tu peux être sûr que, rentré au bercail, tu pourras essayer d'éclaircir l'origine de ce cocard et qu'il y a peu de chance que l'explication fournie soit gobée.

Un downtempo narratif, ' Basement', suivi de l'épileptique  'Home again', pendant lequel le sombre et maniéré Nicolas viendra prendre le pouls de la salle pour se mêler aux danseuses.

Place au fiévreux 'Baby Fire', titre incandescent inspirant la boxeuse délurée qui s'époumone ' à poil', non, 'Ap plause' réplique une copine, black cowgirl de son état.

La température avoisine les 35°, pas moyen d'approcher le comptoir et les petites qui s'envoient brandy sur brandy..

Le hit single  de l'album précédent, ' Black Sand', aux vagues relents white soul exalté. De superbes lignes de guitare acérée déchirent la mélodie dominée par un synthé symphonique pendant que le singer vocalise audacieusement.

' Witches' passe de l'electro minimaliste au rock alternatif énervé pour exploser en final noisy.

Applause termine le set avec l'entêtant ' Children' enregistré sur un EP en 2010.

 Nicolas Ly s'éclipse laissant les artificiers achever l'aria en délire sonore tonitruant.

Un set magistral!

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Acclamations et un triple rappel exceptionnel!

'I'm so sorry', proche du math rock avec sa débauche de percussions, précède le chef-d'oeuvre, ' The Lighthouse', mixant psychédélisme, accentué par les claviers aux teintes sixties, et experimental indie à la Radiohead.

Tu pensais à l'apothéose, c'était pas encore l'heure, une version magistrale de l'hymne psychédélique, 'White Rabbit', que le Jefferson Airplane enregistra en 1967, mettra tout le monde d'accord.

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Un des concerts du trimestre!

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19 août 2012 7 19 /08 /août /2012 12:42

A 15h devant chez toi, is dat goed?

Juste après la sieste, OK, Luk!

Le thermomètre indique 39°, pas à l'ombre, il n'y a pas d'ombre.

 La N21 a des allures US Route 50 from Sacramento to Ocean City, et si on n'a pas croisé Stephen King le long de cette lonely Flemish  road où les ghost villages se nomment Steenokkerzeel, Melsbroek ou Wambeek... on a sué comme des porcs malgré la clim,  le macadam collait aux pneus, des bovidés déshydratés nous regardaient passer d'un oeil avachi.

Le GPS marmonne: tourner à droite puis tout droit jusqu'à l'église, 15h 40', direction le dorpskern.

Première impression, nettement moins de monde que vendredi, il a fallu  à peine 22 secondes pour obtenir une eau, zéro % d'alcool, et une Primus et à 16h10' un courageux introduit  The Juke Joints.

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Pour la petite histoire, le marathon débutait à 14h30' avec le brillant Tiny Legs Tim, mais à cette heure Luk faisait la vaisselle!

The Juke Joints, encore eux, tu me dis!

Ben, oui, vu l'imposante colonie batave qui chaque année rend visite au Swing Festival, les organisateurs estiment judicieux de programmer un  groupe de chez eux.

L'an dernier, tu vis Peter Kempe - lead vocals , drums, mandoline /Michel Staat - lead guitar /Sonnyboy vd Broek - harmonica, cajun accordion, backing vocals /Derk Korpershoek - bass, backing vocals accompagner Eddie Clearwater à Zingem et assurer son avant- programme.

Du boulot correct, mais cet après-midi,  en cause probablement l'étouffante chaleur, le set de ces vétérans nous a paru ( niet waar, Luk) téléphoné, brouillon, peu emballant.

Du travail de pro, peut-être, mais le fonctionnaire qui pointe à 8h30' et puis à 17h, lui aussi justifie son salaire en effectuant une exaltante besogne sans dépenser trop d'énergie.

A part ça, Wespelaar était ravi, ce second-hand blues a plu.

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Un premier Chicago blues, puis 'Stax sound' sur leur dernier Cd.

Le son est assez confus, lyrics peu compréhensibles,  le fait que le drummer se charge des vocaux ne facilite pas  les choses.

Un signe de Sonny Boy vers la lead guitar, viens ici, fieu, je t'attaque au flipper, un premier duel au final élastique.

Je ramasse mon French accordeon et on attaque un zydeco pas trop salé.

En trio, comme Taste, l'hommage à Rory Gallagher et Lou Martin, le fabuleux 'Out on the Western Plain'.

L'album 'Going to Chicago' a été produit par Ronnie Baker Brooks, on vous en balance deux extraits dont le rock 'This is it', après ce fait d'arme un shuffle bouillant.

Le singer cueille une mandoline dans le pommier, tu me payes un vin blanc s'il commence à chanter... Mama's in the kitchen baking up a pie...

Un Chardonnay pour Luk et une pintje, a u b!

'Going to my hometown', c'est pas une mauvaise idée, les gars, nous,on reste au bar!

' Going to Chicago' - 'Mojo Hand' et une dernière tranche de cake cajun.

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Hup, hup, Oranje, hup!

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Erja Lyytinen

Petite robe rouge moulante, juste au ras des fesses, bas résilles, chevelure noire scintillante et un  sourire vissé aux lèvres pulpeuses.

swing2012-167.jpgUne apparition séduisante et quand on te dira que la petite Finlandaise joue de la guitare comme un chef, mariant passion, énergie, drive et intensité et chante comme une blues mamma noire faisant 3 fois son poids, tu auras compris que le public conquis lui a accordé une standing ovation (  o k, on était déjà presque tous standing après 30 secondes pour reluquer ses guibolles) de 5 bonnes minutes.

On ajoutera que ce prodige féminin est flanquée d'un band impeccable,  Davide Floreno: guitar- Roger Inniss: bass ( un formidable bassiste que tu as vu avec Oli Brown) et Miri Miettinen: drums.

Band qu'elle n'utilise pas comme faire-valoir,  elle laisse suffisamment d'espace aux musiciens afin qu'ils puissent s'ébattre à leur guise.

Une intro planante ' The road leading home', à la Chris Rea, amorce un premier blues rock électrique, à la wah wah vorace 'Voracious Love'.

Bordel, ça fait du bien!

Elle enchaîne sur  'Don't let a good woman down' ( I suppose), ses petits doigts virevoltent, les notes giclent , des voisins citent Ana Popovic.

Tampa Red wrote it , mais le monde a retenu la version d'Elmore James, 'It hurts me too', en dehors de l'élément visuel non négligeable, ce blues est à ranger à côté de tes meilleurs grands crus: Clos-de-Vougeot, Vosne-Romanée, Aloxe-Corton....

Elle poursuit avec  le mélodique ' Everything's fine', un hit à Helsinki avant de la jouer séductrice: Wespelaar, is my hair still OK, what about my make-up?

Perfect, lady, just perfect!

Un slow ' Can't fall in love with you', merde, tu l'aimais déjà, t'étais sur le point d'acheter une bague de fiançailles sur Ebay, et puis la gifle!

Davide Floreno, the other guitarist, n'est pas du genre pingouin, il fait si bien pleurer son instrument, que du coup, Rita, Greetje, Marianne  et une demi-douzaine d'autres mamies se mettent à chialer en chorus.

Lors d'un trip aux States, je voulais absolument admirer le carrefour où Robert Johnson avait vendu son âme au diable pour maîtriser le blues, je vais boire un truc dans un juke-joint, une big fat mama me dit, you skinny white girl  c'est juste derrière toi, at the intersection of route 61 and route 49..

Voici ma version, décalée et viciée, de 'Crossroads' au démarrage poussiéreux avant de virer rock lourd et agité.

Luk, tire-toi, petit, je descends fendre la foule et saluer mes compatriotes, oui, Lars, tu peux gratter mon jouet, dis-moi où est l'église( tout en jouant 'When the saints go marchin in' ) je ne vois plus rien avec tous ces géants autour de moi, le truc vire 'Skinny girl' avant le retour sur scène.

Pour mettre de l'huile sur le feu, elle achève avec 'Oil and Water'.

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Bis

'  Soul of a man' un dernier highlight d'un show n'ayant connu aucun temps mort!

 

Marquise Knox

Encore un brave gars que t'as croisé il y pas si longtemps, au Nekkersdal, mars 2011.

Comme à Laken, une formule trio ce soir, Roger Inniss remplace Eugene Johnson au pied levé à la  basse, Michael Battle – drums ( on imagine) et le costaud aux vocals, harmonica et guitares.

Comme à Laken, un blues semblant couler de source, dans la lignée des grands: Muddy Waters, B B et Albert King, Lightnin Hopkins.

Comme à Laken, tu ressens un certain ennui après 45' de perfection et de virtuosité.

Pas d'étincelles, un show réduit au minimum ( un bain de foule)!

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Son mentor, Michael Burks, est décédé il y a peu, ce qui explique le choix de 'Motherless Child' comme premier morceau.

Cool, chaloupé, relax!

Sans pause: 'Dust my broom' , puis son ' America's Blues' au ton engagé...America’s so beautiful, they tell me this: here’s the land of the free . But it’s getting’ so bad a man can’t hardly feed his family...

Pas de notes superflues, pas d'esbroufe, juste le nécessaire.

'Killing Floor', propice à une promenade downstairs, sur le floor foulé par la masse, une fois revenu sur  scène un  Duffy Duck walk, sans palmes.

Les Chicago blues tunes imprégnés de sonorités traditionnelles se succèdent, au passage on reconnaît 'I'm a man' de Muddy Waters, puis un medley boogie de John Lee Hooker, incluant des séquences du célèbre 'Boom Boom' .

Assis sous un arbre, une limonade à portée de main, ce soulful blues chanté d'un timbre ample se laisse écouter sans déplaisir, néanmoins, tu as perdu le fil, en ne sachant plus si le trio entame le neuvième ou dixième titre, but, anyway, who cares!

Un slow blues confessé précède un dernier titre au tempo relativement élevé.

Contrat rempli.

 Ite Missa Est!

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Un bis

Le schéma traditionnel: primo: slow, secundo: fast, le rappel sera donc slow!

That was it, goodnight Wespelaar!

Sleep well, boy!

 

Big Joe Louis &The Kokomo Kings

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Fin juillet, Walter Wolfman Washington déclare forfait, à la hâte les organisateurs doivent dénicher un headliner pour le dimanche, le choix se porte sur le vétéran du British blues, Big Joe Louis, il ne sera pas accompagné de ses Blue Kings, mais par 3/4 du band suédois, The Kokomo Kings: Samuel Andersson a.k.a. Harmonica Sam munspel,  ( donc pas de Ronni Busack-Boysen gitarr), Magnus Lanshammar bas  och Daniel Winerö trummor.

Tu titilles en entendant le nom de Big Joe Louis, ton cerveau sort le négatif du Brown Bomber, ayant assommé pour le compte  57 de ses adversaires en 72 combats, on te rassure, c'est pas le même.

Big Joe Louis naît en Jamaïque pour rejoindre le UK dans les early seventies, Cream, les Stones, John Mayall, Duster swing2012-811.jpgBennett, Savoy Brown, Fleetwood Mac...il ne connaissait pas, à Kingston, le ska et les Jackson 5 ne le branchaient guère, il se nourrissait de Skip James, Howlin Wolf ou Big Joe Turner. Tout naturellement il jouera du Chicago blues, et son premier album sera produit par le pape du blues made in the UK, Mike Vernon.

Pendant plus de 90', le quartet aura ravi la plaine avec un set intense et énergique de Delta blues au charme désuet et à l'esprit vintage.

Le gars est doté du timbre idéal pour chanter le Mississippi, c'est pas pour rien qu'il fut par deux fois acclamé Best Male Vocalist lors des British Blues Awards.

'Catch my pony', tous en selle pour une chevauchée du côté du Delta.

Le poney à l'étable, de l'avoine à profusion, voici ' She was all the world to me' , fine picking et les nordiques assurent comme des Vikings, notons que c'est le premier band à utiliser une contrebasse et de la brillantine à profusion.

Arthur 'Big Boy' Crudup, ' Mean ol' Frisco', encore une vieillerie qui n'a pas pris une ride.

Sa bonne femme a le gosier en pente,' Drink on, little girl' ( Sonny Boy Williamson) puis le standard ' Catfish', après lequel il remercie Wespelaar avec un cinquième 'Dank u , wel'.

Il agrippe une mandoline, présente la troupe scandinave pour amorcer un sixième jump blues, une histoire de mule pour ensuite  sauter dans le 'Go Go Train', un tortillard cheminant sur some dirty lowdown groovetracks.

 

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Escapade solo, un slowblues collant,  ' Seems like a million years'.

Ce mec est brillant, mais tu commences à comprendre la relative désaffection du public, Big Joe Louis n'est pas une tête d'affiche.

Il enchaîne sur le standard pondu par un autre Big Joe, ( Williams), en 1935, 'Baby, please don't go'.

Luk, nerveux, reluque sa Cartier, cadeau reçu de Jackie Onassis, ex-Kennedy , il est près de 23h, que penses-tu?

Tu penses plus depuis longtemps, Big Joe continue la lecture de l'héritage yankee noir , il pleurniche en criant son amour à une belle qui s'est tirée.

 Le clocher s'agite, un neveu de Big Ben sonne 23 coups, let's go afin  d'éviter les embouteillages.

 Sur le chemin menant au carrosse de Cendrillon t'as encore entendu Joe enfiler deux complaintes 50's  Chicago style.

 

 

Swing Wespelaar 2012 s'achève, un bon cru et, comme toujours, une ambiance décontractée et une organisation impeccable.

 

Photos: LUK STIENS

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Published by Michel/photos Luk Stiens - dans Concerts
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18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 20:17

Bulletin météo: une masse d'air en provenance d'Afrique est à l'origine des fortes températures qui touchent le pays, samedi, il fera ensoleillé et les températures seront tropicales, de 31 à 36 degrés...

Elle dit et si on se rendait à la côte... t'as pas entendu les nouvelles, bébé, les plages belges prises d'assaut par les vacanciers, toi, qui as horreur de la foule..

Tu as raison, je reste au jardin!

Ouf, direction Ternat, pour l'édition 5 du rock & blues festival, organisé par le Jeugdcentrum Puls.

 

Tu rates le premier groupe, The Monkwoods, qui était programmé à l'aube ( 13h30'), pour atterrir à 14:35' sur place.

Ternat, bien protégé par d'immenses parasols, termine son blues BBQ, des courageux s'affairent sur scène!

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Que peux-tu encore écrire à propos de ce combo que tu as déjà entendu 27 fois sur scène, telle est également la question que te pose Hans, le frontman du groupe bruxello- brabançon.

15:15', Hans Van Campenhout - Vocals, Piano, Harmonica/ Gert Taveirne - Guitars,Harmonica/ Bram Van der Stocken - Bass/ Bert Van der Elst - Drums, Percussion viennent d'en finir avec le soundcheck pour ouvrir avec le désormais classique ' The retarded son of Jesus', une pensée pour M Martin... he made a hooker dress like a nun...

C'est parti pour 75' d'americana d'inspiration John Steinbeck, William Faulkner, Raymond Chandler.

Le nerveux ' Walking Talking Johnny Cash Blues' précède la ballade ' Pure Moonlight' introduite par un piano jazzy.

' Carolina' pas la copine de Neil Diamond, une autre, pas sympa...you took my heart and left me here on my own....

Un troisième midtempo ,'Just a case of a broken heart' , ...j'ai le coeur blessé, torturé par tout le mal que tu m'as fait...

Assez pleuré, one, two, three, four..du rock, ' Jesus in the mall', puis une nouvelle, style Barbara Cartland sans le rose: ' A kiss so cold it froze on her lips'.

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Il aboie fort et blues, ' Johnny Barker'.

Hans: ' Je sais, c'est pas très original de dire qu'on aime les Beatles, mais voici 'Girl''

Un pop rock mouvementé ' Dance, smile, run, and hide (again)', suivi d'une nouveauté country/pop, ' High and Low', Gert sortant un harmonica de son bikini.

Deux guitares' Ordinary Madness', noisy track, et sur la lancée ' Run and go'.

Hans, fait soif, on va s'en jeter une, continue tout seul, ket: le philosophique ' Plastic Crown'.

' Sharleen' pour Spiteri et un de nos chevaux finissant toujours placé au quinté, la valse ' The laws of the Interstate'.

Un mec de l'organisation s'approche et lève 3 doigts, ' Like a rolling stone' de Bob D , ' Changes' et le bâton de dynamite ' Shotgun Blues'.

Merci, Ternat!

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DSC00131.JPGA bunch of weirdos, chargés d'amuser la galerie par un set bluegrass/rockabilly/ hillbilly pendant les entractes.

Ces street musicians sont d'origines diverses, deux Anversois, un grand gaillard ( K-man), style Gaston Lagaffe coiffé rasta, à la contrebasse, Tarass Boulba, aka Rude bastard, aux percussions et deux guitaristes/chanteurs: a)Viking Dave Robertson, un Ecossais, s'étant perdu du côté de l'Escaut, que les fiches du FBI signalent comme faisant partie de Wall of Sweat et Kiss my Jazz dans nos riantes contrées et The Valves ou The Mighty Mudsharks, du côté de la Clyde river - b) Fin the lonesome Fin, un finaud Finnois aux moustaches Dali.

Pendant 20 minutes, en s'étant installés dans un coin ombragé, ils ont ravi le public local en psalmodiant à leur sauce du Bobby Darin ( 'Things') - Woody Guthrie - Buck Owens ( 'Act Naturally', ils nous rappellent que Ringo Starr a popularisé ce country tune) - Tom T Hall avec l'adéquat 'Red hot memories ( ice cold beer) ' - Jesse Fuller repris par Bob Dylan, le ragtime 'You're no good' - Kenny Rogers ( 'On a warm summers 'evening') et un skiffle pour terminer ( 'Puttin on the style' Lonnie Donnegan).

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Distrayant!

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A Herselt , t'as des ex-vedettes du foot: Erwin Vandenbergh, Stijn Huysegems, Jos Valgaeren qui, chaque mois, recevaient un imposant paquet d'Euros pour taper dans un ballon et puis t'as des nostalgiques d'un Ouest poussiéreux ayant le blues au fond de l' âme, et un vieux billet vert au fond de leur Levi's, a Dusty Dollar!

Nico De Cock ( vocals) , le costaud, et Andy Aerts ( guitar), le petit tatoué, tu les vis ici ,il y a deux ans à peine, ils avaient enthousiasmé la plaine avec The Blues Conspiracy, un band pratiquant un blues musclé et saignant.

They're back avec d'autres copains, aux drums, le grisonnant Guido De Bock - basse: le schtroumpf numéro deux, le doué, David Amendolara et un lead guitarist, pas fou, originaire de Geel, le crack, Didier Claesen.... call us Dusty Dollar!

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Pas besoin d'échauffement, d'emblée dans le vif du sujet avec le prolétaire 'Working class blues', à la sortie tu verras pas un chauffeur au volant d'une Audi Quattro, non, they are ' Waiting for the bus', qui te rappelle certains titres des Bintangs en 1969, ils enchaînent sur 'The Letter', une missive pondue par Alex Chilton, dans une version qui risque d'exiger un complément d'affranchissement, prévois deux timbres de 15€!

On va calmer le jeu, ' When a right woman does you wrong', Nico a l'intention de nous faire chialer.

Matt Schofield, ' Anything but time' sur arrière-plan rockabilly, suivi du classique 'Messin with the kid', les guitares rivalisent d'adresse, la rythmique assure sans failles et le timbre du shouter impressionne.

Normal que Dusty Dollar soit invité à ouvrir samedi prochain lors du Gevarenwinkel Festival, ce quintet est à ranger sur l'étagère BBBA (Better Belgian Blues Aggregation).

Un virage soul, ' It's a man, man's world' du Godfather, et puis un truc qui pompe ' Dead City' ( John Mayall).

'Give me a thrill', les guitaristes, pas des mulets, s'y mettent à deux, Nico tremble.

La suivante ( 'Further up on the road') sonne Stevie Ray, avec Andy et Didier dans l'arène pour une méchante joute Spartacus versus Minimalus Tatuaggio.

Lou Martin est décédé la veille, Dusty Dollar choisit le fantastique 'A Million Miles Away' de Rory Gallagher en hommage à l'organiste.

Boogie time, Z Z Top, 'La Grange', puis Kenny Wayne Sheperd, 'Shotgun Blues' , tirs à répétition, une médaille d'or après la pièce d'argent de Lionel Cox..

 

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Une dernière avant de s'attaquer au bar, le logique: ' Just got paid'.

Au menu: Jack Daniels, des femmes et plus un seul dollar en poche à la fin de la virée!

Mighty gig!

 

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Que William Souffreau, le petit gars né à Erembodegem en 1946, aime le rockabilly, c'est pas un scoop: les Blue Jets, les Mings, plus tard BLINKit en témoignent.

DSC00165.JPGEvidemment, pour Monsieur Tout le Monde, William Souffreau sera éternellement associé à Irish Coffee, une gloire nationale des seventies.

En 1974, Irish Coffee quitte la scène, William Souffreau continue sur la route rock'n roll,: d'autres groupes, des albums solo et, en 2010, il fonde The Rockabilly Rhythm Revue, avec à la upright bass, Erik Le Clercq ( Smooth and the Bully Boys, Casablanca Carambol Company) et aux drums, Kris van der Cammen ( Smooth and the Bully Boys, Golden Green, The Jones etc...).

Ce trio a sérieusement secoué Ternat, qui s'était assoupi sous les rayons brûlants de l'astre solaire.

Un petit Eddie Cochran pour bien montrer qu'il s'agit de rockabilly, 'Twenty Flight Rock'.

Pour ceux qui n'avaient pas suivi, Johnny Burnette, 'Rockabilly Boogie', la Gretsch lance des flammes, les deux gominés se marrent.

Sur la lancée, Carl Perkins ' Honey don't' et Fats Domino 'Ain't that a shame'.

Papy Souffreau ne souffre d'aucuns maux, il fait pas dans la porcelaine de Limoges ou d'Erpe-Mere, ça cogne dur, très dur.

Un coup de sifflet du chef de gare, arrivée imminente du 'Mystery Train', il compte les wagons: 16!

' Black slacks' , The Sparkletones.

Pas connu, tu avances... bof, répond bompa Willy, 1000000 d'exemplaires vendus.

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Cochran numéro deux: ' C'mon everybody'.

Betty, Sandra, Roos et Magda se sont séparées de leurs escarpins, pas vernis, pour entamer une petite jive comme en 1957.

DSC00181.JPGLet's get wet, ajoute le vétéran: ' Matchbox' , le pas grand Le Clercq, c'était pas très clair, s'écroule, victime d'un coup de chaleur et continue à slapper son instrument couché.

On lui refile un cachet rose, il grimpe sur la bête pour hisser un drapeau noir, jaune, rouge au sommet.

Un copain de Lucien Van Impe, sans doute!

' Shaking all over', il y a de quoi, après tous ces efforts.

Je fais partie du troisième âge, je dois plus payer sur De Lijn, mais je dois éviter les efforts démesurés par grosse chaleur, voici 'Nervous Breakdown', si je retrouve les lyrics.

'Honey Hush', chut, baby!

Les Beatles aussi jouaient du rock: 'Money'.

Un trou, vite une thune dans le jukebox: 'Red Hot' et 'Bo Diddley'.

De nouvelles acrobaties de la contrebasse, Bo Diddley vire ' Whole Lotta love' puis 'American Woman', résultat Erik se prend pour Serge Reding , un épaulé-jeté audacieux et Ternat KO.

 

Un bis, messieurs?

Deux, une suite Creedence: ' Born on the Bayou' et 'Suzie Q' qui traînait dans les marais.

Un set juteux!

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DSC00267.JPGLe tout dernier concert pour le roots band anversois, qui a décidé après quelques années de bons et loyaux services de mettre la clé sous le paillasson.

Too bad!

En 2009, tu avais croisé Thijs Louis ( guitar) /Gerd Van Mulders ( bass) /Frank Van Keer ( vocals, harp, guitar) et Toon Van Dionant ( drums) au Swing Wespelaar, un set bien ficelé de swamp blues fertile et visqueux, ce soir, le plat servi fut tout aussi copieux et adipeux, un bel enterrement sans fleurs, couronnes, ni larmes de crocodile.

' Fame and Fortune' ouvre, ils n'ont connu ni l'un, ni l'autre, mais ce downtempo sent bon le lazy blues suffocant qui se marie à merveille avec la canicule que connaît, momentanément, nos régions.

' Count on' aux effets surf précède ' Yellow Blues', te semblait que Frank avait annoncé ' Miller blues', mais une consommation massive de Jupiler a probablement détérioré tes facultés auditives, bien que tes pavillons aient hautement apprécié les envolées de Thijs.

Coup d'oeil sur la playlist de Gerd, ' Hung up', un nouveau blues aux accents buveur de moonshine.

Traag sol, lis-tu, tu traduis un downtempo au ras du plancher... baby, don't leave me this way... grince le Jack NicholsonDSC00191.JPG lookalike, tu confonds pas avec les Communards, bitte, ils fréquentent pas les mêmes bars.

Une acoustique pour Frank, 'Blow', vaguement country , suivi de ' Know about love'.

Avec ' Gone', on demeure dans des climats louches et moites, un peu style 'The Hot Spot', filmé par Dennis Hopper, starring Don Johnson et la sympathique Jennifer Connely , si tu peux visualiser.

'Surprise' frôle le lyrisme et ' Waiting too long' se rapproche le plus d'un vrai blues, un twelve-bar.

On passe au rock, ' Belbohead' , suivi de 'Dixon', ce qui signifie probablement que les belles bouches osent Willie Dixon, ils n'ont pas tort, it sounds great.

Ternat, voici la dernière, on a très, très soif: ' I don't care' , écoute, babe...doesn't matter what you say... je m'en fous, I don't mind, I don't care...

C'est clair!

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Double bis.

Un surf psychédélique, futur soundtrack pour un Tarantino et un dernier midtempo au voodoo groove fiévreux.

 

 

23: 00, une ultime pintje et tu quittes Ternat, pas de Rumble Jacks pour toi!

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18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 09:11

Philip Wallach Blondheim, aka Scott McKenzie, atteint du syndrome de Guillain Barré depuis 2010, a rejoint là-haut, Janis Joplin, Jim Morrison, Jerry Garcia et autres hippie stars peuplant Haight-Ashbury au temps du Summer of Love.

Souvent catalogué comme le chanteur d'un one-hit wonder, le monstrueux "San Francisco (Be Sure to Wear Some Flowers in Your Hair)" composé par son ami John Philips des Mama's & the Papa's, le natif ( 1939) de Jacksonville ( Floride)  mérite mieux que ce qualificatif réducteur.

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Il débute sa carrière musicale à la fin des fifties lorsqu'il rejoint Tim Rose ( 1940- 2002), à tout jamais associé à la communauté de Greenwich Village et crédité de deux gros hits avec sa version de 'Hey Joe' et celle de 'Morning Dew', dans le groupe The Singing Strings.

Peu après, Scott monte le folk band The Smoothies avec John Phillips, deux ( mini) hit singles chez Decca.

En 1961, toujours avec son pote John, commence l'aventure The Journeymen.

Leur manager voyait en eux un nouveau Kingston Trio, le groupe n'a jamais vraiment décollé.

Les relations entre Scott et John Phillips se détériorent, The Journeymen, après être devenus The New Journeymen, deviennent The Mama's & The Papa's, que John Phillips forme avec celle qui allait devenir Madame Phillips, la séduisante Holly Michelle Gilliam, Denny Doherty et plus tard Mama Cass.

Bingo, succès à la pelle!

 

 

1967, The First Monterey International Pop Music Festival, Phillips compose ' San Francisco' , la version de Scott McKenzie, sur laquelle John tient la guitare, devient un instant hit et l'hippie anthem par excellence.

Les vieux jours de Scott McKenzie sont assurés!

 Le hit mineur, "Like An Old Time Movie", toujours de la plume de John, suivra.

Sur la lancée un album, 'The Voice of Scott McKenzie' et en 1970 un second LP ' Stained Glass Morning' .

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Le mouvement hippie est sur le déclin, Scott tâte du cinéma, sans succès.

Il disparaît de la circulation.

1986, John Phillips relance les ( new) Mama's et Papa's avec Scott McKenzie dans le rôle de Denny Doherty.

En 1988, fait d'arme intéressant, Scott est crédité comme co-auteur de  'Kokomo', un number one single des Beach Boys.

2001, John Phillips décède, les Mama's et Papa's sont définitivement enterrés, Philip Wallach Blondheim se retire du music business!

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Published by Michel - dans Bad News
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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 20:37

Edition jubilaire pour le gratis  bluesfestival de Wespelaar qui annonce, fièrement, 'Swing Wespelaar, celebrating 25 years blues for the people.

Une affiche om U tegen te zeggen et un public venu en masse pour la première soirée.

Une marée humaine plus impressionnante que le flux et le reflux des eaux sur la plage de Bredene-bad!

Après avoir salué tout ce que le royaume compte comme blues fans et refusé 27 Primus, tu abandonnes Philip, drink je nog een pintje, et Ivan, le terrible, pour te diriger frontstage, il est 19h10', l'annonceur vient d'introduire  

 Barefoot and the Shoes, à qui revient l'honneur d'ouvrir les réjouissances 2012.

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En juin, Barefoot and the Shoes, flanqué du vieux Roland, t'avaient impressionné lors d'un Stoemp au Café Merlo, ils ont confirmé tout le bien qu'on pensait d'eux, du côté de Wespelaar.

Les esprits chagrins avanceront que leur mixture ne peut être cataloguée genuine blues, who cares, appelle le truc 'roots music' et tout le monde sera content!

Barefoot Lynnfield (Vocals, Acoustic Guitar)/Sander Cliquet (Electric Guitar, Backings, Mandolin)/Jens Paeyeneers (Rhodes, Organ, Piano)/Dirk Vandenbulcke (Drums) entament le set avec le gospel ' John the Revelator'.

Wespelaar-vrijdag-17-08-12-054.JPGCeux qui ne connaissaient pas le jeune va-nu-pieds sont de suite intrigués par le timbre étonnement mûr du  gamin.

Après cet apéritif noir on a droit à 'Copycat', un blues aux intonations Pearl Jam.

La suivante risque de devenir notre nouvel hymne national ' A cloud over the land'.

Menneke, on n'a pas aperçu un seul nuage aujourd'hui, le mercure est monté jusqu'à 28°, et ce funk blues risque bien de nous faire suer davantage.

Une intro soft du brillant Jens, ' The ballad of lady If', Sander entre en piste et la gentille ballade se transforme en r'n'b brûlant.

' No time to waste', aux vocaux  toujours aussi noirs sera suivi du traditional, 'The Wayfaring Stranger' pendant lequel Jens nous fait admirer un travail racé.

 

 

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Un  superbe slow à la James Morrison, ' If I am getting old', avant de voir Barefoot attaquer solo le ' Same Ol'River' du singer/songwriter Jeff Black.

Le midtempo narratif ' Wither &Wane' se retrouvera sur le second CD, il te fait songer à cet autre crack de chez nous, l'éternel  rootsy outsider, P. Van Sant!

Un tempo plus agité avec ' Be your fate', aux sonorités Doobie Brothers 1972, avant de  proposer a slower one,' Some Positivibility' .

La notion 'slow' n'étant pas universelle, le titre pompe allègrement sur background de piano jazzy.

J'ai connu un gars à Keerbergen upon Mississippi, voici le singalong ' Prospèr', au dobro et à la slide.

 

65' de show, le village aura droit à un bis!

Une version bouillante du 'Love me two times' des Doors, le jeu de Jens Paeyeneers n'ayant rien à envier à celui de Ray Manzarek.

Good band!

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Second groupe, la crème du British blues: The Nimmo  Brothers

Les frangins de Glasgow se produisent moins ensemble depuis que Stevie a été forcé de calmer le jeu suite à des ennuis de santé, depuis 2009.

Alan a fondé King King pour palier à la défection temporaire de son reuf, le groupe tourne inlassablement, tu as eu le bonheur d'assister à deux de leurs gigs en 2012.

Wespelaar-vrijdag-17-08-12-122-kopie.JPGCe soir, the boys are back in town , la Belgique est au courant, la  place est  noire de monde.

Pour accompagner le dangereux duo de guitaristes/bûcherons, une rythmique coulée dans un béton qui ne présentera jamais la moindre fissure: Lindsay Coulson ( bass) et Wayne Proctor ( drums) qui accompagnaient Alan, watch my kilt, lors du récent Duvel Blues.

Plus de quinze ans de tournées ensemble, leur turbine blues/soul/rock tourne nickel.

Ils ouvrent avec 'Never gonna walk', du blues aux relents Stevie Wonder, la voix de l'autre Stevie, l'Ecossais, est tout aussi noire et n'a jamais sonné mieux.

Un premier doublé de guitares des gringalets ( 80 pounds x  3, par personne) pour émoustiller la galerie, ça va chauffer.

Alan au chant pour ' Flat Broke' qui mouline funky.

Come closer, demande-t-il , avant d'amorcer un premier slow blues gluant, ' Longway from everything'.

On cite Alan Golden, un gars du Surrey:  'Alan took his guitar down so low that you could have heard a pin drop as the audience gave the playing its full attention.', il avait raison on a entendu un grillon crisser à Juan-les- Pins à 1200 bornes d'ici.

 

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Finies les jérémiades, on pousse sur le champignon, même si le titre annonce 'Slow Down'.

Sur notre dernier CD ( 'Brother to Brother'), ' Still here Strumming', a soulful rocker.

Une slide pour Stevie, ' Reason to Believe' ( pas le hit de Tim Hardin), du blues flamboyant avec un drumming aussi solide que l'Empire State Building, ensuite un soul blues récent ' Waiting for my heart to fall', with some nice guitar interplay.

 Le Bad Company soundalike, 'Living Again', lui aussi s'écoute sur le  nouveau né et nous dédions ' If I could see through your eyes' à notre plus vieux fan, he came  all the way from Glasgow to see us here.

Après l'accalmie, it's time to shake your ass, le rock à la Chuck Berry/ Rod Steward avec ses Faces, 'The shape I'm in', un kilt entamant une danse Apache, ça impressionne raide.

 

Immense ovation et bis saignant, ' Black Cat Bone' avec le fameux  numéro Captain Nimmo, je fais tes accords, tu fais les miens.

Sensationnel, as usual!

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The Fabulous Thunderbirds

Une tête d'affiche exceptionnelle pour ce  premier soir, les Fabulous Thunderbirds de Kim Wilson existent depuis 1974, ont sorti quelques albums mémorables et ont vu défiler quelques musiciens de renom, Jimmie Vaughan, le frère de Stevie Ray, en tête, mais aussi Mike Buck,  Duke Robillard, Gene Taylor, Kid Ramos ou Nick Curran...

Wespelaar-vrijdag-17-08-12-219.JPGLe line-up de ce soir n'est pas mal non plus, en dehors de Kim, de sa voix incomparable et de son jeu d'harmonica agressif, il y avait deux guitaristes, le fulgurant Johnny Moeller et le discret, mais super efficace, Mike Keller - Jay Moeller aux drums- Randy Bermudes à la basse et une plume spéciale pour le claviériste, non repris dans le line-up officiel du band, mais que Swing présente comme J C Girardier, d'autres sources plus fiables mentionnent Kevin Anker, déjà présent lors du Simi Valley Blues Festival, fin mai.

Pour compliquer le boulot des chroniqueurs amateurs: no setlist!

' My Babe' ( Willie Dixon) qui pompe rond  pour démarrer en force et déjà un soul blues collant.

Kim sort son harmonica pour le classique 'Early in the morning', à tes côtés les comparaisons vont bon train, Charlie Musselwhite, Gary Primich, James Harman... mais,manifestement, il n'y a qu'un Kim Wilson !

Le turbo à plein régime, 'Wrap it up' à la sauce r'n'b infectieuse, suivi de la locomotive  ' Wait on time' .

Une quinca souple a escaladé un arbrisseau situé à 25 mètres du podium pour swinguer au sommet de l'arbuste qui bat la mesure, there's no age for rock'n roll!

Pendant ce temps, les Fab. Thunder. envoient un instrumental de dix minutes pendant lequel Kim, le chauve, soliloque, soutenu par le brave Jay, pendant 363 secondes, top chrono.

Une chevauchée fantastique semée d'embûches, l'escadre rapplique pour une cavalcade finale, Wespelaar se dit que Geronimo, John Wayne, John Ford et John Carradine, en comparaison, c'est qu'une bande de  minables.

Tu crois que le mec va se reposer après cette démonstration, erreur,  il a encore du jus et repart à l'assaut avec un roadhouse blues suant et un méchant swing permettant la mise en évidence de l'Hammond.

' Stranded in St Louis' un nouveau slowblues visqueux et désespéré...I don't know why she left me... à d'autres, hein, gars!

Dans la même veine, un Texas Blues nerveux et un shuffle épicé avant le méchant 'She's Tuff' ( Jerry McCain), décrivant une nana comme on les aime ..long black wavy hair, ruby-red lips, un tour de poitrine intéressant et un jeu de hanches pas con.

Un rock sautillant 'Roll, roll, roll', présentation de la nouvelle équipe et un dernier jet bouillant, joué à du 150 miles an hour.

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Il est minuit trente, Wespelaar réclame un rappel, bien sûr ce sera 'Tuff enuff'.

 

Une toute grande soirée dans la Campine brabançonne!

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Published by Michel / photos Ph. V. - dans Concerts
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