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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 18:36
Leyla McCalla - Harĕhaas - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 26 novembre 2016

 Leyla McCalla  - Harĕhaas - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 26 novembre 2016

 

Bruxelles, fin novembre, retour des plaisirs d'hiver, marchés de Noël, et autres attrape-nigauds!

En temps normal ( avec Mayeur, rien n'est normal), c'est déjà un cauchemar pour circuler et se garer dans la capitale européenne, avec les 250 stands installés  au centre ville et les 189 chantiers qui ne se terminent jamais, se mouvoir dans un périmètre de 2 kilomètres autour de la Grand Place, c'est le merdier intégral.

François?

Il m'a fallu deux heures pour sortir d'un parking souterrain géré par Interparking....

Le tram s'impose, avec l'obligation de rentrer chez toi avant les douze coups de minuit.

 

Le club de l'Ancienne Belgique affichait complet pour la visite de   Leyla McCalla, guère étonnant,  la presse musicale ne tarit pas d'éloges lorsqu'il s'agit de critiquer le second album ( A Day for the Hunter, A Day for the Prey) de la belle dame aux roots haïtiennes.

 

20:00: qui déboule?

 Harĕhaas, un lièvre que tu as croisé dans la même salle en avril, il assurait le support de Marlon Williams!

Petrovitsj Mys, comme au printemps dernier, a emmené son arbre dénudé et une ampoule que lui a prêtée Thomas Edison, bien protégé contre les bourrasques sous sa plante arbustive, il saisit une de ses deux acoustiques pour entamer le folk astral ' Moon', il bat la mesure de la pointe de son 43 waeslandien et murmure la fragile ballade.

Koen, habillé d'une peau de lapin, le rejoint, ramasse ce qui doit être un charango, le duo propose le délicat  ' Peru' évoquant Devendra  Banhart.

 De la dentelle sans arsenic.

Pour ' Fake China' Koen manie la contrebasse, la porcelaine jaune débute par un sifflement asiatique puis vire alt.folk pointilliste.

Ton cerveau suggère Ray Lamontagne.

Koen est passé chez le brocanteur où il a déniché un zither, le morceau suivant s'intitule ' Sweatheart', Eugène adore,  Petrovitsj, sue aussi, les musiciens n'ont pas eu droit à leur flacon d'eau.

Si le public des avant-postes prête une attention polie aux efforts du duo, à l'arrière les piliers de comptoir pérorent bruyamment en commentant la disparition d'un révolutionnaire cubain.

Place à la fable sautillante 'Little rabbits'.

J'ai vraiment soif...

Gisèle, magnanime, lui refile sa bouteille de Spa Reine, après avoir bu deux gorgées, Harĕhaas décortique les notes du mélancolique 'Child'.

De sa petite sacoche il sort un CD fait maison, sans additifs , 'Mouth and Marrow' est à vous pour 10€, on termine le set par 'Ghost W. Hire', un gospel squelettique chanté d'une voix traînante.

Dank u, Brussel!

 

 

Leyla McCalla

Pas encore membre des fameux  Carolina Chocolate Drops, lorsque tu les vis à l'AB, en 2010, et depuis la violoncelliste les a quittés pour poursuivre une carrière solo.

'Vari-Colored Songs: A Tribute to Langston Hughes' est sorti en 2014, 'A Day for the Hunter, A Day for the Prey' l'a suivi en 2016.

Leyla, flanquée de son conjoint, Daniel Tremblay ( banjo, triangle, guitare), et de  Free Feral ( violon) a hâte d'en découdre, le trio monte sur scène à 20:50', les deux nanas ont abandonné leurs godasses à l'entrée de la mosquée, le barbu est chaussé.

Salutations trilingues pour débuter le premier concert belge de la longue tournée européenne célébrant the release of  'A Day for the Hunter, A Day for the Prey'.

C'est d'ailleurs par le titletrack de ce second album que débute le concert.

Leyla tapote son cello, Daniel fait de même avec son banjo, le proverbe haïtien 'Un jour pour le chasseur, un jour pour la proie' est également le titre d'un bouquin écrit par Gage Averill.

Ouais, un jour tu es le chasseur, un jour tu es la proie.

La grande Leyla et ses comparses impressionnent d'emblée, Bruxelles sait que la prestation de ce soir sera magique.

Elle embraye sur une chanson créole, ' Les plats sont tous mis sur la table' de Canray Fontenot. Daniel  armé d'un triangle semble appeler la compagnie à venir à table, le dîner est prêt, le violon cajun souligne l'invitation.

' Heart of gold' ouvrant le premier album de la celliste est basé sur un poème de Langston Hughes, un des instigateurs de la jazz poetry.

Comme pour les lapins, pas d'eau sur scène, service minimum à l'AB ce soir, pour le pourboire, c'est foutu.

Retour à Haïti avec ' Latibonit' qui tout en traitant de la déforestation, évoque, Cesaria Evora, la Barefoot Diva, reine incontestée de la morna.

Deux banjos illuminent le joyeux ' Mesi Bondye' ( merci Bon Dieu), ensuite Daniel récupère le triangle et le trio attaque un instrumental bien enlevé. .

Audience participation needed during  ' Manman Mwen', l'amusante berceuse  précède le lament créole ' Salangadou' que Leyla a appris à connaître grâce à Sarah Quintana.

Après la valse sombre, le trio nous sert un nouveau poème de Langston Hughes, sous forme de blues poignant, ' Girl' te prend aux tripes.

En mode gospel, Bruxelles savoure ' When I can see the valley' ...we all want to go to heaven, but no-one wants to die.. t'est resté en mémoire.

' Love again blues' est une des seules chansons d'amour prévue au répertoire.

C'est à Papa John Creach que le violon de Free Feral te fait penser.

' Far from your web', Leyla ne peut cacher qu'elle réside désormais en Louisiane, le fond Dixieland le prouve.

Elle décide de nous emmener du côté de Trinidad avec le calypso social ' Money is king' qui reflète bien le résultat des élections aux USA.

Simplicité et profondeur embellissent le bref ' Little sparrow'  suivi par le traditionnel créole ' Pezé Café' , a song about escaping death.

Le set se termine sur une note bluegrass/cajun par l'instrumental ' Bluerunner', Bruxelles danse la gigue et bat des mains avant de voir le trio quitter la scène.

 

Bis.

Leyla sourit et suggère a fun song, 'La coulée Rodair' , un autre hymne cajun composé par le violoniste Canray Fontenot et c'est par une version bouleversante ( à trois derrière un micro, Free ( belle voix) ) à la guitare) du ' Hallelujah' de Leonard Cohen dont le refrain est repris en choeur par une salle entière, conquise, que les artistes prendront congé de l'Ancienne Belgique.

 

 

Ce soir à Bruges, demain à Anvers ( De Roma), puis à Rotterdam avant de mettre le cap vers le Martinique Jazz Festival.

 

photos - jp daniels/concert monkey

 

 

 

 

 

 

Leyla McCalla - Harĕhaas - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 26 novembre 2016
Leyla McCalla - Harĕhaas - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 26 novembre 2016
Leyla McCalla - Harĕhaas - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 26 novembre 2016
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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 13:05
Les 10 ans de Club Plasma:: Part Chimp // Hey Colossus au Magasin4 - Bruxelles, le 26 novembre 2016

Les 10 ans de Club Plasma:: Part Chimp // Hey Colossus au Magasin4 - Bruxelles, le 26 novembre 2016

 

TIMING

» 00:20 Part Chimp

» 23:15 Hey Colossus

» 22:20 Stearica

» 21:25 Yersinia Pestis

» 20:30 Atlas

 

Florian Hexagen après l'apéro ( prolongé) est passé au Magasin4

 

  Et bien au final il était TRAIBON ce concert de Part Chimp hier soir au Magasin 4, avec, comme à leur habitude, ce son lourd, cradingue et progressivement jouissif. Aucune baisse de régime par rapport à leur précédent passage (je dirais même le contraire), et les nouveaux morceaux, dans une veine plus speedy-grungy (carrément un coucou au Nirvana de "Bleach" sur un titre), annoncent un futur album bien tendu pour 2017, qu'on a vraiment hâte de découvrir.

Un "30 Billion People" roboratif à souhait, et en rappel un "War Zone" couplé à un "Bring Back The Sun" so délicieusement 90's, clôturent un set terrassant d'efficacité, de groove et de fun. Un groupe qui s'éclate toujours autant sur scène, avec la patate et le sourire aux lèvres, ça fait toujours plaisir à voir! 

Arrivés trop tard, on n'a pu voir qu'Hey Colossus en sus, et on doit avouer que la nouvelle formule nous a un peu moins plu que la précédente. Concert en dents de scie pour nous, trop basé sur "Cuckoo Live Life Like Cuckoo", le petit dernier, que l'on a apprécié moyennement comparativement aux précédents et excellents "In Black And Gold" et "Radio Static High".

 Reste cependant quelques fulgurances bien appréciables, en espérant que leur prochaine livraison diffère quelque peu de la petite dernière. 

En tous les cas, encore une belle soirée avenue du Port, merci à la team du M4!

Les 10 ans de Club Plasma:: Part Chimp // Hey Colossus au Magasin4 - Bruxelles, le 26 novembre 2016
Les 10 ans de Club Plasma:: Part Chimp // Hey Colossus au Magasin4 - Bruxelles, le 26 novembre 2016
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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 13:43
Nuit saharienne avec Terakaft et Idirad à la Jazz Station- Saint-Josse, le 25 novembre 2016

Nuit saharienne avec Terakaft et Idirad à la Jazz Station- Saint-Josse, le 25 novembre 2016

 

 

Charles Eloy.

 

 

La Jazz Station, Centre Vivant du Jazz est connue pour la qualité de sa programmation éclectique et son ouverture à d'autres expressions musicales.

 

Ce soir, La Jazz Station accueille l' ASBL touarègue "Toufouk Ténéré" (Soleil du désert), apportant son soutien aux populations sahariennes du nord Niger, et qui nous a concocté une affiche exceptionnelle avec les groupes IDIRAD et TERAKAFT.

 

 

Le trio Idirad débute la soirée.

 

Les séjours du groupe à Tamanrasset, ville traversée pour une route transsaharienne, ont inspiré la chanson "Amidini". Nous écoutons les sonorités de musique touarègue mélancolique, mais chaleureuse qui parsèment la composition. Dès la première chanson, le public accompagne, entraîné par les pulsations rythmiques du percussionniste kabyle Mourad Mouheb (derbouka, bendir, cajun) qui n'hésite pas à enrichir les rythmes de sa région natale avec des polyrythmiques africains complexes.

 

Idirad, le groupe autour d' Idir Aït Dahmane, auteur-compositeur, chanteur, guitariste, à la mandole kabyle), basé à Bruxelles, reprend la scène après une interruption de deux ans. Il n'est pas passé inaperçu à l'étranger avec une chronique de son premier album "ZIK" dans le magazine digital "World Music Central", une des références majeures aux États-Unis.

 

Idir Aït Dahmane, auteur-compositeur, chanteur a quitté les paysages montagneux de la Kabylie pour parcourir l'Europe et s'installer en Belgique. Azul (traduction française: bonjour) signifie la bienvenue à la famille, les amis et les étrangers. C'est également le titre d'une chanson qui invite à partager la fête er les spectateurs présents au concert ne s'en privent pas.

 

La chanson "Rose du désert", dans laquelle la musique traditionnelle et la modernité s'entretissent, est un exemple de l'ingéniosité du groupe. Nous retrouvons des éléments de la chanson française, du folk et de l'afro-beat. Cette chanson est un hommage aux femmes et mères qui ont transmis la culture amazighe (berbère) de génération en génération et dégage des émotions semblables à celles du conte poétique et philosophique d' Antoine de Saint-Exupéry.

 

Le groupe Idirad a forgé sa propre identité avec un fil conducteur reprenant les influences de la musique traditionnelle berbère, le slam en français, les soli de guitares hypnotiques touaregs, l'énergie du rock, le feeling du blues et la transe du gnawa (un style de musique d'origine marocaine).

 

 

Je profite de la pause pour admirer le cadre de la Jazz Station. La salle de concerts, déguisée en club permet de boire un verre tout en étant immergé dans la musique et je découvre l'architecture de style néo-Renaissance flamande de la Jazz Station, une ancienne gare désaffectée, construite sur des passerelles.

 

 

Je retourne ensuite dans la salle pour le concert du groupe Terakaft.

 

Terakaft signifie "caravane' ' en tamasheq (langue berbère des touaregs). Le groupe fondé par des membres du groupe Tinariwen est la pulsion du rock et blues touareg.

 

Leur dernier album, sorti en 2015 a été produit par Justin Adams, acolyte régulier de Robert Plant (ex-Zeppelin) et également l'un des producteurs les plus prolifiques dans la musique actuelle (Tinawiren, JuJu). Il a collaboré avec Brian Eno et Sinéad O'Connor. Les magazines de référence "Songlines" et "fRoots" citent régulièrement le groupe Terakaft, considéré dans les meilleurs groupes subsahariens.

 

Terakaft passe à la Jazz Station dans le cadre d'une tournée européenne.

 

 

Le public, déjà mis en condition par le groupe Idirad commence de suite à danser sur le morceau "Donya warfaror." La transe dégagée de ce morceau nous donne l'impression de danser sur des sables mouvants. En effet, la première partie de leur concert est consacrée à des morceaux lents.

 

 

Il n'est pas étonnant de retrouver sur scène Olivier Crespel, le guitariste du groupe Idirad. Sa passion et son immersion dans la musique nord-africaine ont fait d'Olivier un musicien avec un doigté apprécié par les ténors de la musique berbère. Ces connaissances du répertoire lui permettent de jouer à l'unisson avec les autres membres du groupe Terakaft. Il maintient des rythmes en ritournelle, joue des soli profonds ou des riffs plus rock 'n' roll.

 

De cette façon, il assure une transition entre les deux groupes et une continuité dans l'ambiance de la soirée.

 

 

Imouhar: c'est le nom que se sont donnés depuis des millénaires les Touaregs. Cela signifie être libre. Leur territoire a été artificiellement découpé en parties intégrées dans l'Algérie, la Lybie, le Mali, le Niger et le Burkina Faso. Le titre de la chanson nous rappelle les liens identitaires autour de leur langue et culture.

 

La composition "Ténéré (Alone)", également titre de leur dernier album a des accents d'un rock blues plus langoureux, avec l'omniprésence des guitares, dégageant des ondes psycho-chamaniques.

 

Terakaft termine le concert avec le morceau dynamique "Karambani". On se laisse volontiers bercer par leurs guitares électriques en arabesque, la basse aux accents profonds et le rythme lourd de la batterie.

 

 

Set list: Donya Warfaror, Imouhar, Tafouh tele, Tenere maloulat, Aïma Ymaïna, Oulhin asnin, Awatilan, Imidiwan sag, Karambani

 

 

Je me rends compte que nous avons été les spectateurs privilégiés de cet événement organisé par les Touaregs qui, en connaissance de cause, ont programmé des groupes de la scène actuelle. Les deux chanteurs charismatiques ont contribué à la réussite de cette soirée et nous ont fait voyager des rives de la Méditerranée jusqu' au plus profond du Sahara.

 

"Tanmirt atas" (en tamazight, langue berbère).

 

Traduction en français: merci beaucoup.

 

Que du bonheur!

 

 

 

Nuit saharienne avec Terakaft et Idirad à la Jazz Station- Saint-Josse, le 25 novembre 2016
Nuit saharienne avec Terakaft et Idirad à la Jazz Station- Saint-Josse, le 25 novembre 2016
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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 19:45
Hazel English au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 24 novembre 2016

Hazel English au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 24 novembre 2016

 

Fin de tournée et première date en Belgique pour la minuscule et exquise Hazel English!

Lors d'une entrevue accordée à un website, Hazel déclarait  "I wouldn’t call myself shy, more reserved I would say. I like to perform in front of people but I still get nervous. It’s the combination of the two contradicting feelings, to run away and also to confront the thing that I’m afraid of, that I find interesting." et pourtant cette jeune personne de 25 ans, on lui en donnait tout au plus 18, paraissait des plus effarouchées dans les caves du Botanique.

Il aura fallu plusieurs morceaux avant qu'elle ne se débarrasse d'une timidité enfantine.

Discographie: 'Never going home', un EP 5 titres, et deux singles.

 

20h10' - Pas de support, ils sont quatre à se mouvoir entre les piliers du Witloof, Hazel, l'Australienne désormais basée à Oakland, prend place au centre, armée d'une guitare bien trop grande pour ses menues menottes, à l'arrière, un drummer vif-argent, quant au bassiste et au guitariste, ils alternent cordes et touches, disposant tous les deux d'un clavier.

Des noms?

Ask Hazel, elle n'a pas présenté ses copains.

Comme d'habitude tu prends un cliché de la setlist, histoire de ne pas raconter trop de conneries, déjà que 95% du compte-rendu en sont plein, par acquit de conscience tu t'enquiers auprès du batteur, le plus farfelu de la bande, avez-vous tout joué?

Oui, mais les titres inscrits sur la feuille sont bidon, just a private joke, par exemple ' Mother knives' qui entame le set s'appelle en réalité ' Other lives'.

That sucks, man!

T'énerve pas, petit, je transforme le libellé fantaisiste en vrais titres.

C'est gentil, je te paye un godet lors de ton prochain passage au pays de Tintin.

Donc, ' Other lives' engage le gig.

Une voix soyeuse pour un dream pop track au fond musical  onctueux et romanesque.

Certains critiques tiennent à comparer Hazel aux Sundays, le rapprochement est loin d'être sot.

' Make it better' , t'avais lu ' Make a sweater' , tu ne la voyais pas tricoter au bord de l'âtre, un chat allongé à ses pieds, s'avère encore plus satiné, frais, insouciant et jeune.

This song is called ' Fix' annonce l'enfant dont la frange te fait penser à une jeune Pénélope Cruz et c'est les Bangles que tu revois à l'écoute de 'It's not real'.

Un gars lui propose une bière.

Non, merci!

Le batteur lève la main.

Monsieur Sans-Gêne traverse la scène pour lui tendre la Jupiler, Hazel se demande où elle a atterri, elle attend que le mec ait repris sa place pour attaquer le single  ' Control'.

Next one is a cover, ' Come on let's go' de Broadcast pendant lequel la petite esquisse un mignon pas de danse.

' Birthday' remue davantage et nous prouve que les garçons sont loin d'être des faire-valoir.

' More like you' nous rejoue la pop ensoleillée à la mode d'Oakland, Californie, puis, craintive, Miss English ose avouer que la suivante sera la dernière.

Mais non, crient les garçons en choeur, il en reste deux!

' More like you' est entamé solo par quelques accords timorés avant de s'enflammer, puis elle  termine le set par ' I'm fine' , son synthé de Noël, son refrain catchy et son final nerveux.

Un concert plaisant!

 

photos- jp daniels. concert monkey

Hazel English au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 24 novembre 2016
Hazel English au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 24 novembre 2016
Hazel English au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 24 novembre 2016
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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 19:07
Therapy? Wood and Wire Acoustic Tour - Romano Nervoso acoustic set à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 23 novembre 2016.

 Therapy? Wood and Wire Acoustic Tour - Romano Nervoso acoustic set à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 23 novembre 2016.

 

 

Où vas-tu, ce soir?

Going nowhere...

Tu restes à la maison, alors?

Therapy?, au Botanique, darling!

 

Une Orangerie quasi pleine pour assister au show du plus illustre enfant de Ballyclare, avec Glen Houston qui dirige le Flute Band, Andrew James Cairns, accompagné par Michael McKeegan et Neil Cooper qui désormais constituent la meilleure thérapie musicale en activité dans ce bas monde!

 

 

Romano Nervoso acoustic set!

Elle est bien bonne, celle-là, quand les loups descendent en ville, cela doit s'entendre, donc pour une veillée boy-scout autour du feu de camp tu n' invites pas Romano Nervoso, le mot acoustique a été banni de leur vocabulaire.

Ce soir, Romano ( Giacomo Panarisi, beau et blanc comme un terril lavé avec Ariel) se retrouve derrière les caisses, comme quand il se produit avec The Holmes, avec  son copain guitariste, ils sont orphelins, le reste de la clique est devant le petit écran, Napoli défie le Dinamo Kiev, faut être fou pour faire le singe à Bruxelles.

Romano est fou!

Ils ont trente minutes pour nous servir les antipasti à avaler avec un  Friulano frais.

Je dépose la plaque La Louvière  en face des zinnekes, pour bien leur faire comprendre qu'on n'est pas de Molenbeek et on engage  ' Viani Dallo Zio' du garage/punk binaire et distingué, suivi par la version wallonne, tempétueuse, de ' Born in the USA' du Boss, ' Not born in the USA'.

Les étalons fougueux enchaînent sur 'Party Time', ces spécialistes de la fausse faim, nous roulent dans la farine.  Pour la troisième fois, Bruxelles applaudit à mauvais escient.

La suivante se nomme 'Maria', les moins bourrés ont reconnu une cousine sicilienne d'Aline, une fille au doux visage souriant.

Pourquoi tu ris, Marie?

Un second downtempo, ' Pussycat', précède l'imparable ' The story', un conte de fées électrique.

2015/2016 années noires pour le rock'n'roll, Romano Nervoso tient à rendre hommage à quelques disparus notoires, un medley débutant par' Ace of Spades' auquel on a collé ' Rebel Rebel'  et pour terminer le pot-pourri acoustique, soyez indulgents, braves gens, c'est notre premier concert unplugged, ' Kiss'.

Non, Sardou, n'est pas mort, il n'ont pas joué 'La folle du régiment'.

L'ambiance est au zénith, c'est l'heure de balancer le tube Miracoli, 'Mangia Spaghetti'.

Ciao, Bruxelles!

 

 Therapy?

 In België houdt de Wood and Wire Acoustic Tour van Therapy? enkel halt in de Warande, De Spil in Roeselare et au  Botanique à Bruxelles, un petit événement, donc!

C'est un concert acoustique but make as much noise you can, prévient le docteur!

Andy Cairns au centre, Michael  Kojak Robert McKeegan à sa droite et flanqué derrière un mini drumkit, Neil Cooper, ex-The Beyond et Cable.

Avec quatorze albums dans l'escarcelle, Therapy? a de quoi occuper la scène pendant un certain temps, après plus de deux heures de show, personne ne s'est plaint de la formule sans électricité, au contraire, malgré le fait que le trio avait les fesses posées sur un tabouret, l'énergie était présente et le manque de volts nous a permis de constater à quel point les chansons des Irlandais tiennent la route et quel magnifique chanteur Mister Cairns est .

'Trigger inside' ouvre les débats, tes voisins battent le sol du talon et gueulent le refrain, tu les imites.

Andy saisit sa canette les hommes savent pourquoi, this isn't a beer, look, it's Eden Hazard, mon joueur préféré, Eden, boy, should we rock this house?

A ta guise, mon duc!

Je te dédie 'Our love must die'.

Après quelques considérations politiques, il n'a pas voté Nigel Farage, Andy propose un extrait de 'Nurse' ( 1992), ' Disgracelands' avec sa fameuse tirade ...Fuck Columbus he was lost...

Le ton  est aux confidences, aux histoires racontées entre potes, Therapy? est heureux d'être là, Bruxelles est ravi de participer à la fête, Bruxelles acclame les musiciens qui, à leur tour, applaudissent le public.

La setlist proposée est impeccable, se succèdent 'Tides', un toe-tapper inspiré par la ville portuaire 

Dún Laoghaire où le frontman avait séjourné un moment -  'Living in the shadow of a terrible thing' qui doit décrire les gueules de bois encourues par Neil, à propos si l'un d'entre-vous pouvait l'emmenner boire un verre après le concert, ce ne serait pas con, essayez de dénicher un bar pas trop éloigné d'un bureau de police - 'Evil Elvis' à qui j'essayais vainement de ressembler pour finalement avoir la tronche d'Elton John - ' Accelerator' dédié à des copains fervents admirateurs de Stirling Moss.

Les anecdotes se suivent, you know, c'est dans cette même salle que Neil Cooper a joué pour la première fois avec nous en Belgique, c'était en 2003.

Ils enchaînent sur ' If it kills me', l'hispanisant 'Opal Mantra', 'Idiot cousin' décrivant la vie à  Ballyclare où nos occupations se réduisaient à couper la tête aux lapins et à sniffer de la colle, avant de proposer ce qui pour mal d'auditeurs aura constitué le point fort du set, une version poignante de 'Gone', à propos d'une amie ayant perdu un enfant et pensant mettre fin à ses jours.

Du très grand Therapy?, du même niveau que le Nirvana unplugged.

' Stories', et son refrain... happy people have no stories..., est repris par la salle entière, les musiciens s'amusent, Bruxelles jubile.

Le clip de ' Turn' a été tourné dans les swamps, nous rappelle le révérend qui embraye sur ' Still hurts'.

J'ai connu une mauvaise passe dans ma vie, my meat loaf years, il ne cache pas son ancienne addiction aux drogues et à l'alcool,  'Lonely cryin only' date de cette époque.

Une pensée pour tous ceux qui ont disparu récemment, la veille du concert, il apprenait le décès de Craig Gill des Inspiral Carpets, mais c'est en pensant aux Ramones qu'il ébauche 'Stop it you're killing me'.

Le set 'normal' se termine avec la suite furieuse 'Nowhere' et' Die Laughing', le public poussant Neil Cooper à accélérer le tempo de manière infernale.

L'allégresse est générale, ils vont revenir, personne n'en doute.

 

Deux minutes de patience, Debbie lance, où étiez-vous, bordel, au bar?

Un clin d'oeil et c'est reparti avec l'irrésistible ' Potato Junkie' et sa ligne magique... James Joyce is fucking my sister ... c'est rien, Andy, Ulysses is  not fucking your mum!

Puis vient un moment  intimiste, ' A moment of clarity', suivi par 'Loose' et la reprise de Hüsker Dü, 'Diane', introduite par la basse acoustique de Michael.

Le final sera épique, deux extraits de 'Troublegum', le virevoltant ' Knives' et 'Screamager' pour lequel nous sommes priés de confectionner le guitar riff.

Une connivence totale avec le public a transformé ce show en événement qu'il ne fallait pas manquer!

 

Comme le remarquait Emilio:

Probably the most unique show I've seen from them.

 

ManuGo photography - concert monkey

 

 

 

Therapy? Wood and Wire Acoustic Tour - Romano Nervoso acoustic set à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 23 novembre 2016.
Therapy? Wood and Wire Acoustic Tour - Romano Nervoso acoustic set à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 23 novembre 2016.
Therapy? Wood and Wire Acoustic Tour - Romano Nervoso acoustic set à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 23 novembre 2016.
Therapy? Wood and Wire Acoustic Tour - Romano Nervoso acoustic set à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 23 novembre 2016.
Therapy? Wood and Wire Acoustic Tour - Romano Nervoso acoustic set à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 23 novembre 2016.
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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 08:55
Album - Kermesse Machine par Manu Louis

Album  - Kermesse Machine par Manu Louis

 

Début novembre, Manu Louis passait par le Botanique pour célébrer la sortie de son opuscule que le fantaisiste bruxellois, grand fan de Charlie Chaplin, de Buster Keaton, de  George et William Pinder a baptisé ' Kermesse Machine'.

 

 

Tracks

SIDE A

 

4:18 Music From The Hot Dog Stand

3:49 Tchouang-Tseu

3:49 Karaoke

3:23 Fanfare Electrique

 

SIDE B

 

4:30 My Life Is Riding To Strike

2:39 Playback

4:33 Sylvie, Reviens

1:57 Canards

3:33 Tombola

 

Durée totale 0:32:31

 

Ce bel objet emballé sous cellophane, toujours chiant à s'en débarrasser, est présenté dans une pochette à trois battants, presque aussi belle que  le Triptyque de John Donne que Hans Memling, de ses doigts experts, peignit à une époque où l'art abstrait ne se vendait guère.

Tom Watt, qui n'est pas rémunéré par la STIB, est crédité pour le design de cette oeuvre artistique.

Après t'être abîmé l'index gauche pour sortir le compact disc de la chemise cartonnée, tu le fourres dans le lecteur qui déchiffre la première plage, elle justifie  le titre de l'album,' Music from the hot dog stand', donc tu fais gaffe de ne pas étaler le ketchup dégoulinant, sur ton pantalon du mercredi et écoute ce récit musical burlesque et fantasque, tu croises Saint-Nicolas, une fanfare gypsy, la cousine d'Emir Kusturica et un crooner triste, coiffé du chapeau de Pierrot.

T'as à peine avalé le pain garni de sa saucisse de Francfort que tu croises 'Tchouang- Tseu' , un penseur chinois venu étudier les bronzes de Rodin.

Sur fond techno barbouze, le jaune entame une danse exotique, pas très ethnique, il est rigolo le Monsieur, te souffle ton petit-fils qui tenait absolument à passer son après-midi chez les forains foireux.

Viens, petit, on va assister à un crochet.

Un, quoi?

Un ' Karaoke'!

T'es amateur d'Euro dance, de la danse des canards, de Chicory Tip, d'assemblages sonores et d'orgues électriques Bontempi, t'as pas peur de te rendre ridicule, on te refile le micro, chante!

Le clown est seul et triste, place à la mélancolie, 'Fanfare électrique'  ..il neige sur le Lac Majeur et il pleut sur le portique, tu n'es pas là...la fête est finie, il ne reste qu'une tonne de déchets attendant le passage de la voirie.

C'est moche!

Tu m'accompagnes au cabaret, j'ai le blues, 'My life is riding to strike' chante le copain de Kurt Weill, ça fait du bien, ça requinque, et la dame là-bas, ce n'est pas... si, Lili Marlene!

Tu crois que je peux lui offrir un schnaps?

T'as plus un rond!

Mais il est malade, le mec, qu'a-t-il à répéter constamment ' Playback' et puis ce son de basse qui me rappelle l'intro de ' Et maintenant' de Gilbert Bécaud, il me rend fou, ce drôle!

' Sylvie, reviens' , elle est bien la guitare, elle est dure, Sylvie, pourquoi elle ne rapplique pas?

Ecoute, Sylvie, comme il a bien habillé sa prière, t'es vache, Sylvie, reviens, merde, écoute, comme il s'énerve, il nous donne le tournis, bordel, reviens, nom de Dieu!

Passons à autre chose, une tranche de poésie pastorale, par exemple, c'est apaisant de voir un colvert en fin de vol se poser sur l'eau dans laquelle un saule auguste se mire.( ' Canards') .

Deux minutes de détente avant quelques exercices d'assouplissements que nous allons effectuer en écoutant ' Tombola' .

 Roulement de tambour, tagada boum tsoin tsoin, tiens voilà Charles Trenet, y'a d'la joie, suivez-moi, hop hop, elles sont mignonnes les majorettes, il est gentil le toutou, je peux le caresser, maman!

Viens, Jeannot, on retrouve papa à la terrasse, tu auras une grenadine!

 

Kermesse Machine: du folklore, du rock, du disco, de la variété, du cabaret ...une palette bigarrée et non-conformiste qui séduira ceux pour lesquels l'ouverture d'esprit n'est pas un mythe!



  

 

 

 

 

 

 

Pïcture : Mijo Mik

Pïcture : Mijo Mik

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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 08:16
Zëro (FR) au Magasin 4 - Bruxelles, le 23 novembre 2016

Zëro (FR)  au Magasin 4 - Bruxelles, le 23 novembre 2016 

 

Cinquième album des Lyonnais de Zëro San Francisco est un sidérant périple en neuf étapes dans le multivers des sonorités rock. Inventif, énergique gracieux et surprenant cet album est un road-trip musical déroutant....dixit

 

 

Florian Hexagen?

 

Et donc hier soir au Magasin 4, Zëro a réussi le tour de force de couvrir 23 années de rock indé à travers 3 des plus belles émanations de cette scène alternative hexagonale: Zëro et son fantastique dernier album, "San Francisco", jouant sur les ambiances comme jamais et passant le test du live avec brio; Bästard et sa no-wave indus si reconnaissable  et enfin Deity Guns, leur premier groupe culte, adepte de cette noise expé si dissonante et mélodique à la fois.

 Bref, GRAND concert encore une fois avenue du Port, pour les fadas des 90's, fallait y être, tu t'en doutes bien!

 

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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 18:25
The Overtures - Bootleg Sixties Sight and Sound Show - Het Depot- Leuven - le 21 novembre 2016

 The Overtures - Bootleg Sixties Sight and Sound Show - Het Depot- Leuven - le 21 novembre 2016

 

L'affiche du Depot, ainsi que des autres salles visitées par le groupe de Hertfordshire, mentionne un concert des  Bootleg Sixties , mais c'est bien sous l'étiquette The Overtures que le projet a vu le jour en 1989.

Their line-up in 2016 consists of founders Den Pugsley (bass/lead vocals) and Steve Phypers (drums/vocals), plus  Jamie Cook (guitar/lead vocals), Chris Skornia (keyboards/vocals) and Phil Evans (guitar/vocals), ils sont considérés comme le plus brillant 60s tribute band sillonnant le UK, constatation  justifiée  après la prestation formidable, de deux heures, donnée à Louvain.

Leur management souligne que The Overtures comptent une liste de clients de renom et cite Sir Paul McCartney, Sir Elton John, Lulu, Elvis Costello, Royal Caribbean, Volkswagen Racing Team, King Hussein of Jordan, Virgin Radio, BBC, British Embassy, Singapore, Askari Bank Pakistan, British Chambers of Commerce Singapore ou Veritas...donc si tu veux fêter tes noces d'or et faire une belle surprise à celle qui a commis l'erreur de te dire oui il y a 50 ans mais qui te pardonnera tout si tu lui chantes ' This Strange Effect' avec un tremblement de voix, n'hésite pas, tu invites The Overtures, alias The Bootleg Sixties, t'es reparti pour 50 ans d'amour, au moins!

 

Le début du show était prévu à 21h, à 20:50', des images d'époque commencent à défiler sur l'écran, le décompte a débuté, 5,4,3,2,1... Good evening everybody, ' Eight days a week' des Fab Four ouvre, nous sommes en 1964, les musiciens se sont rendus chez le tailleur des Beatles qui leur a confectionné le fameux Sullivan suit de 1964, dommage que les filles du Depot n'étaient pas vraiment fringuées Swinging London, ça ne les empêchaient pas de, déjà, entamer une séance de jerk que la gentry de l'époque eut qualifiée de danse de  guenons.

Den: We believe the sixties are pop music finest decade!

Il n'est pas le seul à le penser, on traverse les mers pour aller écouter ' Mr Tambourine Man' des Byrds.

Les pochettes de disques et films illustrant le show ajoutent une note nostalgique supplémentaire  à la musique interprétée de manière étincelante par le quintette.

Ces mecs savent jouer!

On reste en 1964 avec une version nerveuse de  ' Can't explain' des Who.

Les titres se succèdent à un train d'enfer, pour l'instant aucun problème, le peloton reste groupé, les ballerines tiennent le coup et se déhanchent en mesure, Jimmy Saville les reluque d'un air satisfait.

Sur scène, ils entament un premier pot-pourri: 'I'm into something good', Herman's Hermits - l'incroyable 'For your love' des Yardbirds et ' She's not there' des Zombies, illustré d un aparté grandiose à l'Hammond.

JP reste calme et shoote, tes pieds ont la bougeotte, tu te mets à chanter à tue-tête ces tubes immortels qui sont restés ancrés dans ta cervelle.

Ne me demande pas de chanter un truc de Kanye West ou   'Can't Hold Us' de Macklemore et Ryan Lewis, j'en suis incapable, mais les tubes des années soixante, aucun problème, même les navets!

Un harmonica pour Chris, il reprend le rôle dévolu à Brian Jones,  Mick Jagger à l'écran, ' Not fade away', quel titre!

Les Bootleg Sixties adorent les Hollies, ils proposent la  suite ' Bus Stop' et 'Just one look'.

Ils auraient pu continuer: 'I can't let go', ' Carrie Ann' , ' On a carousel', ' Jennifer Eccles', 'He ain't heavy, he is my brother'  , malheureusement ' Long cool woman in a black dress' date de 1972.

Un grand groupe!

Next one was a smash hit in Belgium and in The Netherlands, pas au UK.

 Là, ils m'ont eu ' This Strange Effect' de Dave Berry, un gars que t'as croisé à Knokke en 1965, tu jouais aux billes!

Avec The Animals, le set gagne en intensité et en violence, ' We gotta get out of this place', le solo de Phil Evans n'était pas aussi long que ceux de Ginger Baker, à la grande époque de Cream, mais il valait le déplacement.

Changement de tenue avant ' ' A hard day's night' et une séquence Merseybeat entamée par les Searchers, 'Needles and Pins' auxquels ils ont collé 'How do you do it' de Gerry and the Pacemakers et l'incroyable 'Hippy hippy shake' des Swinging Blue Jeans.

Louvain twiste!

Let's change the mood,  nous ne voulons pas être responsables d'une épidémie de crises cardiaques, on se calme, ' The sun ain't gonna shine anymore', la perle des Walker Brothers.

Accalmie fort brève car avec 'Keep on runnin' de Spencer Davis Group tout le monde a repris le jerk.

Emotions, J F Kennedy à l'écran, il va mourir, l'Amérique est sous le choc, Paul Simon composera ' The sound of silence'.

La grande force du groupe réside également dans le fait qu'ils font ressurgir des événements qui ont marqué la mémoire collective.

Un roadie avance quelques tabourets, le groupe propose un intermède acoustique débutant par ' California Dreaming' des Mama's and Papa's, juste  magnifique!

' In my room' des Beach Boys et ' Do you wanna dance' de Cliff Richard complètent la séquence.

Les années 60 à la radio c'était aussi Radio Caroline ( et pour nous Radio Veronica), le vieux ferry se voit sur des clichés d'archive, tu verses une larme, ils attaquent un couple de chansons des Kinks 'All day and all of the night' et 'You really got me', la Britpop c'est du pipi de chat, en comparaison!

Sizzling guitar licks, surf time avec 'Misirlou' de Dick Dale, puis un petit temps mort avant de terminer le set 1 par Roy Orbison, 'Pretty Woman' et' I'm a believer' dans la version des Monkees.

En, JP?

Niet slecht!

Ce qui signifie que c'était énorme puisque JP est toujours là!

 

Après la pause, Den Pugsley, autrefois membre des Jetz, revient seul pour interpréter ' Don't think twice it's alright' tandis que des photos d'un jeune homme pas encore Prix Nobel de littérature passent sur l'écran.

On vient d'atterrir en pleine ère psychédélique, les Bootleg Soixante attaquent un long medley Summer of Love:' Sgt Pepper's lonely hearts club band'/ Donovan 'Sunshine Superman'/' The Letter' les Box Tops/ Pink Floyd ' Arnold Layne' , Syd, où es-tu? / les Move, quel souvenir ' Flowers in the rain'/ Keith West ' Excerpt from a teenage opera' tu l'avais oubliée celle-là mais pas le refrain ...grocer jack, grocer jack ..../ les Turtles ' Happy Together' / 'Massachusetts' des frères Gibb et enfin un brûlant ' Purple Haze' d'Hendrix.

Virage funky avec ' Green Onions' de Booker T, Chris Skornia s'amuse, faudrait qu'on lui présente André Brasseur!

Les  Small Faces, Steve Marriott, Ronnie Lane, Ian McLagan, tous partis, mais ' Itchycoo park' reste dans nos mémoires.

A tes côtés, un enfoiré, imbibé jusqu'à la moelle mugit depuis 15', The Doors, The Doors, The Doors... t'avais envie de lui dire, à gauche, la porte, il avait l'oeil mauvais et pesait 95 kilos, t'as répondu 'ja' quand il a questionné ken je dat liedje, tu les connaissais toutes!

Les parents devraient mieux surveiller leur progéniture!

Le groupe essaye de l'ignorer et propose 'Groovin' on a Sunday afternoon' des Young Rascals puis ' Legend of Xanadu' des très British Dave Dee, Dozy, Mick and Tich.

L'adepte des Doors s'allume une Belga, décide en voyant son flacon vide qu'il a une petite soif et se tire, bon débarras, petit branleur!

Il rate un  tout grand moment, ' A whiter shade of pale' de Procol Harum, pire encore, il n'entend pas ' Light my fire' de Jim Morrison, Ray Manzarek, Robby Krieger et John Densmore, que les British transforment en jam formidable.

Jamie, solo, ' Baby, now that I have found you' des Foundations.

En fouillant dans ta collection tu dois retrouver ce 45 tours, Pye records, une grande marque de la British Invasion.

On arrive en 1968, dans le mixer: ' Proud Mary' CCR, les Tremeloes ' Here comes my baby', Manfred Mann ' Mighty Quinn', et Elvis ' Suspicious minds'.

Un petit tour sur la lune avec Armstrong, nous sommes en 1969, les Who cassent la baraque avec ' Pinball Wizard' et les Beatles avec ' Get back'.


Il est 23h, après avoir enfilé trois chapelets de hits, ils nous saluent.

Come back, come back...

Ce ne sont pas les Equals qui rappliquent mais bien les Overtures, ils ont enfilé des maillots Belgium, ce qui déclenche l'enthousiasme et ils  nous balancent une dernière couche, ' I want to hold your hand' - ' Glad all over' ( Dave Clark Five) - ' Satisfaction' - 'Mony Mony' de Tommy James and the Shondells et enfin ' Daydream believer' des Monkees.


The dream is over!

Soudain.. ex-fan des sixties comme tu dansais bien le rock'n'roll ... te traverse l'esprit!

 

photos- jp daniels/concert monkey


 

 

 

 

 

 

 

 

The Overtures - Bootleg Sixties Sight and Sound Show - Het Depot- Leuven - le 21 novembre 2016
The Overtures - Bootleg Sixties Sight and Sound Show - Het Depot- Leuven - le 21 novembre 2016
The Overtures - Bootleg Sixties Sight and Sound Show - Het Depot- Leuven - le 21 novembre 2016
The Overtures - Bootleg Sixties Sight and Sound Show - Het Depot- Leuven - le 21 novembre 2016
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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 07:28
Sinner's Day 2016 - Grenslandhallen - Ethias Arena - Hasselt- le 20 novembre 2016

Sinner's Day 2016 - Grenslandhallen - Ethias Arena - Hasselt- le 20 novembre 2016

 

Raphaël Haubourdin rend compte...

 

Léger compte rendu du Sinner's Day.

Arrivés un peu tardive, on loupe Cassandra Complex.

Arrive The Beat. Pas mon truc, je vais manger une pitta.
Véritable passeport pour le végétarisme, je n'ai jamais rien mangé d'aussi dégueulasse depuis longtemps. Peu d’alternative niveau bouffe.

Tuxedomoon : La grâce toute en retenue, le son est très bon et c'est un réel plaisir de les revoir. Un rêve.

DAF : très grande scène pour le leader, seul. Boit beaucoup d'eau, se douche à chaque chanson avec cette eau. Sympa.

Tricky : Ce type est arrivé en marcel et est reparti en pull. Playback du début jusqu'à la fin. Laisse tomber son micro 10 fois. Aucun tube, mais le son était bon. Très bon ingé son.

Aucune scénographie, spectacle fade devant une foule qui patiente en attendant OMD.

Pause pipi, il faut donner deux euros pour avoir un pass-pipi.

La file. Personne ne semble heureux d'aller faire pipi.

En plein milieu du festival arrive Luc van Acker qui vient auprès de la foule s'inquiéter des prestations précédentes, en néerlandais.

Je ne comprends presque rien, contre toute attente il glisse le mot "Revolting Cocks" comme pour justifier sa présence.

Luc a 55 ans, porte des lunettes bizarres et semble être une personne joyeuse. Il a vraiment bien fait de venir Luc, car il a pu faire une photo avec John Lydon dans les loges. Bref, Luc finit par présenter OMD, sur les starting blocks.

Pas avare de tubes, OMD réduit à un duo se lance sur Enola Gay, les tubes s’enchainent et je danse sur "Messages" puis sur autre titre Andy fait semblant de jouer de la basse. Pas lui ! Oh non !

Flagrant délit sous mon nez et celui de Dominique Falmagne!.

Peu importe, la voix d'Andy rattrape cette déconvenue (et ses pas de danse), Maid of Orleans, Joan of Arc, j'adore.

J'aime bien le côté fêtes de fin d'année et cette chanson épique me pique. Je n'ai pas le monopole du bon goût, c'est ainsi...

Orchestral Manoeuvre in the Dark, c'est une machine.

Mention spéciale pour la meilleure performance, toute en finesse de PIL, qui était le seul groupe au complet hier.

Line Up prestigieux.:Bruce Smith (ex pop group -slits)/Lu Edmonds (Damned) / Scott Firth. (Morcheeba)

Son magistral, John Lydon est un sorcier aussi sur scène.

Set psycho-disco. Musiciens incroyables. Magie.

Sisters of Mercy : Chant inaudible prèsde la console, "bandes" inchangées depuis 1994. L'organisation a dû prévoir des litres de produit pour produire de la fumée.

La boîte à rythmes et les sons en background ne sont vraiment pas frais. Arrière goût de cendrier froid dans la foule.

On se casse, sans vraiment comprendre l'engouement du public devant la prestation enfumée des Sisters.

Fuyons vite, payons les 4 euros de parking.

Superbe journée, je baille en coupant mon bracelet pass-pipi.

Plus besoin!

Sinner's Day 2016 - Grenslandhallen - Ethias Arena - Hasselt- le 20 novembre 2016
Sinner's Day 2016 - Grenslandhallen - Ethias Arena - Hasselt- le 20 novembre 2016
Sinner's Day 2016 - Grenslandhallen - Ethias Arena - Hasselt- le 20 novembre 2016
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19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 21:04
Stro Brothers en Lotte Remmen dans le cadre de Toernee Mond’ialle - Den Apotheker ( Halle) - 19 november 2016

Stro Brothers en  Lotte Remmen dans le cadre de Toernee Mond’ialle - Den Apotheker ( Halle) - 19 november 2016

 

Un déplacement de vingt mètres et tu passes du Blue Note à la Pharmacie, Den Apotheker annonce Stro Brothers en  Lotte Remmen.

Les frangins,  Joachim ( banjo, guitare, voix)  et Johannes Wannyn ( guitare, voix) font partie du groupe folk/country/bluegrass Strograss qui écume les podia nationaux depuis pas mal de temps, Lotte Remmen( violon, voix) a rejoint les amateurs de foin, ce soir  ils ne sont que trois ( sur cinq) à se produire chez l'apothicaire.

Le bistro est blindé, coup de bol, un couple médiéval t'invite à prendre place à leur table, Madame tient un discours nébuleux, elle a les yeux brouillés sur le plat, le Muscadet sans doute, mais tu acceptes l'invitation avec grâce tout en refusant la Duvel que son Prince aux tempes argentées te propose.

Près de la vitrine les Wannyn brothers et la timide Lotte, plus sympathique qu'une anguille, se proposent de nous réjouir avec une séquence d'une heure de roots music incluant des reprises en eigen werk.

Ils débutent par Neil Young, 'Old Man'.

Van wie is dat nog, questionne Miss Halle 1961.

Van de Loner, mevrouw!

't is mooi!

En effet!

La suivante est pour les amateurs des sixties, ' Homeward Bound' de Simon and Garfunkel.

Jolies close harmonies, un jeu fignolé, le trio parvient à faire taire la clientèle.

Ja, je sais, mevrouw, 't is mooi!

Van George Harrison, qu'il dit, mais ' Norwegian Wood' est bien crédité Lennon/McCartney, même si c'est sous l'impulsion de George que les Beatles ont utilisé le sitar.

Le banjo réapparaît pour le chef-d'oeuvre de Derroll Adams, la tragédie ' Portland Town'.

Baptême du feu pour une de leurs oeuvres traitant du bonheur et du malheur d'une femme vieillissante, du folk classique.

Ils poursuivent par le rootsy ' Trouble in mind' ,' Shade of time' sentant bon Pete Seeger est de leur cru également, puis ils proposent le traditionnel bluegrass  ' When first unto this country', une perle  que Dylan, Planxty, Grateful Dead ont inclus dans leur répertoire.

Lotte en évidence pour une reel sentant bon la verte Irlande qui précède un premier titre in de taal van Vondel, ' Als de rook om je hoofd is verdwenen' de Boudewijn de Groot.

Nous achevons ce set avec un autre morceau in onze taal, l'entraînant  ' Ebbenhout Blues' de Wigbert.

On revient dans 30'.

Pas contente, Simone, arrivée tardivement, vous m'aviez promis un Simon and Garfunkel!

Ils reprennent leurs instruments pour lui tricoter ' Mrs Robinson''  qui n'a pas compris que c'est trop tard pour les candidates debates, de toute façon, every way you look at it, you lose!

Tu dis, Sarko?

 

 

Tu comptais encore assister à un autre gig, au Fazant, le faisan était truffé à l'extrême, pas moyen d'atteindre le bar, terug naar huis!

 

Stro Brothers en Lotte Remmen dans le cadre de Toernee Mond’ialle - Den Apotheker ( Halle) - 19 november 2016
Stro Brothers en Lotte Remmen dans le cadre de Toernee Mond’ialle - Den Apotheker ( Halle) - 19 november 2016
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