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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 23:41

Reprise des lunches culturels au  TAG, les Soirées Cerises et les Lillois de Ginko Music s'associent pour faire tourner l'Ecossais Gus Munro sur le  continent.

A midi trente, le TAG dénombre cinq paumés, singer/songwriter et technicien inclus!

On aurait pu entamer un Serbian whist..

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Gus, pas rasé, petit bonnet, à la Badly Drawn Boy ,vissé sur le crâne, brown jacket, ne se démonte pas, ramasse sa guitare et entame 'City never sleeps'.

Glasgow patter indélébile, un bluesy folk décoré de quelques lignes de slide, c'est clair on n'a pas à faire à un bidouilleur mesquin, le gars baigne dans la tradition British ( let's say Scottish) folk ( qui a enfanté des Jackie Leven, Rab Noakes, Kevin McDermott, Gery Rafferty, Al Stewart ...non, Jimmy Sommerville ne trempe pas dans le même bouillon) with deep- rooted blues influences.

010-copie-2.JPGIl suffit de voir ce que le gars cite comme artistes  admirés ( les Allman Bros, Susan Tedeschi, les Nimmo Bros...) pour comprendre qu'on va assister à un récital pas bidon.

Petit bémol, son trop grave, trop de reverb., heureusement le problème se règlera dès le second titre.

'I'll always be your Stepping Stone' pas celui de Steve Miller  mais un country/folk allègre joué en picking, alterné avec le un bottleneck glissant.

As Scottish people speak like machine guns, je vais essayer de m'exprimer plus lentement, this is a blues song called 'Leaving trunk blues'.

Pendant ce titre bien torché, un peloton de bureaucrates venus déjeuner en musique fait grimper l'assistance à douze unités.

A soulful voice pour la mélodieuse ballade 'Those smiley eyes' qui sur le EP ' Stepping Stone' est décorée d'un son d'orgue séduisant.

Hit potentiel!

 A l'adresse des ronds-de-cuir, this one is gonna make you chew faster: le nerveux, 'I'm glad I stayed in Scotland', un petit rock à la 'Get it on' de T-Rex,  suivi d'une version personnelle du 'Everybody's talking' qui, chanté par Nilsson, figurait au soundtrack du formidable 'Macadam Cowboy' (Midnight Cowboy) avec un impeccable Dustin Hoffman et un surprenant  Jon Voight.

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Mise à nu de ses émotions, 'I'm suffering now'  et en aparté, eh toi, tu me recommandes ce baguette/thon piquant?

Dieter: qu'est ce qu'il me veut ce gars, je comprends rien à ce qu'il baragouine!

Gus attaque ' Fortune favours the brave', aussi vrai que the early bird catches the worm, un nouvel indie folk  emballant.

When I feel homesick, je chante 'I'm coming back home', un lied mélancolique ancré dans la tradition folk, celle qui a donné naissance à des Martyn Joseph,  Nic Jones, ou les plus grands, Richard Thompson ou John Martyn.

Exit les employés de bureau, back to their computers,  'You gotta let love in'  before you let love out.. affirme le gugusse.

Avant d'entamer la dernière, il cède contre un billet de cinq €uros un de ses CD's à un brave gars ne pouvant rester jusqu'au terme du set qu'il achève avec une déclaration d'amour à sa ville natale,  'Skye to Glasgow', dédié à ses parents...I don't get no kicks from route 66... c'est Glasgow que j'aime!

Cinquante minutes d'un haut niveau.

Gus Munro, un musicien talentueux, un mec attachant et souriant.

Le soir même il se produit au Rock Classic avant de rejoindre Lille, il a promis de revenir à Bruxelles.

Don't miss him!

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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 19:26

La triste nouvelle a mis du temps à atteindre l'Europe, Wesley Erwin Curtis, Jr., aka Mac Curtis, s'est éteint ce lundi.

Victime d'un accident de voiture il y a un mois, il avait  quitté l' hôpital de Weatherford, où il avait été admis, pour poursuivre les soins in a nursing home, c'est là qu'il est décédé.

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Curtis s'achète une guitare à 12 ans et participe  à des local talent shows.

A 15 ans, il forme avec des copains de classe, The Country Cats, un combo pratiquant de la country et du r'n'b.

Ils sortent le single ' If I Had Me a Woman', d'autres rondelles suivent, ils sont repérés par Alan Freed.

Service militaire et études achevées, le rockabilly est passé de mode, Mac Curtis devient deejay.

1970, le rockabilly est à nouveau in, surtout en Europe, le gars reprend du service et travaille avec Ray Campi, il fait partie du  Original Rollin' Rock Tour.

On l'intronise dans le  Rockabilly Hall of Fame, et il poursuit sa carrière pour sortir un dernier album en 2010, 'Songs I wish I wrote'.

 

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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 10:34

C'est dans les années 50 que Marvin Karlton Rainwater a connu ses plus grands succès: Gonna Find Me a Bluebird - Nothin' Needs Nothin' (Like I Need You) - Half Breed  - Whole Lotta Woman  se sont tous trouvés dans les hautes sphères des country charts.

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La carrière musicale de Marvin Rainwater commence vraiment au début des 50's lorsqu'il s'associe avec le guitariste Roy Clark, une de leurs compositions ( I Gotta Go Get My Baby) devient un hit pour  Teresa Brewer.

MGM Records le signe après qu'il ait remporté un Talent Scouts  contest, la firme ne le regrettera pas , several gold records!

Notons qu'il fut un des premiers a enregistré 'The Pale Faced Indian' de John D. Loudermilk, qui deviendra un succès monumental pour Don Fardon sous le titre 'Indian Reservation'.

Porte de sortie chez MGM lorsqu'il connaît des problèmes de voix, il reviendra pourtant dans les mid-sixties, sans retrouver le succès.

Il se tapera encore un cancer de la gorge qu'il a réussi à vaincre et, épisodiquement, il tournera lors de festivals rockabilly.

He died on Tuesday after a short illness, signalent les gazettes du Kansas.

 

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 21:00

 Le billet de JPROCK :

The Heist est un grand album, un masterpiece, une pierre angulaire incontournable dans le monde du hip hop.
Rien étonnant dès lors à ce que le concert de  Mackelmore  Ryan Lewis affiche complet ce soir dans le temple de Forest National.

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Mais avant le plat de résistance il nous faut ingurgiter la première partie:  Chance the Rapper.
La jeunesse actuelle serait elle devenue si peu exigeante qu'à la simple vue d'un DJ planqué derrière son mac, l'hystérie s'empare de la fosse ? Prenez les hits d'autres artistes qui ont fait leur preuve, saupoudrez d'une pincée de samples vintage et rajoutez quelques scratches de temps à autre et il y a de grandes chances que ce soit la recette du succès même si vous n'avez aucun talent particulier. Bref, Chance the Rapper ne fut pas pire que la plupart de ses congénères croisés de plus en plus fréquemment en support act bouche trou d'artistes talentueux, le mérite revenant à son ordinateur d'une fiabilité indéniable.
Passons...

 

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Lorsque Mackelmore (le rappeur) et Ryan Lewis ( le producteur de renom) font leur entrée sur scène c'est une réelle folie qui s'empare de la salle bruxelloise, folie qui ne retombera quelque peu que lors des longs monologues du chanteur.
1236087_445963375520266_236840640_n.jpgCar Mackelmore parle beaucoup, il meuble diront les mauvaises langues, mais perso j'y ai plutôt vu un artiste enthousiaste qui ne sait pas toujours bien doser le flot (le flow ?) de ses commentaires, parlant de son parcours, de la tolérance, du public et de l'amour. Ceci dit, un rappeur positif ça change du gangsta-rap indigeste et saoulant qu'on nous sert à la pelle.

 Mais revenons à l'essentiel, la musique.
Sur scène, le duo de Seattle dégage une énergie incroyable et l'apport des cuivres et des cordes donne réellement une dimension supérieure à leur musique. Pendant nonante minutes le show va être complet avec fumigènes, lance-flammes, light show étonnant, ballons fluos, serpentins, confetti et jolies vidéos projetées sur deux écrans géants.
Ben Haggerty en rédemption scénique, il fut jadis accro à l'oxycodone avant une désintox de trois ans, exorcise ses vieux démons et fait preuve d'une joie non simulée d'être sur scène. Autour de lui et de Ryan Lewis debout derrière son autel qui surplombe la scène,1240424_445963502186920_1309728491_n.jpg on trouve le violoniste Andrew Joslyn, le pianiste Noah Goldberg, le trompettiste Owuor Arunga, Zach Fleury qui alterne basse, guitare et batterie, Ray Dalton qui partage l'interprétation de "Can’t Hold Us" et Wanz celle de "Thrift Shop". Et tout ce joli monde sait y faire.
L'americano-irlandais repère dans la fosse un fan qui porte une veste de fourrure, Mackelmore la lui emprunte pour quelques moments scéniques puis la veste retourne vers son propriétaire portée par la foule. Sympa.
L' homme possède aussi une bonne dose d'humour comme lorsqu'il rentre dans la peau de son alter ego Raven Bowie avec cape et perruque et transforme la salle en gigantesque dance-floor.

 

 

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"Can't Hold Us" bissé en guise de conclusion enfonce définitivement le clou dans une ambiance de folie, cerise sur le gâteau d'un set au cours duquel on a pu se dire que'hormis leurs hits mondiaux connus de tous, Macklemore et Ryan Lewis possèdent aussi un répertoire de titres monstrueux qui ne demande qu'à être étoffé dans le futur.

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Un tout grand concert !
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Texte et photos : JPROCK.

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 07:10

Bernie McGann est décédé le 17 septembre des suites d'une opération  au coeur, il avait 76 ans.

Le natif de Granville ( Australie) était considéré comme un des meilleurs sax alto au pays des wombats, kangourous ou koalas.

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Influencé par Paul Desmond et Sonny Rollins, avec d'autres modern jazz musicians, il monte sur la scène du El Rocco Jazz Cellar , une boîte de Sydney, on est dans les glorieuses sixties.

Puis il tâte du rock ( il  jouera notamment avec  Southern Comfort) pour rejoindre le milieu jazz en 1974, on le retrouve au sein du groupe The Last Straw avec son buddie, le drummer John Pochee.

Il aura également l'occasion d'accompagner Sonny Stitt.

Plus tard il dirigera les  Bernie McGann Trio et Bernie McGann Quartet, récoltant au passage ( 1994) un award comme Jazz Instrumentalist of the Year.

Discographie: All Music  dénombre six albums sous son nom!

 

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 13:19

Double primeur au  Bota, Melody Pool, first time in Belgium , The Milk Carton Kids, même constat!

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20:00, un sosie de Lennon, jeune, costard gris, chemise blanche, cravate, derrière le micro: 'Hello, everybody, the show has begun...il  poursuit par une longue tirade expliquant que c'est la dernière date d'une exténuante tournée européenne pour laquelle le tour manager leur a imposé l'avant-programme, but every night we were amazed by the talent of that young lady, c'est Joey Ryan ( un des deux kids buvant du lait) qui fait l'apologie de la jeune Australienne,  Melody Pool.

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21 ans, originaire de la Hunter Valley, au Nord de Sydney,  most commonly known for its wineries and coal industry.

Un EP ' Awake, you're all around me' et un album, 'The Hurting Scene' , 12 impressive, self-penned,  country-folk tracks , d'après les critiques!

Le concert de la blonde enfant fut 'impressive' en tout cas!

Une voix claire, easy to hear, pense à  Joan Baez ou Laura Nyro, des lyrics soignés et lucides, baignant dans une sphère où règnent la mélancolie et le fatalisme, Melody Pool est de la race des grandes singer/songwriters.

Le country folk profond 'Open book' ouvre les débats, la Rotonde, d'emblée séduite, écoute et retient son souffle.

Le sec 'Xavier'... is a sad man, he sings in a bad band... achève de convaincre les hésitants, the lady is great!

Emmylou Harris, entends-tu derrière toi!

Avertissement, you might get a bit depressed by my set, elle confirme le bien-fondé de cette mise en garde avec la ballade sombre et plaintive ' On the morrow'.

Un nerveux 'All of the love' sera suivi d'une longue séance de tuning...I'm sure you find that interesting, guys.. sourit-elle, this is a brand new song, un gospel éloquent.

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'Henry', en mode berceuse, narre l'histoire d'une femme ayant opté pour la solitude , à Henry elle confie.. the choice to live without you is mine...car.. there’s beauty in a woman who is bound to herself!

Malicieuse, if you buy my CD ( 10€), I'll give you a hug.

Elle poursuit avec un autre titre about a broken relationship et clôture avec le bluegrass sagace  ' Lion on the loose' pendant lequel elle affirme...love is an illusion!

Superbe prestation!

 

The Milk Carton Kids

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 Un indie-folk duo  ( le posé, Kenneth Pattengale et Joey Ryan, le fantaisiste) de Eagle Rock, Californie.

027.JPGDeux voix sublimes, deux acoustiques, Joey mainly en accompagnement, Kenneth en ace guitarist.

Deux albums, you may download them for free, en 2011 et 'The Ash and Clay' ( ANTI-records)  en 2013.

Un concert en tous points remarquables, harmonies brillantes, jeu de guitare stylé et un humour dévastateur, Bruxelles a fait un triomphe aux nouveaux Simon and Garfunkel ou Everly Brothers, au choix.

Joey, le pince-sans-rire nous a fait rire aux larmes par ses interventions spirituelles tandis que Kenneth nous a fait pleurer par son jeu raffiné...The Milk Carton Kids, une découverte formidable, merci le Bota!

Tout commence avec ' Hope of a lifetime', des harmonies célestes et la deftly plucked guitar de Kenneth, le fébrile, c'est pas possible tu te dis, Paul et Art ont enfanté!

Joey et ses vannes: Kenneth, c'est pas croyable, on peut jouer n'importe où, en Mongolie ou dans les Maldives, les gens applaudissent toutes les trois minutes, on exerce un métier formidable! 

Ah, oui, le parchemin que je viens de sortir de ma veste s'appelle une setlist, il comprend les chansons que nous allons interpréter et l'ordre dans lequel elles seront jouées...

'The ash and clay', même émerveillement, puis un exposé sur l'importance de la virgule, il interpelle Kenneth, pourquoi la virgule dans 'Honey, honey'...

It's none of your business, Joey, shall we play the song!

Laurel et Hardy au boulot en mode bluegrass.

Léger comme une brise printanière, ' Years gone by', puis ' Charlie', les recommandations que Kenneth comptent faire à sa fille ( imaginaire?).

Joey y va d'un stand-up comedy show hilarant, réaction de son copain, Brussels, please don't encourage him, il ne va pas s'arrêter!

Au suivant, 'Maybe it's time', puis une nouvelle digression du comique, je me rends bien compte que c'est Kenneth qui fait tout le boulot, but, please watch my fingers, c'est mon moment de grâce, en picking, 'Girls gather round'.

Joey tricote subtilement mais Kenneth décide de pousser sur le champignon, un solo incroyable laissant Joey à la traîne.

Ces mecs sont désopilants!

Les perles défilent: 'Snake eyes' - le mélancolique 'Michigan'- un bluegrass paradisiaque 'Heaven' , puis une séquence publicitaire vantant les baby bodies ( roses ou bleus) en vente au merch.

Tu dis, Kenneth?

I'm getting boring... mais je leur explique pourquoi on s'appelle milk carton kids...

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Let's play et sans micros, si on pouvait  tout éteindre, même la loupiote du sound engineer, ce serait parfait...obscurité totale, deux voix, deux guitares, le tendre 'Stealing romance', suivi par un tonnerre d'applaudissements.

Le set prend fin avec 'I still want a little more'.

 

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Bis

Quoi, Kenneth?

Je joue pas si tu fermes pas la porte.

Il n'y a pas de porte!

Referme ce rideau!

Comme ça?

Non, entièrement, regarde si je retourne ce tabouret, ça fait désordre, non... tire le rideau convenablement!

Des farceurs...'New- York', une nouvelle pépite et enfin, avec Melody Pool, a song about a decaying city, 'Memphis'.

Ecoute, Elvis: Graceland is a ghost town, tonight...

The Milk Carton Kids à ne manquer sous aucun prétexte à leur prochain passage!

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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 16:35

Tomás Ó Canainn, né dans les faubourgs de Derry en 1930, était non seulement musicien ( Uilleann pipes et accordéon), compositeur et chanteur, mais également poète et écrivain, sans compter qu'il devint doyen en engineering à l'Université de Cork, tout en dirigeant des ateliers traitant de la traditional Irish Music.

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C'est au sein du groupe Na Fili, aux côtés du fiddler Matt Cranitch et du whistle player Tom Barry que la popularité du joueur de cornemuse atteint son apogée.

Na Fili sortira trois albums officiels de 1969 à 1972.

Un relevé de  la discographie solo de Tomás Ó Canainn est difficile à établir, on peut citer ' The Pennyburn Piper'  ou  'With Pipe and Song' sur le label Outlet, aujourd'hui disparu.

Le barde a également composé trois messes en irlandais.

Il est décédé le 15 septembre!

 

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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 14:38

Le concert des Jacquelines à peine achevé, tu selles ta vaillante monture pour traverser les plaines des deux Brabants, celles de l'arrondissement de Soignies pour la remiser dans une écurie proche du CC René Magritte.

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Deux ans après son dernier passage dans le fief de Lou Deprijck ( non, Myriam, je ne l'ai pas vu, j'ai peu fréquenté le bar), Ten Years After revient sur le lieu de ses exploits ( merci Boogietown)!

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Myriam et Fred ont déniché un support simiesque du côté de Namur:  Little X Monkeys!

Nous n'irons pas par un nombre pair de chemins, Little X Monkeys a fait forte impression, les vieux bluesfans, certains se taperont 400 km aller/retour pour voir TYA, sont tous venus féliciter la petite Marjorie Piret ( vocals,un anglais impeccable, et lyrics) et ses chimpanzés ( on avance les noms suivants, ils sont sujet à caution, ne tirez pas sur le voltigeur, il est mère de famille) François- Xavier Marciat, Justin Veronesi, Antoine Dupagne, Jerome Drese!

Une panoplie d'instruments: guitares acoustiques, électriques, dobro, banjo, harmonica, basse, drums, xylophone, tambourin, shakers,kazoo... du blues, du swamp, du gospel, de la country, du hillbilly, du bluegrass, du bluesrock et une pointe de soul... bravo, on dit!

Un gospel a capella en intro ( ...it's a long way home...), histoire de se rendre compte que Marjorie a du coffre.

Oui, Guillaume, et de belles jambes... on note, pépé!

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Après cette mise en bouche, du blues country rock rentre-dedans et graisseux, ' Let's burn it down' ( sur leur EP 'Black Bird').

Oui, Guillaume, encore ses jambes?

Non, elle est expressive et efficace!

Epouse - la!

T'es con...

Un 'Come together' sentant le bayou, c'est pas un micro naze qui va m'emmerder, je m'étire et viens utiliser celui du bassiste!

' Black bird', du  country pop pour les corbeaux.

Un nouveau gospel, ' Walking on the road', puis l'instrumental americana ' Lone Wolf', que Di Rupo compte envoyer à Anvers, après le coup des pandas à Pairi Daiza.

Un exercice solitaire pour Marjorie, ' How faithful we are', on va pas constamment te dire qu'elle a une voix canon, mais tu peux penser à Janis psalmodiant 'Mercedes Benz'.

'Pumped up kicks' pompe solide, attention peinture fraîche, la suivante n'est pas baptisée, on pense à 'Mystic Lover 'en mode Alela Diane.

Du bluegrass fringant avec 'I wanna go' et le 'Blue Moon' de Bill Monroe   aux relents 'Midnight Special' de CCR.

Du tout bon!

Little X Monkeys sera  à La Nuit du Soir ( Bota) ce 19 septembre!

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Ten Years After

19:05, les papys (  Leo Lyons, Chick Churchill, Ric Lee) et le petit jeune, Joe Gooch, en place.

141.JPGDix ans que  Ten Years After tourne in its new incarnation, après le show incroyable donné à Lessines , on peut affirmer que l'heure de la pension n'a pas encore sonné.

TYA, c'est pas des grabataires, c'est pas le malheureux  Johnny Winter  qu'il faut hisser sur scène, ni John Mayall, bien gentil mais radotant, ni même Tony Joe White qui aurait donné un concert de fonctionnaire wallon à l'AB..

Avec TYA, t'en as pour ton pognon, un concert revigorant de plus de 95' et une fougue que bon nombre de gamins doit leur envier.

' I'm coming on' et pas au ralenti, le jeu de basse de gentleman Leo Dali Lyons est époustouflant!

'King of the blues', une cavalcade chevauchée fantastique de Chick Churchill, non je ne fume pas de Havane.

Deux accords, Lessines a reconnu 'Hear me calling'.

Un illuminé ( 55 balais), plus que légèrement imbibé, se fraye un chemin jusqu'au podium pour entamer une danse Woodstock.

La basse claque ( Leo's fingers flow over the bass strings without any effort,  exprime un Ricain), le piano sautille, Ric tabasse à l'aise, Joe divague.

Un classique indémodable!

Bluestime avec 'Angry words' suivi de ' Big black 45'.

La setlist ressemble comme deux gouttes d'eau pas polluée à celle de 2011, tu t'en fous, la machine tourne à plein régime, la salle exulte.

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Même erreur qu'il y a deux ans, Leo place  '50000 miles beneath my brain' sur 'Watt', 'Cricklewod Green' on t'a dit, fieu, tu bois trop de thé!

C'est pas de la techno, à la rigueur on peut te citer les Stones et leur 'Sympathy for the Devil' pour   trouver un équivalent de cette classe!

Le mec s'appelle Gooch et pas goose, faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des oies blanches, putain!

Ric, on te laisse un moment, fais pas le con, ' The Hobbit', onze cymbales torturées!

Le batteur quitte son attirail pour un petit sermon et un message publicitaire puis la bombe, 'Love like a man', une de tes préférées avec la suivante d'ailleurs, ' I'd love to change the world'.

Le monde n'a pas changé, Alvin Lee est décédé, Leo lui dédie le titre.

Alvin et moi on se connaissait, on avait 15/16 ans..

Quel bain de jouvence, ce titre te fait toujours le même effet!

 'Good morning little schoolgirl', Sonny Boy Williamson 1937!

Un solo de basse héroïque, les fanatiques de classements doivent tous introduire Leo Lyons dans leur top five des meilleurs bassistes rock!

Prévu pour  Undead, se trouve sur la ré-édition cd, et sur le DVD 'Message To Love - The Isle of Wight Festival',   'I can't keep from crying, sometimes'.

 A Lessines, ils étaient 259 à pleurnicher pendant cette plage psychedelic blues de plus de douze minutes.

La croisière s'amuse: quelques lignes de 'Crossroads', une pincée de Hendrix, trois accords du Purple , un trip sauvage et pétaradant avec Gooch aux commandes.

Arrivée au terminus, les passagers  secoués en demandent encore!

L'apothéose 'I'm going home' et un nouveau medley , 'Baby please don't go' e.a., Churchill a quitté son orgue pour aller s'éponger et ensuite mimer le solo de guitare du petit Joe.

Pendant ce temps Lyons donne la fessée à son instrument. Le guitariste se dit qu'un hommage à Elvis s'impose ( Blue Suede Shoes- Hound dog), faut pas oublier le killer ( Whole Lotta Shaking Going On). Magritte et Georgette battent des mains, la bière artisanale d'un voisin arrose le 46 fillette de la Grosse Bertha , la salle est proche de l'allégresse!

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Game over, on vous attend au merch.

 

Retour après 5 minutes, rock'n roll time avec ' Choo Choo Mama', puis rideau!

Once again TYA raised the roof!



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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 11:45

Une matinée dominicale ( 14:30') au Candelaershuys, toute la belle jeunesse uccloise est au rendez-vous, les maisons de repos sont dépeuplées, mesdames et messieurs, chers enfants, amateurs de Weinschorle   ...  The Jacquelines!

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Everybody ready pour 75' de retro swing jazz aux saveurs Glenn Miller, Andrews Sisters, Boswell Sisters, Puppini Sisters,  McGuire Sisters, Fontane Sisters, les Soeurs Clarisses et Bernadette Soubirou?

Yes!

010-copie-1.JPGVous allez être soignés aux petits oignons!

Les pimpantes  Iris Berardocco,  Eva Buchmann et Sara Raes sont précédées des fabuleux  Stijn Wauters: piano, Frederik Madou: contrebasse et  Jelle Van Giel: drums.

Des Ooooh admiratifs émanent des Marguerite, Sidonie, Amélie et du curé, dès l'apparition des élégantes madames nippées d'un ensemble noir raffiné, couvre-chef et gants en dentelle assortis.

Le trio de musiciens a entamé le 'Jacquelines' tune' que nous sommes priés de rythmer en battant des mains et tapant du talon.

Ce titre se trouve sur l'album 'Gee ooh Gee' que les triplettes d'Anvers ont sorti début 2013.

Première chorégraphie gracieuse avec une fausse queue pour Sara, le podium est minuscule, heureusement, elle ne s'est pas tapé une pelle injurieuse.

'Dig me a hole' , voix célestes pour un titre égratignant les politiciens de leur ville portuaire après leurs élucubrations concernant le Oosterweelverbinding.

Une première fugue Jelly Roll Morton de Stijn.

C'est une obligation au Candelaers, un morceau est dédicacé au canari, Elvis, ce sera 'Shiny Sara'.

Eva ne tient pas en place, après ce passage à Uccle on l'embarque pour des obligations ( elle dirige son propre Eva 012.JPGBuchmann and band et avec Sonja Huber constitue le duo Lottchen)  chez Merkel, on lui a écrit 'Eva the cosmopolitan'. 

Mambo time, kids, exotisme coconut suranné!

Charming!

Allora, Silvio, come va? 

'Bride and groom' aussi extravagant que Louis Prima ou les Pink Martini, d'ailleurs le Martini a des side effects, t'étonne pas si tu tombes amoureux d'au moins une de ces délicieuses demoiselles, un petit tour sur la strada del sole s'impose, cha cha cha!

Une note triste' Song for Yvette'.

 Sobriété et efficacité.

Exit les Jacquelines, direction le dressing room!

Un interlude music for a silent movie, les revoilà fringuées blanches soubrettes, tulle de Malines à commander chez Au Beau Linge du Passé.

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 Un frétillant 'Gee ooh gee' ( set my fellas free), précède un 'Happy Bithday' destiné à une Jacqueline dans l'assemblée.

'Italian flower' une jeune donzelle refusant de sourire, la ballade démarre en slow mood pour dériver en boogie 045.JPGdécadent.

Stijn et Jerry Lee Lewis, même combat! 

'Don't kill your darlings'..I once had a lover named Gigi... t'as tout compris?

Non, après vint Mickey et après un autre...t'as compris?

15h20', pas un peu tôt pour le 'Rum and Coca Cola'?

Contrebasse et drums en virée pendant l' 'Archiduc's jingle', Arno au comptoir, les nanas au boudoir, du boogie Art Déco.

Pour Argan souffrant de mille maux, ' Hypochondria'. 

C'est grave docteur?

Et une dernière t'emmenant au pays du soleil levant, 'Japanese Boogie'.

Les geishas affriolantes, Uccle adore!

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Toute la seniorerie debout réclame un bis!

Le piano en éclaireur puis le reste de l'escadron mâle et enfin, Edith Cavell et ses copines pour un 'Boogie Woogie Bugle Boy' endiablé!

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Tu dis, Raymond?

Tu ne regrettes pas d'avoir escamoté la sieste du dimanche!


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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 07:08

L'annonce officielle est laconique: "Lomax died while on a trip to a family wedding in the UK. He was 69".

 

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Si pour bon nombre d'amateurs de pop music le nom  Jackie Lomax restera à jamais associé aux Beatles, le hit "Sour Milk Sea" est signé George Harrison et a été enregistré sur Apple, de même que son solo-debut album, 'Is This What You Want? ( produced by George, featuring Eric Clapton on guitar, McCartney on bass and Ringo on drums...), la carrière de Jackie Lomax a débuté bien avant ce fait d'armes:  Dee and the Dynamites et puis le Merseyband The Undertakers, qui a connu un succès foudroyant de 1962 à 1965, année du split.

Brian Epstein s'occupera du nouveau projet du chanteur/ guitariste,  The Lomax Alliance!

Après le décès de l'impresario, George Harrison prendra en main la destinée d'Alan Lomax, qui désormais se produit sous son nom.

Pas de bol, les ventes ne décollent pas et après le break-up des Fab Four, l'aventure Apple se termine pour le gars du Cheshire qui rejoint le groupe  Heavy Jelly.

1971, direction les States, il enregistre  Home Is In My Head (1971) et Three (1972) puis rejoint Badger ( avec Tony Kaye, de Yes), un chouette album voit le jour.

Ensuite il passe chez Capitol et vire R'n'B, la firme sortira deux de ses albums.

Les années 80 seront tristes, il joue de la guitare dans différents bands dont Tea Bags, il fait dans l'alimentaire avec les Coasters et les Drifters.

2001, après des années, un nouvel album solo '  The Ballad of Liverpool Slim', Jackie reprend la route, on le voit souvent dans des clubs à Liverpool et, en 2012, à Hambourg où les Undertakers connurent un fameux succès, 50 auparavant.

 Le film s'arrête ce 15 septembre.

 

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Published by Michel - dans Bad News
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