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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 21:21
FOCUS AMAZIGH pour fêter le Nouvel An berbère à l'Espace Magh, Bruxelles, le 14 janvier 2017

FOCUS AMAZIGH pour fêter le Nouvel An berbère à l'Espace Magh, Bruxelles, le 14 janvier 2017

 

Pour fêter Yennayer 2967, le nouvel an berbère, célébré du 12 au 14 janvier 2017, l'Espace Magh, Rue du Poinçon, a vu grand: dans l'après-midi une conférence- débats avec plusieurs intervenants illustres dont Myriam Demnati; membre de l’Observatoire amazigh des droits et des libertés ou Ahmed Aassid, écrivain et militant politique amazighe.

Le soir, à partir de 19:30', des concerts festifs avec des artistes de différentes régions amazighes.

L' événement est organisé en partenariat avec les associations Tazdayt, Tifawin, la Fédération des Espoirs d'Al Hoceima et Hiwar.

La théâtre fait, naturellement, salle comble!

La présentation est confiée à deux charmantes hôtesses et au comédien Ben Hamidou, chargé de traduire en français les interventions de ses séduisantes collègues.

Le programme de la soirée s'avère des plus copieux: Hicham Massine, Lina Charif, Milouda Alhoceima, Karima Dakir, De Dans-«Ruh», Fatoum et le groupe Nagham Zikhrayet sont à l'affiche.

 

Les hostilités, en présence de la Ministre Fadila Laanan et de l'échevin Mohamed Ouriaghli, débutent avec une vingtaine de minutes de retard, de courtes allocutions des différents comités organisateurs, de la ministre-présidente et du responsable de l'Espace Magh précèdent les spectacles musicaux.

 

Le public, impatient, est donc déjà chaud dès qu'apparaît Milouda Alhoceima.

La native du Rif , désormais anversoise, est une star de la culture berbère.

Ce soir, elle est accompagnée par deux musiciens ayant abandonné les instruments rifains ancestraux, ils se présentent armés d'une guitare et d'un jeu de synthétiseurs.

Les sonorités occidentales ne terniront nullement les chants berbères chatoyants repris en choeur par une partie imposante de l'auditoire.

Il ne faudra pas plus de deux minutes pour entendre une de tes voisines, passablement fébrile, entamer des youyous joyeux qui ajoutent une note folklorique à l'expression musicale déjà fort colorée.

La première plage, longue de plus de quinze minutes, a permis au public de s'échauffer, le second chant proféré par Milouda est tout aussi expressif et loquace, les gosses assis derrière-toi ouvrent de grands yeux en reluquant quelques matrones ayant quitté leur siège pour se lancer dans une danse, sans l'habit traditionnel, souple et ondulante.

Bien vite, un quinquagénaire, agile, les rejoint tandis que la salle bat des mains. Miss Youyou, encouragée par ses copines, escalade les marches l'amenant sur scène et vient terminer le couplet avec la star amazighe.

Le set fort applaudi s'achève sur ce fait d'armes improvisé.

Toujours aucune trace de fotoman Michel requis à son boulot, il a déjà manqué un numéro dépaysant!

 

Après une présentation, humoristique, pour Ben ( les Flamands sont les Berbères de Belgique), consciencieuse, pour son pendant féminin, la seconde artiste, Karima Dakir, installée à Bruxelles, est invitée à investir la scène.

Un groupe imposant ( basse, drums, percussions, claviers, violon, guitare, flûte) précède l'arrivée de Karima.

Parmi les musiciens tu reconnais Esinam Dogbatse, la jeune flûtiste qui accompagne bon nombre de jazzmen ( et women) nationaux.

Grand cérémonial, Karima, magnifiquement parée, s'est installée dans un coin pour entamer un premier chant lancinant, tandis que les danseuses de l'ensemble de Dans - "Ruh" de la chorégraphe Annick Baillieul se présentent d'un pas majestueux, l'une d'entre elles est coiffée d'un plateau sur lequel reposent plusieurs cierges allumés.

Ce spectacle digne d'un conte des Mille et Une Nuits émerveille l'assemblée.

Après le départ de la troupe virevoltante, Karima prend place sur un siège installé au milieu de la scène, saisit un oud pour amorcer avec le groupe une composition arabo-andalouse ciselée, sa voix a le don de te transporter loin de la triste et froide Bruxelles vers un horizon plus gracieux et raffiné, où tu n'as qu'à tendre la main pour cueillir des dattes fraîches.

Après un mouvement mélodieux passablement mélancolique, la chanson s'agite et les danseuses resurgissent comme par enchantement.

Morceau achevé, le public se redresse pour ovationner cette éclatante prestation.

Nog geen fotograaf, il vient de louper un second numéro magique.

 

Interlude et nouveau tableau de la troupe Dans - "Ruh", une danse des foulards aussi séduisante que celle des sept voiles interprétée par une fille d'Hérodiade.

Michel est au balcon.

Waar ben je?

Rang trois, à côté de Diam's.

Ik kom!

 

En piste: Lina Charif avec les mêmes musiciens que ceux qui avaient accompagné Karima Dakir, c à d le groupe Nagham Zikhrayet, dirigé par le fabuleux violoniste Karim Lkiya.

Lina est jeune, 19 ans, est arrivée à Lille il y a peu et est considérée comme l'étoile montante du chant populaire rifain basé sur l'Izran ( des poèmes transmis transmis oralement de génération en génération).

Elle chante l'amour, la fierté d'appartenir à la société amazighe et les causes sociales, en s'accompagnant au bendir ou à la guitare, la mélancolie exprimée par ses mélodies est souvent renforcée par les accents d'un violon omniprésent.

Musicalement, son exposé peut être comparé à certaines complaintes originaires de Galice ou d'Irlande, de temps en temps, la jeune personne s'éloigne du patrimoine berbère pour proposer des titres plus modernes.

Sa voix claire, puissante et profonde a fait forte impression, la salle lui a fait un triomphe.

 

Ben Hamidou est chargé de meubler le temps mort instauré pour permettre aux techniciens de monter l'équipement de l'artiste suivant.

Ce mec est un génie, quand on a une grand-mère surnommée Geronimo, déclarée morte pendant près de deux heures avant de revenir miraculeusement à la vie sans que le tout Molenbeek ne se soit tapé La Mecque et que cette même auguste personne, à la caisse du Sarma, décide de marchander l'achat de cinq yaourts, d'un litre de lait et de deux boîtes de pois chiches, on en fait une pièce de théâtre et on la monte au Varia.

Quand t'as entendu ça, tu te dis que Pirette peut aller se rhabiller!

 

Fatoum , la Berbère devenue bruxelloise dans les années 80, fait son entrée sur scène, accompagnée, elle aussi, du band admirable monté par Karim Lkiya.

Ce dernier n'est pas le seul à manier les cordes, Katrien Van Remortel est assise à ses côtés , de même que Rik ( ?), à la contrebasse, on peut admirer Claire-Sarah Fouché, à la guitare, Olivier Crespel, sans doute Houssem Ben El Khadhi à la flûte ( ney) et deux percussionnistes ( derbouka, tar, bendir...) , peut-être Néjib Farjallah et un certain Imad.

Fatoum dédie le premier hymne à toutes les mamans du monde, les questions touchant à la féminité constituent un des thèmes essentiels du répertoire de la chanteuse qui a déjà deux albums à son actif ' Tarawin' ( 2014) et 'Urar-Inu'.

Sa world music teintée d'harmonies européennes peut plaire à tous et en l'entendant on n'est guère surpris que des gens tels que Brian Jones, Robert Plant ou Jimmy Page se soient intéressés de près à la culture berbère.

La seconde plage permet à Olivier Crespel d'étaler tout son talent, des éléments flamenco embellissent cette complainte étourdissante.

Musicalement, Fatoum peut se retrouver sur la même étagère qu'Angelo Branduardi ou Madredeus.

Après un message de tolérance, elle propose une nouvelle plage issue du patrimoine rifain, guitare et flûte se livrent à un duel amical qui aura le don d'enflammer l'auditoire.

Toutes ces compositions présentent une richesse instrumentale foisonnante.

Pour terminer son set, l'artiste invite Lina Charif à l'accompagner pour un dernier titre traditionnel repris en choeur par le public.

Une performance éblouissante.

 

Le dernier chanteur à se produire sur les planches de l'Espace Magh est venu en droite ligne d'Agadir.

En foulant le sol bruxellois, le brave Hicham Massine s'est tapé un rhume carabiné et c'est d'une voix rauque qu'il s'adresse à nous.

Ce soir, il a décidé de rendre hommage à l'icône du Haut Atlas, Ammouri Mbarek, l'innovateur de la musique berbère, décédé en 2015.

Dans la salle des fans se souviennent qu'Ammouri a fait partie du groupe Ousman, qui est passé au Palais des Beaux-Arts il y a belle lurette.

Le chanteur/guitariste avait emmené un excellent groupe dans ses bagages ( un violoniste incroyable, guitare, basse, et percussions) et une surprise de taille, la chanteuse Zora Tanirt qui aura fait chavirer quelques coeurs.

Après avoir réglé quelques problèmes techniques, le groupe entame le récital par un titre du natif de Taroudant traitant de la beauté de l' être humain.

Tu peux oublier les côtés folkloriques, il s'agit bien de pop rock sophistiqué, chanté en berbère, qui s'adresse à tout le monde.

La chanson dans son universalité parfaite.

' Jenvilier" ' , ou Gennevilliers dans les Hauts-de-Seine, une commune à forte immigration maghrébine.

Tous les Marocains de Bruxelles se reconnaissent dans ce chant et le font entendre.

La suivante est pour la grande Zora, la rengaine démarre de façon traditionnelle avant de virer rock et d'électriser l'assistance.

Le violoniste a saisit une sorte de banjo marocain, c'est l'heure du bluegrass de l'Atlas, ça va chauffer, mémé!

Puis on revient à l'arabo-andalou embelli, une nouvelle fois, par le chant, aussi délicat qu'une rose du désert, de mademoiselle Tanirt.

Hicham achève le set par un folk pop remuant se terminant en transe exaltée, l'euphorie est à son comble mais la fête est bel et bien finie.

 

On clôture la soirée au bar de l'Espace en fraternisant avec de nouveaux copains!

 

photos : Michel van Rhijn et Michel ( concert monkey)

 

 


 

FOCUS AMAZIGH pour fêter le Nouvel An berbère à l'Espace Magh, Bruxelles, le 14 janvier 2017
FOCUS AMAZIGH pour fêter le Nouvel An berbère à l'Espace Magh, Bruxelles, le 14 janvier 2017
FOCUS AMAZIGH pour fêter le Nouvel An berbère à l'Espace Magh, Bruxelles, le 14 janvier 2017
FOCUS AMAZIGH pour fêter le Nouvel An berbère à l'Espace Magh, Bruxelles, le 14 janvier 2017
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FOCUS AMAZIGH pour fêter le Nouvel An berbère à l'Espace Magh, Bruxelles, le 14 janvier 2017
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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 13:44
Agar Agar à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 13 janvier 2017.

Agar Agar à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 13 janvier 2017.

 

Oui, c'est un vendredi 13 et il neige.

Oui, on a rempli un bulletin de Lotto.

Non on ne sait pas ce qu'est la paraskevidékatriaphobie, ni la triskaïdékaphobie et si Satan est le treizième ange, on peut t'assurer qu'on n'est pas admirateur du 126è, Joséphine, ange gardien!

Sinon, c'est la reprise au Botanique.

Agar Agar , ni des cousins du terrible viking, ni un extrait d'algues marines fort prisées par Le Pen, mais bien un duo parisien, le nouveau chouchou des branchés, était prévu au Witloof, puis est passé à la Rotonde qui affiche complet.

20:15' disait l'annonce, JP était ravi, zo zal ik op tijd thuis zijn...

Bon, Clara Cappagli et Armand Bultheel se sont présentés avec un léger retard, personne ne leur en a voulu!

Tu dis, Juliette?

Genre?

Pop/techno/electro/synth pop/ indie/ une pointe de new wave, bref un mix abouti et innovant ( terme galvaudé, on sait!).

Le band est neuf, son premier morceau est sorti en avril 2016, et le EP ' Cardan' ( 5 titres) en octobre.

Clara, je me considère comme un singe ( un beau singe!)  avide de création, fille d'un papa guitariste, a fait partie de Betty Kiwi, a traficoté avec Jabberwocky, chante divinement, bouge beaucoup, boit du coca additionné de Johnnie Walker et manie un synthé.

Armand, sérieux, boit du Johnny Walker au goulot et manie ( fort bien) les machines.

Ne les vexe pas en leur disant qu'ils travaillent avec des bandes, t'as failli te prendre une gifle.

Ces jeunes gens ont amené plein de copains, peu disciplinés, qui boivent beaucoup ( de la Jupiler chaude), gesticulent, fument des cibiches ou des pétards, montent sur scène, la traversent pour se ravitailler dans les loges, se transforment en houba houba et font d'autres conneries auxquelles les sages Bruxellois ( sauf ceux du Magasin 4) ne sont guère habitués.

Pour t'aider, après le concert,  tu t'adresses à Clara, qui n'a peut-être jamais vu le film d'Arnaud Viard, et lui demandes une setlist.

Vous ne préférez pas un dessin, monsieur.

Elle a griffonné un truc qui n'ira pas au Musée des Beaux-Arts, t'a souri avant de récupérer son coca amélioré et de poursuivre une discussion avec les copines.

Clara et toi, ce ne fut pas une longue histoire d'amour!

Le set débute par ' Aquarium' , un gospel disco acide, le texte mi-récité, mi-chanté se greffe à merveille sur le midtempo confectionné par Armand, avec D pour ne pas le confondre avec Méliès.

Un dancetrack  fulgurant de près de  sept minutes évoquant Desireless, Giorgio Moroder et miss Kittin.

Toute la Rotonde ondule, la plus élégante est une grande bringue portant un tricot Jean-Paul Gaultier, le plus grotesque, un copain du band s'agitant à côté de JP.

La voix grave de mademoiselle Cappagli réussit à t'envoûter pendant 'I'm that guy', un peu comme pouvait le faire Grace Jones.

Et quand elle susurre ..I'm on fire... tu constates par un coup d'oeil circulaire, qu'elle n'est pas la seule.

De la bombe, ce cold wave track!

Une reprise French Touch au programme, 'You are my high', puis vient  le crépitant ' Symbiose' et ses parfums Kraftwerk.

Clara  se lâche et libère ses cheveux, la Rotonde aussi.

L'explicite ' Fire'   et ses relents new wave peut faire penser aux meilleurs Human League, la compétence du jeune  duo  bluffe un auditoire en proie à une fièvre collective.

Pourquoi, soudain, hurle-t-elle ' A table'?

A private joke, le T-shirt d'Armand est décoré du même libellé gourmand?

Vous êtes vulgaires.... les copains de Paname sans doute, les Bruxellois sont éduqués, ma chère!

Après ces rugissements, le duo amorce le hit des débuts ' Prettiest Virgin'.

Pas à dire, le pôle attractif c'est la petite Clara, et lorsqu'elle lance ..come on dance with me... trois pieds nickelés répondent à son invitation.

Quelques gimmicks Rudyard Kipling, perdu dans la brousse, ornent son chant, ils émoustillent davantage les indociles des premiers rangs.

' Lunatic' et l'implacable  'Cuidado, Peligro, Eclipse' achèvent le set.

Clara, après quelques exercices d'aerobics, entame l'espagnolade  à genoux, se redresse, imagine de prendre un bain de foule, se balade au dessus de nos têtes avant de terminer la plage en vocalises et de disparaître derrière les rideaux.

Elle est remplacée par un trio de pantins entourant l'alchimiste qui achève la rengaine.

 

Le public réclame un bis.

On a tout joué, le stock est épuisé, mais vous avez été obligeants, on vous en refait une avant de vous retrouver au merch.

 

 

Agar Agar va casser la baraque, c'est indubitable!

 

photos- jp daniels ( concert monkey)

 

 

 

 

 

 

Agar Agar à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 13 janvier 2017.
Agar Agar à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 13 janvier 2017.
Agar Agar à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 13 janvier 2017.
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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 10:54
Les coups de coeur discographiques 2016 de Florian Hexagen : III d’Electric Electric

Les coups de coeur discographiques 2016 de Florian Hexagen : III d’Electric Electric.

 

Des mecs en parlent:

La musique d’Electric Electric est plus sauvage que glaçante.

 

Troisième album du trio strasbourgeois, le bien nommé III opère sa révolution intérieure tranchant son arc électrique pour mieux développer la répétitivité constitutive du trio en une entité sonique de plus en plus singulière et affirmée, à la cohésion aussi massive, dense et transcendante qu’une pyramide.

 

‘III’, troisième album d'Electric Electric est un disque de luttes.

Du rock inclassable.

 

Merci, on sait qu'ils sont trois (Eric Bentz, Vincent Robert et Vincent Redel ), sont originaires du Bas-Rhin et font du rock qui dérange!

 

Florian a écouté III:

 

Un autre album de 2016, celui-ci absolument dantesque, avec le sobrement intitulé "III" de nos chouchous d'Electric Electric. Soit la bande sonore idéale d'un film qui se situerait au carrefour de Blade Runner, Akira, Mad Max et Running Man. Une oeuvre noire, dure, vrillée, stridente, transcendante mais tournée vers l'intérieur, n'offrant que peu d'espoir, d'espaces et d'éclaircies. Un monstre "technoïde" noise punk anxiogène, collant finalement assez bien à notre époque, embarquée dans une utopie virant progressivement au cauchemar. A ce jeu-là, le trio strasbourgeois a une grosse longueur d'avance sur ses confrères, à tel point d'ailleurs que l'on ne voit pas comment ce disque pourra être perçu favorablement dans une période où tout doit être vite consommable et capable de procurer un plaisir immédiat. Mais la vérité est bien ailleurs, et ça, Electric Electric l'a intégrée depuis longtemps. De notre côté, on a hâte de découvrir cette tuerie sur scène et de se perdre dans les méandres de ce "III" tout simplement phénoménal, probablement ce que l'on aura entendu de plus fort, broyant et radical en 2016...

 

Tracklisting:

Obs7

Pointe Noire

Black Corée

Klimov

The River

Dassault

Les Bêtes

17°00

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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 09:31
Les coups de coeur discographiques 2016 de Florian Hexagen : San Francisco par ZËRO

 Les coups de coeur discographiques 2016 de Florian Hexagen :  "San Francisco" par ZËRO

 

 

Bio pour les nuls- 

 

 Zëro est un groupe français de post-punk / electro / noise rock, originaire de Lyon formé en 2006 sur les cendres de Bästard et Deity Guns.

' San Francisco' est leur cinquième album.

 Membres

Franck LAURINO / Drums

Eric ALDEA / Vocals, guitar

Ivan CHIOSSONE / Keyboards

 

Florian raconte:

 

Un autre très bon disque qui aura (beaucoup) squatté la chaîne en cette fin d'année 2016 a été le "San Francisco" des excellents Zëro (anciens Deity Guns et Bästard, formations cultes françaises des années 90). Véritable (et très réussi) patchwork de rock indé, alliant noise, post-rock, jazz, pop, avec ce sens du groove qui se retrouve toujours décuplé lorsqu'ils se produisent sur scène (ah ce concert au Magasin 4 il y a quelques semaines ). Encore une belle baffe dans la face, tous les morceaux, bien que très différents les uns des autres, s'enchaînent à merveille pour aboutir à un nouveau classique.

 La classe messieurs!

 

Tracks

 1.Last Bills for Lapdance 07:42  2.Ich... Ein Groupie 03:12  3.Lac Baïkal 02:06  4.The Drum Thing 03:49  5.Boogie Tango Thrill 02:03  6.Cracking 03:27  7.Jed / Snowdog 04:36  8.Cheap Dream Generator 02:40  9.San Francisco 05:11

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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 13:02
Liste non-exhaustive des artistes disparus depuis début janvier 2017: Peter Sarstedt, Johnny Dick, Sylvester Potts, Lieven Huys, Tommy Allsup, Buddy Greco

Peter Sarstedt, décédé le 8 janvier, aura été l'homme d'un seul hit, 'Where Do You Go To (My Lovely)?' de 1969, sans l'avoir jamais vue t'es tombé fou amoureux de sa Marie- Claire!

Le singer-songwriter de Croydon a pourtant sorti 15 albums pour une carrière de 50 ans.

Le dernier, ' Restless Heart', date de 2013 alors que Peter, malade, s'était retiré du show business trois ans plus tôt.

 

Le batteur Johnny Dick né au Pays de Galles mais de nationalité australienne est parti le 6 janvier, à l'âge de 73 ans.

 Il avait tenu les baguettes chez Max Merritt, Billy Thorpe and the Aztecs,  John Paul Young and The All Stars, Doug Parkinson In Focus, Fanny Adams ou The Wild Cherries.

 

Sylvester Potts rejoint les Contours en 1961, un an avant le succès international de ' Do you love me'.

Il restera avec le groupe de Detroit jusqu'en 1964 lorsque les Contours quittent Motown.

Berry Gordon engagent d'autres musiciens qui se produisent sous le même nom.

On retrouve Sylvester dans une nouvelle mouture dans les seventies , le groupe tourne en Europe où il est fort apprécié.

Alors que plusieurs membres originaux décèdent Sylvester continue l'aventure après avoir modifié l'identité de son groupe Upscale en Sylvester Potts and The Contours.

Son parcours s'est terminé le 6 janvier.

 

Lieven Huys guitariste chez Kadril depuis 2013 et auparavant membre de Dusty Miller, un bluegrass band, et du  Barefoot Jazz Quartet, est décédé subitement ce 9 janvier.

Lieven était directeur de l'école Sint-Vincentius à  Anzegem, lundi, il est victime d'un malaise pendant son speech de nouvel an et décède quelques instants plus tard.

L'école a publié un avis:

 Het is met groot verdriet dat wij zo onverwacht afscheid moeten nemen. We zijn Lieven Huys dankbaar voor alles wat hij voor ons heeft betekend.

In naam van het volledige team van Sint-Vincentius Anzegem

 

 

Triste nouvelle en provenance d' Austin, le guitariste rockabilly/swing Tommy Allsup s'est éteint le 11 janvier.

Le gars avait joué avec Buddy Holly.

 Après l'accident d'avion fatal, c'est lui qui dirige les fameux Crickets.

Plus tard Tommy joue avec les Ventures, Roy Orbison ou Bob Wills et ouvre un club à Dallas, le  Tommy's Heads Up Saloon.

 

 Buddy Greco, chanteur et pianiste de jazz, est décédé le 10 janvier.

Si 'The lady is a tramp' a été interprété par des centaines d'artistes, ils sont peu nombreux à avoir vendu des millions de copies de ce standard, Buddy Greco a réussi cet exploit.

Il débute à 16 ans chez Benny Goodman et le quitte à 20 ans pour aller chanter dans les boîtes de nuit, deux ans plus tard, bingo, ' The Lady is a Tramp' cartonne.

Durant sa longue carrière il aura enregistré une soixantaine d'albums, joué pour la reine Elizabeth II, eu son propre TV show, se sera marié 5 fois et sera incorporé dans le  Las Vegas Entertainment Hall of Fame.

Chapeau bas!

Liste non-exhaustive des artistes disparus depuis début janvier 2017: Peter Sarstedt, Johnny Dick, Sylvester Potts, Lieven Huys, Tommy Allsup, Buddy Greco
Liste non-exhaustive des artistes disparus depuis début janvier 2017: Peter Sarstedt, Johnny Dick, Sylvester Potts, Lieven Huys, Tommy Allsup, Buddy Greco
Liste non-exhaustive des artistes disparus depuis début janvier 2017: Peter Sarstedt, Johnny Dick, Sylvester Potts, Lieven Huys, Tommy Allsup, Buddy Greco
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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 18:40
Altrego (try-out) - Het Depot - Leuven - le 10 janvier 2017

Altrego (try-out) - Het Depot - Leuven - le 10 janvier 2017

 

Un concert annoncé en dernière minute au Foyer ( le bar du Depot): Altrego, la nouvelle identité de Jasper Erkens.

Le Diestois crée la sensation en 2008 en s'octroyant la seconde place ( plus publieksprijs) du Humo's Rock Rally, le ket affiche à peine 15 ans.

Il multiplie les concerts, se retrouve à l'affiche des grands festivals, collectionne les lauriers, sort quelques singles dont ' Waiting like a dog', n°1 in De Afrekening, puis un album 'The Brighter Story' avant de disparaître de la circulation.

Non, il ne s'est pas retiré dans un monastère mais a mis le cap sur Londres où il s'inscrit à la BRIT - School for performing arts, ils ne sont pas nombreux les petits Belges à être passés par là!

En 2013 Jasper refait surface sous l'identité d'Altrego, il sort un premier EP 5 titres.

"Groovy openbaring", publiait Indiestyle.

2017, un premier full-length est prêt, le concert de ce soir constitue un try-out.

La jeunesse louvaniste était au rendez-vous pour assister au show du voisin, âgé de 24 ans désormais. Comme JP et toi, Louvain est ressorti de la salle convaincu, Jasper a subi une métamorphose totale, les émois et la timidité adolescente ont fait place à un garçon qui sait ce qu'il veut, qui bouge sur scène et qui chante comme les meilleurs représentants de la blue-eyed-soul.

Autre changement notoire, Altrego est un band, un vrai, soudé, avec de sérieux musiciens venant de Flandre mais également des Pays-Bas.

Pas évident de retrouver l'identité de ces mercenaires, on suppose que la guitare est tenue ( de main de maître) par Robbi Meertens ( actif e. a. au sein de  Orange Maplewood), les baguettes ont été refilées à Boy van Ooijen ( une batterie électronique et des éléments acoustiques),la fantastique Jaimie van Hek tient la basse et enfin, sans doute, on a vu et entendu Sander Notenbaert comme keyboard player.

' Money' rocke sec, la basse est  tendue , les deux guitares, Jasper manie un jouet électrique, se complètent à merveille, le drummer maintient un tempo soutenu  et les claviers ajoutent une touche electro à l'ensemble.

Excellente préface.

Le chanteur ramasse une acoustique et attaque le groovy ' Blue', ça remue à tes côtés.

' Time has been so kind to you' est enluminé de de quelques gimmmicks vocaux, le décor prend des coloris soul, la voix est parfaite pour ce genre d'exercice.

Pas vraiment  moelleuse comme celle de Paul Young ou celle de Daryl Hall,  mais elle a gagné en maturité, la période gentil folk n'est plus qu'un souvenir.

Il se démène, Jasper, et sue, il lui prend l'idée de s'éponger avec la pièce de tissu gisant près des pédales à effet.

Godv., dat is mijn jas, Jasper, réagit JP!

On lui apportera une serviette plus tard.

' They say' démarre en soul ballad avant d'exploser lors d'un second mouvement brûlant.

' Nocturnal' joue la carte indie rock avec des éléments electro plus présents, c'est le jeu super efficace de Jaimie qui attire l'attention.

La suivante date du EP précédent, elle se nomme ' Love is flawless' , ce funk suintant, porté par une wah wah sensuelle, déclenche l'enthousiasme.

'On my mind' nage dans les mêmes eaux, le groupe enchaîne sur ' Nothing could stop us' et pour justifier le libellé, le barbu se tape un saut périlleux pour atterrir à nos côtés et se déhancher face à une blonde pas difforme.

Vachement remuant ce morceau!

' Screenager' is onze single!

Le potentiel radiophonique est incontestable.

Voilà, Leuven, la dernière de la soirée, puis on prend la route vers l'Eurosonic, ' Repeat Routine' qui éveille en toi des images du groupe néerlandais  Kane , dont plus personne n'a entendu parler depuis un petit temps.

 

Un try-out couronné de succès!

 

photos- jp daniels - concert monkey

 

 

Altrego (try-out) - Het Depot - Leuven - le 10 janvier 2017
Altrego (try-out) - Het Depot - Leuven - le 10 janvier 2017
Altrego (try-out) - Het Depot - Leuven - le 10 janvier 2017
Altrego (try-out) - Het Depot - Leuven - le 10 janvier 2017
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Published by michel - jp daniels - dans Concerts
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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 18:36
Album - Boxes de El Yunque.

Album - Boxes de El Yunque.

 

Boxes, le second full length CD de El Yunque sera vendu par le groupe à partir du 16 janvier.

 

Euh, El Yunque une forêt tropicale?

Non, un remake noise-rock de Aie aie aie aie aie aie Puerto Rico

Aie aie aie aie aie aie Puerto Rico... de Vaya Con Dios.

 

Chantal weet beter, envoie, Chantalleke:

El Yunque is een vierkoppige noise-rock band uit Limburg. Met twee drummers en twee gitaristen creëeren ze lange en tegendraadse lappen lawaai!

On te suit, en hebben die gasten namen?

Jules Jordens: electronic drums- vocals/ Kasper De Sutter: guitar/ Giel Cromphout: guitar, vocals et Mattias Jonniaux: acoustic drums.

Leur palmarès scénique tient la route: Autumn Falls en 2015, le Magasin 4, le VK, Kafee Zapoi, le Absolutely Free Festival de Genk ... le 4 février ils ouvrent pour Brutus à l'Ancienne Belgique.

 

 

Venons-en à 'Boxes'!

 

Tracklist:

1.Scottie Pippen

 

 

 

2.Tired Of Dressing Like A Girl

 

 

 

3.Nafi

 

 

 

4.Deer

 

 

 

5.Cinder

 

 

 

6.Boxes

 

 

 

7.Michael Jordan

 

 

 

8.Dog Park

 

Un petit tour au United Center dans le Near West Side à Chicago, 'Scottie Pippen' a rechaussé ses Nike Air Pippen pour une démonstration de noise basketball musclée.

Double roulement de tambour, une guitare élastique, un blanc, puis un passage symphonique trompeur et retour des percussions tribales.

Ce bourgeonnement, relativement calme, fait soudain place à une poussée de violence lorsque survient un cri de désespoir rageur et itératif qui t'amène à suspecter une aliénation mentale sérieuse.

C'est quoi ces clameurs, questionne madame assoupie devant le petit écran?

Rien, mon chou, des fans de Sonic Youth et de Liars!

La seconde plage, 'Tired Of Dressing Like A Girl', se rapproche plus du concept chanson sans qu'on puisse rapprocher cette pièce lancinante et angoissante du créneau poprock.

Les confrères du Nord citent Swans ou Fugazi, c'est moins con que Ed Sheeran!

Avec ' Nafi' on réintègre la jungle sonore, hostile et rébarbative, après un peu plus d'une minute, tu parviens à quitter ce labyrinthe pour respirer un bol d'air pur.

Mince, tu l'as échappé belle!

Tu poursuis ta balade et croises un cervidé, 'Deer', que le vacarme récent a apeuré.

Allons-y mollo, et approchons-nous de la bête, les guitares se font aimables, le drumming discret, au bout de quelques minutes un grincement pas sympathique voit l'animal dresser les oreilles, il a compris qu'un drame se prépare, une voix faiblarde résonne, tu t'attends au pire, mais non, le film s'achève sans accrocs majeurs, les amateurs de scènes gore restent sur leur faim.

T'étais pas encore tout à fait remis après l'état de tension causé par une attente vaine, les joyeux limbourgeois en profitent pour amorcer ' Cinder', un genre de marche robotique pratiquée par une armée d'humanoïdes.

Tu voulais leur emboîter le pas , elle a ouvert la porte et a dit, ok, j'ai compris je téléphone au docteur.

Va plutôt me chercher une bière, t'as répondu!

El Yunque a enchaîné sur ' Boxes', un noise rock qui bizarrement démarre comme un morceau de Bowie époque Tin Machine, à moins que ce soit le hero se promenant autour des boîtes qui éveille en toi des images du Thin White Duke.

Une chose est certaine, ces guitares tronçonneuses font mal et te rappellent une séance de torture chez un dentiste que tu as rayé de tes contacts.

On se paye un retour sur un basket ground de la NBA pour une courte allocution de 'Michael Jordan' accompagnée par quelques coups de baguettes flamandes avant de terminer le voyage par 'Dog park' .

Les clébards folâtraient peinards, on entendait un vague bruit de fond, sinon le parc semblait paisible, t'avises un marchand de crème glacée, un cornet, deux boules vanille s v p, t'allais apposer la langue sur celle du dessus, un coup hargneux sur un tom et vlan la glace atterrit sur les beaux mocassins offerts pour ton anniversaire, dedju, salopard!

Là-dessus se greffe une guitare aussi mélodique que le son d'une coupe de bois généré par une scierie ne répondant pas aux normes d'isolation acoustique.

Pour couronner le tout, le quatuor a invité une clarinette free jazz maniée par un certain Michiel De Naegel qui porte bien son nom, ce clou t'érafle le cerveau.

A la fin de son réquisitoire, les autres, ayant embrigadé Maarten Meukens, un contrebassiste aussi malade qu'eux, se prennent pour les sept nains et se dirigent vers la forêt en chantant un hymne guilleret et dangereusement obsédant.

Le final cacophonique a rebuté Blanche Neige, elle s'est tirée de leur cabane, un avis de recherche a été lancé!

Le générique de fin défile!

 

Bref, si tu es amateur de Beyonce, de Radio Nostalgie, de John Terra ou de Mike Brant, tu passes ton chemin, mais si le rock expérimental, le non-conformisme, l'énergie brute et l'authenticité t'attirent, on te conseille El Yunque!

 

Album - Boxes de El Yunque.
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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 16:02
Les coups de coeur discographiques 2016 de Florian Hexagen : Nursery by Nursery!

Les coups de coeur discographiques 2016 de Florian Hexagen : Nursery by Nursery!

 

Brève bio:

NURSERY est un trio de toxic pop formé à Nantes en 2014.
Guitare/Choeurs : Julien Dumeige
Basse/Choeurs : Jean Duteil
Batterie/Chant : Paul Gressien

 

L'avis de Florian:

 

Et boum, encore un album et un groupe qui nous aura marqué en 2016, avec les doux dingues de Nursery. Ils nous viennent encore de France, de Nantes plus précisément, et ont sorti LE tube indie rock good vibes de cet été 2016 pour nous, avec le morceau "Worms". Tout l'album est une ode à la joie des 90's, avec un mélange de brit-pop, indie pop, shoegaze, punk, noise, etc. Comme si ThE BeWiTcHeD hAnDs avaient copulé dans l'allégresse et la bonne humeur avec les FIDLAR sous le regard attendri des PIXIES bonne époque.

Bref, de la bombe d'album estival!

 

Tracklist

1.Worm 03:44 2.We are fine 02:09 3.Race 03:05 4.Sally Sally 03:15 5.Heavy 03:00 6.Give me sundays 04:16 7.Selfie night 02:55 8.Banzaï 03:21 9.Butterfly tatoo 04:10 10.Killer face 03:45 11.Echoplex 03:05 12.Better to fail 01:48 13.Bones (bonus track) 04:27

 

https://nurserysound.bandcamp.com/releases

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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 09:18
One Night of Queen by Gary Mullen and The Works - Cirque Royal - Bruxelles, le 10 janvier 2017

One Night of Queen by Gary Mullen and The Works - Cirque Royal - Bruxelles, le 10 janvier 2017

 

Le billet de JPROCK :

Les tribute bands ont le vent en poupe.
Après le passage dans cette même salle de The Musical Box il y a quelques semaines qui nous proposait de revivre le Black Show US de Genesis de 1973, place ce soir à One Night Of Queen qui nous gratifie de sa visite quasi annuelle.
On peut s’interroger, à raison, sur la légitimité de ce genre de de groupes, mais je crois que, comme la musique classique et le jazz, le rock est en train de se classifier au fil du temps et que certains répertoires prennent le pas sur leurs créateurs .
Personne ne s’offusque d’entendre la cinquième de Beethoven interprétée par de multiples orchestres de par le monde ou de voir fleurir en jazz divers hommage à la musique de Miles Davis ou de John Coltrane, alors pourquoi en serait-il autrement pour le rock ?
Alors bien sûr il nous reste les disques, le terreau de l’oeuvre à écouter à volonté au gré de nos envies, mais le peuple veut aussi de l’action, du live et de la sueur et surtout se retrouver entre fans pour s’éclater au son de titres qui ont bercé la jeunesse des plus anciens et font rêver les plus jeunes.
Voilà pourquoi A Night of Queen attire les foules en proposant la setlist idéale de Queen, celle qui nous renvoie à nos souvenirs les plus fous.
Capable d’interpréter avec brio et à la note près tous les hits du prestigieux band britannique les musiciens de The Works
possèdent en Gary Mullen leur chanteur un atout indéniable. Sosie vocal et (presque) physique de Freddie Mercury , Gary évoque la rockstar avec une voix et une gestuelle maitrisées à 100%.
Et après quelques mesures, on se surprend à tomber dans ses filets.
Bien sûr on n’oubliera jamais le band original et ses mega concerts irremplaçables mais quel bonheur de réentendre dans les versions qui ont fait leur renommée des titres comme « Bohemian Rhapsody » , « Love of my Life » , « Tie your Mother Down » , « We are the Champions » , « Stone Cold Crazy » , « Radio Gaga » , « Killer Queen » , « Bicycle Race » et bien d’autres.
Et à voir les quelques 1500 visages qui s’illuminent et tout ces bras qui se tendent vers la scène on se dit que le moment vécu valait bien le déplacement.
Chaque personnage est en place, le public s’imagine avoir le groupe original devant lui et se lâche, et le band s’y croit lui aussi.
La grand messe peut commencer, encore et toujours et pour longtemps...
The show must go on !

Texte et photos : JP Vanderlinden aka JPROCK THE DARK FEATHER

One Night of Queen by Gary Mullen and The Works - Cirque Royal - Bruxelles, le 10 janvier 2017
One Night of Queen by Gary Mullen and The Works - Cirque Royal - Bruxelles, le 10 janvier 2017
One Night of Queen by Gary Mullen and The Works - Cirque Royal - Bruxelles, le 10 janvier 2017
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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 10:36
Les coups de coeur discographiques 2016 de Florian Hexagen : Heimat by Heimat!

Les coups de coeur discographiques 2016 de Florian Hexagen : Heimat by Heimat!

 

Intro:

Heimat c’est le foyer, Heimat, c’est la mère patrie, Heimat, c’est le petit coin que ce sont aménagés Armelle et Olivier Demeaux, aux côtés de leurs projets respectifs, entre les prolifiques Cheveu et Badaboum, entre Accident du Travail et les mythiques The Dreams.

 

 

Florian:

Un autre skeud qui aura tourné en boucle en 2016 à l'appart', c'est ce fichu album éponyme d'Heimat paru sur Teenage Menopause RDS. Duo composé d'Armelle de The Dreams (mais si, rappelle toi ce tube de dingos, "Aloha Miami" ) et d'Olivier de cheveu, ils nous balancent une sorte de pop expé complètement bancale et exotique, basée sur une new wave cotonneuse traversée de rythmes indus titubants, emballant le tout dans une transe hypnotique pour peu que l'on se laisse glisser dans leur univers brumeux. Un peu comme si les Rita Mitsouko étaient tombés au fond d'une cave à crack à Berlin et se retrouveraient à jouer en pleine montée d'acide devant une armée de zombies hindous.

Et ça marche!

 

Tracks:

1.

Wieder Ja! 05:56

2.

Dein Architekt 02:43

3.

Tot Und Hoch 05:55

4.

Trocadero 03:31

5.

Flutath 01:02

6.

Pompei 03:38

7.

So Traurig 03:14

8.

Afrikistan 04:51

9.

Pietrocitta 01:26

10.

Wek 04:51

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