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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 09:24
Samm Henshaw - DVtch Norris- Ancienne Belgique ( Club)- Bruxelles, le 7 novembre 2016

Samm Henshaw - DVtch Norris- Ancienne Belgique ( Club)- Bruxelles, le 7 novembre 2016

 

Samm Henshaw maakt behoorlijk tijdloze muziek, se lisait sur le flyer promo de son concert à Amsterdam.

Un nostalgique de l'ère Motown/ Stax, les frères ennemis de la grande époque de la soul, Samm, à peine 22 bougies, soufflées en février, n'a toujours pas sorti de full CD, mais le Londonien compte déjà une belle cohorte de supporters, aussi dans notre royaume exigu, où il est passé en été lors du festival à Werchter.

 

Support, DVtch Norris!

Il a fait du chemin  le MC anversois que tu avais vu accompagner Coely lors de la Fête des Solidarités 2014 ( Namur).

Nominé au Red Bull Elektropedia Award (Best MC), il a tâté des festivals dans tout le pays et ailleurs ( Couleur Café, les Ardentes, Dour, Pukkelpop,  Eurosonic...) , ses singles  marchent, le gars a réussi à classer  la Belgique sur la carte hip hop.

A 20:15 le deejay de service ( excellent) se pointe et active ses manettes, la casquette, grand fan de  Kendrick Lamar, le suit et déballe son boniment en enfantant un flow fluide et non agressif, quoique il se pose des questions...what's that shit you've been talking about..

On le sent nerveux, il avoue l'être passablement, bredouille, reprend son discours accueille un brotha ( l'incroyable Yann Gaudeuille)  pour attaquer la suivante , ' Seeking Closure', une production valant tous les trucs sortis dans le genre du côté de Detroit.

Le trac a disparu, il se sent plus à l'aise, il dédie la suivante, 'Princess Maya' à une nana dont il était amoureux fou, la princesse lui a ri au nez.

'Walk the talk' is about not being fucked up. Bruxelles suit le rythme, Chuck Norris a réussi son coup, normal tu dis...  Chuck Norris ne ment jamais, c'est la vérité qui se trompe!

Il entame ' King Panther' et qui sort de coulisses... non, pas Jean-Claude Van Damme, la pétillante Coely, le show prend immédiatement une autre dimension, ça groove à fond!

Brussels, are you feeling the vibes?

Yeah!

Toujours en compagnie de la little sister, il balance un ' Sir Swank' encore plus purulent.

Le plus grand moment suit, Yann Gaudeuille rejoint les copains, à trois ils envoient ' The rise' vers les sommets du rap.

Pour terminer le set, il adapte le programme initialement prévu et nous refait ' Seeking Closure' avec Yann.

Succès mérité!

 

 Samm Henshaw

En attendant Godot,  the Sound Experiment band, le groupe qui accompagne l'anglais d'ascendance nigérienne, décoche une intro rock bien musclée.

Le comique de la bande, Jordan Bikila – bass/ Jesse Dickson – drums/  Gaetan Judd – guitar / le petit blanc Jon Hockings – guitar et la seconde voix incroyable  Stefan Adamson – keyboard forment le Sound Experiment band, ils sont tous des amis d'enfance de Samm qui arrive, relax, une clameur indescriptible l'accueille.

Il entame ' Autonomy' ( Slave), une première claque en pleine figure, a fucking badass song.

Samm nous replonge 40 à 50 en arrière, à la grande époque de la Northern Soul inspirée des grands classiques de la Motown  ou d'Atlantic Soul, dont les fleurons avaient pour nom Wilson Pickett, Sam and Dave, Otis Redding , Joe Tex, Aretha Franklin, Junior Walker etc...

Le roadie lui refile une gratte, il propose ' Chances' un extrait du second EP, 'The Sound Experiment 2', sorti en juillet.

Le timbre est étonnamment mûr  pour un jeune gars de 22 ans, le band assure, tes voisines tanguent.

Le jeune homme maîtrise déjà toutes les ficelles du métier, manie la foule à sa guise, l'AB joue le jeu.

Pour ceux qui ont atterri ici par erreur, my name is Samm Henshaw and this is my band, this song is called ' Our love' .

Danceable r'n'b, salement remuant et purulent, ce morceau à tiroir connaît une fausse fin, il intime 'clap your hands', le public obtempère, il reprend le thème et achève la tirade.

It's the final show of the tour, confesse-t-il, tandis que le technicien lui tend une acoustique avec laquelle il attaque les premières mesures du gospel bluesy ' Redemption'.

Slow time ensuite avec la ballade  ' These hands' sortie en single.

Samm passe derrière le piano et annonce a lovesong, 'I only wanna be with you', le style de truc qui fait pleurer les ménagères dont le mari est resté au pub avec les copains.

Changement de style avec le groovy ' Everything' , le morceau le plus chaud du set, ça remue pas mal sur scène et encore plus à tes côtés.

Une mention spéciale pour le  travail magnifique de Jon Hockings.

' Holding on' is a new song, ce titre présente quelques accents country pas déplaisants.

Avec le band, nous sommes tous fans de Motown, vous allez reconnaître le titre suivant, on le commence et puis vous embrayez, vous vous débrouillez pour les lyrics, ...I've got sunshine on a cloudy day... Bruxelles a reconnu 'My girl' des Temptations et exécute les ordres du maître d'école qui propose un autre standard, ' Say a little prayer' de la grande Aretha.

Il est surprenant ( et rassurant) d'entendre toute cette belle jeunesse reprendre des titres créés alors que leurs parents n'étaient pas nés!

Il revient à son  répertoire propre avec le midtempo ' Night calls' puis présente ses acolytes et l'équipe technique tout en se foutant gentiment de la personne chargée du merch , qui a droit à une rengaine reprise par la chorale de l'AB, tandis que sur scène les musiciens s'esclaffent.

L'ultime flèche est tirée, un nouveau gospel ' Better' qu'il joue au piano et dont les backings sont assurés par la salle divisée en deux groupes.

A tight show donné par un artiste que tu risques de ne plus applaudir dans une salle à capacité restreinte.

Ce mec a tout les atouts en main pour jouer dans la cour des grands!

 

photos- jp daniels/concert monkey

 

 

 

Samm Henshaw - DVtch Norris- Ancienne Belgique ( Club)- Bruxelles, le 7 novembre 2016
Samm Henshaw - DVtch Norris- Ancienne Belgique ( Club)- Bruxelles, le 7 novembre 2016
Samm Henshaw - DVtch Norris- Ancienne Belgique ( Club)- Bruxelles, le 7 novembre 2016
Samm Henshaw - DVtch Norris- Ancienne Belgique ( Club)- Bruxelles, le 7 novembre 2016
Samm Henshaw - DVtch Norris- Ancienne Belgique ( Club)- Bruxelles, le 7 novembre 2016
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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 18:50
Lou Rhodes à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 6 novembre 2016

Lou Rhodes à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 6 novembre 2016

 

La foule ne se pressait pas sur les gradins de la Rotonde pour accueillir l' amène chanteuse de Lamb, Miss Lou Rhodes, venue à Bruxelles présenter son quatrième album solo 'theyesandeye'.

Pas de support prévu au programme, la délicate jeune personne, modèle idéal pour David Hamilton, fringuée post Woodstock, se montre à 20:25', accompagnée par deux musiciens touche-à- tout, Quinta ( violon, viola, harpe, claviers, scie musicale et backings aériens) et Ian Kellett ( drums, bodhran, basse, guitare, claviers, backings), ce barbu a apporté sa contribution aux travaux de Guy Garvey,  The Magic Numbers,  Tim Burgess, Suggs, Ed Harcourt, Emiliana Torrini, The Duke Spirit, Piney Gir, Howe Gelb et de quelques autres artistes pas cons!

The Observer ne tarit pas d'éloges dans sa critique du dernier album de la native de Manchester, lui attribuant quatre étoiles et indiquant  "Hazy and mellifluous, theyesandeye possesses a Nick Drake-like attention to detail.”.

C'est par ' All the birds' que le trio entame le récital, Quinta confectionnant des cris d'oiseau marins en détresse en faisant grincer le violon, l'acoustique de Lou, jouée en arpèges,  répond aux piaillements aigus.

Arrangements soignés, voix cristalline, préciosité et grâce, la soirée sera sous le signe du folk aérien!

Brussels, you are very polite, thank you, ce soir vous entendrez pas mal de nouvelles compositions mais aussi des chansons plus anciennes comme l'intimiste 'There for the taking', interprété sans batterie.

J'ai pris froid, il faut que je ménage mes cordes vocales, l'intendance m'a préparé du thé au gingembre, c'est plus efficace que du gin.

Quinta va chatouiller la harpe pour ' Hope and glory', Ian  tapote les blanches et  les noires.

 Lou, après avoir remis de l'ordre dans se coiffure sisters Brontë, entame la suivante invitant les gens à prendre leurs responsabilités au lieu de constamment  se plaindre, 'Them'.

L'humeur reste à la sophistication avec le séraphique  ' Angels', une cover du groupe xx,  , les anges dépeints par l'aimable jeune personne ne sont ni replets, comme ceux que tu retrouves chez Rubens, ni rebelles comme chez Pieter Bruegel l'ancien, ils ont l'attrait des putti de Raphaël.

Je vous propose une plage tiède par ces temps frileux, it is called 'All I need'.

Candide et charmant.

' Each moment new' figure sur son premier LP et n'a pas pris une ride, le titre est même plus rythmé que les compositions plus récentes.

Merci, dank u, Brussels, pas de polémiques, I don't know if it must happen in French or in Flemish, donc je poursuis in English. Avec 'Never forget', un titre proche des efforts d'une Janis Ian ou d'une Carole King, on replonge dans la lecture de 'theyesandeye'.

D'après elle 'Full moon' affecte plus le sexe faible, attention ce 14 novembre super lune, ne quittez pas le ciel des yeux!

Quinta  agrippe la scie, la frappe gentiment avec une baguette piquée au garçon, Lou a entamé 'Circle song'.

Guy baille et  se plaint de la relative uniformité, du manque de relief, de la représentation, il n'a pas tort, trop de perfection peut engendrer une certaine lassitude.

Le set demeure agréable sans remuer les entrailles, Lou propose un extrait de 'Bloom',  la plage 'Rain' qui nous rappelle certains titres d'America.

' Sea organ' puis 'Magic ride', sans l'apport de Ian, Lou au piano,  nous conduisent au terme d'un set de 50' .

 

Le temps d'accorder les guitares et le trio réapparaît pour les bis.

Elle accroche quelques clochettes à une cheville et amorce 'Sun and moon', un morceau que Ian n'apprécie pas trop car on lui a refilé une minuscule boîte à musique de style componium.

Lou Rhodes, d'un sourire des plus British, enchaîne sur 'Tremble' présentant des  charmes discrets d'une bourgeoisie d'une autre époque.

Pour ceux qui ont connu les années 60, voici une cover du Jefferson Airplane, 'White rabbitt', qui garde toute sa saveur dans la version de Miss Rhodes.

Pas question de vous envoyer au lit après ce trip psychédélique, on termine par une berceuse ' Sister moon' .

 

La tournée européenne se poursuit jusqu'au 12 novembre!

 

photos- jp daniels- concert monkey

 

 

Lou Rhodes à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 6 novembre 2016
Lou Rhodes à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 6 novembre 2016
Lou Rhodes à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 6 novembre 2016
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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 20:47
Stainless - Frau Blücher and The Drünken Horses - Fat Poor Show au Zik-Zak, Ittre, le 5 novembre 2016.

Stainless - Frau Blücher and The Drünken Horses - Fat Poor Show au Zik-Zak, Ittre, le 5 novembre 2016.

 

Une semaine après une ouverture officielle qui restera dans les annales, la nouvelle salle de concerts du Brabant Wallon, ouverte à l'initiative de trois mousquetaires et d'une madame qui n'a peur de rien, programmait trois groupes au background rock'n'roll, pour couronner le tout, ton ticket d'entrée te donne droit à une consommation à l'oeil.

Quelques jours avant  la date fatidique la dame qui fait hennir les poulains publie sur facebook: les excellents Fat Poor Show s'ajoutent à la fiesta!

L'honneur d'ouvrir le show revient aux Montois bien (re) montés et  arrivés tardivement.

A première vue ils ne fréquentent pas le même salon de coiffure qu 'Elio, ils ont de la gueule et du tempérament.

Line-up possible: le moineau Mike Raybans Stetson Pewaukee Toyo aux vocals/ Christophe Toff Waelkens à la basse/   Frank Truckster à la lead/ Sergeï Ramowski ( nom d'emprunt) seconde guitare et Jeff Red Bull 'je m'en fous mes caisses sont assurées' aux baguettes.

Le soundcheck se déroule sans douleur, à 20:00 pile, le hard beercore rock n' roll metal band ( marque déposée, comme la Cara pils) attaque ' Say my name', du rock aussi musclé que les biceps de Stallone du temps du premier Rambo.

Si ton truc ce sont les enluminures illustrant un manuscrit du 13è siècle, tu oublies, leur devise étant droit au but, comme Gerd Müller, t'es sur mon chemin, je t'écrase!

Bonsoir à tous, il n'a pas ajouté merci d'être venus si nombreux, le tous se chiffrait à 35 têtes de pipe plus une  demi-portion!

Tu te rends compte, il est à peine 20:05 et déjà il se plaint d'une gueule de bois, 'Hangover', il souffre beaucoup mais connaît le remède, s'y remettre aussi tôt et à une cadence combat, Manu, à boire!

Après s'être enquis de notre santé, on fait la connaissance de 'Buddy Loco' , un mec qui se déplace en caterpillar D7 racheté à D'Orazio, t'as pas intérêt à prendre ta priorité surtout celle de droite!

T'as vu un ' Hitchhiker' .

Où?

Tu viens de l'écraser!

Merde.

C'est rien, 'The worst is coming'.

Worst c'est pas une saucisse, vers le front, gaiment, la fleur au fusil,   ils se dirigent!

L'état major a décidé de faire sortir les blindés, ' Cast away' , une bluette sonnant comme du Metallica.

On a capturé un ennemi, chef!

Bien, on lui fait un lavage de 'Brain' et s'il résiste on sort la tronçonneuse, ' Chainsaw refilled'.

Le drummer est pressé d'en finir, il n'attend plus les autres et amorce ' Love 'n hate' suivi par 'Popamobile driver'.

Un signe de l'organisation: deux!

OK, on débute par le véreux 'Politicians' pour achever ce set vigoureux par le programme électoral ' Beer, sex and rock'n'roll'.

Quoi, Mourad?

Ouais, c'est halal!

Merci, bonsoir!

Direction le bar!

 

 Frau Blücher and The Drünken Horses

En consultant ton calepin, tu constates que Veronica Blücher, flanquée de ses bourrins bourrés, tu l'as déjà croisée à maintes reprises, que ce soit dans une écurie de province ou dans un haras de la capitale.

Ils ne peuvent plus te surprendre, penses-tu, et pourtant à chaque coup leur punk'n'roll te fait le même effet que 10 comprimés de Guronsan, que l'on ne recommande pas si d'aventure tu es en cloque , dans ce cas de figure, bouffe des fraises, un avis du Dr Renaud.

Line-up invariable depuis la nuit des temps: Veronica Märtinez: Lead Vocals / Mathias Sälas: Guitars -  Vocals/ Yves Vränckx, demain j'ai 50 balais: Bass/ Jeän Meert: Drums et celui qui occupe le box ami, muni de paille fraîche: Bruno Nobi: Saxophone!

L'intro 'Blücher boogie' est portée par le sax de Bruno, Veronica ricane puis salue les locaux qui, en saison, pêchent le saumon dans la Sennette avant de les traiter de 'Bastard' parce qu'ils sont jugés trop mous.

Bougez-vous le cul ou les tables sur lesquelles vous êtes accoudés valsent par la fenêtre, heureusement, le bunker n'est pas muni de vitraux!

' 1 2 3 4', elle vient donner sa leçon d'arithmétique dans la fosse puis propose un jus de fruit qui risque de te laisser sur le carreau, 'Lethal Pill Cocktail'.

Je tombe la vareuse, voici ' The party song' suivi par ' Quick and dirty' , une gorgée de My friend Jack pour se rincer les amygdales  et on balance 'Mama said no'.

Où est la serveuse, le service laisse à désirer dans ce bouge, à boire ou on chôme, le ravitaillement arrive, ' Carpe Diem' dit l'Espagnole qui a lu Horace .

Après cette leçon d'épicurisme, elle abandonne le latin pour le slang, ' Fuck you' , c'est pas pour toi, hein, chouchou, je t'aime, d'ailleurs on va tous te chanter un Happy Birthday mélodieux et après t'as droit à une Jupiler.

' I'm drunk' , Lucien, petit con,  descends du podium, merde, descends, fieu, elle lui refile un coup de pied dans les roustons.

La bouteille de Jack Daniels tourne et revient quasi vide, on a joué à Arlon, ils n'y ont pas touché!

Chapitre suivant: ' Scream motherfucker' puis un roman à l'eau de rose publié chez Harlequin, 'Red Döll', avant l'ode aux casse-couilles souffrant d'hémorroïdes ' Pain in the ass'.

Une farandole fantaisiste se met en route,  il nous reste deux morceaux annonce l'écuyer.

Euh, temps mort, je dois pisser, Jean s'en va saluer madame Pipi, il revient en vitesse pour tambouriner sur 'I don't care' et c'est par une version bordélique de 'La Bamba', pour laquelle une cousine de Trini Lopez est invitée sur scène, que s'achève la croisade de  Frau Blücher.

 

Il est 23h, Stainless est prêt à en découdre.

Eric Taminiaux est inoxydable, aucune trace de corrosion, normal cet Axeman vient de Mars, il y a plus de 10 ans il s'ébattait au sein du combo Charlie don't surf, qui non seulement a rangé sa planche mais aussi son matériel de scène.

En 2009, Stainless voit le jour, il ne pleuvait pas, le groupe tourne et enregistre deux plaques, la dernière date de 2013 ( When both ends burn), elle est distribuée par Moonzoo.

Montent sur scène au Zik -Zak, Axeman Frommars et sa guitare solaire, Olivier Scattone à la batterie et Chris Lacroix à la basse.

En bas, le public est disséminé, les plus résistants à l'alcool sont toujours au poste et ne vont pas le regretter.

Are you ready for some heavy metal?

Gisèle?

Ja!

On suppose qu'ils ouvrent par ' Sweet M16' et pas par ' Perfect' qui est mentionné comme n°1 sur le pense-bête.

La formule est simple et d'une efficacité redoutable, t'as à faire à un power trio comme ceux qui existaient avant l'usage d'une technologie froide et souvent débilisante.

Tu dis, Robert, ce mot n'existe pas, écoute il est repris dans le dictionnaire des mots absents.

On abandonne la linguistique et la basse attaque le brûlot suivant.( Disciplined people) .. I wish I was blind... s'exclame le martien qui, déjà, porte de sérieuses loupes, ce qui ne l'empêche pas de balancer des riffs mordants.

Un midtempo sentant bon UFO ( Bleed You) pour suivre, on te donne les titres avec les réserves d'usage, ils n'ont pas respecté leur papelard.

On a mentionné le band de Phil Mogg, on peut naturellement ajouter Scorpions et le  Michael Schenker Group, bref du bon vieux hard comme on en produisait dans les seventies.

Juste au cas où vous n'avez pas prêter attention à l'affiche on s'appelle Stainless et pas Take That!

' Speed' et ' Out of this world', une wah wah tonitruante décore cette plage, se succèdent.

Ensuite vient ' Good riddance'  qui ouvre leur dernier méfait, Olivier ne scatte pas, par contre il tabasse comme une bête, les riffs  de Monsieur Tarminiaux mélangent puissance et justesse de ton, la basse assure, quant au chant il surpasse celui du coq de ta voisine qui t'éveille tous les matins à l'aube.

Ittre savoure.

Tu m'emmènes au ' Seventh hell'?

 Elle est bien bonne, Simone, il n'y a plus de train à cette heure!

' Remember me' précède   ' New warfare' , une potion dans lequel ils ont insufflé des épices Metallica.

Pas question de nous laisser souffler, voici ' Man eat man' voyant il signor Scattone terminé le titre debout pour tabasser ses casseroles.

Impressionnant!

On va  jouer un slow   pour les deux couples de l'assistance, non Félix, t'es pas obligé d'inviter Rudy!

Après la romance on revient aux choses sérieuses avec le speed rock ' The call' et ensuite  ' Hate'.

Celle que tu peux raconter aux petits avant de les coucher se nomme  ' The slasher', l'histoire d'un brave gars qui a découpé sa bonne femme en tranches fines.

Sans pause vient ' Insane' qui clôture ce set râblé.

 

Il est minuit quart, les quelques survivants réclament un bis.

 Une cover, une cover... supplie Manu, il sera servi et grimpe sur scène suivi par Mademoiselle Blücher afin de psalmodier ' Ace of Spades'  avec le cosmonaute.

Stainless amorce un second bis dans la foulée mais l'heure de la retraite à sonner, cap vers la capitale!

 

Stainless - Frau Blücher and The Drünken Horses - Fat Poor Show au Zik-Zak, Ittre, le 5 novembre 2016.
Stainless - Frau Blücher and The Drünken Horses - Fat Poor Show au Zik-Zak, Ittre, le 5 novembre 2016.
Stainless - Frau Blücher and The Drünken Horses - Fat Poor Show au Zik-Zak, Ittre, le 5 novembre 2016.
Stainless - Frau Blücher and The Drünken Horses - Fat Poor Show au Zik-Zak, Ittre, le 5 novembre 2016.
Stainless - Frau Blücher and The Drünken Horses - Fat Poor Show au Zik-Zak, Ittre, le 5 novembre 2016.
Stainless - Frau Blücher and The Drünken Horses - Fat Poor Show au Zik-Zak, Ittre, le 5 novembre 2016.
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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 12:38
The Banging Souls at Echoes of the Sun 8 - Ciney Expo, Ciney, le 5 novembre 2016

The Banging Souls at Echoes of the Sun 8  - Ciney Expo, Ciney, le 5 novembre 2016

 

THE BANGING SOULS - « Echoes of the Sun 8 » - Ciney Expo, Ciney (BEL) – 2016.11.05

Line up :
Pierre ABRAS : Drums - Backing Vocals
Gaëlle MIEVIS : Vocals, Percussions - Acoustic Guitar
Ludwig PINCHART : Lead Guitar - Backing Vocals

Setlist :
01.A Change. (EP - 2015)
02.Roots.
03.Whisper.
04.The Call.
05.Seeds.
06.Black Betty. (EP – 2015)
07.Talk.
08.Queens Of The Modern Age. (EP - 2015)
09.I Love Rock'n'Roll. (Joan Jett cover)
10.Be.
11.Woman.
12.Race. (EP – 2015)

Un peu plus de 300 personnes ont répondu présent en ce samedi soir, deuxième soirée musicale proposée par l'A.S.B.L. « Echoes of the Sun ». Encore une fois, nous privilégions donc la qualité de l'auditoire à la quantité. C'est Milla Brune qui a ouvert la soirée par une prestation vocale très appréciée.
Venait ensuite un groupe qui allait marquer des points dans les esprits, une découverte pour beaucoup de gens : The Banging Souls. Entre stoner et power trio, les Namurois emmenés de main de maître par Gaëlle Mievis vont graver leur empreinte indélébile dans un Ciney Expo conquis.
Longtemps je me suis demandé si j'allais écrire cette revue, si j'allais être capable de prendre de la distance, d'avoir le recul nécessaire pour rapporter mon vécu en toute objectivité alors que celle que j'appelle ma « sœur de musique » se produisait devant moi. Autant que vous le sachiez d'entrée, Gaëlle est ma chanteuse préférée, au même titre que Stevie Nicks de Fleetwood Mac. Comme quoi, chez moi, la séduction ne dépend pas du statut de l'artiste, seuls le talent et l'émotion comptent.
Alors oui, après tout, je vais vous raconter en quelques arabesques verbales, le concert auquel j'ai assisté samedi. J'ai trouvé le truc pour être objectif ! Au lieu de rester debout face à la scène, bouche ouverte comme si je voulais avaler la terre, évitant de peu le filet de bave qui orne souvent la commissure des lèvres des ébahis, au lieu de rester là, les yeux rivés sur le band comme si c'était le dernier concert auquel j'assistais de mon vivant, je m'impose de changer de place à chaque nouveau titre interprété. Au moins, comme ça, je ne me ferai pas prendre. Et en plus j'ai parié que ce soir je n'aurais »pas les poils », expression qui tend à faire comprendre que ce que vous voyez et entendez vous plaît tellement que vous en attrapez la chair de poule ! J'en suis même venu à me
demander si ça marchait aussi avec la chair d'autres volatiles…
Les premières notes retentissent, claires, nettes, puissantes. Il y a encore eu du travail sur cet opus, je le sais. On peut entendre résonner « A Change », une évolution qui nous prend par la main pour un voyage qui nous ramène aux origines de la musique, à ces racines, ces « Roots » profondément ancrées en nous. C'est un cheminement sous forme de portée à cinq lignes sur lesquelles Pierre incruste les noires et les contre-temps tel un galérien de la percussion, puissante et subtile à la fois, ainsi que Ludwig y insuffle la chaleur de sa double personnalité technique de guitariste-bassiste, virevoltant sur les croches, traînant une ronde comme un silence lointain dans lequel on croît entendre murmurer. « Whisper » c'est le murmure assassin auquel je ne peux résister, c'est la rencontre impossible de Led Zeppelin avec Pearl Jam, c'est le cheval de Troie de Banging Souls, celui qu'il ne faut à aucun prix faire pénétrer à l'intérieur de vos défenses sous peine de voir la citadelle conquise avant la nuit. Cette chanson c'est comme un appel « The Call » une longue clameur des trompes qui sonnent le labeur aux champs et saluent les premiers rayons du soleil qui réchauffent une terre dans laquelle les paysans vont semer les graines à germer . « Seeds » s'enfonce au plus profond du terreau de votre âme pour s'y développer lentement, croître et s'élever vers le ciel, vers un horizon musical proche où des gens croulant sous les chaînes viendront moissonner les champs en chantant « Black Betty ». Ils ramasserons délicatement le fruit gorgé de soleil qui nourrira leur efforts jusqu' à la pause de midi. Alors, à ce moment là, ils s'arrêteront, tous ensemble, et se réuniront en cercle pour parler. « Talk » oui parle-moi, toi mon frère, toi ma sœur, dites-moi ce qui tant vous tient à coeur. Ne les regardez pas ces créatures insipides qui déambulent au milieu des champs de coton telles des « Reines d'un temps moderne », qui jouent à paraître, et donnent l'impression d'avoir été, des souveraines d'un soir de débauche acoustique, d'illusions. Nous on aime le Rock'n'Roll, yes sista' laisse s'envoler les racines du blues venu des profondeurs de l'Afrique, que tes lèvres se fassent ambassadrices, porteuses de ce message d'espoir qui permet à chacun de nous d'être. « Be » oui, sois, qui tu veux, ce que tu veux, Man ou « Woman », tu es indispensable à la continuité de l'espèce. Chante ton message de fraternité et de paix universelle. Telle un Hermès au féminin, te voici devenue messagère des dieux, engagée dans une course contre le temps qui passe et ne s'arrête pas : « Race ».

C'est de cette façon que j'ai ressenti votre musique samedi soir et, oui, je l'avoue, j'ai encore succombé, même derrière la scène, « j'ai eu les poils. »
Gaëlle, Ludwig, Pierre, merci pour ces instants de pur bonheur.

Mitch « ZoSo » Duterck

The Banging Souls at Echoes of the Sun 8 - Ciney Expo, Ciney, le 5 novembre 2016
The Banging Souls at Echoes of the Sun 8 - Ciney Expo, Ciney, le 5 novembre 2016
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Published by Mitch ZoSo Duterck - dans Concerts
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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 21:28
RPWL - Echoes of the sun 8 - Ciney Expo, Ciney, le 4 novembre 2016

RPWLEchoes of the sun 8 - Ciney Expo, Ciney, le 4 novembre 2016

 

RPWL - « Echoes of the sun 8 » - Ciney Expo, Ciney (BEL) – 2016.11.05

Setlist :
01.Daybreak Part 1.
02.Work.
03.Afternoon.
04.Doing It.
05.Sleep.
06.Daybreak.
07.Daybreak Part 2.
08.The Beginning.
09.Beset By Creatures Of The Deep.
10.The Narrow Way.
11.The Pink Jungle.
12.The Labyrinths Of Auximines.
13.Behold The Temple Of Light.
14.The End Of The Beginning.
15.Arnold Layne.
16.Atom Heart Mother.

Line Up :
Yogi LANG : Vocals - Keyboards
Kalle WALLNER : Guitars - Vocals
Markus JEHLE : Keyboards
Werner TAUS : Bass Guitar, Acoustic Guitar - Vocals
Marc TURIAUX : Drums

Voici la pièce de résistance de cette première soirée placée sous la bannière « Echoes of the Sun 8 ».
RPWL, le quintette bavarois originaire de Freising est là devant nous pour un concert spécial baptisé « The Man And The Journey » qui est considéré comme étant le premier « concept show » de Pink Floyd en 1969. C'est fait de musique et parfois de sons d'ambiance «Work » , « Sleep ». Autant vous prévenir, c'est l'époque Syd Barrett en plein et donc, probablement pas aussi accessible que la période post 1973 pour le commun des mortels. J'entends même des gens un peu déçus déclarer « Oh, ils n'ont pas joué The Wall, dommage ! ». Comme quoi il vaut toujours mieux se renseigner sur le programme proposé. Mais j'aime encore mieux entendre ce genre de réflexion là que les excuses bidons de ceux et celles qui avaient promis d'être présents et qui se sont lâchement défilés sous le couvert de prétextes fallacieux. Si l'ASBL en exprime le désir, je veux bien publier le nom des traîtres que l'on affichera en place publique au vu et au su de la population médusée. Ce soir c'est le Psychédélisme dans toute sa majesté et sa splendeur qui va s'exprimer et on continue à se demander ce que Syd, ce génial concepteur, aurait encore pu apporter à ce qu'on appelait encore « L'Eurock » à l'époque et à Pink Floyd en particulier s'il ne s'était pas détruit dans l'usage massif des drogues à tel point qu'il état devenu totalement méconnaissable même aux yeux de ses anciens compagnons de musique !
Au niveau musical, nous nous vautrons dans la perfection, la luxure auditive et le stupre émotionnel véhiculé par RPWL qui n'est autre qu'un mot reprenant la première lettre du nom des quatre membres originaux présents en 1997 lorsque le groupe a dû trouver un nom pour enregistrer son premier album.

La voix de Yogi est bourrée d'inflexions à la David Gilmour à un point tel qu'à certains moments on se prend à chercher le vrai des yeux, à moins qu'il ne chante depuis derrière la scène ? Attends je vais voir. Non personne ici ! Où çà ? Ah oui, les backstages, t'es un malin toi hein. Attends j'y cours. Non, je rigole, le dernier qui m'a vu courir, il n'est pas jeune. « Caramba, encore raté » comme on dit dans Tintin. Il n'est pas là non plus.
Certains morceaux ou, passages devrais-je, dire flirtent avec le hard-Rock le plus pur au niveau du jeu de guitares et du chant comme dans le terrifiant « Beset By Creatures of the Deep ». A vous glacer le sang.
Pendant toute la durée du concert, RWPL parviendra à focaliser l'attention du public réellement captivé par la qualité de la prestation du quintette allemand. Même lors des passages planants, presque confidentiels on entendrait voler une mouche dont le déplacement en vol est moins bruyant que celui d'un cochon, fut-il rose. Ne riez pas, j'en connais qui ont tenté l'expérience indoor en ces lieux mêmes. C'est incroyable d'écouter ce concept show car il contient à lui seul la plupart des lignes musicales et l'écriture de ce qui fera que Pink Floyd devienne la machine complexe que nous connaîtrons plus tard, ce qui prouve encore une fois le génie de Syd Barrett.
En rappel, nous avons tout d'abord droit au magnifique et beatlesque « Arnold Layne » et comme à chaque fois que je l'écoute, je me rappelle que le « Now I'm Here » de Queen lui colle parfois trop bien à la peau dans certains passages.
Et puis en apothéose, en cerise sur le gâteau, en marasquin dans ton Albama Slammer, une version toute personnelle de « Atom Heart Mother » pour laquelle Yogi Lang nous explique que le groupe ne dispose pas des moyens techniques nécessaires pour reproduire toute la partie centrale dominée par des cuivres omniprésents. Ils ont donc contourné le problème en ramenant l'oeuvre originale à un morceau de 13 minutes qui va être le véritablement de gloire de Kalle Wallner au nom prédestiné pour jouer du Floyd. Ce morceau va devenir une pièce d'anthologie pour guitare qui laissera tout le monde sur le cul ! C'est ma-gni-fique, presque intemporel.

Encore une fois, les organisateurs avaient fait les bons choix pour la huitième édition d'Echoes of the Sun qui en appelle une neuvième. Alors chers habitants de notre belle petite cité, si vous voulez être fiers d'être cinaciens, et fiers qu'on parle de votre ville autrement qu'en l'associant au bétail, bougez vous le fion et dès l'année prochaine, ouvrez vos esprits aux découvertes et à la culture, venez dépenser vos euros pour que l'ASBL Echoes of the Sun continue à proposer des spectacles de qualité avec un matériel au top et des artistes variés et talentueux dans un cadre idéal. Aidez les afin que votre ville soit réputée autrement que pour son (agri)culture.

Pierre, Benoît Thierry, Albin, Fanfan et tous les autres, encore une fois merci de nous avoir reçus avec une gentillesse, une qualité et une efficacité digne des plus grands. Bravo à tous et à l'année prochaine.

Mitch « ZoSo » Duterck

RPWL - Echoes of the sun 8 - Ciney Expo, Ciney, le 4 novembre 2016
RPWL - Echoes of the sun 8 - Ciney Expo, Ciney, le 4 novembre 2016
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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 21:12
Jacques - Manu Louis à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 4 novembre 2016.

Jacques - Manu Louis à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 4 novembre 2016.

 

Un concert initialement prévu à la Rotonde, déplacé à l'Orangerie qui affiche sold-out.

Rue Royale, des mecs sans billet t'accostent, ticket à vendre?

Sur facebook, ils sont des dizaines à pleurer pour acquérir un passe-droit...c'est qui ce Jacques?

Un adepte du bidouillage techno , un  play room producer, si bidouilleur te semble dépréciatif, qui avait fait  très forte impression lors des dernières Nuits Bota.

Jacques est cool, confessent les filles!

Paul, un intello: "oué jaime bocoup sest comme jean michel jard avec une guitare qui joue faux..."

Demande à Google de traduire!

Et sinon?

Euh, toujours pas compris cet engouement aberrant!

 

Support,  Manu Louis!

 Emmanuel Louis a toujours été un électron libre au sein de la communauté 'rock' belge!

Tu l'as connu Funk Sinatra, un concert mémorable à la Jazz Station, il a été jardinier chez  The Gardening Group, il a refusé de se laisser arroser chez We are not flowers et là, il vient de sortir ( chez Igloo Records) l'album forain et pas foireux  'Kermesse Machine'.

20 heures et des poussières,  sur scène une guitare, des synthés, des boîtes à rythmes, échantillonneurs, séquenceurs, expandeurs, un laptop , à l'arrière, un écran.

Pour humaniser tout l'attirail électronique, une déco Chez Marielle, resto routier, nappes Vichy ' douceur d'intérieur' ( 140 x 240 cm) , soldées à 10 € 68.

Manu Louis se pointe et attaque ' Playback' , un collage dadaïste théâtral avec le terme 'playback' répété à l'infini, tel le clou qu'un sadique tient à t'enfoncer dans la tête. 

Pour le moins original.

' Music from the hotdog stand', sans moutarde, avec quelques riffs de guitare mis en boucle et un texte maniant profondément le second degré et la dérision.

Musicalement on approche d'un electro twist aux influences balkaniques, le côté kermesse s'illustrant par des sonorités orgue de barbarie.

Désarmant à l'instar des titres les plus fous de Frank Zappa ou de Gruppo Sportivo.

' Karaoké' est la suite de ' Playback' , un nouveau patchwork surréaliste désarmant, quelques gimmicks androïdes nous renvoient vers Devo,  et le fait qu'il décide de chanter du Dalida ne peut que le rendre sympathique.

On ne recommande pas le zinc tenu par le Grand Architecte, ' Dans un bar chez God'  a tout du cauchemar éveillé.

Quelques accords de guitare piquants nous rappelle que le petit Manu a un passé jazz, sinon, si t'es fan des Frères Jacques mis à la sauce électro, tu risques d'être séduit.

Le baptême du feu pour la suivante, 'Président' qui pourrait devenir ' Ecran total' si Nivea n'y voit pas d'inconvénients!

Le bondissant ' The fall' date de l'époque Funk Sinatra, l'influence Zappa est évidente.

Voici une ballade huppée de deux minutes, ' Canards', illustrée par un film bucolique que Jean-Baptiste Pouquelin a tourné, en 1659, du côté de Saint-Cloud.

On quitte la mare, Tartuffe et la cour ( basse) pour ' Tchouang-Tseu' .

Euh, accroc, fermez les yeux, bouchez-vous les oreilles, la technique nous lâche, j'en profite pour placer la pub, je bricole, o k voici ' Tchouang-Tseu', un dancetrack magnétique et obsédant.

Il est suivi par une plage de la plus haute fantaisie, ' It's my birthday',  qui était déjà au répertoire de Funk Sinatra.

Les 40 minutes de concert s'achèvent par la bombe complètement déjantée, ' Sauzé Sawzé' .

 Sur un rythme effréné la guitare déchire, pense à Alan Vega mixé avec Technohead  (I Wanna Be A Hippy), tandis que l'assistance médusée bat le sol du talon et secoue la tête.

Un concert qui a tenu ses promesses!

 

Jacques.

Une ovation cyclopéenne dès l'arrivée en piste de  Jacques Auberger.

Pas de commentaire sur sa tonsure, pas réglementaire, un quidam derrière toi lance quelques vannes débiles, le Strasbourgeois prend place derrière sa panoplie électronique, saisit le micro pour dire ' je suis venu pour vous jouer de la musique', comme il agrippe une tourtière en alu, le même zigoto lance, ton truc c'est pas de faire des quiches?

Aucune réaction mais de longs préparatifs destinés à la mise en route de la fusée.

Sur les étagères, un bric à brac invraisemblable: rouleau de peinture, mixeur soupe, spray nettoyant, sonnette de vélo, ciseaux de différentes dimensions, élastiques, ruban adhésif,  clic clac distribué par St-Nicolas aux Galeries Anspach en 1974, fraises de dentiste, papier kraft, brosses diverses etc..., bref il peut toujours se recycler et tenir une quincaillerie.

La machine est lancée, une techno au  groove irrésistible, auquel le bricoleur ajoute des sons de tous les jours amplifiés par d'astucieux micros de contact ( 5€ pièce, fabrication maison).

Comme tes voisins, tu te laisses emporter par cette techno différente et futée.

Après 10 minutes il saisit une guitare, plaque deux accords flous, les insère dans sa préparation, il continue à improviser, ne trouvant pas le moulin à poivre, il déniche une râpe à grosses entailles, en tire des sons stridents qu'il ajoute au mélange.

Les sonorités prennent un coloris africanisant, Annette plane, Apolline et Dorine exultent, JP s'est tiré!

Ton intérêt, après 25' de trifouillage, se dissipe et tu te dis que dans la même catégorie, le travail de Stijn te paraît plus intéressant, plus funky, évidemment.

 Tout est question de génération, sans doute,  ta 'culture' musicale n'a rien à voir avec Tomorrowland  ou I love Techno.

 Trentemöller, Kalkbrenner, Moderat, Apparat, Ellen Allien ...OK, mais là, les gimmicks exploités par  le  jeune homme ne parviennent  plus à t'émouvoir.

Après 40' d'une impro relativement banale et  sans pause tu te dis que le jeu peut continuer jusqu'à l'aube, tu regardes autour de toi, visiblement tu es le seul à ne pas te laisser emporter par la fièvre collective qui s'est emparée du public.

Erreur, il y a Georges qui te dit préférer Benny B.

Intermède, Angèle, une nana qui n'a pas froid aux yeux, fait un signe vers Jacques, viens, lui dit-elle, il rapplique, elle lui murmure un truc à l'oreille puis vide sa bière.

Monsieur Bricolage reprend sa besogne.

Angèle s'allume un joint, te propose de monter avec elle sur scène, tu déclines l'invitation mais pour ne pas la blesser tu l'embrasses sur la joue et lui dit je t'aime, son pétard lui échappe, elle le ramasse, implore Jacques de lui donner du feu, dans sa cuisine il n'y avait pas d'allumettes, elle s'énerve, sa copine se marre.

Angèle, chère enfant, tu as réussi à me faire rire, pas Jacques qui sera resté sur scène pendant plus de 90'.

 

photos - jp daniels/concert monkey

Jacques - Manu Louis à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 4 novembre 2016.
Jacques - Manu Louis à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 4 novembre 2016.
Jacques - Manu Louis à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 4 novembre 2016.
Jacques - Manu Louis à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 4 novembre 2016.
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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 10:10
CULT OF LUNA and JULIE CHRISTMAS presenting a new album 'Mariner'- De Kreun - Kortrijk - le 4 novembre 2016

CULT OF LUNA and JULIE CHRISTMAS presenting a new album 'Mariner'- De Kreun - Kortrijk - le 4 novembre 2016

 

Préambule...

"Mariner" was never supposed to be played live.

It was under this premise that we started working together with Julie over two years ago.

The goal was to release the album, which was hard enough considering that we live on two sides of the gigantic Atlantic ocean. But if there's one thing that life has taught me, it’s that you should never say never - however unlikely an event seems to be.

Usually unlikely events are bad things that happen despite all precautions but in this case... well, let’s just say that the outcome is yet to be decided.

The stars have aligned perfectly and I am going to have take back what I’ve repeated in numerous interviews this past year: that Mariner will not be played live, because it will.

We have managed to sync our schedules and in November we will do a select few shows in Europe. Note that we will only play Mariner from start to finish.

There will be five Cult of Luna & Julie Christmas shows in Europe, nothing more and nothing less. There are no plans to perform the album live again.

We are as excited to hear how this plays out live as you might be because we haven’t played the songs together before.

Hope to see you in November."

 

- Johannes/ Cult of Luna

 

 Florian Hexagen à Courtrai:

Au final, ce "Mariner" se révèle donc être autant une TUERIE sur scène que sur album. Cette collaboration entre Cult of Luna et Julie Christmas est tellement à propos qu'on espère vraiment qu'elle fera des petits dans un futur proche. Hier soir, le De Kreun était une cathédrale dévouée au post-hardcore-metal, avec comme chef du culte une prêtresse saignante et implacable, entourée d'âmes damnées ayant tourné le dos à la lumière depuis un bon bout de temps. Le seul objectif de ces dévots: emmener directement leurs ouailles dans un espace abyssal d'où on ne les entendra pas crier. Objectif atteint sans détour, pour un set terrassant d'intensité et de beauté. Dans le top 20 de l'année pour sûr, et easy.

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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 09:31
Forks à Echoes of the sun à Ciney Expo le 4 novembre 2016

Forks à Echoes of the sun à Ciney Expo le 4 novembre 2016

 

FORKS - « Echoes of the Sun 8 » Ciney Expo, Ciney (BEL)

Line Up :
Mehdi Benkler : guitars
Pacifique Vuillemin : bass
Nadia : Vocals - guitars
Joël Bovy : Drums

Setlist :
01. Shael Nârak. (Unreleased Track)
02. Lost Control. (Forks - 2014)
02. 12h48. (Forks - 2014)
04. Hannah. (Forks - 2014)
05. Liar. (Forks – 2014)

« Echoes » of the Sun » 8ème édition, l'évènement n'est plus à présenter car tout un chacun sait, ou plutôt, devrait savoir que cette appellation contrôlée est un gage de qualité dans le monde de la musique progressive chère à cette ASBL de furieux-doux-dingues que sont les gens du team Bonmariage-Embrechts et tous les merveilleux bénévoles qui gravitent autour de leur comité organisateur. Cette équipe là au Trophée Baracchi aurait fait des malheurs au niveau du palmarès. Oui, ils ont osé, ils ont remis ça cette année encore, avec toute l'énergie et la passion qu'on leur connaît et qui fait partie d'eux comme une seconde nature, à moins que ça ne soit cela leur vraie visage. Cet un évènement ponctuel que tous les amateurs du genre ou simples curieux en mal de découvertes de qualité attendent comme le Messie, mais non pas Lionel, baudet, l'autre ! Cette année encore, la dream team a mis les petits plats dans les grands, à l'affiche sur deux soirées, pas moins de 7 groupes pour la modique somme de 40€ en prévente ! Alors mettons les choses au point et arrêtez svp de dire que c'est cher, merde quoi ! Où pouvez-vous aller voir 7 groupes de qualité pour ce prix là, hein, allez-y, j'écoute… Réponse : nulle part ! C'est bien ce qu'il me semblait. Alors je ne comprend pas ce comportement proche du coma boursier volontaire, sorte d'ostracisme avaricieux économique qui pousse le public régional à bouder l'évènement. Ce n'est pas la toute grosse foule mais ceux qui sont venus ce soir sont de vrais amoureux et c'est tant mieux car en ouverture ils vont, tout comme moi, découvrir un groupe qui d'emblée place la barre très haut. Ils sont quatre, ils nous viennent de Vevey, dans le canton de Vaud, VD sur les plaques minéralogiques du pays identifié « CH » qui signifie « Confédération Helvétique ».
Oui, ils sont Suisses et de taille normale. Arrêtons un peu les stéréotypes du genre « les Petits Suisses », et autres conneries du genre. Non, leurs vaches ne sont pas mauves et frappées du logo « Milka » et on ne crie pas « coucou » toutes
les heures dans les auberges qui bordent le lac Léman pour inviter les occupants à retourner leurs sabliers. Et c'est pas Ricola qui a tout inventé non plus, voilà , comme ça on a fait le tour de la question.

Forks c'est du power progressif façon Hawkwind meets Black Sabbath. C'est une musique toute en climats et en progression, allant parfois jusqu'à l'obsession quand elle vous pénètre jusqu' au fond de l'âme. C'est direct, très accessible et çà fait du bien par où ça passe croyez-moi. Valérie Ciriolo, la chanteuse titulaire ne fait pas partie du voyage pour cette tournée qui les a conduits de Bruxelles à Berlin en passant par Ciney (rien que des grandes capitales en fait) et qui prend fin chez eux, à Vevey ce soir 05.11.
C'est donc la sublime Nadia d'origine Libanaise qui dirige les opérations, c'est incroyable ce que la talentueuse chanteuse-guitariste accomplit comme prouesse en seulement deux répétitions. On croirait qu'elle a toujours été là avec eux sur le devant la scène. sorte de créature androgyne, mi-Marc Bolan, mi-Patti Smith qui dégage une sexualité musicale à tomber. Sa référence c'est Lou Reed et on ne peut pas l'en blâmer. Quand aux trois garçons, ce ne sont pas des faire valoir car ce qui étonne d'emblée chez ce jeune groupe c'est l'osmose, l'homogénéité qui transpire de leur prestation, ça joue tout en émotions et vous pouvez être certains que le concert d'un soir ne sera jamais une copie conforme de celui de la veille. Les titres sont très accrocheurs et s'insinuent lentement dans votre cerveau pour devenir comme un leitmotiv, obsédant. Le groupe s'auto-produit et l'argent qu'ils gagnent en concert est réinvesti totalement pour enregistrer et produire l'album suivant, c'est vous dire si ces jeunes là ne montent pas sur scène avec un tiroir-caisse en tête, ils jouent pour jouer et pour partager leur plaisir, point-barre. Ca leur confère ce côté authentique et attachant qui les différencie des spéculateurs. Les thèmes des chansons ? Le vécu , le feeling, la vie de tous les jours. Il n'y a aucun message revendicateur ni racoleur chez eux, quant à l'anglais, le choix s'est imposé naturellement à eux pour sa musicalité des mots et sa grande diffusion qui facilite la compréhension par un maximum de gens. De sublimes effets visuels sont venus rehausser l'ensemble de cette magnifique prestation.
Forks c'est deux albums : « Forks » sorti le 30 mai 2014 et qui a servi de trame au concert de ce vendredi soir et « Forks II » sorti le 18 Mars 2016. Je vous engage vraiment à les découvrir, ils en valent la peine. Merci à vous quatre pour cette super interview, votre sympathie et votre amitié. A bientôt de vous revoir.

Mitch « ZoSo » Duterck

Forks à Echoes of the sun à Ciney Expo le 4 novembre 2016
Forks à Echoes of the sun à Ciney Expo le 4 novembre 2016
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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 21:35
Paul Simon - Forest National- le 1 novembre 2016

Paul Simon - Forest National- le 1 novembre 2016

 

Le billet de JPROCK :

Icône incontournable de la musique pop-folk et célèbre pour son duo mythique avec Art Garfunkel, Paul Simon a aujourd’hui 75 ans au compteur et continue lors de ses innombrables tournées de ravir un public de fans fidèles, partout dans le monde.
Pourtant dans une interview donnée il y a quelques mois au New York Times, le célèbre chanteur se disait prêt à abandonner la musique après plus de soixante ans de bons et loyaux services.

« Le showbiz n’a plus beaucoup d’intérêt pour moi « déclarait il à la presse « .

Pourtant à l’écoute de son dernier et très réussi album « Stranger to Stranger » on se dit que le natif du New Jersey a encore de bien jolies choses à nous proposer.

C’est devant un Forest National quasi sold out que notre homme nous offre durant quasi 140 minutes un concert qui s'apparente à un best of des meilleurs titres de sa carrière.
Une invitation à un agréable voyage au fil de chansons devenues désormais des classiques pour l’amateur de musique un tant soit peu éclairé.

Entouré d’un band de musiciens chevronnés et utilisant des arrangements qui de plus en plus lorgnent vers la world music il nous prouve que son talent reste toujours inversement proportionnel à sa petite taille.
La voix est intacte, et même si en fin de concert on le sent quelque peu fatigué, Mister Paul assure de la première à la dernière mesure, et après une bonne vingtaine de titres nous revient sur scène pour trois rappels généreux avant de clôturer la soirée avec l’inévitable « The Sound of Silence « interprété en solo devant une salle émue et comblée.

Alors, a-t-on assisté ce soir au dernier concert sur nos terres d’un artiste majeur de l’histoire du rock ?
L’avenir nous le dira.
Mais ce fut en tout cas un bien beau moment musical

 texte et photos : JP Vanderlinden aka JPROCK- THE DARK FEATHER.

Setlist :

Gumboots instrumental)
The Boy in the Bubble
50 Ways to Leave Your Lover
Dazzling Blue
That Was Your Mother
Rewrite
Honky Tonk (instrumental)
Slip Slidin' Away
Mother and Child Reunion
Me and Julio Down by the
Schoolyard
Spirit Voices
The Obvious Child
Stranger to Stranger
Homeward Bound
El Condor Pasa (If I Could)
Duncan
The Werewolf
The Cool, Cool River
Diamonds on the Soles of Her Shoes
You Can Call Me Al

Encore:
Proof (instrumental)
Wristband
Graceland
Wheels (instrumental)
Still Crazy After All These Years

Encore 2:
Late in the Evening
One Man's Ceiling Is Another Man's Floor
The Boxer

Encore 3:
The Sound of Silence

Paul Simon - Forest National- le 1 novembre 2016
Paul Simon - Forest National- le 1 novembre 2016
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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 14:09
Ils sont partis: Bap Kennedy, Pocho La Pantera, Jimmy Williams, Todd Dowdy

Bap Kennedy has passed away at 54 years of age.

Bap était le frère de Brian Kennedy qui a représenté l'Irlande à l' Eurovision  en 2006 avec la chanson "Every song is a cry for love".

Bap était lui-même un singer-songwriter apprécié , surtout connu pour avoir composé la chanson  "Moonlight Kiss" reprise dans la B O de 'Serendipity'.

Dans les années 80/90, Bap Kennedy était le chanteur du groupe Energy Orchard qui a gravé 5 albums, par après il se lance dans une carrière solo qui le voit enregistrer  une dizaine de LP's, le premier ' Domestic Blues' a été réalisé à Nashville sous la houlette de Steve Earle.

Il est décédé des suites d'un cancer du pancréas.

 

 Ernesto Aníbal Gauna était une star en Argentine sous le nom de Pocho La Pantera!

Ce roi de la cumbia est décédé le 1 novembre , également victime d'un cancer.

Parmi ses plus grands succès, notons: "El hijo de Cuca", "Me dicen la pantera" et  "El Paso de la fiesta".

 

 

Le Philadelphia soulman Jimmy Williams, chanteur et bassiste, a fait partie du groupe United Image qui deviendra Double Exposure en 1975, le disco/soul band qui a fait fureur avec le titre ' Ten Percent'.

Lorsque Double Exposure arrête les frais on retrouve Jimmy au sein d'une autre machine à tubes, The Trammps ( Stan Wade's Trammps), il remplace Jimmy Ellis ( décédé en 2012)  lorsque ce dernier quitte le groupe .

Comme les deux précédents, cause du décès: un cancer!

 

 

Todd Dowdy était batteur au sein du thrash metal band de Floride, American Fix.

Il est décédé le 1er novembre.

Il avait également tenu les baguettes chez Degradation et End Unseen!

 

"It is with tremendous disbelief and heavy hearts that we announce the passing of our friend, brother and drummer, Todd Dowdy. Todd passed away early this morning with his family by his side. Our thoughts and prayers go out to his family in this very difficult time. The world has lost a truly amazing and talented person. Until we meet again!" se lisait hier sur la page facebook de American Fix!

Ils sont partis: Bap Kennedy, Pocho La Pantera, Jimmy Williams, Todd Dowdy
Ils sont partis: Bap Kennedy, Pocho La Pantera, Jimmy Williams, Todd Dowdy
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