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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 13:06
photo - jp daniels

photo - jp daniels

Le pianiste de jazz et de blues, Mose Allison, est décédé le 15 novembre chez lui en Caroline du Sud.

En Europe, il est surtout connu pour avoir composé 'Young Man's Blues' repris par The Who, le titre intitulé ' Blues' se trouvait sur le tout premier album de Mose, 'Back Country Suite' de 1957.

C'était le début d'une discographie imposante avec quelques titres phare tels que "I'm Not Talking" repris par les Yardbirds ou "Tell Me Something". au répertoire de Van Morrison.

Mose avait arrêté de jouer en public depuis un petit temps, sa fille Amy Allison a pris le relais en pratiquant de la country.

 

 Filaretos Amarantidis, alias Fil Bubbles, a tenu les guitares sur l'album 'Metal is back'  au sein du groupe de heavy/power metal Crimson Fire, basé à Athènes.

Il nous a quittés le 10 novembre, rupture d'anévrisme!

Rest in Peace, Metal-bro!

 

Holly Dunn  est  morte le 15 novembre 2016 à Albuquerque (Nouveau-Mexique), cette chanteuse de country  a récolté deux Grammy nominations pour la chanson “Daddy’s Hands”.

Sa disco compte une dizaine d'albums studio et quelques singles placés dans le top five des country charts, 'Are you ever gonna love me' ( un n°1) ) tout comme 'You really had me going'  , 'Love someone like me' ( n°2) ou encore  'There goes my heart'.

 

 Shaul Eflal, décédé d'un cancer, tenait la basse au sein du groupe de metal Ma'anish.

Ma'anish were formed in late 2011 by Barak Paryente, Shaul Eflal and Meitar Elazary in the northern parts of Israel, dit leur bio, ils ont sorti un full album, 'Under the fig tree' en 2015.

 

Le musicien de blues québécois Bob Walsh est décédé mardi dernier .

Dans les années 70 il faisait partie du Devito Walsh Band, ensuite il démarre une carrière solo.

Ses derniers albums ont pour nom 'There's a Story Here' en 2012 et 'After the Storm' en 2015.

 

We are deeply saddened to announce that Sharon Jones has passed away after a heroic battle against pancreatic cancer. She was surrounded by her loved ones, including the Dap-Kings...peut se lire sur la page web de Sharon Jones and the Dap-Kings.

Sharon, une figure appréciée sur les scènes européennes, avait 60 ans.

'Give The People What They Want ' le titre d'une de ses plaques est des plus clairs, le public voulait de la chaleur, de l'énergie, de l'enthousiasme et de la vraie musique.

En apprenant son décès tu as versé une double larme, une pour la grande dame et l'autre pour Thierry Steuve, parti peu avant elle!

Ils ont sauté le pas: Mose Allison, Filaretos Amarantidis ( Fil Bubbles), Holly Dunn, Shaul Eflal, Bob Walsh, Sharon Jones!
Ils ont sauté le pas: Mose Allison, Filaretos Amarantidis ( Fil Bubbles), Holly Dunn, Shaul Eflal, Bob Walsh, Sharon Jones!
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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 22:41
Opeth + Sahg - Ancienne Belgique - Bruxelles, le 17 novembre 2016

Opeth + Sahg - Ancienne Belgique - Bruxelles, le 17 novembre 2016

 

Le billet de JPROCK :

Après une prestation inégale de Sahg from Norway le band norvégien qui assure la première partie et dont le stoner metal nous réserve de jolies fulgurances mais aussi des moments moins convaincants, c’est à OPETH de monter sur les planches de la grande salle de l’Ancienne Belgique.
Comme à son habitude le groupe est assez statique, concentré sur son sujet de bout en bout et ne communique que par son leader chanteur et guitariste, Mikael Åkerfeldt, qui s'adresse de temps à autre au public avec humour et un accent éminemment British chose curieuse pour un Suédois pur souche.

« Nous venons du pays qui a engendré Abba lance - t-il avec humour… et nous sommes Opeth ! «

Le metal progressif du groupe composé de séquences mélodiques souvent douces et envoûtantes qui font place ensuite à des envolées metal du plus bel effet fustige l’auditeur et nous comble d’aise.
Le chant d’Akerfeldt abandonne de plus en plus sur les derniers albums le style guttural d’antan au profit d’un chant clair, expressif et mélodique.
Opeth a observé doucement sa mutation au grand dam des fans de la première heure qui ne le trouvent plus assez sombre et extrême mais à la grande joie d’un nouveau public plus prog.
Sur scène le son est très bon et le mix impeccable ce qui tranche avec le mixage parfois brouillon du dernier album « Sorceress » pourtant excellent de bout en bout en ce qui concerne les titres qui le composent.
Dommage que certains instruments se noient parfois dans ce mixage plus que bizarre.

 Please rendez nous Steve Wilson !
Mais sur scène, Opeth c'est brillant et techniquement c’est du tout grand art !
Le band envoie du lourd avec maestria durant nonante minutes et au bout d’un concert amorcé avec « Sorceress » et conclu par « The Grand Conjuration » dans une version XXL, il nous accorde un bis en interprétant l’excellent « Deliverance » devant une salle conquise.
Du beau travail offert par un groupe qui a terminé sa mue cette année avec l’accouchement d’un dernier album musicalement passionnant et abouti.
Il ne lui reste plus qu’à nous en pondre des pareils tous les deux ans et à revenir nous voir , et nous on sera aux anges !

Texte et photos / JP VANDER LINDEN aka THE DARK FEATHER.

Setlist:

Through Pain to Heaven
(Popol Vuh song)
Sorceress
Ghost of Perdition
Demon of the Fall
The Wilde Flowers
Face of Melinda
In My Time of Need
Cusp of Eternity
The Drapery Falls
Heir Apparent
The Grand Conjuration

Encore:
Deliverance

Opeth + Sahg - Ancienne Belgique - Bruxelles, le 17 novembre 2016
Opeth + Sahg - Ancienne Belgique - Bruxelles, le 17 novembre 2016
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Published by JPROCK - dans Concerts
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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 19:31
Viktor Lazlo ( Trois Femmes) - C C Het Bolwerk- Vilvoorde - le 17 novembre 2016

Viktor Lazlo ( Trois Femmes) - C C Het Bolwerk- Vilvoorde - le 17 novembre 2016

 

Il était tout chose, non pas Alphonse Daudet, grand dadais, Mich VR, onze fotograaf, tu parles il avait l'occasion de shooter Sonia Dronnier, plus connue sous son nom d'artiste, Viktor Lazlo.

Qui plus est, le Bolwerk nous a refilé des places au premier rang, il y en a qui ont pleuré des rivières pour moins que ça!

 

La resplendissante chanteuse, actrice et romancière, 'Les tremblements essentiels' a été publié l'an dernier, tourne toujours avec le récital 'Trois Femme's, consacré à trois monstres sacrés du vocal jazz, Billie Holiday ( à laquelle elle a d'ailleurs consacré son second roman), Sarah Vaughan et Ella Fitzgerald.

Viktor, qui aime narrer des histoires de femmes, est entourée de musiciens d'exception:  Olivier Louvel aux guitares ( son CD 'Tangerine Sparkle' est sorti il y a un an) - Gilles Coquard, qui n'avait pas l'air de souffrir d'une beigne en plein globe oculaire, à la contrebasse ( Liane Foly, Eric Truffaz, Nilda Fernandez...) et l'arrangeur/pianiste, Michel Bisceglia, que l'on ne présente plus, il est devenu a jazz icon!


20:30', les abonnés, 66% d'enrhumés,  sont installés, les musiciens prennent place, amorcent un premier standard, Viktor Lazlo, très élégante dans une longue robe de soirée, s'avance d'un pas lent, se colle près du micro et entame ' I cover the Waterfront' de Johnny Green with lyrics by Edward Heyman, une ballade d'un classicisme souverain datant des années 30, Billie, Ella et Sarah l'ont toutes trois chantée.

La voix de velours de la ravissante franco-belge n'a peut-être pas le grain, voilé, ou rocailleux, de celui des divas américaines , elle a pourtant le don d'enchanter tes pavillons et de recréer l'atmosphère d'une époque révolue, que beaucoup regrettent, malgré le sort rarement rose réservé aux gens de couleurs. 

Après une présentation, trilingue, du spectacle, soulignant le destin des trois illustres madames et nous promettant des instants de joie, d'émotion, d'amour mais aussi  de tristesse, la belle dame nous soumet un premier Cole Porter, le gentle swing  'I get a kick out of you'.

Il ne s'agit pas uniquement de femmes extraordinaires mais aussi de quelques messieurs, compositeurs à l'immense talent, tel que Cole Porter ou Duke Ellington, à qui l'on doit ' In a sentimental mood', introduit de main de maître par la guitare d'Olivier Louvel.

"Ain't got the change of a nickel / Ain't got no bounce in my shoes / Ain't go no fancy to tickle / I ain't got nothing but the blues...", un duo guitare/voix pour le formidable 'I Ain't Got Nothing But The Blues' du même Duke.

Une merveille, Michele Bisceglia a applaudi tout comme nous!

Billie Holiday et Ella Fitzgerald partagent une enfance malheureuse, j'ai un faible pour Billie, toutefois, ' Lover Man' a été écrit pour elle.

Repos pour Monsieur Louvel, les autres au turbin!

Quel bonheur de replonger dans une époque où les artistes savaient chanter, ce ' Lover Man' refilerait des frissons à la brute la plus épaisse!

' Just one of those things' voit Gilles Coquard se permettre un petit galop et si aucune des trois grâces n'a interprété le sentimental ' Autant d'Etoiles'  en français, l'original ( traduit par V. Lazlo pour le chauvin public hexagonal ) ' So Many Stars', composé par Sergio Mendes, a été repris par Sarah Vaughan.

La version française nous rappelle les chansons les plus délicates d'Henri Salvador.

Le classique des  frères Gershwin, 'They can't take that away from me' , est un des premiers morceaux à réellement frétiller, puis,  avec ' For all we know', le ton redevient nostalgique .

Smooth as silk, entends-tu Gloria murmurer à son compagnon.

De quoi il a l'air ton prince charmant?

 Someday he'll come along

'The man I love'

And he'll be big and strong

The man I love..

Les femmes, d'éternelles rêveuses... le trio de musiciens se laisse aller, Viktor a lâché la bride!

Elle s'esquive pendant quelques instants, le piano lance 'In my solitude', une plage qui t'a toujours fait craquer, elle est magnifique, Madame Lazlo.

Swing time avec l'enlevé ' Them there eyes' puis vient un hommage à Michel Legrand  et la grammy awarded song, ' What are you doing the rest of your life' pour embrayer sur le drôle 'Mister Paganini' et ses acrobaties vocales sans filet.

Euh, Michel, elle est de qui encore la suivante?

Richard Rodgers et Lorenz Hart, 1937!

Merci, flûte, un trou de mémoire, Olivier, le titre?

Le salaud rit et laisse madame se démerder.

Ah, oui, suis-je bête... ' My funny Valentine'.

Puis vient un grand moment avec une version en retenue de 'Misty' , le jazz standard que l'on doit à Erroll Garner.

Dédié à Bird, Charlie Parker, le uptempo ' Lullaby in Birdland' swingue à gogo et c'est sur une note latine que s'achève le voyage, ' One Note Samba'. 

Le  piano allègre et les vocalises exotiques ont fait regretter à certains le relatif manque de titres rythmés dans le choix proposé par l'équipe!

Un reproche mineur!


Bis

Duke Ellington, ' Don't get around much more' et enfin un titre hors répertoire jazz divas, une composition de Michel Bisceglia,' Promised land', a song of hope, prévue pour le prochain album de Viktor Lazlo.

Vilvorde est prié de fredonner le refrain. En souriant, la diva tend le micro vers Pietje  Huysentruut qui , ma foi, s'est fort bien débrouillé sans ses ustensiles de cuisine!


La tournée Trois Femmes reprend en janvier, le 6 à Alsemberg ( De Meent).

 

photos: Michel van Rhijn - concert monkey

 

 

 

Viktor Lazlo ( Trois Femmes) - C C Het Bolwerk- Vilvoorde - le 17 novembre 2016
Viktor Lazlo ( Trois Femmes) - C C Het Bolwerk- Vilvoorde - le 17 novembre 2016
Viktor Lazlo ( Trois Femmes) - C C Het Bolwerk- Vilvoorde - le 17 novembre 2016
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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 13:33
Thurston Moore - Les Ateliers Claus - St-Gilles, le 17 novembre 2016

Thurston Moore - Les Ateliers Claus - St-Gilles, le 17 novembre 2016

 

SOLD OUT

 

Présentation-

Thurston Moore moved to NYC at 18 in 1976 to play punk. He started Sonic Youth in 1980. He edited the music and literary fanzines KILLER, Sonic Death, and Ecstatic Peace Poetry Journal and started the Ecstatic Peace records + tapes label. He is senior editor of Ecstatic Peace Library, the poetry imprint Flowers & Cream and has edited books at Rizzoli and Abrams. He has been on faculty at the Naropa University summer writing program since 2011.

His own writings have been published through various imprints.

He has worked collaboratively with Yoko Ono, Merce Cunningham, Cecil Taylor, Rhys Chatham, Lydia Lunch, John Zorn, Takehisa Kosugi and Glenn Branca. He has composed music for films by Olivier Assayas, Gus Van Sant, and Allison Anders. He presently records and tours both solo, with various ensembles and with his own band. His most recent recording 'The Best Day' was recently released by Matador Records. Thurston resides in London.

 

Florian Hexagen a pu se procurer une entrée:

 

  Thurston Moore en solo hier soir @ Les Ateliers Claus = HEAVEN 

Plutôt déçus au départ de découvrir qu'il n'y aurait finalement aucun invité qui se joindrait à lui (j'espérais secrètement Lee Ranaldo, à tout le moins Steve Shelley), il lui aura fallu moins d'une minute pour retourner notre petit désappointement et moins de deux pour nous envoûter totalement et irrémédiablement, ce pendant les 1h10 d'un concert qui aurait pu durer éternellement tellement l'on se sentait dans une bulle de bonheur et de beauté. La salle était pleine à craquer, mais l'écoute presque religieuse d'une audience conquise à l'avance, buvant chaque note/parole avec délectation, a en plus ajouté à la saveur d'un évènement tout bonnement exceptionnel, de par la rareté de pouvoir assister à un set aussi intimiste de l'ex-leader de Sonic Youth. Guitare-voix, l'association la plus simple et claire finalement pour redécouvrir des morceaux que l'on a appris à adorer sous une autre facette. Ah ces versions épurées et classes de "Speak to the wild" ou "Forevermore", issues du petit dernier "The Best Day", réduites à leur version "squelette", qui permettent de se rendre compte à quel point Thurston est resté un compositeur aussi talentueux que par le passé. On a en plus été particulièrement chanceux hier, car on a eu droit à une échappé vers le futur avec la découverte d'un titre du prochain album, qui s'annonce juste grandiose s'il est comparable à ce que l'on a entendu hier. L'un des highlights du concert pour nous, un "Queen Bee And Her Pals" fiévreux et effronté, joué comme si Thurston était finalement resté au fond de lui cet éternel adolescent énervé et dégingandé, et ce pour notre grand plaisir. Bref, une plongée intime dans l'univers de l'un des artistes que l'on apprécie le plus, pour une soirée aussi exceptionnelle que magique, merci Les Ateliers Claus de nous avoir offert une telle friandise !

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 02:03
Album - IAMX – Everything Is Burning (Metanoia Addendum)

Album - IAMX Everything Is Burning (Metanoia Addendum).

 

 

' Metanoia' le sixième album de IAMX sortait en octobre 2015, en novembre,  Chris Corner venait le présenter à l'Ancienne Belgique, un fabuleux concert, moins d'un an plus tard, Metanoia reçoit un addendum sous forme de sept unreleased tracks et d'un second CD contenant neuf remixes de plages gravées sur l'album n°6, le mini-album a été baptisé 'Everything Is Burning'.

 

 1"Everything Is Burning"4:23

2."Dead In This House"4:49

3."Triggers"4:19

4."Scars"4:25

5."The Void"4:58

6."Eternity"4:23

7."Turning Crimson"2:43

 

'Everything is burning', aux sonorités IAMX reconnaissables entre mille, ouvre.

Un bruit de fond métallique, des guitares cinglantes, des synthés renvoyant vers les eighties, une voix sombre ...I believe there's no future... et en contraste un timbre féminin plus aérien.

Les flammes de l'inferno viennent te lécher les pieds, mais déjà Chris Corner a embrayé sur 'Dead in the House' , un downtempo reposant sur des beats disco.

Tu fais le tour du propriétaire, ça craint, aucune trace de vie, des toiles d'araignées, de la poussière, les fenêtres refusent de se laisser ouvrir, on étouffe...l'angoisse totale!

Où est mon mon Luger Parabellum?

' Triggers' , la vision du monde dans les yeux du chanteur de IAMX n'est pas vraiment optimiste, ils sont partout... you may lock your doors, you'll never keep them out... la tension est palpable. Le stress et l'anxiété: comment maîtriser nos peurs, n'attends aucune réponse de IAMX, tu t'exposes d'ailleurs à aggraver ton cas!

' Scars' démarre de manière symphonique, la voix chevrotante risque de t'arracher quelques sanglots, ton âme gardera d'éternelles cicatrices à l'écoute de cette confession poignante.

La mélancolie dégouline à grands flots à l'écoute de ' The Void',  un titre languissant et douloureux.

The dark days are not over yet!

L'introspectif ' Eternity'  devrait lui servir de catharsis et le délivrer des affres de l'épouvante.

' Turning Crimson' dominé par un piano classique achève l' exercice d'hypnose, le voyage à l'intérieur de son inconscient.

 

Le volume 2 consiste en remixes de morceaux qu'on pouvait entendre sur  Metanoia!

 

IAMX se produit au Muziekodroom ( Hasselt) le 2 décembre!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Album - IAMX – Everything Is Burning (Metanoia Addendum)
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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 21:48
Seratones - Damn Noir à l'Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles, le 14 novembre 2016

Seratones - Damn Noir à l'Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles, le 14 novembre 2016

 

Les Inrocks:  Seratones: mélange bouillant de punk-rock et de soul, dans la digne lignée des Alabama Shakes...

Gaan we daarnaartoe JP?

Oui, Miss AJ Haynes a l'air photogénique!

 

Support: Damn Noir!

Tu connais?

Nee, d'ailleurs personne ne connaissait, mais après leur set, tout le monde se frottait les mains, ce groupe, emmené par une nana agréable à regarder, de cuir vêtue, jeune, sexy, provocante et dotée d'une voix pas conne,  ne va pas tarder à défrayer les chroniques!

Damn Noir n'a jusqu'ici que quelques concerts dans les gencives, un passage à Breda, un try out à Wevelgem, un autre secret gig du côté d' Ardooie et ils sont attendus à Lille ( Nord) ce dimanche.

Sur scène ils étaient quatre, un voile de mystère plane quant à leur identité, qui est EC Noir la piquante frontwoman du combo, qui sont les artificiers?

On nous souffle que le bassiste oeuvre au sein de Het Zesde Metal , s'agit-il de Robin Aerts?

Le set démarre par le rock, tendance hard, ' Strange Things'.

Ne sais pas pourquoi mais la fille te fait penser à une jeune Mariska Veres  , a goddess on a mountain top... was burning like a silver flame..., elle attire tous les regards, à ses côtés, les garçons envoient du sérieux, on n'a pas à faire à des novices.

' Kiss it', un blues rock, s'avère tout aussi remuant, les photographes ne perdent pas la dame noire des yeux, si Manara avait été dans le coin, il redessine le Déclic.

Wij zijn Damn Noir, murmure la souris avant d' attraper une guitare pour entamer la suivante qui sonne comme les Sore Losers ou Horses on Fire , soit du rock met stevige gitaren en catchy riffs.

Oui, Guido?

Joan Jett, elle a 58 balais, petit, sinon si tu lui retires 35 ans, pourquoi pas!

' No good' est emmené par la basse, je te jure que ce titre fait du bien, il est suivi par ' Messiah', elle se colle à quinze centimètres de ton portrait pour te demander ...how do you know... t'as pas répondu, mais tu ne savais rien, t'as failli lui dire.. I know nothing, I'm from Barcelona... elle était partie aguicher un autre plouc.

'Take me home'.

T'es tout disposé à l'accueillir dans ton taudis, un ou deux détails à régler, aime-t-elle les chats, que faire de ta conjugale?

Déjà elle enchaîne sur la dernière, 'Running', tu penses à Pat Benatar. Tennessee Williams s'approche, she's a cat on a hot tin roof, qu'il dit, les guitares se font métalliques et crasseuses, un peu comme chez T C Matic, elle termine couchée sur la scène avant de rebondir et de nous quitter accompagnée par les desperados.

 

Après quelques dates aux Pays-Bas, les  Seratones débarquent à Bruxelles,  AJ Haynes, une jeune Lisa Kekaula, et ses comparses, Connor Davis - Guitar/Adam Davis - Bass et Jesse Gabriel - Drums, ont décidé de poursuivre sur la piste tracée par Damn Noir pour secouer Bruxelles davantage avec leur garage/punk/soul tumultueux.

Hello, Brussels,we're gonna play some rock'n'roll, elle tient parole et attaque 'Choking on your spit' , un ouragan traverse la salle, le bateau tangue, des vagues furieuses viennent mouiller les matelots, où sont les bouées?

Le soleil revient, ' Sun', il cogne, leur garage teinté de pop fait autant penser aux Go Go's qu'à L7 , Miss Haynes, à la poitrine généreuse, sourit constamment, sa voix, par contre, secoue.

' Kingdom come' est décoré d'audacieuses vocalises et 'Get gone' démarre sur une intro groovy avant de virer rock lourd.

Un mec cite The Gossip, on ne l'a pas pris pour un débile mental.

Après un 'Headtrip' voyant les têtes partir vers l'avant puis vers l'arrière avec entrain, la frisée dédie une chanson  aux nanas présentes au Club, elle ramasse un biberon sur lequel tu lis Meli, le suçote et engage ' Chandelier' qui n'a rien à voir avec le candélabre immortalisé par Sia.

Elle nous sent tout chose et annonce ' Take it easy', descend du piédestal, vient nous faire l'aubade dans la fosse, remonte tenir compagnie aux garçons pour roucouler tel un colibri à queue bronzée.

' Brainwashes' précède a dancing song, 'Necromancer', aux influences The Sonics limpides.

On reste toujours dans le même entrepôt crasseux avec ' Don't need it' , l'exercice prend fin avec 'Trees' pour lequel elle abandonne la guitare au profit d'un tambourin qu'elle vient, comme une malade, secouer à nos côtés.

Un petit côté Bangles mais nettement plus agité!

Thank you, Brussels, demain, on se dirige vers la douce France, see you!

 

Un bis?

Une reprise tonitruante de 'Kick out the jams' de MC5 qu'elle termine couchée à tes pieds !

 

Une soirée bien rock'n'roll s'achève!

 

photos- jp daniels/concert monkey

 

 

Seratones - Damn Noir à l'Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles, le 14 novembre 2016
Seratones - Damn Noir à l'Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles, le 14 novembre 2016
Seratones - Damn Noir à l'Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles, le 14 novembre 2016
Seratones - Damn Noir à l'Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles, le 14 novembre 2016
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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 19:07
VOLBEAT +Special Guests: Airbourne and Crobot - Forest National - le 14 novembre 2016

VOLBEAT +Special Guests: Airbourne and  Crobot - Forest National - le 14 novembre 2016

 

Le billet de JPROCK :

Soirée épique à Forest National ce 14 novembre devant une salle comble avec une affiche de rêve : Volbeat, Airbourne et Crobot.
C’est CROBOT qui entame les hostilités.
Le band de Pennsylvanie propose un hard rock glam de très bonne facture et se lance à corps perdu dans un set bouillonnant qui nous fait découvrir leur excellent dernier album ( ils en ont 3 au compteur) " Welcome to Fat City" .
Très charismatique le frontman Brandon Yeagley balance sa longue chevelure au rythme des riffs acérés du guitariste Chris Bishop et harangue la foule.
Tout ça sonne très vintage mais s’avère diablement efficace.
Un très bon set qui annonce avec fracas l’arrivée des formidables AIRBOURNE.
Airbourne sonne plus AC/DC qu’AC/DC.
Originaire comme ses maîtres du pays des kangourous le band emmené par un Joêl O’ Keeffe survolté et épileptique écrase tout sur son passage.
Impossible de ne pas craquer sous les riffs imparables du guitariste australien qui comme à son habitude ne reste pas en place et se paye un bain de foule guitare en bandoulière à la grande satisfaction de ses fans.
Personnellement le set d’Airbourne m’a laissé KO et constitue le moment fort de la soirée.

 De la bombe , à voir et à revoir sans modération !
Place ensuite à ceux qui constituent la tête d’affiche , les excellents VOLBEAT.
La machine de guerre rentre vite en action et devant un public conquis d’avance déroule une première demi heure quasi parfaite.
Tout y est, énergie, puissance, efficacité, le band survole son public et puis soudain, étonnement, le soufflé retombe d'un coup et s’ensuivent quarante minutes plus inégales avec quelques longueurs et un public qui se montre moins réceptif.
La fin du concert sera elle d’un tout bon niveau avec le retour du rouleau compresseur mais si on compare ce show-ci à celui que le band avait livré dans cette même salle il y a quasiment trois ans à quelques jours près on peut être quelque peu déçu.
Mais attention comprenons nous bien, Volbeat a livré malgré tout un tout bon set et est resté fidèle à sa réputation d’excellent groupe live.
C'est juste que quand on touche les étoiles, le moindre faux pas vous fait retomber de haut.
Une bien belle soirée en tout cas, et une fois de plus les absents ont eu tort.

Texte et photos : JP Vanderlinden aka JPROCK-THE DARK FEATHER.

VOLBEAT +Special Guests: Airbourne and Crobot - Forest National - le 14 novembre 2016
VOLBEAT +Special Guests: Airbourne and Crobot - Forest National - le 14 novembre 2016
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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 15:01
Gone forever: Leon Russell, Laurent Pardo, Bob Cranshaw, Kay Starr, Jean-Jacques Perrey, Eddie Harsch, Al Caiola, Lily ( Saeko Kamata), Victor Bailey!

Leon Russell, le pianiste qui a monté le groupe pour la tournée Mad Dogs and Englishmen de Joe Cocker, est décédé le 13 novembre.

' Delta Lady', c'était lui, son debut album de 1970 contenait également quelques perles, 'A song for you' notamment , an American classic d'après Elton John!

Leon Russell nous laisse une discographie imposante, avec plusieurs 'Gold' albums, 'Leon Russell and the Shelter People', 'Carney', 'Will O' the Wisp' ou 'The Union' (avec Elton John) e.a.

Son dernier disque ' Life Journey' est sorti en 2014.

En apprenant son décès Elton John devait déclarer "My darling Leon Russell passed away last night. He was a mentor, inspiration and so kind to me."

 

Laurent Pardo faisait partie des Normandy All Stars, le backing band d'Elliott Murphy.

Il nous a quittés début novembre.

Le musicien de Rouen ( basse, cello)  avait  joué dans d'autres formations comme Fata Morgana, Mister Moonlight, Gul de Boa et The Jury  avant de rejoindre Elliott en 2005.

 

Le bassiste de jazz Bob Cranshaw s'en est allé vers d'autres cieux le jour des morts, un cancer l'a emporté.

Ce 'groove merchant' a accompagné Sonny Rollins pendant de nombreuses années.

Avant de s'embarquer avec le saxophoniste, Bob avait joué avec Cannonball Adderley et la chanteuse Carmen McRae.

Sa basse s'entend sur un nombre incroyable d'enregistrements, Lee Morgan, Grant Green, Donald Byrd, Dexter Gordon, Slide Hampton, Paul Simon, Johnny Hodges...ne sont que quelques noms ayant fait appel à ses talents.

 

 

Kay Starr, née en 1922, a connu le succès dans les années précédant et suivant la seconde guerre mondiale.

Katherine Laverne Starks, de son nom véritable, a signé deux n°1, 'Wheel of fortune' et 'The rock and roll waltz', ton arrière-grand-père s'en souvient peut-être.

La maladie d'Alzheimer a eu raison de sa santé le 3 novembre.

 

Jean-Jacques Perrey.

Le véritable pionnier du bricolage électronique dans la musique populaire, c’est Jean-Jacques Perrey. ( Les Inrocks 1997).

J J Perrey, un des  premiers utilisateurs du synthétiseur Moog est mort le 4 novembre, il avait 87 ans.

Avec Gershon Kingsley, il avait formé l'ineffable duo Perrey and Kingsley qui aura sorti trois albums d'electronic music, considérée comme avant-garde à l'aube des seventies.

Avant de se lancer dans l'électronique, ce spécialiste de l' ondioline a travaillé avec Django Reinhardt comme musicien pour Charles Trenet.

Après une période d'oubli, JJ revient à la une en 1997 en sortant un disque avec David Chazam avec lequel il enregistrait encore en 2015.

Il  est mort vendredi 4 novembre, à Lausanne, des « suites d’un cancer foudroyant ».

 

Eddie Harsch qui a  tenu les claviers pour les Black Crowes de 1991 à 2006 est décédé le 4 novembre.

Après avoir quitté les Black Crowes il a joué chez Bulldog, un jam band, et pendant un petit temps on l'a entendu au sein des Detroit Cobras.

 

 

 

Le guitariste Al Caiola qui s'est éteint à Allendale à l'âge respectable de 96 ans, était surtout connu comme session musician.

Son palmarès indique des collaborations avec Elvis, Buddy Holly, Frank Sinatra, Tony Bennett ou Percy Faith.

Al Caiola was one of the busiest and most respected session men in New York City during the 1950s , and 1960s, indique un site néerlandais de rockabilly.

 

 

Saeko Kamata ( Lily) était une star au Japon.

La renommée de l' actrice et chanteuse n'a jamais dépassé le cadre asiatique malgré sa filmographie imposante et un nombre élevé de singles.

Elle est décédée le 11 novembre.

 

 Victor  Bailey, issu d'une famille de musiciens ( son oncle Donald "Duck" Bailey était un batteur réputé chez Blue Note et son paternel composait), est surtout connu pour avoir tenu la basse au sein de Weather Report de 1982 à 1986.

Le bassiste a également sorti plusieurs albums en tant que leader, souvent aidé par des pointures telles que Larry Coryel.

Fender a sorti deux basses portant sa signature.

Il est décédé le 11 novembre, à 56 ans, des suites d’un long combat contre la maladie de Charcot-Marie-Tooth.

 

Gone forever: Leon Russell, Laurent Pardo, Bob Cranshaw, Kay Starr, Jean-Jacques Perrey, Eddie Harsch, Al Caiola, Lily ( Saeko Kamata), Victor Bailey!
Gone forever: Leon Russell, Laurent Pardo, Bob Cranshaw, Kay Starr, Jean-Jacques Perrey, Eddie Harsch, Al Caiola, Lily ( Saeko Kamata), Victor Bailey!
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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 21:54
Jerusalem in my heart - Ultraphallus à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 12 novembre 2016.

Jerusalem in my heart - Ultraphallus à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 12 novembre 2016.

 

T'étais prévenu, "les créations hybrides de Jerusalem in My Heart  relèvent davantage du happening que du spectacle conventionnel", t'as voulu voir et entendre, t'as vu et entendu, ça ne t'a pas marqué, musique pour bobos, as-tu entendu dire.

Bobo, bobo....le petit bonhomme condamné aux travaux forcés, logeant à Inzepoket?

Te fous pas de nous, ze bobos  cherchent à se distinguer à la fois du beauf et de la bourgeoisie mainstream, dixit le sociologue Olivier Donnat, aucun lien de parenté avec une Alice que les bobos ignorent royalement!

 

Pas trop de monde ce soir, ce qui nous donne l'occasion d'assister au concert les fesses posées sur les gradins.

20:00 Ultraphallus!

C'est moins grotesque que Pénis Ultime.

Le groupe liégeois, né il y a une quinzaine d'années, pratique un rock pas facile à définir, constitué de noise, sludge,  metal, et de jazz avant-garde.

Ils sont quatre sur scène:  Phil Maggi - vocals, samples, electronics, trumpet, percussion ( non, il n'aime pas le potage en brique) / Xavier Dubois - guitars/ Ivan Del Castillo - bass et Julien Bockiau - drums, comme le public somnolait, ils l'ont secoué par une déflagration terrifiante avant d'attaquer la première de leurs cinq ritournelles, baptisée ' Eva Ionesco'. Eva est la fille d' Irina Ionesco, une photographe qui aurait créé le baby porno.

Cet extrait de l'album 'The Art of Spectres', utilise la langueur martiale et les bruitages caverneux, angoissants, oppressants pour nous amener à nous poser quelques questions sur le sens de la vie.

Tu en ressors écrasé et asphyxié, ils t'attendent au tournant avec ' White Washer' encore plus lent et accablant que la précédente.

Phil Magicolor ramasse un cornet sur la table de chevet, tu te dis que c'est un peu tard pour la Saint-Hubert, il en tire des sons stridents pires que le brame du cerf  qui d'ailleurs n'est qu'une attraction pour gogos.

Le docteur Schnollebeek, présent dans la salle, imagine pouvoir s'inspirer de cette composition pour le traitement de ses patients souffrant de troubles psychiques, toi-même, tu penses pouvoir exploiter la chose pour calmer ton irascible épouse.

Tu veux du doom, écoute ' Golden fame' , un barbu surgit de derrière les tentures, il a déniché des baguettes avec lesquelles il s'acharne sur une grosse caisse et, pour faire grincer les âmes sensibles, se met à racler une cymbale abandonnée par l'Armée du Salut après les festivités de Noël de 2009.

Le cornet réapparaît, marcassins, laies et sangliers déboulent, suivis par les blindés de la Wehrmacht.

Bordel, ce film craint!

' Let him be Allistair', c'est vrai quoi, s'il veut s'appeler Allistair, pas de quoi s'énerver, à propos d'où sort cet infernal bruit de train?

L'industriel ' Clever worm' termine ce trip qui n'a laissé personne indifférent!


Jerusalem in my heart 

 Radwan Ghazi Moumneh: Libano- Canadien, crée le projet Jerusalem in my Heart en 2005. Avec l'aide du vidéaste Charles-André Coderre, qui utilise quatre projecteurs 16 mm archaïques, il nous propose une entreprise musicale et filmique associant sonorités orientales traditionnelles et  effets électroniques contemporains.

 Le barbu s'installe tout au fond de la scène, sur le mur des draps servent d'écran, son  comparse s'assied à côté de la table de mix.

Obscurité totale, Radwan lance une bande musicale phénicienne, traficotée à l'aide de samples, beats et drones, sur la toile apparaissent des images floues, à l'arrière l'antique projecteur grésille.

Ambiance intimiste.

L'artiste se relève pour entamer, en laissant pendre un  chapelet entre ses phalanges, un lament  extrait de sa dernière oeuvre, 'If He Dies, If If If If If If', cette complainte étant sans doute baptisée 'Al Affaq, Lau Mat, Lau Lau Lau Lau Lau Lau'.

Applaudissements polis lorsqu'il termine le laïus, il ramasse un instrument à cordes ressemblant vaguement à un luth, Bachi  te souffle qu'il s'agit d'un buzuk.

Fort bien, il l'a électrifié et à l'aide des samples nous balance l' instrumental ' A granular buzuk', que ton voisin impertinent transforme en un canular bouzouk!

Jeanine entre en transe, cette techno du désert, quoi, pas de désert au Liban, OK, cette techno steppique accompagne fort bien les images projetées, mais personne ne soutiendra que le brave Radwan Ghazi Moumneh soit un virtuose du luth.

Le Khamsin brûlant souffle, tu n'avais pas prévu de keffieh, le sable te pénètre dans les narines et te pique les yeux alors que dehors il pleut!

Debout, il amorce  un nouveau chant plaintif, '  7ebr El 3oyoun 'qui soudain  vire dancetrack.

Un blanc, embarrassant, des vibrations, frottements, glissements, oscillations, il a dû visiter la sonothèque, les prémices se prolongent, il se décide à reprendre le buzuk et entame un truc ressemblant vaguement à la danse du sabre d' Aram Khatchatourian,  ça reste anecdotique, tu ne cries pas au génie comme certains critiques, l'esthétique du concept t'échappe, tu ne parviens pas à créer des parallèles avec la situation conflictuelle au Moyen-Orient, tu dois être borné!

Sur scène, la performance s'éternise, trois ou quatre clients quittent la boutique en  sourdine, JIMH s'enfile un tube dans la trachée artère, râle, se tortille, frémit, grogne, tu souffres pour lui et espères que les résultats de l'analyse de l'oesophage n'indiquent  pas une dysphagie quelconque.

Il finit par se ressaisir pour terminer la lecture de 'If He Dies, If If If If If If'!

 

Bof, bof, bof...désarmant plus qu' exaltant!

 

photos- ManuGo Photography( concert monkey)

 

 

 

 

Jerusalem in my heart - Ultraphallus à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 12 novembre 2016.
Jerusalem in my heart - Ultraphallus à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 12 novembre 2016.
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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 21:48
The Cure au Sportpaleis - Antwerpen- le 12 novembre 2016

The Cure au Sportpaleis - Antwerpen- le 12 novembre 2016

 

Le billet de JPROCK :

Que dire sinon que THE CURE est un groupe mythique qui ce samedi soir a livré au Sportpaleis d’Anvers un concert époustouflant devant 18.000 âmes conquises !

Robert Smith a à peine dix sept ans lorsqu’en 1976 il fonde The Cure à Crawley dans le Sussex.
Quarante ans plus tard le leader charismatique qui depuis a dû épuiser des milliers de tubes de mascara est toujours là portant à bout de bras son héritage musical et son look.
Mélancolique, gothique, hissant le spleen à son paroxysme à un point tel que ça en devient de l’art, la musique de THE CURE vous transperce l’âme , vous transporte et ne vous quitte plus.
Plus jamais.
Bien sûr on peut la rattacher historiquement à la période new wave de la fin des 70’s, mais force est de constater qu’elle traverse le temps sans prendre une ride et qu’elle en devient intemporelle.
En 160 minutes et sans aucun temps mort le band revisite un répertoire sans failles et s’attaque à des brûlots irrésistibles.
Trente titres dont au moins vingt sont devenus des classiques, et quelle puissance !
Simon Gallup sans cesse en mouvement arpente la scène de long en large tout en faisant vrombir sa basse alors qu'à gauche de la scène Reeves Gabrels ( vous vous rappelez Tin Machine avec Bowie ? ) stoïque autant que talentueux, tisse une toile sonore qu'il extirpe furieusement de sa six cordes.
Roger O’ Donnel , le plus effacé, s’occupe des claviers tandis qu’aux drums Jason Cooper martèle ses fûts et rythme la grand messe de bout en bout.
Et puis il y a Robert, Robert sans qui the Cure ne serait pas, sorte de mix entre Edward aux Mains d’Argent et une Siouxsie Sioux burnée, dont la voix et le talent éclaboussent le public jusqu’aux derniers rangs de la salle anversoise .
Le son est renversant, la setlist dantesque, le lighthshow fabuleux.
On reste sans voix durant plusieurs moments avant de justement donner de celle ci et reprendre en choeur ces joyaux musicaux immortels.
Et on s’envole, on s’éclate, on se perd.

 On s’extasie…

Avec ce concert magistral The Cure a atteint des sommets et se pose comme l’ovni musical le plus talentueux de la galaxie rock toutes périodes confondues.
Enorme et indispensable, un point c’est tout.

Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK-THE DARK FEATHER

Setlist :
Shake Dog Shake
Fascination Street
A Night Like This
All I Want
The Walk
Push
In Between Days
Sinking
Pictures of You
High
Lovesong
Just Like Heaven
Jupiter Crash
From the Edge of the Deep Green Sea
One Hundred Years
Give Me It
It Can Never Be the Same
Burn
A Forest
Step Into the Light
Want
Never Enough
Wrong Number
The LoveCats
Lullaby
Hot Hot Hot!!!
Friday I’m in Love
Boys Don’t Cry
Close to Me
Why Can’t I Be You?

The Cure au Sportpaleis - Antwerpen- le 12 novembre 2016
The Cure au Sportpaleis - Antwerpen- le 12 novembre 2016
The Cure au Sportpaleis - Antwerpen- le 12 novembre 2016
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