Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog des critiques de concerts
  • Le blog des critiques de concerts
  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
  • Contact

Les prochaines...

Recherche

12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 16:46
Tee Dee Young et Henry Carpaneto Band ( U.S.A / I ) - La Cave- Hastière, le 12 novembre 2016

Tee Dee Young et Henry Carpaneto Band ( U.S.A / I ) - La Cave- Hastière, le 12 novembre 2016

 

TEE DEE YOUNG feat. HENRY CARPANETO Band - La Cave, Hastière - 2016.11.12
Line Up :
Tee Dee YOUNG : guitar - vocals
Henri CARPANETO : keyboards - backing vocals
Pietro MARTINELLI : bass - backing vocals
Emanuel "Amen" RIVARA : drums
Setlist :
01. Southern Soul Lady. (Born With The Blues - 2014)
02. Love o' Mine.
03. You Call Me A Fool.
04. Kiss Me Baby.
05. Bye Bye Baby. (Born With The Blues - 2014)
06. Tore Up.
07. Blues In My Bones. (Born With The Blues - Remastered 2016)
08. Girl I Told You. (Born With The Blues - 2014)
09. It's Raining Cats And Dogs. (Born With The Blues - 2014)
11. Raining You. (Born With The Blues - 2014)
12. Hey Haby. (Born With The Blues - Remastered 2016)
13. I Got One Foot In & One Foot Out. (New Single - 2016)
13. Soul Man. (Sam & Dave cover)
14. Let The Good Time Roll.
15. Blues Fest. (Born With The Blues - Remastered 2016)

Retour à la Cave pour un nouveau concert de Blues. Ce soir Michel Darasse accueille Tee Dee, de son vrai nom Terrence Ray Young, natif de Lexington, Kentucky. En presque 50 ans de carrière, Tee Dee a joué avec des stars aussi célèbres que James Brown ou encore Aretha Franklin. Il possède d'ailleurs son propre club de blues, le Tee Dee's Club, situé 266 E Second Street à Lexington, Kentucky. Faites le détour si vous passez un jour par là.
Tee Dee est accompagné par le trio italien d'Henry Carpaneto, le virtuose du piano blues, probablement le meilleur pianiste blues en Europe. Nous avons eu l'occasion de le découvrir lor
s du concert de Joe Gilmore le 7 mai dernier.
Intro musicale par le trio et puis Tee Dee traverse la foule compacte pour rejoindre la scène. Des les premières notes, on se rend compte que l'homme du Kentucky joue un blues plus nerveux, plus moderne, même si les références au grand maître qu'était B.B.King sont nombreuses. Son blues est plus tranchant, plus électrique, à certains moments on va franchement vers le Texas Boogie et le Shuffle play de Stevie Ray Vaughan. Les soli sont parfois très techniques et rapides mais à chaque fois on y trouve cette sensibilité propre au jeu des bluesmen. Cette âme, cette expérience uniques qu'ils ont hérité de leur vie de musicien, transpire dans leur façon de jouer les notes sur le manche de la guitare qui se transforme en chemin sur lequel Tee Dee nous emmène.
Beaucoup de gentillesse chez ce musicien qui fait participer le public à la fête et aussi beaucoup d'humour pour ceux qui comprennent l'anglais comme dans le très funny "Bye Bye Baby" dans lequel sa petite amie lui impose de choisir entre sa guitare et elle. À votre avis, qu'est ce qu'il a choisi Tweet Dee? Pendant près de deux heures, nous allons être sous le charme de cet artiste au grand cœur qui laisse également beaucoup d'espace à son groupe pour s'exprimer. C'est ainsi que nous découvrons une autre face cachée d'Henry Carpaneto qui se révèle d'abord être aussi un organiste de talent, une sorte de chef cuisinier qui nappe les chansons avec des couleurs qui sentent bon le célèbre Hammond B3 avant de le retrouver en "killer" dans des soli de piano pur et dur dont il a le secret, des exercices dans lesquels ses doigts semblent voler sur le clavier. A certains moments, on croit voir flotter l'ombre du grand Jerry Lee Lewis.
Un concert de feu avec une très grosse ambiance et une réussite de plus à mettre au palmarès de La Cave. Quant à Henry, il me confie que nous le reverrons en 2017, je serai là.

Mitch "ZoSo" Duterck

Tee Dee Young et Henry Carpaneto Band ( U.S.A / I ) - La Cave- Hastière, le 12 novembre 2016
Tee Dee Young et Henry Carpaneto Band ( U.S.A / I ) - La Cave- Hastière, le 12 novembre 2016
Tee Dee Young et Henry Carpaneto Band ( U.S.A / I ) - La Cave- Hastière, le 12 novembre 2016
Repost 0
Published by Mitch ZoSo Duterck - dans Concerts
commenter cet article
12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 12:36
Usa Nails / Hollywood Fun Downstairs / Urge au Barlok, Bruxelles, le 12 novembre 2016.

 Usa Nails / Hollywood Fun Downstairs / Urge au Barlok, Bruxelles, le 12 novembre 2016.

 

Présentation:

 

USA NAILS London based kraut punk noise rock

usanails.bandcamp.com/

HOLLYWOOD FUN DOWNSTAIRS

hollywoodfundownstairs1.bandcamp.com/

alternative indie punk rock noise punk pop thrash Wellington

 

URGE

Urge est un groupe de Caen (Normandie, France)formé en 2013.

Dedans il y a: un batteur,un guitariste et un saxophoniste.

C'est improvisé, c'est furieux, c'est la course, c'est plus fort c'est plus vite c'est plus fort…

 

Sur place: Florian Hexagen!

 

 Très bonne soirée musicale et festive hier au Barlok, avec 3 sets aussi intenses qu'enjoués, et une fosse bien en feu, spécialement sur USA Nails, toujours aussi plaisant sur scène, et qui nous ont balancé un bon mix entre leur premier et leur second album (et ça en fait des tubes noisy-punk désormais!).

A noter que les Néo-Zélandais de Hollywoodfun Downstairs nous ont particulièrement mis une bonne claque noise-punk dans la gueule, ça faisait un bout qu'on avait été surpris dans ce genre-là. Choppez vous leur album "Reactions", vous deviendrez probablement adeptes très rapidement. Quant à Urge, qui porte bien son patronyme, on a eu droit à 20 minutes d'une noise (très) expérimentale et (très) bruyante autour d'un trio sax/batterie/guitare où l'on ne sait pas lequel du trio était le plus dingo. Plutôt fatigant au départ, la prestation est devenue progressivement assez jubilatoire (même si difficile d'endurer ce genre de son très longtemps).

 Bref, une toute bonne soirée au Barlok, merci bien!

Usa Nails / Hollywood Fun Downstairs / Urge au Barlok, Bruxelles, le 12 novembre 2016.
Usa Nails / Hollywood Fun Downstairs / Urge au Barlok, Bruxelles, le 12 novembre 2016.
Usa Nails / Hollywood Fun Downstairs / Urge au Barlok, Bruxelles, le 12 novembre 2016.
Repost 0
Published by Florian Hexagen - dans Concerts
commenter cet article
11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 22:38
GARBAGE + Willow - Cirque Royal- Bruxelles, le 11 novembre 2016

GARBAGE + Willow - Cirque Royal- Bruxelles, le 11 novembre 2016

 

Le billet de JPROCK :

« Hi , I’m Shirley, and we are Garbage ! «
La charismatique chanteuse écossaise déboule dans le petit salon du backstage du Cirque Royal devant une dizaine de personnes, invités, membres de la presse et autres membres du staff.
« Some questions maybe ? «
J’aborde les concerts en Belgique et la mort de Léonard Cohen.
Shirley souriante répond tranquillement qu'elle aime beaucoup jouer en Belgique, évoque les récents concerts de Forest National et des Lokerse Feesten et semble très affectée par le décès du grand Leonard à qui le groupe dédiera « Bleed Like Me » ce soir sur scène.
Durant une vingtaine de minutes c'est donc une rencontre bien agréable et instructive malgré le côté plus réservé de Duke Erikson et Steve Marker tous deux un peu en retrait.
Quand au concert en lui même, après une prestation de Willow bien faiblarde et ennuyeuse à mourir, il fut proprement excellent, une des meilleures prestations du groupe à laquelle il m’eut été donné l’occasion d’assister et bien supérieure dans l’ensemble au dernier concert en demi teinte donné par le band en salle à Forest National en novembre 2015.
Shirley porte une robe blanche pailletée au look sapin de Noël avant l’heure et virevolte avec sensualité et énergie sur la scène d’un Cirque Royal qui n’affiche pas sold out mais rempli de fans fidèles bien énervés.
Le son est très bon, la setlist bien agencée, et Garbage se montre très convainquant d’un bout à l’autre d’un show ponctué par un rappel électrique en diable constitué de l’irrésistible « Only Happy When It Rains « et du remuant «
Push It «
A tout juste 50 ans pour Shirley, la chanteuse et ses comparses américains tiennent encore vachement bien la route et sont toujours capables d’incendier une salle comme au bon vieux temps des nineties même en l'absence de Butch Vig.
Bref, ce Garbage là reste fulgurant et est bien loin d’être bon à jeter à la poubelle, et on s’en réjouit !

Setlist:

Supervixen
I Think I'm Paranoid
Stupid Girl
Automatic Systematic Habit
Blood for Poppies
The Trick Is to Keep Breathing
Blackout
Magnetized
Special
#1 Crush
Even Though Our Love Is Doomed
Empty
Night Drive Loneliness
Bleed Like Me
Cherry Lips (Go Baby Go!)
Vow
(Beyoncé: Dont' Hurt Yourself outro)

Encore:
Only Happy When It Rains
Push It

GARBAGE + Willow - Cirque Royal- Bruxelles, le 11 novembre 2016
GARBAGE + Willow - Cirque Royal- Bruxelles, le 11 novembre 2016
Repost 0
Published by JPROCK - dans Concerts
commenter cet article
11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 20:50
Rock For Life II - Cité Culture / Cité Modèle - Laeken, le 11 novembre 2016 ( part two)

Rock For Life II - Cité Culture / Cité Modèle - Laeken, le 11 novembre 2016 ( part two)

 

Un passage au bar avant la suite du marathon!

 

Z

Zorglub? Costa-Gravas? Zorro? Une revue féminine? Les douze coups de midi? Un fabricant de kayaks?

Nico, dis -nous!

Le  Z-Band, couvé par le batteur de Fred and the Healers, n'a pas encore terminé le premier cycle de l'enseignement fondamental, mais déjà l'inspecteur cantonal voit en ce brillant élève un des futurs grands du rock wallon

Z ce sont: le petit  Morgan Tuizir, guitares et backings/ Mich Vrydag  à la basse./ l'expressif Matthieu ' Mr Woody' Van Dyck,  au chant et  Jerry Delmotte, alias Jay, à la batterie.

Trace discographique: un single, deux titres!

Ils démarrent en trombe par ' I got a mission' , le groupe a de la bouteille et le plus jeune, Mr Woody ,en veut, sa gestuelle et son chant interpellent.

Sophie, une nénette pas mal roulée, souffle à sa cousine, il est cool avec son froc blanc!

' Diamonds in the rough' joue la carte funk pop, tu te trouves à la croisée des Peppers et de INXS, manifestement, la potion plaît.

Seconde sortie publique pour 'Into the wild' dominé par une wah wah fébrile, Tarzan se tape une descente dans la jungle, salue Jane, puis attaque 'Sweet fruit'.

Moins tragique que le 'Stange fruit' de Billie holiday, mais plus musclé.

'Right here, right now' et ' War Machine'  présentent un fond bluesy/ doom qui ravit les fans de Black Sabbath.

' No loose behaviour' et le bouge-fesses 'Mozzarella' , la préférée du pizzaiolo du coin, terminent ce show convaincant et épicé.

Le 9 décembre à l'Espace Culturel de Nethen!

 

Black Mirrors.

On le pressentait depuis pas mal de temps, Black Mirrors n'allait pas rester confiné à la scène Wallonie- Bruxelles, la Flandre devait succomber et tous ceux qui étaient au Desertfest le confirmeront, Black Mirrors c'est de la dynamite en die zangeres  zal harten breken.

Marcella, c'est mon Amérique, à moi, aurait dit Jacques Brel, elle allie les talents de Janis Joplin , Grace Slick et Mariska Veres, étale un jeu de scène félin combiné à une voix pouvant passer du rocailleux au passionné ou à la douceur sans forcer.

Les garçons qui l'accompagnent ( Pierre Lateur: Guitar /Gino Caponi: Bass/ Nicolas Scalliet: Drums) abattant également un boulot exemplaire, il n'est pas étonnant que tout Laeken ait craqué face à la prestation de Black Mirrors.

Ils ouvrent avec le blues rock ' Shoes for booze'.

Il faut attendre la fin de la bouteille pour voir Marcella lâcher tous les démons.

' Funky Queen', excellente manière de décrire la guerrière, précède un de leurs morceaux de bravoure, 'The mess' , du Led Zep féminin.

' Control' est plus récent, ici aussi les meilleurs groupes des seventies réapparaissent sur l'écran: Humble Pie, Edgar Broughton Band, Budgie, Babe Ruth... tout comme pour le voodoo blues 'Till the land wind blows'

Laeken, une reprise?

La claque magistrale de la soirée: 'Hear my train a comin' ' d'Hendrix.

Une version époustouflante !

' Make the same old day' a été travaillé avec l'élément féminin de Moaning Cities que vous entendrez plus tard et c'est avec le brûlant ' Burning warriors' que s'achève ce concert qui a marqué les esprits.

 

My Diligence.

Selon nous, une petite erreur de programmation, les Bruxellois auraient dû passer avant Black Mirrors ou après Moaning Cities.

John Sailor, François Peeters et Gabriel Marlier n'étaient pas vraiment enchantés de se produire devant une vingtaine de ploucs alors qu'ils pouvaient admirer un attroupement au bar.

Depuis que tu les as croisé au DNA, en 2014, ils ont perdu David Duré et se produisent désormais sans bassiste.

Sinon, le menu proposé ne s'est pas édulcoré, du stoner rock lourd et sans concessions, aux agréables essences At The Drive In.

Un instrumental percutant tient lieu d'intro, il est suivi par 'From light till black', sur scène c'est plus que dark, Manu râle encore!

'Electric Woman', sans Dop Massacre et Willy Willy, c'est moins drôle, mais ça fait toujours très mal. 

On nous invite à monter dans la fusée pour une visite guidée sur la lune, on a laissé Milou à terre et la Castafiore ausi.

Là-haut, ils se souviennent de notre passage en diligence et ont décidé de fermer les frontières: non, aux migrants!

'Hurricane' pas besoin de dessin, les dégâts sont considérables!

La playlist mentionne encore ' Free vacation' , 'Long time hero', 'Vendetta' et ' Villa Franka' , des barcarolles mélodieuses que tu n'entendras pas Tino Rossi chanter.

Au Zik-Zak en décembre, Annick a craqué pour les tatouages du marin!

 

Moaning Cities 

Avec Black Mirrors, un second fleuron de la scène nationale, non seulement les Saint-Gillois sont fort prisés en Flandre, mais ils se sont tapés récemment une tournée allemande ayant frappé les esprits teutons.

Le successeur de 'Pathways through the Sail', 'D Klein' ( un clin d'oeil à Vaya Con Dios?), vient de sortir, le quartet avait prévenu que les nouvelles plages risquaient d'être moins planantes et plus rock, après le concert donné à Laeken, l' avertissement s'est révélé exact.

Les filles, Juliette Meunier à la basse, claviers, seconde voix et Mélissa Morales à la batterie, et les garçons, Valérian  Meunier au chant et guitare et le  barefoot derviche tourneur, Tim Sinagra,  au sitar, guitares, basse, claviers  se produisent sans setlist, elle est ancrée dans nos neurones, confie Tim.

Une basse dominante drape le titre inaugural, pas sûr que ce soit l'hymne consacré au festival lessinois ' Roots and Roses', la  suivante ' Vertigo Rising', aux inflexions Doors prononcées, transporte l'auditeur loin, très loin, de la cité sordide pour le guider vers des contrées moins polluées où il a le loisir de s'adonner à la méditation en contemplant les nuages  tout en adoptant la position du yogi, longue barbe facultative!

C'est toujours avec la clique de Jim Morrison en toile de fond que le public secoue tête, agite bras et crée des volutes avec les mains en entendant les pièces suivantes, un duel de guitares furieux, après une amorce aérienne, ennoblit la première ( 'Sex sells'?), la seconde, à deux voix s'avère encore plus violente.

Puis vient ' Easter' et ses sonorités de sitar Katmandu, l'album  'The Piper at the Gates of Dawn' du Floyd s'impose à ton cerveau fatigué, les voix flottantes accentuent la touche psychédélique.

Un grand moment!

Après une plage électrique et agitée, Moaning Cities reverse dans l'extatique avec une composition lancinante au final des plus fiévreux ( 'Expected'?) .

Groove lancinant et  voix  obsédantes, guitares explosives et  fuzzy à souhait, le dernier fait d'armes ( 'Drag'?) nous laisse K O pour le compte.

Moaning Cities, un groupe à placer haut sur l'échelle du renouveau psychédélique, ils sont en droit de côtoyer les Black Angels, Black Mountain, Tame Impala, Dead Meadow, Lola Colt ou BRMC.

 

Il est minuit trente, une dernière bière avec quelques potes avant le retour au bercail, tu rates le concert de Coverballs, par contre tu peux te taper une longue séance de grattage de pare-brise, l'hiver est là!

 

photos- Manugo Photography ( concert monkey)

 

 


 

Rock For Life II - Cité Culture / Cité Modèle - Laeken, le 11 novembre 2016 ( part two)
Rock For Life II - Cité Culture / Cité Modèle - Laeken, le 11 novembre 2016 ( part two)
Rock For Life II - Cité Culture / Cité Modèle - Laeken, le 11 novembre 2016 ( part two)
Rock For Life II - Cité Culture / Cité Modèle - Laeken, le 11 novembre 2016 ( part two)
Rock For Life II - Cité Culture / Cité Modèle - Laeken, le 11 novembre 2016 ( part two)
Rock For Life II - Cité Culture / Cité Modèle - Laeken, le 11 novembre 2016 ( part two)
Rock For Life II - Cité Culture / Cité Modèle - Laeken, le 11 novembre 2016 ( part two)
Rock For Life II - Cité Culture / Cité Modèle - Laeken, le 11 novembre 2016 ( part two)
Repost 0
Published by michel- ManuGo Photography - dans concerts
commenter cet article
11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 18:09
Rock For Life II - Cité Culture / Cité Modèle - Laeken, le 11 novembre 2016 ( part one)

Rock For Life II - Cité Culture / Cité Modèle - Laeken, le 11 novembre 2016

 

Après le succès de la première édition, s'étant déroulée au même endroit, l'équipe de  Rock For Life remet le couvert.

Les bénéfices du festival seront versés à une association luttant contre le cancer, le choix 2016 s'est porté sur  les recherches de l’équipe du Professeur Pierre Sonveaux ( l'UCL).

Un programme copieux ( trop?)  et varié est offert pour un prix dérisoire, le premier groupe est prié de dérider les auditeurs dès 16h.

Avec Manu, on est aux aguets, Michel V R fait la sieste, on l'attend plus tard!

 

L'équipe a refilé à Lolo, scintillante, un micro pour présenter les groupes, elle introduit  Ziggy and the Van ElderS!

Un trio dont la page facebook dévoile une identité factice,  Ziggy : Guitar’n’vocals - Kenny Van Elder : Drums’n’backing vocals - Mike Van Elder : Bass’n’insane backing vocals.

Ziggy n'a rien de Bowie, sa dégaine rappelle le cowboy paumé ayant rêvé d'être Buffalo Bill, pas de bol, il est né 150 ans trop tard. Avec les comparses, ils ont décidé de pratiquer du boogie artisanal et bouseux qui peut divertir pendant 10 minutes avant de sérieusement te casser les burnes.

Tu dis, Chris,  ça ne casse pas trois pattes à un canard, même s'il est né à Tchernobyl.

Ouais, c'était, disons, inconsistant et indigeste, mais bon, ça n'a pas duré plus de trente minutes!

' Good evening' dit le blagueur, il est 16h, puis la troupe attaque une suite de boogies crades qui nous font regretter que Rock for Life n'ait pas songer à ZZ Top pour ouvrir leur sauterie.

Défilent: ' Going down', ' Baghdad' ( ?) il semblait avoir proféré ' Take me to the devil' ( un aller simple), ' Crazy train', ' Mississippi Voodoo doll'... le batteur s'acharne sur ses caisses de la même manière que le mec qui  a reçu une carte rouge se venge sur la porte du vestiaire, la guitare de Lucky Luke produit un son rouillé, sa voix présente des intonations similaires, la basse assure.

' Shoot me', t'avais pas ton pistolet à eau, 'Ain't gonna happen', ' Bandwagon' un boogie punk tire-toi de ma route ou je t'écrase, ' Gone', 'Cold blooded', ' Suffer' et enfin  ' I feel fine' grâce au local dealer qui lui a refilé de l'herbe, paraît-il.

Au suivant!

 

Dr.Ape

Des Bruxellois, fans de Pierre Boule, Darwin et de Sheetah et les Weissmuller.

Comme les précédents, le Doc simiesque travaille en trio, pas de toubib en chef, flanqué de Nurse Betty et de Hot Lips, non, Alexandre Liégeois: Vocals, Guitar/Sasha D'Hondt: Bass guitar, Back vocals et Mathieu Dekeyser: Drums sont tous trois médecins sans frontière.

Ils pratiquent un rock indie puisant ses sources aussi bien dans les seventies qu'auprès de groupes tels que RATM ou les Red Hot, venus nous rendre visite en semaine.

A leur actif un EP , un passage remarqué lors du dernier Emerganza et plus de trente concerts, essentiellement dans la capitale.

Kein setlist  visible, le début est des plus  musclés, la potion proposée est moins téléphonée que le pseudo boogie du cowboy Ziggy , on accroche et admire les riffs précis d'Alexandre qui ne doit pas être le frangin de Quentin, son anglais passe, la basse pulse et Mathieu se démène mieux que Charles-Quint derrière les fûts.

' Too far to stop'  catchy sans être trop lisse, bien!

Ils enchaînent sur une plage à l'intro mélodique ' Set sail' , tu embarques sur leur rafiot et découvre un rock bien foutu.

' FUCK' déménage comme un phoque privé d'Alaska et la suivante, aux accents grunge, traite du merdier dans lequel on vit.

Ils terminent leur set par 'Anyone' , une claque invitant à la danse nous rappelant les 'Klaxons'.

Au Zik-Zak le 19 novembre!

 

Spoons of  Knowledge.

Vu à la Cité Culture en 2014, un Road to Rock, à l'époque le groupe ne t'avait pas impressionné, tu écrivais: pop rock asexué et grand public!

En 2016?

Même verdict, beaucoup de cinéma,  Bryce, le frontman, en fait toujours des tonnes, si ça plaît aux biquets et à leurs petites soeurs, ses grimaces de mijaurée  ont le don de passablement t'irriter.

 On nous avait prédit du rock psyché énervé, on nous a servi du sous-Placebo insipide.

Si les premières plages d'une fébrilité  rappelant les Sparks, s'essayant au kazatchok, font illusion, les allures de diva de la sauterelle commencent à t'échauffer dès la troisième tirade, résultat tu ne fais plus attention au boulot pas trop mal effectué par ses copains.

'Le downtempo ' Whisperers' se laisse écouter en fermant les yeux, ' Sunshine' est tel que le titre l'insinue, à écouter allongé sur le transat.

' Jump high' est pour les amateurs de trampoline, ' Light will come' pour les achluophobes, ' My insane little fantasy' pour les militaires, fans de Sardou.

T'avais entrouvert les paupières, tu la voyais, la marionnette, elle gesticulait de manière ridicule, t'as demandé de l'aide à Cabrel, il a dit...  Ce pantin, ce minus !

Je vais l'attraper, lui et son chapeau

Les faire tourner comme un soleil ...

Mais non, il a poursuivi, ' Slut machine' et enfin ' Sweet afternoon' avant d'enfiler son peignoir, de quitter le ring, de signer quelques autographes et de se faire masser par une folle.

 

Dendermonde nous envoie la Sainte Trinité: The Father, the Son and the Holy Simon!

La dernière fois que tu avais croisé the Almighty et sa clique, c'était en 2011 au Live Music Café, un bistrot qui se souvient encore de leurs exploits, en cette fin d'après-midi, le fils de l'homme des bois, Linard Van den Bossche  - Guitars/ le fringant Kurt Van den Bossche - Bass et le troisième larron, Simon Ruyssinck  - Drums, ont emmené un ange qui traînait dans le jardin d'Eden, qui comme tu le sais est baigné par la Dendre poissonneuse, mais pas batteuse,  Anton Engels aux claviers, un apport de premier choix!

 Après la triste parodie qui a précédé leur set, Laeken a enfin eu droit à un show qui justifie l'étiquette rock.

Le rock, ces envoyés du paradis le transpirent  par tous leurs pores et leur concert, intense, a ravi les amateurs d'authenticité et renvoyé les branleurs au jardin d'enfants.

' Any more' entame le set, Manu peste les lights sont merdiques, Manu jubile, ces mecs sont des bêtes, Manu secoue la tête, le fils mitraille, le Saint - Esprit roue caisses et cymbales de coups parfois bas, quant au dabe, il se marre en jouant à l'élastique avec les cordes de sa basse, Anton nous la fait Ray Manzarek, tout le monde est content.

La suivante est pas de nous, c'est une...zeg het eens, pa.. c'est une reprise, et on a droit à une version infernale de 'The house of the rising sun'.

Johnny a décidé de les prendre en avant-programme pour sa prochaine tournée, Eric Burdon, mal  caché derrière un pilier, a applaudi!

Tous à genoux, c'est l'heure de la prière: ' On your knees' !

Le thermomètre indique 12° Celsius dans la salle, 't is warm hier, je me débarrasse de mon petit tricot décide l'Esquimau qui dévoile un torse d'athlète nourri à la Duvel avant d'embrayer sur 'Light shining through' suivi par une jam lunaire.

'k hem dust, envoyez la bière, Christophe part au ravitaillement, l'Ancien Testament attaque ' Desire'.

Un bon blues rock comme le tricotait si bien Led Zep à leurs débuts.

' I know what I need', ' It ain't easy' se succèdent, Linard pris d'une crise d'épilepsie, la Jupiler était tiède, tremble comme une feuille solitaire sur un maigre peuplier, son géniteur fait quelques grimaces en constatant que Mich VR a braqué son objectif vers son noble faciès, ils prennent le dernier virage, ' Peace of mind' et ' I want you' qui nous explosent en pleine gueule.

Elle était bien cette messe, constate Manu!


Fin de la première partie!

 

photos - ManuGo Photography/concert monkey

 

 

Rock For Life II - Cité Culture / Cité Modèle - Laeken, le 11 novembre 2016 ( part one)
Rock For Life II - Cité Culture / Cité Modèle - Laeken, le 11 novembre 2016 ( part one)
Rock For Life II - Cité Culture / Cité Modèle - Laeken, le 11 novembre 2016 ( part one)
Rock For Life II - Cité Culture / Cité Modèle - Laeken, le 11 novembre 2016 ( part one)
Rock For Life II - Cité Culture / Cité Modèle - Laeken, le 11 novembre 2016 ( part one)
Rock For Life II - Cité Culture / Cité Modèle - Laeken, le 11 novembre 2016 ( part one)
Rock For Life II - Cité Culture / Cité Modèle - Laeken, le 11 novembre 2016 ( part one)
Rock For Life II - Cité Culture / Cité Modèle - Laeken, le 11 novembre 2016 ( part one)
Repost 0
Published by michel - ManuGo Photography - dans Concerts
commenter cet article
11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 09:59
Album- Dan Barbenel - Little Black Book

    Album- Dan Barbenel - Little Black Book

 

Dan Barbenel a inhumé Mr Diagonal et le Black Light Orchestra qui l'accompagnait, Red Rabbitt s'est taillé avec le Petit Chaperon Rouge, en 2016 , Dan officie sur les scènes sans nom d'emprunt, il redevient Dan Barbenel, né à Dundee, l'année où le club local ( Dundee FC)  devance son rival Dundee United, en terminant cinquième de la Division One, ce qui lui donne accès à la UEFA Cup.

Au printemps 2016, le singer-songwriter, qui préfère  la classical casquette à l'horrible baseball cap, a sorti, sans tra la la,  un premier album solo ( chez homerecords.be) intitulé 'Little Black Book'.

Pour tous instruments: un piano et une voix!

 

Tracklist:

01. Black Pearl

02. Lady Madeleine

03. The Sound of Destiny

04. Stormbirds

05. Diana

06. My Lips are Sealed

07. Patagonia

08. The Mountain

09. Vie Eau Laine

10. Sex on the Beach

11. Humpty Dumpty

12. The Bomb

13. I Love my Brain

14. The King's High Table

' Black Pearl', la plage ouvrant le recueil, donne le ton, Dan invite l'auditeur dans un univers  que tu peux cataloguer de piano-folk-pop-cabaret music

Comme la perle décrite dans la chanson, le ton est sombre, grave, intrigant, la palette utilisée évite les effets kitsch, Dan travaille dans la sobriété.

Tu pourrais tendre le bras à ' Lady Madeleine', l'inviter pour a little walk sur le 'Boulevard de la Madeleine' avec le titre des Moody Blues en bruit de fond

...what a beautiful dream, indeed... !

Qu'entends-tu, Dan, tu sembles prêter une attention soutenue à quelques chuintements inquiétants!

I hear ' The Sound of Destiny' et ça ne fait pas plus de bruit qu'un flocon de neige s'étalant sur le trottoir.

Un certaine conception de la fatalité, est-elle due aux origines juives de l'artiste?

Le texte de 'Stormbirds' est récité de manière solennelle, sur un fond classique, il nous rappelle qu'Erik Satie lui aussi  jouait du cabaret ( pas encore pop) au Chat Noir.

'Diana'   dépeint Lady Di sans glamour, le piano obsédant, la  voix fiévreuse  transforment ce gospel jazzy et glacial   en thriller lugubre.

Le court vaudeville ' My lips are sealed' , aucun lien avec le tube des Go-Go's de 1981, apporte un moment de détente bienvenu après ces instants de noirceur, il est suivi par 'Patagonia' un instrumental Terre de Feu.

'The Mountain', le seul morceau dont les lyrics sont imprimés en anglais sur le feuillet accompagnant l'album ( les autres textes sont en écriture miroir) , mixe réflexions philosophiques et exploit athlétique, le titre préféré d'Hillary, euh, non pas celle qui est ressortie déconfite après le résultat des élections, on te parle d'Edmund Hillary .

Le neuvième morceau, ' Vie Eau Laine' , est  une romance désuète pour un prénom  qui l'est tout autant.

Pour amateurs de baroque pop ( chamber pop) de qualité, ceux qui écoutent Van Dyke Parks The Divine Comedy, Scott Walker ou Tindersticks.

Dan nous invite pour un  nouveau petit tour au cabaret avec ' Sex on the beach'.

Dis, ce n'est pas Henri de Toulouse-Lautrec, le monsieur qui reluque les jambes de la danseuse?

' Humpty Dumpty' baigne dans la même sphère, le ton est à la dérision, à l'ironie, à la légèreté.

Cette ballade pourrait se retrouver au répertoire de Pasadena Roof Orchestra.

Il n'est guère étonnant de lire les critiques rapprocher Dan Barbenel des loufoques Monthy Python ou du très British et spirituel  Noël Coward, ' The Bomb' chanté d'une voix emphatique constitue un bel exemple d'humour décalé.

Et que dire de ' I love my brain', une plage qui aurait certainement fort plu à Freddie Mercury.

Pour terminer le voyage, Dan nous propose une escale au Westminster Hall pour contempler   ' The King's high table' , une dernière plage empreinte de majesté et de grandeur.

 

Il reste à souhaiter que ce nouvel album connaisse une suite sur scène, un endroit où on découvre trop rarement ce réel et authentique talent!

 

 

 

 

 

Album- Dan Barbenel - Little Black Book
Repost 0
Published by michel - dans Albums
commenter cet article
11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 07:45
Mise en berne des drapeaux de l'Hôtel de ville de Montréal: Leonard Cohen est mort!

Dans la nuit on pouvait lire sur la page facebook  du chanteur/poète:

"It is with profound sorrow we report that legendary poet, songwriter and artist, Leonard Cohen has passed away.

We have lost one of music’s most revered and prolific visionaries.

A memorial will take place in Los Angeles at a later date. The family requests privacy during their time of grief."

 

Tout commentaire est vain mais nous tenons à épingler un témoignage de fanL

Jack?

 I've been entertained, consoled, lifted up and had dreams with this guy for nearly fifty years. So sad but he had to go at some time. He'll leave a massive void in many peoples lives but he'll also leave some incredibly beautiful creations in the hearts and minds of us all. The world maybe is becoming to sick and twisted for such a gentle soul. See you in the next world Don't be late .....

 

 

 Extrait: Leonard Cohen- The night comes on!

I went down to the place

Where I knew she lay waiting

Under the marble and the snow

I said, Mother I'm frightened

The thunder and the lightning

I'll never come through this alone

She said, I'll be with you

My shawl wrapped around you

My hand on your head when you go

And the night came on

It was very calm...

Repost 0
Published by michel - dans Bad News
commenter cet article
10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 22:48
Europe - Ancienne Belgique - Bruxelles, le 10 novembre 2016

EuropeAncienne Belgique - Bruxelles, le 10 novembre 2016

 

Le billet de JPROCK :

Avec son troisième album "The Final Countdown" sorti dans les bacs en 1986, Europe accède à la renommée internationale.
Pratiquant un rock FM proche du hard rock et du glam, les Suédois rejoignent des combos comme Bon Jovi ou Def Leppard dans le coeur des fans du monde entier.
Depuis le groupe suédois qui compte  aujourd'hui dix albums au compteur sillonne les routes du monde armé d' un répertoire en béton.
Ce soir à l’AB il fête les 30 ans de son album mythique et comme à leur habitude Joey Tempest, John Norum, John Levén, Mic Michaeli et Ian Haugland se donnent corps et âme d'un bout à l'autre du show.
Norum nous éclabousse de sa classe de guitare hero qui n’en fait jamais de trop, et Tempest qui à cinquante trois balais garde un visage angélique, se montre toujours un frontman d’exception.
Bref, Europe c’est de la balle et ça vous colle au mur deux heures durant.
La setlist reprend l'intégralité de l'album " War of Kings" sans aucun temps mort et nous balance ensuite à la face la totalité de l’album mythique " The Final Countdown".
Et au final chacun y trouve son bonheur, les anciens fans comme les nouveaux.
Au terme d’un set énergique et bluffant de quasi cent vingt minutes le groupe revient saluer la foule sous une énorme ovation.
En quittant l’AB on n’a qu’une idée en tête les revoir au plus vite.
Car il faut bien reconnaître que cet Europe là est en bien meilleure santé que sa consoeur européenne essoufflée et malade.
Un seul mot me vient à l’esprit : la classe!

 Texte et photos : JP Vanderlinden aka JPROCK-THE DARK FEATHER.

Setlist:

War of Kings:

Hole in My Pocket
The Second Day
Praise You
Nothin' to Ya
California 405
Angels (With Broken Hearts)
Days of Rock 'n' Roll
Children of the Mind
Rainbow Bridge
Vasastan
Light It Up
War of Kings

The Final Countdown :

The Final Countdown
Rock the Night
Carrie
Danger on the Track
Ninja
Cherokee
Time Has Come
Heart of Stone
On the Loose
Love Chaser
(Followed by snippet of "The Final Countdown")

Europe - Ancienne Belgique - Bruxelles, le 10 novembre 2016
Europe - Ancienne Belgique - Bruxelles, le 10 novembre 2016
Europe - Ancienne Belgique - Bruxelles, le 10 novembre 2016
Repost 0
Published by JPROCK - dans Concerts
commenter cet article
10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 03:53
Album - Maris – On Gods And Other Things

Album - MarisOn Gods And Other Things

 

Maris, non, rien à voir avec Bart Maris, le trompettiste qui a enfanté Jaune Toujours et collaboré avec quelques groupes aventureux de la scène nationale ( A Group, Flat Earth Society, Moker e.a.).

Maris est le nom de scène choisi par Mariske Broeckmeyer, chanteuse et compositrice louvaniste, se partageant  désormais entre New-York et Bruxelles.

Elle a fait partie des groupes One Bird Orchestra et Reuske, a collaboré avec Aimee Odum, une artiste visuelle, et avec le danseur Kerryn McMurdo pour le projet visuel 'Golden Blobess' qui a vu le jour à Reykjavik.

C'est d'ailleurs en Islande que Maris a conçu son premier album solo baptisé  'On Gods And Other Things', il est distribué par Rat Records (  founded in 2003 by Teun Verbruggen and Bruno Vansina).

 

 

Track listing:

 

1 How´s Things

2 Absurd Abruptness

3 The Alignment of Things

4 Soon enough

5 Perception Perception

6 Oddly Satisfying

 

L'album, constitué de six titres, débute par 'How's Things', une plage baignant dans un univers étrange et ouaté proche des travaux de Lynn Cassiers.

Que l'album ait été enregistré dans un pays nordique ne relève pas du hasard, la sophistication de Röyskopp ou les glitch beats de Múm ne sont pas très éloignés.

'Absurd Abruptness' peut déconcerter l'auditeur habitué aux mélodies couplet/refrain/ couplet.

Mariske expérimente, aussi bien vocalement que musicalement, le substrat est nu, la voix innocente et énigmatique  se glisse sur cette couche blanche et l'accompagnement minimaliste ajoute une  touche cryptique à la composition.

'The alignment of things' il faut plus de sept minutes pour aligner minutieusement  tous les objets,  en fermant les yeux tu risques de visionner des paysages lunaires ou une carte postale représentant la banquise arctique à une époque où elle n'avait pas à craindre le réchauffement climatique et si tu te concentres tu pourras apercevoir des elfes lumineux et autres créatures issues d'une saga d'origine baltique.

Le voyage ambient/trip hop/ electronica se poursuit avec 'Soon enough', en arrière-plan le stormur souffle, tu peux le sentir, il glace les os, la voix de Mariske prend des intonations Björk, quelques vagues beats et bruits métalliques, creux, émergent, mais  le vent nordique, omniprésent, accentue l'impression hivernale.

Tu te prépares un grog avant de passer à la suite.

' Perception, perception', de l'ambient psychédélique. un titre plus accessible pour le commun des mortels, il  se rapproche de certains morceaux d'Archive.

La plage concluant l'album a pour titre 'Oddly satisfying' , il débute par un exercice de vocal  layering. Après mise en boucle, Juffrouw Broeckmeyer débite son chant récitatif, insolite et intrigant tandis que le maigre accompagnement sonore, petit à petit, s'évapore.

 

Un second cordial s'impose avant de reglisser la plaque dans le lecteur!

 

 

 

 

 

 

 

Album - Maris – On Gods And Other Things
Repost 0
Published by michel - dans Albums
commenter cet article
9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 13:45
Renaud - Phénix Tour - Forest National, le 9 novembre 2016

Renaud - Phénix Tour - Forest National, le 9 novembre 2016

 

Le billet de JPROCK :

Renaud a baptisé sa tournée come back le " Phénix Tour", et au vu de ce deuxième concert à Bruxelles on comprend vite pourquoi.

L’artiste revient de loin, extirpé depuis un an de l’enfer des vapeurs anisées de l’alcool qui le détruisait jour après jour.
De retour sur scène Renaud nous revient toujours debout, le renard s’en est allé se cacher pas bien loin pour longtemps, et même espérons le pour toujours.

Cette deuxième date à Forest National fut énorme à plus d’un titre, dans l’émotion d’abord de retrouvailles tant attendues et aussi dans le regard ravi d’un homme égal à sa légende et dont les chansons formidables n ‘ont pas pris une ride.

Passé le premier titre où la voix désormais rocailleuse et caverneuse se cherche un peu tremblante d’émotion et peu servie par un mixage qui s’affine, la deuxième chanson qui succède à « Toujours Debout « ," Docteur Renaud, Mister Renard » remet les pendules à l’heure dans le bon sens.
On sent Renaud heureux et presque totalement rétabli d’une grosse crève qui le gênait encore la veille.

" Eh oui j'ai arrêté de boire depuis plus d'un an maintenant...
J'avoue que je m'accorde parfois une petite bière, mais une..."
Merci d'être là, ça me touche infiniment et je donne tout ce que j'ai ! "

Fidèle à son habitude l'artiste chambre aussi gentiment son public , comme on titille un ami qu’on aime.

« Hé, vous étiez plus enthousiaste à gauche qu’à droite de la salle hein ! Non finalement à droite c’était mieux… ! «
La foule siffle gentiment…
« Meunon hein vous êtes cons tout de même ça fait 20 ans que je vous la fait celle là et vous réagissez encore !
C’est pas vrai tout ça, vous êtes tous super ! «

Renaud n’a pas changé, la démarche est plus hésitante mais au fond de lui l’homme garde le même humour incisif et la gouaille sympa qui ont fait son succès.
Durant trente titres il va nous faire sourire, chanter, pleurer, et nous replonger avec joie dans son univers tellement personnel qui ne nous a jamais quitté.

Quel bonheur de réentendre toutes ces merveilleuses chansons qui ont bercé notre vie, ces poèmes doux-amers dont on ne pourrait pas se passer.
Et même si sa modestie légendaire et son éternelle difficulté à gérer et accepter sa réussite lui font déclarer qu’il ne comprend toujours pas comment " Mistral Gagnant" a pu être élue plus belle chanson française de tous les temps alors qu’il y a a eu des gens comme Brassens, Brel et Caussimon, il doit se sentir pousser des ailes à voir l'accueil que le public lui réserve.

 Personne ne l'a oublié, et on l'a tous espéré.

 Et ce soir il est à nouveau là devant nous, comme avant.

Derrière lui un groupe de musiciens exceptionnels le portent littéralement et parmi eux un Belge, le bassiste Evert Verhelst.

L’ écrin visuel est aussi grandiose que son répertoire avec cette ville en images 3D qui défile sur l’écran géant au fil des chansons.
Magnifique.
Au terme d'une grand messe en totale osmose avec ses fans Renaud nous quitte avec un medley jouissif de ses meilleurs titres ( y en a t'il vraiment des meilleurs ? ) qui fera se lever toute la salle dans une ambiance extraordinaire .

On retiendra de ce concert et de celui de la veille que notre poteau est de retour, accueilli comme il se doit dès la fin du premier titre par une immense standing ovation et un public aux yeux humides qui ne veut plus le lâcher au terme d’une prestation qui aura tenu toutes ses promesses.
Quel beau moment. Les grands artistes ne vieillissent pas, ils sont sans âge.

Tiens bon Renaud, reste toujours debout, on a besoin de toi et on t’aime.
Merci.

Setlist ( sous réserve)
Toujours debout
Docteur Renaud, Mister Renard
En cloque
La Pêche à la ligne
Marche à l’ombre
Les mots
Étudiant – poil aux dents
J’ai embrassé un flic
Déserteur
La médaille
Héloïse
À la téloche
Hyper Casher
Dans mon H.L.M.
Ta batterie
Morts les enfants
Manhattan-Kaboul
Manu
La ballade Nord-Irlandaise
C’est mon dernier bal
Pochtron
Morgane de toi
500 connards sur la ligne de départ
Son bleu
Germaine
Dès que le vent soufflera
Mistral gagnant
La vie est moche et c’est trop court
Marchand de cailloux
Medley: Chanson pour Pierrot / Hexagone / Laisse béton 

 Adieu Minette / Miss Maggie / La Mère à Titi / Fatigué

Renaud - Phénix Tour - Forest National, le 9 novembre 2016
Renaud - Phénix Tour - Forest National, le 9 novembre 2016
Renaud - Phénix Tour - Forest National, le 9 novembre 2016
Repost 0
Published by JPROCK - dans Concerts
commenter cet article

Articles Récents