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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 21:41

Le billet de JPROCK :
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 Bernard Lavilliers est comme le bon vin, avec le temps il bonifie encore.
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Constance et qualité sont les deux mots d’ordre qui caractérisent la carrière du chanteur baroudeur, et ce soir devant un  Cirque Royal tout acquis à sa cause il nous a offert un des plus beaux spectacles de sa carrière.
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1970640_532694140180522_562075558_n.jpgC’est sur "Baron Samedi", titre phare de son nouvel album, que le Stéphanois attaque un show servi par des lumières somptueuses créées par Laurent Chapot et son équipe. Un habillage lumineux somptueux, un des plus beaux qu’il m’ait été donné de voir depuis bien longtemps.Chapeau Mr Chapot !
Quant au son, il est parfait et on se régale.
En 140 minutes Bernard Lavilliers va faire le tour d’une carrière exemplaire pavée de titres qui sont devenus des classiques et dont la musique et les textes nous font parcourir les chemins étonnants de la vie, de l'humain.
Derrière Bernard un band solide qui groove et sait apporter l’énergie quant il le faut.
« Scorpion", "Stand the Ghetto "en mode reggae classieux, "Y a pas qu’à New York », « Rest là Maloya » et "Noir et Blanc », l’artiste est comme un poisson dans l’eau lorsqu’il sublime sur scène des compos formidables, passant de la rage à la tendresse avec une vérité admirable.
Bien sûr le dernier album est interprété dans sa quasi intégralité mais Lavilliers n’en oublie pas pour autant ses classiques comme l’inquiétant "Le Clan Mongol", Traffic », l’émouvant « Betty » et son hit de 1983 "Idées Noires" chanté à l’époque avec Nicoletta.
On boit du petit lait, on savoure et on s’éclate.
Et quand l’homme retrace le parcours extraordinaire d’un billet de banque on se délecte de chaque phrase assassine et d’un sens de la dérision porté à son paroxysme. Du travail d’orfèvre !

"...J'ai dormi chez des prélats
Entre deux doigts d'arnica
Trois bons mots, une caresse
Au vicaire et sur les fesses
Je suis le pouvoir d'achat
Je suis celui qui décomplexe
Je suis le dernier réflexe
Qu'on n'est pas près d'oublier
Essayez d' me supprimer
Dans un coin sur la planète
Y en a qui f'raient une drôle de tête
Y en a même qui en sont morts…"
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Puis il se glisse dans la peau de Jack L’Eventreur l’extraordinaire et prouve qu'en plus d'être un auteur compositeur doué il est aussi un formidable interprète. 

La suite sera tout aussi convaincante avec "Je cours", "Pigalle la Blanche", "Tête Chargée", « l’Exilé », et "Les Mains d’Or", hommage à tous les travailleurs de l' ombre, repris en choeur par la foule.
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Le public le rappelle et Bernard revient seul avec sa guitare pour une version épurée de "On the Road again" avant que le band ne le rejoigne pour un final festif avec « Marin » et " La Salsa. »
Mais le public en veut plus et il obtiendra un deuxième rappel.
Et nous avons droit à une très belle interprétation de "Vivre Encore" tiré du dernier album en guise d'au revoir. 

Preuve incontestable que chez Lavilliers l’écriture ne faiblit pas avec le temps.
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"...Quand tu n’entends plus dans ton cœur trop lourd
Battre ton sang noir, voiler les tambours
Et quand le soleil comme une blessure
Fait place à la nuit quand la mort rassure
Faut vivre encore
Faut vivre encore
Et vivre encore…"

Tout est dit, ce type est un géant !
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Texte et photos : JPROCK.


Setlist:
Baron Samedi
Scorpion
Stand the Ghetto
Y a pas qu'à New-York
Rest' Là Maloya
Noir et blanc
État des lieux
Solitaire
Le clan mongol
Traffic
Betty
Idées Noires
Les Aventures extraordinaires d'un billet de banque
Jack
Je cours
Pigalle la blanche
Tête chargée
Voyageur
L'exilé
Les Mains d'or
Encore:
On the Road Again
Marin
La Salsa
Encore 2:
Vivre encore

 

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Organisation: A A Productions

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Published by JPROCK - dans Concerts
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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 13:32

Binche: programme des jours gras...dès l’aube : Gilles, Paysans, Pierrots et Arlequins animent la ville!

Bruxelles:  4 mars - Venise dans les Marolles:  pour les jeunes...

Au  Kafka, avec un léger décalage...Rosenmontag mit The Secret sits aus Köln/Münster.

Une partie de la  jeunesse allemande a fait le déplacement , une jolie Fräulein insiste pour que tu mentionnes le fait qu'elle a pris deux jours de congé pour assister au premier gig im Brüssel d'un groupe qu'elle voit devenir énorme!

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21:05, le support uit Denderleeuw: Soeyoez.

Did you mean  Soyuz, insiste Google qui avait l'intention de t'envoyer sur orbite.

Soeyoez is Jasper De Petter - Bas, Stem/ Brecht Breynaert - Gitaar/ Bram Delcourt - Drum, Stem/ Balder Bongaerts - 049.JPGToetsen und Jens Vandenborre - Gitaar.

Le groupe a participé au Zennetoer 2012 et au Rockrace 2013, il pratique un postrock fluide non exempt de composantes poétiques ou de sursauts effervescents.

Bref, ces jeunes gens ont ravi l'assistance avec un set de 45' bien ficelé.

A suivre de près, donc!

Notons un EP quatre titres, 'Until we lose voice' à la pochette attrayante.

La navette décolle, une première plage atmosphérique, histoire de contempler nébuleuses, constellations et galaxies en étant accompagné d'un fond sonore adéquat, ' When the sounds', la visite s'achève sur un mouvement brutal, Gagarine, farceur,  ayant décidé de nous bousculer avant de remettre les pieds sur le plancher des vaches.

'Hope' une longue pièce sophistiquée présentant toutes les caractéristiques des soundscapes postrock ( cf. God is an Astronaut, pour rester dans le milieu stellaire).

'Atalanta' is about a vicious woman living at my place, annonce Jasper .

Woman, il dit:...sa mère?

Non, sa girlfriend, sans doute, pour la petite histoire 36 Atalante is an asteroïd...zont de la suite dans les idées, ces gamins!

Sur le EP, 'Tearing seas up in seconds', une valse cosmique qui précède 'Battle of the sparrows, les moineaux étant Bram et Jasper, alternant les vocaux.

La bataille est précédée d'un round d'observation dominé par un piano mélodieux avant que les passereaux ne se querellent sérieusement à coups de becs... une plume a abouti dans ma Cristal Alken, c'est malin!

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La dernière, un instrumental, which tells a story of friendship ' Behind a wall of...', une plage te rappelant les efforts du postrock/ shoegaze band de Morlanwez, c e c i l i a :: e y e s!

Le spacecraft au garage pour une vidange de moteur!

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The Secret sits

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1942, Robert Frost:

We dance round in a ring and suppose, But the Secret sits in the middle and knows.

 

Tu interprètes le poème comme tu veux, comme Frost l'exprime lui-même..."It is what is beyond that makes poetry - what is unsaid...Its unsaid part is its best part."

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2012, Köln, naissance de  The Secret sits.

 Julian Schneid // lead vocals, piano, synthesizer -Milan Fey // guitar, synthesizer, vocals -Simon Richard // bass, vocals -Jakob Lebsanft // drums, vocals.

Après une longue liste de concerts en Allemagne, le groupe décide de tenter sa chance à l'étranger, quelques dates chez nous, au G D du Luxembourg et aux Pays-Bas.

Carte de visite, le EP ' Worlds'.

Domaine: pop de qualité, art rock, quelques éléments prog rock.

Possible impact commercial évident, un chanteur charismatique, les gamines vont en raffoler, et des compositions flirtant avec l'univers de Muse, Coldplay, Richard Ashcroft,  Starsailor, Travis, Manic Street Preachers etc...

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Une intro soignée suivie de 'Advice'.

 Le décor est planté, le groupe ne peut cacher ses influences: Radiohead, les éléments cérémonieux de certains dinosaures classic rock  des seventies/ eighties  ( cf. Marillion), dans une moindre mesure on peut ajouter quelques groupes proches du Krautrock ou du space rock ( Nektar), certains citent la sophistication d'un Jeff Buckley.

' Russian Birch' et son piano classique illustre à merveille les rapprochements avec les groupes  progrock dominés par les claviers, Mike and the Mechanics ou autres bands dans lesquels ont évolué le talentueux Paul Carrack.

'Capital' is a new song, we've just played it once, les effets dramatiques, forcément, te rappellent Muse ou Archive.

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A funky one, ' Dissolved', du piano rock  chanté d'un timbre implorant, le groupe enchaîne sur le titre lui ayant procuré son nom, 'The secret sits', une ballade romantico- tragique à cataloguer Sturm und Drang rock.

132.JPG'Lowe' est du style slow qui tue, celui qui devrait faire fondre les coeurs de plus d'une vierge farouche.

Un hit potentiel!

The newest song we've got is called 'Paternal' , un titre à nouveau bien structuré à inventorier dans le listing artful progrock, avec le piano dominant, une solide rythmique, en passant, un coup de chapeau  pour le boulot remarquable abattu par Jakob, pas un endormi, ce frère, sans oublier les petites interventions subtiles de Milan.

Un Milan tout à coup dépité, son ampli ne répond plus, drums et basse maintiennent le cap, un nouveau câble et on reprend  'Paternal.

Les effets de la pils locale commencent à être perceptibles, la junge Mannschaft exubérante se trémousse gauchement telle une armada d'ivrognes patentés, les gamines couinent tandis que le band propose 'Mirror' aux fortes senteurs Matthew Bellamy.

Merci, Bruxelles, d'abord un bisou à Friedrich qui fête ses 19 ans puis la dernière, ' Worlds' , un downtempo mélodramatique illustré par l'archet utilisé pour caresser la guitare.

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Friedrich, Bernd, Magda, Kaya und Anja réclament un bis, ils seront exaucés, voici 'Prick in the sky', a louder tune, d'après le Sänger.

Ok, du loud classico/ lyrique bien foutu!

 

The Secret sits pourraient bien devenir un band influent dans un avenir proche!

 

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Published by Michel - dans Concerts
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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 13:19

Raymond Leslie Howard naît en 1941, et devient Duffy Power en 1959.

L'imprésario Larry Parnes voit en lui l'équivalent d'un Billy Fury, ou d'un Marty Wilde, voire d'un  Georgie Fame.

Il est signé chez Fontana qui le fait enregistrer une kyrielle de singles, mostly covers, une habitude de l'époque.

Ainsi, Duffy Power est un des premiers à sortir une cover des Beatles, son 'I saw her standing there' a pas mal marché au UK.

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Autre point intéressant, son backing band sur scène: le  Graham Bond Quartet avec  John McLaughlin (guitar), Jack Bruce (bass) et Ginger Baker (drums)... à tomber par terre!

Il fait la connaissance d'Alexis Korner pour devenir blues singer, de cette époque date le LP 'Sky High'.

1966, un single, 'Hound Dog' toujours accompagné de pointures,  McLaughlin, Danny Thompson et Terry Cox.

Pas de bol, les ventes sont catastrophiques, Decca, pour lequel il enregistrait alors, le remercie.

Duffy devient session musician, il joue avec Bert Jansch ou Iain Matthews.

Argent l'invite comme support pour une tournée puis l'aide à confectionner un LP qui ne sortira pas.

Une dernière trace discographique en 1973, puis l'oubli.

Désillusions et dépressions nerveuses , Duffy Power s'est éteint ce 19 février!

 

 

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Published by Michel - dans Bad News
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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 11:46

Que faire un dimanche soir à Bruxelles délaissée par les vacanciers?

Une soirée rock alternatif au  Magasin 4, pardi.

Avec JP, on était les premiers à aller ramasser nos tickets, pas de crainte à avoir si tu souffres d'agoraphobie, tu ne risques pas d'avoir des accès de tachycardie ce soir, une assistance modeste pour ce triple concert noise/metal/doom.

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Apéritif: Quails.

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Un duo, guitare/batterie uit Tielt.

 Jaan Claeys (gt) et Stephan Spriet ( dr) pratiquent un instrumental metal/ hardcore ignorant les concessions.

Spriet, à ne pas confondre avec un chou de Bruxelles, le gars est du type bûcheron infatigable, frappe sans relâche tandis que son  copain élabore ses riffs  fermes et répétitifs, il les lourde en rafales avec de temps en temps, pour varier les plaisirs, des changements de tempo soudains.

On a eu droit à sept décharges, pour les titres on te refile le GSM de Jaan ( 0486457831 entre 22h et minuit) car il n'y avait pas de setlist.

Pendant 20 minutes leur philtre sonore séduit, après ce laps de temps la relative uniformité du produit, sont que deux, note le, te pousse à te diriger vers le bar pour égayer ton gosier.

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Que peut-on ajouter?

1) le sonomètre du Magasin 4 devait être déficient car les premiers riffs de Jaan ont fait exploser les tympans de JP.

2) quelques qualificatifs... hargneux, acéré, dense, écrasant, massif..

T'aimes pas les adjectifs... rouleau compresseur, fais gaffe au vingt tonnes, pépé, on s'en fout du passage zébré, expect no mercy...

3) essai de parallèles: Amenra, Pelican, Don Caballero, même si ceux-ci sont labellisés math-rock.

4) juge par toi-même: sur le site When Frank Became Francine, trois titres sont proposés: Netley - Resuscitation et Cauldron.

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Antipasti: Henry Blacker.

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 Henry Blacker was born at Cuckfield, in Sussex, in 1724, and was called "The British Giant, ceci pour que tu ne le confondes pas avec Napoléon Bonaparte.

En fait H B = un trio sludge/doom du Somerset comprenant Joe (bass) et  Tim ( guitar/vocals), des membres de Hey Colossus, un certain R F étant le troisième larron aux drums.

Un album, '  Hungry Dogs Will Eat Dirty Puddings' produit par Westminster Brown ( Part Chimp).

Différence essentielle avec les précédents, le chant et la présence opportune d'un bassiste, d'où un set plus diversifié et forcément plus intéressant.

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' My Majesty', une voix dénaturée, des riffs épais et bien crado, une assise rythmique coulée dans un mortier qui ne risque pas de se fendre avec les premiers gels,Henry Blacker nous confectionne un heavy stoner du style QOTSA   transformé en power trio.

Même scénario avec 'Pullin like a dray' introduit par des lignes de basse saturées sur lesquelles se greffent une guitare mordante, le tout étant décoré de vocaux aussi abrasifs que du papier émeri gros grains.

 

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' Crab house' d'une efficacité Kamchatka.

Kyuss avance un gars avalant sa neuvième pintje, son cerveau fonctionnait encore, les insulaires en profitent pour attaquer l'osseux 'A bone and a thistle'.

Chevelus et crânes dégarnis headbangent à l'unisson.

'Pearlie', sais pas s'il s'agit de Janis Joplin, en tout cas cet ode doom à une nana née avant notre ère est d'une pesanteur à toute épreuve et fait passer Black Sabbath pour une bande de boyscouts acnéiques.

Tim s'énerve pour éructer les lyrics de 'Cold Laking' avant d'attaquer l'énervé ' Scumblood'.

' Your birthday has come and gone' achève ce set bien membré.

Le band de la soirée!

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 Plat consistant: Zolle

Les douaniers sont arrivés?

Plutôt des mottes de terre, zolle, c'est de l'italien!

 Stefano - Drums et Marcello - Guitars sont originaires d'un bled en Lombardie et pratiquent, eux aussi, un instrumental metal tendance sludge, on ajoute toutefois que les comiques insistent: don't call it sludge.

1964793_1472845109595949_1108339439_n.jpgDonc; c'est pas moi qui ai avancé cette idée, c'est JP.

 Stefano étant du genre Charles Manson, et étant moi-même mère de famille nombreuse, je refuse de me faire descendre pour une question d'étiquette.

Un album, 'Zolle', une présence scénique pour le moins tonique et un sens du cinéma exacerbé pour le chevelu tabassant caisses et toms.

Setlist?

 Inesistente!

Le tandem propose un plat pas vraiment raffiné, si tu aimes la choucroute bien lardée ou le cassoulet à la graisse d'oie dégoulinante, tu vas adorer, pas besoin de te commander un Saint- Amour ou un Brouilly pour accompagner la daube, un gros rouge qui tache fera l'affaire.

Pour te faire une idée on avance quelques noms: Part Chimp, Ufomammut, Yob et autres joyeux mixant doom/sludge/noise à gogo.

Visuellement, les transalpins ont plus à offrir que Quails, Stefano ne peut être considéré comme un introverti, toutes les cinq minutes il escalade son kit pour nous saluer tel un gladiateur s'étant fait le lion, de temps en temps, il pousse un cri rageur ou tend ses sticks vers le plafond avant de se remettre au turbin.

Le char aplatit tout sur son passage, pour être certain qu'il n'y a aucun survivant il refait le même trajet en marche arrière.

C'est tout bonnement effrayant, et le pire de tout, à la fin du set on en redemande, on doit aimer la subtilité pachydermique.

Grazie, qu'il dit, avant de nous proposer une Grappa tirant au minimum 75°.

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C'est l'heure du curfew, personne ne s'est emmerdé... avant de regagner ta petite automobile et de glisser le dernier Helmut Lotti dans le lecteur, on te cite les titres alignés sur l'album:

 Trakthor   LeeQuame   Forko   Mayale   Man Ja To Ja!   Melicow  Heavy Letam   ( bravo!)  Weetellah   Trynchatowak   et Moongitruce!

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photos: JP DANIELS

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Published by Michel- photos: JP Daniels - dans Concerts
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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 17:48

Le billet de JPROCK :
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Joe Bonamassa a commencé à apprendre la guitare à l'âge de 4 ans. Guitariste surdoué, âgé aujourd’hui de trente six balais, l’Américain est devenu un des guitaristes les mieux cotés de la planète blues rock.
Pas étonnant donc qu'un nombreux public garnisse ce soir les gradins du Cirque Royal.
Pas de support act, un full show du maestro qui, sur le coup de 20h, déboule sur les planches.
Assis au milieu d’un demi cercle composé d' une demi douzaine de ses guitares acoustiques, Joe, entouré pour la circonstance de Gerry O’ Connor ( fidlle-banjo), de Mats Wester (Nickleharpa) de Lenny Castro (percussions) et de l’immense Derek Sherinian ( keyboards) démarre avec « Woke up Dreaming". Tout ce petit monde va nous enchanter d’un set acoustique de neuf titres pendant lequel on se délecte du feeling de Joe qui avant de prendre congé une grosse demi-heure plus tard avec "Athens to Athens" nous promet une deuxième partie électrique dans une quinzaine de minutes.

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Juste le temps d’aller s’en jeter une petite dans le gosier et c’est reparti pour le show, plugged cette fois.
Très élégant, vêtu d’un costume crème qui rappelle celui de la tournée Pretending que portait  son maître Eric Clapton en 1990, Joe a changé le line up de son backing band à l’exception de Castro et Sherinian.
1798808_529847220465214_692436531_n.jpgCe sont ajoutés à la basse l’excellent Carmine Rojas et aux drums le worldclass drummer Tal Bergman.
Joe entame le set avec "Dust Bowl" suivi de "Oh Beautiful" et "Who’s been Talking ». Son jeu est vif et précis et aborde avec bonheur tous les styles à sa portée mais, en particulier, ce blues rock qu’il magnifie sur ses différentes guitares allant de la Fender Telecaster ou Stratocaster à la Gibson Les Paul signée de son nom.
Derrière lui la section rythmique fait des merveilles et Derek Sherinian ( ex Dream Theater, Alice Cooper, Plan X , Kiss, etc..) rivalise de virtuosité aux claviers. 

Je me délecte de ses interventions de celui qui est un de mes trois claviéristes préférés.
Pas très loquace, Joe Bonamassa s’adresse assez peu au public et lorsqu’il remercie celui ci de s’être déplacé pour venir l’applaudir ce dernier jour de février il se rend compte qu’on est le 1er mars !
Eh oui Joe, ta montre et ton calendrier ne sont pas vraiment fiables !
Le show continue avec "Midnight Blues" et "Slow Train" qui démarre par un rythme d’enfer asséné par le grand Tal 1620704_529847403798529_948297209_n.jpgBergman. Comme quoi on peut s’appeler Tal et avoir du talent ! ( je me comprends…).
Joe se lance alors dans l’extraordinaire "Driving Towards the Daylight" et le groupe monte en puissance avant l’étonnant "Love ain’t a Love Song ». Sur son visage caché partiellement par ses lunettes sombres on peut lire une palette d’émotions diverses reliée directement à son jeu de guitare. Vocalement Joe Bonamassa chante bien, il a en tout cas fait de gros progrès même si sa voix n’est pas son atout majeur et qu’il reste un guitariste qui chante , et on se dit parfois que l’ajout d’un vrai vocaliste à son band serait bénéfique sur certains titres. Bon ok, je cherche la petite bête, mais il faut bien trouver quelque chose à dire lorsqu’on assiste à un show quasi parfait.
Ah oui une chose aussi, il lui faudrait quelques énormes titres à sublimer comme l’a fait Clapton avec "Laila" et le "Cocaine" de JJ Cale par exemple. Ceci lui permettrait alors dans
quelques années de rejoindre le précité au panthéon des Maîtres incontestables de la six cordes. Nul doute qu’il y arrivera bientôt, son talent et son équipe de promotion (merchandising etc..) mettent assez les bouchées doubles pour ça.
Joe Bonamassa sort beaucoup d’albums, et encore plus de dvd ou de bluray, et je ne parle pas des collaborations multiples avec Beth Hart, Rock Candy Funk Party, et Black Country Communion ! Tellement de projets qui se succèdent à un rythme infernal à tel point qu’on se perd un peu parfois dans la discographie du guitariste et qu’à se rythme là les albums n’ont pas toujours le temps de marquer l’auditeur glouton qui suit sa carrière.
A part peut être "The Ballad of John Henry" sorti en 2009...
Mais revenons au concert de ce soir, "Sloe Gin" et "The Ballad of John Henry" clôturent le set avec brio laissant à Derek Sherinian et Tal Bergman l ‘occasion de démontrer dans deux solos non envahissants l'immense étendue de leur talent.

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Le Cirque Royal veut un bis et l'Américain revient nous jouer « Django", titre étonnant d’une lenteur bluesy magnifiée par le feeling et les bends du maître. Car le son de Bonamassa se reconnait immédiatement souvent grâce à l’association de ses micros Seymour Duncan avec ses amplis Marshall Silver Jubilee .
C’est avec "Mountain Time" qui voit le retour de Gerry O Connor au banjo et de Mats Wester au nickelharpa que se clôture en beauté un concert qui a tenu toutes ses promesses.
Plus proche actuellement d’un Stevie Ray Vaughan ou d'un Gary Moore que d’un Clapton, Joe Bonamassa n’a pas fini de nous surprendre.
Et franchement, on n’attend que ça !
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Texte et photos : JPROCK.
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Setlist :
Woke Up Dreaming
Seagull
(Bad Company cover)
Jelly Roll
(Charles Mingus cover)
Black Lung Heartache
Around the Bend
Jockey Full Of Bourbon
(Tom Waits cover)
Stones In My Passway
(Robert Johnson cover)
Ball Peen Hammer
(Chris Whitley cover)
Athens To Athens
Electric set
Dust Bowl
Oh Beautiful
Who's Been Talking
(Howlin’ Wolf cover)
Midnight Blues
(Gary Moore cover)
Slow Train
Driving Towards The Daylight
Love Ain't A Love Song
Sloe Gin
(Tim Curry cover)
The Ballad Of John Henry
Encore:
Django
Mountain Time

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organisation:Greenhouse Talent.

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Published by JPROCK - dans Concerts
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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 14:23

En plein coeur d'Anvers, l'Arenbergschouwburg, ses deux salles et ses foyers, propose pièces de théâtre, concerts, performances, soirées littéraires, cabaret, ou stand-up comedy.

Larguer ton véhicule, aucun problème, le Parking Arenberg, Oudevaartplaats 2, à 50 mètres, cette place offre une multitude de restos, bars, le magnifique stadsschouwburg y trône... t'es allergique au parking souterrain, tu peux abandonner ton carrosse sur la place en sachant que tu payeras un droit de stationnement jusqu'à 22h.

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Au menu de ce premier mars, Nina Persson in de Kleine Zaal, forcément bondée à ras bord!

Nina Persson, à jamais associée aux Cardigans, le poprock band suédois ayant réussi à enterrer Abba.

Après 'Gran Turismo', le groupe prend du recul,  Nina forme A Camp, vu au Trix.

Deux albums dont 'Colonia' en 2009, puis le silence.

La jolie Nina, 40 ans en septembre 2014, revient avec un projet solo, l'album 'Animal Heart', sorti le 20 janvier.

Une seule date chez nous, l'Arenberg, le 1 mars...

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Non, je ne vais pas au zoo, j'ai rendez-vous avec Nina, bonne nuit!

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20:20', quatre musiciens dans l'arène: David Dawda ( guitar, bas) - Brian Kantor ( drums) - Grant Zubristky ( bass, keys) et Johanna Cranitch ( keys, backings).

Les deux premiers jouent avec les Defibulators, Johanna s'ébat dans White Prism et Grant, le gars de Brooklyn, a joué DSC07944.JPGavec une trentaine d'artistes dont Psychic Twin, White Prism, Lazer Cake ou Bowmont.

Ils lancent' Clip your wings', une des plages du premier effort solo, la star se pointe.

Pas de grands changements par rapport à A Camp, de l'indie pop mélodique , porté par la voix inimitable de Nina.

Melodic sensibility et sophistication aristocratique.

On  savait pourquoi on s'était déplacé, on ne sera pas déçu.

"Burning Bridges for Fuel" , lent, mélodramatique, une voix qui t'enveloppe, te serre dans une bulle et t'envoie  flotter dans les airs.

Good evening, Antwerp, I am Nina Persson, we are Nina's persons, Grant à la basse pour la première fois, le titletrack, le subtil ' Animal Heart'.

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Elle poursuit avec un titre de A Camp, le superbe ' Frequent Flyer'....I need someone to protect me from the wrench... plusieurs candidats potentiels ont levé la main.

Tout aussi charmant sera  'Forgot to tell you'.

My solo career is rather young that's why we play some songs you might recognize, I mean songs of my A Camp period, this is one of them, 'Love has left the room', qui semble tiré d'une comédie musicale des sixties.

Elle termine par un grand soupir, sourit et nous lance un thank you approbateur.

Le récent ' Catch me crying' précède le mélancolique 'Bear on the beach' encore un titre, dominé par un piano triste, issu du répertoire A Camp.

Un premier hit, l'imparable ' Charlie, Charlie' ( A Camp), puis présentation des musiciens  avant d'amorcer le synth pop sucré 'Jungle'.

La lecture de l'album se poursuit avec 'Dreaming of Houses', another heartbreaking melody.

Une valse dominée par un orgue sixties, le somptueux 'Silver', précède le titre country de la soirée ' I can buy you' ( A Camp).

It's a song for capitalism, ajoute la belle dame qui a sorti un harmonica d'une poche invisible.

Elle frappe le sol du talon pour entamer le disco track ' Food for the beast', le morceau dansant qui achève le set normal

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Bis

'Walking the cow' une cover de Daniel Johnston, le singer/songwriter de Sacramento, suivi de 'The Grand Destruction Game', aux sonorités Americana.

Only the boys have to sing and me of course, coz I'm David Bowie, une étonnante version de 'Boys keep swinging' ayant déchaîné l'enthousiasme.

Merci, see you....

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Second retour.

Only girls... Johanna au piano, Nina au chant,' This is heavy metal', plus Chopin que Iron Maiden.

 

Fin d'un chouette concert pop!

 

Catch Me Crying

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 09:34

Louie "Lou" Lehman aura tenu la guitare dans trois groupes metal influents: Bad Seed de 1993 à 1995, un album éponyme - avant cela, Mutilation, un album en 1992 et Generation Kill de 2008 à 20111, on l'entend sur le premier album du trash metal/crossover band de NYC, 'Red, White and Blood'.

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Ce 1er mars le groupe annonçait sur sa page facebook:

"We in Generation Kill are saddened by the loss of our ex-guitarist Lou Lehman. Our sympathies go out to his family and all of his friends.RIP!"

 

 

 

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 11:44

20:00, maigre assistance dans le club... désintérêt? Problèmes de mobilité, de gros tracas sur nos routes encombrées?

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Toujours est -il que The Antler King débute devant 25 loustics, vers la fin du set, l'assistance sera honnête!

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Les retardataires auront manqué un set des plus intéressants, soigné aux petits pignons et varié, Miss Speedy Faby, notre Bettina Rheims rousse, était enchantée!

1743476_818800894800621_1669115183_n.jpgLe couple  Esther Lybeert ( music/lyrics/lead/drums/percussion) et Maarten Flamand (music/ four guitars/backing vocal), admirablement secondés par Bruno Meeus (guitars/keys/harmonica/backing vocals) et Mathias Moors (bass/guitar/keys) a sorti un second album, Patterns', fin 2013, les critiques sont laudatives, ce n'est que justice!

La souriante Esther Lybeert, première chanteuse de Hooverphonic, est dotée d'un timbre immaculé, son conjoint et ses comparses s'avèrent être topmuzikanten non cantonnés, mon cher Eric, dans un seul genre.

Maarten, autrefois un Cloon, un tigre ( Tiger Lili), et toujours un Stash - Bruno, opgepast pas le drummer de Letz Zeppelin, a joué dans Laun - Mathias, tu l'as vu Talon(s) Gitan(s), il joue dans Laun et accompagne Stoomboot lorsque le gamin ne se produit pas solo... ne sont manifestement pas des bleus.

The Antler King ouvre avec le joyeux et ensoleillé 'Gold red circles', un indie folk harmonieux, frais et frétillant.

Menneke, il y a du feedback dans mon snare, arrange ça, fiston, voici 'Patterns'.

Changement radical de cap, finies les frivolités, le ton est au mystère, à l'intrigue.

Un titre torturé, lacéré par des guitares tranchantes.

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1901685_818800998133944_808644871_n.jpg' Chain of memory lane' a été composé à l'occasion d'un brunch, Chopin s'entendait en bruit de fond.

Une ballade sinueuse proche d'Amatorski.

Retour aux harmonies mélodieuses avec 'Little shakers and wooden blocks' qui nous rappelle 'The Happy'.

Une basse ronflante introduit '14:48', le morceau le plus groovy d'un set qui s'achève avec l'excellent  'Never come back', ses guitares surf  ou andalouses, ses tonalités americana et ses voix Mark Lannegan.

Esther nous signale que le band revient à Bruxelles en avril pour la prochaine fournée des Stoempconcerten, ce sera au Kafka!


 

 

 

Cate Le Bon

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 Cate Le Bon is a singer-songwriter from Penboyr, Wales, now based in Los Angeles.

1069828_819259884754722_744884965_n.jpgTrois albums, le dernier, 'Mug Museum' 2013.

Une tournée ayant débuté en octobre 2013 aux States, la fatigue se fait probablement sentir, car, ce soir, le show n'a pas convaincu tous les auditeurs présents, d'autres étaient aux anges ( I really appreciated your performance in AB in Brussels: pure and clear, dixit An).

Cate,  à laquelle nous refusons de coller l'étiquette Soeur Sourire, a choisi une seyante coupe à la garçonne ( cf. Chrissie Hynde à la grande époque), aura prononcé trois dank u wel, fait six signes pouce pointé vers le haut à l'intention du mixeur, jeté un regard menaçant vers le bassiste et balancé un set de 50', hors rappels, en adoptant une attitude froide et  distante.

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Certes, non, enthousiasmant, non plus.

Commentaire le plus entendu: elle a la voix de Nico..

Effectivement, un accent parfois germanique et une voix rauque.

Trois musiciens, pas des crabes, son boyfriend,  H. Hawkline - Guitar, keys and vocals/ Daniel Ward - Drums and vocals et Sweet Baboo - Bass and vocals.

'No God' ouvre, un parallèle évident, Velvet Underground!

Un son d'orgue désuet amorce 'Cyrk' et ses colorations psychédéliques.

Cate, sérieuse comme la fille d'un pape, chantonne la mélodie que les boys décorent de ooh ooh ooh doucereux, avant que, énervée, Miss Le Bon ne place quelques riffs agressifs.

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Question: 'Are you with me, now?' 

1623613_819260368088007_1489894527_n.jpgUn midtempo proche des Pretenders, Chrissie Hynde avait été mentionnée, non... évidemment, Chrissie n'a pas l'accent de Marlene Dietrich.

Le léger et volatile ' I can't help you', son orgue de foire et ses gimmicks printaniers réjouit l'assistance.

Le offbeat 'Duke' sera moins prévisible et nous rappelle une nouvelle fois la bande à Reed/Cale. 

'Mirror me' débute comme une gentille chanson enfantine avant d'être tailladé par de méchants et frelatés riffs de guitare, l'outro sera anarchique.

Enchaînement immédiat sur l'acide 'Sisters' et son rondo Ray Manzarek.

Le sombre et narcotique 'What is worse' semble sortir tout droit d'un catalogue Lou Reed, tandis que l'orgue liturgique de la prière  ' The man I wanted' obligera les paroissiens à trois minutes de recueillement.

Petite discussion avec Sweet Baboo, suivie du gentil' Cuckoo through the walls'.

'Wild' sera wild et noisy pour s'achever de manière abrupte, le quatuor se tire sans prononcer un mot, en nous laissant  un fond sonore industriel immonde.

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Deux minutes plus tard, retour de l'équipe, Cate se prend une pelle chaplinesque en accrochant un câble, elle sourit puis attaque 'Solitude' un titre aux sonorités plus 'modernes'.

'Fold the cloth' termine le concert.

Dank u wel, un salut militaire, un final en fuzz, lights on, the end!

1982103_819261441421233_1473545638_n.jpgphotos: Fabienne 'Picturelle' CRESENS

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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 17:57

Le billet de JPROCK :

Encore un concert sold-out à l’AB.
Ce soir c’est John Newman, le nouveau prince de la soul qui convie ses admirateurs à venir l’applaudir dans la célèbre salle de la rue des Pierres.

Mais tout d'abord c’est à Niels Delvaux aka  Delv!s que revient le privilège d'ouvrir les hostilités avec un set lorgnant du coté de la nu-soul.

 

 

On pense à Cee Lo Green, à José James, à Plan B, bref si on aime les voix groovy et haut perchées, le Belge nous fait passer un bon moment bien sympathique.
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Après une trentaine de minutes de break c’est au tour de John Newman d’investir la scène sous un tonnerre d’applaudissements.
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John Newman est né à Settle dans le North-Yorkshire en Angleterre le 16 juin 1990. Très jeune il est influencé par les artistes de labels comme Stax et Motown que sa mère écoute avec passion.
A 14 ans, il se met à écrire ses premiers titres à la guitare. Lorsqu' il est âgé de 16 ans il part vivre à Leeds et renforce ses connaissances de la soul music tout en travaillant sa voix et son style.
A 20 ans, il se rend à Londres, forme un groupe et signe avec Island Records. 

La suite vous la connaissez, une collaboration avec Rudimental pour le single "Feel the Love » qui grimpe rapidement jusqu’au sommet des charts UK et la voie du succès s’ouvre à lui jusqu’à ce premier album "Tribute" et sa série de hits comme l’immense « Love me Again ».
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On stage, le jeune homme se débrouille plutôt bien avec un sens inné de l’entertainment. Il bondit d’un côté à l’autre de la scène tandis que son band balance une soul qui nous rappelle l’âge d’or Stax-Motown avec une touche de Prince et de Danger Mouse.
Le public hyper chaud réagit au quart de tour et le show s’envole rapidement vers les sommets.

 La voix de crooner de Newman est exceptionnelle et nous étonne lorsqu’elle sort de la gorge d’un visage aussi angélique. 

Mais derrière les apparences se trouve aussi un vrai artiste auteur-compositeur pour qui le talent n’a pas attendu le nombre des années.

 L’homme nous offre en live une vraie palette d’émotions avec une fougue qui fait plaisir à voir. D’une élégance rare lorsqu’il esquisse un pas de danse il sait aussi porter son public lorsqu’il faut et mouiller sa chemise.

 Et lorsqu'en fin de show retentissent les premiers accords de "Love me Again" joué en rappel c'est la folie dans la salle.

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En définitive John Newman passe l’épreuve de la scène avec mention quatre étoiles et de ce côté là aussi on peut parler d’un sans faute.
A 23 ans posséder autant de talent en devient presque arrogant.
Nul doute que l’Angleterre tient là une vraie révélation à l’aube d’une immense carrière.
Bravo !
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Texte et photos: JPROCK.

Setlist ( sous réserve) :
Intro
Tribute
Try
Cheating
Easy
All I Need Is You
Goodnight Goodbye
Losing Sleep
Out of My Head
Running
Day One
Down the Line
Gold Dust
Encore:
Not Giving In
(Rudimental cover)
Love Me Again

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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 08:10

Le 11 février Recorders vient d'atteindre son but via Kiss Kiss Bank Bank crowdfunding project, récolter 4000€ for releasing their CD 'Above the Tide', mixé par Tony Offer.

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Les plages de cet album seront jouées live au  KultuurKaffee le 26 février, la sortie officielle du CD est prévue le 1 mars!

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20:30 le support-act,  Dogs of Cibola!

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Les chiens de l'oignon?

Nous étonnerait .. la légende the Seven Cities of Gold et les Conquistadors, peut-être!

DSC07818.JPGLine-up annoncé:  Sam D'hondt -Seppe Busschots -Philippe Hosselet -Nick Versyck -Clyde MacKillop!

Oui, ça fait cinq caniches anversois, or sur scène il n'y avait que quatre cabots, deux guitaristes alternant les lead vocals, une basse et un drummer.

Seppe, drums: présent - Philippe, basse: oui! - Nick Versijck alias Nick Brown, guitar, vocals: yes - Sam D'hondt, le seul chien, guitare, chant: ja!

 Où était Clyde?

En 2013, les Anversois obtiennent une place de finaliste au Rockrace, sur la lancée un CD 7 titres s'écoute et s'achète sur Bandcamp.

Genre?

Du hard/classic/blues rock musclé!

Une première salve mordante ( 'Black and White' ?) te rappelant les beaux jours de Paul Kossoff dans Free ou Back Street Crawler.

C'est réjouissant d'entendre un jeune combo jouer autre chose que de l'indie édulcoré ou de l'electro synthétique.

'Backstabber' à la Humble Pie confirme la bonne impression laissée après la première décharge.

'Mr Jack's Epileptic Attack' titre explicite et convulsé.

Moins rentre-dedans mais pas moins convaincant, le midtempo 'Riding Hood'.

Une nouvelle tranche bien hard pendant laquelle le shouter s'exclame ... you have no choice, it's live or die... et pas une vie pépère, ça cogne de plus en plus sec avec 'Corkscrew' avant d'entendre Philippe introduire ' Time and place' avec sa basse ronflante.

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Nog eentje: 'Sore Feet',...I see no colour in her eyes... ce qui explique les pieds douloureux, sans doute!

Un band solide!

Dogs of Cibola, à voir le 8 mars au  café 't wit paard, Heist/Goor ( 2220) !

 

Trente minutes de préparatif, puis,  Recorders!

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 Gordon Delacroix ( lead vocals, gt., percus, keys), Alexandre Meeus ( gt., vocals), Arnaud de Ghellinck ( keys, programming, some gt, vocals), Pierrick Destrebecq ( drums, Joshua/ Skip the Use) , Florian Donnet ( bass): naissance en 2006, quelques EP's, un Pure Demo prize, et de belles scènes...Les Nuits, Dour... sans compter pas mal DSC07876.JPGd'airplay au nord et au sud du pays.

Le band est entre de bonnes mains chez Busker Bookings.

Un style essentiellement différent de celui de Dogs of Cibola, on nage en plein indietronica/ disco punk truffé d'éléments tantôt psychédéliques, tantôt new wave/postpunk.

Pas de setlist, tout dans l'ordi, c'est parti avec une plage amorcée de manière tribale, 'Wolf Drums'.

Les Recorders aiment Foals, ça s'entend!

On nous annonce 'Link', on garantit pas l'appellation contrôlée, mêmes sonorités dance, moins de percus et des relents The Cure.

'Yügen', esthétisme nippon radieux.

Gordon: on a joué ici il y a quatre ans lors d'un concours, ne sais plus lequel, mais on n'a pas gagné, it's nice to be back, voici 'Someone's else memory', fluide, sucré et dansant, légèrement trop spongieux peut-être.

Tout ça est bien foutu et catchy, mais certaines plages ont une furieuse tendance à lorgner du côté produit commercial, c'est pas encore A Brand, mais faut prendre garde!

Un nouveau morceau dominé par les percussions suivi du pondéré et éthéré 'Alone in Reykjavik', puis le tube potentiel, le catchy  'Kelly'.

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Les nombreux fans sont ravis, viennent se coller frontstage, le groupe enchaîne sur un indie pop saccadé et tourbillonnant  aux saveurs Placebo, avant un échange d'instruments.

Arnaud a ramassé une Flying V guitar, le frontman passant derrière les claviers pour nous balancer un new wave track proche des White Lies.

'Purple and Gold' et ses couches de synthé couvrant une basse lourde et des riffs de guitare postpunk sera la pénultième, le nerveux indie  disco/electro  'Beach achevant ce concert soigné.

Recorders, un groupe ayant bien humé l'air du temps et passé maître dans l'art du marketing.

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