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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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21 juillet 2013 7 21 /07 /juillet /2013 13:58

Dimanche 21 juillet, la canicule, à Bruxelles les chars défilent, dans le Dijleland, à Haasrode, pays des pootefretters, les villageois se sont réunis sur la place de l'église, face au café Den Deugniet pour leur traditionnelle  dorpsfeest, qui avait disparu faute de moyens et de volontaires, mais que les patrons du bistro sus-mentionné ont remis à l'honneur il y a quelques années, gloire à eux!

Menu: eetfestijn ( des mosselen Koning Filip), animations diverses, kids disco, un Ricard à l'oeil, de la Stella, des frites et un free festival.

16:45', calme relatif, chaleur étouffante, - 17: 10', une jeune personne saisit le micro, pensez à vous désaltérer, les locaux avaient devancé son message, le brasseur vient de larguer un cinquantième fût sur les pavés et présentation du premier groupe,  My Dog is Radioactive.

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Le temps d'appeler les services spécialisés, quelques Russes ayant oeuvré à  Tchernobyl et Nippons  ayant procédé au nettoyage de Fukushima, pour décontaminer le cabot et trois musiciens apparaissent sur scène.

Surprise, le plus petit mesure un mètre 02!

006.JPG Les trois frères: Jasper Mulier: bass (2001)/ Vincent Mulier : drum (1999)/ Mats Mulier : vocals, sonwriting, guitar (1997) écument les scènes louvanistes depuis 2 ans, comme Hägar the Horrible ( Hägar Dünor, si tu préfères), ils n'ont peur de rien ni de personne et t'assènent un punkrock juvénile n'ayant rien à envier à No Fun At All,  NOFX, Sick Of It All ou autres méchants ne jurant que par le hardcore.

La basse de Jasper a beau être plus grande que lui, ce moustique assure comme un chef, Vincent frappe comme un boucher des Halles et le chant rageur de l'aîné a réussi à éveiller quelques paisibles habitants du bled qui sommeillaient dans leur tombeau  au cimetière sis à 150 mètres!

Tu me dis, c'est honteux d'obliger des gosses de cet âge à gagner leur  croûte en se produisant sur scène, on te rappelle tout de même qu'il n'y a pas si longtemps, des mioches travaillaient dans la mine dès leurs sixième année d'existence.

Troisième titre, 'Break my heart' gueule Mats, une rousse avec des tresses, Annette, la fille du coiffeur lui a brisé le coeur.

Suite logique, une chanson de rupture ('Sometimes'?) - 'What's going on with me', il a vu pousser des poils sous ses aisselles - 'I'm better off dead', un moment de désespoir - ' I believe I can fly', Icare aussi, il s'est cassé la gueule - un petit Pennywise puis 'Revolution'... merci Haasrode!

Pendant que tu commandes une Stella, les gamins balancent un bis!

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Changement de cap avec Waking up Dolores, du swing blues!

C'est Los Lobos qui chantait

My legs are tired

My face feels hot

Wake up Dolores

Please try to walk...

018.JPGLa Dolores de Louvain ne semblait pas souffrir des mêmes maux, un set jouissif expédié par des pros qui, depuis 2003, infestent les bluescafés ou  bluesfestivals du pays.

Fons Renders ( basse/ contrebasse) et 'Lucky' Luc ( harmonica) ont fait partie de Mardi Gras, groupe ayant, notamment,  joué à Peer en 1986 et 1998 -Bart De Puydt, le batteur ou cajonman, a officié chez Soul at Seven - Rudi Reyniers ( claviers) pianotait chez You Name it et s'amuse avec Close Cover - le guitariste Etienne Berghmans fait état de services chez Clouseau, Betty Goes Green et les Scabs ( excusez du peu...) - la seconde lead, celle du Pirre ( Jean-Pierre Claes), s'entendait chez les Blues Believers et enfin, the voice om u tegen te zeggen, Miss Pris, alias Priscilla Van Even complète le line up.

'You gotta move' ( Fred McDowell and Rev. Gary Davis), par ces chaleurs tropicales c'est pas évident, mais le dobro de Pirre fait merveille et le chant de la madame fringuée fleurs estivales incitent quelques audacieux à se bouger les fesses.

Joe c'est pas une reine de beauté, mais il swingue prestement ce Cyrano named 'Nosey Joe'.

'300 pounds', rien à voir avec ce que tu peux lire sur la balance si je grimpe dessus, formule Rudi.054-copie-2.JPG

D'ailleurs le titre complet est 'Three hundred pounds of joy', pas vrai Howlin Wolf?

...this is it, this is it, look what you get.. poisseux à souhait!

T'as un problème, Priscilla?

'I'm worried'!

C'est Elvis?

J'ai plein d'emmerdes.. joli doublé de guitares, auquel succède une envolée d'harmonica, la machine ronronne superbement, tout baigne, oublie tes ennuis Pris!

'Room with a view': l'église et le cimetière!

E M Forster avait une vue sur l'Arno...

Slow time, baby!

Bart, menneke, tu tiens absolument à lessiver?

Un washboard, ' Early in the morning', dans la moiteur de la New-Orleans..I ain't nothing but the blues.. le cafard!

'Mojo Boogie' que Rudi, le farceur, avait annoncé comme' I will survive', Priscilla n'étant pas Gloria, on reste du côté de la Louisiane et de son boogie blues remuant.

Au répertoire de Louis Jordan, ' Ain't nobody here but us Chickens' ,du rock'n roll swing irrésistible.

On dédie 'Mrs Lucky' à Mathilde, notre nouvelle reine et on termine avec le standard 'Got my mojo working'.

Madame la gitane, my mojo is working fine except on my lady...

On peut l'essayer votre truc, je vous fais un prix d'ami?

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Du travail soigné!

Waking up Dolores se produira à Binkom Blues en septembre et à Blues in Schoten en novembre!

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Berry Quincy

Toujours des Louvanistes dont l'origine remonte à il y a une quinzaine d'années, des copains jouant des covers.

Depuis le groupe a fait du chemin, sorti un self-titled album , et sur scène s'est créé une solide réputation de combo performant.

Instant de gloire: un morceau ( 'Denny') repris au générique de 'Ten Oorlog', une série diffusée par la VRT.

Line up: Piet Vanbeckbergen( guitar) , Tim Beernaert( piano/voice) , Dirk Leemans ( voice) , Pieter-Jan Van Stockstraeten( guitar) , Maarten Degeest ( drums) , Tom Sledsens ( bass).

Un premier gros American classic rock aux touches hard/blues/ glam à la Aerosmith, Poison,Quiet Riot et des pointes The  Doors, ' For a stranger'  .

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072.JPGBon début, d'ailleurs Haasrode se presse aux pieds du podium.

'Summerfair', montez dans la Cadillac, on se tape la foire, elles vont tomber comme des mouches...I'm a motherfucker Romeo... du macho rock sentant bon les seventies!

La troisième salve sera héroïque, débutée au chant par Tim.

 Bon Jovi n'est pas loin.

'Rip it off', un downtempo bluesy avec de petites touches Blue Blot... bien!

Haasrode, we have a guest au trombone, Dree Peremans( Lady Linn, El Tattoo Del Tigre etc..), un slow, 'What doesn't kill you..' ( makes you strong), un machin aussi gluant que  Chicago Transit Authority!

Let's keep it soft, une soulful ballad, 'You give me everything', méritant some airplay sur nos ondes des deux côtés de la frontière linguistique.

Une cover d'un des groupes les plus pompiers ayant succédé à Queen, Muse et son épique 'Uprising'.

Deux acoustiques, un petit côté Vaya con Dios, 'Lonely Roller'.

Pas retrouvé sur l'album, le surf rugissant, 'The lion dance', pour finir comme ils avaient débuté, dans la veine hard ' Sweet Pistol'.

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Intéressant!

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La tête d'affiche:  The Wolf Banes!

107-copie-1.JPGLa bio officielle dit:  "The Wolf Banes start out in 1986 as a loud garage band, performing self-penned songs like "Tits For Breakfast" and the cult classic "(Shit I love) Barbara Carrera" ... songs featured on their first maxi single "Now Listen Honey!"....

Après cela Wimmeke Punk et ses desperados sortent encore quelques plaques connaissant des fortunes diverses, un très gros hit 'As the bottle runs dry', des succès mineurs, des tournées, booze and chicks et d'autres substances, puis, en 1992, la fin, provisoire, car cf.les Kids, les punks ne meurent jamais..

Wat zeg je Wim?

Reculer pour mieux sauter!

2010, la résurrection!

Vanavond pas de Lange Polle, aka Paul Van Bruystegem, sans doute sur la route avec Triggerfinger, mais une fameuse équipe de mercenaires: Wim Aerts/ Pieter Vreede/ Luk de Graaff et Berre Van Hoeylandt ( des gens ayant joué avec e.a. Swinnen, B J Scott, The Pop Gun, Fandango Live,Telstar ou  Red Zebra...).

'Melody in G', déjà un fameux uppercut en pleine tronche, sont hargneux ces vieux punks!

La suivante 'Rock me tonight' sera tout aussi percutante et ' Even When You're Gone' s'avère l'hymne punk par100.JPG excellence.

Wimmeke montre juste assez de morgue pour que le village sache que la rock star c'est bien lui.

Courte interruption, Dorien, zes jaar, cherche papa et/ou maman.

Papa est affalé dans le caniveau, maman attaque sa 23è Stella, tout va bien!

'Why is it always so' se demande judicieusement le punk qui ramasse son acoustique décorée de la tigresse, qu'on voyait sur les paquets de Tigra ( taux de nicotine inconnu) , je te parle d'une époque où t'étais pas né, c'est parti pour le formidable 'The Clown', voor mijn vriend Fons van The Scabs!

Shit, une corde pétée, bricole quelque chose, indique-t-il au roadie, on va improviser.

'She will never die' puis 'This dime is the last one' et 'The one that counts', trois plages aux accents New York Dolls.

Petite intro jungle/Johnny Guitar, '666 Tattoo', suivi du titre écrit pour sa fille 'Winona'....she likes beer and rock'n roll.... pas l'impression qu'elle est entrée au couvent!

'I got an ocean' légèrement désespéré, précède le très méchant 'Baby, let's make luv'.

Acoustique rafistolée , la perle country, 'Miles away from here', puis un autre classique du groupe ' Fire in the woods', effets pyrotechniques en prime!

Where's the caviar?

T'as eu des moules, t'es pas content?

' Where's the party?' , tu veux des nanas en plus, on n'a pas les moyens de te payer une orgie, éventuellement on peut demander à la boulangère si elle peut faire quelque chose pour toi!

Haasrode s'est éveillé et hurle le refrain!

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Les Wolf Banes finissent en force avec 'As the bottle runs dry', le theremin qui dormait près de la batterie est frôlé pour la première fois!

 

Ce band n'a rien perdu de sa superbe, on vous le recommande chaudement, visez le calendrier des Palm Parkies!

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21 juillet 2013 7 21 /07 /juillet /2013 07:04

Le billet de JPROCK :

Ambiance de fête hier soir à Haasrode à l'ombre de l'église où la taverne "Den Deugniet" stamcafé préféré des Louvanistes accueillait sa dorpfeest le jour même ou Flupke 1er remplaçait Albert le Brave sur fond de fête nationale.

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L'évènement propose un joli programme alléchant puisqu'en fin de journée, la scène accueille les talentueux" Berry Quincy" avant de laisser la place à la tête d'affiche "The Wolf Banes".
1000116_414427178673886_197767956_n.jpgA vue de nez environ 1.500 à 2.000 personnes ont fait le déplacement et le soleil aidant la bière coule à flot.
Lorsque Berry Quincy monte sur les planches le public se rapproche de la scène et tout au long du set le band est soutenu par une foule qui semble bien connaître ses titres. Normal, originaires de Louvain, Berry Quincy, qui à ce jour possède un premier album à son actif, produit par Robin Aerts, témoigne d'une solide efficacité en live.
Tim Beernaert, piano and vocals et Dirk Leemans le lead vocalist, possèdent tous deux une excellente voix et le rock teinté seventies pratiqué par le band se montre redoutable. On pense parfois à Bon Jovi , aux Black Crowes et à Willy De Ville pour certains titres plus roots.
Pieter Jan Van Stockstraeten et Piet Vanbeckbergen rivalisent de virtuosité aux guitares tandis que la section rythmique formée de Tom Sledsens à la basse et de Maarten Degeest aux drums assure un beat imparable.
Pendant près d'une heure, Berry Quincy va convaincre l'auditeur averti qu'il a tout le talent nécessaire pour se faire un nom en Belgique et pourquoi pas au delà de nos frontières. Bizarrement le groupe ne semble avoir fait que peu de dates à Bruxelles et dans la partie francophone du pays où ils ont déjà joué à Virton. Un peu plus de promo en dehors de la Flandre et il est certain qu'ils sont capables de toucher un public plus large avec leur premier album très prometteur.

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Découvrez les, ils en valent la peine !
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Après un break d'environ trente minutes c'est au tour de The Wolf Banes de fouler les planches du superbe podium.
554590_414428292007108_1277198881_n.jpgWim Punk et ses sbires ne sont plus à présenter. Formé en 1986 à Lier le groupe possède en la personne de Wim un frontman capable de mobiliser l'attention de chaque spectateur présent. Sorte de Graham Parker ( il en a un peu la voix) biberonné au rock juteux et au punk, Wim possède le look, et ce petit quelque chose d'inexplicable qui en fait une rock star. En 1989 le groupe sort ce qui deviendra leur hit incontournable "When the bottle runs dry", produit par George Kooymans de Golden Earring , et décroche une signature chez EMI. Durant les nineties et après cinq albums le band se sépare puis renaît de ses cendres en 2010 avant de sortir deux albums "The Wolf Banes" (2010) et le tout récent "The Dungeon Tapes" (2013). Sur scène, pas de soucis, ils assurent avec une belle énergie communicative qui fait plaisir à voir même si on peut déplorer le manque d'attention d'une certaine partie du public plus occupé à cuver ses multiples bières ingurgitées au cours de la soirée qu'à tendre l'oreille.
Mais ne boudons pas notre plaisir The Wolf Banes ont livré un super gig avec feux de Bengale et riffs d'enfer, prouvant qu'ils restent un excellent groupe de scène, l'essence même de ce que doit être le rock en live.

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Texte et photos: JPROCK.

Berry Quincy infos :
http://www.berryquincy.be/berry_quincy.php
et sur leur page facebook:
https://www.facebook.com/BerryQuincyMusic?fref=ts

The Wolf Banes infos :
https://www.facebook.com/wim.punk.9

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20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 14:33

 Le Bal National, réjouissances populaires inaugurées il y a dix ans pour fêter  la première décennie de règne d'Albert 2.

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Chaque année des milliers de pieds foulent les pavés op den  Met  ( tu traduis le Marché aux Puces) pour faire la bringue sur des airs connus de Meulebeik jusque chez les snobs du Fort Jaco.

017-copie-1.JPGCe 20 juillet 2013 s'annonce historique, demain Albert le Bon cède la place à son ket, Flupke le Guindé.

 Les Belges, les vrais, ceux dont les aïeux ont combattu les Orangistes, les envahisseurs teutons et autres Jules César ou Ostrogoths, voire les Huns, sont sur place depuis le début de l'après-midi et en début de soirée, ils seront douze milles à festoyer joyeusement en brandissant drapeaux et couronnes aux couleurs nationales.

T'es un réactionnaire, un affreux nationaliste, un xénophobe frustré, te souffle un bobo de gauche, allongé en fumant un cigare ( un gros, très cher) cubain, à côté de sa piscine du côté de Court-Saint-Etienne.

Pas question d'entamer une discussion philosophique avec ce bien pensant, on vient faire la fête, en sachant pertinemment que du côté musical ça ne va pas voler bien haut, on s'en fout, le peuple  ne peut danser sur dEUS ou BRNS, il veut du prolétarien et de la bière!

A 19h10', les Zinnekes s'essayent à un pas de danse compliqué sur 'ça plane pour moi' , une présentatrice, accent du terroir prononcé, cède la place à un duo de comiques maniant la zwanze chère à Virgile, pas Publius Vergilius Maro, non, le copain de Tichke.

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Ils introduisent Monsieur Periné, un groupe venu de Colombie, pays dont la fête nationale se célèbre le 20 juillet.

 Santiago Prieto - Cuerdas/ Camilo Parra - Vientos/ Nicolás Junca - GuitarraCata/ Catalina García - Voz selon leur page Facebook.

On a compté plus de musiciens, peut-être:  Fabián Peñaranda: bajo/ Miguel Guerra: Percusión/ Daniel Chebair: batería.

Catalina, un minois Audrey Tautou, est mignonne dans sa robe à froufrou, les musiciens sont habiles, Bruxelles réserve un accueil bon enfant à leur Colombian Gypsy  Swing polychrome.

Le groupe tourne dans toute l'Europe ( notamment un passage au Django Reinhardt Festival à Hildesheim, Allemagne), a sorti un album avec leurs airs catalogués 'Suin a la Colombiana', dont ils nous serviront quelques plages ce soir.

Un latino mambo jazz à la Perez Prado, un dixieland pimenté de cucaracha, un titre charmeur de crotales cascabelles ( 160 cm de long), le frivole 'Cou Cou' de Django, une salsa pimentée, un truc sautillant style Gypsy Kings invitant Dany Brillant et Pepe Gonzales, une farandole  Bogota Tex-Mex et un fanfare swing fringant.

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Distrayant!

 

Intérim assuré par les zivereirs qui invitent le king marollien de l'accordéon, Jos Mommen.

Avanti pour un court-bouillon de scies pouvant donner la nausée ou t'envoyer vers les lieux d'aisance avec de sérieux problèmes intestinaux: Gigi l'Amoroso, Viva España, Pour un Flirt,Vee van boma, patate met saucisse, Allons les Mauves, Jules César, Annie Cordy, la danse des canards....

Bruegel est ravi, les drapeaux voltigent, tout le peuple en liesse!

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Johan Verminnen

Parfait bilingue, Brusseleir van het Joêr en 2010, citoyen d'honneur de Wemmel et  administrateur de la SABAM.

Le chansonnier ayant débuté sa  carrière il y a plus de 40  ans connaît la musique, il ne manquerait plus que cela.

Entouré d'un band haut de gamme, Patrick Steenaerts  (guitars) - Leo Caerts (keyboards) - Nils De Caster (violin, lap-steel guitar, mandolin) - Gert Meert (percussion), Johan aura fourni une prestation impeccable, mixant moments émouvants, swing, humour et meezingers repris par l'assistance.

'Vrienden van vroeger', Verminnen en pleine forme et un solo racé de Nils à la lapsteel.

Une invitation au voyage, 'Ik wil de wereld zien', puis l'histoire de sa famille 'Met zeven aan tafel', un funk Brussel Noord, décoré d'une slide du Sud.

La chanson d'amour pour sa ville, 'Brussel', Marieke, 76 printemps, verse une larme.

Swing time, 'Kom, Jeanine', à boire...

Aux accents des Andes, 'Zingen tot morgen vroeg' et un couplet en espagnol pour Hugues.

Où est Fabiola?

'  Vakantie in mijn straat', un message destiné à Sunair ou Neckermann, puis le gaillard  ' Het café der blijen harten'.

Ma fille a 26 ans, cette chanson aussi, ' Paulien'.

Elle est pas encore là, ça va pas tarder, 'Volle Maan'.

Du temps où on jouait aux cartes au bistrot du coin, 'Spelers en drinkers', même Cézanne s'en souvient!

Une ode philosophique à notre petit royaume, frêle embarcation perdue au milieu de l'océan, au final If I had a hammer.

Son schlager sentimental, 'Mooie Dagen', sera fredonné par une partie de la place qui applaudit quand il mentionne son amitié avec Toots Thielemans, qui avait accepté de jouer sur 'Een of andere dag'.

Gros remous dans la foule, tous les regards convergent vers la tribune érigée pour les personnalités, les souverains, Albert II, la reine Paola et les futurs souverains, Philippe et Mathilde, flanqués du maïeur au teint d'écrevisse et de quelques ministres, prennent place sur les banquettes pour assister à la fin du récital de Johan Verminnen.

Des milliers de drapeaux voltigent dans les airs, l'émotion est palpable.

Johan envoie 'Rue des Bouchers', tout Bruxelles l'accompagne, il termine par la romance 'Laat me nu toch niet alleen', la future reine sert la main de celui qui sera le septième roi des Belges, ta voisine  pleure à chaudes larmes!

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Exit Johan!

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Les Marolles avaient préparé, en stoemelings, un vibrant hommage à Albert et Paola, sur fond Jacques Brel, un film 059.JPGdéfile, pendant lequel moult personnage folklorique déclare son attachement à la couronne, déclenchant une succession de moments hilarants et de pleurs .

Trente minutes pour traverser la foule, le temps pris par la fanfare et  les majorettes pour parcourir 85 mètres et tendre des fleurs aux reines.

Berre et Swa, les meneurs de revue, sollicitent tous les musiciens sur la scène, Johan Verminnen et band, Sandra Kim, Udo, Plastic Bertrand, Lio, The Planes.

 C'est l'heure de l'apothéose, qui fera le tour du monde, pendant 'Ik hou van u, je t'aime tu sais' (Noordkaap) , la famille royale tangue comme l'équipage d'un navire assis dans un estaminet pendant une escale, et fredonne la ritournelle.

Geef me een kus...clame Sandra Kim, Paola embrasse  le roi.

Des milliers de ballons sont lâchés dans les cieux, la Belgique communie avec ses monarques!

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Petit temps mort avant le tour de chant de Lio.

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Pas de musiciens, des bandes et deux couples de danseurs semblant sortir d'un show de Patrick Sébastien!

Cinq titres.

 Servi chaud,  'Banana Split' , euphorie à tes côtés.

' Je ne suis pas encore prête' enregistré, plus récemment, avec l'équipe de Freaksville - ' Les brunes ne comptent pas pour des prunes' que Wanda Maria Ribeiro Furtado a sorti en 1986- le formidable 'Amoureux Solitaires' empruntés aux Stinky Toys et le vindicatif  'Fallait pas commencer'.

 T'es un connard avec un grand C  méritait le Prix Goncourt!

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C'était bref et sucré, tout le monde ( presque tout le monde) il est heureux.

Merci la Belgiiiique, vous êtes formidables, exit Lio, son petit short et ses 51 ans!

La famille royale suit la même voie, demain la journée sera rude.

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Il est 22h30', fait soif, vraiment soif... Atteindre une buvette relève de l'impossible, faut quitter la Place du Jeu de Balle.

Vite dit, 35' pour la traverser, un blocus policier rue des Capucins, pas moyen de canaliser la foule, cafouillage jusqu'à la rue des Alexiens.

Ouf, un zinc ouvert, une Jupiler svp!

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19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 11:43

Avant-dernière soirée du  Gent Jazz, une affiche éclectique, du soleil, un public de tous âges et de tous horizons.. concerts debout tonight, mieux vaut arriver avant la grande affluence attendue pour Jamie Cullum!

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Valerie June

015.JPGTu avais manqué son concert aux Nuits Bota, une bienvenue séance de rattrapage, donc!

La jeune trentenaire ( elle paraît 21 ans),  Valerie June Hockett ( Jackson, Tennessee) est  qualifiée de New Blues Queen après seulement un album officiel ( succédant à trois self-released cd's) à son actif.

Invitée par Jools Holland sa' organic moonshine roots music' avait frappé les esprits, les attentes étaient donc grandes!

Le festival annonce le line up qui suit:  Peter Ibbetson (drum), Jon Harvey (bass), Jacob Quistgaard (guitar), Emine Pirhasan (backing vocals), Rory Simmons (trumpet), ces musiciens doués seront sous-employés, Valerie occupera la plupart du temps la scène seule avec ses guitares , banjos , dreadlocks impressionnants, grosses lunettes et  sac à main d'un rouge vif!

Valerie, Emine et Jacob entament le set, 'Raindance' !

Ce qui frappe d'emblée c'est la voix particulière, enfantine, nasale, pointue, quelques audacieux affirment,  it percolates somewhere between Dolly Parton and Billie Holiday, faut les enfermer!

Exit la choriste et la guitare, le drummer apparaît, Valerie à la slide, un gospel au goût murder song, 'Shotgun',..if I can't 020-copie-1.JPGhave you, nobody can... je te flingue.

Parenthèse, la petite a déjà convolé quelque fois, le Ici Paris, version Tennessee, parle de cinq mariages.

Solo, une guitare + footbass, une plage sonnant comme les girl groups époque Phil Spector, puis un Delta Blues, signé par le maître, Robert Johnson, un bain rafraîchissant dans les eaux troubles du Mississippi, anno 1930.

Le standard 'Rollin' and tumblin' ' au banjo avant de saisir sa flamboyante red electric guitar pour balancer un blues rageur, pas étonnant que l'album ait été  produit par Dan Auerbach des Black Keys!

This one is about a man called Charlie et une nana faisant les meilleurs apple pies du côté du Mississippi,  au picking précieux succède une slide fiévreuse, la plage virant boogie crasseux.

Au banjolele, le  ' Bring it on home' de Sam Cooke annonce la fin des 25' solo.

 Le band au complet, pour une série de rhythm'n blues tracks suintant, dont 'Heart on a string'  ornée d'une trompette aux accents Stax.

Elle  récupère son minuscule banjo et y va de quelques confidences, I love this town, old buildings, old paintings, I also love old men ( sic).. avant d'entamer l'intime 'Somebody to love'.

Solide solo de Jacob.

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Un hit, l'agressif 'Workin woman blues' puis ' Tennessee time' au country twang caractéristique.

Elle garde la choriste pour une ballade dark folk proche d'Alela Diane.

 Au fond du chapiteau une partie du public a décroché et jacasse péniblement, il est vrai que le gig est décousu. 

Imperturbable et sans sourciller, Miss June poursuit son trip, un soul pop aux relents fifties, le superbe  titletack , ' Pushin' against the stone', puis présentation de l'équipage avant le méchant 'You can't be told', qui clôt le concert.

 

Bis

Soultime avec 'Can't keep my heart from you baby' et un fuzzy rock, ' Shakedown'.

Elle ramasse son petit sac pour nous quitter en souriant!

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José James

Un style complètement différent, une voix soul au service d'un hip hop/jazz de haut vol.

044.JPGUn band exceptionnel pour accompagner la voix sucrée et son acoustique: Takuya Kuroda (trumpet), Kris Bowers (keyboard), Solomon Dorsey (bass) et Richard Spaven (drum).

José James vient de sortir un quatrième album ( chez Blue Note) 'No Beginning No End’ et Gent Jazz se souvient encore de sa récente prestation avec Jef Neve.

James, the son of a Panamanian jazz saxophonist and an Irish-American mother , transpire la classe et la séduction par tous ses pores, les comparaisons avec Marvin Gaye ou D’Angelo et feu Gil Scott-Heron ne sont pas usurpées.

Une courte intro , basse et trompette déjà en évidence, annoncent l'arrivée du dandy, qui d'emblée présente ses comparses.

'  It’s All Over Your Body' un light-funk élégant qui groove sensuellement ouvre le bal, le solo lumineux de Takuya 045-copie-1.JPGdéclenche un tonnerre d'applaudissements.

Le cocktail est idéal par ces températures estivales, il ne manquait que le Martini et les olives.

Sur l'album, 'Sword + Gun' peut compter sur les vocaux d'Hindi Zahra, ici c'est Richard qui tient la vedette, un drumming classe pendant cette plage à l'intro arabo-andalouse.

Une nouvelle digression à la trompette catapulte le public sur un petit nuage de bonheur, tout Gand accompagnera le groupe en battant des mains pour le final flamenco.

Une basse Sly Stone, des claviers omniprésents, une mélodie R & B rappelant l'élégant Boz Scaggs, 'Trouble'.

Le morceau marathon du récital, ' Ain't no sunshine'  associé à ' Grandma's hands',une voix veloutée qui t'enveloppe collée  sur un groove vicieux, Gent jubile!

 

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Ils enchaînent sur la ballade ' Come to my door', it’s tender enough to slice with a butter knife, signale judicieusement le chroniqueur de Soul Tracks.

Dédié à Ray Charles et à Aretha Franklin, 'Do you feel', permettant au royal  Solomon de pousser la chansonnette à son tour, après que chacun des artistes ait eu droit à un laïus brillant.

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Ovation immense après 55' de concert, tout le monde se doute qu'ils reviendront!

1963, Sam Cooke, 'A change is gonna come', version neo soul/hip hop/jazz impeccable et enfin une version sulfureuse et corsée de ' Park Bench People' de Freestyle Fellowship, près de 12' de dérapages jazzy/ freestyle incroyables.

Un concert immense!

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Jamie Cullum

128.JPGPas moyen d'imaginer contraste plus frappant entre la prestation empreinte de classe et de raffinement de José James et le show bouillonnant, mais tape-à-l'oeil, du citoyen de Rochford, Essex!

Etre musicien dans le band de Jamie Cullum est loin d'être une tâche aisée, la pile électrique improvise constamment, fait le pitre, démarre un morceau, part dans une autre direction, bondit et rebondit, drague lourdement la gent féminine, qui l'adore, attaque le public comme un hussard de Napoléon 1er , cabotine et délire joyeusement.

Pour qui aime les extravagances et un numéro musclé, Jamie Cullum est le top, les puristes, eux,  se montreront  agacés.

Line up: Jamie Cullum ( vocals, piano), Chris Hill (bass), Tom Richards (sax,  keyboard), Rory Simmons (trumpet, guitar) et Brad Webb (drum). 

2013, un nouveau cd dans les bacs, 'Momentum', il nous en jouera quelques titres, dont le swing 'The same things' qui sert d'ouverture.

Les retardataires vidant leur Duvel auront raté le premier numéro du clown d'un mètre 64, cinq sauts de kangourou, un piano électrique secoué comme un prunier gorgé de fruits, tout en chantant ...it's just the same things..il se débarrasse de son veston et de sa chemise qu'il flanque sur le plancher,les photographes ont du boulot!

Il maltraite le Maene pour entamer 'Get your way', grimpe dessus, essaye un saut périlleux, essoufflé, il laisse Tom balancer un sax solo pas con, pour reprendre ses exercices acrobatiques faisant trembler tout le plancher de la tente. 

Un jazzy pop à la Billy Joel, 'I'm all over it', les mamies exultent.

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 Le jeune trentenaire part en crooning, le standard 'Just one of those things' (Cole Porter), rapidement un changement de cap, swing time, baby, petits soli de sax et trompette, une plage jouée en souplesse avant un numéro de steeple-chase au piano.

Chouette version!

' Everything You Didn’t Do’, du piano rock pour stade  permettant au véritable show beast d'en rajouter une grosse couche.

161.JPGSéance vétérinaire aidant le piano à accoucher, je triture ses entrailles, le tapote, merde, cette Rollex me gêne, à  la  poubelle, un brin de beatboxing, de grosses baffes sur les touches, le responsable de chez Maene s'arrache les cheveux, les assureurs tremblent, le gamin décide d'un passage classique, ouf, l'instrument vit encore, l'exercice prend des coloris funk épais, les instrumentistes se demandent où il veut en venir, il improvise à satiété, tes voisins hurlent, l'anarchie totale..( dans le medley on a e. a. entendu: 'Frontin', 'Suit and Tie' et  'Get Your Way'...).

'Love for sale' ( Cole Porter), reçoit un traitement encore plus chaotique, démarrage drum'n bass, variantes cool jazz, funk, swing, rap..c'est comme pour les frites, tu choisis la sauce!

Maroon 5, la romance  'Pure Imagination', presque sobre.

Confidences, I'm a real stud, so this song is not about me, mais à propos d'un garçon que les filles ignoraient à l'école , il invite Jacob, Emine et Jon du Valerie June band pour envoyer 'When I get famous', le solo de Jacob impressionne.

'Don't stop the music' ( Rihanna) et son final Michael Jackson sera suivi de 'Twentysomething', pendant lequel le band se place sur une ligne, enfin, il leur laisse de l'espace... il se dirige vers le cameraman, lui pique son jouet pour filmer les copains, hilarité générale.

La dernière, l'hommage aux grands, 'Mixtape'.

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Immense ovation, il est minuit passé mais pas un Gantois ne songe à quitter le Bijloke.

Retour de la troupe pour 'The wind cries Mary', avec une nouvelle fois une intervention magistrale de Jacob Quistgaard.

Cerise sur le gâteau, solo, joué en retenue, le 'High and dry' de Radiohead!

 

Jamie Cullum, il faut l'avoir vu une fois dans sa vie, maintenant si t'aimes De Funès, tu peux y retourner à volonté!

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18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 20:43

Conseil pour te rendre rue des Ursulines, évite la gare du Midi, la foire bat son plein!

C'est dans un local prêté par Recyclart que la  Coiffure Liliane a trouvé refuge ( le deal prend fin au terme des vacances scolaires), après la fermeture pour travaux du Centre Bruegel.

Tous les jeudis: free gigs, un chapeau circule!

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Ce jeudi 18 juillet:   A special "birthday" project with different songs, concocté par le bluesman Fernant Zeste, il a invité les charmantes et talentueuses Sarah Leuridan  et Antje Cochuyt!

20:15', ambiance baba cool sur le trottoir jouxtant le réduit servant de salle de concert, un petit pétard, bières artisanales bues au goulot, bohemian fringues, no stress, mec!

21h, quinze pas énervés en rue, à l'intérieur, des instruments traînant sur le carrelage, un bar déserté!

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21h30' Sarah Leuridan

022-copie-1.JPGBacking vocals et/ou musicienne pour Joke Derre, le singer/songwriter S.A Barstow et Fernant ( met T) Zeste ( sans citron).

Elle se lance solo, elle a raison, elle est douée, une voix épatante, un jeu correct, une présence scénique émouvante... si Cloé ( du Trèfle) dit que c'est bien, tu peux la croire!.

Au piano, K T Tunstall, la waltzy ballad 'Through the dark', les badauds décident de venir écouter cette voix engageante, délicate mais posée, un mix Melanie, Janis Ian, et K T, dont elle a emprunté l'air.

J'ai découvert 'The Water' de Johnny Flynn sur Youtube ( il existe plusieurs clips en duo avec la brillante Laura Marling).  

Du folk prenant des couleurs Tori Amos, sans les excès de la rouquine ( by the way, la chevelure de Sarah est de la même teinte).

' Gold', de sa plume... quand t'as l'impression de petit à petit perdre quelqu'un!

Un nouveau piano folk/pop d'excellente facture.

Fred Cerise: t'as vu qui déboule?

La poisse intégrale, on n'est pas dans la merde, RickyBilly, le roi des conteurs de sornettes, le raseur numéro un des deux côtés de la Senne, c'est mal barré!

Sarah a ramassé une guitare et envoie le convaincant  'Take it or leave it'.

 RickyBilly, on préfère to leave him!

J'ai découvert Melody Gardot lors de Gent Jazz, voici son ' Your heart is black as night', Antje aux secondes voix. 017.JPG 

Bluesy cabaret jazz,  décoré d'un sifflement nostalgique pour remplacer la trompette dans la version de la diva de  Philadelphia.

Le sec 'Little mistakes'.

 RickyBilly est à classer dans la catégorie 'fatal mistake', la brave dame assise à un mètre de lui, fatiguée par son soliloque abscons décide d'aller prendre l'air, elle te laisse seul avec le monstre.

Dernier titre, ' Buzzin Fly' de Tim Buckley.

1969 was a very good year, pas rien que pour les mouches!

Récital apprécié à sa juste valeur!

 

Où tu vas Ricky?

Buiten, ils passent avec une casquette!

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Fernant Zeste

015-copie-1.JPGJonathan Scheerlinck grandit à Welle, un trou à dénicher du côté d'Alost, il émigre à Gent et devient Fernant Zeste.

Deux traces discographiques à ce jour, sans compter le quasi bootleg 'Live on RTBF Classic 21' enregistré lors d'un blues café : "Fernant Zeste Live at de Loge" et "Polaroïd".

Ce dernier étant gratifié de critiques élogieuses par toute la presse roots du Nord du pays: Hugo Vogel, un passereau écrivant pour ALT.Country:... Deze plaat kruipt onder m’n huid en maakt dat ik eindeloze rondritten door de Vlaamse Ardennen wil maken...

Ce soir Fernant/Jonathan choisit de s'éloigner de la piste blues pour emprunter des sentiers roots/americana.

Il débute par une cover d'un autre grand singer/songwriter de chez nous, le trop peu connu Kris Dane, 'True Desire'.

Dane et Zeste sont de fervents admirateurs de Dylan, cela ne fait pas l'ombre d'un doute.

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' Snowblind' se trouve sur 'Polaroïds', un alt.country/blues mélancolique, que tu peux classer sur l'étagère à côté de Mumford & Sons, si l'envie te prend.

Superbes backings des filles.

Nick Cave ' We no who U R' , tu trembles, te dit RickyBilly.

Ouais ça caille, ici, 36°!

045.JPGNouvelle plage baignant dans l'univers du grand Bob, 'The Boat', une valse lente que ne renierait pas un certain Roland Van Campenhout.

Tu montes, je roule?

Avec PJ Harvey, le voyage risque d'être chahuté: ghosts, Bibles on the seat, a white gown..

Du blues hanté, 'Driving'.

'Things Ain't Like They Used to Be' , The Black Keys, le microKorg de Sarah en contrepoint du chant grave du barbu de Welle.

Un titre sensuel et obsédant.

Ce trio est tout simplement irréprochable, un second Black Keys, 'Lies', aux remous surf,  confirme le bien-fondé du jugement. 

Fernant poursuit avec une plage addictive où il est question de Fannie May, ni celle de Levon Helm, ni le bar chanté par Sonny Boy Williamson, il faudra qu'il nous éclaire pour le titre.

Antje en vedette, un ukulele, a song I learnt from my grandmother, about losing someone.

Un titre nostalgique et sensible.

 Encore un singer-songwriter noir/jaune/rouge, disciple de Dylan, Bruno Deneckere et son 'Night Train' qui te rappelle Lee Clayton.

Et pour finir, sans surprise, Bob Dylan, 'Someday, Baby'.

 

 

Fernant Zeste, un must pour qui apprécie la roots music de qualité!

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18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 17:15

Le lunch culturel au  TAG, co-organisé par les Soirées Cerises, propose  Mamagali, la chanteuse de l'indie folk band bruxellois Newtown, solo!

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Magali Roba ( chant, guitare, violon) finalement ne se produira pas seule, elle sera accompagnée, pour la moitié du set, par une de ses soeurs, Mélodie ( chant, harpe)

La petite galerie est passablement peuplée vers midi trente, heure du début du concert, parents, amis, marmaille occupent les sièges installés face à la vitrine où doivent se produire les siblings Roba, non pas Boule et Bill, Magali et Mélodie!

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Mamagali à l'acoustique, un premier folk de mouture classique, écrit par le groupe Newtown, ' A strange feeling of loneliness'.

Bonne voix claire, un rendu efficace.

007.JPGTracy Chapman sur le self-titled debut,  ' Mountains o' things ', rien à redire, moins connu que 'Fast Cars' ou 'Talkin' about a revolution' mais sûrement pas moins clairvoyant...I'll be working for somebody else until I'm in my grave. I'll be dreaming of a life of ease. And mountains, oh mountains o' things...

Les Roba sont tous fans de James Taylor, il y a pire, voici le mélancolique ' Millworker' , une vie de travailleur sans avenir, sans joie, sans rêves...(it's still) me and my machine

For the rest of the morning

And the rest of the afternoon

(and on and on and on...) for the rest of my life...

Pour information, Francis Cabrel l'a adaptée (' La Fabrique') et l'a chantée en duo avec James!

Un choix de chansons de premier ordre, Joni Mitchell, l'intimiste,  'A case of you'.

Quelques accords mis en boucle, une mélodie fredonnée, elle entame un nouvel acoustic folk, léger comme une brise marine au petit matin, les flots frémissent mollement, l'azur est exempt de tout nimbus, stratus, cumulus et autres bandes nuageuses, un climat propice à la rêverie...d'ailleurs la plage débute par I'm dreaming...

Mesdames, messieurs, ma soeur, Mélodie.

Elle a choisi James Taylor, 'Shower the people', deux voix, une version dénudée et élégante!

' Les gitans', une ode poétique aux gens du voyage.

Ce superbe titre, aux relents post mai 1968, aussi fort que les meilleurs Maxime Le Forestier a été composé par papa, 050-copie-2.JPGCristan Roba!

Clap, clap, clap...fait Clelia!

Harpe et violon, un folk lumineux  aux couleurs Rive Gauche, ' L'éclat de Lune'.

Les sisters impressionnent et séduisent.

On ose ' La suite irlandaise' d'Alan Stivell?

Osez, osez, Joséphine, euh, Magali et Mélodie!

Brillant!

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La dernière, ' Parachute'.

De qui s'inquiète Annabelle?

Guster.

Qui?

Guster, an American alternative rock band du Massachusetts.

Un chouette americana/folk rock concluant un concert attachant!

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18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 13:34

Ce matin Fons Sijmons s'est éteint au Jan Palfijn ziekenhuis de Gand où il était soigné pour un cancer des poumons, il souffrait également du syndrome de Korsakov, le bassiste des Scabs avait 58 ans!

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Avant de remplacer  Berre Bergen, qui rejoint les Kreuners, comme bassiste d'un des meilleurs groupes rock de notre  petit pays, The Scabs, Fons avait joué avec Once More ( avec Dirk Blanchart), Plastic Dreamband, O. T. T. ( avec Bert Decorte, des Misters) ou  K13 ( avec Patrick Riguelle).

On entendra pour la première fois sa basse sur un des albums phare des Scabs,  'Royalty in Exile', et puis sur tous ceux qui suivirent jusqu'en 1996, année du split.

Depuis les Scabs se sont reformés avec succès, ils n'ont jamais autant tourné!

Fons nous laisse en cadeau, sa fille Naomi, qui brille avec son projet Reena Riot!

 

 

Les funérailles auront lieu le  24 juillet, 13.00, au crematorium de Lochristi! 

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18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 00:02

L'épouse de Luis Russell, bandleader de l'orchestre de Louis Armstrong, et mère de la chanteuse Catherine Russell, Carline Ray est décédée jeudi à New-York,.

No cause of death was given, elle avait 88 ans!

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Dans les années 40, Carline joue dans un des premiers all-female big band, les  International Sweethearts of Rhythm.

Un critique de l'époque note après un show à Chicago,  "One of the hottest stage shows that ever raised the roof of the theater!"

Carline tenait la contrebasse, elle maniera également  la guitare ou le piano et entamera une carrière de chanteuse.

Elle jouera pour Mercer Ellington,  Mary Lou Williams ou Ruth Brown.

Il faudra attendre 2013 pour que sorte son premier effort solo:  'Carline Ray - Vocal Sides'.

Hier, un avis illustrait sa page Facebook:  

The great Carline Ray passed away yesterday morning. Thank you for your condolences and expressions of love and affection. We'll continue to update you and honor her legacy from this page.
Cat Team


Carline Ray Russell April 21, 1925 - July 18, 2013

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17 juillet 2013 3 17 /07 /juillet /2013 21:23

 

 

Photo-reportage signé Fabienne Cresens

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En été, tous les photographes de concerts plongent dans des marées humaines de festivaliers, sous la canicule ou dans la boue...

En ce mois de juillet à Bruxelles (enfin vivable par la désertion de la moitié de  ses habitants), je  préfère les concerts plus intimistes.

Rendez-vous donc à l'Archiduc, lieu mythique art déco (1937) du centre de la capitale belge pour un concert en deux parties… avec des musiciens de qualité, aux parcours variés.

Georgio Valentino, Luc van Lieshout,  Blaine L.Reininger, le groupe Tuxedo Moon en est leur dénominateur commun.

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Pour la première  partie, Georgio Valentino rend hommage à un chanteur crooner italien Piero Ciampi (disparu il y a 33 ans) avec la collaboration d'un pianiste et du trompettiste hollandais Luc van Lieshout

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Pour la deuxième partie, Georgio Valentino et Blaine Reininger avec son violon, accompagnés par un batteur masqué et une bassiste toute en blondeur, vont unir leur talent pour nous faire trémousser dans nos confortables fauteuils en velours sur des compositions de Tuxedo Moon.

Mes photos ont des nuances plus éloquentes que mes mots… plongez-y plutôt ...

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Fabienne Cresens

 

Lien vers l'album!

 

et vers le site: www.picturelle.be

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17 juillet 2013 3 17 /07 /juillet /2013 21:19

Le billet de JPROCK :
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Les amateurs de blues s'étaient donnés rendez-vous ce mercredi soir à Vilvorde pour applaudir Tiny Legs Tim dans le cadre des "Far West Concerten" , programmés chaque semaine durant les mois de juillet et aout.

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 Tiny Legs Tim c'est Tim De Graeve accompagné pour la circonstance par Tony Ghyselink à la batterie, Mario Vermandel à la contrebasse et, en special guest, Gait Klein Kromhof à l'harmonica.
Avec son deuxième album "TLT" sorti il y a quelques mois dans les bacs, Tim De Graeve se taille une réputation de plus en plus solide auprès des aficionados du genre.

1002466_412745102175427_551636021_n.jpg Armé de sa vieille guitare Marpa de fabrication belge, qui appartenait jadis à son grand-père, Tim se pose en jeune shaman évoquant les esprits des grands du blues comme "Robert Johnson", "Leadbelly" ou "Bukka White". Sa voix chargée d'émotions, de douleur, d'espoir, et du poids des épreuves traversées ( Tim a vaincu la maladie contre laquelle il s'est battu durant six longues années), nous transporte avec magie là où le blues est né. 

Alternant classiques et compos personnelles très réussies comme "Can't win them all", "Can't let go", "Standin on the Sideline", " When I Fall" ou l'excellent "Backbone Blues", l'homme et son band ravissent l'assistance présente ce soir tout au long de deux sets "roots" et énergiques, convaincant de bout en bout.
Depuis quelques années déjà, Tim balade son blues et son talent à 942708_412745368842067_1762211457_n.jpgtravers l'Europe où il a pu entre autres jouer en première partie de pointures du rock et du blues comme Pete Doherty, Ian Siegal ou John Mayall. Du très beau monde assurément!
Il y a bien longtemps que la Belgique n'avait plus enfanté un tel talent imprégné d'une culture blues parfaitement maîtrisée et sincère. Même Roland Van Campenhout est fan !
Alors si vous aimez le blues, le vrai, celui qui vous remue les tripes et vous fait taper du pied, vous savez ce qu'il vous reste à faire lorsque "Tiny Legs Tim" se produira en concert près de chez vous.
Et en attendant jetez vous sur ses deux albums, c'est du tout bon !

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Infos et dates de concerts sur : http://www.tinylegstim.com/home

Texte et photos: JPROCK.

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