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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 19:50
Release party pour la sortie de l'album de Ashes Into Blood avec Road To Holyblood /Last Breath Messiah/Space Quake/Signs Of Algorithm et Ashes Into Blood- MJ Le Prisme - Braine- l'Alleud- le 10 décembre 2016

Release party pour la sortie de l'album de Ashes Into Blood avec Road To Holyblood /Last Breath Messiah/Space Quake/Signs Of Algorithm et Ashes Into Blood- MJ Le Prisme - Braine- l'Alleud- le 10 décembre 2016

 

L'album 'Spontaneous Combustion' d'Ashes into Blood vient de sourdre, pour fêter l'événement, le groupe a invité quatre formations amies pour une fiesta metalcore à la maison de jeunes Le Prisme à Braine.

Pas facile à dénicher ce bâtiment, caché dans une impasse près d'un château d'eau.

 

Tu atterris sur place peu avant 17h, Road To Holyblood peaufine son soundcheck.

Leur facebook annonce quatre membres, Nico  Mathy (Lead vocalist) /John =Jonathan Malengreau (Lead guitar)/ un des frères Lumière, Lux Behelux (Rythmic guitar) et l'aigle, Peter Arend (Drums), mais comme on n'avait pas encore bu une goutte de houblon, on a remarqué un cinquième élément sur le podium, un instituteur studieux maniant la basse.

La séance d'échauffement te permet d'admirer le beau T-shirt Pantera arboré par un des protagonistes, ceci t'amène à penser que tu ne risques pas d'entendre une resucée des Pet Shop Boys.

Sans prévenir, les plaisantins entament leur récital, il ne faut pas 30 secondes pour voir le shouter, dont les growls redoutables ont requis l'attention d'un des pandas géants de Pairi Daiza, venir se frotter à trois gamins pratiquant un mosh artisanal.

Comme les limites du ring n'étaient pas clairement tracées, tu te dissimules près d'une enceinte car t'avais bêtement oublié d'enfiler ton protège roustons.

Nous sommes Road to Holyblood, nous ne venons pas de L A, mais d'une petite ville nommée Bruxelles et nous faisons de la musique.

Pas celle qui adoucit les moeurs, te suggère un sage qui s'exerçait au yoga.

Quel genre, alors?

Hardcore, deathcore, grindcore, corps à corps.

Pour te faire une idée, tu prêtes une oreille à leur EP ' A new chapter', veille à ce que ta maman se soit rendue chez le friseur avant de monter le volume.

Pas de setlist sur scène et tu piges que dalle quand Nicolas annonce les titres.

Tel un rouleau compresseur sans guide, la horde de barbares, sans orgue de barbarie, descend vers la plaine en poussant des hurlements épouvantables et parfois, une variante, des râles inhumains.

Notons de gentils encouragements à l'adresse du public, bougez-vous, bande d'enculés, puis ce concert sportif se poursuit avec 'Tomorrow's origins' pour probablement s'achever par 'Leftover'.

Bilan: quelques blessures bénignes ayant laissé une traînée de sang dans les lavatories, deux tympans perforés mais aucune perte de dents à déplorer,

Tiens, voilà fotoman, Michel.

C'était bien?

C'était musclé!

 

Last Breath Messiah

Encore un quintette, un t-shirt Motorhead, un autre Age of Torment, heureusement que ton gilet cache le tien à l'effigie de Sylvie vartan.

Tu dis, Michel?

Une moyenne d'âge plus élevée!

Ben, oui, Stéphane Busiau a de la bouteille, il a été résistant, Mike Favry, aux drums, a couru le marathon de Frameries en 1976, les autres n'ont pas quarante balais mais ne peuvent pas être qualifiés de bleus, ils déclinent comme identité: Hell Pat, un fameux guitariste, Pierre Laurent comme tous les grands bassistes, placide mais efficace et enfin, au chant, Romu Rastaman  Carlier, le fils naturel de Max Cavalera et de Masha Scream, la jolie chanteuse d' Arkona.

Style: du thrash qui tache et ébranle!

Une petite intro pas bien méchante avant une attaque sous la ceinture, ignoble, on n' était même pas prêts, et l'officiel n'avait pas frappé sur le gong, ' Learn' s'appelle la chose.

On l'a appris à nos dépens, les growls du rasta non vacciné pénètrent non seulement au plus profond de ton cortex mais ont le don de te transformer en tremble, non pas ondulant au gré dune douce brise, mais un tremble secoué par un cyclone pas comique.

Un cri de victoire ponctue ce premier fait d'armes suivi par le non moins violent 'Rain hate' .

T'étais pas tout à fait groggy, mais t'étais prêt à jeter l'éponge quand les copains d'Elio, sans pause, embrayent sur 'Summer'.

En été, tu aimes paresser, pas eux, ils ont sorti le bulldozer, déjà que nos routes wallonnes sont en piteux état, la NVA va encore se foutre de nous!

' Never be saved', le message est clair, on va tous y passer, un jour!

Puis vient le titre préféré de Lazare de Béthanie, ' Resurrection', suivi par le tout aussi biblique ' Redemption';

C'est quoi ce truc qui atterrit à tes pieds, une sauterelle que son copain a envoyée dans les airs tel un ballot de paille, étonnant en décembre!

Sur scène, Last breath Messiah ne prête aucune attention au pogo  exercé par ces poids plumes et tire  une dernière  cartouche, ' All for finality'.

Un show prométhéen!

 

Space Quake.

Des bruxellois mixant nu metal/ metalcore/rapcore, ils ont un album dans leur valisette, ' The Rorschach Theory'.

Particularité, un des guitaristes ( Eerik Maurage) manie une huit cordes, sous-utilisée, quand il ne joue pas sur scène, il aime bousculer ses copains, ceux qui mesurent moins  d'un mètre 65.

Les acolytes?

La capuche Jelle Habets, lead vocals à la Limp biscuit  - Yūki Koichi Takano aux drums - Olivier Decarpenterie à la basse et un évêque, Simon, comme second guitariste.

On te prévient de suite, leur set a paru fade et téléphoné  en comparaison avec la performance de Last Breath Messiah.

La cagoule/Adidas annonce ' Psycho at home'  , c'est pas mou, non, mais c'est du réchauffé.

Les musiciens sont appliqués, le shouter fait son numéro, mais tu sais que le truc ne va pas te transporter vers le nirvana.

' The Lies' précède 'Usual love' qui démarre sur un rythme accéléré avant de se calmer, c'est l'heure de la prière du samedi soir.

Le flow hip hop de ' Breaking life' ravive passagèrement  la flamme, décidément la mayonnaise ne prend pas, tu bailles.

Le groupe compte une colonie de fans, qui eux prennent du bon temps.

Après ' Saharap' la basse démarre ' Hard to believe' en slapping , c'est bien foutu, le morceau offre de réelles possibilités, mais non, le groupe retombe dans ses travers et clichés.

Bof, bof, bof!

Après le salut final, Jelle se déculotte pour que Michel puisse immortaliser ses fesses, le deejay n'avait pas ' Je suis un homme' de Polnareff dans son stock nu metal, dommage!

 

 

Signs Of Algorithm

Les  algorithmes, pas des bons souvenirs, recalé en juin, examen de passage en septembre, Monsieur Verbelen, une peau de vache, on m'a offert un cube de Rubik, à la poubelle!

Le metalcore band brugeois, avec des membres de la Zwalmstreek ou de Dendermonde, par contre, ne te laissera que de bons souvenirs.

Il y a deux ans, ils ont raté de peu un passage au Wacken festival, une déception oubliée car la liste de leurs concerts est impressionnante, en Flandre, Wallonie mais aussi en France.

Présentation: aux vocals Fre Derick qui a démissionné de la Polizei, Yochi Melis à la basse,  le fin renard, Roberto Devos aux drums, et les guitaristes Didier Vanassche  et Kevin Ddavi!

Une 'intro' suivie par ' No warning shot', titre  100% explicite, ouvrent les hostilités, il s'agit, à nouveau d'éviter les coups perdus et les soubresauts des sauteuses locales que le metalcore flamand inspire.

' Shadows remain' voit Frederick se taper une cabriole hasardeuse, puis un petit tour dans un  public où Jiminy Cricket se retrouve  à nouveau allongé sur le sol, sans sombrero sur le nez.

T'as été obligé de crier, fais gaffe, à l'hippopotame qui a failli l'aplatir.

Sur scène, toujours le même cocktail fait de fougue, de panache et d'agressivité, ils balancent le viril    ' New horizons yet to come' , l'amer ' The bitter end' et toujours sur leur album sorti en mars dernier, ' Dictator', pas du tout chaplinesque.

Next one is the titletrack of our album, it's called ' Harbinger', une amorce symphonique précède une cavalcade impétueuse, les riffs dégoulinent, la basse et la batterie assument un rythme infernal et le chant de Frederick  fait froid dans le dos, c'est terrifiant!

Ils le savaient, leur dernière salve a pour nom ' Terryfing terrorist', on a tous eu les jetons de voir des soldats en arme envahir la maison de jeunes à la recherche de djihadistes camouflés.

Un grand set, vigoureux et généreux!

C'était leur dernier show de l'année!

 


Ashes Into Blood

Le groupe est né en 2012, il multiplie les concerts et vient de sortir l'album  'Spontaneous Combustion', ce qui justifie cette soirée.

En vidant nos bières locales pendant l'exercice de balance, Michel attire ton attention, jette un coup d'oeil sur un des guitaristes du combo!

Bon sang, l'acrobate aussi baraqué que ma petite soeur, le monde est petit!

Et t'as vu, ajoute le farceur, un hobbit, là tout au fond de la scène.

T'as autant de culture qu'un navet obsolète, un hobbit, tu ignores ce que c'est!

21:45' , Yohann Gaucher ( vocals) - Ludovic Monnier ( basse) - Greg aux drums et les deux guitaristes, Mic et Xavier, sont au garde à vous tandis qu'un vent violent souffle dans les branches de sassafras.

Après l'intro, ils  décident d'entamer leur chapelet, ' Smile', loin d'être souriant, leur death metal /metalcore massif et pesant ,décoré de grognements terrifiants, te cloue au sol.

M'est avis que c'est pas la berceuse idéale à proposer au petit chaperon rouge pour qu'elle fasse de beaux rêves.

Ils enchaînent sur 'Deep illusion' toujours poussé par les screamed vocals du gaucher.

 Plus impressionnant que mélodique!

Le tempo, d'une lenteur inquiétante, intensifie l'impression de malaise, on n'est pas ici pour rigoler, si ça que tu voulais, va voir Pirette.

Après les remerciements d'usage, ils proposent ' Ashes into blood',  ils n'ont pas réussi à trouver le cendrier.

Toujours sans enluminures, voilà ' Medical sequestration'.

Que dis-tu, Arlette?

Les petits loups, on n'entend pas la grosse caisse.

 La madame,  dotée d'une fine ouïe, avait raison, la table remédie à la situation, puis le groupe propose 'Insomnia', normal l'infusion de camomille ne fait plus aucun effet, t'as repris une bière!

Tu reprends place à l'avant, le groupe a attaqué 'Age of desolation', autour de toi, un paysage lunaire, plus aucune trace de végétation, des cratères et quelques arbres calcinés, une musique apocalyptique.

' Spontaneous Combustion', burn, burn, burn, vingt fois il l'a répété, les pompiers ne sont jamais arrivés!

Irrité, Yohann attaque ' Dead on the front', du doom/deathcore sanglant, suivi par ' When the silence is broken', un truc peu apprécié par la communauté cistercienne du Brabant wallon.

L'efficacité est au rendez-vous, même si le cocktail proposé ne brille pas par son originalité.

Braine, on achève la soirée avec un inédit brutal, ' Revenge', un titre plus speedé que les précédents.

 

Fin du marathon, tu quittes Braine.

 Dans le lecteur de ta petite automobile t'as glissé ' Lightness: Music for the Marble Palace' de Brian Eno et rêvé de  paysages bucoliques.

 

photos - Michel van Rhijn ( + Michel) concert monkey

 

 

 

 

 

Release party pour la sortie de l'album de Ashes Into Blood avec Road To Holyblood /Last Breath Messiah/Space Quake/Signs Of Algorithm et Ashes Into Blood- MJ Le Prisme - Braine- l'Alleud- le 10 décembre 2016
Release party pour la sortie de l'album de Ashes Into Blood avec Road To Holyblood /Last Breath Messiah/Space Quake/Signs Of Algorithm et Ashes Into Blood- MJ Le Prisme - Braine- l'Alleud- le 10 décembre 2016
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Release party pour la sortie de l'album de Ashes Into Blood avec Road To Holyblood /Last Breath Messiah/Space Quake/Signs Of Algorithm et Ashes Into Blood- MJ Le Prisme - Braine- l'Alleud- le 10 décembre 2016
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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 22:16
Metal Night with Existance / Masters of Rebellions / No Fatality au Zik Zak- Ittre- le 9 décembre 2016

Metal Night with Existance / Masters of Rebellions / No Fatality au Zik Zak- Ittre- le 9 décembre 2016

Un événement co-organisé par la fine équipe du Zik Zak et Hydra Productions and Booking Agency.

 

Trois groupes issus de la révolution industrielle, merci Adolphe Blanqui, bois un ballon de Margaux à notre santé, pour une soirée qui s'annonce volcanique au Zik-Zak.

Sont en pleine forme, Annick, Patrick, Pascal, Manu et les autres, le bar va tourner à plein régime.

 

La balance de No Fatality s'achève à 20:30', dix minutes plus tard les pas amers Picards pour lesquels le fatum est un leurre, investissent le podium, presque au complet, Gaël Callewaert, le chanteur, ayant été refiler une cassette aux mixeurs et Jérôme Carette, le bassiste,  brille par son absence.

Après  l'introduction symphonique, Michaël Callewaert ( guitare) - Géry Carbonnelle (drums) - le petit Fabien Delrue ( Lead Guitar)  et Morad Bradi ( claviers) amorcent ' No Submission' , une plage figurant sur le dernier méfait des Tournaisiens ( Side Effects) .

On baigne en plein power/symphonic metal épique que le shouter, un Viking ayant trouvé un paletot rapiécé aux Petits Riens, décore de quelques harangues offensives, le titre est explicite, Jacques, ils ne feront pas de quartier, cachez vos épouses, vos filles, vos mères et vos vaches!

Même scénario pour la suivante datant de leur premier EP, 'Opium', comme Gaël n'avait pas déniché de sèche-cheveux dans la caverne servant de loge, il est obligé de secouer dans tous les sens sa longue tignasse de guerrier, cela ne l'empêche pas de psalmodier son hymne, fort apprécié par Arthur Rimbaud.

Ils enchaînent sur 'Red October'  dont les lyrics ne sont pas de la plume de Tom Clancy.

Joli travail de dentellière des guitaristes, le drummer assure une base rythmique rouge et les claviers de Morad une touche mélodique, c'est du solide.

On vous emmène du côté de Londres, au 19è siècle, gaffe au fog, la ruelle est sombre et pue l'urine, allons saluer le sympathique ' Jack The Ripper'.

Une composition gothico-théâtrale.

' Side effects' tourbillonne, puis ces grands fans de Patrick Sébastien, le rocker français aux cheveux d'argent et aux vestons bleu marine enchaînent sur ' My own destiny' avant de prendre congé avec le prophétique 'From The Ground To The Grave', une plainte sombre que le frontman a décidé de venir débiter dans la nécropole ittroise.

Du bon boulot!


Le long temps mort avant l'arrivée des Carolos ( Ransart) de Masters of Rebellions te contraint à un passage à la  buvette.

21:45', les insoumis sont prêts à en découdre, le Zik Zak se souvient encore de leur passage dans le même hangar en octobre dernier, Annick te confiera que ce soir ils étaient encore plus performants.

Annick n'étant pas du genre baudet, on la croit sur parole !

Trois chevelus, un short back and size, ce dernier, caché derrière ses cymbales, fais pas l'innocent, Ignace, on sait qu'il n'en a que deux, Pascal van Craen, frappe comme un révolté, ses copains déclinent l'identité suivante: Olivier Bogaert au keytar ( ex  Ithilien, ex Forevermore) , Geoffrey Branchinelli à la lead et Arpad Gencsek à la basse et lead vocals, un brave garçon qui a sévi chez Deathraod et Resurrection.

Si MOR a vu le jour en 2008, il a fallu attendre septembre 2016 pour découvrir un premier album, 'Rise'.

Une bande passe, trois rebelles nous tournent le dos, soudain ils font volte-face et balancent 'Rise';

Dedju c'est sec et incisif, du heavy metal présentant un fumet Uriah Heep, le son du  keytar sans doute,  des riffs en sweeping d'une vitesse vertigineuse et un chant agressif, ça va chier!

' No pain no gain' succède à l'ascension inaugurale, une chorégraphie esthétique ravit l'audience, les vocaux prennent une couleur AC/DC, tout baigne.

' Out of my way' et ' Steel Rider' se succèdent puis on nous propose une visite guidée de la 'Warmachine' , une sorte de moissonneuse-batteuse  qui coupe tout ce qui entrave sa route avant d'en faire de la farine, mais pas de froment.

C'est redoutable.

' Dreamer' et une version destroy de ' Crazy Horses' des Osmonds terminent ce show haut en couleurs et fort apprécié.

Tu dis, Angèle... ah, bon, c'était pas le morceau des membres of The Church of Jesus Christ of Latter-day Saints, la berceuse se nomme ' Crazy Horse' au singulier, tu crois que c'est en l'honneur du cabaret parisien, dommage qu'ils n'aient pas emmener quelques danseuses dans leurs bagages!

Le groupe a remporté le tremplin du Durbuy Rock et sera à l'affiche du festival en 2017.

 

Le plat de résistance à 22:50': Existance!

Existance naît en France en 2008, biberonné au heavy metal des années 80 ( Saxon, AC/DC, Tesla, Accept, Def Leppard, Manowar, Judas Priest , un peu moins La Compagnie Créole...), le groupe fait son apprentissage dans son beau pays dirigé par Saint  François et passe de temps en temps la frontière pour exercer ses talents naissants dans notre plat pays.

Les années ont passé, Céline n'est toujours pas mariée, quant à Existance, il a pondu quelques albums, dénichant tout récemment un deal avec Spiritual Beast, un label nippon qui vient de sortir leur dernier né,  'Breaking the rock'.

Line-up: Julian Izard : Lead vocals/ guitars

Antoine Poiret : Guitars, non, ce n'est pas le fils de Jean!

Nicolas Martineau : Drums

Julien Robilliard : Bass.

Petite musique de fond virant hard, Nicolas prend place, il s'appelle Martineau, il aurait pu se nommer Marteau car il se met à frapper comme une bête tandis que ses copains prennent place.

D'emblée, ça canarde sec , normal le truc a été baptisé ' Heavy metal fury', si tu n'avais été quasi chauve, tes cheveux se seraient mis à voleter tous azimuts.

L'ouragan semble vouloir se calmer mais une seconde bourrasque d'une violence rare vient secouer le dépôt, 'Legends never die', le morceau ouvrant l'album 'Steel alive', t'as noté la subtilité du jeu de mots, oh, toi, ma douce panthère! 

Bazin, que fais-tu là?

Je cherche ma vipère.

De quoi a-t-elle l'air?

It's a ' Black Viper'.

Ton truc sonne comme les Scorpions, ça secoue drôlement!

Le déluge redouble d'intensité, ' Existance' et ' Waverly Hills', deux titres plus anciens, se succèdent.

Annick, électrisée, a quitté sa caisse pour venir headbanger aux côtés d'un punk centenaire et de sa rouquine fébrile, à la plus grande joie de Bébé Antoine qui n'a pas vu passer le marchand de sable.

La troupe nous propose de faire la connaissance d'une certaine ' Marilyn' ( Icon of Desire), t'as noté son n° de GSM pour un soir où tu aurais besoin d'un babysit.

Flanquez le bordel, qu'il dit.

C'était pas malin, l'Iroquois a l'idée de débrancher le jack de la guitare.

Non, non, va boire une chope, ket!

Ils enchaînent sur ' Sinner of love' , le rescapé rapplique: "c'est un peu mou, tout ça", la France rit et poursuit son raid.

 ' Slaughter' , le brutal ' Dead or alive'  et  ' We are restless' défilent et font très mal.

Après un 'Breaking the rock' dévastateur , ils nous annoncent que le trip va s'achever et nous saluent ' From Hell'.

Un grand groupe, un concert énorme!

 

 

 

Metal Night with Existance / Masters of Rebellions / No Fatality au Zik Zak- Ittre- le 9 décembre 2016
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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 13:28
Goldenboy au Bar du Matin, Forest, le 8 décembre 2016

Goldenboy au Bar du Matin, Forest, le 8 décembre 2016

 

Oui, Freddie?

The boy had a way with words, he sang, he moved with grace He entertained so naturally, no gesture out of place His road in life was clearly drawn, he didn't hesitate He played, they saw, he conquered as the master of, as the master of his fate...

Merci, la classe, quoi!

 

Une bonne raison pour mettre le cap vers le Bar du Matin.

Quand le flyer annonce 21h, tu sais que c'est une illusion, après un soundcheck laborieux,  Céline Chappuis et Julien Van Aerschot, qui n'a jamais vu le fameux béguinage, ni le clocher de Onze-Lieve-Vrouwekerk, regagnent les coulisses pour enfiler leur tenue de scène et à 21:50', ils prennent place près de la fenêtre découvrant la Chaussée d'Alsemberg.

Dans l'assistance quelques collègues: Cloé du Trèfle, Karin Clercq ou  Alice Vande Voorde...

Fin 2014, Freaksville sortait l'album ' Lola' , l'année suivante Goldenboy tournait un peu partout pour s'évaporer en 2016 et finalement revenir en formule duo en ce maussade mois de décembre.

Tu me dis connaître Céline Chappuis, effectivement, la demoiselle de Lausanne fait partie de l' Orchestre du Mouvement Perpétuel, de Joy ( de Marc A Huygens) et   a accompagné, e.a.,  Manon Ache ou Patrick Spadrille.

Le beau Julien a fait partie de Machine Skud et, plus tard, a été engagé par  The Names,  inspiré par Satie, il a également sorti un disque d'impromptus au piano.

Quatre mains caressent les touches du piano électrique, deux voix à l'unisson entament ' ABC' , une délicieuse mélodie pop  nous renvoyant vers des temps moins prosaïques.

Céline se dirige vers son violoncelle,  Julien, en crooning, psalmodie ' The Waltz', une nouvelle tranche de pop baroque raffinée.

Même ambiance cabaret désuet pour la composition suivante, à nouveau interprétée à deux voix.

Il est affété à la manière de Georges Descrières en gentleman cambrioleur, notre golden boy bruxellois, assurément les demoiselles  l'adorent.

Après ces deux valses vient une déclaration d'amour portée par un cello courtois, ' Mon amour', puis Julien décide de démarrer le programming.

Las, la machine est récalcitrante.

Hallo, docteur, j'ai un problème..

Je vous rejoins séance tenante, très cher, mais, ce n'est rien, il suffit de remplacer le pansement, voilà, la bête est en état de marche.

Fort bien, voyez Sigrid, la secrétaire, pour vos honoraires.

Mesdames, messieurs, après ces désagréments mineurs nous vous présentons' Lola' , une dame qui apprécie David Bowie, Marc Almond  et Bryan Ferry.

La suivante est inédite, lors de la cérémonie du baptême, le pasteur l'a bénie sous l'appellation ' Yves Saint Laurent'  , un copain de Loulou de la Falaise, considérée par certains comme une ' originale'.

Céline passe à l'électricité, une belle basse,  tandis que  Martine va à au marché de Noël, le duo attaque une plage solaire, intitulée ' Sun' sur le papier écrasé par les escarpins de Fraulein Chappuis, qui refile la quatre cordes au dandy d'Aarschot pour le pop  minimal 'I forget you ' qui nous rappelle au bon souvenir d'Elli et Jacno.

La machine tousse, en appuyant sur une touche du synthé, Céline n'entend qu'un bête plic, pas besoin du médecin, un nouveau sparadrap et de la pommade miracle feront l'affaire,  go, c'est parti pour une rengaine synthpop dont les trois mots I want you constituent les lyrics.

Se succèdent et terminent le set: ' Your eyes' , l'instrumental ' Melancholy' et  le titre préféré de ton cousin Albin, orpailleur à Sentenac-de-Sérou, ' Gold'.

Ce dernier morceau, dansant en diable, voit Margot et sa copine entamer une danse aurifère qui leur eut valu un rôle dans ' Goldfinger' si Guy Hamilton s'était trouvé sur place.

Après 55' distrayantes, la messe est dite.

 

Les groupies exigent un bis, on ne peut les décevoir, une reprise allongée de ' I forget you'  ( titre à vérifier) d'inspiration Kylie Minogue, achève la soirée.

 

Goldenboy au Bar du Matin, Forest, le 8 décembre 2016
Goldenboy au Bar du Matin, Forest, le 8 décembre 2016
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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 15:08
Greg Lake rejoint Keith Emerson!

En  mars dernier Keith Emerson mettait fin à ses jours, ce 7 décembre Greg Lake s'est éteint après un long combat contre le cancer.

Le chanteur/guitariste/bassiste du célèbre Emerson, Lake and Palmer avait 69 ans.

Déjà avant la formation du supergroupe, Greg Lake avait fait parler de lui en tant que membre de King Crimson avec lesquels il a enregistré les deux premiers albums, 'In the Court of the Crimson King' et  'In the Wake of Poseidon'.

C'est en tournant à la même affiche que The Nice que Greg fait la connaissance de Keith Emerson, le duo débauche Carl Palmer ( Atomic Rooster/ Arthur Brown ) et un des plus grands groupes de progressive rock voit le jour.

ELP nous laisse 9 albums studio et des souvenirs impérissables , tu  as toujours en mémoire leur passage à Forest National en 1973, Keith Emerson avait encore l'habitude de maltraiter son orgue en lui donnant des coups de poignard.

En 1975 Greg Lake débute, en parallèle de son boulot chez ELP, une carrière solo, ' le single ' I believe in father Christmas' atteindra la seconde place des British charts.

Par la suite il sort trois albums, deux avec Gary Moore, le dernier avec Geoff Downes.

Greg remplacera  pendant un petit temps John Wetton au sein d'Asia puis se retrouve au sein de ELP2 ( Emerson, Lake and Powell) , ensuite il forme son Greg Lake Band avant de retrouver Keith Emerson en 2010.

ELP se reforme brièvement et se produit au High Voltage Rock festival.

En 2013, Greg Lake se retrouve sur scène pour interpréter "Pirates" un poème mis en musique pour lequel il avait collaboré avec Peter Sinfield.

 

2016 , année maudite, le voit rejoindre d'autres grands disparus.

 

Autre décès récent:  Adam Sagan, qui fut le batteur du heavy metal band Circle II Circle , de White Empress et de Into Eternity, est décédé d'un cancer.

Adam Sagan avait 36 ans!

 

Greg Lake rejoint Keith Emerson!
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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 17:01
Marie Fikry Quartet au Music Village, Bruxelles, le 6 décembre 2016

Marie Fikry Quartet au Music Village, Bruxelles, le 6 décembre 2016

 

Le 6 décembre, rien de spécial?

Si, Manneken-Pis sera en costume de Saint Nicolas et le vrai patron des écoliers distribuera des bonbons aux usagers de la STIB munis d'un titre de transport valable!

 

Au Music Village, le jazz club de la rue des Pierres, on annonce le quartet de Marie Fikry.

Un try-out, confiera Marie qui jusqu'ici se produisait en formule quintet, accompagnée par  Arthur Hirtz au saxophone , le bassiste Jordi Cassage, le drummer Daniel Jonkers et  Pablo Carmona Di Bonno aux percussions.

 

La pianiste Marie Fikry, belgo-marocaine, élève de Nathalie Loriers et de  Diederik Wissels, est considérée comme une étoile montante du jazz belge, en août dernier, elle participait à la finale du JazzContest Mechelen où son ensemble avait impressionné les membres du jury dans lequel siégeaient e.a. Anne Wolf et Chris Joris.

Ce soir, Marie est entourée d'une nouvelle équipe.

 Du collectif précédent, seul  subsiste Daniel Jonkers, uit Geleen, ( aankomend Limburgs jazztalent en 2014) , désormais le Brésilien  Filipe Caporali manie la contrebasse ( actif au sein des Chats Noirs, de son Fil Caporali 5tet, du Gilles Carlier jazz trio, de l'Aneta Borkowska's band etc..) et Simon Leleux joue de la  darbouka et d'autres percussions orientales ( actif au sein de Auster Loo, accompagnateur pour Ghalia Benali,   Emre Gültekin et Vardan Hovanissian, Claire Spineux e.a. ).

 

Le premier set démarre par un rondo concis et bien enlevé, ' Chant d'amour et chant d'oiseau' évoque le jeu du Lyonnais Frank Avitabile  ou d'un des professeurs de la mignonne Marie, Nathalie Loriers.

La ballade lyrique, aux senteurs de fleurs d'oranger,' Lumière d'Atlas' a été inspirée par un pèlerinage au Maroc.

Si au départ, la combinaison batterie plus darbuka peut surprendre lorsqu'on est habitué au classique jazz trio ( cf. Thelonious Monk, Bud Powell, Duke Ellington ( avec Mingus et Roach), Keith Jarrett, Brad Mehldau, Claude Bolling,  Erroll Garner..), l'apport du drabki  enrichit les compositions et relève les saveurs en y ajoutant une griffe épicée.

Mon père est né à 'Benslimane' , j'ai baptisé le morceau suivant du nom de cette ville où on peut admirer le sanctuaire du saint Sidi Mohammed Benslimane.

La plage débute par un solo agile du percussionniste avant de prendre des coloris Late Night Jazz,  oscillant entre grâce, intériorité, fluidité et esprit aventureux.

Tandis que les musiciens improvisent au gré de leurs humeurs, le simoun s'est levé, le morceau se met à tourbillonner, Marie marmonne, semble vouloir dialoguer avec les touches, Simon  s'agite, Filipe et Daniel décident d'accélérer le tempo, l'audience se tait, captivée, avant d'applaudir à tout rompre au terme du voyage.

Contrebasse en évidence pour la reprise d' Avishai Cohen, ' Smash', entrée en matière turbulente, montée vers le filet... t'as essayé de me lober, tu vas te ramasser un smash assassin!

Le set s'achève par ' Zyriab' de Paco de Lucia, réarrangé pour le piano.

 Fougue et frivolité, passion et émotion, tout ce qu'on aime dans la musique arabo-andalouse.

 

Pause.

 

La seconde manche démarre par une plage exaltée ( 'Lisa' de Itamar Erez) n'ayant aucune difficulté à rétablir le calme dans le coquet lounge bar où les conversations allaient bon train.

Elle est suivie par la pièce la plus ambitieuse du répertoire, une suite en trois mouvements intitulée ' Suite of dark trains'.

Composé pendant un accès de mélancolie, en pensant notamment à l'holocauste, le concerto  est rehaussé par la présence d'une invitée, Hélène Duret à la clarinette.

L'amorce est grave, des images de camps d'extermination s'impriment sur ton écran cérébral mais, comme dans le chef-d'oeuvre de Roberto Benigni, ' La vita è bella', des instants de légèreté, exprimés par la clarinette,  viennent atténuer l'angoisse, bien vite langueur et souffrance refont surface avant de voir les musiciens entamer un mouvement chaotique et terminer cette longue pièce.

Changement de style avec la ballade 'Jeanne'  dédiée à la grand-mère de la jeune pianiste.

Elle est radieuse, Jeanne,  sur ce cliché aux couleurs délavées.

Mais pourquoi cette composition te rappelle-t-elle certains écrits de Colette, une forme de sensualité latente, peut-être?

Mon percussionniste précédent me reprochait de ne composer que des thèmes empreints de mélancolie, pour lui j'ai écrit ' Blues for Pablo', une pièce vive et bondissante qui termine le concert.

 

Le public exige un bis!

Vite, alors, demain on a rendez-vous dans un studio d'enregistrement.

Retour de la belle Hélène pour une version improvisée, après conciliabule pour décider de la tactique à adopter,  de ' Night in Tunesia'.

Caché derrière un pilier, Charlie Parker a applaudi à cette performance palpitante!

 

photos - jp daniels ( concert monkey) et michel

 

 

Marie Fikry Quartet au Music Village, Bruxelles, le 6 décembre 2016
Marie Fikry Quartet au Music Village, Bruxelles, le 6 décembre 2016
Marie Fikry Quartet au Music Village, Bruxelles, le 6 décembre 2016
Marie Fikry Quartet au Music Village, Bruxelles, le 6 décembre 2016
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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 13:02
House of the deceased: Wayne Duncan, Mark Gray, Ray Columbus, Micky Fitz, Erik Herzog, Jeff White

Daddy Cool bass player Wayne Duncan has died, il avait 72 ans!

Son décès survient neuf mois après celui de Ross Hannaford, le guitariste du rock band australien dont le single ' Eagle Rock' est resté des semaines durant au sommet des charts du pays des kangourous.

Les lignes de basse caractéristiques de Wayne ( locomotive groove) ont fait le succès d'un groupe qui a arrêté les frais en 1972 avant de reformer plusieurs fois.

On leur connaît 5 albums studio.

 

Le chanteur country Mark Gray est mort le 2 décembre.

Il a fait partie du groupe Exile avant de démarrer une carrière solo qui l'a conduit 8 fois dans le top 40, un duo avec Tammy Wynette, ' Sometimes when we touch' a atteint le 6è rang des charts.

Il a enregistré trois albums studio.

 

 

Ray Columbus from New Zealand a défrayé les chroniques en 1964 lorsque le single "She's a Mod" ( enregistré sous l'étiquette Ray Columbus and  the Invaders) a atteint la première position des hit-parades aux antipodes.

Le groupe s'est séparé en 1965, Ray se tirant vers les States où il fait brièvement partie de Newcastle Five qui deviendra The Art Collection.

Il revient à Christchurch pour devenir television host, il sortira encore trois albums solo.

Son aventure a pris fin le 28 novembre.

 

Michael Fitzsimons ('Micky Fitz') était le frontman du oil/punk rock band londonien The Business.

"Harry May" leur debut single avait cassé la baraque en 1981.

Le groupe, dont le  line-up a connu plus de quinze membres, se sépare en 1988 pour revenir quatre plus tard, ' No Mercy' son dernier méfait discographique date de 2001.

Ce 2 décembre Micky Fitz a quitté le monde des affaires.

 

 American stoners Moab just lost the band's drummer Erik Herzog, se lisait hier sur Metal Storm.

Il y a deux ans le groupe sortait l'album 'Billow' qui a suivi un  split 7" vinyl dont la face A est créditée à Fu Manchu.

 

Un autre batteur américain, Jeff White, est décédé le 27 novembre.

Il a fait partie du death metal combo Atrocity, pas l'allemand, le groupe nous vient du Connecticut et a enregistré 3 full length CD's.

Jeff a également tenu les baguettes chez Lepus et Upwards of Endtime, deux heavy metal bands dont la notoriété n'a guère dépassé Hartford et sa périphérie.

 

 

House of the deceased: Wayne Duncan, Mark Gray, Ray Columbus, Micky Fitz, Erik Herzog, Jeff White
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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 08:31
Charles Aznavour 2016. Lotto Arena. Antwerpen, le 4 décembre 2016

Charles Aznavour 2016. Lotto Arena. Antwerpen, le 4 décembre 2016

 

Le billet de JPROCK :

L’air froid hivernal s’engouffre dans ma veste mais d’un pas décidé je me dirige vers le Lotto Arena en ce dimanche de décembre.
Ce soir à l’affiche un artiste incontournable, un génie de la chanson française, Monsieur Charles Aznavour !
Depuis le temps qu’il nous annonce son retrait définitif de la scène, Aznavour continue malgré tout encore inlassablement à arpenter les planches des scènes du monde entier, il était encore en tournée américaine et canadienne en octobre dernier.
Mais ce soir il s’agit bien de sa dernière apparition en spectacle sur le sol belge et à 92 balais l’homme nous a bluffés par sa maîtrise, son sens de la scène et sa voix !
Et dire qu’au début de sa carrière certains journalistes lui reprochaient de ne pas en avoir !
Et puis il y a ses chansons, magnifiques, intemporelles, qui vous traversent le coeur et vous tirent des larmes.
Car oui, une fois de plus Aznavour m’a fait écraser quelques larmes…
Impossible de rester de marbre à « La Bohème » , « Sa jeunesse », « Comme ils disent » , « Il faut Savoir », " Les Plaisirs Démodés " et un « Ave Maria « qui relève de tout sauf de la facilité d’interprétation.
Joli challenge !
L'homme donne tout, sans aucune retenue du fond de son âme, et on frémit.
D’une grande humilité, l’artiste nous prévient qu’à son grand
âge il se pourrait que tout ne soit pas parfait, mais j’ai eu beau chercher pendant tout son récital le moindre petit couac, à part un « Mourir d’Aimer » chanté un ton plus bas qu’à l’accoutumée Monsieur Aznavour a été impérial.
Quel auteur !
Quel interprète !
Et quel chanteur !
Car ce qu’il ne parvient plus à chanter comme à son âge d'or; Aznavour le masque par un placement de voix miraculeux et un sens du tempo irrésistible.
Il faut le voir encore jouer avec les mots lorsqu’en fin de spectacle il termine avec « Emmenez-moi « , un titre hyper rapide qui en a fait suer plus d’un dans les écoles de chant.
Et lorsqu' arrive le moment de partir, plusieurs fans se précipitent en bord de scène bouquets à la main, tentant de voler un autographe ou d’atrapper l’unique foulard blanc qu’il jette nonchalamment vers la fosse tandis que la salle debout lui fait une standing ovation de plusieurs longues minutes.
Difficile de se quitter, autant pour l'artiste que pour son public.

Merci Monsieur Aznavour, pour votre oeuvre, pour votre carrière et pour avoir accompagné nos vies de vos chansons éternelles.
Vous êtes une légende vivante, vous resterez dans nos coeurs et nous ne vous oublierons pas.

Texte et photos : JP Vanderlinden aka JPROCK-THE DARK FEATHER.

Charles Aznavour 2016. Lotto Arena. Antwerpen, le 4 décembre 2016
Charles Aznavour 2016. Lotto Arena. Antwerpen, le 4 décembre 2016
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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 20:15
Mercury Rising - tribute to Freddie Mercury and Queen - CC Asse ( Oud Gasthuis) - le 3 décembre 2016

Mercury Rising - tribute to Freddie Mercury and Queen - CC Asse ( Oud Gasthuis) -  le 3 décembre 2016

 

Farrokh Bulsara, alias Freddie Mercury, est mort le 24 novembre 1991, vingt-cinq ans plus tard, le chanteur de Queen  reste une star, une icône immense, une pyramide....

Depuis, les Tribute bands de Queen grouillent dans le monde entier: Pilsen Queen Tribute Band, Bohemian Rhapsody, Rhapsody, White Queen,  Innuendo, Almost Queen, Killer Queen...pour n'en citer que quelques uns.

Quatre ans après le décès du leader, Queen sortait l'album 'Made in Heaven' comprenant des titres pour lesquels Freddie, se sachant au bout du rouleau, avait enregistré les vocaux, laissant au groupe le soin de parachever les morceaux après son décès.

Queen ( réduit à deux éléments: Brian May et Roger Taylor) reprend la route une première fois avec Paul Rodgers ( 2005/2006) et plus tard avec Raoul Lambert ( 2014/2016).

 

Le projet Mercury Rising - tribute to Freddie Mercury and Queen, dont on a pu assister à la première à Asse est différent, il se veut un hommage à un des plus grands chanteurs de toute l'histoire du rock en reprenant les plus grands hits de Queen mais également des titres que la bête de scène a interprété sans son groupe.

Une entreprise ambitieuse et casse-gueule qui s'est avérée éblouissante.

Un coup de chapeau à toute l'équipe, quatorze musiciens et chanteurs ayant réussi à rendre toute l'énergie, la majesté, l'apparat  et la grâce que Queen étalait sur scène.

Plus d'une fois la salle entière, partagée entre l'émotion et  la gratitude, s'est levée d'un seul homme pour applaudir et hurler des vivats sincères.

Pour l'instant Kras Artists, le booking/management office, s'occupant du tribute à Freddie Mercury n'a confirmé que deux autres dates pour le printemps 2017 ( le 4 mars à Boom, le 18 à Tervueren), nous sommes persuadés que ce calendrier va se compléter dans les semaines qui suivent!

 

Les protagonistes:

la lourde tâche d'assurer le rôle du flamboyant frontman de Queen revient à William Neo, un  Comédien/Ténor/Contre-ténor du Nord de la France ayant prêté sa voix à plusieurs comédies musicales, ayant chanté en duo avec Hélène Ségara, assuré des choeurs pour Johnny Hallyday et remporté quelques lauriers dont le 1er Prix Masculin et Prix du public à l’Euro festival de Bruxelles.

Il fait partie des groupes Fest et Neo Trio ( dont on verra  les musiciens sur scène, ce soir).

La direction musicale est assurée par le guitariste Bert Verschueren,  titulaire d'un Master's degree in classical guitar from the Royal Conservatory of Antwerp, il a joué aux côtés de Dani Klein ( Vaya Con Dios) , Shirley Bassey ou Tavares et fait partie du Golden Symphonic Orchestra.

Aux drums, Jean-Philippe Komac- Niko Op De Beeck à la basse et Jan Beyen aux claviers complètent la partie rock de l'ensemble, un quatuor de cordes ( le  stringquartet MEHRET) ajoute une touche classique au dessein,   Virginie Jacquin ( Neo Trio, Orchestre de Douai) au violon, Alex Kowalewski au violon , Joyce Lammelin à l'alto , et Sylvie  Chavanet au violoncelle.

A l'arrière quatre choristes: l'incroyable  Eef Van Acker, qui non seulement viendra chanter en duo avec la star mais aura droit à deux titres en vedette,  Astrid Dhoore, Elien Ooghe et Bastiaan Maertens.

 

' Tie your mother down' de 1976 ouvre les hostilités.

Asse, subito, ouvre de grands yeux, pas que William Neo montre un physique identique à la plus célèbre moustache du showbizz britannique, non, c'est la voix qui interpelle et te cloue sur ton siège.

Pas question de pasticher, c'est avec les tripes qu'il chante.

' Don't stop me now', plus rien ne va les arrêter, en route vers la gloire!

Premiers cris de joie avec ' Radio Gaga' avant d'entendre Bert et William  présenter le spectacle in 't Frans et en néerlandais.

Par le plus grand des hasards, ce sont les parents du chanteur, venus en droite ligne d'Armentières, qui se trouvent assis à tes côtés, il est toujours comme ça le public flamand?

Als het goed is, il s'enflamme, monsieur.

Après le gig,  t'iras boire une pils en leur compagnie!

Un des grands succès des Platters, 'The Great Pretender' se retrouvait sur un album de Freddie Mercury, le crooning de celui qui a dans les yeux le bleu qui manque au décor du Nord a réussi à faire frémir Mevrouw Van Asche.

Superbe interprétation!

Mesdames, messieurs, une invitée, la soprano Trien Cornelis, très élégante dans sa longue robe bleue, pour un duo magistral ' Guide me home' que Freddie avait interprété avec Montserrat Caballe.

Ce coup-ci c'est tout ton être qui tressaille .

Another duet, cette fois avec Eef, ' Under pressure' .

Will tombe la veste pour afficher un marcel frappé de la couronne, ça va chauffer, ' Everyone bites the dust', tout Asse bat des mains.

Puis vient une accalmie avec ' Too much love will kill you', piano/voce!  .

Oui, Tony?

How can a human being own such a perfect vocal?

Freddie n'était pas un être humain, c'était une reine!

Retour des cordes, le piano amorce, seconde visite de la chanteuse lyrique, ' Barcelona' a fait chavirer le paquebot.

Les ovations ne s'arrêtent pas!

William: rock'n'roll, o k ?

Ja!

' Now I'm here' , la guitare et les drums s'autorisent des soli décidés, Will /Freddie y va de quelques effets de voix vertigineux.

Un instant humoristique pour suivre, Eef déguisée en mégère, peu apprivoisée, se pointe en poussant un vacuum-cleaner datant de 1959, ' I want to break free' n'a pas pris une ride.

On accorde les violons avant ' Somebody to love' puis une jeune personne avance deux chaises.

Bert: wie weet wat er nu komt?

Des titres, erronés, fusent, la guitare et le chanteur attaquent la ballade ' Love of my life' suivie par le turbulent ' Crazy little thing called love'.

A partir de cet instant c'est la folie générale car Asse a reconnu les premiers accords de ' Bohemian Rhapsody'.

Cent mille fois t'as entendu cette perle,  mais là, difficile de contenir ses larmes en pensant à Freddie Mercury.

Un instant de magie pure!

Les singalong ' We will rock you' et ' We are the champions' nous conduisent au terme de ce concert époustouflant.

Après le salut final, tu chantais encore ..we'll keep on fighting 'til the end... quand Will, Bert et Virginie réapparaissent pour le bis.

Voilà, comme à nos débuts, le Will Neo Trio, on vous quitte avec ' The Show Must Go On'!

 

Une première éclatante!

 

 

Mercury Rising - tribute to Freddie Mercury and Queen - CC Asse ( Oud Gasthuis) - le 3 décembre 2016
Mercury Rising - tribute to Freddie Mercury and Queen - CC Asse ( Oud Gasthuis) - le 3 décembre 2016
Mercury Rising - tribute to Freddie Mercury and Queen - CC Asse ( Oud Gasthuis) - le 3 décembre 2016
Mercury Rising - tribute to Freddie Mercury and Queen - CC Asse ( Oud Gasthuis) - le 3 décembre 2016
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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 15:03
Some People lors de l' Expo O Château d'O - Halle ( Hondzocht) le 2 décembre 2016

Some People lors de l' Expo O Château d'O - Halle ( Hondzocht) le 2 décembre 2016

 

Le vendredi 2, vernissage, drink et concert à l'occasion de l'exposition de quelques bijoux photographiques du concertfotograaf du coin, Michel van Rhijn.

Les clichés sont visibles le dimanche 4 de 11 à 18 heures, on déconseille si tu souffres du vertige, car il te faut grimper les 26 étages de l'ancien château d'eau de Hondzocht, qui niche chaussée d'Enghien, à 12 mètres de la frontière linguistique, Halle d'un côté, Saintes de l'autre.

Pourquoi t'es-tu mis à la photo, Michel?

Pour boire moins lors des concerts.

Et sinon,  des satisfecit?

Un premier prix octroyé par le jury de l'école où je suis des cours, ils ont aimé mon cliché ‘Flying skateboard’.

T'as une préférence musicale?

K3, Miley, Scarlett Johansson, Samantha Fox,  Nicole Scherzinger, Charli XCX et Annie Cordy... sinon, le jazz et le blues!

Merci, où est le bar?

 

 

21:15', on redescend d'un ou deux étages pour l'intermezzo musical: Some People.

Un tout nouveau projet constitué de Quentin van Rhijn ( guitares, voix) et Matis Cooreman (harmonica/zang).

Tu sais, ils ont hésité et pensaient à In Between comme pièce d'identité.

Heureusement que cette idée a été abandonnée, les In Between pullulent  sur la toile, un combo de Baltimore, eine Coverrock-Band aus Gottmadingen-Ebringen,  a power-trio from San Juan Capistrano, etc...

Matis ( 20 printemps),  originaire de De Pinte, un mec qui ne boit que de l'eau, issue d'un puits foré dans la commune proche, Zwartegat, c'est excellent pour les cheveux, n'est pas un inconnu dans le milieu blues, il fait partie de Bluebird, un habitué du Missy Sippy, l'antre de Guy Verlinde et Tiny Legs Tim.

Quentin ( 19), tu l'as croisé au sein du combo The Shrikes, ex- TOM et futur  Bosum.

Comme le groupe virait electro pour plaire davantage aux lycéennes, il s'est tiré pour jouer du blues avec le frisé de De Pinte.

Le Stephan Vanfleteren d'Hennuyères annonce le concert à la manière de John Peel, l'élève de Steven De bruyn lui chipe le micro pour résumer le programme du jour, quelques covers et des compos des deux protagonistes.

We beginnen met Jimi Hendrix, ' Hey Baby' ( new rising sun).

La Gretsch entame, le mouth harp embraye, les invités écarquillent les yeux, Godv., die knapen kunnen spelen.

La voix du négociant de céréales est étonnamment mûre et puissante, musicalement le duo tient la route à la façon d'une DS conduite par le chauffeur du Général qui un jour a proclamé, "Prenez invariablement la position la plus élevée, c'est généralement la moins encombrée."!

 ' Bad cold' , une pièce de saison écrite par Matis, succède à  James Marshall Hendrix, Quentin hante la slide, le jeu du voisin d'Evy Gruyaert nous rappelle celui d'un autre adepte du bluesharmonica uit Vlaanderen, Steven Troch .

Quentin a pensé à Bompa et lui dédie ' Saint-Louis Blues', un classique de Louis Armstrong que l'aïeul jouait, du côté d'Hilversum, dans les années qui ont suivi le second conflit mondial.

Malgré quelques hésitations au niveau texte, le rendu s'est avéré tellement  brillant que ton voisin a sorti une pièce de linge carrée pour empêcher une larme de mouiller son auguste portrait, merci, fiston, goed gedaan!

' What I have to do for you' précède 'Tricks' un blues funk que  Quentin a composé dans le train sur le chemin de l'école.

L'harmonica joue à la locomotive, la guitare ne déraille pas.

Le peintre fauve propose  un truc intitulé ' Bee' sur le parchemin qui traîne à ses pieds, la rengaine est fort similaire au 'Honey Bee Blues' de Sonny Boy Williamson, l'harmonica prenant de jolies teintes Charlie Musselwhite.

Shuffle time avec un titre de Jimmy Rogers , 'Act like you love me', Chicago et Halle parlent d'un jumelage!

Toujours l'inspiration ferroviaire pour van Rhijn fils, ' Paradise' en pensant aux vacances.

Ce country blues est plus proche de Guns N' Roses que de Coldplay.

T'as des gens qui rient tout le temps, personne ne sait pourquoi, mais que cachent tous ces faux sourires, voilà le thème de ' Smiling Machine', puis on remet le cap vers  Chicago pour 'Trust my baby', un slowblues écrit par Sonny Boy Williamson.

Tu dis, Clelia?

S'il n'en rajoute pas un peu, Matis?

Peut-être, un péché de jeunesse, sans doute!

Quentin nous confie sa vision de l'humanité, à gauche, the good ones, à droite, the bad ones ( pas d'implications politiques) et au centre les in-betweeners, voici ' Mr In-betweener'!

Un jeu sobre, efficace, une bonne voix et à ses côtés un harmonica frivole, la combinaison carbure parfaitement.

On arrive en vue du terminus, ' Little Wing' de Jimi est rarement joué à l'harmonica, mais on adore ce titre.

Nous aussi, c'est pourquoi la tendance à vouloir trop en faire de Matis nous a quelque peu refroidis, Little Wing demande du feeling, faut pas en faire  un numéro de cirque!

De la rigueur, bitte, même si c'est un reproche mineur!

 

D'ailleurs l'assistance conquise exige un bis, ce sera un dernier shuffle pendant lequel la slide glisse judicieusement sur ' A whole lot of loving' un cheval de bataille de B B King.

 

Des débuts prometteurs!

 

 

 

Some People lors de l' Expo O Château d'O - Halle ( Hondzocht) le 2 décembre 2016
Some People lors de l' Expo O Château d'O - Halle ( Hondzocht) le 2 décembre 2016
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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 12:33
F.L.O.Y.D. - Centre Culturel d'Uccle - le 2 décembre 2016

F.L.O.Y.D. - Centre Culturel d'Uccle - le 2 décembre 2016

 

F.L.O.Y.D. - Centre Culturel d'Uccle, Bruxelles (BEL) - 2016.12.02

Set list:

01. Shine On You, Crazy Diamond.
02. What Do You Want from Me.
03. Coming Back To Life.
04. High Hopes.
05. Wish You Were Here.
06. One Of These Days.
07. Another Brick In The Wall - Part 1
08. Happiest Days Of Our Lives.
09. Another Brick In The Wall - Part 2
10. Dogs Of War.
11. On The Turning Away.

01. Breathe.
02. Time.
03. The Great Gig In The Sky.
04. Money.
05. Us And Them.
06. Brain Damage.
07. Eclipse.
08. Echoes.
09. Comfortably Numb.
10. Run Like Hell
11. Comfortably Numb. (Crowd request)

Fondé le 20 octobre 2014 par le guitariste-chanteur d'origine portugaise Diogo PEREIRA et le batteur-chanteur Pierre CHAMBIN, le groupe a pour seule ambition de se produire sur scène dans un spectacle son et lumière et de rendre hommage à un des groupes majeurs de l'histoire du Rock progressif, l'immense Pink Floyd. Deux ans de travail et de répétitions plus tard, le band donne son premier concert à Mouscron avant de s'attaquer à la capitale avec ce projet ambitieux qui se tiendra à Uccle en ce vendredi soir d'Automne Heart Mother!
Départ de Ciney sous un crachin à vous foutre le bourdon, avec un ciel si bas... oui je sais : "qu'un canard s'est pendu" comme disait notre Jacques Brel national. Comme le dit si bien mon pote Dominique : "c'est pas aujourd'hui qu'on fera du 160!" tant mieux, je n'aime pas la vitesse, sauf parfois sur un manche de guitare ou encore sur, enfin dans... mais cela ne regarde que moi, donc jetons un voile pudique sur cette scène charnelle.
Concentrons nous sur la route. C'est fou ce qu'il y a comme circulation malgré l'heure, j'espère qu'ils ne vont pas tous à Uccle, j'ai pas ma place moi, je dois "guichetacheter" quand je serai sur place. Je fais donc la file et j'attends patiemment que la dame devant moi ait terminé d'expliquer à la préposée déléguée à la vente des titres d'entrée qu'elle a "déjà acheté ses tickets et que ce n'est pas ça le problème mais qu'en fait, les places de parking pour les personnes à mobilité réduite sont toutes occupées mais qu'elle n'est pas handicapée! C'est embêtant qu'il n'y ait pas de place pour se garer pour Elle". Regard compatissant de la guichetière qui s'en excuse. Bon c'est pas tout ça, j'aimerais bien acheter mon ticket moi, alors t'es gentille, tes états d'âme d'apprentie parking-woman, tu en fais un livre si tu veux mais tu te pousses sur le côté, t'es gentille, voooiiiilà, c'est bien, merci.
On me propose un balcon, ça tombe bien, moi qui pensais me transformer en bat-la-conne quelques secondes auparavant ...j'accepte. Dominique et moi nous approprions les sièges AA 24 et 26 au premier rang. Ce n'est pas sold-out mais la salle est bien garnie. Le concert peut commencer.
D'emblée une pièce maîtresse avec le mythique "Shine On You Crazy Diamond". On sent un peu de fébrilité dans les rangs de F.L.O.Y.D et c'est bien normal, il faut faire quelques petits ajustements sonores et vocaux et puis ça va rouler mes amis. De temps à autre un peu d'empressement dans le tempo mais c'est un fait inhérent à la scène que connaissent pratiquement tous les groupes qui jouent "Live". Ce qui me frappe d'entrée, c'est la qualité professionnelle de la prestation des deux choristes. Ces deux demoiselles font plus qu'assurer, ce ne sont pas des faire-valoir reléguées en
arrière-plan, non, ce sont deux lead mais en backing vocals. Les musiciens m'auront compris, pour les autres, sortez acheter le denier numéro de "Voici" et repassez d'ici vingt minutes, on sera partis. La part belle est faite aux titres de "Division Bell" et du "Momentary Lapse of Reason" et c'est très bien ainsi. Ce qui est moins bien c'est que nous avons hérité des deux seuls cons que comptait le quartier! Debout dans les travées, un des deux filme tout sur son portable mais en dansant et en poussant des "Wooouuu" toutes les dix secondes en moyenne. Son gros copain est l'illustration du sinistre con qui le sait et qui en profite pour le faire savoir, ça connaît tout du Floyd mais ça ne connaît rien! Même les demandes polies de l'assistance pour obtenir le silence ou, au moins le respect des artistes n'y feront rien. C'est le genre de tarés qui te font regretter qu'on ait pas légalisé l'IVG quand on a su qu'ils allaient naître. Tu as juste des envies de baffes ou de "débalconisation". Si ça existe! Je viens de créer le terme pour toi, défenestration existe bien alors, pas d'ostracisme architectural je t'en prie : debalconisons à tour de bras! Les cons du premier jour, les concupiscents, les cons finis, les conciliabules, les constipés, allez hop! Virez moi tout ça SVP. Qu'ils aillent au foot plutôt, ou plus tard mais qu'ils y restent.
C'est aux accents de "On the Turning Away" que se termine cette première partie. La voix de Diogo est très proche de celle de David Gilmour, à certains moments c'est bluffant. Juste le temps de descendre s'humecter les papilles gustatives avec les autres papys présents ce soir, en ce qui concerne les yeux, c'est déjà fait. Quand c'est beau, je suis très sensible moi. J'entends une petite fille raconter qu'elle a rêvé d'un homme avec des longs cheveux sur les genoux duquel elle s'est assise. Elle veut l'épouser quand elle sera grande! Alors suis ton rêve jusqu'au bout ma puce. Ne perds pas de temps à te bercer d'illusions, la vie est trop courte, agis. Je ne sais pas ce qu'ils ont mis dans la clim' ici, mais c'est de la bonne! Allez, on réintègre, les deux décérébrés sont toujours là. Tant pis...

On attaque le gros morceau qu'est le "Dark Side Of The Moon" qui sera joué en séquence. Quelque chose s'est opéré pendant la pause, le groupe revient, libéré, transformé, transcendé, transporté, transfiguré... c'était déjà très bon au cours du premier set mais ici on va carrément atteindre l'excellence, le sublime. Tous les musiciens (ils sont 9) sont parfaits et le son est hyper bien balancé, les jeux de lumières ajoutent la cerise sur le gâteau, le marasquin sur l'Alabama Slammer, le bas nylon sur la jambe nue, c'est d'un érotisme musical, à tomber.
Énorme prestation vocale sur "The Great Gig In The Sky" que la choriste principale va s'approprier pour en faire "SA" chanson. D'une tessiture plus basse et plus dans les fréquences médium que les choristes originales du Floyd, elle va jouer sur cette différence majeure pour nous offrir une leçon de technique et de feeling vocal où tout est parfait, maîtrisé à la perfection et chanté comme je ne l'ai jamais entendu faire par une non-professionnelle. Bravo encore mademoiselle. Il y aura encore cette monstrueusement belle version de "Echoes" avant les incontournables "Comfortably Numb" et "Run Like Hell". Le premier des deux réclamé à corps et à cris par le public, sera rejoué une seconde fois en rappel. Énorme explosion d'applaudissements et d'acclamations pour saluer ce groupe qui vient de nous délivrer un concert splendide. Diogo et Pierre, les deux leaders, ont des étoiles pleins les yeux, comme toi d'ailleurs. C'était une soirée magique, il fallait y être! Pour info, le groupe sera à Linkebeek le 25 mars prochain. Gageons qu'avec une qualité pareille, les contrats vont pleuvoir. Juste un coca et on repart pou nos contrées là- bas, plus au sud. Vivement de vous revoir tous et merci pour ces moments de qualité musicale exceptionnels. Si je faisais partie du comité d'Echoes of the Sun, je sais déjà qui j'inviterais pour la 9ème édition de la convention en 2017... Ah oui, une dernière petite remarque, hier le prix de l'entrée pour un seul groupe était de 25€ et personne ne s'en est plaint. Il y a plus que certainement une éducation à faire à ce niveau là dans nos belles contrées. Allez, salut à toi terrien, je vais me coucher moi.

Mitch "ZoSo" Duterck

 

photos- © Laetitia Wierinck

F.L.O.Y.D. - Centre Culturel d'Uccle - le 2 décembre 2016
F.L.O.Y.D. - Centre Culturel d'Uccle - le 2 décembre 2016
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Published by Mitch ZoSo Duterck - Laetitia Wierinck - dans Concerts
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