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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 13:32

Le Winterjazz Festival Marni/ Flagey est sur la route depuis une semaine, ce soir, au Marni, en collaboration avec un autre événement marquant de l'hiver jazz, les Djangofollies, co-organisées par L’asbl ‘Les Amis De Brosella' et Les Riches Claires, focus on Greece avec une double affiche, Yiorgos Magoulas et Diminuita!

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La soirée débute tardivement, le débat précédant les concerts s'est allongé.

20h20, une courte allocution familiale formulée par de charmantes hôtesses pour nous rappeler la présidence grecque du Conseil de l'Union européenne en 2014

 Efharisto polli, et en flamand, la même chose, place à la musique!

 

Yiorgos Magoulas

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Sur scène, un PC, des feuillets épars, un sampler with pre-recorded sounds and some percussion sounds.

Le guitariste ( d'obédience classique, National Conservatory of Athens) rapplique et prend place face à son attirail.

Pas un mot, il ramasse une acoustique, tapote le sampler et balance une première construction minimaliste aux accents  ambient méditerranéen.

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Ne t'attends pas à une énumération de titres, ce projet est flambant neuf et les pièces jouées ne se retrouvent, en principe, pas sur les albums 'Dust' ou 'Mediterranean Myths'.

 The perfect soundtrack for your imagination... avançait une âme poétique, il avait raison, sur scène, il y a ce gars qui caresse son instrument, pianote sur le clavier du sampler, manipule ses partitions, se frotte les mains et ignore superbement l'assemblée, si ce n'est qu'après les premiers applaudissements il nous a gratifiés d'un sourire figé.. une Joconde barbue!

Un second périple de minimal music, place prépondérante accordée aux moments de silence, aux répétitions, une apologie de la lenteur non soutenue par des samples ce coup-ci.

Plage achevée, même scénario sans le sourire, quelques projections urbaines, des gestes saccadés, un bruit de fond métallique, une atmosphère brumeuse, qui a dit austérité?

Au moment de payer l'addition, on se rend compte qu'on a eu droit à dix service, que le chef avait oublié d'assaisonner. Résultat des courses, 15 personnes se sont assoupies, l'une d'entre elles dans son bol d'avgolemono, treize autres clients se sont tirés à l'anglaise sans payer leur repas, Thérèse  a tricoté une layette pour son futur petit-fils et Gary s'est tapé une partie d'échecs sur son smartphone.

Dans le meilleur des cas tu penses à Narciso Yepes, sinon le truc est aussi enivrant que la Music for Airports de Eno ou, pire, que la Relaxing Music que t'imposent certains cabinets dentaires avant de passer à la salle de torture.

On te signale, en passant, que Yiorgos a troqué la guitare contre un charango pour 3 ou 4 pièces.

Ce trip a  eu le mérite de te mettre en condition pour une longue séance méditative.

 N'aie crainte, pas de métaphysique, des paysages du golfe Saronique, des rafiots multicolores dans le port d'Egine, une noire Melina, attablée à une terrasse, sirotant un café frappé, trois ou quatre gosses tapant dans une balle, un oiseau marin ondoyant dans un azur immaculé, le bruissement léger de vagues remous et l'ombre de quelques déesses antiques pleurant sur la crise grecque.

Servitóros, un citron pressé, parakaló!

Un dernier accord,  le musicien se lève, sourit et s'en va!

Le public s'éveille pour se diriger vers le bar.

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Diminuita

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Un gypsy swing trio athénien, né en 2007!

Giorgos Papadogiannis, guitar - Efie Sarandi, guitar - Kostas Arsenis, bass ont sorti l'album "a-rhythmology" en 2011, ils sont déjà passés quelque fois dans nos accueillantes contrées et pour le Djangofollies 2014, ils se produiront en dehors du Marni, à Charleroi, Belsele et Lessines.

070.JPGOn nous a prédit du jazz manouche truffé d'éléments Rembetiko et de jazz anno 1930, on ne nous a pas menti.

Dès les premières notes, le Marni est soulagé, l'esprit  Hot Club de France et les prouesses techniques inhérentes au style sont bien présentes,"la pompe"  efficace ( Efie) travaille en souplesse, la lead ( Giorgos) voltige et la sombre  contrebasse remplace le violon.

Une heure de Django, de compositions personnelles baignant dans des eaux Liberchies et de standards jazz played in harmonic minor scale or in rubato.

Tout le monde est content, on regrettera toutefois le côté académique, parfois statique, de la prestation.

En vain, on a attendu le grain de folie, le geste insolent ou héroïque, techniquement le rendu frisait la perfection, mais on a connu des adeptes du genre plus flamboyants ( Raphaël Faÿs, Les Doigts de l'Homme, Biréli Lagrène, le Waso Quartet etc..).

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The first track was called 'Bonjour', the first word we learned in French!

Ensuite la Grèce s'attaque à l' 'Oriental Shuffle' de Django, suivi d'un 'Limehouse blues' style mitraillette folle.

Le 'Boléro' de Ravel impressionne, ils poursuivent avec une ou deux plages de leur album avant que Kostas n' amorce impeccablement le classique 'Lullaby of Birdland' , un autre favori des manouches.

'Rhythm Future' subira un traitement moins conventionnel, le swing prenant soudain des intonations Danse du Sabre.

Un exercice périlleux du lead guitariste, une improvisation hardie applaudie chaleureusement.

Plus romancé sera  'Seul ce Soir' .

Giorgos nous précise que l'ingénieux 'Suite d'été' is a special tune for a special friend avant d'entendre Efie introduire l'équipe et annoncer la dernière du set, l'inévitable et splendide 'Les Yeux Noirs'.

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Bis

Il en manquait un, bien sûr: ' Minor Swing'.

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 08:23

Si de notre côté de la frontière on connaît The Clement Peerens Explosition, or CPeX, nos voisins hollandais ne jurent que par Normaal, le groupe ayant inventé le boerenrock, bien avant ces autres rustauds que sont Band Zonder Banaan ou les scatologiques WC Experience.

  Jan-manschot

Normaal voit le jour en 1973, les membres fondateurs étant Bennie Jolink et Jan Manschot!

Ces braves gars, flanqués de Ferdi Jolij et Willem Terhorst,  chantant dans leur patois du Gelderland, ont squatté le Nederlandse Top 40 avec une kyrielle de singles  intellectuels ( dont Oerend hard - Achterhoek boogie - Mama woar is mien pils - Net as gisteren - Heidi etc..).

Comme tout groupe qui se respecte le line-up a évolué au courant des décennies.

Jan Manschot l'a quitté en 1988!

Il forme avec  Ferdi Jolij, un autre déserteur, le combo Boh Foi Toch jouant du zydeco chanté en Nedersaksisch.

En 2003 il rejoint Normaal pour une tournée.

2012, les médecins lui découvrent des tumeurs au cerveau, il est décédé ce 21 janvier à l'âge de 66 ans!

 

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 07:49

Après le break des Fêtes, la ville estudiantine, aussi, s'éveille...

 

 

Une liste, probablement incomplète, de concerts pour fin janvier, début février!

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Het Depot démarre 2014 ce 25 janvier avec le Rory Gallagher Tribute Festival, un événement Classic 21!

La soirée débute à 19:30' avec Flor "Fingerpicking" Colebunders and Kirri Valvekens, puis vient le

Band of Friends with Gerry McAvoy on bass, Ted McKenna on drums and Marcel Scherpenzeel on guitar/vocals + special guest Roland Van Campenhout, et enfin Bullfrog Tattoo,  a Belgian tribute to Rory!

Le 4/2: au café, a free gig : King Dalton

Le 7/2: présélection pour le  Humo's Rock Rally. 

Le 8/2: pour les kids, Kapitein Winokio!

Le 10/2: free gig, au café: The Valerie Solanas!

 

't Stuk

 

Le 4/2:  Douglas Dare + Astronaute ( alias Myrthe Luyten).

Le 6/2: du lourd avec Madensuyu + Rape Blossoms!

 

 

Le  30CC/Schouwburg propose après les concerts de Tom Vanstiphout et Daan..

 

le 22/1: Iet me ziel, un soundtrack louvaniste concocté par Lennaert Maes (chant, guitare) et Andries Boone (mandoline, violon, keys et accordéon) et quelques amis.

Le 23/1: Gabriel Rios.

Le 25/1 du flamenco avec  Rocio Molina et groupe.

Le 7/2: la chanteuse Hannelore Bedert vient présenter son troisième album - support: Jonas Winterland.

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La J H Sojo à Kessel-Lo propose a punk evening le 25/1

Ouverture des portes à 17:00, les groupes  Days of Desolation – The End of Ernie – Prophecy of Crows – Pollution – Young Hearts – Reject se succèdent à l'affiche!

 

Le 30/1 à la FNAC locale: Pilod!

 

 

Le Lions Club Leuven annonce Scala et les Kolacny brothers le 8/2!

 

Le 30/1 plusieurs cafés  proposent un  Gedichtendag Kroegentocht ( café Libertad, café Bluesette, boekhandel Paard van Troje, boekhandel Boekcargo, wijnbar Convento, muziekcafé At the Bebop,café Commerce).

Un peu plus tard, le 10/2, At the Bebop :  David Ronaldo & The Dice / CD-Release!

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Au Café Blauwe Kater.

Le 27/1:  Pasco Tom & the Dark Knight.

 

Le Jazz- Combo  School of Arts - Campus Lemmens jouera du Wayne Shorter, Richie Beirach et Bud Powell au Campus Lemmens le 30/1

 

't Archief ou le Rock Café, par contre, n'ont encore rien annoncé!

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 14:30

Mitch ZoSo Duterck

 

Cliff Stevens + Wishbone Ash - 2013.01.20 -  Spirit of '66 - Verviers (BEL)

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Lineup :
Andy Powell : guitar & vocals
Bon Skeat : bass & vocals
Muddy Manninen : guitar & vocals
Joe Crabtree : Drums

Setlist :
01. Mother of Pearl
02. Deep Blues
03. Big Issues
04. The King Will Come
05. Warrior
06. Throw Down the Sword
07. Rock 'n Roll Widow
08. Ballad of the Beacon
09. Baby What You Want Me to Do
10. The Pilgrim
11. Blowin' Free
12. Jail Bait
13. Lady Whiskey
14. Phoenix
Encore:
15. Living Proof
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Sympathiques retrouvailles avec le légendaire quatuor anglais programmé en janvier comme l'an dernier par notre Francis national. Wishbone Ash est de retour pour le plus grand bonheur des fans et des amateurs d'harmonies à deux lead guitares dont, je vous le rappelle, Wishbone Ash à la paternité historique.
A 19.00 tapantes, je suis devant le volet à moitié levé (ou baissé, tout dépend de votre optimisme). Près de moi un petit bonhomme, cigarette au bec et coiffé d'une casquette floquée aux armes des New York Yankees se fend d'un "Hey how are you doin' man? Nice To see you again". 

1546461_10152174348244301_1250147428_n.jpgC'est Bob Skeats le bassiste du Bréchet (Wishbone en anglais) qui me souhaite le bonjour à sa façon, c'est vrai qu'on avait passé pas mal de temps à sympathiser backstage à Bruxelles après le concert anniversaire de Classic 21 au Botanique fin 2012. 

On s'échange les derniers potins et puis le volet s'ouvre et je me hâte vers mon poste de reporter.

 A l'étage c'est le guitariste Andy Powell qui me salue lui aussi très amicalement. 

Ces mecs ont une sacré emémoire tout de même, ou alors c'est ma tête... 

Quelques questions à Andy dont une concernant la setlist. La réponse m'apprend qu'ils vont jouer l'album "Live Dates" de 1973 dans son intégralité en y ajoutant quelques bonus. 

Prémonition? Je venais tout juste de me le réécouter dans le train (non je ne passerai pas le permis voiture).

 Super! Me dis-je j'adore cet album qui est, rappelons le, l'opus le plus vendu dans la discographie du groupe et non pas "Argus" comme on pourrait le croire. 

Bien, voilà le décor planté. Juste une heure de patience avant la première partie.

 


Ce soir, C'est  Cliff Stevens, un trio canadien de Montréal qui va nous offrir un apéro blues de bonne facture. 

Le guitariste arbore un physique, un look et un jeu très Eric Clapton (avant que ce dernier ne devienne un fonctionnaire qui joue avec un œil sur la pointeuse et le sourire au vestiaire).

 L'homme est venu promouvoir "Feelin' the Blues" son dernier cd en date dont j'ai un exemplaire dédicacé sous les yeux.

 On aura droit à un bon set de 45 minutes émaillé de reprises de... Clapton bien évidemment, Muddy Waters ou encore Albert King astucieusement placées entre les compositions de Cliff Stevens.

 Bonne sélection, un agréable moment en vérité.
 

 

 

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A peine 20 minutes plus tard c'est au tour de Wishbone Ash de prendre son envol. 

De légers problèmes de retours seront bien vite solutionnés pour nous offrir un son de qualité super bien balancé et surtout pas trop fort.

994106_10152174348084301_1804546348_n.jpg Il en va de même avec l'excellente prestation du band. 

Ces gars là savent jouer sans être démonstratifs.

 On ouvre avec le triptyque "Mother of Pearl", Deep Blues" et "Big Issues" avant qu' Andy n'apprenne à l'assistance suspendue à ses lèvres que la suite sera réservée à l'interprétation de "Live Dates" dans son intégralité, du moins, si sa voix tient le coup et elle a tenu cette brave dame!

 C'est le sublime et obsédant "The King Will Come" qui ouvre les festivités et l'ambiance monte d'un cran surtout que dans la foulée voici que déboule "Warrior". 

 Je ne vous fait pas l'article en essayant de vous vendre l'album, suivez la setlist pour avoir une idée de ce que fut ce concert. 

Du tout bon qui s'achève sur un "Phœnix" qui a chaque fois et pour notre plus grand bonheur, renaît de ses cendres. 

Signalons encore le très progressif instrumental "The Pilgrim" qui a de quoi ravir les amateurs du genre. 

Un rappel "Living Proof" viendra clôturer 1h45 d'un concert sans failles.

 Ils ont promis de revenir nous voir, moi aussi, je promets et... C'est tout.

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 Mitch ZoSo Duterck

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 22:22

Photo-reportage signé Fabienne Cresens!

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 Christophe Haleb ( Marseille) fonde la compagnie  La Zouze en 1993 et depuis lors monte des spectacles/performances/improvisations/happening  interdisciplinaires ( chorégraphies, musique, arts plastiques, expression corporelle, théâtre, défilés de mode...).

Quelques unes de ses créations passées ont pour nom:« Marche des Vierges » - « Sous les pieds des citoyens vivants » en 1998 - « Idyllique » en 2001 ou   « Yes, Yes, Yes » en 2003 ...

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Son dernier projet '  HNONYM FEVER' a investi les Halles de Schaerbeek les 17, 18 et 19 janvier!

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 '  HNONYM FEVER' - distribution:

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Conception et direction artistique : Christophe Haleb / Musique Originale : Alexandre Maillard / Avec les danseurs, performeurs, chanteurs, comédiens : Séverine Bauvais, Christophe Haleb, Princess Hans (Ryan Kellett), Christophe Le Blay, Katia Medici, Maxime Mestre, Thomas Gonzalez. Mais aussi certains artistes ou amateurs choisis dans la ville investie à l’occasion d’atelier de pratiques artistiques. Collection polyane et papier : Laurent Le Bourhis Hair styliste : Paolo Ferreira / Dispositif Lumière et régie générale : Julien Soulatre / Régie son : Mister Klee / Administratrices de production / Diffusion : Géraldine Humeau et Colomba Ambroselli / Attachée de production : Gwendoline Langlois.

 

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Fabienne Cresens - Picturelle

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 15:59

Une organisation  Le Palais des Sciences ( Antitapas)/  Vaartkapoen pour la première apparition de Fuel Fandango à Bruselas!

Le moins que l'on puisse dire après le spectacle étourdissant donné à Molenbeek, est que le duo a fait forte impression.... chaud, chaud devant!

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Fuel Fandango =  "puro fuego"annonçait la pub, elle ne mentait pas!

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 Beautiful Badness assure le support !

Pas évident devant une assistance, majoritairement ibérique, attendant fébrilement le show de Alejandro y Nita et n'ayant, en principe, rien à cirer d'un avant-programme local.

Les Bruxellois ont réussi à tirer leur épingle du jeu en balançant un set de 40/45' d'indie pop bien ficelé .

La fiche dit: Gabriel Sesboué, ( s 'il te plaît, n'ajoute pas Marquis de Sauvetage!) le Frenchie chaussé la Comtesse aux pieds nus, au chant + quelques accords de guitare , Olivier Delescaille ( guitares) , Guylain Domas ( basse) et  Gilles Servais ( batterie)... sur scène on a vu un cinquième élément et pas des moindres, ce claviériste était plutôt du genre doué, who the fuck was that guy... il nous semble avoir reconnu Antoine Guenet croisé chez PaNoPTiCoN, il y a des lustres, ce qui explique son jeu teinté de jazz.

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20h25, Gilles annonce la couleur en amorçant une tranche d' indie sautillant, ' Everybody knows'.

Une bonne voix ( Gabriel) se rapprochant de celle de Jasper Steverlinck ( wide vocal range, indeed!) sur  un paysage sonore calibré radio FM, remarque qui n'est pas péjorative.

 Si Pure FM te refile de l'eczéma, on te propose de te brancher sur blackmetalradio, juste maintenant ils passent Sammath.

Ah bon, tu préfères le rap...nik ta mɛʁ!

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'Run' claviers brillants, basse ronronnante, refrain fredonnable, c'est bien foutu et moins crétin que Piano Club, Malibu Stacy ou autres pouliches de chez Jaune Orange.

Un break, une  percée lyrique aux accents progrock...such a shame...chuchote-t-il, Talk Talk pourquoi pas, t'es pas trop étonné non plus de lire qu'ils citent Radiohead, Coldplay ou Jeff Buckley comme influences.

Une ballade mélancolique avec rinforzando classique , 'No more chains for me'.

1184823_1453944511486009_1024143269_n.jpgSi JP dépose ses objectifs pour applaudir, tu peux estimer que c'est pas de la merde!

Une guitare pour l'archange,  Olivier passe à l'acoustique, un downbeat arénacé, 'The Sand'.

Envolée Saint-Sulpice, aux relents seventies melodic progressive rock, de l'organiste, cette plage te rappelle les meilleurs Machiavel, avec, sorry, Mario, un chant bien plus convaincant!

'Wasting our time', ben, non, on n'a pas perdu son temps, ce titre de classic rock opératique  baigne dans des atmosphères Queen, ma foi, fort séduisantes.

' Slipping away' sera câlin, il précède une reprise. Si le choix n'étonne guère, le rendu de 'We will rock you' à la sauce B B séduit et éveille l'attention des Catalans, Andalous, Béarnais et autres Tartares.

'The new Big Bang', un exercice de trampoline par une journée estivale radieuse.

Beautiful Badness clôture la prestation avec le convulsif  'Guns' avant de ranger l'artillerie.

Good job , B B!

Non, fieu, j'ai pas dit handjob!

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Fuel Fandango

Le groupe fait la une en Espagne, la France est à ses pieds, c'est une certitude, il va cartonner partout en Europe et au-delà.

1525050_1453950384818755_1891728397_n.jpgExplique... la nouvelle merveille du monde? les sauveurs du rock?

Mais non, une formule somme toute banale, de la pop dansante, mixant funky beats, sonorités electro, éléments gros rock, techno sauvage, avec, comme touche exotique, des saveurs flamencos. Par contre, live, ça déménage un max et la présence scénique de Nita n'est pas banale, on ne mentionne pas uniquement sa tenue vestimentaire ayant émoustillé tout l'élément masculin de l'assistance, aaah les talons aiguilles, mais aussi la gestuelle sensuelle de la cantante cordobesa, le summum étant le cérémonial de l'éventail.

Merde, on allait oublier d'évoquer sa voix chaude et puissante!

Le VK est très rapidement entré en ébullition.

Si Fuel Fandango est présenté comme un duo, Cristina Manjón aka Nita au chant et Alejandro Acosta aux guitares, synthés, samples, programming, il serait injuste d'occulter le rôle prépondérant d'un troisième élément, la formidable boîte à rythmes qu'est le batteur, Carlos Sosa.

Traces discographiques: un EP, quelques singles, deux full CD's, le dernier, ' Trece Lunas' en 2013.

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Après 20' d'attente, obscurité totale, une bande flamenco, Carlos et Alejandro se pointent, de gros electro beats soutenus par le drummer nous assaillent, la guitare s'active, Bruselas attend la chanteuse...

558264_1453948898152237_1633151302_n.jpgLa Gretsch chiale, le calme revient, d'un pas félin, la sombre Nita se pointe pour entamer 'City', du trip hop andalou hyper dansant.

'Tell me' suit sur la même piste.

Derrière toi, Mercedes, toute excitée envoie valser son Nokia qui atterrit aux pieds de Didier dansant comme un hidalgo ayant abusé du Xérès.

Un petit côté The Communards pour 'The Engine'  auquel succède 'No Sense' premier titre décoré d'accents hispaniques.

Toute la communauté espagnole de notre riante capitale jubile et reprend les lyrics en choeur, comme à l'iglesia, merci Julio!

Place au nerveux et envoûtant 'Trece Lunas', un jeu d'éventail lascif, des beats arabisants... Caminito del tiempo sendero del que yo vengo...

Qu'en pense Madrid?

Mezcla perfecta de baile, quejíos flamencos y un poco de pop ...

Gracias!

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Retour à l'English: 'New Life'  et 'Monkey', du trip hop/electro clash toujours aussi irrésistiblement remuant.

Repos pour la petite, direction backstage,  nervous techno time, une 'Intro' annonçant  'Talking' chanté d'une voix minaudée.

Changement de cap, du gros rock, lourd et âpre avec 'Just, petite parenthèse flamenco, puis accélération brutale.

La jeunesse ibérique s'agite, sue  et gueule!

Olé!

Hola, cómo estás?

Tout baigne, Pedro, merci!

La pénultième, avance Alejandro!

No, répliquent six chicas!

'Read my lips', un rock rouge intense et charnu, puis la ultima, ' Shiny Soul'.

Du disco rock délirant!

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Retour du trio pour un double bis!

'Nature' de l'electro mélodramatique au final jungle époustouflant et 'Always searching' voyant Nita transformée en panthère fougueuse.

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Une fameuse corrida!

 

Photos: JP DANIELS

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 10:05

Fergie Fredericksen?

En fait Dennis Hardy Frederiksen aura été le chanteur de plusieurs dinosaures du rock: Toto, Trillion, Angel, Le Roux + des backing vocals sur le massive hit de Survivor, 'Eye of the Tiger'( single et album)!

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Précoce, il monte sur les planches dès ses 13 ans, le gars de Grand Rapids fait ses armes au sein de Common People. Sa carrière démarre vraiment lorsqu'il intègre MS Funk.

Puis vient l'aventure Trillion, le temps d'un album, ensuite il devient musicien de studio ( en pleine rage disco) et enregistre sous le pseudo David London.

Virage glam avec Angel, il s'acoquine avec Ricky Phillips ( The Babys et futur  Styx), ils enregistrent quelques démos, il n'y aura pas d'album.

1982, bingo pour sa collaboration avec Survivor.

Le mec est plutôt instable, il se jette dans le convoi Le Roux, l'album ' So Fired Up', une association de courte durée.

Un nouveau projet quasi mort-né,  Abandon Shame avec Ricky Phillips, puis l'appel du pied de Jeff Porcaro: Fredericksen sera le lead singer de Toto.

L'album  'Isolation' ...US Gold!

Pas de bol, he got fired pendant l'enregistrement du suivant!

Il recommence les petits boulots, sort des disques sous son nom, pas de succès.

Il se lance dans la restauration sans tout à fait abandonner la musique, mais en 2010 la faculté diagnostique un cancer incurable.

Il enregistrera pourtant deux albums  avant de s'éteindre ce 18 janvier!

 

 

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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 14:56

Depuis fin novembre le projet ‘Living Hero :: Tom Waits’ est sur les rails, Muziekburo, une agence surtout spécialisée dans l'organisation de Boombals a réussi à placer 'Living Hero: Tom Waits' dans les meilleurs CC de Flandre.

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Ce soir le magnifique et flambant neuf complexe,  Oud Gasthuis, à Asse accueille l'enfant de Koen Garriau ( violoncelliste dans le Vlaams Symfonie- orkest, maniant les saxes à la perfection et également actif au sein de Fluxus, AedO ou Ashels).

1185541_1453687871511673_951601620_n.jpgKoen n'en est pas à son coup d'essai, dans la série Living Roots, il a monté le programme Folkkwadraat ayant tourné en 2004/2005 - un Living Roots plus rock/americana en 2006/2007 - Living Hero: Neil Young en 2008 - un nouveau Living Roots rock en 2009/2010, dont un passage sur la Grand Place à Bruxelles - une autre fournée en 2011 et 2012 et enfin Living Hero: Tom Waits en 2013/2014.

A chaque fois une distribution étonnante, pour Tom Waits, neuf klasbakken sur le podium:

Tom Pintens (chant, gt, piano, percu), Guy The Scabs Swinnen  (chant, gt., shakers, pas de danse majorette de Diest), Jan De Campenaere de Venus in Flames (chant, gt, piano), Tom Theuns de chez Ambrozijn, Aurelia, Soetkin Collier... (chant, gt. , banjo, mandoline, piano, cruche à lait dénichée à la brocante de Heist-op-den -Berg...), Thomas De Smet, Zita Swoon (basse, contrebasse), Roel Poriau, Think of One ( batterie),  Tim Coenen, guitariste chez Admiral 1531943_1453688348178292_1870391052_n.jpgFreebee, Few Bits... (gt., percussions), Andries Boone, actif aux côtés de Guido Belcanto (mandoline, violon) et l'instigateur, Koen Garriau (saxes).

En deux sets, près de 25 titres du singer-songwriter à la voix râpée par une absorption massive de Bourbon combinée au légendaire excès de tabac.

Le bramement de Tom Theuns sera le plus proche des inflexions du copain de Jim Jarmusch.

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Theuns, son timbre rauque et un banjo, ouvre le feu avec '16 Shells from a thirty-ought six' ( sur Swordfishtrombones), un refrain à quatre voix pour ce western blues agité.

1461304_1453688311511629_262099829_n.jpgAu tour de Swinnen de pousser la gueulante avec le gospel frelaté 'Chocolate Jesus', décoré d'un sax klezmer pas catholique.

Pintens: la suivante a été composée à une époque où tu ne déclarais pas ta flamme à une nana en lui envoyant un SMS, voici le délicat 'Martha, conclu en mode orchestral imposant.

Swinnen, à ton tour, fieu: 'Hold on', a bluesy ballad mettant en évidence le jeu ciselé de Tim Coenen.

Le dernier mousquetaire de la chorale de Pomona, Jan, à la chouette voix pas vraiment waitsienne, attaque le déjanté 'Cemetery polka'.

Si mon oncle clamse, j'hérite... 

La polka des zombies sur scène ! 

Au bal, après la polka vient la valse,  this is 'Diamonds and Gold' ( Tom Theuns).

Si le trois-temps débute plus ou moins sobrement, il vire soudain cacophonie burlesque avant de revenir au calme.

Place à l'intime 'Lonely' chanté par Venus in Flames, du Tom Waits tendre, ça existe! 

Tom Pintens: 'Earth died screaming' à l'amorce Paramount sera vachement plus agité.

 Le zoo en folie, Tom  délire... un lion à trois têtes, une colonne de fourmis cannibales, on en passe, ce mec est probablement resté des heures à contempler le 'Pape Innocent d’après Velasquez' de Francis Bacon.

Une version anversoise de 'Better off without a wife', l'hymne des célibataires endurcis psalmodié par Tom Theuns aura fait rire l'assistance entière.

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Ensuite Jan nous emmène au cabaret pour un  'Rain Dogs' bourré d'effets farfelus.

Deux morceaux avant le break, ' Please, wake me up', voyant Theuns en cantatrice aliénée, sur fond d'accordéon bord de Seine et le célèbre 'Waltzing Mathilda' pendant lequel Jan et Guy Swinnen se partagent les vocaux.

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File au bar! 

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Set 2

Il démarre avec Tom Waits chantant/ récitant ' What's he building', dans l'obscurité la troupe rapplique, après avoir accompagné l'original, ils enchaînent sur l'infernal et frénétique 'Hell broke Luce',Tom Waits s'essayant à l'electro.

Theuns dirige les mouvements pendant le théâtral' Swordfishtrombones', ' Hang down your head' et sa partie cha cha cha étant laissée aux bons soins d'un Swinnen cabot.

Pintens en piste, ' Who are you', à la foire... 3 shots for a dollar...dans la cible, tu gagnes a real live doll... du Waits sarcastique.

Pintens poursuit en nous conduisant du côté de la Volga avec le chant choral 'Strange Weather', les marins pleurent à l'unisson, le violon renifle.

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Jan et le classique 'Ol' 55' , c'est mon préféré sur 'Closing Time,' confie-t-il.

Le côté Eagles/ Ry Cooder te plaît également!

Un 'Clap Hands' musclé et percussif, chanté par Tom Pintens précède 'I don't wanna grow up' ( Swinnen)  aux effluves  Shangaï avant de virer punk rock Ramones blend.

En stoemelings, Tim Coenen lâche une rafale vicieuse.

Theuns, le bouffon, choisit de nous convoyer au cirque, une mandoline volage, un bataillon de gigolos et gigolettes, voici le dégénéré 'I'll be gone' déchaînant l'enthousiasme à Asse.

Présentation de l'équipage avant la dernière, laissée à Jan De Campenaere, le Springsteenien 'Downtown Train'.

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Bis

 

'Russian dance' pour le Cosaque de la bande, le spécialiste es Kazachok, l'extraverti Tom Theuns.

Une farandole slave endiablée qui introduit le final mélancolique ' In the neighbourhood', permettant la mise en évidence de tous les candidats du prochain 'Idool'.

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Public debout et retour des ténors.

On n'a plus rien au menu.

Swinnen: 'Hard Times', misschien?

Ils se décident pour un 'Goodnight Irene' fantaisiste, la palme revenant à Tom Pintens transformé en danseuse de Degas, version boîte à musique!

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Living Hero: Tom Waits tourne encore jusqu'au 15 février!

 

Photos: JP DANIELS

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 14:24

Le Winter Jazz Festival Marni & Flagey a débuté il y a deux jours avec Enrico Rava et Stefano Bollani à Flagey, hier le Tingvall Trio se produisait au Studio 1 toujours à Flagey, ce mardi il fallait traverser la Place pour se rendre au  Marni qui accueillait le

 Laurent Doumont Soul Sextet!

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Combien de fois as-tu croisé le saxophone du plus noir des enfants nés de ce côté-ci de Harlem, Laurent Doumont?

10/15 fois, aussi bien comme chef de file que comme sideman ( Daniel Romeo, Marc Lelangue, Boogie Boy...), à 1526751_794474193899958_661650660_n.jpgchaque fois une ambiance du tonnerre de Dieu.

Né dans le Bronx, ce ket jouait avec James Brown, c'est certain!

En parcourant l'affiche du festival pour prendre connaissance de ses comparses, une seule alternative, direction Ixelles pour assister au show du sextet: Laurent Doumont, saxophone, vocals/ Olivier Bodson, trumpet/ Alain Palizeul, trombone/ Vincent Bruyninckx, piano/ Sal La Rocca, double bass/ Lionel Beuvens, drums.

Kom je mee, Speedy Fabi?

 Natürlich!

Sur place pas de Bodson, ce ne sera pas le boxon, pour le remplacer une autre star nationale de la trompette:Jean-Paul Estiévenart!

Pas question de t'emmerder avec une bio de tous ces requins, on a à faire à la crème du Belgian jazz!

Celui qui, il y a quelques années, fut Mister Dumont a sorti une plaque en 2013, 'Papa Soul Talkin', ce soir on parle avec son âme et si elle est noire, tant mieux!

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20:20': Bonsoir, ça va?

Tout baigne, envoie la sauce!

 Smooth  saxophone lines s'appuyant sur la contrebasse de La Rocca, c'est parti pour ' America the beautiful', 1530547_794472983900079_1224944581_n.jpgchangement de rythme amorcé par le double bass player, entrée en piste du piano et des drums, place au groove, la section de cuivres entre dans la danse, le sextet a enchaîné sur le juteux ' Back on Broadway'.

A quoi tu rêves petit...my name's gonna shine on Time Square...

Rien que ça?

Fais voir, blow that saxophone...

Wouah!

Re Wouah quand Bruynincks se tape une escapade tout en souplesse.

Méfiez-vous de ce mec à l'allure de fonctionnaire, he's a killer!

'Gonna be a Godfather'.

Stoefer!

Quand Herbie Hancock rencontre Maceo Parker et que ces bêtes décident de jouer au parrain, Marlon Brando peut aller se cacher.

Un petit solo en roue libre du Miles Davis belge, reprise du thème, tout coule de source.

Un regret, Fabienne te refile de méchants coups de coude, il paraît que tu secoues toute la rangée de sièges, cela la 1504944_794473740566670_839803646_n.jpggêne pour shooter!

Les nanas, je vous jure!

J'ai adapté le classique 'Love me or leave me', c'est devenu 'Love or leave'.

Un piano athlétique attaque le standard, les cuivres, facétieux, accompagnent en fingersnaps, le crooner y va d'une tirade macho..I told you once, I told twice, don't play that game with me...pigé, baby?

Pas contente, la porte est là!

Présentation des conscrits, quelques vannes destinées à promouvoir la rondelle avant d'amorcer 'Cocaine Blues' version Reverend Gary Davis revue par Bob Dylan, ajoute le prince Laurent.

Les saveurs dégagées venaient plus de la New-Orleans que de Greenwich Village.

Tu dis... Cocaine all around my brain...Tu risques de devoir rendre ta médaille au comité olympique.

T'insistes... coke is for horses, it's not for men... encore un tiercé truqué, t'aggraves ton cas, petit!

1507675_794472913900086_311094597_n.jpgParenthèse, les interventions entre les titres sentent l'amidon, le gars est plus habitué à jouer dans les clubs de jazz ou au Jazz Marathon que dans un théâtre, il lui faudra du temps avant de se décoincer, heureusement la musique se suffit à elle-même.

'Do me wrong' un blues shuffle en sol carrelé, d'après l'auteur.

Une multiplication de petits soli brillants, une rythmique balèze et un piano intrépide... du swing!

Le sextet poursuit avec la radieuse ballade 'Serenity now', du late night jazz à savourer en bonne compagnie.

C à d?

 Lauren Bacall, par exemple!

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Un virage groove urbain mouvementé, aux consonances latin jazz, 'Big City'.

Ixelles, ready to boogaloo?

Time for the titletrack, 'Papa Soul Talkin''

1527113_794474247233286_1659292165_n.jpgTu te sens comment, Laurent?

Black and proud!

Une lave de funk est déversée sur la salle, un couple a quitté la position assise pour se trémousser dans une travée, finie l'atmosphère a Night at the Opera, Doumont retrouve son habitat naturel, un bar enfumé et des couples qui grimpent sur les tables.

Le groove suinte de partout..hot stuff!

Je sais que l'industrie du disque connaît des moments peu glorieux, en dehors des chansons anti-sémites ( sic!) rien ne se vend, s v p, achetez  ' Papa Soul Talkin', j'ai 6 femmes et 35 ou 36 enfants ( suis pas sûr d'être le père du dernier) à nourrir!

Let's 'Dance', titre explicite, les ballerines sont 5, désormais!

La fête prend fin avec le bâton de dynamite r'n'b, 'For parties only'!

Arrête de gesticuler, grimace Faby...

Pire que ma femme!

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Un bis

' Sunny' de  Bobby Hebb.

Cerise sur un gâteau peu recommandé si ton taux de cholestérol est trop élevé!

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A la buvette, quelques célébrités... Eve Beuvens,  Dani Klein et son guitariste, Francis Perez. 

Fabienne chantonne ... Sunny one so true, I love you....

Dehors, il pleut!

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Photos: FABIENNE CRESENS

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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 13:57

Premier concert 2014 au Bota , un Witloof honnêtement gratiné pour accueillir le five-piece indie band de Newcastle-upon-tyne:  Lanterns On the Lake!  

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Une intro piquée au site Leeds Music Scene après un gig de Lanterns on The Lake au Brudenell Social Club:

"Rarely can a band's name have more aptly described the music produced by said band than Lanterns on the Lake. For their crepuscular, emotive indie soundscapes - part Arcade Fire hymnals, part Unthanks bleak English balladry - represent the perfect soundtrack to lanterns floating on a foggy Northumberland lake in mid-winte."

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Le groupe, Hazel Wilde (vocals, guitar, piano)/Paul Gregory (guitar,backing vocals)/Andy Scrogham (bass, harmonium, piano)/Ol Ketteringham (drums)/Sarah Kemp (violin), a sorti un second full CD ( Until the Colours Run) en octobre 2013  et entame ce soir une tournée européenne avant de mettre le cap sur le continent américain.

1010229_1453088938238233_413087493_n.jpgA waltz, 'Picture Show', ouvre, ne t'attends pas à un péplum, à un film catastrophe ou à du soft porn, le ton est à la mélancolie, accentuée par un violon désolé, lui-même soutenu par une guitare caressée d'un archet, et un piano impressionniste.

La voix plaintive, mais chatoyante, de la blonde Hazel dégage une atmosphère intime qui ne nous quittera pas pendant les 60' de set.

Un Witloof charmé applaudira généreusement au terme du concert.

L'amorce tempétueuse ouvrant l'épique 'Elodie' rapproche Lanterns on the Lake d'un  groupe vu dans la même salle en décembre, Revere!

It's the third time we play Brussels, thank you for coming, 'A Kingdom' is a track on our first album, 'Gracious Tide, Take Me Home'.

Andy abandonne sa basse pour hanter l'harmonium, la frêle Hazel s'est emparée d'une acoustique.

Si la plage démarre en folk pop aimable elle connaîtra un final tumultueux, Paul venant seconder le drummer pour s'acharner comme un bûcheron survolté sur les cymbales.

Une ballade marine pour suivre, le délicat 'Ships in the rain' avant d'annoncer, d'un timbre timide, 'Another tale from 9847_1453088701571590_803902646_n.jpganother English town' , une symphonie Sigur Rós, faite de flux et reflux, transportée dans la campagne d'Albion.

Retour au piano pour 'The ghost that sleeps in me' , un downbeat chanté en staccato étouffé avant qu'un brusque riff de Paul Gregory n'annonce un climax instrumental volcanique de 60 secondes pour reprendre la rêverie initiale.

Intense!

'The Buffalo days' et son violon mélodieux t'invite à la songerie.

Ce titre limpide comme un ruisselet campagnard offre une fausse fin. Quelques applaudissements inopportuns, un sourire de Miss Wilde, qui porte mal son nom, puis ..you can clap, now!

A gloomy ballad to follow, ' Sapsorrow', repos pour les drums pendant cette courte confession...I've been a wicked girl and I've lost all control

You say that I'm a sorry state and I should be ashamed

 Well that's true...

Elle a pas l'air d'une wicked girl, te souffle JP.

Le guitariste et son bow enchaîne sur 'Tricks', le violon le rejoint.

Sur fond de drumming martial, Hazel à l'acoustique et  Andy au piano viennent gonfler la mélodie.

Un break...  trois paires de mains entament une séquence handclaps, elles seront imitées par l'assistance, crescendo et explosion.

Le schéma est connu mais s'avère imparable.

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This is the last song, enfin, let's pretend it is, vous applaudissez, on revient, voici 'Not going back to he harbour' et son refrain chanté en harmonie.

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Bis

Hazel au piano, solo, l'élégant 'Green and gold', puis le retour de la troupe pour le formidable titletrack, 'Until the colours run', et une dernière perle, 'I love you, sleepyhead', ce coup-ci c'est Oliver qui se charge des notes de piano.

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Tomorrow, a day off in your city,  si vous nous achetez assez de t-shirts on pourra se payer un resto.

Vous ne vendez pas de parapluies?

 

Photos: JP DANIELS

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