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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 07:45
Mise en berne des drapeaux de l'Hôtel de ville de Montréal: Leonard Cohen est mort!

Dans la nuit on pouvait lire sur la page facebook  du chanteur/poète:

"It is with profound sorrow we report that legendary poet, songwriter and artist, Leonard Cohen has passed away.

We have lost one of music’s most revered and prolific visionaries.

A memorial will take place in Los Angeles at a later date. The family requests privacy during their time of grief."

 

Tout commentaire est vain mais nous tenons à épingler un témoignage de fanL

Jack?

 I've been entertained, consoled, lifted up and had dreams with this guy for nearly fifty years. So sad but he had to go at some time. He'll leave a massive void in many peoples lives but he'll also leave some incredibly beautiful creations in the hearts and minds of us all. The world maybe is becoming to sick and twisted for such a gentle soul. See you in the next world Don't be late .....

 

 

 Extrait: Leonard Cohen- The night comes on!

I went down to the place

Where I knew she lay waiting

Under the marble and the snow

I said, Mother I'm frightened

The thunder and the lightning

I'll never come through this alone

She said, I'll be with you

My shawl wrapped around you

My hand on your head when you go

And the night came on

It was very calm...

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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 22:48
Europe - Ancienne Belgique - Bruxelles, le 10 novembre 2016

EuropeAncienne Belgique - Bruxelles, le 10 novembre 2016

 

Le billet de JPROCK :

Avec son troisième album "The Final Countdown" sorti dans les bacs en 1986, Europe accède à la renommée internationale.
Pratiquant un rock FM proche du hard rock et du glam, les Suédois rejoignent des combos comme Bon Jovi ou Def Leppard dans le coeur des fans du monde entier.
Depuis le groupe suédois qui compte  aujourd'hui dix albums au compteur sillonne les routes du monde armé d' un répertoire en béton.
Ce soir à l’AB il fête les 30 ans de son album mythique et comme à leur habitude Joey Tempest, John Norum, John Levén, Mic Michaeli et Ian Haugland se donnent corps et âme d'un bout à l'autre du show.
Norum nous éclabousse de sa classe de guitare hero qui n’en fait jamais de trop, et Tempest qui à cinquante trois balais garde un visage angélique, se montre toujours un frontman d’exception.
Bref, Europe c’est de la balle et ça vous colle au mur deux heures durant.
La setlist reprend l'intégralité de l'album " War of Kings" sans aucun temps mort et nous balance ensuite à la face la totalité de l’album mythique " The Final Countdown".
Et au final chacun y trouve son bonheur, les anciens fans comme les nouveaux.
Au terme d’un set énergique et bluffant de quasi cent vingt minutes le groupe revient saluer la foule sous une énorme ovation.
En quittant l’AB on n’a qu’une idée en tête les revoir au plus vite.
Car il faut bien reconnaître que cet Europe là est en bien meilleure santé que sa consoeur européenne essoufflée et malade.
Un seul mot me vient à l’esprit : la classe!

 Texte et photos : JP Vanderlinden aka JPROCK-THE DARK FEATHER.

Setlist:

War of Kings:

Hole in My Pocket
The Second Day
Praise You
Nothin' to Ya
California 405
Angels (With Broken Hearts)
Days of Rock 'n' Roll
Children of the Mind
Rainbow Bridge
Vasastan
Light It Up
War of Kings

The Final Countdown :

The Final Countdown
Rock the Night
Carrie
Danger on the Track
Ninja
Cherokee
Time Has Come
Heart of Stone
On the Loose
Love Chaser
(Followed by snippet of "The Final Countdown")

Europe - Ancienne Belgique - Bruxelles, le 10 novembre 2016
Europe - Ancienne Belgique - Bruxelles, le 10 novembre 2016
Europe - Ancienne Belgique - Bruxelles, le 10 novembre 2016
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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 03:53
Album - Maris – On Gods And Other Things

Album - MarisOn Gods And Other Things

 

Maris, non, rien à voir avec Bart Maris, le trompettiste qui a enfanté Jaune Toujours et collaboré avec quelques groupes aventureux de la scène nationale ( A Group, Flat Earth Society, Moker e.a.).

Maris est le nom de scène choisi par Mariske Broeckmeyer, chanteuse et compositrice louvaniste, se partageant  désormais entre New-York et Bruxelles.

Elle a fait partie des groupes One Bird Orchestra et Reuske, a collaboré avec Aimee Odum, une artiste visuelle, et avec le danseur Kerryn McMurdo pour le projet visuel 'Golden Blobess' qui a vu le jour à Reykjavik.

C'est d'ailleurs en Islande que Maris a conçu son premier album solo baptisé  'On Gods And Other Things', il est distribué par Rat Records (  founded in 2003 by Teun Verbruggen and Bruno Vansina).

 

 

Track listing:

 

1 How´s Things

2 Absurd Abruptness

3 The Alignment of Things

4 Soon enough

5 Perception Perception

6 Oddly Satisfying

 

L'album, constitué de six titres, débute par 'How's Things', une plage baignant dans un univers étrange et ouaté proche des travaux de Lynn Cassiers.

Que l'album ait été enregistré dans un pays nordique ne relève pas du hasard, la sophistication de Röyskopp ou les glitch beats de Múm ne sont pas très éloignés.

'Absurd Abruptness' peut déconcerter l'auditeur habitué aux mélodies couplet/refrain/ couplet.

Mariske expérimente, aussi bien vocalement que musicalement, le substrat est nu, la voix innocente et énigmatique  se glisse sur cette couche blanche et l'accompagnement minimaliste ajoute une  touche cryptique à la composition.

'The alignment of things' il faut plus de sept minutes pour aligner minutieusement  tous les objets,  en fermant les yeux tu risques de visionner des paysages lunaires ou une carte postale représentant la banquise arctique à une époque où elle n'avait pas à craindre le réchauffement climatique et si tu te concentres tu pourras apercevoir des elfes lumineux et autres créatures issues d'une saga d'origine baltique.

Le voyage ambient/trip hop/ electronica se poursuit avec 'Soon enough', en arrière-plan le stormur souffle, tu peux le sentir, il glace les os, la voix de Mariske prend des intonations Björk, quelques vagues beats et bruits métalliques, creux, émergent, mais  le vent nordique, omniprésent, accentue l'impression hivernale.

Tu te prépares un grog avant de passer à la suite.

' Perception, perception', de l'ambient psychédélique. un titre plus accessible pour le commun des mortels, il  se rapproche de certains morceaux d'Archive.

La plage concluant l'album a pour titre 'Oddly satisfying' , il débute par un exercice de vocal  layering. Après mise en boucle, Juffrouw Broeckmeyer débite son chant récitatif, insolite et intrigant tandis que le maigre accompagnement sonore, petit à petit, s'évapore.

 

Un second cordial s'impose avant de reglisser la plaque dans le lecteur!

 

 

 

 

 

 

 

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 13:45
Renaud - Phénix Tour - Forest National, le 9 novembre 2016

Renaud - Phénix Tour - Forest National, le 9 novembre 2016

 

Le billet de JPROCK :

Renaud a baptisé sa tournée come back le " Phénix Tour", et au vu de ce deuxième concert à Bruxelles on comprend vite pourquoi.

L’artiste revient de loin, extirpé depuis un an de l’enfer des vapeurs anisées de l’alcool qui le détruisait jour après jour.
De retour sur scène Renaud nous revient toujours debout, le renard s’en est allé se cacher pas bien loin pour longtemps, et même espérons le pour toujours.

Cette deuxième date à Forest National fut énorme à plus d’un titre, dans l’émotion d’abord de retrouvailles tant attendues et aussi dans le regard ravi d’un homme égal à sa légende et dont les chansons formidables n ‘ont pas pris une ride.

Passé le premier titre où la voix désormais rocailleuse et caverneuse se cherche un peu tremblante d’émotion et peu servie par un mixage qui s’affine, la deuxième chanson qui succède à « Toujours Debout « ," Docteur Renaud, Mister Renard » remet les pendules à l’heure dans le bon sens.
On sent Renaud heureux et presque totalement rétabli d’une grosse crève qui le gênait encore la veille.

" Eh oui j'ai arrêté de boire depuis plus d'un an maintenant...
J'avoue que je m'accorde parfois une petite bière, mais une..."
Merci d'être là, ça me touche infiniment et je donne tout ce que j'ai ! "

Fidèle à son habitude l'artiste chambre aussi gentiment son public , comme on titille un ami qu’on aime.

« Hé, vous étiez plus enthousiaste à gauche qu’à droite de la salle hein ! Non finalement à droite c’était mieux… ! «
La foule siffle gentiment…
« Meunon hein vous êtes cons tout de même ça fait 20 ans que je vous la fait celle là et vous réagissez encore !
C’est pas vrai tout ça, vous êtes tous super ! «

Renaud n’a pas changé, la démarche est plus hésitante mais au fond de lui l’homme garde le même humour incisif et la gouaille sympa qui ont fait son succès.
Durant trente titres il va nous faire sourire, chanter, pleurer, et nous replonger avec joie dans son univers tellement personnel qui ne nous a jamais quitté.

Quel bonheur de réentendre toutes ces merveilleuses chansons qui ont bercé notre vie, ces poèmes doux-amers dont on ne pourrait pas se passer.
Et même si sa modestie légendaire et son éternelle difficulté à gérer et accepter sa réussite lui font déclarer qu’il ne comprend toujours pas comment " Mistral Gagnant" a pu être élue plus belle chanson française de tous les temps alors qu’il y a a eu des gens comme Brassens, Brel et Caussimon, il doit se sentir pousser des ailes à voir l'accueil que le public lui réserve.

 Personne ne l'a oublié, et on l'a tous espéré.

 Et ce soir il est à nouveau là devant nous, comme avant.

Derrière lui un groupe de musiciens exceptionnels le portent littéralement et parmi eux un Belge, le bassiste Evert Verhelst.

L’ écrin visuel est aussi grandiose que son répertoire avec cette ville en images 3D qui défile sur l’écran géant au fil des chansons.
Magnifique.
Au terme d'une grand messe en totale osmose avec ses fans Renaud nous quitte avec un medley jouissif de ses meilleurs titres ( y en a t'il vraiment des meilleurs ? ) qui fera se lever toute la salle dans une ambiance extraordinaire .

On retiendra de ce concert et de celui de la veille que notre poteau est de retour, accueilli comme il se doit dès la fin du premier titre par une immense standing ovation et un public aux yeux humides qui ne veut plus le lâcher au terme d’une prestation qui aura tenu toutes ses promesses.
Quel beau moment. Les grands artistes ne vieillissent pas, ils sont sans âge.

Tiens bon Renaud, reste toujours debout, on a besoin de toi et on t’aime.
Merci.

Setlist ( sous réserve)
Toujours debout
Docteur Renaud, Mister Renard
En cloque
La Pêche à la ligne
Marche à l’ombre
Les mots
Étudiant – poil aux dents
J’ai embrassé un flic
Déserteur
La médaille
Héloïse
À la téloche
Hyper Casher
Dans mon H.L.M.
Ta batterie
Morts les enfants
Manhattan-Kaboul
Manu
La ballade Nord-Irlandaise
C’est mon dernier bal
Pochtron
Morgane de toi
500 connards sur la ligne de départ
Son bleu
Germaine
Dès que le vent soufflera
Mistral gagnant
La vie est moche et c’est trop court
Marchand de cailloux
Medley: Chanson pour Pierrot / Hexagone / Laisse béton 

 Adieu Minette / Miss Maggie / La Mère à Titi / Fatigué

Renaud - Phénix Tour - Forest National, le 9 novembre 2016
Renaud - Phénix Tour - Forest National, le 9 novembre 2016
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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 09:24
Samm Henshaw - DVtch Norris- Ancienne Belgique ( Club)- Bruxelles, le 7 novembre 2016

Samm Henshaw - DVtch Norris- Ancienne Belgique ( Club)- Bruxelles, le 7 novembre 2016

 

Samm Henshaw maakt behoorlijk tijdloze muziek, se lisait sur le flyer promo de son concert à Amsterdam.

Un nostalgique de l'ère Motown/ Stax, les frères ennemis de la grande époque de la soul, Samm, à peine 22 bougies, soufflées en février, n'a toujours pas sorti de full CD, mais le Londonien compte déjà une belle cohorte de supporters, aussi dans notre royaume exigu, où il est passé en été lors du festival à Werchter.

 

Support, DVtch Norris!

Il a fait du chemin  le MC anversois que tu avais vu accompagner Coely lors de la Fête des Solidarités 2014 ( Namur).

Nominé au Red Bull Elektropedia Award (Best MC), il a tâté des festivals dans tout le pays et ailleurs ( Couleur Café, les Ardentes, Dour, Pukkelpop,  Eurosonic...) , ses singles  marchent, le gars a réussi à classer  la Belgique sur la carte hip hop.

A 20:15 le deejay de service ( excellent) se pointe et active ses manettes, la casquette, grand fan de  Kendrick Lamar, le suit et déballe son boniment en enfantant un flow fluide et non agressif, quoique il se pose des questions...what's that shit you've been talking about..

On le sent nerveux, il avoue l'être passablement, bredouille, reprend son discours accueille un brotha ( l'incroyable Yann Gaudeuille)  pour attaquer la suivante , ' Seeking Closure', une production valant tous les trucs sortis dans le genre du côté de Detroit.

Le trac a disparu, il se sent plus à l'aise, il dédie la suivante, 'Princess Maya' à une nana dont il était amoureux fou, la princesse lui a ri au nez.

'Walk the talk' is about not being fucked up. Bruxelles suit le rythme, Chuck Norris a réussi son coup, normal tu dis...  Chuck Norris ne ment jamais, c'est la vérité qui se trompe!

Il entame ' King Panther' et qui sort de coulisses... non, pas Jean-Claude Van Damme, la pétillante Coely, le show prend immédiatement une autre dimension, ça groove à fond!

Brussels, are you feeling the vibes?

Yeah!

Toujours en compagnie de la little sister, il balance un ' Sir Swank' encore plus purulent.

Le plus grand moment suit, Yann Gaudeuille rejoint les copains, à trois ils envoient ' The rise' vers les sommets du rap.

Pour terminer le set, il adapte le programme initialement prévu et nous refait ' Seeking Closure' avec Yann.

Succès mérité!

 

 Samm Henshaw

En attendant Godot,  the Sound Experiment band, le groupe qui accompagne l'anglais d'ascendance nigérienne, décoche une intro rock bien musclée.

Le comique de la bande, Jordan Bikila – bass/ Jesse Dickson – drums/  Gaetan Judd – guitar / le petit blanc Jon Hockings – guitar et la seconde voix incroyable  Stefan Adamson – keyboard forment le Sound Experiment band, ils sont tous des amis d'enfance de Samm qui arrive, relax, une clameur indescriptible l'accueille.

Il entame ' Autonomy' ( Slave), une première claque en pleine figure, a fucking badass song.

Samm nous replonge 40 à 50 en arrière, à la grande époque de la Northern Soul inspirée des grands classiques de la Motown  ou d'Atlantic Soul, dont les fleurons avaient pour nom Wilson Pickett, Sam and Dave, Otis Redding , Joe Tex, Aretha Franklin, Junior Walker etc...

Le roadie lui refile une gratte, il propose ' Chances' un extrait du second EP, 'The Sound Experiment 2', sorti en juillet.

Le timbre est étonnamment mûr  pour un jeune gars de 22 ans, le band assure, tes voisines tanguent.

Le jeune homme maîtrise déjà toutes les ficelles du métier, manie la foule à sa guise, l'AB joue le jeu.

Pour ceux qui ont atterri ici par erreur, my name is Samm Henshaw and this is my band, this song is called ' Our love' .

Danceable r'n'b, salement remuant et purulent, ce morceau à tiroir connaît une fausse fin, il intime 'clap your hands', le public obtempère, il reprend le thème et achève la tirade.

It's the final show of the tour, confesse-t-il, tandis que le technicien lui tend une acoustique avec laquelle il attaque les premières mesures du gospel bluesy ' Redemption'.

Slow time ensuite avec la ballade  ' These hands' sortie en single.

Samm passe derrière le piano et annonce a lovesong, 'I only wanna be with you', le style de truc qui fait pleurer les ménagères dont le mari est resté au pub avec les copains.

Changement de style avec le groovy ' Everything' , le morceau le plus chaud du set, ça remue pas mal sur scène et encore plus à tes côtés.

Une mention spéciale pour le  travail magnifique de Jon Hockings.

' Holding on' is a new song, ce titre présente quelques accents country pas déplaisants.

Avec le band, nous sommes tous fans de Motown, vous allez reconnaître le titre suivant, on le commence et puis vous embrayez, vous vous débrouillez pour les lyrics, ...I've got sunshine on a cloudy day... Bruxelles a reconnu 'My girl' des Temptations et exécute les ordres du maître d'école qui propose un autre standard, ' Say a little prayer' de la grande Aretha.

Il est surprenant ( et rassurant) d'entendre toute cette belle jeunesse reprendre des titres créés alors que leurs parents n'étaient pas nés!

Il revient à son  répertoire propre avec le midtempo ' Night calls' puis présente ses acolytes et l'équipe technique tout en se foutant gentiment de la personne chargée du merch , qui a droit à une rengaine reprise par la chorale de l'AB, tandis que sur scène les musiciens s'esclaffent.

L'ultime flèche est tirée, un nouveau gospel ' Better' qu'il joue au piano et dont les backings sont assurés par la salle divisée en deux groupes.

A tight show donné par un artiste que tu risques de ne plus applaudir dans une salle à capacité restreinte.

Ce mec a tout les atouts en main pour jouer dans la cour des grands!

 

photos- jp daniels/concert monkey

 

 

 

Samm Henshaw - DVtch Norris- Ancienne Belgique ( Club)- Bruxelles, le 7 novembre 2016
Samm Henshaw - DVtch Norris- Ancienne Belgique ( Club)- Bruxelles, le 7 novembre 2016
Samm Henshaw - DVtch Norris- Ancienne Belgique ( Club)- Bruxelles, le 7 novembre 2016
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Samm Henshaw - DVtch Norris- Ancienne Belgique ( Club)- Bruxelles, le 7 novembre 2016
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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 18:50
Lou Rhodes à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 6 novembre 2016

Lou Rhodes à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 6 novembre 2016

 

La foule ne se pressait pas sur les gradins de la Rotonde pour accueillir l' amène chanteuse de Lamb, Miss Lou Rhodes, venue à Bruxelles présenter son quatrième album solo 'theyesandeye'.

Pas de support prévu au programme, la délicate jeune personne, modèle idéal pour David Hamilton, fringuée post Woodstock, se montre à 20:25', accompagnée par deux musiciens touche-à- tout, Quinta ( violon, viola, harpe, claviers, scie musicale et backings aériens) et Ian Kellett ( drums, bodhran, basse, guitare, claviers, backings), ce barbu a apporté sa contribution aux travaux de Guy Garvey,  The Magic Numbers,  Tim Burgess, Suggs, Ed Harcourt, Emiliana Torrini, The Duke Spirit, Piney Gir, Howe Gelb et de quelques autres artistes pas cons!

The Observer ne tarit pas d'éloges dans sa critique du dernier album de la native de Manchester, lui attribuant quatre étoiles et indiquant  "Hazy and mellifluous, theyesandeye possesses a Nick Drake-like attention to detail.”.

C'est par ' All the birds' que le trio entame le récital, Quinta confectionnant des cris d'oiseau marins en détresse en faisant grincer le violon, l'acoustique de Lou, jouée en arpèges,  répond aux piaillements aigus.

Arrangements soignés, voix cristalline, préciosité et grâce, la soirée sera sous le signe du folk aérien!

Brussels, you are very polite, thank you, ce soir vous entendrez pas mal de nouvelles compositions mais aussi des chansons plus anciennes comme l'intimiste 'There for the taking', interprété sans batterie.

J'ai pris froid, il faut que je ménage mes cordes vocales, l'intendance m'a préparé du thé au gingembre, c'est plus efficace que du gin.

Quinta va chatouiller la harpe pour ' Hope and glory', Ian  tapote les blanches et  les noires.

 Lou, après avoir remis de l'ordre dans se coiffure sisters Brontë, entame la suivante invitant les gens à prendre leurs responsabilités au lieu de constamment  se plaindre, 'Them'.

L'humeur reste à la sophistication avec le séraphique  ' Angels', une cover du groupe xx,  , les anges dépeints par l'aimable jeune personne ne sont ni replets, comme ceux que tu retrouves chez Rubens, ni rebelles comme chez Pieter Bruegel l'ancien, ils ont l'attrait des putti de Raphaël.

Je vous propose une plage tiède par ces temps frileux, it is called 'All I need'.

Candide et charmant.

' Each moment new' figure sur son premier LP et n'a pas pris une ride, le titre est même plus rythmé que les compositions plus récentes.

Merci, dank u, Brussels, pas de polémiques, I don't know if it must happen in French or in Flemish, donc je poursuis in English. Avec 'Never forget', un titre proche des efforts d'une Janis Ian ou d'une Carole King, on replonge dans la lecture de 'theyesandeye'.

D'après elle 'Full moon' affecte plus le sexe faible, attention ce 14 novembre super lune, ne quittez pas le ciel des yeux!

Quinta  agrippe la scie, la frappe gentiment avec une baguette piquée au garçon, Lou a entamé 'Circle song'.

Guy baille et  se plaint de la relative uniformité, du manque de relief, de la représentation, il n'a pas tort, trop de perfection peut engendrer une certaine lassitude.

Le set demeure agréable sans remuer les entrailles, Lou propose un extrait de 'Bloom',  la plage 'Rain' qui nous rappelle certains titres d'America.

' Sea organ' puis 'Magic ride', sans l'apport de Ian, Lou au piano,  nous conduisent au terme d'un set de 50' .

 

Le temps d'accorder les guitares et le trio réapparaît pour les bis.

Elle accroche quelques clochettes à une cheville et amorce 'Sun and moon', un morceau que Ian n'apprécie pas trop car on lui a refilé une minuscule boîte à musique de style componium.

Lou Rhodes, d'un sourire des plus British, enchaîne sur 'Tremble' présentant des  charmes discrets d'une bourgeoisie d'une autre époque.

Pour ceux qui ont connu les années 60, voici une cover du Jefferson Airplane, 'White rabbitt', qui garde toute sa saveur dans la version de Miss Rhodes.

Pas question de vous envoyer au lit après ce trip psychédélique, on termine par une berceuse ' Sister moon' .

 

La tournée européenne se poursuit jusqu'au 12 novembre!

 

photos- jp daniels- concert monkey

 

 

Lou Rhodes à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 6 novembre 2016
Lou Rhodes à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 6 novembre 2016
Lou Rhodes à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 6 novembre 2016
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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 20:47
Stainless - Frau Blücher and The Drünken Horses - Fat Poor Show au Zik-Zak, Ittre, le 5 novembre 2016.

Stainless - Frau Blücher and The Drünken Horses - Fat Poor Show au Zik-Zak, Ittre, le 5 novembre 2016.

 

Une semaine après une ouverture officielle qui restera dans les annales, la nouvelle salle de concerts du Brabant Wallon, ouverte à l'initiative de trois mousquetaires et d'une madame qui n'a peur de rien, programmait trois groupes au background rock'n'roll, pour couronner le tout, ton ticket d'entrée te donne droit à une consommation à l'oeil.

Quelques jours avant  la date fatidique la dame qui fait hennir les poulains publie sur facebook: les excellents Fat Poor Show s'ajoutent à la fiesta!

L'honneur d'ouvrir le show revient aux Montois bien (re) montés et  arrivés tardivement.

A première vue ils ne fréquentent pas le même salon de coiffure qu 'Elio, ils ont de la gueule et du tempérament.

Line-up possible: le moineau Mike Raybans Stetson Pewaukee Toyo aux vocals/ Christophe Toff Waelkens à la basse/   Frank Truckster à la lead/ Sergeï Ramowski ( nom d'emprunt) seconde guitare et Jeff Red Bull 'je m'en fous mes caisses sont assurées' aux baguettes.

Le soundcheck se déroule sans douleur, à 20:00 pile, le hard beercore rock n' roll metal band ( marque déposée, comme la Cara pils) attaque ' Say my name', du rock aussi musclé que les biceps de Stallone du temps du premier Rambo.

Si ton truc ce sont les enluminures illustrant un manuscrit du 13è siècle, tu oublies, leur devise étant droit au but, comme Gerd Müller, t'es sur mon chemin, je t'écrase!

Bonsoir à tous, il n'a pas ajouté merci d'être venus si nombreux, le tous se chiffrait à 35 têtes de pipe plus une  demi-portion!

Tu te rends compte, il est à peine 20:05 et déjà il se plaint d'une gueule de bois, 'Hangover', il souffre beaucoup mais connaît le remède, s'y remettre aussi tôt et à une cadence combat, Manu, à boire!

Après s'être enquis de notre santé, on fait la connaissance de 'Buddy Loco' , un mec qui se déplace en caterpillar D7 racheté à D'Orazio, t'as pas intérêt à prendre ta priorité surtout celle de droite!

T'as vu un ' Hitchhiker' .

Où?

Tu viens de l'écraser!

Merde.

C'est rien, 'The worst is coming'.

Worst c'est pas une saucisse, vers le front, gaiment, la fleur au fusil,   ils se dirigent!

L'état major a décidé de faire sortir les blindés, ' Cast away' , une bluette sonnant comme du Metallica.

On a capturé un ennemi, chef!

Bien, on lui fait un lavage de 'Brain' et s'il résiste on sort la tronçonneuse, ' Chainsaw refilled'.

Le drummer est pressé d'en finir, il n'attend plus les autres et amorce ' Love 'n hate' suivi par 'Popamobile driver'.

Un signe de l'organisation: deux!

OK, on débute par le véreux 'Politicians' pour achever ce set vigoureux par le programme électoral ' Beer, sex and rock'n'roll'.

Quoi, Mourad?

Ouais, c'est halal!

Merci, bonsoir!

Direction le bar!

 

 Frau Blücher and The Drünken Horses

En consultant ton calepin, tu constates que Veronica Blücher, flanquée de ses bourrins bourrés, tu l'as déjà croisée à maintes reprises, que ce soit dans une écurie de province ou dans un haras de la capitale.

Ils ne peuvent plus te surprendre, penses-tu, et pourtant à chaque coup leur punk'n'roll te fait le même effet que 10 comprimés de Guronsan, que l'on ne recommande pas si d'aventure tu es en cloque , dans ce cas de figure, bouffe des fraises, un avis du Dr Renaud.

Line-up invariable depuis la nuit des temps: Veronica Märtinez: Lead Vocals / Mathias Sälas: Guitars -  Vocals/ Yves Vränckx, demain j'ai 50 balais: Bass/ Jeän Meert: Drums et celui qui occupe le box ami, muni de paille fraîche: Bruno Nobi: Saxophone!

L'intro 'Blücher boogie' est portée par le sax de Bruno, Veronica ricane puis salue les locaux qui, en saison, pêchent le saumon dans la Sennette avant de les traiter de 'Bastard' parce qu'ils sont jugés trop mous.

Bougez-vous le cul ou les tables sur lesquelles vous êtes accoudés valsent par la fenêtre, heureusement, le bunker n'est pas muni de vitraux!

' 1 2 3 4', elle vient donner sa leçon d'arithmétique dans la fosse puis propose un jus de fruit qui risque de te laisser sur le carreau, 'Lethal Pill Cocktail'.

Je tombe la vareuse, voici ' The party song' suivi par ' Quick and dirty' , une gorgée de My friend Jack pour se rincer les amygdales  et on balance 'Mama said no'.

Où est la serveuse, le service laisse à désirer dans ce bouge, à boire ou on chôme, le ravitaillement arrive, ' Carpe Diem' dit l'Espagnole qui a lu Horace .

Après cette leçon d'épicurisme, elle abandonne le latin pour le slang, ' Fuck you' , c'est pas pour toi, hein, chouchou, je t'aime, d'ailleurs on va tous te chanter un Happy Birthday mélodieux et après t'as droit à une Jupiler.

' I'm drunk' , Lucien, petit con,  descends du podium, merde, descends, fieu, elle lui refile un coup de pied dans les roustons.

La bouteille de Jack Daniels tourne et revient quasi vide, on a joué à Arlon, ils n'y ont pas touché!

Chapitre suivant: ' Scream motherfucker' puis un roman à l'eau de rose publié chez Harlequin, 'Red Döll', avant l'ode aux casse-couilles souffrant d'hémorroïdes ' Pain in the ass'.

Une farandole fantaisiste se met en route,  il nous reste deux morceaux annonce l'écuyer.

Euh, temps mort, je dois pisser, Jean s'en va saluer madame Pipi, il revient en vitesse pour tambouriner sur 'I don't care' et c'est par une version bordélique de 'La Bamba', pour laquelle une cousine de Trini Lopez est invitée sur scène, que s'achève la croisade de  Frau Blücher.

 

Il est 23h, Stainless est prêt à en découdre.

Eric Taminiaux est inoxydable, aucune trace de corrosion, normal cet Axeman vient de Mars, il y a plus de 10 ans il s'ébattait au sein du combo Charlie don't surf, qui non seulement a rangé sa planche mais aussi son matériel de scène.

En 2009, Stainless voit le jour, il ne pleuvait pas, le groupe tourne et enregistre deux plaques, la dernière date de 2013 ( When both ends burn), elle est distribuée par Moonzoo.

Montent sur scène au Zik -Zak, Axeman Frommars et sa guitare solaire, Olivier Scattone à la batterie et Chris Lacroix à la basse.

En bas, le public est disséminé, les plus résistants à l'alcool sont toujours au poste et ne vont pas le regretter.

Are you ready for some heavy metal?

Gisèle?

Ja!

On suppose qu'ils ouvrent par ' Sweet M16' et pas par ' Perfect' qui est mentionné comme n°1 sur le pense-bête.

La formule est simple et d'une efficacité redoutable, t'as à faire à un power trio comme ceux qui existaient avant l'usage d'une technologie froide et souvent débilisante.

Tu dis, Robert, ce mot n'existe pas, écoute il est repris dans le dictionnaire des mots absents.

On abandonne la linguistique et la basse attaque le brûlot suivant.( Disciplined people) .. I wish I was blind... s'exclame le martien qui, déjà, porte de sérieuses loupes, ce qui ne l'empêche pas de balancer des riffs mordants.

Un midtempo sentant bon UFO ( Bleed You) pour suivre, on te donne les titres avec les réserves d'usage, ils n'ont pas respecté leur papelard.

On a mentionné le band de Phil Mogg, on peut naturellement ajouter Scorpions et le  Michael Schenker Group, bref du bon vieux hard comme on en produisait dans les seventies.

Juste au cas où vous n'avez pas prêter attention à l'affiche on s'appelle Stainless et pas Take That!

' Speed' et ' Out of this world', une wah wah tonitruante décore cette plage, se succèdent.

Ensuite vient ' Good riddance'  qui ouvre leur dernier méfait, Olivier ne scatte pas, par contre il tabasse comme une bête, les riffs  de Monsieur Tarminiaux mélangent puissance et justesse de ton, la basse assure, quant au chant il surpasse celui du coq de ta voisine qui t'éveille tous les matins à l'aube.

Ittre savoure.

Tu m'emmènes au ' Seventh hell'?

 Elle est bien bonne, Simone, il n'y a plus de train à cette heure!

' Remember me' précède   ' New warfare' , une potion dans lequel ils ont insufflé des épices Metallica.

Pas question de nous laisser souffler, voici ' Man eat man' voyant il signor Scattone terminé le titre debout pour tabasser ses casseroles.

Impressionnant!

On va  jouer un slow   pour les deux couples de l'assistance, non Félix, t'es pas obligé d'inviter Rudy!

Après la romance on revient aux choses sérieuses avec le speed rock ' The call' et ensuite  ' Hate'.

Celle que tu peux raconter aux petits avant de les coucher se nomme  ' The slasher', l'histoire d'un brave gars qui a découpé sa bonne femme en tranches fines.

Sans pause vient ' Insane' qui clôture ce set râblé.

 

Il est minuit quart, les quelques survivants réclament un bis.

 Une cover, une cover... supplie Manu, il sera servi et grimpe sur scène suivi par Mademoiselle Blücher afin de psalmodier ' Ace of Spades'  avec le cosmonaute.

Stainless amorce un second bis dans la foulée mais l'heure de la retraite à sonner, cap vers la capitale!

 

Stainless - Frau Blücher and The Drünken Horses - Fat Poor Show au Zik-Zak, Ittre, le 5 novembre 2016.
Stainless - Frau Blücher and The Drünken Horses - Fat Poor Show au Zik-Zak, Ittre, le 5 novembre 2016.
Stainless - Frau Blücher and The Drünken Horses - Fat Poor Show au Zik-Zak, Ittre, le 5 novembre 2016.
Stainless - Frau Blücher and The Drünken Horses - Fat Poor Show au Zik-Zak, Ittre, le 5 novembre 2016.
Stainless - Frau Blücher and The Drünken Horses - Fat Poor Show au Zik-Zak, Ittre, le 5 novembre 2016.
Stainless - Frau Blücher and The Drünken Horses - Fat Poor Show au Zik-Zak, Ittre, le 5 novembre 2016.
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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 12:38
The Banging Souls at Echoes of the Sun 8 - Ciney Expo, Ciney, le 5 novembre 2016

The Banging Souls at Echoes of the Sun 8  - Ciney Expo, Ciney, le 5 novembre 2016

 

THE BANGING SOULS - « Echoes of the Sun 8 » - Ciney Expo, Ciney (BEL) – 2016.11.05

Line up :
Pierre ABRAS : Drums - Backing Vocals
Gaëlle MIEVIS : Vocals, Percussions - Acoustic Guitar
Ludwig PINCHART : Lead Guitar - Backing Vocals

Setlist :
01.A Change. (EP - 2015)
02.Roots.
03.Whisper.
04.The Call.
05.Seeds.
06.Black Betty. (EP – 2015)
07.Talk.
08.Queens Of The Modern Age. (EP - 2015)
09.I Love Rock'n'Roll. (Joan Jett cover)
10.Be.
11.Woman.
12.Race. (EP – 2015)

Un peu plus de 300 personnes ont répondu présent en ce samedi soir, deuxième soirée musicale proposée par l'A.S.B.L. « Echoes of the Sun ». Encore une fois, nous privilégions donc la qualité de l'auditoire à la quantité. C'est Milla Brune qui a ouvert la soirée par une prestation vocale très appréciée.
Venait ensuite un groupe qui allait marquer des points dans les esprits, une découverte pour beaucoup de gens : The Banging Souls. Entre stoner et power trio, les Namurois emmenés de main de maître par Gaëlle Mievis vont graver leur empreinte indélébile dans un Ciney Expo conquis.
Longtemps je me suis demandé si j'allais écrire cette revue, si j'allais être capable de prendre de la distance, d'avoir le recul nécessaire pour rapporter mon vécu en toute objectivité alors que celle que j'appelle ma « sœur de musique » se produisait devant moi. Autant que vous le sachiez d'entrée, Gaëlle est ma chanteuse préférée, au même titre que Stevie Nicks de Fleetwood Mac. Comme quoi, chez moi, la séduction ne dépend pas du statut de l'artiste, seuls le talent et l'émotion comptent.
Alors oui, après tout, je vais vous raconter en quelques arabesques verbales, le concert auquel j'ai assisté samedi. J'ai trouvé le truc pour être objectif ! Au lieu de rester debout face à la scène, bouche ouverte comme si je voulais avaler la terre, évitant de peu le filet de bave qui orne souvent la commissure des lèvres des ébahis, au lieu de rester là, les yeux rivés sur le band comme si c'était le dernier concert auquel j'assistais de mon vivant, je m'impose de changer de place à chaque nouveau titre interprété. Au moins, comme ça, je ne me ferai pas prendre. Et en plus j'ai parié que ce soir je n'aurais »pas les poils », expression qui tend à faire comprendre que ce que vous voyez et entendez vous plaît tellement que vous en attrapez la chair de poule ! J'en suis même venu à me
demander si ça marchait aussi avec la chair d'autres volatiles…
Les premières notes retentissent, claires, nettes, puissantes. Il y a encore eu du travail sur cet opus, je le sais. On peut entendre résonner « A Change », une évolution qui nous prend par la main pour un voyage qui nous ramène aux origines de la musique, à ces racines, ces « Roots » profondément ancrées en nous. C'est un cheminement sous forme de portée à cinq lignes sur lesquelles Pierre incruste les noires et les contre-temps tel un galérien de la percussion, puissante et subtile à la fois, ainsi que Ludwig y insuffle la chaleur de sa double personnalité technique de guitariste-bassiste, virevoltant sur les croches, traînant une ronde comme un silence lointain dans lequel on croît entendre murmurer. « Whisper » c'est le murmure assassin auquel je ne peux résister, c'est la rencontre impossible de Led Zeppelin avec Pearl Jam, c'est le cheval de Troie de Banging Souls, celui qu'il ne faut à aucun prix faire pénétrer à l'intérieur de vos défenses sous peine de voir la citadelle conquise avant la nuit. Cette chanson c'est comme un appel « The Call » une longue clameur des trompes qui sonnent le labeur aux champs et saluent les premiers rayons du soleil qui réchauffent une terre dans laquelle les paysans vont semer les graines à germer . « Seeds » s'enfonce au plus profond du terreau de votre âme pour s'y développer lentement, croître et s'élever vers le ciel, vers un horizon musical proche où des gens croulant sous les chaînes viendront moissonner les champs en chantant « Black Betty ». Ils ramasserons délicatement le fruit gorgé de soleil qui nourrira leur efforts jusqu' à la pause de midi. Alors, à ce moment là, ils s'arrêteront, tous ensemble, et se réuniront en cercle pour parler. « Talk » oui parle-moi, toi mon frère, toi ma sœur, dites-moi ce qui tant vous tient à coeur. Ne les regardez pas ces créatures insipides qui déambulent au milieu des champs de coton telles des « Reines d'un temps moderne », qui jouent à paraître, et donnent l'impression d'avoir été, des souveraines d'un soir de débauche acoustique, d'illusions. Nous on aime le Rock'n'Roll, yes sista' laisse s'envoler les racines du blues venu des profondeurs de l'Afrique, que tes lèvres se fassent ambassadrices, porteuses de ce message d'espoir qui permet à chacun de nous d'être. « Be » oui, sois, qui tu veux, ce que tu veux, Man ou « Woman », tu es indispensable à la continuité de l'espèce. Chante ton message de fraternité et de paix universelle. Telle un Hermès au féminin, te voici devenue messagère des dieux, engagée dans une course contre le temps qui passe et ne s'arrête pas : « Race ».

C'est de cette façon que j'ai ressenti votre musique samedi soir et, oui, je l'avoue, j'ai encore succombé, même derrière la scène, « j'ai eu les poils. »
Gaëlle, Ludwig, Pierre, merci pour ces instants de pur bonheur.

Mitch « ZoSo » Duterck

The Banging Souls at Echoes of the Sun 8 - Ciney Expo, Ciney, le 5 novembre 2016
The Banging Souls at Echoes of the Sun 8 - Ciney Expo, Ciney, le 5 novembre 2016
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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 21:28
RPWL - Echoes of the sun 8 - Ciney Expo, Ciney, le 4 novembre 2016

RPWLEchoes of the sun 8 - Ciney Expo, Ciney, le 4 novembre 2016

 

RPWL - « Echoes of the sun 8 » - Ciney Expo, Ciney (BEL) – 2016.11.05

Setlist :
01.Daybreak Part 1.
02.Work.
03.Afternoon.
04.Doing It.
05.Sleep.
06.Daybreak.
07.Daybreak Part 2.
08.The Beginning.
09.Beset By Creatures Of The Deep.
10.The Narrow Way.
11.The Pink Jungle.
12.The Labyrinths Of Auximines.
13.Behold The Temple Of Light.
14.The End Of The Beginning.
15.Arnold Layne.
16.Atom Heart Mother.

Line Up :
Yogi LANG : Vocals - Keyboards
Kalle WALLNER : Guitars - Vocals
Markus JEHLE : Keyboards
Werner TAUS : Bass Guitar, Acoustic Guitar - Vocals
Marc TURIAUX : Drums

Voici la pièce de résistance de cette première soirée placée sous la bannière « Echoes of the Sun 8 ».
RPWL, le quintette bavarois originaire de Freising est là devant nous pour un concert spécial baptisé « The Man And The Journey » qui est considéré comme étant le premier « concept show » de Pink Floyd en 1969. C'est fait de musique et parfois de sons d'ambiance «Work » , « Sleep ». Autant vous prévenir, c'est l'époque Syd Barrett en plein et donc, probablement pas aussi accessible que la période post 1973 pour le commun des mortels. J'entends même des gens un peu déçus déclarer « Oh, ils n'ont pas joué The Wall, dommage ! ». Comme quoi il vaut toujours mieux se renseigner sur le programme proposé. Mais j'aime encore mieux entendre ce genre de réflexion là que les excuses bidons de ceux et celles qui avaient promis d'être présents et qui se sont lâchement défilés sous le couvert de prétextes fallacieux. Si l'ASBL en exprime le désir, je veux bien publier le nom des traîtres que l'on affichera en place publique au vu et au su de la population médusée. Ce soir c'est le Psychédélisme dans toute sa majesté et sa splendeur qui va s'exprimer et on continue à se demander ce que Syd, ce génial concepteur, aurait encore pu apporter à ce qu'on appelait encore « L'Eurock » à l'époque et à Pink Floyd en particulier s'il ne s'était pas détruit dans l'usage massif des drogues à tel point qu'il état devenu totalement méconnaissable même aux yeux de ses anciens compagnons de musique !
Au niveau musical, nous nous vautrons dans la perfection, la luxure auditive et le stupre émotionnel véhiculé par RPWL qui n'est autre qu'un mot reprenant la première lettre du nom des quatre membres originaux présents en 1997 lorsque le groupe a dû trouver un nom pour enregistrer son premier album.

La voix de Yogi est bourrée d'inflexions à la David Gilmour à un point tel qu'à certains moments on se prend à chercher le vrai des yeux, à moins qu'il ne chante depuis derrière la scène ? Attends je vais voir. Non personne ici ! Où çà ? Ah oui, les backstages, t'es un malin toi hein. Attends j'y cours. Non, je rigole, le dernier qui m'a vu courir, il n'est pas jeune. « Caramba, encore raté » comme on dit dans Tintin. Il n'est pas là non plus.
Certains morceaux ou, passages devrais-je, dire flirtent avec le hard-Rock le plus pur au niveau du jeu de guitares et du chant comme dans le terrifiant « Beset By Creatures of the Deep ». A vous glacer le sang.
Pendant toute la durée du concert, RWPL parviendra à focaliser l'attention du public réellement captivé par la qualité de la prestation du quintette allemand. Même lors des passages planants, presque confidentiels on entendrait voler une mouche dont le déplacement en vol est moins bruyant que celui d'un cochon, fut-il rose. Ne riez pas, j'en connais qui ont tenté l'expérience indoor en ces lieux mêmes. C'est incroyable d'écouter ce concept show car il contient à lui seul la plupart des lignes musicales et l'écriture de ce qui fera que Pink Floyd devienne la machine complexe que nous connaîtrons plus tard, ce qui prouve encore une fois le génie de Syd Barrett.
En rappel, nous avons tout d'abord droit au magnifique et beatlesque « Arnold Layne » et comme à chaque fois que je l'écoute, je me rappelle que le « Now I'm Here » de Queen lui colle parfois trop bien à la peau dans certains passages.
Et puis en apothéose, en cerise sur le gâteau, en marasquin dans ton Albama Slammer, une version toute personnelle de « Atom Heart Mother » pour laquelle Yogi Lang nous explique que le groupe ne dispose pas des moyens techniques nécessaires pour reproduire toute la partie centrale dominée par des cuivres omniprésents. Ils ont donc contourné le problème en ramenant l'oeuvre originale à un morceau de 13 minutes qui va être le véritablement de gloire de Kalle Wallner au nom prédestiné pour jouer du Floyd. Ce morceau va devenir une pièce d'anthologie pour guitare qui laissera tout le monde sur le cul ! C'est ma-gni-fique, presque intemporel.

Encore une fois, les organisateurs avaient fait les bons choix pour la huitième édition d'Echoes of the Sun qui en appelle une neuvième. Alors chers habitants de notre belle petite cité, si vous voulez être fiers d'être cinaciens, et fiers qu'on parle de votre ville autrement qu'en l'associant au bétail, bougez vous le fion et dès l'année prochaine, ouvrez vos esprits aux découvertes et à la culture, venez dépenser vos euros pour que l'ASBL Echoes of the Sun continue à proposer des spectacles de qualité avec un matériel au top et des artistes variés et talentueux dans un cadre idéal. Aidez les afin que votre ville soit réputée autrement que pour son (agri)culture.

Pierre, Benoît Thierry, Albin, Fanfan et tous les autres, encore une fois merci de nous avoir reçus avec une gentillesse, une qualité et une efficacité digne des plus grands. Bravo à tous et à l'année prochaine.

Mitch « ZoSo » Duterck

RPWL - Echoes of the sun 8 - Ciney Expo, Ciney, le 4 novembre 2016
RPWL - Echoes of the sun 8 - Ciney Expo, Ciney, le 4 novembre 2016
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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 21:12
Jacques - Manu Louis à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 4 novembre 2016.

Jacques - Manu Louis à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 4 novembre 2016.

 

Un concert initialement prévu à la Rotonde, déplacé à l'Orangerie qui affiche sold-out.

Rue Royale, des mecs sans billet t'accostent, ticket à vendre?

Sur facebook, ils sont des dizaines à pleurer pour acquérir un passe-droit...c'est qui ce Jacques?

Un adepte du bidouillage techno , un  play room producer, si bidouilleur te semble dépréciatif, qui avait fait  très forte impression lors des dernières Nuits Bota.

Jacques est cool, confessent les filles!

Paul, un intello: "oué jaime bocoup sest comme jean michel jard avec une guitare qui joue faux..."

Demande à Google de traduire!

Et sinon?

Euh, toujours pas compris cet engouement aberrant!

 

Support,  Manu Louis!

 Emmanuel Louis a toujours été un électron libre au sein de la communauté 'rock' belge!

Tu l'as connu Funk Sinatra, un concert mémorable à la Jazz Station, il a été jardinier chez  The Gardening Group, il a refusé de se laisser arroser chez We are not flowers et là, il vient de sortir ( chez Igloo Records) l'album forain et pas foireux  'Kermesse Machine'.

20 heures et des poussières,  sur scène une guitare, des synthés, des boîtes à rythmes, échantillonneurs, séquenceurs, expandeurs, un laptop , à l'arrière, un écran.

Pour humaniser tout l'attirail électronique, une déco Chez Marielle, resto routier, nappes Vichy ' douceur d'intérieur' ( 140 x 240 cm) , soldées à 10 € 68.

Manu Louis se pointe et attaque ' Playback' , un collage dadaïste théâtral avec le terme 'playback' répété à l'infini, tel le clou qu'un sadique tient à t'enfoncer dans la tête. 

Pour le moins original.

' Music from the hotdog stand', sans moutarde, avec quelques riffs de guitare mis en boucle et un texte maniant profondément le second degré et la dérision.

Musicalement on approche d'un electro twist aux influences balkaniques, le côté kermesse s'illustrant par des sonorités orgue de barbarie.

Désarmant à l'instar des titres les plus fous de Frank Zappa ou de Gruppo Sportivo.

' Karaoké' est la suite de ' Playback' , un nouveau patchwork surréaliste désarmant, quelques gimmicks androïdes nous renvoient vers Devo,  et le fait qu'il décide de chanter du Dalida ne peut que le rendre sympathique.

On ne recommande pas le zinc tenu par le Grand Architecte, ' Dans un bar chez God'  a tout du cauchemar éveillé.

Quelques accords de guitare piquants nous rappelle que le petit Manu a un passé jazz, sinon, si t'es fan des Frères Jacques mis à la sauce électro, tu risques d'être séduit.

Le baptême du feu pour la suivante, 'Président' qui pourrait devenir ' Ecran total' si Nivea n'y voit pas d'inconvénients!

Le bondissant ' The fall' date de l'époque Funk Sinatra, l'influence Zappa est évidente.

Voici une ballade huppée de deux minutes, ' Canards', illustrée par un film bucolique que Jean-Baptiste Pouquelin a tourné, en 1659, du côté de Saint-Cloud.

On quitte la mare, Tartuffe et la cour ( basse) pour ' Tchouang-Tseu' .

Euh, accroc, fermez les yeux, bouchez-vous les oreilles, la technique nous lâche, j'en profite pour placer la pub, je bricole, o k voici ' Tchouang-Tseu', un dancetrack magnétique et obsédant.

Il est suivi par une plage de la plus haute fantaisie, ' It's my birthday',  qui était déjà au répertoire de Funk Sinatra.

Les 40 minutes de concert s'achèvent par la bombe complètement déjantée, ' Sauzé Sawzé' .

 Sur un rythme effréné la guitare déchire, pense à Alan Vega mixé avec Technohead  (I Wanna Be A Hippy), tandis que l'assistance médusée bat le sol du talon et secoue la tête.

Un concert qui a tenu ses promesses!

 

Jacques.

Une ovation cyclopéenne dès l'arrivée en piste de  Jacques Auberger.

Pas de commentaire sur sa tonsure, pas réglementaire, un quidam derrière toi lance quelques vannes débiles, le Strasbourgeois prend place derrière sa panoplie électronique, saisit le micro pour dire ' je suis venu pour vous jouer de la musique', comme il agrippe une tourtière en alu, le même zigoto lance, ton truc c'est pas de faire des quiches?

Aucune réaction mais de longs préparatifs destinés à la mise en route de la fusée.

Sur les étagères, un bric à brac invraisemblable: rouleau de peinture, mixeur soupe, spray nettoyant, sonnette de vélo, ciseaux de différentes dimensions, élastiques, ruban adhésif,  clic clac distribué par St-Nicolas aux Galeries Anspach en 1974, fraises de dentiste, papier kraft, brosses diverses etc..., bref il peut toujours se recycler et tenir une quincaillerie.

La machine est lancée, une techno au  groove irrésistible, auquel le bricoleur ajoute des sons de tous les jours amplifiés par d'astucieux micros de contact ( 5€ pièce, fabrication maison).

Comme tes voisins, tu te laisses emporter par cette techno différente et futée.

Après 10 minutes il saisit une guitare, plaque deux accords flous, les insère dans sa préparation, il continue à improviser, ne trouvant pas le moulin à poivre, il déniche une râpe à grosses entailles, en tire des sons stridents qu'il ajoute au mélange.

Les sonorités prennent un coloris africanisant, Annette plane, Apolline et Dorine exultent, JP s'est tiré!

Ton intérêt, après 25' de trifouillage, se dissipe et tu te dis que dans la même catégorie, le travail de Stijn te paraît plus intéressant, plus funky, évidemment.

 Tout est question de génération, sans doute,  ta 'culture' musicale n'a rien à voir avec Tomorrowland  ou I love Techno.

 Trentemöller, Kalkbrenner, Moderat, Apparat, Ellen Allien ...OK, mais là, les gimmicks exploités par  le  jeune homme ne parviennent  plus à t'émouvoir.

Après 40' d'une impro relativement banale et  sans pause tu te dis que le jeu peut continuer jusqu'à l'aube, tu regardes autour de toi, visiblement tu es le seul à ne pas te laisser emporter par la fièvre collective qui s'est emparée du public.

Erreur, il y a Georges qui te dit préférer Benny B.

Intermède, Angèle, une nana qui n'a pas froid aux yeux, fait un signe vers Jacques, viens, lui dit-elle, il rapplique, elle lui murmure un truc à l'oreille puis vide sa bière.

Monsieur Bricolage reprend sa besogne.

Angèle s'allume un joint, te propose de monter avec elle sur scène, tu déclines l'invitation mais pour ne pas la blesser tu l'embrasses sur la joue et lui dit je t'aime, son pétard lui échappe, elle le ramasse, implore Jacques de lui donner du feu, dans sa cuisine il n'y avait pas d'allumettes, elle s'énerve, sa copine se marre.

Angèle, chère enfant, tu as réussi à me faire rire, pas Jacques qui sera resté sur scène pendant plus de 90'.

 

photos - jp daniels/concert monkey

Jacques - Manu Louis à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 4 novembre 2016.
Jacques - Manu Louis à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 4 novembre 2016.
Jacques - Manu Louis à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 4 novembre 2016.
Jacques - Manu Louis à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 4 novembre 2016.
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