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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 10:10
CULT OF LUNA and JULIE CHRISTMAS presenting a new album 'Mariner'- De Kreun - Kortrijk - le 4 novembre 2016

CULT OF LUNA and JULIE CHRISTMAS presenting a new album 'Mariner'- De Kreun - Kortrijk - le 4 novembre 2016

 

Préambule...

"Mariner" was never supposed to be played live.

It was under this premise that we started working together with Julie over two years ago.

The goal was to release the album, which was hard enough considering that we live on two sides of the gigantic Atlantic ocean. But if there's one thing that life has taught me, it’s that you should never say never - however unlikely an event seems to be.

Usually unlikely events are bad things that happen despite all precautions but in this case... well, let’s just say that the outcome is yet to be decided.

The stars have aligned perfectly and I am going to have take back what I’ve repeated in numerous interviews this past year: that Mariner will not be played live, because it will.

We have managed to sync our schedules and in November we will do a select few shows in Europe. Note that we will only play Mariner from start to finish.

There will be five Cult of Luna & Julie Christmas shows in Europe, nothing more and nothing less. There are no plans to perform the album live again.

We are as excited to hear how this plays out live as you might be because we haven’t played the songs together before.

Hope to see you in November."

 

- Johannes/ Cult of Luna

 

 Florian Hexagen à Courtrai:

Au final, ce "Mariner" se révèle donc être autant une TUERIE sur scène que sur album. Cette collaboration entre Cult of Luna et Julie Christmas est tellement à propos qu'on espère vraiment qu'elle fera des petits dans un futur proche. Hier soir, le De Kreun était une cathédrale dévouée au post-hardcore-metal, avec comme chef du culte une prêtresse saignante et implacable, entourée d'âmes damnées ayant tourné le dos à la lumière depuis un bon bout de temps. Le seul objectif de ces dévots: emmener directement leurs ouailles dans un espace abyssal d'où on ne les entendra pas crier. Objectif atteint sans détour, pour un set terrassant d'intensité et de beauté. Dans le top 20 de l'année pour sûr, et easy.

CULT OF LUNA and JULIE CHRISTMAS presenting a new album 'Mariner'- De Kreun - Kortrijk - le 4 novembre 2016
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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 09:31
Forks à Echoes of the sun à Ciney Expo le 4 novembre 2016

Forks à Echoes of the sun à Ciney Expo le 4 novembre 2016

 

FORKS - « Echoes of the Sun 8 » Ciney Expo, Ciney (BEL)

Line Up :
Mehdi Benkler : guitars
Pacifique Vuillemin : bass
Nadia : Vocals - guitars
Joël Bovy : Drums

Setlist :
01. Shael Nârak. (Unreleased Track)
02. Lost Control. (Forks - 2014)
02. 12h48. (Forks - 2014)
04. Hannah. (Forks - 2014)
05. Liar. (Forks – 2014)

« Echoes » of the Sun » 8ème édition, l'évènement n'est plus à présenter car tout un chacun sait, ou plutôt, devrait savoir que cette appellation contrôlée est un gage de qualité dans le monde de la musique progressive chère à cette ASBL de furieux-doux-dingues que sont les gens du team Bonmariage-Embrechts et tous les merveilleux bénévoles qui gravitent autour de leur comité organisateur. Cette équipe là au Trophée Baracchi aurait fait des malheurs au niveau du palmarès. Oui, ils ont osé, ils ont remis ça cette année encore, avec toute l'énergie et la passion qu'on leur connaît et qui fait partie d'eux comme une seconde nature, à moins que ça ne soit cela leur vraie visage. Cet un évènement ponctuel que tous les amateurs du genre ou simples curieux en mal de découvertes de qualité attendent comme le Messie, mais non pas Lionel, baudet, l'autre ! Cette année encore, la dream team a mis les petits plats dans les grands, à l'affiche sur deux soirées, pas moins de 7 groupes pour la modique somme de 40€ en prévente ! Alors mettons les choses au point et arrêtez svp de dire que c'est cher, merde quoi ! Où pouvez-vous aller voir 7 groupes de qualité pour ce prix là, hein, allez-y, j'écoute… Réponse : nulle part ! C'est bien ce qu'il me semblait. Alors je ne comprend pas ce comportement proche du coma boursier volontaire, sorte d'ostracisme avaricieux économique qui pousse le public régional à bouder l'évènement. Ce n'est pas la toute grosse foule mais ceux qui sont venus ce soir sont de vrais amoureux et c'est tant mieux car en ouverture ils vont, tout comme moi, découvrir un groupe qui d'emblée place la barre très haut. Ils sont quatre, ils nous viennent de Vevey, dans le canton de Vaud, VD sur les plaques minéralogiques du pays identifié « CH » qui signifie « Confédération Helvétique ».
Oui, ils sont Suisses et de taille normale. Arrêtons un peu les stéréotypes du genre « les Petits Suisses », et autres conneries du genre. Non, leurs vaches ne sont pas mauves et frappées du logo « Milka » et on ne crie pas « coucou » toutes
les heures dans les auberges qui bordent le lac Léman pour inviter les occupants à retourner leurs sabliers. Et c'est pas Ricola qui a tout inventé non plus, voilà , comme ça on a fait le tour de la question.

Forks c'est du power progressif façon Hawkwind meets Black Sabbath. C'est une musique toute en climats et en progression, allant parfois jusqu'à l'obsession quand elle vous pénètre jusqu' au fond de l'âme. C'est direct, très accessible et çà fait du bien par où ça passe croyez-moi. Valérie Ciriolo, la chanteuse titulaire ne fait pas partie du voyage pour cette tournée qui les a conduits de Bruxelles à Berlin en passant par Ciney (rien que des grandes capitales en fait) et qui prend fin chez eux, à Vevey ce soir 05.11.
C'est donc la sublime Nadia d'origine Libanaise qui dirige les opérations, c'est incroyable ce que la talentueuse chanteuse-guitariste accomplit comme prouesse en seulement deux répétitions. On croirait qu'elle a toujours été là avec eux sur le devant la scène. sorte de créature androgyne, mi-Marc Bolan, mi-Patti Smith qui dégage une sexualité musicale à tomber. Sa référence c'est Lou Reed et on ne peut pas l'en blâmer. Quand aux trois garçons, ce ne sont pas des faire valoir car ce qui étonne d'emblée chez ce jeune groupe c'est l'osmose, l'homogénéité qui transpire de leur prestation, ça joue tout en émotions et vous pouvez être certains que le concert d'un soir ne sera jamais une copie conforme de celui de la veille. Les titres sont très accrocheurs et s'insinuent lentement dans votre cerveau pour devenir comme un leitmotiv, obsédant. Le groupe s'auto-produit et l'argent qu'ils gagnent en concert est réinvesti totalement pour enregistrer et produire l'album suivant, c'est vous dire si ces jeunes là ne montent pas sur scène avec un tiroir-caisse en tête, ils jouent pour jouer et pour partager leur plaisir, point-barre. Ca leur confère ce côté authentique et attachant qui les différencie des spéculateurs. Les thèmes des chansons ? Le vécu , le feeling, la vie de tous les jours. Il n'y a aucun message revendicateur ni racoleur chez eux, quant à l'anglais, le choix s'est imposé naturellement à eux pour sa musicalité des mots et sa grande diffusion qui facilite la compréhension par un maximum de gens. De sublimes effets visuels sont venus rehausser l'ensemble de cette magnifique prestation.
Forks c'est deux albums : « Forks » sorti le 30 mai 2014 et qui a servi de trame au concert de ce vendredi soir et « Forks II » sorti le 18 Mars 2016. Je vous engage vraiment à les découvrir, ils en valent la peine. Merci à vous quatre pour cette super interview, votre sympathie et votre amitié. A bientôt de vous revoir.

Mitch « ZoSo » Duterck

Forks à Echoes of the sun à Ciney Expo le 4 novembre 2016
Forks à Echoes of the sun à Ciney Expo le 4 novembre 2016
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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 21:35
Paul Simon - Forest National- le 1 novembre 2016

Paul Simon - Forest National- le 1 novembre 2016

 

Le billet de JPROCK :

Icône incontournable de la musique pop-folk et célèbre pour son duo mythique avec Art Garfunkel, Paul Simon a aujourd’hui 75 ans au compteur et continue lors de ses innombrables tournées de ravir un public de fans fidèles, partout dans le monde.
Pourtant dans une interview donnée il y a quelques mois au New York Times, le célèbre chanteur se disait prêt à abandonner la musique après plus de soixante ans de bons et loyaux services.

« Le showbiz n’a plus beaucoup d’intérêt pour moi « déclarait il à la presse « .

Pourtant à l’écoute de son dernier et très réussi album « Stranger to Stranger » on se dit que le natif du New Jersey a encore de bien jolies choses à nous proposer.

C’est devant un Forest National quasi sold out que notre homme nous offre durant quasi 140 minutes un concert qui s'apparente à un best of des meilleurs titres de sa carrière.
Une invitation à un agréable voyage au fil de chansons devenues désormais des classiques pour l’amateur de musique un tant soit peu éclairé.

Entouré d’un band de musiciens chevronnés et utilisant des arrangements qui de plus en plus lorgnent vers la world music il nous prouve que son talent reste toujours inversement proportionnel à sa petite taille.
La voix est intacte, et même si en fin de concert on le sent quelque peu fatigué, Mister Paul assure de la première à la dernière mesure, et après une bonne vingtaine de titres nous revient sur scène pour trois rappels généreux avant de clôturer la soirée avec l’inévitable « The Sound of Silence « interprété en solo devant une salle émue et comblée.

Alors, a-t-on assisté ce soir au dernier concert sur nos terres d’un artiste majeur de l’histoire du rock ?
L’avenir nous le dira.
Mais ce fut en tout cas un bien beau moment musical

 texte et photos : JP Vanderlinden aka JPROCK- THE DARK FEATHER.

Setlist :

Gumboots instrumental)
The Boy in the Bubble
50 Ways to Leave Your Lover
Dazzling Blue
That Was Your Mother
Rewrite
Honky Tonk (instrumental)
Slip Slidin' Away
Mother and Child Reunion
Me and Julio Down by the
Schoolyard
Spirit Voices
The Obvious Child
Stranger to Stranger
Homeward Bound
El Condor Pasa (If I Could)
Duncan
The Werewolf
The Cool, Cool River
Diamonds on the Soles of Her Shoes
You Can Call Me Al

Encore:
Proof (instrumental)
Wristband
Graceland
Wheels (instrumental)
Still Crazy After All These Years

Encore 2:
Late in the Evening
One Man's Ceiling Is Another Man's Floor
The Boxer

Encore 3:
The Sound of Silence

Paul Simon - Forest National- le 1 novembre 2016
Paul Simon - Forest National- le 1 novembre 2016
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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 14:09
Ils sont partis: Bap Kennedy, Pocho La Pantera, Jimmy Williams, Todd Dowdy

Bap Kennedy has passed away at 54 years of age.

Bap était le frère de Brian Kennedy qui a représenté l'Irlande à l' Eurovision  en 2006 avec la chanson "Every song is a cry for love".

Bap était lui-même un singer-songwriter apprécié , surtout connu pour avoir composé la chanson  "Moonlight Kiss" reprise dans la B O de 'Serendipity'.

Dans les années 80/90, Bap Kennedy était le chanteur du groupe Energy Orchard qui a gravé 5 albums, par après il se lance dans une carrière solo qui le voit enregistrer  une dizaine de LP's, le premier ' Domestic Blues' a été réalisé à Nashville sous la houlette de Steve Earle.

Il est décédé des suites d'un cancer du pancréas.

 

 Ernesto Aníbal Gauna était une star en Argentine sous le nom de Pocho La Pantera!

Ce roi de la cumbia est décédé le 1 novembre , également victime d'un cancer.

Parmi ses plus grands succès, notons: "El hijo de Cuca", "Me dicen la pantera" et  "El Paso de la fiesta".

 

 

Le Philadelphia soulman Jimmy Williams, chanteur et bassiste, a fait partie du groupe United Image qui deviendra Double Exposure en 1975, le disco/soul band qui a fait fureur avec le titre ' Ten Percent'.

Lorsque Double Exposure arrête les frais on retrouve Jimmy au sein d'une autre machine à tubes, The Trammps ( Stan Wade's Trammps), il remplace Jimmy Ellis ( décédé en 2012)  lorsque ce dernier quitte le groupe .

Comme les deux précédents, cause du décès: un cancer!

 

 

Todd Dowdy était batteur au sein du thrash metal band de Floride, American Fix.

Il est décédé le 1er novembre.

Il avait également tenu les baguettes chez Degradation et End Unseen!

 

"It is with tremendous disbelief and heavy hearts that we announce the passing of our friend, brother and drummer, Todd Dowdy. Todd passed away early this morning with his family by his side. Our thoughts and prayers go out to his family in this very difficult time. The world has lost a truly amazing and talented person. Until we meet again!" se lisait hier sur la page facebook de American Fix!

Ils sont partis: Bap Kennedy, Pocho La Pantera, Jimmy Williams, Todd Dowdy
Ils sont partis: Bap Kennedy, Pocho La Pantera, Jimmy Williams, Todd Dowdy
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30 octobre 2016 7 30 /10 /octobre /2016 21:33
Valkø - Slow Pilot ( solo) à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 30 octobre 2016.

Valkø - Slow Pilot ( solo) à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 30 octobre 2016.

 

Six ans de pénitence, c'est long, c'est le laps de temps qu'il aura fallu à Séverine Cayron pour refaire surface.

Pour de sombres histoires de copyright, elle doit abandonner le nom d'Auryn ( choisi, en 2009,  par un boy band espagnol,  ayant failli participer à l'Eurovision en 2011), alors que bien avant tu l'as connue, et vue en concert, sous l'appellation Auryn and the Nightingales.

C'est du passé, Auryn n'est plus, voici Valkø, apparenté étymologiquement à valkoinen, blanc en suomi, ce soir elle a invité les amis, fans et kisskissbankbankers à la release party de son premier EP au Bota.

Du beau monde dans la salle, on a reconnu pas mal de collègues de la jeune maman: Samir Barris, Helena Coppejans ( Scalpel Paillettes), Nicola Testa, Reena Riot, e.a.....

 

Elle a porté son choix sur Pieter Peirsman, le chanteur de Slow Pilot, pour servir de support!

Pieter, een van de beste singer-songwriter van Vlaanderen, est nom seulement le leader de Slow Pilot, mais également une des voix de la dernière mouture de Hooverphonic.

Le trac, il ignore, il a déjà foulé les plus grandes scènes du royaume et des pays voisins.

Le premier album du chauffeur apathique doit sortir dans un avenir proche, Pieter nous offrira des versions dénudées de quelques plages.

Il débute derrière l'immense Steinway destiné à Valkø, nous confie qu'il n'est pas Chopin, et attaque un titre nous rappelant le piano rock de Billy Joel, le timbre est  proche de Jeff Buckley ou de Thom Yorke.

Puis il  ramasse une de ses trois guitares et propose le tendre ' Little boy', crooné à la Scott Walker.

Le programme prévoit une chanson d'amour, chantée d'une voix claire et posée, ensuite une plage qu'il joue pour la première fois en solitaire, le mouvementé ' Anyone' dont le public, conquis,  reprend le refrain.

Le slowtempo ' Hard to love' traite des relations pas toujours évidentes entre un père et son fils.

' Dance the night away' a pas mal marché en Flandre, car, vous l'avez peut-être remarqué, ik ben een Vlaming!

Il ne manque ni d'humour, ni de sens de la communication, ni de charisme, Pii Pii, le public l'a à la bonne et applaudit chaleureusement le mélodieux sifflement achevant cette chouette mélodie.

' The lonely ones' maintient le cap et personne n'a  réclamé lorsque, en souriant, Pieter a demandé si quelqu'un voyait un inconvénient à ce qu'il en joue encore une, ' Die, motherfucker die' n'est pas adressé au bourgmestre de Bruxelles mais à une de ses ex ( pas du maïeur).

Tu dis, Françoise?

Il est sympa et il chante bien!

Elles sont nombreuses à partager ton avis, très chère!

 

 Valkø

' Winter Hopes' de Auryn sortait en 2010, la jolie bruxelloise multiplie les concerts, et après, le  silence!

Elle chôme, s'est retirée dans un couvent,  se cache du fisc...?

On sait qu'elle a quitté Bruxelles pour la Ville Lumière  et qu'elle est devenue comédienne de doublage ( elle a lu  le livre audio 'Cinquante nuances de grey', notamment ), mais Valkø  signifie son véritable retour sur scène, et ce soir,  face à tous ses amis, Séverine se présentait émue comme une jeune communiante.

Pour ce grand retour, elle a choisi de s'entourer d' une équipe de premier choix, Benoit Leseure au violon, il remplace Margaret Hermant, indisponible/ le fidèle Nicholas Yates à la contrebasse et l'immense Simon Lenski de DAAU au violoncelle, elle se charge du piano et des parties vocales.

Un silence imposant s'installe, le violoncelle amorce, bientôt suivi par les autres cordes, quelques notes de piano, une voix grave,  ' The grace of peace' débute.

Finies les nuances féériques de l'époque Auryn, l'univers de Valkø semble plus sombre, plus mélancolique, il s'approche  d'un esthétisme byronien.

Nouveau blanc, des sourires, une hésitation, des confidences, l'émotion est palpable, Séverine décide de dédier le concert à tous les enfants n'ayant pas eu la chance de naître au bon endroit, elle invite Pieter de Slow Pilot à la rejoindre, la formation entame ' A neverending story' datant de l'époque Auryn.

Un duo magique sur fond symphonique somptueux.

Des frissons parcourent ton échine.

Les élans romantiques de ' Between you and me'  frappent les esprits, lorsqu'elle s'apitoie ...my flesh is burning... tu as envie de lui tendre une couverture!

Elle enchaîne sur une valse ' Back through the maze' , le fantôme de Marlene Dietrich plane dans les airs, Bruxelles en a le souffle coupé.

Vous avez droit à une première ce soir, voici ' Red heart beating'.

 Cette  fois, c'est à Regina Spektor que tu penses!

Les vocalises ténébreuses impressionnent, et que dire de l'extrait du soundtrack de ' Lost Highway' , ' I'm deranged', il dégage une même charge émotionnelle que le chef-d'oeuvre ' I, who have nothing'.

Exit les musiciens, nouvelle  longue séance de remerciements avant de lancer ' Do you still want me' .

Nicholas la rejoint, il a déniché un ukulele en coulisses, le duo propose  'Autumn Sunday afternoon', l'automne n'est pas la saison la plus rayonnante!

Voilà Benoît, en trio, ils interprètent leur version de 'Wayfaring Stranger', un traditionnel que Séverine a appris par le film The Broken Circle Breakdown.

Puis vient Simon, dont elle était fan à 15 ans, il était mon idole, chantait Hugues Aufray, ' Winter on a weekend'.

 Halloween signifie déguisement, chez  Valkø le chien s'est habillé en mouton!

Tous les enfants ont peur ...Daddy, why don't you protect me..

Toujours pas de lumière en vue, le désespoir subsiste avec ' Heaven's door', on rappelle Pieter, t'as une plume, goed, ' Letters for a rainy day'.

Il en reste une, amorcée par l'anarchiste qui a lu  Hermann Hesse, le mordant 'This kind of game', dont on recommande le clip.

Applaudissements nourris!

 

Rappels.

Avec Nicholas, Séverine a abandonné son piano, voici le radieux et léger  ' Today' datant d'il y a six ans, il est suivi par une seconde friandise, 'Not into love' qui nous montre une nouvelle fois tout le chemin parcouru de la mélodie du bonheur à la maturité!

Le mot de la fin avec Pieter, une reprise admirable de 'Lilac Wine' de James Shelton, une merveille qu'on retrouve ( retrouvait) au répertoire de Nina Simone, Jeff Buckley, Elkie Brooks ( five stars) ou Lylac ( Amaury Massion).

 

File au merch.

This Side Up et Caramel Beurre Salé se congratulent!

 

photos- jp daniels/concert monkey

 

 

 

 

Valkø - Slow Pilot ( solo) à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 30 octobre 2016.
Valkø - Slow Pilot ( solo) à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 30 octobre 2016.
Valkø - Slow Pilot ( solo) à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 30 octobre 2016.
Valkø - Slow Pilot ( solo) à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 30 octobre 2016.
Valkø - Slow Pilot ( solo) à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 30 octobre 2016.
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30 octobre 2016 7 30 /10 /octobre /2016 19:00
Amon Amarth - Jomsviking European Tour 2016 + Testament et Grand magus à Forest National, le 30 octobre 2016

Amon Amarth - Jomsviking European Tour 2016 + Testament  et Grand magus à

Forest National, le 30 octobre 2016

 

Le billet de JPROCK :

Affiche metal incontournable ce dimanche soir à Forest National : en ouverture Grand Magus, en hors d’oeuvre Testament et en plat principal : AMON AMARTH !
Comme pour Whitesnake en décembre 2015, Forest National en est réduit à son parterre (club) pour cet évènement majeur qui survient le jour du changement d’horaire, histoire de nous permettre de dormir une heure de plus pour nous remettre du choc.

Je ne vous parlerai pas de Grand Magus que je n’ai pas vu pour cause d'arrivée tardive, mais je peux en revanche vous affirmer que Testament a assuré, fidèle a sa réputation non usurpée de groupe illustre de la scène trash issue de la San Francisco Bay Area.
Chuck Billy, toujours en grande forme et totalement remis du cancer qui l’a frappé il y a 15 ans déjà, mène tambour battant un band qui a traîné sa bosse sur toutes les scènes du monde.
Le combo entame le set par « Broterhood of Snake » et dix titres plus tard le conclut sur « The Formation of Damnation » .
La foule a adoré, ils auront même droit à un rappel.
Du grand Testament, auteur d'un set brûlant qui a su conquérir tous les coeurs.

Setlist:

Intro
Brotherhood of the Snake
Rise Up
The Pale King
Disciples of the Watch
The New Order
Dark Roots of Earth
Stronghold
Into the Pit
Over the Wall
The Formation of Damnation

Place maintenant aux héros de la soirée : AMON AMARTH !
Quel trajet parcouru pour le groupe suédois depuis sa formation en 1992 !
Le groupe est devenu énorme et recueille tout le fruit d’un travail intensif qui atteint des sommets depuis « Deceiver of the Gods » en 2013 et ensuite avec leur dernier opus en date l’excellent « Jomsviking »
Durant 105 minutes Amon Amarth va porter son death metal mélodique à bout de bras emmenant avec lui la horde de metalleux prêts au combat.

 Tel un gladiateur dans l’arène Johan Hegg ne tient pas en place et arpente la scène de long en large tandis que le band crache le feu et que les guitares hurlent leurs solos dévastateurs.
Jonché sur l’immense casque viking qui trône sur la scène et lui sert de podium surélevé, Jocke Wallgren martèle ses fûts sans aucun temps mort.
Quand le band est lâché, c’est une machine de guerre à l’instar de feu Motörhead ! Et c’est ce qui explique en grande partie son succès : des titres imparables repris en choeur par la foule, des musiciens talentueux et un imagerie soignée de bout en bout.
Lorsque deux vikings s’affrontent sur scène devant nos yeux, ou qu’en fin de show le dragon apparait pour un ultime combat on est en symbiose totale avec le band et on combat à ses côtés.
Il suffit de voir la foule trinquer avec Johan sur « Raise your Horns » et lever ses cornes à l’unisson en reprenant l’hymne en choeur pour comprendre que comme pour des légendes comme Iron Maiden, Metallica ou AC /DC le phénomène Amon Amarth est en marche et pour longtemps.
Et lorsque surviennent les derniers accords de « Twilight of the Thunder God » l’ovation est énorme et c’est à regret qu’on voit le band quitter la scène après un ultime salut à la horde déchainée.
Amon Amarth est devenu énorme, et son parcours glorieux n’est certainement pas prêt de s’arrêter…

Texte et photos : JP Vanderlinden aka JPROCK- THE DARK FEATHER.

Setlist :

Intro
The Pursuit of Vikings
As Loke Falls
First Kill
The Way of Vikings
At Dawn's First Light
Cry of the Black Birds
Deceiver of the Gods
On a Sea of Blood
One Thousand Burning Arrows
Destroyer of the Universe
Death in Fire
Father of the Wolf
Runes to My Memory
War of the Gods
Encore:
Raise Your Horns
Guardians of Asgaard
Twilight of the Thunder God

Amon Amarth - Jomsviking European Tour 2016 + Testament et Grand magus à Forest National, le 30 octobre 2016
Amon Amarth - Jomsviking European Tour 2016 + Testament et Grand magus à Forest National, le 30 octobre 2016
Amon Amarth - Jomsviking European Tour 2016 + Testament et Grand magus à Forest National, le 30 octobre 2016
Amon Amarth - Jomsviking European Tour 2016 + Testament et Grand magus à Forest National, le 30 octobre 2016
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30 octobre 2016 7 30 /10 /octobre /2016 05:18
Recent notable deaths: Paul Demers, Pete Burns, Georges Jouvin, Roland Dyens, Eddy Christiani

Le chanteur franco-ontarien Paul Demers a perdu son combat contre le cancer.

Il avait  composé la chanson «Notre Place», devenue l'hymne de la francophonie ontarienne.

Sa discographie ne compte que trois volumes:  Paul Demers (1990) /D'hier à toujours (1999)/Encore une fois (2011).

Le président de l'AFO ( l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario), Carol Jolin , a déclaré « Paul Demers a marqué une génération complète d'artistes franco-ontariens, que ce soit par sa poésie, ses prestations musicales marquantes ou dans les salles de classe...".

L'artiste était âgé de 60 ans.

 

 Pete Burns, membre fondateur du synth pop/goth rock band Dead or Alive, s'en est allé rejoindre d'autres stars là-haut.

Avant Dead or Alive, cette forte personnalité a fait partie des Mystery Girls, un groupe éphémère au line-up brillant ( Julian Cope, Pete Wylie et Phil Hurst) puis de Nightmares on Wax qui deviendra DoA en 1980.

Le groupe nous laisse sept albums studio et quelques singles immortels, ' You Spin Me Round' (Like a Record), ' Lover Come Back to Me' ou 'Something in My House'.

Dead or Alive aura connu un nombre impressionnant de changements de personnel, Burns collabore un temps avec l'Eurodance act ' Glam' ou avec les Pet Shop Boys, sort quelques singles solo, mais le succès ne suit plus,  il s'éteint d'un arrêt cardiaque le 23 octobre. 

 

Georges Jouvin, l'homme à la trompette d'or, a rendu son dernier souffle le 24 octobre.

On lui doit 70 albums qui se sont vendus à plus de 20 millions d'exemplaires.

Sa spécialité: reprendre à la trompette les tubes du moment, ex: ' La paloma' , 'Johnny Guitare' , 'Arrivederci Roma' , 'Le jour où la pluie viendra' etc...


Autre style pour le guitariste classique, Roland Dyens, décédé il y a quelques jours.

Ce virtuose de l'improvisation , 1er Prix d’harmonie, de contrepoint et d’analyse et classé à l’âge de 33 ans parmi les 100 meilleurs guitaristes au monde par le magazine Guitarist, nous laisse une discographie imposante, il devait se produire en mars à Anvers, le destin en a décidé autrement.

 

Le spécialiste des torch songs ( levenslied, chanson d'amour populaire),  Eddy Christiani, de La Haye, est décédé à l'âge respectable de 98 ans.

Ce Guido Belcanto des années 40 était également un guitariste de renom.

En 1953 il est bombardé   populairste zanger van Nederland.

En Europe, les hitparades n'existaient pas  peu avant la guerre, sinon des titres tels que 'Zonnig Madeira' , 'Zeg, kleine schooljuffrouw' ou  'Als op Capri de rozentuinen bloeien' se seraient trouvés dans le top ten!

Recent notable deaths: Paul Demers, Pete Burns, Georges Jouvin, Roland Dyens, Eddy Christiani
Recent notable deaths: Paul Demers, Pete Burns, Georges Jouvin, Roland Dyens, Eddy Christiani
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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 17:01
Adia Victoria- Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles, le 29 octobre 2016

Adia Victoria- Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles, le 29 octobre 2016

 

Samedi 29 octobre, Bruxelles, les Halloween parties foisonnent.

En Belgique, la fête d'Halloween ne serait  pas née sous l'impulsion de quelques commerçants avides de profits, mais plutôt de la volonté de certains organisateurs de reproduire ce qui fonctionne aux Etats-Unis... allez, allez, une fois, qui a inventé cette blague, il a fallu attendre le 21è siècle pour adopter ce cinéma ricain... à quand la fête de la lune blanche chez nous?

Et sinon?

Foule à Bruxelles, la galère pour larguer la diligence!

 

Direction le club, en bas Jeremy Loops amuse les danseurs, en haut, JP est le premier sur place, comme toujours!

La promo révélait ‘PJ Harvey covering Loretta Lynn’, l'AB citait Rolling Stone, après le concert on en a discuté avec Adia, elle a souri mais n'a pas ajouté et  Soeur Sourire, avec un clin d'oeil. 

Pas de support, début prévu à 20:30'

Tu parles, les premiers mouvements se manifestent à 20:55', les musiciens ( terribles) rappliquent: Alex Caress ( un look Jack Nicholson  dans 'One flew over the cuckoo's nest') aux keys/

Jason Harris à la basse/ Mason Hickman aux guitares et Tiffany Minton aux drums.

Un silence déconcertant s'installe, avis de recherche, où se cache le gars de la table de mix?

Plus de 5'  d'attente avant de voir le drôle arriver comme le Zorro d'Henri Salvador, le band lance l'intro et Adia Victoria, qui piaffait derrière le rideau, apparaît.

Des collants noirs et une longue chemise immaculée qu'elle a héritée de son grand-père, coup de foudre instantané!

La jeune personne, originaire de Caroline du Sud, a sorti un premier full CD, Beyond the Bloodhounds, au printemps dernier, il suit le EP 'Sea of Sand' de 2014, elle débute le gig par ' Detroit Moan' une cover de la chanteuse de blues Victoria Spivey active dans les années 30 ( You should listen to that lady, a-t-elle  confié en voyant que tu ignorais qui était la madame).

Rarement un début de concert ne t'a fait une telle impression, la façon dont Adia interprète ce gospel/blues te cloue sur place

Elle agrippe une guitare, salue, good evening, my name is Adia Victoria, these are my friends, we're gonna play the blues!

Elle tient parole, ' Out of love' peut manifestement entrer dans la catégorie blues, mais il s'agit de blues hanté, obsédant,  aux accents rock évidents, sa guitare frelatée, vénéneuse, vient déchiqueter tes entrailles, heureusement tu ne t'étais pas enfilé un cassoulet avant de te rendre à l'AB, et l'accompagnement de ses copains accentue l'impression d'effroi et d'urgence.

Tiffany derrière ses caisses fait passer Meg White pour une majorette! 

' Head rot'  se révèle encore plus débridé et sauvage.

Une de tes voisines, prise de convulsions, secoue la tête comme une possédée, les prétendues sorcières de Salem ont été pendues pour moins!

Il est vrai que Miss Victoria t'accule dans les cordes, te fixe d'un regard froid avant de te décocher, en plein foie, un uppercut douloureux.

La furie semble s'être calmée avec ' Howlin Shame' mais les mimiques expressives ne trompent pas, elle nous attend au tournant.

Elle reprend sa guitare, nous explique que le thème de la suivante is about growing up in the South, ' Stuck in the South' , tout n'est pas rose dans le sud, surtout si t'es young, gifted and black, mais le Sud, c'est chez elle!

Le périple se poursuit avec le spooky ' Sea of sand' et après, un Bruxelles, ça va, in French, 'Mortimer's blues' a ( quiet) song about my cat, une chanson qui s'achève sur une séquence récitative. 

Après l'épisode du chat, elle reprend son discours violent, ' Dead eyes' secoue pire que le dernier tremblement de terre dans la région de Perugia, le chant est rageur, les guitares crachent des flammes, le pianiste se transforme en Jerry Lee Lewis, la gentille Tiffany cogne comme un forçat et Jason tabasse la basse, de dangereux clients!

' Invisible hands' ..I went away from the devil ...qu'elle dit, le mal est partout, Satan est le maître de l'humanité, donc...Cause when the devil gets ahold of you, baby got you cradle to grave...c'est irrémédiable, that's the curse!

La tournée a été intitulée 'Me and the devil' , elle reprend ce titre de Robert Johnson pour le brosser à la manière d'un Jérôme Bosch ayant abusé de substances illicites.

Creepy, baby!

Pas le temps de reprendre ton souffle, l'étreinte se resserre, tu vas y rester, c'est une certitude, ' And then you die', t'as eu ni le temps de faire une dernière prière, ni celui d'avaler une dernière bière, elle a décidé de nous achever et si le morceau démarre en douce, il finit par exploser laissant de sales odeurs de souffre dans l'atmosphère.

Ils se tirent après cette tirade mortelle.

 

 

It seems you guys want us to come back!

Yeah!

' Ain't a woman' est du genre blues crasseux et 'Horrible weather', qui n'est pas dédié à Monsieur Météo, est le genre de prédiction proférée par un prophète légèrement psychopathe sur les bords.

 

Un concert fantastique!

 

photos- jp daniels/concert monkey



 

Adia Victoria- Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles, le 29 octobre 2016
Adia Victoria- Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles, le 29 octobre 2016
Adia Victoria- Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles, le 29 octobre 2016
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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 08:05
So' N ' So - Maison des jeunes et de la culture de Champion - le 29 octobre 2016

So' N ' So - Maison des jeunes et de la culture de Champion - le 29 octobre 2016

 

SO 'n' SO – Maison des Jeunes, Champion (BEL) – 2016.10.29

Setlist :

01.Don't Worry.
02.As If.
03.Jack In The Box.
04.Just When I Needed You Most.
05.Yeah You.
06.Subway.
07.Lovely Day.
08.Joe.
09.True Lovers.
10.At The Age Of 65.
11.Please Do.
12.A Little More.
13.Alone By The Tree.
14.I Want You Back.
15.Drunk With Air.
16.In The Sunshine.
17.Joëlette.
18.Maria.
19.Whatever Happens.
20.Don't Worry. (Reprise)

Line Up :
Françoise BOTTON : Lead - Backing Vocals.
Jean-Luc EVRARD : Keyboards -  Backing Vocals.
Vincent LIBERT : Drums, Keyboards, Lead - Backing Vocals.
Stéphane NEUSY : Bass Guitar, Lead - Backing Vocals.
Pascal SAINTAMAND : Lead Guitar.

Allez on y va, si on veut être à l'heure ! Départ de mon Condroz natal à 19.30 direction : Namur, capitale de notre belle Wallonie. Pour être tout à fait précis, c'est vers Champion (code postal 5020) que nous bifurquons au sortir de la E411.
Retrouvailles avec mes amis de So 'n' So dont certains sont même des frères d'armes qui officient à mes côtés au sein de Cover Age.

 Lesquels ? 

Ok tu sauras tout : Stéphane et Jean-Luc. C'est le second concert qui suit la disparition physique de Marcel Bohon, notre bro' à tous et je vous assure qu'on a pas besoin d'un concert pour y penser tant notre Cello fait et fera toujours partie intégrante de notre vécu émotionnel quotidien à tous. Ce concert, comme bien d'autres, lui est dédié.

 On ne peut pas dire que ce soit la grosse foule mais peu importe, ce qui compte c'est que ceux qui sont présents le sont parce qu'ils apprécient ce groupe de compos aussi talentueux en qualité d'écriture qu'en interprétation scénique. Les textes sont très bons et même si certains sont plus légers dans les thèmes abordés, aucun n'est jamais mièvre ou vide de sens comme il arrive trop souvent chez des artistes qu'on qualifie de professionnels! Ces derniers devraient venir écouter So 'n' So, ça leur ferait beaucoup de bien. La qualité de So 'n' So vient aussi et certainement du fait qu'aucun des musiciens présents sur scène ne fait de la musique en pensant « argent », non, ils font de la musique parce qu'ils aiment ça et je vous assure qu'il ne leur faudrait qu'une oreille attentive pour passer dans la cour des grands.
Le répertoire se met en place, et comme un « Jack in the Box » Pascal a fait des miracles pour assimiler le répertoire de son nouveau band. Apprendre 19 titres pour lesquels on a aucune référence sur laquelle se baser c'est un exploit. L'arrivée de ce talentueux guitariste au sein de la formation est un gros « + » et ne vous méprenez pas sur le sens de mes paroles, je ne compare pas avec notre Marcel, je veux simplement dire que Pascal a apporté son vécu, sa personnalité et sa sensibilité musicale à So 'n' So, sans essayer de chausser les bottes de notre Cello. Ses interventions révèlent ses influences résolument rock et tranchent parfois comme une lame de rasoir dans le kaléidoscope musical du band avec un gros riff musclé ou un solo bien ciselé. Gageons que le groupe va pouvoir s'appuyer de plus en plus sur sa nouvelle recrue et lui laisser le champ libre pour s'exprimer comme un peintre qui prépare ses couleurs devant son chevalet qui supporte une toile encore vierge.
Les coups de coeur ? En tête et il le restera toujours, je place le sublime et très émotionnel « Subway » qui représente tellement notre Marcel et « True Lovers » ce reggae aux sonorités africaines à la Paul Simon qu'il aimait tant. « At The Age Of 65 » et son côté résolument Beatles cher à Stevie et « I Want You Back » digne d'une comédie musicale de Broadway.
Au risque de me répéter, si vous voulez écouter des musiciens de qualité et de compositions qui n'ont à rougir d'aucunes autres allez voir So 'n' So et goûtez sans modération à leur banquet musical aux multiples saveurs et cela... « Whatever Happens ».
Fanfan, Stevie, Lucky, Vince et Kelly , merci pour ces moments uniques passés en votre compagnie.

Mitch « ZoSo » Duterck

So' N ' So - Maison des jeunes et de la culture de Champion - le 29 octobre 2016
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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 20:54
Lisa Hannigan + Heather Woods Broderick - Het Depot, Leuven, le 28 octobre 2016

Lisa Hannigan + Heather Woods Broderick - Het Depot, Leuven, le 28 octobre 2016

 

Lisa Hannigan a collaboré avec Damien Rice des années durant, la rupture se produit en 2007 et, depuis, la native de Kilcloon ( Irlande) vole de ses propres ailes, elle  a sorti trois albums, le dernier 'At Swim' est distribué depuis le mois d'août.

Ta dernière rencontre avec Lisa date de 2013 ( Little Waves  à Genk), elle se produisait solo dans le Limbourg, ce soir la singer-songwriter est entourée d'un band.

 

20:30' Heather Woods Broderick!

La soeur de?

Oui et non, pas de lien de parenté avec Matthew, mais elle est bien la frangine de Peter Broderick , le musicien ayant e.a. collaboré avec Efterklang,  M. Ward, Zooey Deschanel, Laura Gibson ou Horse Feathers.

Sa jolie frangine a, elle également, multiplié les associations, en 2012 tu la croises au Botanique au sein du groupe accompagnant Sharon Van Etten, ce soir elle fait partie des sociétaires du band de Lisa Hannigan et assure l'avant-programme, basé sur son plus récent album, ' Glider' ( 2015).

Sans avoir prononcé un mot, Heather prend place sur le siège installé près du public, elle accorde sa Gibson, lance une bande et amorce ' Up in the pine' la plage engageant ' Glider', lo-fi guitar plucks, voix fragile, bienvenue dans l'intimité d'une demoiselle dont l'univers baigne dans un écrin de mélancolie.

La paisible et brumeuse ballade ' Home winds'  est prévue pour un prochain album, ni simoun, ni tramontane, ni cyclone mais un doux et caressant zéphyr.

Place aux présentations...Hello, my name is Heather Woods Broderick, I come from Pacific City, Oregon, thank you for coming out to hear me!

Elle embraye sur ' Desert' ...I lost myself in the desert... pas de trace du cheval sans nom, mais une guitare aux lignes finement ciselées.

Sérénité à peine troublée par les rumeurs d'un désert où le silence est un bruit.

 It's our first date in Europe after two weeks in the UK, next one is called ' Mama Shelter', un morceau plus habillé, elle tapote une cymbale, distille de grêles notes de guitare qui se basent sur un fond programmé, tandis que la voix, claire, aérienne  te balade dans un monde moins fruste que celui qui nous entoure.

Miss Broderick passe derrière un piano et propose une nouveauté, ' Slow dazzle', tu connais la traduction de slow?

Ce set sensible s'achève par ' Glider',  un nocturne aux teintes pastel.

Esthétisme et diaphanéité, à recommander aux névrosés, peut remplacer les sédatifs!  

 

 Lisa Hannigan

A long, pas trop cool, woman in a ( long) black dress arborant un chignon assez austère, l'image d'Epinal de la jeune personne comme il faut, Lisa débute le concert seule, armée d'une acoustique, après un petit salut de la main, elle propose le scintillant 'Little bird' datant de 2011.

Un fingerpicking perlé et un vibrato spectral, Louvain se tait, clôt les paupières  et se laisse bercer aux rythmes de la mélodie.

Les musiciens apparaissent, probablement Ross Turner aux drums, Cormac Curran ( des Villagers) aux claviers et Logan Coale à la contrebasse/basse.

Lisa vocalise, Logan caresse sa contrebasse d'un archet, c'est l'amorce de la valse ' Ora' que l'ancienne chanteuse de Damien Rice décore de notes désuètes d'harmonium.

Le ton change avec le jazzy ' Pistachio' chanté d'un timbre enfantin, puis elle récupère sa guitare, Heather Woods Broderick se pointe, l'équipe attaque la berceuse' O sleep' chantée à deux voix.

Frissons dans l'assistance, 't is mooi, susurre Julia à l'oreille de son compagnon dont le gobelet de Stella s'est arrêté à mi-chemin vers des lèvres avides.

Le titre suivant porte bien son nom ' Prayer for the dying',  une plainte aussi admirable que le 'Hallelujah' de Cohen dans la version de Jeff Buckley.

La dernière fois que t'as failli pleurer lors d'une prière c'était lors d'un concert des Cowboy Junkies, Lisa t'a obligé à sortir le Kleenex.

Elle nous tient à la gorge et n'a pas l'intention de lâcher prise, ' Fall'  et ' Snow', qui risque de fondre sous les spots du Depot, enchantent.

La mimique semble dire ' je suis désolée' lorsqu'en débranchant le jack, sa guitare produit d'irrévérencieux craquements, un sourire avant d'entamer ' Flowers'.

Elles dégagent un parfum americana ces fleurs qui évoquent les Wild Roses chantées par Nick Cave et Kylie Minogue.

La setlist prévoit une nouvelle valse ' Tender', qu'elle termine le gosier asséché.

Après un intermède comique pour ouvrir le biberon de Spa, on lui refile une mandoline avec laquelle elle entreprend un upbeat country folk ' Passenger' qui précède le sombre ' Funeral suit' mettant en évidence les talents du contrebassiste.

Le piano et une basse électrique amorcent ' We, the Drowned', une plage déchirante qui te fera hésiter à aller te baigner à Knokke lors de tes prochaines vacances.

Heather passe à la salle de bains pour se brosser les dents, les dentistes avancent ' Teeth' puis le fragile  'Lille'  deux titres plus anciens, Ross a reçu un glockenspiel de Santa Claus, il le tapote gentiment.

Avec le remuant  ' Undertow' elle revient vers ' At swim', le titre finit en canon.

Tandis que le roadie lui tend un ukulele, elle nous explique qu'elle a dû apprendre à chanter ' Knots' à l'envers pour les besoins d'un clip. Lisa Hannigan goes bluegrass, Louvain bat des pieds.

Le set, chaleureusement applaudi, se termine avec 'A sail'.

 

Le ( triple) rappel débute par l'interprétation a capella du poème ' Anahorish' de Seamus Heaney.

Lisa, Heather et Logan derrière un seul micro pour un moment  intemporel.

' Barton' et le rythmé ' Lo' achèvent un concert auquel les gars de chez Gault et Millau ont attribué quatre étoiles!

 

photos-jp daniels/concert monkey

 

 

Lisa Hannigan + Heather Woods Broderick - Het Depot, Leuven, le 28 octobre 2016
Lisa Hannigan + Heather Woods Broderick - Het Depot, Leuven, le 28 octobre 2016
Lisa Hannigan + Heather Woods Broderick - Het Depot, Leuven, le 28 octobre 2016
Lisa Hannigan + Heather Woods Broderick - Het Depot, Leuven, le 28 octobre 2016
Lisa Hannigan + Heather Woods Broderick - Het Depot, Leuven, le 28 octobre 2016
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