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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 16:06

Le 27 septembre est synonyme de jour de congé dans les écoles et certaines administrations. Mais que fête-t-on exactement ?

Tu cherches une réponse, tu t'adresses à  Jean-Charles Luperto.

A qui?

Ce brave J C, pas né à Nazareth, préside le parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Parenthèse fermée,  revenons à nos moutons, ça urge!

Affiche surprenante en ce jour de fête pour les francophones, le Candelaershuys programme la séduisante Eva De Roovere et Peter Case.

A priori aucun rapport entre le nederpop d'Eva ( quoique les connaisseurs citent un duo avec Gary Lightbody de Snow Patrol à Forest ou à Werchter...) et le folk/roots/blues du singer-songwriter de Buffalo, mais c'est oublier que Miss De Roovere, par une belle journée du mois de septembre 2011, décide de se taper la Californie pour suivre un songwriter's workshop ( 6 sessions $325 ) organisé par un gars ayant 25 ans  de songwriting experience: Peter Case.

Elle y rencontre quelques pointures: Mary Gauthier, Bob Neuwirth, Ron Sexsmith... et fait forte impression!

Résultat des courses une collaboration avec le maître et une( petite) série de concerts en Belgique ( Eeklo, Uccle) et Pays- Bas ( Paradiso - De Schalm).

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20:30, le club est bien plein,   Eva De Roovere en piste, armée d'une électrique.

Godv., Dirk, menneke, j'ai oublié la setlist à l'étage, je leur raconte quelques salades et tu me ramènes le feuillet.

DSC02600.JPGVous allez entendre blote liedjes, à l' état d'embryon, en anglais, déjà pour la première j'implore votre aide pour le chorus.

' All the boys' superbe  folky/country/waltz ( probablement co-écrite avec Bob Neuwirth, grand copain du Zim), même sans arrangements cette plage assure.

Si aux pieds de la belle traîne une playlist ( merci, Dirk), les titres mentionnés ne semblent pas définitifs et Eva ne suit pas l'ordre établi, la ligne ...every road I walk alone... sert de leitmotiv dans le folk suivant, la voix impeccable de Miss De Roovere ne doit pourtant pas être associée à cet autre juif errant, Woody Guthrie.

Un jour, un chevronné me conseille d'écrire à propos de ce que je vois: sur un trottoir, une inscription :'love was here', ça m'a donné des idées: qui? pourquoi? pour qui?.. j'ai intitulé ce track à la Joni Mitchell 'Sidewalk' .

Une storyteller est née, un ami m'assure avoir découvert un excellent coiffeur, tu sais le mec qui réussit à te faire une coupe à ton image sans que tu sois obligé en rentrant chez toi de te remouiller la tête et de te passer la main dans les tifs pour les faire se dresser en désordre sur ton crâne... ce friseur est mort, l'histoire m'inspire, mais j'aimais pas prononcer le mot barber, ce sera a sailor... ' A bottle of lemon heart rum' (?).

Composé ( avec un coup de main de Cindy Lee Berryhill) pour Iris ( uit Noorderwijk) pour l'Eurovision, mais pas retenu, bordel , et pourtant j'y avais ajouté une touche Abba: ' Ring-a-ling,baby'.

Une superbe rengaine country écrite par Pieta Brown, ' I don't mind', avant de questionner Dirk, je peux encore en jouer une ou deux?

Pas plus, maske!

Le grave 'Ocean'  et pour finir a torch song, transformée en singalong, en espérant, n'est ce pas Antoine, que cette fois-ci je me souvienne de mes propres lyrics.

Pas de trou de mémoire et fin d'un hors-d'oeuvre apprécié par les gourmets ucclois.

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Courte pause boisson avant  Peter Case.

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La dernière fois que tu croisas la route du génial barbu,ex- Plimsouls, ex- The Nerves, c'était en 2008 à Toogenblik, un concert magistral.

DSC02628.JPGIl devait en principe revenir  en 2009, las de sérieux ennuis de santé ( heart surgery) le tiennent éloigné des scènes  pendant un bon bout de temps.

En 2012, le gars est toujours aussi bourru, ironique et brillant!

Hello, my name is Peter Case, you wanna hear songs, I know a few, vais vous en jouer une dizaine...

Une intro chicano pour le nerveux  ' Put down the gun' (' The Man with the Blue Post-Modern Fragmented Neo-Traditionalist Guitar' 1989), premier chef-d'oeuvre, suivi de ' Who's gonna go your crooked mile' , vous n'aviez pas de question à me poser , je vous en pose une, ajoute -t-il avant d'attaquer ce titre speedé aux relents Bob Dylan, époque protest songs, une petite séquence Elvis pour amuser la galerie et on reprend le galop.

Pendant que j'accorde ma guitare you can all tune your spirits, OK, an autumn song aux teintes Elliott Murphy, ' Until the next time'.

Any requests?

Antoine:' Small town spree'!

D'accord, but I have to tune for 25' for that one, et de plus, elle est sinistre, enfin, le client est roi...

Trois notes, il s'arrête, ' Beyond the blues' gueule un gars au fond de la salle.

Seconde tentative pour Small town spree, problèmes d'allumage, on va pas s'exciter, it's only music, le moteur prend DSC02633.JPGenfin et pour contenter tout le monde, voici ' Beyond the blues' ( Peter Case/ Bob Neuwirth/ Tom Russell) décoré d'un guitar solo légèrement cabot.

Une collaboration Peter Case/ Richard Thompson ( sorry, il a raté l'avion): ' Every 24 hours', du British folk baigné dans un marais Americana.

Un petit air de piano, Uccle?

Je pensais vous balancer du Bob Dylan... trop joyeux , je vous assène un blues.

Peter Case et son numéro Charlie Chaplin.

Ces pianos électriques, c'est de la merde, gimme a real church piano!

 

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Je dédie 'On the way downtown' à Luc Toogenblik , picking subtil pour ce titre datant de 2007 ( ' Vanguard Visionaries').

Neil Young a composé la merveille  'Flying on the ground' ( is wrong) pour Buffalo Springfield en 1967 , ensuite,  il me reste le temps pour une dernière, je pensais à un medley 'In a gadda da vida/ Jimi Hendrix/ Buddy Miles/ Patrick Juvet... pas le temps, voici la ballade ' First Light'.

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Super show, bien trop bref, estime le public!

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Rappels, en duo avec Eva, la belle et la bête!

Deux titres enregistrés la veille aux Pays- Bas, in A- Minor et harmonies:  ' Head on, hat down' et, if you give me  your capo, Peter, 'The city at the end of the line' aussi séduisant que les travaux de Sarah Lee Guthrie et Johnny Irion.

 

Game over!

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 20:37

Concert prévu à 20 hs, ouverture des portes à 19:57'!

The story repeats itself, un hémicycle dépeuplé lorsque, à 20:05, le support act montera sur scène ( les Bruxellois se pointeront à 21h sans  remplir le théâtre).

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Renée

 

alias Renée Sys, que tu apprécias au Music Village par un  froid midi de févier 2010.

Depuis Renée ( le nom du groupe) a fait du chemin et s'est trouvé une place au sein de l'imposante armada de pop bands flamands de qualité.

Un album loué des deux côtés de la frontière linguistique ( 'Extending Playground') et des concerts sur les plus belles scènes  du royaume ( notamment avant Isobel Campbell/ Mark Lanegan).

 

Ils sont cinq sur le podium,  Upright bass: Gunter Deleu/ Percussion: Pieter Elias/ Cello: Eva Bruneel/ Keys: Stijn Engels/ Vocal and Guitar: Renée Sys, pour nous distiller une pop légère aux forts accents jazzy, la douce voix  et l'approche  sympathique de la blonde Renée ayant vite fait de conquérir l'assemblée.

Après le gig de 40', le CD trouvera pas mal d'acquéreurs.

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Un boîte à musique désuète sert de décor sonore pour  la ritournelle  murmurée 'The Fear' .

Les musiciens entreront en action avec la suivante, l'élégant smooth jazz  'Ferdinand', beau comme du Katie Melua .

Une plume pour le travail subtil du pianiste.

'Tik a Tak' pour un réveil en douceur, avant que Stijn n'ouvre le fragile ' Little Soldier , une tendre berceuse permettant la mise en évidence des talents de Mr Deleu et de la douce Eva.

Amatorski goes jazzy.

 

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'Bellydancer' a été composé pour un documentaire consacré à l'obésité, un recette de cheese cake m'a inspirée.

Raffinement extrême pour un sujet épais, une voix d'une pureté limpide et un toucher de piano délicat.

Un détour campagnard, 'Choir of heavenly sheep', comme l' histoire se déroule à l'aurore, je vous demande de remplacer les merles, troglodytes et autres passereaux pour créer l'ambiance bucolique.

Tu ne sais pourquoi, mais ce titre champêtre te fait penser à David Dundas.

Nous sommes arrivés tardivement au Bota car nous avons été retenus à la VUB où nous avons joué pour la rentrée universitaire, elle est diserte Renée qui nous balance une nouvelle rengaine dreampop.

C'est gracieux un ballon dans les airs, 'Like a balloon' , deux voix féminines éthérées sur accompagnement sobre.

Un glockenspiel enfantin, un cello grave, un choeur murmuré, le subtil ' Hand on my head et pour finir ' Dum dum dum', aussi frêle qu'un bruissement d'ailes de papillon.

Faut ouvrir les yeux, redevenir adulte, the dream is over, too bad!

 


Husky

 

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 21:O5, good evening Brussels, we are Husky, on a joué ici  en mai, lors des Nuits Bota, we love this venue.

DSC02504.JPGComme beaucoup d'autres, le chien de traîneau de Melbourne encense une Rotonde qui appréciera son show convaincant à sa juste valeur.

Husky Gawenda (Voice, Guitar), Gideon Preiss (Keys, Vocals), Evan Tweedie (Bass, Vocals), Luke Collins (Drums), quatre barbiches, ont sorti un album ( 'Forever So') chez Sub Pop, ils viennent le défendre ce soir.

'Tidal Wave', avec lequel le Cd gets under way, ouvre le bal.

D'emblée le ténor légèrement éraillé et proche du falsetto du frontman, Husky Gawenda, attire l'attention, le background musical est en mode laidback et te renvoie du côté des Rocky Mountains,  un folkrock plus proche de Gram Parsons, de Crazy Horse que de Men at Work  ou de Midnight Oil.

Douceur vocale et envolées de guitare ou de claviers se succèdent.

Husky poursuit avec la ballade ' Dark Sea', aux jolies harmonies vocales et au ton vaguement hippie.

'Hundred dollar suit' débute a capella, puis, à un déferlement de drums succède un orgue sacré, la plage prenant des coloris psyche/ progrock du meilleur effet.

Le court titletrack, 'Forever So', en mode valse avec le petit piano entraînant, justifie les rapprochements avec Fleet Foxes.

Des intonations Paul Simon se retrouvent dans le lent, mélancolique, impressionniste et  narratif  'Animals & Freaks', avec une nouvelle fois le subtil jeu de piano de Gideon en avant-plan.

'Fake Moustache'  aux changements de tempo imprévus surprend et sera suivi par a new song que Husky débute solo en s'accompagnant à l'acoustique, excellente plage aux accents  70's British folk à la Nick Drake.

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 La ballade poétique ' Hunter' navigue dans les mêmes eaux.

Gideon Preiss goes Franz Liszt, une somptueuse introduction pour  l'intime ' The Woods' qui précède la claque de la soirée: tous sur une ligne, sur le devant de la scène, une acoustique, un tambourin, quelques shakers pour une version unplugged with no mikes du 'Lover, Lover, Lover' de Leonard Cohen.

Un instant de magie pure.

 Le catchy 'History's Door' met fin au set de 65'.

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Un bis

Le romantique ' Don't tell your mother' en duo, piano/ acoustique et vocals, avant de voir Evan et Luke se joindre aux cousins pour terminer la ballade en quartet et achever cet agréable récital en beauté.

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 19:10

 Andy Williams, un des crooners les plus notoires de la second moitié du vingtième siècle s'est éteint des suites d'un cancer de la vessie, ce mardi, chez lui dans le Missouri, il était âgé de 84 ans.

A 2O ans, il fait partie du Williams Brothers Quartet avec ses frangins Bob, Don et Dick, le groupe vocal est managé par leur paternel et passe surtout en direct dans les radios du Midwest, avant de signer un contrat avec le MGM film studio et de se retrouver dans plusieurs comédies musicales dont 'Kansas City Kitty' ou 'Something in the Wind' ( 1947).

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La carrière solo d'Andy Williams débute en 1953, il sort quelques disques pour un sous-label de RCA sans connaître le succès.

Le premier hit sera sa reprise du standard 'Canadian Sunset', en 1956. La carrière d' Andy est lancée,  un premier number one hit avec 'Butterfly' , déjà un succès phénoménal pour Charlie Gracie, tous les singles suivants seront classés dans les charts.

En 1962 démarre le show télévisé, ' The Andy Williams Show', présenté par le smart playboy with the silky voice: The Osmonds, Bobby Darin, Ray Stevens e.a. ...défileront sur le plateau.

Andy rachète les Cadence Master Tapes, incluant ses premiers succès mais aussi des enregistrements des Everly Brothers ou des Chordettes, il crée sa propre compagnie de disques, Barnaby Records.

En 197O, bingo avec 'Everything is beautiful' de Ray Stevens.

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Andy lui-même est au faîte de la gloire, il est sur le même piédestal qu'Elvis Presley, Frank Sinatra ou Johnny Mathis.

Le disques d'or ne se comptent plus pour  le roi de la easy listening music: ' Moon River' - 'Where do I begin' - 'In the arms of love' - le formidable 'Music to watch girls by ' - 'Can't take my eyes of you' - 'Can't help falling in love' - 'Happy Heart - ' It's the most wonderful time of the year'...un nombre incroyable de tubes!

 

 

 

Reagan devait déclarer qu'Andy Williams was a national treasure!

 

La vie sentimentale du crooner a également défrayé les chroniques , notamment son mariage avec la chanteuse/ danseuse Claudine Longet, qui fit la une des journaux après le décès ' accidentel' de son boyfriend Vladimir Peter Sabich.

Claudine et Andy faisaient partie des proches du clan Kennedy, le chanteur n'a jamais occulté sa sympathie pour les Républicains. Il y a quelques années, ses critiques envers le démocrate Obama avaient fait les choux gras du Daily Telegraph.

 

The shadow of your smile

When you are gone

Will color all my dreams

And light the dawn

 

(Johnny Mandel - Paul Francis Webster)

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Published by Michel - dans Bad News
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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 15:27

Pendant que les syndicats rouges et verts, venus en masse  Place Surlet de Chokier, face  au siège du Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, manifestent pour plaider la cause des ouvriers de chez ArcelorMittal, à quelques encablures de là, le Vlaams Parlement propose un mini- middagconcert gratuit dans la coquette salle d' exposition De Loketten. 

 

Midi, la cafeteria est bondée, un groupe scolaire, ayant visité les lieux, déjeune pendant qu'un trio s'adonne à l'obligatoire exercice de la balance:  Mary & Me!

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En principe, les Gantois se produisent à cinq sur scène, les instigateurs du projet  elke andreas boon ( vocals, keys, percussion)  et Pieter- Jan De Waele ( guitars- backings- samples) sont accompagnés par Dries Nauwynck ( drums)- Jelle Van Lysebettens ( bass)- Tomas Vanderplaetse ( keys- synthe). Pour la circonstance, le batteur et le bassiste sont restés dans la cité de Jacob van Artevelde, obligeant  les copains à  pratiquer une gymnastique de précision avec le programming.

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Vingt minutes plus tard, devant quelques dizaines de curieux, le groupe d' adolescents ayant suivi Juffrouw Deles et Mevrouw Mindrie devant les ramener au bercail, le showcase peut démarrer.

Goeiemiddag, nous sommes Mary & Me, exceptionnellement à trois .

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DSC02451.JPG'Ocean' que tu retrouves sur le premier effort discographique ' Songs for Johnny'.

Bassdrum and guitar introduisent l' oppressant et lancinant midtempo aux sonorités trip hop, le clavier suit, puis vient la voix caractéristique de la jolie Elke, un croisement entre PJ Harvey et Kyoko Bartsoen ( Lunascape).

Excellente entrée en matière!

 Une plage du second full CD ( ' We go round'), 'Mad', un downtempo, vaguement electro,  inventif et catchy à la fois, adoptant un ton mélancolique.

La gestuelle habitée d' Elke attire, forcément, tous les regards.

Il y a du Hooverphonic, ère '2wicky ', dans le background musical et du Cranberries, 'Zombie', dans les climats angoissants suscités par ce titre ... You're in my heart, I'm in your head... you drive me mad...

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 Mary & Me enchaîne sur le titletrack ' We go round', un raffiné menuet New Wave.

'Fire Zone' intrigue, inquiète jusqu' à te flanquer les boules.

Faut sortir de cette nuit cauchemardesque...I'll kick the creeps out of my head...

DSC02411.JPGPas étonnant que certains mentionnent l 'univers de David Lynch ou parlent de freak folk, quoique, folk ne soit guère approprié.

Retour vers le premier album avec le lent et angoissant ' Human no more' , décoré de vocalises hantées. D'aucuns comparent la plage aux Dresden Dolls.

La suivante sera moins sinistre, indique Pieter-Jan, avant d'amorcer ' We Laugh' , scandé à trois voix.

Sur le CD on y a ajouté un choeur de gosses.

Un piano pimpant  engage 'Coloring book' .

Si le titre nous renvoie au monde enfantin, les lyrics, les inflexions de voix  ( curieusement tu penses à  Bea Van der Maat de Won Ton Ton ), le climat musical mystérieux,  inspirent un sentiment de crainte, de vague délire.

Un coup d'oeil à l'horloge murale,12h 45', on peut encore en jouer une, pas plus... ce sera le profond et superbe ' Daylight' .

De doux pépiements de pinsons ou de fauvettes précèdent le lever du soleil, cette aubade matinale mettra fin à ce brillant set de 35'

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Le  23 octobre, Mary & Me se produira  au Cultureel Centrum d' Hasselt en aftershow après le concert de Zornik.

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 18:07

Né en 1996, ce sympathique  festival, organisé par la maison de jeunes Le Prisme, vise à la fois la diversité, la convivialité et les bourses ne pouvant se permettre les petites folies d'un Bernard Arnault.

Adresse du jour: le Centre Culturel de Braine (4 rue Jules Hans), deux scènes: indoor, tu laisseras 5 € aux guichets- outdoor, tu te muniras d'une petite laine mais tu ne sortiras pas ton portemonnaie.

 

Allons-y pour le podium extérieur, la météo est clémente.

Six groupes au programme, coup d'envoi à 15h30.

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Grizzly Garden

DSC02277.JPGLes festivités débuteront par la prestation d'un ursidé local: Grizzly Garden, un trio de jeunes pousses ayant entamé leur carrière sous le patronyme de Baby's on Board, ils venaient de quitter le kindergarten.

Drums: Maxime Capelle/Guitar - Keys - Voice: Simon Jourez et Bass - keys: Alexandre Cailleau se font les dents sur pas mal de podiums wallons (Ittre, Braine( déjà) - Frasnes-lez-Gosselies..) et, au vu de leur gig au Massif, on peut affirmer que leur indie/electro/pop tient pas mal la route.

'Shame' ouvre, on peut y sentir des huiles identiques à celles utilisées dans les cabinets de toilettes d'autres gloires nationales, les Vismets, Ghinzu, MLCD.. de la pop saupoudrée d'éléments electro, quelques poussées noise, refrains catchy auxquels succèdent moult riffs agressifs...tout pour plaire aux teenagers!

'Waiting the instant' : guitare en avant -plan et basse ronflante, un  morceau dense connaissant un break  calme avant de repartir de plus belle...do you feel insane...questionne Simon.

 

 

 Une petite touche Muse?

'Universe'  avant un accès grunge '  I need help', le timbre de Mr Jourez prenant des intonations Soundgarden sur fond de Britpop.

Duo de claviers pour introduire la ballade à la Razorblade, ' Honey', qui met fin aux 30' de ce set plaisant.

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Nous préférons passer sous silence les performances inconsistantes de Blacknese, du hip hop émasculé, et de Yves Kamanda, du folk/pop propret, le brave gars s'autorisant une version bancale de ' I need a dollar' d'Aloe Blacc, pour DSC02285.JPGreprendre à 18: 30 avec  Coagulate!

Changement radical de style, le band de Waterloo évoluant sous la bannière death metal, il cite Aborted ou Morbid Angel comme images saintes.

Coup d'oeil à leur facebook: Vocals: ?/ Drums: Kamil Barhdadi/ Bass: Geoffrey Danneels/ Guitar: Hugo Poupelin/ Guitar: Brieuc Lemaine.

On n'a pas rêvé ,on n'a pas vu de ?, mais un brave gars qui s'époumonait comme un supporter des Glasgow Rangers ayant ingurgité 5  flacons de pure malt, 8 à 9 pintes de Tennent's Super( 9,0%) et qui, assistant à la débâcle de son team favori face à l'ennemi héréditaire, hurle toute sa rage en incriminant ce satané bonhomme vêtu de noir.

Comme le gars nous confesse avoir fait partie de Baraka, on penche pour Dimitri Verbist.

Une intro grandiloquente ('Batman') et cinq beaux jeunes gens, propres, bien peignés, rasés de près et aspergés de litres de sent bon rappliquent:  ' 1 2 3 4'.

Oublie les Ramone, c'est bien de hardcore qu'il s'agit, un fond rouleau compresseur et des borborygmes délicats.

'Ville' indique le torchon piétiné par le 46 fillette du shouter, transformé en gorille en rut, roared vocals, disait l'autre, c'est sûr qu'il souffre beaucoup et, pas de chance, le premier pharmacien de garde se situe à 3 bornes, Kamil frappe comme un forçat, les guitaristes mitraillent sans rire, la basse suit le mouvement.

' Derche' (?) le mec s'est fait arracher une dent sans anesthésie, cela semble très douloureux.

La prochaine chanson (?), il est rigolo, s'appelle 'New Life', la feuille de route mentionne ' Black Fraise', passons...

'Sun' est dédié à Baraka , que tu confonds pas avec Baccara,' Yes sir I can boogie' .

D'ailleurs, en rue, 6 ou 7 boyscouts s'essayent au mosh pit : coups de coudes, bousculades, bière dans les airs...olé.

Une dernière, Braine, 'Deathcore'.

Les catcheurs se multiplient, Jésus est passé par là, sur scène les agneaux ignorent la ruade et continuent à balancer la purée sans rechigner à la tâche.

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Game over.

 Braine! Braine! Braine, morne plaine!

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 Autorecall Supervizors

DSC02316.JPGLa Louvière en vadrouille: Enzo Scifo, Eden Hazard, Silvio Proto, Grevisse 'Le Bon Usage', Liliane Vincent, Romano Nervoso et, dans la même lignée, Autorecall Supervizors... que du tout bon!

Quatre musiciens  fringués de noir, vestes de cuir, raybans, pompes, et un frontman aux biceps à la Travolta. Ils se font appeler Tyler Fucker - Wolfgang Bang- Angelorgasm - Ren Horsecock - Vlad Kostmann, ils ont tous les cinq le même bouquin sur leur table de chevet :'Le second degré pour les nuls' , ils vont foutre le feu dans la ruelle grâce à un show ravageur et déridant.

' Dirty', ça commence très fort par un glam/power rock secouant, imagine Gary Glitter avant ses avatars pédophiles, les Sweet avec une touche de Geordie et un look Italian Stallion, t'auras vite compris que les nénettes de tous types se sont agglutinées près de la scène.

 Le 'Miami Tango' est légèrement différent de celui pratiqué à Buenos Aires et tu ne peux le comparer au Chinuuse Tango de Lange Jojo, même si la dose d'exotisme surf est présente.

'TTTKMD'  = they try to kill my daughter (?), ça cogne lourd, pour ne pas s'arrêter avec' Car Crash'.

Les Supervizors s'avèrent plus mordants et moins caricaturaux que la bande à Giacomo.

Une tranche de hard, Braine?

'HBC' et, pour Johnny qui est né dans la rue, qui est sale comme nous:' Fight'.

Le titre inspire une poignée de peinturlurés passant à l'acte, ambiance!

'Red light queen', la vicieuse petite guitare en vedette.

On nous annonce une cover de Suarez avant de nous asséner 'Rebel Yell' de Billy Idol.

More, more, more... hurle le peuple ravi.

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Le single ' Cold Night for Alligators', un caïman brut.

Et une dernière avant de grimper dans la Ferrari devant nous ramener chez les Loups: ' Pretty Wolf'.

La classe, mieux qu'Aldo Maccione!

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DSC02401.JPG20:55' - Un soundcheck plus long que prévu avant l'entrée en piste de  Crazy Lady Madrid.

CLM, un quatuor du Brabant Wallon ayant déjà eu l'honneur de fouler de belles scènes ( le Bota avant Hard-Fi , la Fiesta du Rock, Bear Rock, l'AB avant Skip the Use...).

Un EP au titre improbable 'We Were Riding Whales at Light Speed, Transmitting Laser Impulses Like Goddamn Sea Kings' et de bonnes critiques... Christophe Willems (chant)  /Alexandre De Bueger ( batterie)/ Nicolas Pierson( basse, synthé)  /Emmanuel Coenen guitare, percussions) donneront ce soir leur dernier concert 2012.

Une intro electro se fond dans le saccadé ' C.U.T.S.' aux coloris indie dance à la Klaxons, Metronomy ou autres Hot Ship.

CLM enchaîne sur le tribal et scandé 'Kruth 3' avant d'annoncer une plage plus récente, après une amorce lente, elle sera rythmée et agitée comme certains School is Cool  ayant bien écouté Arcade Fire: ' Dirt to Gold'.

La playlist mentionne ' Kruth 2', un titre épique.

' Haunted', le minuscule  et charismatique Christophe se révèle être une vraie bête de scène, apte à manoeuvrer les masses, Braine vibre, pendant que le mètre 63 descend prendre un bain de foule, les potes assurant sans sourciller.

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'Fireflies' virevolte comme une luciole folle, 'Autumn Waves' convainc tout autant.... enfin un groupe wallon dont on n'a  pas à rougir.

Un blanc, la machinerie déconne, Alexandre à la rescousse, Napoléon incite les troupes à gueuler pendant qu'un ostéopathe oeuvre pour rafistoler le Korg mal en point.

OK: ' The Cracks' au final frénétique et ' Kruth 1' avec la ligne ..the party is over... pour nous signifier que la fête s'achève.

Avant la douche, je me tape une séance de crowd surfing, essayez de me déposer sur le podium, bitte, ma chope n'est pas vide!

 

45' énergiques!

 

 

 

 


 

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 15:01

2012.09.22 - Horses On Fire : Jan Filliers Fonds Benefit Concert - Deinze 

 Il y a des groupes comme ça qu'on découvre au hasard d'un concert et qui ont quelque chose qui vous séduit immédiatement.

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Horses On Fire fait partie de mes rares coups de coeur. Ils sont Belges, Flamands mais leur musique, tout comme les 4 sympathiques musiciens, n'a qu'une étiquette, une couleur, celle du Rock, direct, percutant, excellent.

 35443_10151173738059301_1834873240_n.jpgEmmené par les frères De Feudis, Michélé (guitare et chant) et Alessandro (batterie) le duo s'appuie sur les riffs de guitare et la voix de Thijs De Cloedt et la basse Gibson Thunderbird "customisée" (private joke) d'Anthony Statius.

Hier soir, les 4 jouaient à domicile lors d'un festival de charité.

Le froid d'automne avait un peu gelé l'assistance et il a fallu tout le métier de Michélé pour secouer un public en majorité assez jeune.

Mais comme le disait avec le sourire un grand barbu  à qui je faisais la remarque "jonge mensen, jonge meisjes"... ;-)

 C'est avec une bonne demie-heure de retard sur l'horaire prévu que le concert commence sur les riffs de "Violent Highs" directement enchaîné à "Machete Machine".

 Le froid est présent et demande un ré-accordage constant des guitares. "Raw Meat" précède mes deux chansons préférées de l'album "Glassmade Giants" et "Wolfman In Disguise".

Un seul petit regret, cette fois la fin de"Wolfman" n'est pas a capella comme sur le cd. Ensuite, on ne se refuse rien puisque le quatuor nous offre rien moins qu'un nouveau morceau avec "Over & Out" et ça tient la route.

Vivement le nouvel album en 2013.

Le concert est super énergique même si la température continue à descendre malgré l'apport de gin-tonics mais les 35443_10151173738074301_487979862_n.jpgHorses on Fire en ont vu d'autres et c'est sur "Season To Hate" que se termine un excellent concert de plus à mettre à l'actif de nos Belges dont nous pouvons être fiers.

Un petit scoop?

 On pourrait bien les voir à Ciney le 18.05.2013 où ils me feraient l'amitié de venir jouer pour un concert de charité destiné à récolter des fonds pour aider à soigner un enfant atteint de leucémie.

Pour votre information, ils feront la 1ère partie de Status Quo le 27.11 prochain au Brielpoort à Deinze.

 À bientôt guys, keep on rockin'

 

 

Setlist : 01. Violent Highs. 02. Machete Man. 03. Raw Meat. 04. Glassmade Giants. 05. Wolfman In Disguise. 06. Over & Out. 07. I Miss To Hate You. 08. Your Blood. 09. Raise Hell. Encores : 10. Draw The Line. 11. Season To Hate.

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Mitch Zoso Duterck

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 14:21

 2012.09.19 - The Cult : Bataclan - Paris

 

Setlist : 01. Lil' Devil. (Electric) 02. Rain. (Love) 03. Honey From A Knife. (Choice of Weapon) 04. Nirvana. (Love) 05. Embers (Choice of Weapon) 06. Fire Woman. (Sonic Temple) 07. Lucifer. (C

hoice of Weapon) 08. The Phoenix. (Love) 09. The Wolf. (Choice of Weapon) 10. Horse Nation. (Dreamtime) 11. Life Is Greater Than Death. (Choice of Weapon) 12. Rise. (Beyond Good And Evil) 13. For The Animals.(Choice of Weapon) 14. Spiritwalker. (Dreamtime) 15. Wild Flower. (Electric) 16. She Sells Sanctuary. (Love) Encore : 17. Love Removal Machine. (Electric) 

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 Ce sont les Écossais de  GUN qui ouvrent ce soir pour The Cult et ils ont bien du mérite car il y a peine 300 personnes pour les aider à se sentir un tant soit peu appréciés. Le quintette ne va pas se démonter pour autant et nous délivrera un set de 40 minutes énergique et agréable. 

 

 

 

Ensuite vient la pièce maîtresse :  T he Cult. Toujours emmenés par le duo Astbury/Duffy, les Anglais vont nous faire voyager dans la folie d'un concert d'une intensité et d'une électricité rares. Dès les premières notes de "Lil' 269056_10151173748289301_949725322_n.jpgDevil", tout le monde est fixé sur son sort, ce sera "Electric"!

 Ian Astbury est toujours aussi charismatique et en verve avec le public parisien à qui il avoue avoir presque tout oublié de ses 3 ans de cours de français, la drogue sûrement plaisante-t-il (?).

 Ian est probablement un des derniers grands frontmen de ces 20 dernières années avec le jeune Jay Buchanan des Rival Sons. 

Billy Duffy, armé sa Gretsch White Falcon (série Japonaise me confiera son roadie après le concert) ou de sa Gibson Les Paul, est identifiable dès le 1er accord plaqué, Billy a une véritable signature musicale ce qui est devenu rare parmi la foule de "sprinters" modernes aux effets sonores multiples. Ici, clean, disto, reverb, delay et wah classiques et ça tue! 

Le public semble être sorti de nulle part dès les premiers riffs et même si on est loin du sold-out, l'ambiance ne faiblira pas de tout le concert et ce n'est pas "Rain" du fabuleux album "Love" qui va calmer les ardeurs d'un auditoire avide de sa dose de Cult.

 Ils sont venus promouvoir leur dernier album "Choice of Weapon" et avec 6 titres sur les 17 joués ce soir, les non initiés ont de quoi se faire une idée, c'est un excellent album!

 "Honey from a Knife" en est le 1er extrait et on dirait que tout le monde a déjà le cd, l'accueil est unanime. Aucun temps mort au cours du concert et grande distribution/consommation de tambourins de la part de sieur Astbury, au grand plaisir des 1ers rangs mais pas tellement du goût des bodybuilders du service de sécurité, sans doute en manque d'action mais que Ian calmera tout au long de la prestation en gérant parfaitement leurs réactions jusqu'aux dernières notes de "Love Removal Machine". 

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Une soirée extra ponctuée par le hasard qui me fait repasser devant le Bataclan une heure après le concert. Je m'arrête près d'un groupe compact au sein duquel ... Ian Astbury essaie de comprendre ce que les Parisiens à l'accent anglais tellement particulier lui veulent. 

 J'interviens, vole à son secours et me voilà engagé comme interprète pour le reste de la soirée ce qui m'a permis de faire plus ample  connaissance avec une de mes idoles, un homme charmant, reconnaissant, au point de signer tous les autographes demandés, modeste, fan de Led Zeppelin et très disponible. Autographes et photos pour moi aussi bien sûr et une conversation très enrichissante. 

 

 

Thank you so much Ian, see you next time!

 

Mitch Zoso Duterck

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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 14:23

 Leffinge, il était un petit village de pêcheurs dans les Polders, à une lieue de Middelkerke, traversé par le Canal Plassendale, en 2012 ,on recense 2373 habitants, mais chaque année, à la mi-septembre, ce pittoresque endroit voit sa population gonfler jusqu'à 18000 personnes pendant le festival rock Leffingeleuren.

Lors de la première édition, en 1995, déjà de gros noms fleurissaient à l'affiche: Jools Holland, Graham Parker ou K's Choice e.a., en 2012 , les top of the bill se nomment Triggerfinger, Joss Stone et Beirut, bref, un festival qui tient la route!

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Un soleil radieux baigne la campagne en ce doux samedi de septembre, tu n'as aucune peine à garer ton carrosse à 5 minutes de la Onze-Lieve-Vrouwekerk qui trône fièrement sur la Marktplein, à 50 mètres du site du festival.

Il n'est pas encore 14h, mais, déjà, un impressionnant peloton de festivaliers attend sagement l'ouverture des grilles donnant accès à l'enceinte, on est loin de l 'excitation, de l'agressivité et de la fébrilité qui souvent règnent du côté de Bruxelles lors de festivités quelconques.

Tant mieux!

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Le vainqueur du Concours "Verse Vis" ouvre traditionnellement le second jour du festival, en 2012 il se nomme Movoco!

Ils sont trois, ils sont jeunes, originaires de Nieuwpoort,  ils en veulent, ils ont magnifiquement ouvert!

Tom Roelens (bass) - Hannes Tamsin (drums) -Jelle Wulleman (guitars + vox) pratiquent un shoegaze /postrock / noise rock ne reniant pas certains effets psyche!

Le Poisson Frais leur a permis d'enregistrer une demo, ils en interpréteront plusieurs titres, en commençant par 'Torpor', amorcé par une longue séance noise, question de nous montrer d'emblée qu'ils ne sont pas apparentés à Willy Sommers. Après la séquence bruitages, Tom fait ronfler sa basse, Hannes tabasse son jouet et Jelle entame une litanie hantée.

Certains avancent A Place to Bury Strangers, c'est pas crétin!

'Dark Quickly' scénario similaire, avec de petits pépins techniques, l'ampli du guitariste déconne. Tu crois que ces kets vont paniquer, tu te trompes, Eustache, la rythmique assure sans failles pendant qu'un vétérinaire s'occupe de la bête malade.

Un pansement et c'est reparti avec de sérieux moulinets pour Jelle, tout énervé.

Un version méconnaissable, reverb. et fuzz à gogo, de 'Walking on the Moon', ressemblant plus à du Hawkwind qu'à du Police.

Une nouvelle  décharge magnétique, 'Magnets', sentant bon My Bloody Valentine ayant croisé les Stone Roses, avant d'attaquer ' Nomad', introduit par une basse New Wave et décoré d'un chant sépulcral.

On termine par 'Melting Consciousness' . 

 

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Un tout petit bémol, les lyrics sont inaudibles.

La parole à Tine, uit Brugge: "super optreden, goed gedaan, jongens"

 

Avec 17 noms à l'affiche ce samedi, il s'agit de se fixer des choix, pas de Isbells, vus et entendus une petite dizaine de fois, direction  De Zwerver pour MS MR!

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A  mysterious Brooklyn-based duo, mixte comme tu peux t'en douter, ce couple a créé la hype, sur scène l'expressive chanteuse et  son  blond copain, un efféminé aussi costaud que Jimmy Somerville, au chant et claviers, sont flanqués d'un excellent bassiste/claviériste/ samples et d'un non moins performant batteur.

En 35 minutes ils ont facilement convaincu le club de leur savoir-faire: de l'electronic dream pop with heartbeating rhythms et surtout une voix incroyablement soul et sensuelle.

MS MR va cartonner, c'est une évidence!

Le set débute par 'Bones', se trouvant sur leur EP, 'Candy Bar Creep Show', chill- out music chantée d'un timbre somptueux, te rappelant celui d'Amy Winehouse.

It's our first time in Europe, on the Continent I mean, thank you for inviting us, we're gonna have a good time, nous glisse la décolorée avant d'amorcer ' Kindred', nouvel electro pop irrésistible.

Une cover de Patrick Wolf, le dancefloor hit, 'Time of my Life', un univers nocturne voyant Florence et ses Machines croiser les Pet Shop Boys.

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A slower one, ' Ash Tree Lane' , le machin bien pute qui irrémédiablement t'incite à bouger hanches et guibolles en mesure, tout comme le fait la nana sur scène.

Next one is for all our ex-lovers, ' Think of You', bel exemple de soul synthétique qui, grâce au jeu de clavier, présente de vagues réminiscences avec 'You keep me hangin on'.

Leffinge, je tombe la veste, visez ma jolie robe Mary Quant, voici le sensuel 'Fantasy' , suivi d'un doo-wop synthpop, ' Dark Doo Wop'.

Tout le club battra des mains pendant ' Head/Home' et frôlera l'extase pendant le single 'Hurricane', enrichi de quelques notes au zither.

 MS MR, le dance band du futur!


Retour vers la tente et pause Maes tandis que Skip The Use met le feu avec un gros rock de foire, dégoulinant de graisse, apprécié par la masse, mais, diantrement, téléphoné, si tu veux comparer, c'est aussi digeste que The Clement Peerens Explosition.

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Profitons de l'astre solaire et de la contemplation de jolies créatures juvéniles, The Temper Trap est annoncé à 18h10'.

Melbourne se pointe sur fond sonore grandiloquent, tu ne savais pas trop quoi attendre du quintette australien, auteur de deux albums d'une pop bien ficelée et ayant trôné bien haut dans les charts, tu craignais voir un  band pour minettes et jeunes boutonneux. Grave erreur, Dougy Mandagi, le charismatique frontman ( vocals, guitar, percussion and diving) - Jonathon Aherne ( bass, guitar) - Toby Dundas ( drums) - Lorenzo Sillitto ( lead guitar, keys, backings) et Joseph Greer ( keyboards, guitar, backings)  ont littéralement mis à genoux le village entier, tu gueulais comme les petites lycéennes, super excitées, à tes côtés!

Ils ouvrent avec un  nouveau titre, 'Repeater' , rien à dire, catchy dans le style Coldplay, et poursuivent avec la  plage ouvrant l'album de 2012, ' Need your love' aux sonorités synthétiques, typiquement 80's ( Duran Duran, par ex.).

Premiers mouvements de foule avec ' Love Lost', l'incroyable falsetto de Dougy te fait penser aux Fine Young Cannibals.

Hayley Fox, rock critique de Londres constate:... his voice is insane, he reaches a handful of notes that are so far up the scale, that they don't get a showing that often...

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'Rabbit Hole' illustre parfaitement les dires de Hayley, ce mec ferait frissonner la plus sombre brute, derrière lui, les copains t'envoient un rock épique qui secoue les neurones.

Imparable!

Un orgue cathédrale introduit le hit suivant ' Fader', tout Leffinge chante.

' Happiness' - le romantic slow imparable à la Bee Gees, 'Trembling Hands' - le menuet electro aux vocaux à la Michel Polnareff virant Bronski Beat, ' Miracle',  tous ces titres séduisent les conduits auditifs.

Tu te mets à penser aux meilleurs moments d'INXS ou, encore plus loin, aux Walker Brothers.

Les esprits chagrins rétorqueront, c'est de la soupe Radio Contact, du lisse, du sous- Keane ou du sous- Coldplay... OK, c'est très fignolé, toute agressivité est proscrite, c'est joli comme une aquarelle de Thomas Gainsborough... en dan, meneer, où est le mal, sur scène, c'est bigrement efficace.

'Soldier On' -  le plus soutenu 'Science of Fear' - ' Ressurection' aux gros beats et, surprise, Dougy tente un saut périlleux au dessus des baffles, il atterrit dans la fosse réservée aux photographes, grimpe sur les barrières et vient serrer quelques pinces de fans en extase- l'infernal et tribal ' Drum Song' ne va pas calmer les ardeurs et c'est avec le smash hit ' Sweet Disposition' que le band achève ce concert magistral.

Le singer se payant une séance de crowd surfing pour finir en beauté.

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Nouveau voyage vers De Zwerver:  Wolf People!

Un psychedelic rock band anglais, formé en 2006, ayant sorti le full CD ' Steeple' en 2010 et, la même année, une compilation de leurs singles, ' Tidings'.

Un second album est prévu, les lycanthropes en joueront plusieurs titres.

'Silbury Sands' ouvre.

Grosse claque, imagine Jethro Tull ( époque 'Stand Up') ou le British folk du début des seventies (Lindisfarne, Steeleye Span, Pentangle...), un psychedelic/prog rock faisant la part belle aux longues et fluides coulées de guitare.

Etonnant!

DSC02107.JPG Jack Sharp, Joe Hollick, Dan Davies and Tom Watt poursuivent le trip avec a new one, la playlist indique 'Fire' , ce brasier nous conduit vers Wishbone Ash du temps de 'Time Was'.

La troisième salve sera bluesy et hard, 'Tiny Circle', Jethro Tull te vient à nouveau à l'esprit, tu y ajoutes Cream et Edgar Broughton Band ou les Groundhogs.

Une seconde plage prévue pour la future plaque insiste sur le côté folk médiéval, le lament de près de 8 minutes, ' Castle Keep,' lui succède... my heart is dying... chante Jack, après cette amorce lancinante, il entame en doublé de guitares épique, aux sonorités indiennes, avec son pote Joe Hollick.

Escapism vers un temps révolu!

' Cotton Strands' sera tout aussi étiré et hypnotique.

Ils sont  agréablement surpris des réactions positives de la jeunesse locale et proposent un autre morceau non enregistré, ' Earth' mentionne le feuillet, la suivante, ' One by one from Dorney Reach' semble tout droit sortir d'un vieil album de Black Sabbath, c'est du lourd et du saignant.

 

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Merci Leffinge, le timing nous permet un dernier titre, le Zeppelinien, ' Runter' ( comme indiqué sur la playlist).

Avec Wolf People, les teenagers redécouvrent la ( bonne) musique qu'écoutait leurs ( grands)- parents !

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Dernier transfert vers le cirque: Joss Stone!

The Black Box Revelation se dépensent sans rechigner sur la grande scène, tu les écoutes, confortablement assis à 100 mètres de là.

La grande qualité de ce festival, en dehors d'une organisation impeccable, est l'espace dont peut jouir l'auditeur, t'as jamais l'impression d"étouffer, pas besoin de faire la file pendant 40' pour obtenir une bière, tout ici se fait relax.

Le set du duo à peine achevé, tu te diriges vers la scène, tu n'as aucune peine pour te retrouver frontstage alors que les roadies oeuvrent.

23h05, le band rapplique: deux choristes black ( Liz et Simone (?)), le superbe bassiste grisonnant, Pete Iannacone - une guitare black nerveuse - Rick Jordan aux drums - un organiste, deux instruments, dont un Hammond, on ne peut certifier avoir vu Raymond Angry qui a participé à l'enregistrement de 'The Soul Sessions Vol.2' - et une section de cuivres: deux saxes ( Jeffrey Watkins + ?), une trompette ( maybe Hollie Farris), ils sont suivis de près par la souriante Joss Stone, robe gitane, pieds nus... elle est craquante!

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'( For God's sake) Give more power to the people' ( The Chi-Lites), Joss virevolte sur ce groovy track, sa soulful voice frise la perfection, la basse fait le reste!

Second track du dernier CD, ' While you're out looking for sugar' (Honey Cone) , l'Hammond en évidence.

Quelle fille, tu vas craquer!

DSC02213.JPGSur l'album 'Mind Body & Soul', 'You had me' pendant lequel elle vient titiller le public.

La belle minaude, flirte, séduit... un show très pro, à l'américaine, Leffinge boit du petit lait, elle a enchaîné sur ' Super Duper Love'...are you digging on me... yeah, lady, yeah...!

 Funk time, ' Stoned out of my mind', suivi d'une version impeccable de 'Teardrops' de Womack & Womack.

Un morceau de l'album 'Colour me free' enregistré avec Raphael Saadiq, ' Big Ole Game', it's about not taking things too seriously, ajoute-t-elle.

Incroyable travail des choristes pendant cette smooth song, collante à souhait.

Ecoute, Pete, j'ai pas envie de jouer la suivante, on passe de suite au slow ' The High Road'.

Exit les cuivres, pendant ce morceau des Broken Bells datant de 2010, la blonde enfant transforme la plage en cri déchirant.

 L'impeccable 'Tell me what we're gonna do now' précède un titre que je chantais étant gamine, a time when I was tameless, une nouvelle fois, elle s'éloigne de la playlist pour interpréter 'Don't cha wanna ride'. Fondu enchaîné sur 'Bad Habit', elle nous complique vachement la tâche en ignorant le feuillet, un troisième morceau sans pause sera introduit par une basse bien groovy, 'You got the love' .

Elle s'amuse, bondit, plaisante avant d'indiquer que le show se termine avec le soul track  'First Taste of Hurt ' de Willy Tee.

Stone leaves the stage, suivie par l'équipe!

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Gros raffut sous la toile, la star revient après quelques minutes, uniquement accompagnée de son guitariste, transformé en axe hero, ce dernier aligne quelques plans hard à faire rougir Slash. Avanti pour le sulfureux ' Fell in love with a boy' et ses aah aah aah aa... languissants.

Ta petite voisine, euphorique, lui lance son melon( it's a hat) qui par miracle vient se poser sur le pied de micro, un coup de maître.

Joss s'en coiffe avant de le refiler à la trompette, Leffinge gueule aah aah aaah aa ...

Second bis, à l'acoustique, la bluesy  ballad 'Landlord' et une toute dernière, la bombe, ' Right to be wrong'.

 

People didn’t want the night to end, mais la belle s'est tirée, nous laissant orphelins!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 


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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 13:04

La tendance se confirme, c'est la crise, pour la quatrième fois depuis l'amorce de la nouvelle saison, une assemblée restreinte au Botanique!

Nous citerons un entrefilet du Midi-Libre, datant du mois de mai, relatant la soirée gastronomique organisée par le Club de l'Age Heureux à Peyriac- Minervois qui n'attira pas la grande foule, malgré la qualité des mets proposés, de notre correspondant sur place:  Peyriac-Minervois - Repas des aînés : les absents ont eu tort!

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Pour célébrer la sortie du DVD 'Bruce Bherman Live Concert Ancienne Belgique - Brussels', le Bruce, pas bridé, Gantois d'adoption, a invité some mates pour assurer l'avant- programme, uit Antwerpen:

  Roadhouse Libra!

DSC01786.JPGLe frontman est loin d'être un inconnu dans la sphère musicale de la cité des diamantaires, aux lead vocals et guitare:  Tim Coenen ( Admiral Freebee, The Go Find, Bruce Bherman, Venus in Flame, Few Bits etc...) - l'incroyable Chris Smet à la guitare ( Paramount Styles, Star Club West...) - aux drums, un autre membre de la mafia portuaire, Juul Lemmens ( Admiral Freebee, Benny Zen, Donkey Diesel...) et à la basse,  le Facebook annonce Thomas Smith.

A 20:30 et des poussières, le lo-fi, roots indie rock band anversois,  né il y a plus de sept ans, ouvre avec 'Love in Concert', un alt. country/ pop guilleret et rafraîchissant.

Au  jeu des comparaisons, certains avancent Pavement et Dinosaur Jr., d'autres Jack Johnson, en remontant plus loin, presque jusqu'à l'antiquité, on peut mentionner des gens comme Lobo, Seals and Crofts, Bread, Dan Fogelberg...

La playlist annonce 'The Black' comme plage suivante, on n'est pas du tout certain que ce soit le morceau interprété, mais cet Americana, avec deux guitaristes alternant les petits soli subtils et ses gentle vocals, ne peut que séduire tes pavillons.

L'harmonieux 'The Book' confirme cette impression, c'est soigné comme les Byrds ou Crosby, Stills and Nash.DSC01760.JPG

' You gave up on me', une chanson de rupture en demi-teinte, sera suivie d'un autre midtempo proche du dreampop, ' Old Records', ton cerveau se remémore les jolies ballades d'Albet Hammond, le père, pas le gars des Strokes!

C'est à Harry Nilsson que tu penses en entendant la ballade 'Getting Old', les guitaristes entamant un duel amical aussi efficace que les joutes entre Ted Turner et Andy Powell  ( Wishbone Ash) du temps de 'Argus'.

La préférée de Chris, ' I really loved you' et une dernière salve mélodieuse, te faisant penser à d'autres groupes belges tels que Fence ou Coem, avant la pause pipi / bar.

Du travail d'esthètes!

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Bruce Bherman

En décembre 2011, celui qui a les mêmes initiales, mais une plastique moins agréable ( on te parle des sixties) que la DSC01807.JPGpropriétaire de La Madrague, assiégeait, avec sa légion étrangère, comprenant Tony Crow et Marc Pisapia, par deux fois, l'AB club.

En cette fin d'été 2012, le barde de Gand sort un DVD, filmé pendant les deux faits d'armes, et ce 14 septembre vient le présenter au Botanique, sans les Yankees , mais bien avec les Belgicains: WoWo Spaens ( fabuleux petit guitariste) - Tim Coenen, le même que tout à l'heure, à la batterie, le géant Dick Descamps, D D, la brute au coeur tendre, à la basse - pour épauler Bhermie aux vocals, le costaud Chuck Paisley, futur Hippocrate et chanteur doué et  enfin, en special guest, l'homme à tout faire chez Isbells ou Marble Sounds, le crack transalpin Gianni Marzo, aux guitares, banjo et lap steel.

C'est parti pour plus d'une heure d'Americana sentant bon les bords de l'Escaut.

Tu trouveras pas mieux in Belgenland, nous confie Tom Hawks, mijn naam is Hox , godv., le responsable merchandising  et flyerman number one in ze country.

' You said, You said' un matelas de guitares  à rendre jaloux les gens de chez Calexico, Giant Sand ou Lambchop et la voix caractéristique du barbu au petit chapeau.

Bye Bye Belgium, pas de plan B , mais un trip vers l'Arizona, le Colorado ou l'Utah.

Pas de pause, 'I was smiling' , Marzo au banjo, un grand sourire illuminant son doux faciès.DSC01887.JPG

Une country ballad, donc la lap steel: ' White and Blue'.

Que dis-tu, Patrick?

Mooi!

Ja, des frissons partout, petit!

Pas sur le DVD , un titre plus ancien, sur  The Other/63', ' Every B',  Chuck sous les spotlights sur coulis de choeurs agités.

Une lapsteel geignante doit nous conduire en Californie, ' Dreamer', de l'alt.country ensoleillé.

Un petit surf en duo, WoWo?

 Le Lynchéen ' I'll wait for you in a line'.

Next one is a bad song, pas que c'est un truc de merde, non, c'est un titre traitant de scélérats, de putes ou de politiciens corrompus ( ça existe, Bruce?): ' Tinseltown', une ville comme tant d'autres où you pay for your pleasure.

Combien t'as payé, Bruce?

DSC01921.JPGUn jour, je suis reçu par un gars travaillant pour Sony à Bruxelles, je lui fais écouter 'Clap', réaction: pas mal, good music, but too many words, mon cher.. un couplet, un refrain, c'est çà qui marche.

Je lui ai pas parlé de Bob Dylan ou de Tom Waits et suis rentré chez moi, mais il avait raison, suis obligé de coller les lyrics sur le pied de micro pour me souvenir des paroles de ce rootsy track nerveux.

'Touch' une ballade sensuelle pour laquelle le playboy de Gand refile son jouet à Chuck.

Comme il ne sait  plus quoi faire de ses patoches il les fourre dans ses poches, Gianni en profite pour inviter   Chuck, le bien Norris, pour un élégant duel.

' Radio girl' a country romance sera suivi de' Fly High' un rock en apesanteur.

Merci, Danke Schön, gracias, grazie, obrigado, tannemirt, dank u, mulţumesc, ευχαριστώ.. voici la dernière pour Jane Birkin: ' Big Sized Girls'!

 

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Direction les coulisses!

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La Rotonde les prie de revenir, faut dire que le bar a fermé ses portes!

Un bis de circonstance, une chanson de rupture sans cris, insultes et déchirements douloureux, 'The Goodbye Song'.

 

Ce n'est qu'un au revoir,  Bruce, à la prochaine, mec!

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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 13:11

Une nouvelle fois, le réservoir ne sera pas rempli jusqu'à la gâchette dans le bel hémicycle du  Bota.

Le public boude-t-il, les réserves sont épuisées après les vacances, l'appétit de nouveautés est  altéré..?

Madame Adeline ( 27 ans d'expérience: tarot, astrologie, numérologie....tarifs de groupe), interrogée ce matin, n'a trouvé aucune réponse en consultant les cartes, et pourtant le menu était tentant et, à l'heure du pousse-café, Didier, sa smala, Daniel et les autres clients étaient sur la même longueur d'onde: un double concert intéressant et agréable aux papilles.

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Le collectif de Saskatoon ( Canada),  Slow Down, Molasses doit ouvrir le feu!

Leur Facebook mentionne sous la rubrique 'membres': Tyson McShane, Ryan Drabble, Paul Ross, Jeanette Stewart, Chrix Morin, et Patrick Schmidt, c à d 6 individus, nous vîmes quatre éléments masculins et une gente damoiselle!

Jeanette, oublie porque te vas, chante, joue du piano électrique ou de la basse, les autres manient basse ou guitares, sauf  Ryan qui tape sur des caisses, toms et cymbales. Tyson, se profilant comme le bandleader , assure les lead vocals.

Qui manquait à l'appel, lequel a fait le mur?

Question ouverte!

Fief?

Indie/ alt.rock, saupoudré de touches country, folk, postrock ou de rythmes tribaux en n'oubliant pas le chant choral pour certaines plages.

Le soigné et feutré ' Sometimes we all fall apart' ouvre, après un démarrage folky, le morceau se fond dans 'Bodies' et prend des teintes postrock à la Broken Social Scene,  en contrepoint, tu entends un petit piano enfantin.

Chouette amorce!

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 Guitares en avant-plan pendant le nerveux ' Late night radio' .

Ces trois titres ouvrant l'album ' Walk into the sea'.

Jeanette refile son piano à un copain pour aller gratter la basse, c'est parti pour l'hypnotique ' Stay Still', effectivement plus statique.

DSC01589.JPG' City Sublet' leur nouveau 'flexi' single sera introduit par une symphonie percussive, le band avait emmené 26 drumsticks dans ses bagages, une guitare fluide invite Jeanette et Tyson à un  gentil duo vocal donnant un coloris champêtre à la sous- location. Soudain, un signal donné par Ryan ébauche un déferlement tribal avant le retour au calme pour finir la mélodie.

 L'élément féminin reprend sa place initiale, voici le sautillant ' Don't forget theYouth' suivi par un instrumental ( no title, yet) americana épique.

Un nouvel album doit sortir début 2013, on y  retrouvera ' Remedial'.

Un épais mur de guitares habille 'When you sleep' , les garçons se démènent à grand renfort de mouvements amples et tournoyants, le drumming se veut binaire et, une nouvelle fois, les claviers ajoutent une touche naïve devant contrebalancer toute cette fureur.

Le set s'achèvera par une ballade lumineuse, ' Light' .

 

50 minutes ayant suscité l'intérêt des Bruxellois!

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Gemma Ray

 Gemma Ray  ist eine britische Sängerin und lebt in Berlin, mais elle est originaire d'Essex.

Quatre albums à son actif, le dernier 'Island Fire' .

DSC01727.JPGCette madame, accompagnée d'un fabuleux trio de comparses, nous a plongés dans un délicieux bain fifties aux huiles David Lynch, Nancy Sinatra, Peggy Lee,  Chris Isaak, et un brin de Wanda Jackson.

Comme Sallie Ford ou Kitty, Daisy & Lewis tu me demandes?

Pas vraiment, Miss Ray ne semble pas jouer la carte retro par opportunisme, elle vit dans cette époque, t'avais qu'à reluquer ses fringues et ses boots pour comprendre.

Le drummer a été assez aimable pour nous éclairer quant à l'identité des boys: Rory More ( organ), ce mec valait le déplacement à lui seul, son Hammond infectieux ferait danser un moribond - Ed Turner ( acoustic bass) et le Gallois, Andy Zammit aux drums.

'Make it happen' une guitare surf , une voix hantée, un début film noir à te glacer le sang, les garçons entrent en scène après 60 secondes.

Un début magique.

' Runaway' qui ouvre l'album du même nom, nouveaux tremolos de la Hagstrom, un drumming bien rond et l'Hammond qui virevolte. Tu penses à Lee Hazlewood composant pour Nancy Sinatra.

Gemma ramasse a sharp knife, une lame de 35 cm, posé sur l'orgue et s'amuse à l'aiguiser sur ses six cordes.

Dangereuse bonne femme!

Une ballade majestueuse pour suivre ' Trou de Loup', on nous raconte que Jimmy Page est fan.

C'est pas un con, Jimmy!

Ne te fie pas au titre, ' If you want to rock'n roll' n'a rien à voir avec Little Richard ou Jerry Lee Lewis, cette plage lente et DSC01714.JPGnarrative baigne dans des climats brumeux à la Julie Cruise.

' 100 mph' ( in second gear), un jour un copain a essayé, sa caisse est à la casse!

Une petite  waltzy ritournelle pour suivre, ' They all wanted a slice', pour s'en tailler une grosse tranche elle ressort son attirail de boucherie et finit la rengaine en bruitages noisy.

 L'acrobatique ' Bring Ring Ring Yeah',  au background exotique, nous éloigne pendant trois minutes des atmosphères noires que l'on retrouve avec la torch song ' Flood and a Fire', du Ennio Morricone en jupon.

Avec ' I'm gonna lock my heart', ça ne rigolera pas plus, la clé elle l'a jetée à l'égout, un drame réaliste d'un classicisme cornélien.

Palabres avec Andrew, on joue quoi?

' Touch me I'm sick' de Mudhoney en version bluesy, avec bottleneck en glissando.

Nouveau conciliabule, la playlist subira quelques modifications, allons-y pour ' So do I' , une ballade enregistrée en 2009, accélération brusque en vue du terme, la gazelle part en galop, les mâles  aux cornes en forme de lyre suivent.

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Le slow qui tue, 'Rescue me', vais chercher ma  panoplie de  Zorro et j'arrive..

This venue makes you feel kind of schizophrenic... ça change de tous les autres qui s'extasient à chaque fois!

En veine de confidences, ma seconde guitare, victime d'un accident hier soir, est hospitalisée pour un petit temps, donc this one needs to be retuned, désolé pour l'attente.

OK, c'est fait, this song is called  'Dig me a river' et amène ton cerveau à penser à une certaine P J Harvey ayant passé la nuit avec Mark Lanegan.

Une dernière, que j'interprète en principe with my red guitar, another heartbreaking tune au refrain doo-wop, ' Put your brain in gear' .

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Un peu moins de 70' et un double rappel, solo!

 Le dramatique 'Out in the rain'  suivi sans pause par une version cathédrale de ' Ghost on the Highway' du Gun Club.

 

Un concert intense, une nana talentueuse et sympa et un trio de musiciens performants, what else do you want?

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Published by Michel - dans Concerts
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