Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog des critiques de concerts
  • Le blog des critiques de concerts
  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
  • Contact

Les prochaines...

Recherche

30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 12:28

Un tout nouveau et tout vert festival country à quelques kilomètres de Saint-Trond, dans le cadre enchanteur du Château de la Motte, un manoir du 19è siècle, désormais transformé en brasserie/ bed &breakfast.

Le point noir, la distance depuis ton taudis, Google te renseignait, faut compter 67 minutes de trajet, il t'aura fallu 101' 45" pour dénicher la gentilhommière.

 Résultat des courses, tu pénètres dans l'enceinte du festival pour apprendre que le premier groupe s'ébroue déjà depuis plus de 20' sur le magnifique podium.

Sinon, rien à reprocher, organisation impeccable, timing respecté, une équipe de bénévoles sympathiques, à boire, à manger et pour te divertir, outre les groupes proposés, une armada de cowboys/cowgirls à l'accent limbourgeois prononcé, s'essayant au line-dancing.

Du monde?

Négatif, une affluence modeste malgré la qualité de l'affiche, nous souhaitons aux organisateurs plus de monde pour la journée du samedi !

010

 Blue Grass Boogiemen 

008Ils sont quatre, tous dans la sérieuse quarantaine, ils viennent des environs du Kromme Rijn, ils ironisent à longueur de set (  grapjassen te souffle Ida, 78 printemps, médaille de bronze aux line-dancers olympics en 1953), et pratiquent un hillbilly/bluegrass de bonne tenue!

 Bart van Strien ( Mandolin, Vocals), Arnold Lasseur (vocal / mandolin / fiddle) , Aart Schroevers (vocals / bass) Robert-Jan Kanis ( vocals / guitar) n'utilisent qu'un micro, ils se le partagent ou s'en servent à tour de rôle, ils jouent ( bien)  les grands classiques ou des compos personnelles dans la lignée de ceux-ci.

Au moment où tu t'approches de la scène, les brillantinés achèvent un bluegrass bien enlevé pour ensuite proposer un Buck Owens, 'Down to the river', rendu à la perfection.

Ces gars ont du métier à revendre, tu le sens, c'est pas pour rien qu'ils ont été invités à accompagner

Chris Hillman au Blue Highways'-festival en 2011.

Fiddling time pour un traditionnel écrit avant le déluge, Lasseur, le plus bavard, prétend que la rengaine, du Pogues avant la lettre,  comporte 9876 couplets, il en connaît quatre.

Exercice terminé, on attaque Ray Price, le honky tonk tune 'I'll be there', puis une berceuse du King of bluegrass, Jimmy Martin à interpréter en mode larghissimo ( very, very, very slow!).

Une valse, grand-mère?

  'Down in the Willow Garden', euh, it is a murder waltz, également au répertoire de Charlie Monroe, frangin de l'autre, Art Garfunkel ou les fabuleux Everly Brothers.

Ils ont déniché un vieux  Wayne Raney, ' Lost John Boogie', un country soutenu par un harmonica fringant.

D'autres stars du genre,  The Louvin Brothers, 'Are you missing me'.

Next one is called '  Whitehouse Blues', deux ou trois accords, ils arrêtent net de jouer pour chacun vider une bouteille de houblon frais, 36 secondes plus tard la machine reprend la route, plus nerveuse que jamais.

Oui, Ida, grapjassen!

Sur la piste, elles sont trois à entamer une séance de line-dancing artisanale.

'Fox on the run' et un dernier bluegrass on the railroad track, avec numéro de yodeling, achèvent ce set rafraîchissant et divertissant.

007

Bis

'Shenandoah Breakdown', c'est pas le banjo duel de Deliverance, mais ça y ressemble - un Johnny  Cash, 'I Still Miss Someone' et le classique  ' Roll In My Sweet Baby's Arms'.

 

018

Leve Holland en de bluegrass!

030

A Boy Named Johnny

A Johnny Cash tribute band uit Aalst!

Pas un man in black mais four men in black.

Un minet saisit le micro... hello, I'm Johnny Cash.

Ida, toujours elle, and I'm Rita Hayworth..

Identité probable des zouaves:  Vlammeste Lammes- Dimitri Van Cauwenberge- Pieter Vanassche et Koen Cardon, aucun Johnny, aucun(e) Sue!

Répertoire: les titres les plus connus du outlaw de Nashville en commençant par l'inévitable ' Folsolm prison blues'.

Les musiciens font leur job consciencieusement, Koen joue à la star, un syndrome Clouseau sans doute.

Le formidable 'Cocaine blues' précède 'Big River', que Johnny a écrit en pensant à la Dendre.( sic)

Les indémodables se succèdent: 'Get rhythm' - 'I got stripes', beau costume - 'Cry, cry, cry' .

024

038

Ladies and gents, this is my wife, June Carter, et, un sosie de June, la douée Reina Rasti, rapplique pour un duo orageux, 'Jackson, puis le sentimental 'Time's a wastin'...au revoir, mon chou!

'Walk the line' pour les danseurs, le band fait mine d'entamer la suivante, quand soudain Koen/Johnny, dont la vessie ne supporte pas les six pintjes avalées, décide de s'éclipser pour aller mouiller un marronnier.

Johnny pleure '  So Doggone Lonesome', June revient 'Ring of Fire', elle est vraiment bien, cette petite.

Bob Dylan repris par Cash, 'It ain't me baby' et pour finir un excellent 'Ghost riders in the sky'.

 Yippee-ya-oh,yippee-ya-je...

Distrayant, mais anecdotique!

020

L'organisation les repousse sur scène: 'Home of the blues', la réponse country au 'Heartbreak Hotel' d'Elvis - la redemption song 'Cindy' - avec Reina, une orageuse scène de ménage ' Long Legged Guitar Pickin' Man ' et puis on recommence tout, an alternative take of  'Folsom Prison Blues' avec deux pincées de' 'That's alright, mama'.

063

The Claire Lynch Band

Female Vocalist of the Year awards and two Grammy nominations for Best Bluegrass Album (Claire)..

C'est pas de la gnognotte, cette madame!

Une petite dizaine d'albums, Claire, déjà active dans le monde bluegrass depuis 1974 ( avec son mari Larry Lynch, elle faisait les beaux jours du groupe The Front Porch String Band), est également connue comme songwriter, des titres repris par Stephanie Davis ou Kathy Mattea e.a., elle se lance dans une carrière solo dans les early nineties.

Le band, tous des virtuoses: Matt Wingate, guitariste hors-pair (Valerie Smith,  The Lovell Sisters..) -Bryan McDowell au  fiddle, mais multi-instrumentiste (  banjo, mandoline, guitare..) et Mark Schatz, l'homme à la noire casquette et à la contrebasse (Linda Ronstadt- Emmylou - Bela Fleck - Tim O'Brien...).

'How many moons' ouvrant l'album 'Dear Sister', une voix faite  pour chanter la country music, tendre comme celle d'Alison Krauss et capable de te faire pleurer comme celle de Dolly Parton, toute une palette d'émotions!

Superbe entrée en matière!

Un violon volage rehausse le vivace 'Great day in the morning'.

056

055

Elle sourit, sorry I don't speak Finnish... nous, non plus, lady.. oh, it's Flemish, sorry, avant d'attaquer 'Once the teardrops start to  fall', a country love ballad décorée de jolies et mâles harmonies, sans oublier la jazzy guitar de Matt.

" If wishes were horses, beggars would ride" dit le vieux proverbe, c'est aussi un bluegrass tune entraînant.

Gospel time, 'Face to face', avant de rendre hommage à Bill Monroe, 'My Florida sunshine', les orangers sont en fleur, les banjos batifolent, le violon grince.

060An old fiddle tune, '  Katy Hill Reel', l'agile Bryan sous les spotlights.

Retour à l'album 'Dear Sister' avec le délicat 'Doin' time'.

Un petit tour dans les Appalaches, Flanders is so flat...

' Widow's Weeds', Schatz au four-string banjo.

Sting, 'She's too good for me', chanté par Matt, Claire au banjo, une pure merveille!

Le set est des plus variés, Claire propose un swing,' Stranger Things Have Happened', puis de la cajun food, ' Thibodaux'.

Retour à la country traditionnelle avec ' Highway', suivi d'un second gospel, le biblique 'Paul and Peter walked' ( Chris Stuart).

'Dear Sister' a une histoire, cette complainte mélancolique traite de lettres, datant de la Guerre de Sécession, retrouvées par une tante de Claire.

Pureté et fluidité, la classe!

Le moment Barnum, Mark et son numéro de body percussion agrémenté de claquettes ( 'Buttermilk road') suivi de 'Stay all night' qui sonne comme certains Carolina Chocolate Drops.

Fin d'un concert fabuleux!

108

Red Sky July

120Naissance en 2009, deux filles ( blondes), Shelly Poole, daughter of Brian Poole ( Tremeloes), ex Alisha's Attic, un album solo, 'Hard Time For The Dreamer', du songwriting pour des célébrités ( Massive Attack, Janet Jackson, Westlife...),un beau pédigrée, quoi ...et l'attrayante  Charity Hair, model and singer ( The Ailerons, The Alice Band) plus un guitariste habile, le légitime de la souriante Shelly, Ally McErlaine ( Texas et guest appearance sur le 'Chatterton' de Bashung).

Un album en 2011, leur self-titled debut,  'Red Sky July', un second en gestation.

Points forts: les sublimes harmonies vocales, l'accompagnement subtil d'Ally.

Point faible: aucun!

A la slide, une acoustique pour le mannequin, un tambourin et a shaker pour Shelly, ' Marry song' ( Band of Horses).

De l'americana vulnérable.

Ambiance feu de camp avec le magnifique ' Morning Song', beau et léger comme les oeuvrettes des Webb Sisters, les copines de Cohen.

Prévu pour le prochain CD, ' Here then gone', toujours ces close harmonies célestes!

105

101

A la slide, à nouveau, 'Already Gone', a country-inflected ballad.

Another new one,' Run to the church'.

 Après l'office, un cessez-le-feu ' Ceasefire', les Byrds en jupon!

L'archétype de la lovesong, on vous emballe le radio edit de l'ensoleillé 'Loving you's easy'.

Comment ne pas tomber bêtement amoureux de ces deux nanas?

Elles sont resplendissantes!

'Renegade' will be used for the soundtrack of some US movie, cette ballade plaintive te refile la chair de poule!

'Juanita', Gram Parsons, pas étonnant ce choix, précède 'The happiest girl in the whole USA' ,démarrant a capella pour virer Nashville country made in the UK.

Folks, we need your help, some stomping and clapping, please... un  ' Evening Song'  agité.

La setlist mentionnait encore '9 to 5' de Dolly Parton, dommage on n'a pas entendu ce tube immense, mais  Red Sky July aura laissé une excellente impression à la centaine de festivaliers collés au podium.

112

Il est 23h, une longue et solitaire route t'attend, tu ne verras pas le nouveau projet  de Piet Pessemiers, ' Mad about Mountains'!

 

Bye, bye, Sint-Truiden!

Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 12:47

Larry Karush: compositeur, pianiste, maître es improvisation (music with roots in jazz, 20th and 21st century western classical music, African percussion, and the classical music of North India... dixit World Music Central) s'est éteint ce 27 août.

Il combattait un cancer depuis plusieurs années, malgré un léger mieux début 2013, la maladie s'était à nouveau manifestée il y a quelques semaines.

1185.gif

Durant sa carrière, Larry a travaillé avec des jazzmen de renom tels  John Abercrombie, Jane Ira Bloom ou  Jay Clayton, il a également collaboré avec des musiciens de classique contemporain, Steve Reich, notamment, dans le rayon world music, on peut citer les noms de Francisco Aguabella, Glen Velez ou Kanai Dutta.

L'album  'Art of the Improviser' ( Naxos) est considéré comme un must par les amateurs de musique improvisée.

Le musicien avait 67 ans!

 

( Glen Moore- Glen Velez- Larry Karush)

Repost 0
Published by Michel - dans Bad News
commenter cet article
29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 08:15

Nouvelle escale dans le Warandepark/Parc Royal pour une nuit féérique, au menu: Damien Jurado!

 

En dernière minute, Jessica Pratt déclare forfait, l'AB la remplace par un nouveau projet de Chantal Acda, Nu nog even niet!

Tu te pointes vers 21h 10' sous les lampions, le kiosque est occupé par la Néerlandaise et deux gars qui, depuis 25', mettent en musique des poèmes de Lotte Dodion.

Agréable à écouter, nog even wachten et  Damien Jurado prendra place sur le podium!

025-copie-2.JPG

Damien Jurado

L'an dernier au Trix à Antwerpen et vu en 2005 à l'AB.

L'indie singer/songwriter de Seattle  a déjà couvert un beau parcours depuis ses débuts dans les mid-nineties, une discographie d'une douzaine d'albums, le dernier 'Maraqopa' datant de février 2012, des concerts à la pelle et des comparaisons prestigieuses, Bill Callahan, le regretté Jason Molina ou Will Oldham.

Il vient d'entamer a mini European tour, hier à Nijmegen, le 31 au Bush Hall de Londres et puis l'Espagne et le Portugal, avant de regagner la mère patrie!

016.JPG

005-copie-2.JPG

Sans un mot, il prend place sur un siège, ramasse sa Jasmine guitar et attaque "Museum of Flight" , une jolie, tendre et mélancolique  reminding you about my love Love Song, chantée d'un timbre fatigué.

'Sheets' se trouve sur ' Caught in the Trees', 2008, un picking subtil pour cet indie folk apaisé!

Un nouvel album est en préparation, le troisième morceau, plus sec, en fera probablement partie.

007-copie-2.JPGDamien, c'est pas le genre Poelvoorde, t'attends pas à des grimaces ou à du cabotinage, le style Jésuite lui convient mieux, il entame un titre hanté aux connotations bibliques se rapprochant des cauchemars de David Eugene Edwards.

Reverb sur la voix pour créer un climat flou, des intonations Neil Young, encore une plage sombre, à la limite dépressive, s'incrustant insidieusement dans ton cerveau, another new song....looking for a shelter in Moscow... et puis' Working Titles', a slow-plucked composition aux lyrics amers et lucides.

'Cloudy Shoes' présente de touchants aspects de vulnérabilité ou d'humilité, qualificatifs qui conviennent parfaitement à cet artiste pudique et authentique.

Cinquième pièce non retrouvée sur un album existant, des accents folk psychédélique et toujours les similitudes vocales avec un jeune Neil Young.

Simplicité, sincérité, force de persuasion, ce mec, sans utiliser de quelconques artifices, captive!

Le titletrack du dernier CD, le profond et prophétique 'Maraqopa' précède le  doux ' Rachel and Cali'  offrant quelques analogies avec certains James Taylor.

 ' Arkansas' sera sombre et hanté et la dernière, le long et poignant lament 'The ghosts of David', le fantôme de Jim Morrison serait plus exact, s'avèrera être le titre  la plus  Doorsesque d'un set impeccable.

Un bref au revoir, Jurado se tire!

010-copie-2.JPG

Le parc réclame un bis.

'Let us all in', a handclapping and joyful  singalong pendant lequel une demi-givrée entame une danse païenne à la chorégraphie anarchique.

Tu viens?

Qui moi, sans façon... elle agrippe une gentille blonde, sagement assise, pour la forcer à la suivre dans son exhibition extravagante.

Morceau terminé, Jurado contaminé, grimpe sur son siège, brandit sa guitare et salue la foule!

Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 13:10

Dix ans de   Feeërieën, bientôt la communion solennelle!

Un  pseudo-poète écrivaille:  août voit s'épanouir, sous les feuillages du parc royal, une poignée de musiciens pointus!

Pointus, mon cul, entends-tu proférer à un mètre de toi, le mec, tendance geek carburant à la pisse de chat made by Aldi,  n'est pas le seul à avoir apprécié plus que mollement la performance de Miss Missouri , une copine de Mona Lisa.

003-copie-3.JPG

20:45, Kurt ( AB) vient présenter  Jan Swerts.

Non, Manon, pas un coureur cycliste, le lieutenant d'Eddy le cannibale c'était Roger Swerts!

026-copie-4.JPGLe Limbourgeois dont on parle est pianiste minimaliste, viens pas me parler de nains, il a sorti deux albums ( Weg et le pertinent Anatomie van de Melancholie), l'AB l'a pris sous son aile, il est devenu artist in residence.

Ce soir, Jan ( piano, vocals) est soutenu par un ensemble symphonique, des cordes ( deux violons, une jolie demoiselle, Jennifer De Keersmaecker + Cédric Murrath, maybe  et probablement Stijn Saveniers (cello))- une contrebasse, Stoffel De Laat et des cuivres, Glenn Magerman (bugle), Jon Birdsong (bugle) et  Michel Smullenberghs  ( euphonium).

Un petit noeud, ces formidables musiciens sont sous-employés!

Une promenade de plus d'une heure dans un monde de silence, de tristesse chère à Sagan, de sensibilité romantique, de pudeur et de retenue.

Chaque composition est illustrée par un tableau de Stijn Felix, te faisant penser soit à Hopper, soit au courant Ligne Claire.

La beauté froide, à la longue, peut créer un sentiment d'ennui, aussi tu n'as pas été étonné au bout d'une trentaine de minutes de percevoir un léger brouhaha émanant du bar où se pressait une foule terre à terre.

Deux titres de l'album 'Weg' ( des noms de rue) pour débuter le récital, le premier, 'Driekruisenstraat 107'.

 Une lente intro au piano, un bruissement vocal ( en anglais)...attention fragile!

Un petit glockenspiel, un bugle et l'euphonium viennent décorer la plage de  touches discrètes. Comme pas mal d'autres, tu es séduit par cette approche Sigur Ros/tendre nocturne de Chopin.

Des cordes romanesques entament la majestueuse pièce suivante ( Singelstraat 11) , un chant Robert Wyatt vient se 019-copie-2.JPGgreffer sur ce fond lyrique et une nouvelle fois, en fermant les paupières, tu te laisses caresser par cette berceuse indolente.

' Een Verlangen Naar Ontroostbaarheid', inspiré par la philosophe Patricia De Martelaere, décédée en 2009.

Même sophistication, mêmes impressions de chatoiement d’harmonies lumineuses ( merci à la biographie de Debussy)... c'est beau susurre Dorothée à l'oreille de son compagnon!

L'austère 'Zo bleek zal ik zijn', inspiré par le poète Jotie T'Hooft, baigne dans un climat néoromantique morbide, il sera suivi par deux titres dédiés à sa grande influence, Wim Mertens, 'Voor de deugd' et 'Na de deugd'.

Désolé pour mon manque d'inspiration, d'habitude pour compenser la  mélancolie de mes oeuvres, je raconte quelques salades humoristiques, aujourd'hui la muse Euterpe m'a fait faux bond.

 

025-copie-1.JPG

Le personnage que vous voyez sur l'écran est Stef Bos, 'De doden die nog levend zijn' est pour lui.

La composition la plus allègre du set!

J'imagine que tous ces applaudissements indiquent que vous voulez un bis, le voici: un nouvel extrait de son premier album, 'Alkenstraat 9'

Slaap wel, Jan!

046-copie-1.JPG

Julianna Barwick

'Nerpenthe', un troisième full CD vient de sortir... 7/10 pour le NME -  Pitchfork, 8,5/10 - Popmatters, 8/10 -Blurt Magazine, 4 étoiles!

Tous les pédagogues avertis encensent, les attentes étaient grandes, amère fut la désillusion!

Julianna is fake!

 

037.JPG

On te parle d'avant-garde, de trippy experience, d'ambient à rapprocher de Steve Reich et de Brian Eno.

 On nous a servi de la mouise que même Carrefour refuse d' utiliser pour te vendre du Kitekat!

La substance montrait un degré de fadeur pire que le taux de cholestérol de De Wever avant sa rencontre avec Rika Zaraï.

Tu veux des qualificatifs: creux, vain, prétentieux, distant, inconsistant, fastidieux, insipide...tu m'aides, Gontrand?

Chiant!

Merci, Gontrand!

041.JPGPlage 1: des vocalises lugubres, repeated layers!

Plage 2: loop station en état de fonctionnement ( merci Fred Cerise), vocalises sinistres, repeated layers.

Plage 3: je vous présente Scott et sa guitare, loop station, repeated layers, deux accords de guitare.

Plage 4: même scénario!

Plage 5: je te paye un verre, Fred?

D'accord, t'as entendu, Julianna chante?

Magnifique...

Au bar, une file énorme.

Avant d'avoir réceptionné tes gobelets, elle a confectionné deux ou trois joyeusetés aptes à dérider l'atrabilaire le plus abattu!

Barwick, on oublie, la prochaine fois on va voir une bar witch!

Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 03:47

Une nouvelle fois la nouvelle s'apprend par le social network, hier soir sur la page facebook de Caspian, les fans lisaient:

"Dear Friends,

We write to you today with heavy hearts and indescribable sadness to tell you that our bass player, Chris Friedrich, died unexpectedly Sunday afternoon. We have lost a close friend, a true brother, and a presence that can never be replaced in any of our lives. Chris epitomized the heart and soul of Caspian, and in our own ways -- both individually and collectively -- dedicate ourselves to honoring his memory. We ask for privacy. Thank you for your thoughts and prayers during this difficult time.

We will be paying tribute this Saturday (8/31) to Chris by performing at The Engine Room in Manchester, NH. This is a benefit show for a friend of Chris's who is seeking funding for a lung transplant. Chris was instrumental in putting this show together, and is the only way we know how to honor his memory at this time. You can find more information in our events section for this performance.

We love you all so very much. "

528810_10151482225595675_359620768_n.jpg

Le bassiste avait à peine 33 ans! 

C'est en 2003 que Caspian  (  Beverly, Massachusetts) voit le jour.

 Philip Jamieson (guitars, keyboards, samples), Calvin Joss (guitar, glockenspiel), Chris Friedrich (bass), et depuis 2007 -- Erin Burke-Morgan (drums) (qui remplace Joe Vickers) se lancent dans une aventure postrock et très vite peuvent assurer l'avant-programme de Mono.

 

 

Discographie: trois full cd's ( 'The Four Trees,  Tertia et Waking Season) et quelques ep's.

Repost 0
Published by Michel - dans Bad News
commenter cet article
27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 06:17

"We believe in the true resurrection of this flesh that we now possess" (Council of Lyons II: DS 854). We sow a corruptible body in the tomb, but he raises up an incorruptible body, a "spiritual body" (cf. 1 Cor 15:42-44).

Jésus de Nazareth est ressuscité d'entre les morts au troisième jour suivant son décès, il aura fallu bien plus de temps à Flesh & Fell pour quitter l'ossuaire.

m-flesh-fell_217_0.jpg

 

 Het Belgisch Pop & Rock Archief parle d'une naissance dans les mid-eighties et, malgré de minutieuses fouilles, aucun avis nécrologique n'a jamais été retrouvé mentionnant la date de la mise en bière, le cortège funèbre constitué Flesh--Fell-fleshfell.jpgde deux ou trois pleureuses, louées au Brico, n'ayant pas été filmé sur iPad, il ne reste rien de la cérémonie.

Les vétérans ayant survécu aux rages EBM, New Beat, New Wave made in Belgenland, se souviennent, la larme à l'oeil, des singles ou EP's ( Emma - The Hunger..) et d' un avant-programme prestigieux pour  The Sisters of Mercy, mais, pour tout le monde, la page était close, sauf pour Pierre Goudesone ( Goudi, Speaking T...) qui par un sombre jour de 2011 décide de régénérer Flesh & Fell.

Il embrigade de sérieux clients, Laurence Castelain, alias Laurence SonicWitch (ALK-A-LINE, The Chicks...) et le mercenaire Laurent Stelleman ( Sarah Carlier, Goudi, Lukka, Garner, Cinnamon Alley...) et, miracle, un premier album est sur le point de voir le jour, 'Flesh & Fell', sortie prévue le 13 septembre sur un label berlinois, "Out Of Line Music"!

fleshandfell.jpg

La tracklist:

 1. Hunger

2. The Devil In Me

3. Love Machine

4. Suicide Hero

5. Suspicious

6. Abracadabra E-rotica

7. Something In Between

8. The Wind

9. Tipsy

10. Tongue-Tied

11. Emma (Eighties Release)

12. Hunger (Eighties Release)

13. The Wind (Eighties Release)

 

Un trailer de 'The Devil in me'

 

'Hunger', Laurence n'a manifestement pas le même timbre, peut-être légèrement daté d'ailleurs, que l'haletante et Nina Hagen soundalike Catherine Van Houcke.

La voix est plus brutale et sexy, quant au background sonore, lui aussi il a pris de l'ampleur, le synthétique fait place à l'artillerie lourde, sans oublier les vocalises sombres semblant flotter dans un environnement  brumeux.

Salement addictif.

Un gars du Maryland, a baseball cap vissée sur un crâne rasé et le majeur orné d'un faux diamant énorme, avance hunger for more...ça vient, Lloyd, ça vient!

'The devil in me', electro grooves, chant frelaté, choeurs noirs et guitare lourde!

Pour te faire une idée, on mentionne 'In the temple of love' des Sisters of Mercy et  'Happy When It Rains' des Jesus and Mary Chain, juste pour te faire une idée!

' Love Machine' nous plonge dans un bain aux essences eighties, Miss Castelain égrenant un countdown nettement plus sensuel que celui des minets de Europe!

Dansante et hypnotique, cette love machine!

Lent, autodestructeur, noir, ' Suicide hero' emprunte une partie de son discours à David Bowie et un  sens  profond du désarroi et de lucidité à John Lennon.

'Suspicious', oublie Elvis, relis l'Ancien Testament, repens-toi!

Une sale guitare métallique sur fond electro trafiqué et la voix blanche de Laurence la rousse, ton cerveau souffre!

' Abracadabra E-rotica', Sade où es-tu, Sade, que fais-tu?

Je joue aux dames avec Gainsbourg!

'  Something In Between', un mix improbable et détonnant, The Cure croisant le fer avec les Chicks on Speed, tiens, Siouxsie, t'es là aussi?

Flesh & Fell, sans qu'il soit question d'opportunisme, de nostalgie, de vague à l'âme maladif, a repris le flambeau psychotic beats qu'il avait perdu il y a 30 ans. Le band ravive une flamme industrial new wave, vacillante après le décès de Francis John Tovey.

Une version 2013 de 'The Wind', moins Edith Piaf/ Juliette Gréco,  mais pas moins attrayante.

'The Wind' reste dans la lignée Polyphonic Size.

Pour la petite histoire Goudi et Claude Perwez ( Kloot per W) se sont souvent retrouvés à la même affiche dans les glorieuses années 80.

Le fantastique 'Tipsy' et ses lignes de basse Red Lorry Yellow Lorry/ Killing Joke,  hante la veine post-punk, il précède le dernier titre 'normal', l'oppressant ' Tongue Tied', au  drumming mécanique et vocaux scandés.

 

 

Trois bonus tracks archaïques agrémentent l'article, l'irrésistible  'Emma' de Hot Chocolate en mode Goth Rock, ' Hunger' en mode saccadé et 'The Wind', un dernier coup de vent aux senteurs synth pop!

 

 

 'Flesh & Fell', ein Debüt nach über 30 jahren... ein voller Erfolg!

Repost 0
Published by Michel - dans Albums
commenter cet article
26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 06:09

Elle dit, ai examiné ton programme de la soirée, il y a vraiment un groupe se nommant Depakine Chrono, ce sont les comprimés que le neurologue m'a prescrit pour soigner mes angoisses!

T'as des angoisses et tu vois un neurologue, t'as questionné sans attendre de réponse!

Direction le Rock Classic en empruntant ton trajet habituel, les forains et leurs manèges ont quitté le Midi, Fred Cerise et Bang Bang Booking se sont associés pour offrir une date bruxelloise à deux bands originaires de Tchéquie, Superego Kid et Depakine Chrono.

010-copie-1.JPG

Depakine Chrono

013.JPG

 A two pieces post punk duet from Budweis in Czech Republic ( Cíkál et Jan Budil ).

Les petits gars, éclairez-nous, on range sur quelle planchette?

 Calculator punk....merci, cette étiquette nous est d'un grand secours!

Résumons, t'as une guitare convulsive et un drumming bestial, comme il est question de métrique atypique et d'absence totale de mélodie, on utilisera le tag 'math rock' en y ajoutant le qualificatif noisy.

C'est pas un peu dépassé, ce genre?

Réponse, si, mais pas chez Miloš Zeman!

Il y a une éternité, au Rhâââ Lovely, t'as subi  Graffen Völder, Mutiny on the Bounty et plus tard Le Coup du Parapluie, qui officiaient dans le même créneau, c'était sympa, mais en 2013 ça sent le réchauffé!

Me demande pas combien de morceaux ils ont interprété ( entre 6 et 8), ni un quelconque titre, mais sache que ces instrumentaux sanguinaires et primaires joués de manière épileptique ont ravi l'assemblée.

Le batteur s'est vite débarrassé de ses oripeaux et godasses pour montrer un torse glabre et dépourvu d'adiposité, sa frappe échevelée, athlétique et  vigoureuse impressionne et te rappelle Damon Che, vu avec Don Caballero, un percussionniste qu'on soupçonne avoir plus de deux bras tant ses coups se succèdent à une allure TGV.

Le guitariste semble plus appliqué, le Andreï Kolmogorov du couple sans doute, il accumule les stop-start rhythms, les riffs au final abrupt, les notes discordantes tandis que son compère s'échine à tabasser caisses, cymbales et toms.

Oh, j'ai pété une corde... cela ne change strictement rien à son jeu, la plage impétueuse qui nous concerne pourrait illustrer l'intervention des chars soviétiques à Prague au printemps 1968.

Merci, Brussels, voici la dernière, aussi harmonieuse qu'une succession de déflagrations atomiques.

30' d'un set musclé.

012-copie-2.JPG

 

026-copie-3.JPG

Superego Kid

Ori Mordori.......samohrajky/bicí

Libor ( Blažek)...............kolečka, kostičky, pružinky

Ladzi..................gigaligadelay

Ori, Libor, Ladzi, un, deux, trois...ils étaient, comme les mousquetaires, quatre, deux guitares, un clavier, une batterie!

Catalogue?

028-copie-5.JPGPost rock!

Ici également un set instrumental, en revanche moins uniforme que la prestation précédente.

La première plage affichait des tonalités psychédéliques séduisantes et si le jeu du batteur ressemblait comme deux gouttes d'eau moldave à celui du médicament précédent, les guitaristes du kid narcissique évoluent sur un terrain moins logarithmique, ne dédaignant pas les envolées planantes, ni les riffs jazzy, quant à l'orgue il habille esthétiquement les compositions.

Aucune note négative?

Si, la construction similaire de la plupart des pièces.

 Amorce relativement lente, montée en puissance, climax , decrescendo... avec quelques variantes.

Accident de parcours, le premier exercice n'est pas encore achevé que le bûcheron a déjà esquinté un élément de sa batterie.

019-copie-1.JPG

 

033.JPG

Temps mort pour permettre à une nurse Betty barbue de réparer l'ustensile tandis que les acolytes divaguent tels de romanesques bohémiens.

Le second sketch démarre sur fond de guitare David Gilmour avant de virer postgazeshoerock aux effluves Mono, Godspeed ou God is an Astronaut...

Nous aurons droit à quelques composantes metal, à du prog, du noise, du contemplatif, du postjazzrock avec ( malheureusement) une constante, l'omniprésente et dévastatrice batterie qui éclipse la broderie fabriquée par les camarades.

Nonobstant cet aspect  fâcheux, une prestation intéressante!

Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
25 août 2013 7 25 /08 /août /2013 12:06

David Garrick (19 February 1717 – 20 January 1779) was an English actor, playwright, theatre manager and producer who influenced nearly all aspects of theatrical practice throughout the 18th century..

David Garrick est le nom de scène choisi par Philip Darryl Core, un amateur d'opéra, découvert par le manager des Kinks vers 1964/ 1965.

d3bed86fcf478a1297ea9f6231669813.jpg

Deux singles anecdotiques en 1965, puis deux covers lui ouvrant les portes des charts, 'Lady Jane' des Stones et surtout   “Dear Mrs Applebee” de Billy Meshell and Phil Barr, enregistré par Flip Cartridge.

Un album folk/pop sur la lancée, puis le retour à l'anonymat, avec some airplay toutefois pour sa version de 'Is this the way to Amarillo', gros succès pour Tony Christie.

 

 

David Garrick reviendra à ses premières amours,Verdi, Rossini, Donizetti et tutti quanti....et sort l'album 'Appassionata'.

Le petit gars de Liverpool s'est éteint ce 23 août à l'âge de 67 ans! 

Repost 0
Published by Michel - dans Bad News
commenter cet article
24 août 2013 6 24 /08 /août /2013 17:48

Le billet de JPROCK :
1229908_432137513569519_1031106181_n.jpg
Ma première rencontre musicale avec  David Byrne date du 5 mai 1977 avec le concert de Talking Heads à l'Auditoire Paul Emile Janson où le groupe assurait la première partie des...Ramones !
Depuis David Byrne a bien roulé sa bosse et pris des chemins artistiques étonnants et sans cesse novateurs.
Sa rencontre avec Annie Clark aka St Vincent date d'il y a trois ans mais c'est en 2012 que l'album " Love this Giant" voit le jour.

 Artistiquement osé, cet opus se distingue par l'omniprésence d'un orchestre de cuivre et par l'obligation d'adapter leurs compos à ce parti pris.

1150175_432137633569507_1776111857_n.jpg

1236981_432188680231069_1506679030_n.jpgCe soir le combo fait escale à la salle Henri Le Boeuf du Palais des Beaux-Arts qui n'est pas comble, mais le public qui a fait le déplacement semble très impatient et connaisseur.
Et il ne sera pas déçu.
Tout d'abord par le son absolument parfait, et ensuite par un concert étonnant, porté par les talents respectifs et audacieux des deux artistes et par d'incessantes et amusantes chorégraphies réalisées par l'ensemble du groupe.
Musicalement cette fusion entre force et douceur fait merveille, et on se surprend à penser qu'on n'a jamais rien vu d'équivalent avant le spectacle de ce soir.
Pendant presque cent vingt minutes nous avons droit à des titres revisités du répertoire de St Vincent, de Talking Heads, de l'imposante carrière solo de David Byrne, et bien sûr aussi à des compos issues de leur album commun .
Du pur plaisir, rehaussé par deux rappels brûlants et ponctué par l'épatant "Road to Nowhere".
Un concert festif et classieux.

1238103_432138036902800_775350001_n.jpg

 

1170839_432138450236092_1547743501_n.jpg

Setlist:
Who
Weekend in the Dust
Save Me From What I Want
(St. Vincent cover)
Strange Overtones
(Brian Eno & David Byrne cover)
I Am an Ape
Marrow
(St. Vincent cover)
This Must Be the Place (Naive Melody)
(Talking Heads cover)
The Forest Awakes
Optimist
Like Humans Do
(David Byrne cover)
Lightning
Wild Wild Life
(Talking Heads cover)
Cheerleader
(St. Vincent cover)
Lazy
(David Byrne cover)
I Should Watch TV
Northern Lights
(St. Vincent cover)
The One Who Broke Your Heart
Outside of Space and Time
Encore:
Cruel
(St. Vincent cover)
Burning Down the House
(Talking Heads cover)
Encore 2:
The Party
(St. Vincent cover)
Road to Nowhere
(Talking Heads cover)

 

 14138_432134563569814_772192227_n.jpg
Texte et photos : JPROCK.

Repost 0
Published by JPROCK - dans Concerts
commenter cet article
24 août 2013 6 24 /08 /août /2013 11:45

Automne 2012, "Love This Giant", sur la pochette:  à gauche,  Annie Clark ( St.Vincent), 30 ans, à droite, le grisonnant mais toujours fringant, David Byrne ( ex Talking Heads), jeune sexagénaire!

Le projet sillonne les podiums américains, australiens, canadiens, européens depuis septembre 2012, une halte au  Bozar en ce samedi pluvieux.

080-copie-1.JPG

Pas sold-out, mais une salle Henry Le Boeuf bien garnie!

20:00, une annonce enregistrée, this is your captain ( D B)  speaking, don't spend your time recording the concert with your iPad, we hope you'll enjoy the show as much as we  do...

Une longue attente succède à ce message rédhibitoire, le public manifeste son impatience!

089.JPG

20:30', à douze sur scène, David Byrne and  St. Vincent and band!

Décolorée blonde platine et frisée, Annie Clark : Guitar/Vocals - David Byrne: Guitar/Vocals - et, probablement,  Daniel Mintseris: Keyboards, Musical Director ( St. Vincent- Teddy Thompson, Ari Hest...)  - Brian Wolfe: Drums (My Brightest Diamond, Sufjan Stevens..) -huit cuivres:

018.JPG

   

Kelly Pratt: Trumpet, Flugelhorn, French Horn, Flute - Dave Nelson: Trombone - Jon Natchez: Clarinet, Flute, Saxophone - Bryan Murray: Clarinet, Flute, Saxophone - Rachel Drehmann: French Horn - Jason Disu: Trombone - John Altieri: Sousaphone, Tuba - Carter Yasutake: Trumpet, Flugelhorn!

084-copie-1.JPG

 

077-copie-1.JPG

Une intro brassy aux saveurs Mardi-Gras vire funk gras, Byrne aux vocals, Annie aux backings, puis la blonde prend le relais, le danceable 'Who' rappelle un autre duo sexy , datant de 2006, David Byrne and Selena.

Excellente entrée en matière.

015-copie-4.JPGLa horn section nous tourne le dos avant d'habiller 'Weekend in the dust' d'un costume jazz rock te rappelant Blood, Sweat and Tears.

Ils entament tous ( sauf les claviers et le drummer) un ballet, façon West Side Story, la plage vire swing saccadé, les rapprochements avec certaines compositions de Zappa te sautent à l'esprit.

Emprunté à St. Vincent,  'Save me from what I am' reçoit le même traitement fusion.

Annie glisse telle une patineuse agile, Byrne, le dandy, tombe la veste.

' Strange overtones' ( David Byrne - Brian Eno), some crooning pour D B, de méchants riffs pour Annie, l'alchimie parfaite.

Une amorce dramatique pour 'I am an ape', une marche pendant laquelle l'esthète se permet un gracieux pas de danse.

' Marrow' ( St.Vincent), une version Gershwin, Annie Clark superbe en ballerine fluette.

La tête pensante entame un numéro chaplinesque pendant le Talking Heads track 'This must be the place', reconnu par les nombreux fans ayant envahi les Beaux-Arts.

Jane s'étonne, 'The forest awakes', Tarzan se douche.... une chorégraphie sophistiquée pour  mouvement symphonique 'Rhapsody in Blue'.

Toujours du côté de Broadway, ' Optimist' avant une touche Byrne goes Brazil avec ' Like humans do' de 2001.

Annie et David, un couple de Pierrots lunaires, évoluent tels deux pantins sur le plancher  de la  magnifique scène, 067-copie-1.JPGBruxelles est sous le charme.

Même scénario pendant 'Lighning' , suivi d'un break pour présenter les musiciens,  les star(lette)s se partageant la  tâche.

Ils reprennent avec le Talking Heads hit '  Wild Wild Life', chaque musicien, hormis le drummer et le keyboard player, a droit à sa petite ligne psalmodiée derrière le micro.

071.JPGNouvelle mise en scène hollywoodienne, les cuivres et Mr Byrne allongés  sur le parquet, Miss Clarkf fredonne son 'Cheerleader'.

D'un bond, tous en position debout pour entamer 'Lazy' en mode jogging.

'I should watch TV' confesse le Scottish-born musician avant de céder le micro à sa jeune partenaire qui d'un phrasé Bjork balance le nerveux ( méchants effets de theremin) ' Northern Lights',  à sa gauche, Monsieur Byrne, qui a appris how to throw a jab punch, nous fait une démonstration.

 Ice Age’s jerk-funk rhythms pour ' The one who broke your heart' et final Julie Andrews avec la ballade ' Outside of space and time'.

80', Bruxelles debout!

088.JPG
Première série de bis!

'Cruel' ( St.Vincent) du crooning rock et le crowd-pleaser ' Burning down the house'. 

046.JPG

Second retour!

Un menuet aux saveurs jaunes, très Bjork à nouveau,  'The Party' (St Vincent) et, enfin, l'apothéose, ' Road to Nowhere'.


My road will lead me home, des images plein la tête!

Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article

Articles Récents