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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 18:18
Silversun Pickups + Pærish - Het Depot, Leuven, le 26 octobre 2016

Silversun Pickups + Pærish - Het Depot,Leuven, le 26 octobre 2016

 

An printemps dernier, Silversun Pickups se tapaient déjà le vieux continent et remplissaient les salles de concert, leur nouvelle tournée européenne a été entamée la veille à Paris, l'escale belge se déroule au Depot, l'ancien cinéma louvaniste qui  fera quasi le plein pour le passage des Californiens.

Le groupe peut compter sur une solide colonies de fans fidèles, tranche d'âge  de 18 à 25 piges, les vieillards sont admis sous certaines réserves!

 

Ils ont choisi les petits Parisiens de Pærish pour assurer la première partie, les Titis s'étaient déjà chargés de cette mission en mars à la Boule Noire.

Pærish officiait auparavant sous l'identité de Crackity Flynn, un nom bien trop compliqué pour la France, ils sont quatre, Mathias Court : guitar/lead vocals / Frédéric Wah : guitar/back vocals/ Martin Dupraz : bass/back vocals  et Julien Louvion : drums/back vocals. Ils sont fougueux, sympa, sincères et pratiquent un indie/pop punk que tu peux comparer à Green Day, Sum 41, Good Charlotte, Weezer ou The Offspring.

Bref, le Depot a apprécié leurs trente minutes de set et les a copieusement applaudis.

Entamer le concert par un titre intitulé ' Winona Ryder' fait preuve de bon goût,  Mathias semble être le plus nerveux de la bande, c'est également lui qui se charge des relations publiques, en anglais plus qu'honorable.

Le scénariste n'a pas changé les donnes pour ' ShaqFu', un nouvel exemple de college rock turbulent.

C'est notre première halte dans votre  accueillant pays et le second concert de la tournée comme avant-programme de  Silversun Pickups, celle-ci se nomme 'I’ve Got Punched in the Face, What’s Your Excuse?'.

Sorry, je t'ai confondu avec ma femme! 

Ils enchaînent sur 'Party's Over, Biff', un midtempo mélodieux.

Notre premier album sort en décembre, vous pouvez toutefois vous le procurer à la table de merch., ceci étant dit, les petits gars de Paname entament un nouveau ballet bondissant suivi par ' Undone' , leur premier single, à servir frais, à l'apéritif, évite l'andouillette tranchée et opte pour les olives!

Grand-mère est originaire du coin, elle m'a enseigné deux ou trois expressions du cru dont stoeferke et zinneke!

Bel effort, menneke, c'est mieux que labbekak ou dikke lul!

' Adriatic' et 'Then people forget' achèvent ce hors-d'oeuvre distrayant!

 

 Silversun Pickups

 Un tonnerre d’applaudissements dès l'arrivée de Brian Aubert: guitar, vocals /  l'attrayante Nikki Monninger: bass, vocals/ Joe Lester:  keyboards et  Christopher Guanlao: drums, ils n'ont pas encore égrené une seule note!

Brian, extraverti et légèrement cabot, vient serrer quelques pinces, Nikki salue et sourit.

"Cradle (Better Nature)"la plage ouvrant leur quatrième et dernier méfait ( Better Nature) engage le show, le timbre androgyne de B A , que certains n'hésitent pas à comparer à celui de  Billy Corgan, contraste avec la voix aigüe de Nikki, le groupe rocke allègrement, le public s'amuse aux poses de guitar hero du chef de la bande, il en fait des masses, à l'arrière Christopher en profite pour effectuer quelques étirements recommandés par le kiné.

On a tous compris que la soirée serait amusante.

' Well thought out  twinkles'  date de 2007 et secoue généreusement, le jeu viril et instinctif du sieur Guanlao impressionne sérieusement les batteurs débutants dans l'assistance.

Une intro bluesy annonce le leste  'The Royal We', et c'est par un Yeah guerrier qu'ils embrayent sur ' Nightlight'  décorés de ooh ooh bien putes tout le Depot reprend le refrain avec ferveur, sur scène la clique s'amuse.

On s'est déjà produit à Bruxelles, Anvers, au Pukkelpop, jamais à Louvain, anyone from Leuven, here?

Quelques mains se dressent!

All the others are tourists?

Bon, les amis, il faut aider Nikki, elle déteste la chanson qui suit,  Nikki, darling, tout le monde te regarde, don't fuck it up!

Salopard!

' Circadian Rhythm' ( Last Dance) est tout simplement un hymne pop irrésistible, digne des meilleurs Blondie.

Ajoutons que Joe et Chis, s'ils restent en retrait, abattent un boulot formidable et t'auras pigé que Silversun Pickups est le genre de machine dont tous les rouages sont bien huilés.

Les suivantes , ' The Pit'  et  ' Little lover's so polite'  sont tout aussi accrocheuses.

Interlude, nous sommes vraiment désolés pour Trump, you know, si ce clown devient président we're not going back.

Un mec propose  I have a spare room, le chef l'a toisé, a ricané , son visage semblait dire on n'est pas de la même famille.

Assez plaisanté, it's time for a scary tune, ' Friendly Fires', Nikki a trouvé un bout de bois, qu'elle ne balance pas dans le brasier, elle l'utilise pour tapoter un drumpad donnant à la plage un parfum electro pop.

' Latchey Kids' présente lui aussi des saveurs new wave .

C'est reparti pour une séquence de louanges vantant notre beau pays, on a noté et décliné l'invitation d'aller boire un verre avec le comédien qui a repéré quelques établissements sympa dans le coin, on a caressé le pied qu'il a tendu dans notre direction et on l'a écouté chanter la suite du programme, ' Panic Switch' avec l'étonnant solo de basse de Miss Monninger,   ' Dots and Dashes' et son clavier dance et enfin ' Lazy eye' un hit des débuts que Brian entame solo et qui finit en tornade.

 

La playlist prévoit trois titres supplémentaires, un slow, ' Three Seed' dédicacé à une nana du premier rang , le frénétique ' Cannibal' et ' Kissing Families' repris du début à la fin par tes petites voisines, toutes émoustillées d'avoir pu serrer la main du beau Brian.

Pourquoi tenait-il à serrer la mienne, sa paluche était moite!

 

Un concert intense et électrique qui a tenu toutes ses promesses!

 

photos - jp daniels - concert monkey

 

 

 

 

 

Silversun Pickups + Pærish - Het Depot, Leuven, le 26 octobre 2016
Silversun Pickups + Pærish - Het Depot, Leuven, le 26 octobre 2016
Silversun Pickups + Pærish - Het Depot, Leuven, le 26 octobre 2016
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Silversun Pickups + Pærish - Het Depot, Leuven, le 26 octobre 2016
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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 20:51
Jeff Beck - Cirque Royal, Bruxelles - le 25 octobre 2016 BIS

Jeff Beck - Cirque Royal, Bruxelles - le 25 octobre 2016  BIS

 

Le billet de JPROCK :

Jeff Beck n’a plus rien à prouver.
A 72 ans ( il en parait dix de moins) il est dans une forme olympique et son enthousiasme et sa joie de jouer restent intacts.
Au vu de la sortie de son dernier album « Loud Hailer « on s’attendait à un show axé principalement sur celui-ci et à la présence de la chanteuse Rosie Bones, et ô surprise on a eu droit à un set sous forme de best of rehaussé par le talent vocal de Jimmy Hall ( ex Wet Willie), celui là même qui fut nominé comme meilleur vocalise pour son travail sur l’album « Flash » de Beck en 1986.
Durant nonante minutes Jeff Beck nous propose une setlist très diversifiée qui va du rock au jazz fusion ( ah cette reprise du « Stratus « de Billy Cobham ! ) en passant bien sûr par des reprises de classiques du blues.
C’est avec une facilité déconcertante et même un zeste de nonchalance que les doigts du maestro parcourent sa Fender Stratocaster blanche de long en large pour en tirer des sons extraordinaires.
Et même si on connaît le coco depuis des lustres on reste médusé par son talent.
Quant il s’attaque à Hendrix en reprenant « Little Wing « il y met sa touche perso puis nous offre une version de « A change is Gonna Come « de l’ami Sam sublimée par la voix de Jimmy Hall. Ce mec a une dégaine douteuse un peu surannée , mais vocalement il assure comme un chef.
Quant à la section rythmique, elle est d'une efficacité redoutable et composée de Rhonda Smith à la basse (ex Prince) et Jonathan Joseph aux drums.
Il est clair que l’ami Jeff ne s’entoure pas de nains !
Une version brûlante de « Rollin’ 'n' Tumblin’ « met le feu au Cirque avant que Jeff ne nous envoie un « Superstition « digne de la version du Beck Bogert, Appice Live de 1973.
J’adore ce titre, c’est un brûlot incandescent !

 Et c’est bien sûr avec une somptueuse interprétation instrumentale de « A Day in the Life » des Fab Four que l’ex Yardbirds prend congé sous les applaudissements d’une salle debout.
En résumé, ce fut un excellent concert, agréable de bout en bout , même si avec le temps l’effet de surprise généré par la dextérité du maître s’amenuise pour celui qui comme moi a déjà pu l’applaudir maintes fois.
Mais il reste un grand Monsieur, guitariste génial qui mérite tout mon respect.

Texte et Photos : JP VANDERLINDEN aka JPROCK - THE DARK FEATHER.

Setlist :
01.Freeway Jam.
02.Lonnie On The Move. (Lonnie Mack cover)
03.Morning Dew. (Bonnie Dobson cover)
04.Little Wing. (Jimi Hendrix cover)
05.Even Odds. (« Who Else ! » 1999)
06.You Know You Know. (Mahavishnu Orchestra cover)
07.A Change Is Gonna Come. (Sam Cooke cover)
08.Stratus. (Billy Cobham (cover)
09.Over Under Sideways Down. (The Yardbirds cover)
10.Blue Wind. (« Wired » 1976)
11.Led Boots. (« Wired » 1976)
12.Red House. (Jimi Hendrix cover)
13.People Get Ready. (The Impressions cover)
14.Big Block. (« Jeff Beck's Guitar Shop » 1989)
15.Rollin' and Tumblin'. (Hambone Willie Newbern cover)
16.Superstition. (Stevie Wonder cover)
17.Happy Birthday.
18.Going Down (Moloch cover)
19.Litle Brown Bird. (Muddy Waters cover)
20.A Day in the Life. (The Beatles cover)

Jeff Beck - Cirque Royal, Bruxelles - le 25 octobre 2016 BIS
Jeff Beck - Cirque Royal, Bruxelles - le 25 octobre 2016 BIS
Jeff Beck - Cirque Royal, Bruxelles - le 25 octobre 2016 BIS
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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 20:12
Jeff Beck featuring Jimmy Hall - Cirque Royal, Bruxelles - le 25 octobre 2016

Jeff Beck featuring Jimmy Hall - Cirque Royal, Bruxelles - le 25 octobre 2016

 

JEFF BECK feat. JIMMY HALL – Cirque Royal, Bruxelles (BEL) – 2016.10.25

Setlist :

01.Freeway Jam.
02.Lonnie On The Move. (Lonnie Mack cover)
03.Morning Dew. (Bonnie Dobson cover)
04.Little Wing. (Jimi Hendrix cover)
05.Even Odds. (« Who Else ! » 1999)
06.You Know You Know. (Mahavishnu Orchestra cover)
07.A Change Is Gonna Come. (Sam Cooke cover)
08.Stratus. (Billy Cobham (cover)
09.Over Under Sideways Down. (The Yardbirds cover)
10.Blue Wind. (« Wired » 1976)
11.Led Boots. (« Wired » 1976)
12.Red House. (Jimi Hendrix cover)
13.People Get Ready. (The Impressions cover)
14.Big Block. (« Jeff Beck's Guitar Shop » 1989)
15.Rollin' and Tumblin'. (Hambone Willie Newbern cover)
16.Superstition. (Stevie Wonder cover)
17.Happy Birthday.
18.Going Down (Moloch cover)
19.Litle Brown Bird. (Muddy Waters cover)
20.A Day in the Life. (The Beatles cover)

Line Up :
Jeff Beck : Guitars
Jimmy Hall : Vocals - Harmonica.
Rhonda Smith : Bass - Backing Vocals.
Jonathan Joseph : Drums.

C'est fou ce que les choses changent en vingt ans, ainsi, à cette époque là, tu pouvais partir à l'aise de Ciney vers 18.00 et être bien à l'heure pour le début de ton spectacle à Bruxelles. Maintenant, tu dois ajouter 45 minutes et partir plus tôt. On appelle ça l'ère de la vitesse et de la mobilité, il est où le progrès dont on nous rabâche les oreilles sans arrêt ? Explique-moi!
Départ 17.15, Philou est aux taquets. Le live acoustique de Status Quo à l'aller et les deux premiers Captain Beyond au retour, comme çà tu sais déjà ce qu'on a écouté. Toujours pas guéri nosse Philou, « Il tousse, il crache, il renifle» comme on dit dans la Grande Vadrouille. « Touze palles pour fous, touze palles pour fous, fint gatre palles ! » (accent allemand). Hé faites pas les cons, ça va aller, on va le soigner notre cinquante-cinqnaire (c'est nouveau je viens de l'inventer pour la circonstance). On est sur place pour assister à ce grand moment d'émotion qu'est à chaque fois l'ouverture de la grille qui descend électriquement dans le sol, ça y est c'est ouvert ! Rencontre avec mes amis Lillois Christian et Agnès, comment ? Ah, oui, ils vont bien, merci. Un coca pour la route et puis bloc C sièges 64 et 66, on est super bien placés. Au niveau assistance, il y environ la moitié des places qui resteront
inoccupées, bizarre.
Ce soir, on ouvre la scène à un des plus grands guitaristes de tous les temps, un mec qui sait tout jouer : mister Jeff (Geoffrey Arnold) Beck himself est de retour, et à 72 ans, le bonhomme, natif de Wallington dans le Surrey pète la forme. « Il ne les fait pas » comme on dit dans nos campagnes.
En l'absence de Rosie Bones, c'est Jimmy Hall qui va assurer seul et de quelle manière, toutes les parties vocales. Comment vocales ? Oui, vous les sceptiques, il y a du chant ce soir et pratiquement la moitié du concert en plus ! Je sais que c'est étonnant car l'ami Jeff en solo, c'est presque exclusivement de l'instrumental, sauf ce soir. Comment ? Oui c'est con ! t'aurais dû venir. Au balcon, il y a un mec qui se met à beugler comme un veau en précisant « qu'il est français ! T'inquiète pas mec rien qu'avec ton accent on avait déjà compris, le reste c'était juste une confirmation. On pouvait s'attendre que l'ex partenaire de Jimmy Page au sein des Yardbirds vienne promouvoir « Loud Hailer » son nouvel album, le premier depuis six ans. Eh bien non, Jeff est venu célébrer ses 50 ans de carrière et il nous offre une collection de reprises qui tirent tous azimuts, jazz fusion, blues, rock. De toutes façons Jeff sait tout jouer. Oui, je sais que je me répète mais c'est uniquement à l'intention de ceux qui entrent dans le récit à l'instant présent. Une somptueuse interprétation de « A Change is Gonna Come » de Sam Cooke par un Jimmy Hall au top de sa forme vocale. Le chanteur du groupe Wet Willie avait déjà collaboré avec Jeff sur l'album « Flash » sorti en 1985. Que dire alors du « Stratusphérique » morceau de Billy Cobham ? Enorme ! Deux extraits de l'album « Wired » de 1976 qui reste un de mes préférés et nous voici replongés dans la musique américaine avec le très émotionnel « People Get Ready » et puis ça groove à mort sur le légendaire « Superstition » de Stevie Wonder. Jeff Beck virevolte sur le manche de ses Fender Stratocaster signatures avec une aisance et une maestria déconcertantes, quant à l'utilisation qu'il fait du vibrato, ça vous donne juste envie d'enlever le votre de votre instrument et de répondre « je l'ai perdu » si d'aventure quelqu'un demandait ce que vous en avez fait.
Petit break histoire de souhaiter un joyeux anniversaire au batteur phénoménal qu'est le souriant et talentueux Jonathan Joseph. On aura une nouvelle fois pu apprécier la plastique avantageuse de Rhonda Smith, ex-bassiste de Prince et, par-dessus tout, son jeu de basse à faire pâlir d'envie la plupart de ses collègues masculins.
On se quitte aux accents de « A Day in the Life » reprise des Beatles ». Voilà, en 1h32 Jeff Beck a une nouvelle fois prouvé si besoin était qu'il faisait partie des plus grands guitaristes de la planète.
Petite pause dans les couloirs d'accès pour tailler une bavette avec mon amie BJ Scott et puis on repart. Retour sans encombres et au lit avant minuit, tu le crois çà ? Eh bien tu devrais !

Mitch « ZoSo » Duterck

Jeff Beck featuring Jimmy Hall - Cirque Royal, Bruxelles - le 25 octobre 2016
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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 14:32
MaMA Festival 2016, Paris, du 12 au 14 octobre 2016, jour trois!

MaMA Festival 2016, Paris, du 12 au 14 octobre 2016, jour trois!

 

Charles Eloy.

 

Après une sieste, je me pointe au Cabaret Madame Arthur. L'équipe du showcase Bande de Pimp' - organisé par Bande de Sons - La Cartonnerie, le Chabada et la Coopérative de Mai -  nous présente trois groupes émergents de la scène française : Eagles Gift, Youth Disorder et Judy.

Eagles Gift - rock psyché

Le morceau "Pretend to be dead" nous plonge de suite dans un rock psychédélique sombre avec un envoûtement chamanique. Le clavier sonne comme  l'orge électrique de feu Ray Manzarek des Doors et les soli de guitare aériens avec des reverbs, des distos remplissent l'espace du Cabaret Madame Arthur. Les échos dans les voix sont omniprésents.

Morning Anxiety: la chanson débute par un puissant son de batterie carrée, suivi des autres

Les autres pop songs, enfumés d'un rock psychédélique, relèvent du mystique. 

 

Set list : Pretend to be dead,Night Walker,Morning Anxiety,Drifting Away,Lighting Bolt

 

 

Ils n'ont pas la vingtaine dépassée et possèdent un potentiel de talent. Les groupes Artcic Monkeys, Queens of the Stone Age ont inspiré leurs compositions.  Le jeu de guitare est millimétré. J'ai l'impression qu' ils essaient de garder la concertation. Les morceaux s'enchaînent. Techniquement, c'est parfait. Le chanteur jouant de la guitare regarde souvent vers le balcon de la salle et son immobilisme contraste avec l'énergie dégagée du groupe, avec un bassiste qui saute comme Flea des Red Hot Chilli Peppers. Un collègue chroniqueur a même l'envie d'aller le secouer.

 

Set list: Teach Me, Another Minutes, Metonimy, Love you grace

 

 

Judy - électro pop

Le trio électro pop, originaire de Reims, clôture le showcase Bande de Pimp'.  Les musiciens sont  habillés en pantalons noirs et T-shirts blancs. Il me semble qu'ils sont détendus sur scène.

"Oupos" sonne comme un savant mélange de pop, bass music, rap  et  électro. La voix grave  à la Dave Gahan et mélancolique, transformée par un vocoder est  secondée par un solide jeu de  batterie.Les musiciens passent d'un instrument à l'autre : guitares, basse, deux synthés, batterie classique, sampler.

Judy, un trio qui apporte un vent de fraîcheur à l'électro-pop.

 

Set list: Walkers in the sand,Enjoy,Take me back,In the dark,Oupos

 

 

 

 

Pogo Car Crash Control - rock - La Boule Noire

Trois garçons et  Lola, la bassiste. Un ouragan de décibels secoue littéralement nos oreilles. Les quatre musiciens, banlieusards du sud de Paris  nous distillent une musique super puissante chantée en français. Les  influences sont Nirvana, Foo Fighters, Ty Segall.

Le chanteur gerbe toute son énergie dans le micro. Ses hurlements sont accompagnés des riffs de  guitares et autres anomalies de fréquences.

J'en suis à mon troisième jour du marathon de concerts de MaMa Festival avec au compteur plus de 25 concerts. Parfois, je reste au bout de la salle, car les oreilles sont assommées.

Au milieu du concert, je les croyais crevés. Une pause de 30 secondes et les musiciens reprennent un show énergique. Ils sont increvables. Le chanteur ne boit pas beaucoup. Par conséquent, la voix est devenue enrouée.

Longue vie au rock authentique sans compromis, ni concessions

 

Set list: Meilleur ami, Royaume de la douleur, Paroles m'assomment, Je suis crétin, Consensuel, Restons en là, Je perds mon temps

 

 

 

Le Colisée - pop indé - Backstage by the Hill

Le surréalisme belge n'a pas de limites.  Le groupe Le Colisée venant de Bruxelles surprend par  leur musique extravagante.

David Nzeyimana, d'origine rwandaise évolue sur scène avec quatre musiciens.

Le morceau "Donnie Darko", chanté en anglais, débute  par des couches  synthé  new age. Ensuite les autres instruments prennent le relais. Des arrangements raffinés nous emportent dans l'univers du groupe.  Dans le morceau "Géraldine", la voix de David a des similitudes à celle de Laurent Voulzy.

Le morceau "la fin des temps" est parsemé discrètement de rythmiques africaines.

 

Set  list : Osaka, La fin des temps, Géraldine, Kojiko, Donnie Darko, Les dieux fous, Age of love, Coconut

 

 

 

 

 

Talisco - pop/rock/folk - Backstage by the Hill

Un grand cru bordelais. En effet, Jérôme Amandi (Talisco) est né à Bordeaux et il a pris de la bouteille lors de ses tournées américaines.

Il s’aventure dans le folk rock américain. Quelques touches de touche de trip hop et des nappes d’électro garnissent les arrangements. Un batteur (batterie classique et pad) et un guitariste le secondent efficacement.

Son concert est une invitation à l’évasion dans les grands espaces du sud-ouest américains. Un écorché vif dans son inspiration nous transportant dans différentes ambiances. Sa musique est millimétrée et efficace et paradoxalement laisse de la place à la fantaisie et des expérimentations sonores hétéroclites. Talisco a le secret de tenir en haleine un public hétérogène.

La chanson "Your wish" est agrémentée de riffs saccadés de la guitare, tandis que le chant dans la chanson "The keys" est plus aérien, avec un fond musical construit sur des échantillonnages électro.

Talisco a un effet cinématographique.  Après le concert il me laisse en mémoire le lyrisme des films western-spaghetti avec Clint Eastwood.

 

Set list: Monster, Sorrow, Follow me, Martian Man, Stay, Your wish, Loose, The keys

 

 

Wall of Death  - rock psyché - Backstage by the Hill

 

Le quartet "Wall of Death" - composé de la chanteuse et bassiste  Rachel Fannan et de trois musiciens (un batteur, un claviériste et un guitariste)  -  monte sur scène.  Le départ des membres du groupe et l'arrivée au début de cette année  des Californiens Rachel Fannan et James Hurst n' a pas changé l'âme du groupe et peut être considéré comme une évolution. Durant le concert, la voix de Rachel Fannan n'est pas transformée à outrance par des artifices technologiques. Un grand exploit dans la musique psychédélique. L'aspect humain garde le dessus sur les machines.

A partir d'instruments vintage dont le mellotron, "Wall of Death" dépoussière  le rock psyché.

set list: For a lover, Thunder sky, Little Joe, All mighty, Loveland, In your arms, Memory, Dreamland

 

 

La septième édition de MaMA Event  a tenu toutes ses promesses et démontre que ce dernier s'est bien ancré dans le circuit mondial des rencontres professionnelles de l'industrie de la musique et du spectacle. J'ai noté qu'il y avait une attention particulière à reprendre toutes les tendances de la musique actuelle.  Certes pas une tâche aisée pour un chroniqueur, car il nous est impossible de connaître tous les styles.

De ce marathon de plus de 120 concerts étalés sur trois jours, je me suis limité à rédiger 16 chroniques.

Même après plusieurs participations à MaMA Event, il y a toujours cette ambiance des quartiers Montmartre et Pigalle avec les salles de concerts mythiques qui vous poussent à découvrir, même si la fatigue vous envahit. Les journées sont pratiquement de 10 heures à 2 heures du matin et vous avez une envie  de continuer la fête qui tourbillonne dans la tête.

Conclusion, à la prochaine édition.

 

MaMA Festival 2016, Paris, du 12 au 14 octobre 2016, jour trois!
MaMA Festival 2016, Paris, du 12 au 14 octobre 2016, jour trois!
MaMA Festival 2016, Paris, du 12 au 14 octobre 2016, jour trois!
MaMA Festival 2016, Paris, du 12 au 14 octobre 2016, jour trois!
MaMA Festival 2016, Paris, du 12 au 14 octobre 2016, jour trois!
MaMA Festival 2016, Paris, du 12 au 14 octobre 2016, jour trois!
MaMA Festival 2016, Paris, du 12 au 14 octobre 2016, jour trois!
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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 07:19
Nouveaux décès dans le monde de la musique: Bobby Vee, Mieke Telkamp et Toto de Kinkempois ( Salvatore Canicatti)

Robert Thomas Velline, nom de scène Bobby Vee, la teen pop idol des sixties à qui on doit ' Take good care of my baby' , 'Rubber Ball', 'Devil or Angel' , 'Run to him' ou 'The night has a thousand eyes' (thirty-eight Top 100 hits en tout) est décédée le 24 octobre , il souffrait de la maladie d' Alzheimer depuis 2011.

La carrière du jeune Bobby Vee démarre lorsqu'il remplace au pied levé Buddy Holly qui vient de perdre la vie dans l'accident d'avion qui a vu également périr Ritchie Valens et Big Bopper.

Jusqu'en 1970 Bobby Vee classera des singles dans le Billboard, il a également tourné dans quelques films dont le musical "Play it Cool."

Autre point intéressant à savoir, sa longue amitié avec le récent Prix Nobel de la littérature, un certain  Bob Dylan!

Un fan:

I feel older tonight with the passing of Mr Vee.

Une opinion partagée!

 

 Maria Berendina Johanna Telgenkamp devient  Mieke Telkamp lorsqu'elle saisit un micro.

La chanteuse néerlandaise qui a cassé la baraque au pays des tulipes avec son adaptation de 'Amazing Grace' ( Waarheen, Waarvoor) est décédée à l'âge de 82 ans.

En 1953, elle reprenait 'Here in my Heart' un succès d'Al Martino, c'est là que sa carrière débute vraiment. On la voit au Songfestival de Knokke, elle attire les foules en Allemagne et chez elle avant de se retirer en 1967.

Elle revient dans les années 70 et signe ses plus grands tubes, notamment en reprenant le schlager ' Tulpen aus Amsterdam'.

 

Le rock wallon pleure la disparition de Salvatore Canicatti, plus connu sous son nom d'artiste Toto de Kinkempois!

Tu avais encore croisé sa route cet été lorsqu'il tenait la basse au sein de Nutbush, le tribute band de Tina Turner emmené par la superbe Mona Murray.

Une  biographie partielle  se lit sur son blog:

 

Né à Canicatti (Italie) le 09/09/1956. Arrive en Belgique 2 mois plus tard.

 

 

Bassiste autodidacte.

 

Apprend la guitare à 16 ans, dans la rue, avec les copains de quartier. Très vite le premier groupe est formé ; comprenant trop de guitaristes, passe à la basse.

 

Peu de temps après (fin des années 1970), première rencontre avec Serge Barbuti et formation du groupe Empedocle très influencé par le jazz rock. Groupe qui me fera sortir de mon quartier.

 

Après la séparation d’Empedocle, je rejoins le chanteur Pierre Devreux, et rencontre Alec Mansion pianiste du groupe. Quand Mansion décide de  mener sa propre carrière, je le rejoins. Suivront des concerts et des enregistrements studio (une première pour moi).

 

Autre rencontre importante, celle de Bouldou au début des années 80 et formation de notre premier groupe : Stalker.

 

Fin 1984 : audition avec le groupe Beau Matin, bien connu dans le sud du pays. Cette collaboration durera 4 années.

 

Après plusieurs petites formations éphémères et un 45 T avec Puzzle, reprise de contact avec Bouldou et Foufy pour quelques concerts dont 1 aux Etats-Unis (Louisiane).

 

Après la séparation des 2 chanteurs, naissance d’un nouveau groupe : Foufy and co qui assurera de nombreuses premières parties de groupes reconnus : Daran, Litfiba les charts…

 

Ma façon de jouer « le slap »  sera  évoquée par JP Schreuders dans son  livre l’histoire du Jazz à Liège.

 

En 1995, formation du groupe les Sticky fingers avec Bouldou et Serge Barbuti pour de très

nombreux concerts (+de 800), en Wallonie, en Flandre mais aussi en France  Luxembourg.

Allemagne  Hollande

 

En 2005, je rejoins Erwan pour ce qui allait devenir Atomique DeLuxe.

 

Le groupe Nutbush précise:

 

Ses obsèques auront lieu samedi 29 octobre en l'église de Kinkempois (heure à déterminer)

photo - Pierre Pires Madeira

photo - Pierre Pires Madeira

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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 13:57
Poliça - Fog - Ancienne Belgique- Bruxelles- le 24 octobre 2016

Poliça - Fog - Ancienne Belgique- Bruxelles- le 24 octobre 2016

 

Troisième passage de Poliça à l'Ancienne Belgique, en configuration box ( pas complet), cette fois-ci!

 

Support, Fog, le bébé d'  Andrew Broder, un de leurs amis, issu, comme eux,  de Minneapolis!

Et fog il y eut, le brave gars s'est escrimé, pendant 50', dans l'indifférence quasi globale, dans une brume vaseuse, tantôt bleuâtre, tantôt grenat.

Des laptops, synthés, sequencers, trackers, chiptunes et autres bidules électroniques, une platine, deux micros et un piano.

Entrée en matière bruyante, une ' musique?' flottante, dissonante, une alarme antivol retentissante, des pulsations industrielles, des scratches agaçants, une chorale de canards ayant aperçu un chien de chasse, cette amorce ne présage rien de bon, encore un plaisantin infatué!

Soudain après cette débauche noisy, Andrew passe derrière le piano et, d'un falsetto précieux et solennel, entame une ballade à la Perfume Genius, ' For Good' le titletrack de son dernier effort discographique.

Tout n'est pas perdu, penses-tu, pas de bol, il reprend place derrière la machinerie et poursuit son exercice wagnérien en vocalisant comme une Castafiore souffrant d'une extinction de voix.

Combien de titres a-t-il interprété?

Deux, trois, plus?

Trois personnes applaudissent, il réagit 'Thank you' et se remet au boulot: des soundscapes digitaux agités, des grondements inquiétants et toujours ce crooning qui détonne avec le fond Metropolis en arrière-plan.

Il invite Drew, un des batteurs de Poliça, le temps d'une composition de facture classique, reprend la lecture de sa dernière oeuvre, on entendra dans le désordre 'Made to follow', 'Jim'  et d'autres pièces mixant théâtralité irritante, masturbation intellectuelle, passages évoquant David Bowie, postmodernisme exaspérant ou expériences délirantes à la Julius Kelp.

D'aucuns crient au génie, d'autres préfèrent les Rubettes, Léon et Tristan ne se posent pas de question, ils  se sont dirigés vers le bar!

 

Tu avais assisté au concert de Poliça dans cette même salle en janvier 2014, depuis le groupe du Minnesota a sorti un troisième album, ' United Crushers', il se tape une tournée  européenne jusqu'au 5 novembre, un arrêt à Bruxelles s'imposait même si l'engouement des débuts s'est atténué.

Line-up: double drums, Drew Christopherson et Ben Ivascu, à la basse et secondes voix,  Chris Bierden et la jeune maman, Channy Leaneagh, aux vocals, élément invisible, mais prépondérant,  les programmed synths ( pourquoi ne pas utiliser un claviériste sur scène?) et les effets sur la voix.

Poliça démarre par ' Berlin' , peu de surprises, le fond trip hop est toujours bien là et les influences de Portishead ne peuvent être camouflées.

L'elfe est toujours aussi séduisante, sa voix luminescente pas toujours audible, car couverte par les sonorités électroniques et les batteries, ensorcelle malgré ce handicap .

' Wedding' et sa basse entraînante invite à la danse tout comme 'Lime habit'.

Il semble que Poliça ait décidé de frapper fort d'emblée en glissant les titres les plus percutants en début de show.

Hello, Brussels, thank you for being here, on sait, you love the venue,... this one is called ' Lately'.

Un midtempo, plaisant, sans plus, les bandes pré-enregistrées, omniprésentes, finissent par embarrasser..

' Dreams go' n'a pas trouvé sa place sur l'album mais bien dans la playlist.

Travail superbe de la basse pendant 'Great Regret', Channy, par contre, paraît absente et distille ses chansons sans trop d'enthousiasme, quelques vagues sourires, deux ou trois mouvements ondoyants, et une interaction avec le public réduite au strict minimum.

'Lay your cards out', sur le debut album, n'a rien perdu de ses charmes et peut compter sur l'adhésion de la salle.

Le planant ' Warrior Lord' hypnotise puis prise d'une envie soudaine, la frêle jeune personne réclame de la lumière, I wanna see you, l'éclairagiste obtempère, elle annonce ' Agree' a new song, qui ne sera probablement  pas un hit.

Les beats soutenus de 'Spilling Lines' ont le don d'éveiller les assoupis, le funk de ' Dark Star' nous renvoie vers  'Let's dance' de David Bowie, tandis que ' Someway' a été composé pendant sa grossesse.

' Melting block' et ses accents soul  nous prouve que Miss Leaneagh peut rivaliser avec les meilleures voix nu soul lorsqu'elle décide de ne rien vocoder.

' Baby Sucks' et ses touches disco balance agréablement, il est suivi par l'ancien 'Violent games'.

' Kind' is a lovesong, elle la chante agenouillée et c'est avec ' Lose you' que le quatuor quitte la

scène, il est 22h10'.

 

Un bis vite fait et chacun rentre se coucher!

 

Un concert plaisant, sans réelles surprises!

 

 

Poliça - Fog - Ancienne Belgique- Bruxelles- le 24 octobre 2016
Poliça - Fog - Ancienne Belgique- Bruxelles- le 24 octobre 2016
Poliça - Fog - Ancienne Belgique- Bruxelles- le 24 octobre 2016
Poliça - Fog - Ancienne Belgique- Bruxelles- le 24 octobre 2016
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23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 12:46
Jean-Michel Jarre - Electronica World Tour - Palais 12 Bruxelles, le 23 octobre 2016

Jean-Michel Jarre - Electronica World Tour - Palais 12 Bruxelles, le 23 octobre 2016

Le billet de JPROCK :

Avec Tangerine Dream, Klaus Schulze et Kraftwerk , Jean Michel Jarre est depuis plus de quarante ans un des pionniers de la musique électronique, un de ces artistes majeurs sans lesquels les générations actuelles n'auraient jamais vu le jour.
Musicien et compositeur génial, producteur, créateur de la notion de mega concert , l’homme reste aujourd'hui une icône incontournable du genre qui nous donne ce soir rendez-vous au Palais 12 pour la date belge de son " Electronica World Tour " .
Dans la salle les générations se mélangent, et on remarque la présence d’un public jeune venu en nombre applaudir cet artiste référence, une légende vivante.

D’ailleurs le spectacle se veut résolument moderne, Jean Michel a mis les petits plats dans les grands utilisant les dernières trouvailles technologiques visuelles et sonores.
Des projections 3D époustouflantes, un lightshow magnifique des lasers majestueux, et un son qui se veut exceptionnel dans une salle qui de ce côté là déçoit rarement.
Trônant sur une scène immense et entouré d’un batteur et d’un percussionniste sorcier des sons, le pape de la musique électronique envoie du lourd en live ( ici par de tricheries, tout est joué en direct ) et de temps à autre descend parler à son public pour quelques moments plus intimes.
Dans la salle initialement en configuration assise le public se lève et s’éclate au son de ce mélange de beats irrésistibles et de nappes de synthés majestueuses.

« Oxygène » ,« Equinoxe » et « Souvenirs de Chine « font peau neuve et constituent les moments forts du show alors qu’ on épingle aussi quelques nouveaux titres époustouflants comme le presque techno « Exit » co-écrit avec le lanceur d’alertes Edward Snowden ou l’excellent « Stardust « joué en rappel.
Chanceux que nous sommes nous avons droit aussi à « Oxygène 17 » titre inédit annonciateur du prochain album « Oxygène 3 » attendu le 2 décembre prochain pour fêter dignement le quarantième anniversaire de l’album original.

 A 68 ans ( il en fait au moins dix de moins.. ) Jean Michel Jarre reste un artiste incontournable capable d’effectuer le pont entre ses synthés vintage, sa harpe électronique sur « Time machine « et l'emploi de sonorités actuelles à la pointe des nouvelles technologies.
Visiblement tourné vers le futur sans dénigrer son glorieux passé, l’homme reste un précurseur comme en témoigne ses récentes collaborations avec une pléthore d'artistes (les albums Electronica 1 et  2) et sa propension à se rallier un public jeune et branché.
Jean Michel Jarre nous a promis de revenir nous voir l’année prochaine, et personnellement j’attends ça avec impatience …

Texte et photos : JP Vanderlinden aka JPROCK THE DARK FEATHER.

Setlist :
Intro (waiting for Cousteau)
The Heart of Noise, Part 1
The Heart of Noise, Part 2
Automatic (Part 2)
Oxygène 2
Circus
Web Spinner
Exit
Équinoxe 7
Conquistador
Oxygène 8
Zero Gravity
Souvenir de Chine
Immortals
Brick England
The Architect
Oxygène 4
Glory / Equinoxe 4
The Time Machine (with Laser Harp)

Encore:
Oxygène 17
Stardust

Jean-Michel Jarre - Electronica World Tour - Palais 12 Bruxelles, le 23 octobre 2016
Jean-Michel Jarre - Electronica World Tour - Palais 12 Bruxelles, le 23 octobre 2016
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22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 20:29
MaMA Festival 2016, Paris, du 12 au 14 octobre 2016, jour deux!

MaMA Festival 2016, Paris, du 12 au 14 octobre 2016, jour deux!

 

Charles Eloy!

 

Déterminé de faire le plein de chroniques durant mon court séjour à Paris, je suis me suis aventuré dans les concerts de l'après-midi.

Je découvre le Théâtre de L'Atalante, un véritable lieu alternatif de création situé à une centaine de mètres du Moulin Rouge. Je suis chaleureusement et professionnellement accueilli par Jaime Azulay.

Le Théâtre de l'Atalante est un endroit idéal pour un show case.  La régie son et lumière est excellente. La capacité maximale  de  60 personnes de la salle privilégie la proximité avec le public qui peut apercevoir les artistes sortir de la loge pour monter sur une scène de 8.5 m /4.5 m.

 

Guillaume Perret (fr) - jazz  - Théâtre de l'Atalante

Guillaume Perret est catalogué "Jazz". Alors le  jazz, dans le  sens le plus large et le plus noble du mot, dans toute la créativité de ses origines. Un son hors normes et fusionnel interpelle l'esprit et le cœur.

Le morceau "Pilgrim" donne un aperçu de son approche musicale.  A l'aide d'un loop station, il superpose des échantillonnages de saxophones qui sont également convertis en bases rythmiques, reproduisant des sons d'instruments ethniques comme la darbouka ou le bendir.  Les harmonies basées sur les gammes orientales nous invitent à la rêverie.  Il nous donne l'impression d'avoir un orchestre à sa disposition. Les pédales et effets amplifiés donnent  plusieurs climax dans la même composition envoûtant les spectateurs.

 

Guillaume Perret revenait d'une tournée de deux mois et demi en Afrique. Il ne laisse aucun public indifférent.

 

Nous retrouvons Guillaume Perret nous interprétant  sa composition avant-gardiste "Heavy dance" débutant avec des sons plus graves.  Ensuite suivent des soli dans lesquels les notes transformées sonnent comme celles de guitares saturées sans un style heavy métal et/ou psychédélique. De nouveau,  il crée des couches, reproduisant les  différentes fréquences des instruments et les découpe pour construire des thèmes. Il n'y a pas d'interruption dans son jeu. Il a tout un orchestre dans la tête. Pas de play-back, tout est joué en réel.

Il me semble reconnaître dans le morceau l'influence des orchestres balkaniques, exprimant une énergie et un partage de bonheur d'une communauté présente pour célébrer un mariage.

Ces deux compositions ne sont qu'une partie de toute son œuvre.

 

Il remercie ses deux équipiers à la régie à la fin du concert. Un artiste qui se produit en solo, mais conscient de l'apport de son proche environnement et interactif avec son public par son jeu envoûtant.

 

 

 

 

3Somesisters (fr) - pop/électro  - Théâtre de l'Atalante

 

Les artistes sont en jeans coupés avec des habits traditionnels, baskets ou sneakers, maquillés avec un fond de teint, pommettes dorées. Les musiciens ont des boucles aux oreilles. Ils essaient de nous transmettre la bonne humeur.

Leur musique est hybride: électro, polyphonie, pop, une touche de tropical.

A chacun son truc, je me suis posé la question. C'est un spectacle théâtral avec des comédiens chantants ou des interprètes qui chantent avec une mise en scène théâtrale?

Les gestes et mimiques de la scène queer se répétent. J'oublie, nous sommes dans le quartier Montmartre/Pigalle!  Certains artistes ont déjà usé de ces procédés dans les années septante avec des allures androgyniques (David Bowie). Puis ils ont abandonné ces méthodes de communication.

Peut-être d'avec leur look, les 3somesisters  veulent démontrer qu'ils transgressent les frontières musicales.

Les chanteurs s'accompagnent aux claviers, percussion, guitare et sons électroniques.

Certes les chanteurs et la chanteuse ont d'excellentes voix. Je les préfère  en qualité de choriste dans un groupe qu'en qualité de soliste.

 

 

 

Fyfe (UK) - pop alternative  - La Cigale 

 

 Fyfe, né  Paul Dixon entame une nouvelle carrière. Sa première était sous le nom de "David's Lyre".Un pur produit britannique. Il nous chante ses émotions tout en contrôlant ces derniers. Son album s'intitulant "Control" illustre bien son tempérament. Deux musiciens (batterie et percussion, claviériste, musique assistée par ordinateur) l'accompagnent sur scène. La chanson "For you" nous raconte ses efforts afin de sauver sa relation.  Bryan Adams nous chante "Everything I do for you". Fyfe insiste  dans le refrain "Everything I do, every little thing I do you you". Son désarroi est amplifié.

 Fyfe appartient à la longue lignée de songwriters britanniques, talentueux, mais présents en grand nombre  qui essaient de conquérir le public continental. Hormis la chanson "Solace" qui a réchauffé le public, celui a  respecté le flegme britannique en restant stoïque.

 

 

 

 

Rakia (FR) - folk/soul - Madame Arthur

Rakia est une interprète avec un charme naturel. Elle chante correctement en français et en anglais.  Elle est née au Niger avec le prénom Rakia et son prénom  français est Anaïs. Durant son concert, elle nous partage généreusement la richesse de ses divers apports culturels.

Elle défend son répertoire devant les professionnels, armé de sa guitare. Elle touche à la chanson française, au folk, au hip-hop, à la world music avec des techniques de guitare différentes (balayage des cordes, solo, percussion). Et toujours avec le sourire.

Rakia a un langage direct: 'Les Parisiens ici n'ont pas la même tête que dans le métro". Les titis seront ravis d'entendre la vérité.

Après son passage MaMA Festival dans le quartier Montmartre, elle retourne s'inspirer dans sa campagne normande.

 

 

 

Rocky (FR) - pop/électro - Divan du monde

Le groupe Rocky, constitué d'une chanteuse charismatique et de quatre musiciens ont une présence scénique similaire au groupe belge Dario Mars and the Guillotines. Leurs influences sont house, pop-rock, reggae, électro, new wave (New Order, Happy Mondays) .Les années quatre-vingt sont au rendez-vous.

Inès Kokou, la voix du groupe ne passe pas inaperçue (des cheveux en longues tresses, un collier d'anneaux dorés).  Elle porte un ensemble étincelant. Are you ready to party!

Son set énergisant  est digne des productions américaines (Shakira, Lady Gaga, Rihanna, Béyonce). Le groupe mené par Inès aux contorsions félines retient l'attention, contrairement à des  chanteurs

qui , à l'instar de Julio Iglesias, chanteur pour dames,  caressent le micro.

Rocky termine le concert avec une chanson dans une langue africaine.  Le format est pop,  mais le groupe a intégré, des couleurs musicales du continent africain.

 

 

 

 

A la fin du concert, il pleut. Notre cœur a bien été réchauffé et j'espère de même pour demain, la fin du marathon du  festival MaMA.

Rakia

Rakia

MaMA Festival 2016, Paris, du 12 au 14 octobre 2016, jour deux!
MaMA Festival 2016, Paris, du 12 au 14 octobre 2016, jour deux!
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22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 12:05
Alberta Cross + Ricardo González - Het Depot ( Foyer) - Leuven, le 22 octobre 2016

Alberta Cross + Ricardo González - Het Depot ( Foyer) - Leuven, le 22 octobre 2016

 

Elle interroge: où, ce soir?

Leuven, Het Depot.

Qui?

Alberta Cross.

Une chanteuse de gospel?

Non,une stripteaseuse!

 

Le concert se déroule au Foyer, avec JP on est les premiers clients, résultat, t'as droit à une Stella gratuite!

 

 

Support: Ricardo González!

Un Mexicain  passablement basané,  sans sombrero, globetrotter, ayant déposé ses bagages à Leuven, aimant Nick Drake et Damien Rice et ambitionnant de faire carrière comme singer-songwriter.

Atouts?

Une gueule sympa, une guitare, une bonne voix, un sens de la communication.

Défauts?

Ne parle pas l'Albanais!

Après une profonde inspiration, il débute son mini-concert par 'Moonchild' qu'il fredonne nasalement en égrenant  quelques notes.

Cette attrayante ballade folky le rapproche à la fois de Jeff Buckley et, pour les gens ayant connu Woodstock, de Richie Havens.

Avec le catchy ' Poor boy' on reste dans le domaine folk/americana, le timbre chaud, caressant, accroche, la mélodie s'imprègne rapidement dans nos cervelles, c'est bon signe pour qui aime la simplicité!

Ce soir je vous joue un best of, mais la suivante, 'Friendzone' est récente.

Chouette background soul!

' You and I' est né au Cambodge, me suis tapé l'Asie pendant un petit temps.

Oublie l'alcool de riz, les yeux bridés, les chapeaux coniques ou  le théâtre d'ombres, le titre est bourré de bons sentiments et truffé d'images quelques peu éculées ( you're the sea, I'm the shore), elles font leur petit effet.

Sur le même thème, plus gnan gnan et plus yéyé, on te propose ' Capri c'est fini' d'Hervé Vilard.

' Sometimes' a été composé il y a 6 ans, je reste fidèle à cette chanson mélancolique narrant les confidences d'un adolescent rêveur.

Le coup de la fausse fin nous surprendra toujours.

OK, c'est pas pire que celui du lapin, on en convient!

J'ai laissé tomber ma petite amie pour partir chez les Asiates, j'ai emporté Lily, ma guitare, en Thaïlande j'ai rencontré une sirène, elle m'a inspiré 'My heart sings'.

Le garçon ne manque pas d'humour, il termine le set par 'The day I left Hanoi', moins pittoresque et symphonique que 'One night in Bangkok' de Murray Head, mais bien foutu.

Encore un concert au Libertad ( Leuven) puis je mets le cap vers Mexico, merci d'être venus!

 

21: 30 Alberta Cross.

Avec JP, on avait comme un pressentiment, un seul ampli,  Petter Ericson Stakee allait-il se produire sans friends?

Le Depot mentionnait pourtant  een Britse band alors que Petter Ericson Stakee, originaire d'Uppsala ne réside plus à Londres mais à Brooklyn et que le bassiste Terry Wolfers a quitté Alberta Cross depuis quelques années.

Une tournée américaine s'est achevée le 18 octobre, Louvain inaugure la partie européenne du  "Stripped Back" tour.

C'est bien tout seul que le  singer-guitarist se produira durant ce périple qui doit s'achever le 13 novembre.

Trois guitares se reposent sur le stand, un piano électrique a été installé près d'un mur, près du micro, un jeu de pédales à effets, il rapplique, l'air fatigué, jetlag sans aucun doute, et attaque d'une voix traînante le Southern/country rock ' Old Man Chicago'.

Neil Young s'impose à tous les esprits présents dans le café.

' Lucy Rider' enregistré en 2007 présente les mêmes senteurs sudistes, et comme la précédente évoque le Loner, le Band, Little Feat et autres grands noms catalogués Americana.

La troisième plage, ' You remind me'...of the fool I was once, s'avère des plus saignantes, on imagine ce que ce titre mordant pourrait donner avec l'apport des drums, bass, rhythm guitar et éventuellement Benmont Tench aux keys!

Il empoigne l'acoustique, nous signale au passage que le programme de la soirée mixe d'anciens titres et de nouvelles compositions avant de proposer ' Isolation' datant de son dernier disque,, tout simplement baptisé ' Alberta Cross'.

Desolation gets to you

The isolation from the city life

Constellations in my sleep...

Sombre et poignant!

Retour des sonorités country avec ' Get up high' qui fait penser à Jackson Browne.

D'après lui, à Louvain les gens sont fort polis pour un samedi soir, ça doit le changer des bars aux States où les musiciens, bien souvent, ne sont qu'un bruit de fond.

Retour à l'électricité pour la suivante qui selon ses dires cogne un max lorsqu'elle interprétée avec le groupe, 'Crate of Gold' ne peut effectivement pas être comparé à une berceuse!

Changement de registre, le plaintif ' Rolling thunder' est joué à l'orgue et précède un titre composé durant son époque East London, ' Low Man', se montre encore plus élégiaque que la mélodie précédente.

Un compliment à  Ricardo González au passage et  un avis, I have a couple of more, la première étant l'envoûtante ballade ' Beneath my love', le set de 55' prend fin avec le morceau de bravoure ' Heavy words'.

Après un passage backstage,  Petter réapparaît  et propose ' Steel and Glass' de John Lennon avant d'aller écluser quelques Stella!

 

photos - jp daniels concert monkey

 

Alberta Cross + Ricardo González - Het Depot ( Foyer) - Leuven, le 22 octobre 2016
Alberta Cross + Ricardo González - Het Depot ( Foyer) - Leuven, le 22 octobre 2016
Alberta Cross + Ricardo González - Het Depot ( Foyer) - Leuven, le 22 octobre 2016
Alberta Cross + Ricardo González - Het Depot ( Foyer) - Leuven, le 22 octobre 2016
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21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 20:16
Jenny Hval - Olga Bell, Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 21 octobre 2016

Jenny Hval - Olga Bell, Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 21 octobre 2016

 

Bruxelles, le 21 octobre: sommet européen, comme toujours synonyme d'embarras de circulation.

Ancienne Belgique le même jour: salle, Sophia - Club, Jenny Hval!

 

 

20:20, apparition d'une séduisante silhouette, élancée, à la coupe Twiggy, Brussels, hi, lance Olga Bell qui prend place derrière son attirail, l'OP-1 (clavier synthétiseur numérique) et autres sequencers/samplers.

Olga Balashova est née  à Moscou, a grandi à côté des phoques en Alaska avant de s'établir in the Big Apple.

Après des  études de piano classique, elle abandonne  les conservatoires pour se lancer dans l'electro,  forme le groupe Bell, prête sa voix aux Dirty Projectors et à Chairlift, puis sort des albums solo, ' Diamonite' en 2011, 'Krai' chanté en russe et le récent ' Tempo'.

D'une voix trafiquée elle propose let's go.

Pas de bol, une fausse queue, on repart avec ' Power User' , de l'electro trip hop déstructuré et orné d'une séquence de hip hop en son milieu, on a entendu citer Björk, bien sûr, mais aussi Moloko ou The Knife.

Scéniquement, la gestuelle de la fine jeune personne peut faire penser à une certaine Madonna, sans l'aspect vulgaire.

Bleeps and bloops, body-moving music et  une voix  élastique murmurant ...You're killing me... ' ,Your life is a lie' captive, Olga enchaîne sur ' Chase no face' et ' Junior' datant de 'Diamonite' .

Guys, you know the Ancienne Belgique is one of the coolest venue in the world... ouais, on a déjà entendu ce point de vue!

'Incitation' , le titletrack d'un EP de 2015, dévoile un phrasé précieux sur fond sombre, austère, une nouvelle fois les rapprochements avec Roisin Murphy jaillissent.

' ATA' , qualifié de mutant pop  par Pitchfork, pose quelques questions existentielles...Am I dead, Am I fucking useless... tandis que le sampleur mélange beats caoutchouteux et sonorités de harpe.

Etrange, assurément!

Le set prend fin avec ' Randomness', un dance track tumultueux qu'elle illustre d'un pas de danse mécanique.

 

Pause et Jenny Hval

 

21:15' , du mouvement sur scène, deux filles, arborant une tenue pour le moins  fantaisiste, une culotte noire ( on verra plus tard qu'il s'agit d'un costume de bain une pièce) ou un short bariolé, un blouson nylon ou une cape et un sac à dos, sont suivies par un gars, lui aussi recouvert d'un habit monastique.

Ce dernier prend place derrière l'imposante machinerie, flanquée à gauche sur un podium sur lequel traîne une plate-forme, Jenny, devenue blonde peroxydée, se place, en fond de scène, près du DJ deck, sa copine farfouille dans le havresac.

Le décor est planté, Bruxelles est prêt à assister non pas à un concert, mais à une performance déconcertante.

L'artiste norvégienne ( lyriciste, romancière, chanteuse, danseuse)  vient de sortir ' Blood Bitch',  a fictitious story, fed by characters and images from horror and exploitation films of the ’70s, a-t-elle confié à un magazine britannique. Sur scène, c'est Orfee Schuijt, dancer and performer based in Oslo since 2012, qui se charge de l'élément visuel, souvent provocant ou lascif.

Même scénario que pour Olga Bell, un faux départ, there's no sound coming from my microphone signale Jenny alors que le musicien avait envoyé les bandes.

On fait comme si de rien n' était et on recommence, elle récite le sensuel ' Lorna' tandis que la grande Orfee tend une banane à la petite Solange, puis quelques raisins à son voisin, passablement surpris, sans pause Jeanne d'Arc a embrayé sur le mélodieux  ' Conceptual Romance', pendant lequel la danseuse franco-norvégienne s'amuse à griffonner sur une feuille vierge d'un carnet de croquis. Françoise Dolto n'étant pas présente dans la salle on ne peut t'expliquer le sens profond des gribouillages, pointillages, sinuosités ou  arabesques, produites par la grande  folle, gentiment, elle refile le feutre à sa copine, tout aussi cintrée, qui titre l'oeuvre: Brussels!

' Untamed region' débute par de brumeuses vocalises, mademoiselle Hval continue son auto-analyse, sa copine a ramassé un recueil de nouvelles qui gisait à côté des épluchures de banane, elle prend place dans une piscine rectangulaire installée sur l'estrade.

...there's blood on the bed... murmure la voix!

Halètements, frémissements aquatiques puis soudain un moteur vrombit, ' Secret touch' est lancé ... As I write this I must pretend someone's holding my hand . Probably someone dead... tandis que Miss Hval décrit ses songes noirs d'un falsetto effrayant, Orfee effeuille des roses en éparpillant les pétales sur scène avant d'en recouvrir Jenny puis  d'en lancer nonchalamment vers les premiers rangs.

Il y a un petit côté gore dans tout ce rituel...la rose, avec sa macabre couleur sang séché évoquait le cadavre d'Andrea... !

Brussels, you can dance or do aerobics on this one, ' The great undressing', pour les adeptes de Jane Fonda, sur le laptop la salle découvre un cours de fitnesss ( filmé dans les seventies), Orfee singeant les madames gesticulant sur le moniteur.

Hilarante gymnastique!

Look, this plastic pool is like a modern kind of coffin and I'm a modern vampire, elle entame ' That battle is over' datant de l'album 'Apocalypse, girl', où a-t-on entendu ..Merry Christmas, war is over...?

Le garçon délaisse les manettes, saisit une basse, les filles prennent place dans l'horrible bassin, chaussent des lunettes glamour, singent ' La Piscine' sans Romy Schneider, 'Period Piece' s'achève sur le cri ' I don't know who I am ' qui introduit ' The Plague'

La pataugeoire est expédiée dans le public, Orfee pleure, écrase une banane, une grappe de raisins, Dali applaudit, Magritte cherche sa pipe, la piscine devient boudin, Jenny constate.. we made a mess of Brussels... et indique que 'Female Vampire' sera la dernière tirade.

Elles reprennent leur cape, entament une danse de zombie, tu te tiens sur tes gardes, pas question de quitter des yeux  la grande bringue dont les mains ont baigné dans un pot de peinture de teinte vermillon, elle est capable de tout!

La performance s'achève sur cette danse/transe démente.

Tout s'arrête, Bruxelles reprend son souffle, Jenny réapparaît, sorry, pas de rappel, plus de chansons, mais j'ai apporté des fruits, distribution de mandarines, oranges, pommes et poires!

Non, pas de scoubidous, Sacha!

 

 

 

 

Jenny Hval - Olga Bell, Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 21 octobre 2016
Jenny Hval - Olga Bell, Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 21 octobre 2016
Jenny Hval - Olga Bell, Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 21 octobre 2016
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