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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 08:19
Mourir en mai est presqu’un don écrivait Aleksey Borisovich Mozgovoy: Cel Revuelta, Mary Tsoni, Saxa, Kevin Garcia

Cel Revuelta qui a tenu la basse au sein du hardcore punk combo Black Flag est décédé la semaine dernière des suites d'un cancer.

Il rejoint le groupe un 1986 pour remplacer Kira Roessler et a fait partie de la réunion du drapeau noir en 2003.

Cel n'est crédité sur aucun album des Californiens.

 

 

L'actrice et chanteuse grecque Mary Tsoni se serait suicidée à l'âge de 30 ans, elle souffrait d'une dépression sévère.

Sa carrière a vraiment démarré avec le film ' Canine' ( Dogtooth) réalisé par Yorgos Lanthimos!

Avant de tâter du cinéma Mary était chanteuse dans un punk band, Mary and The Boy!

 

 

Le saxophoniste jamaïcain, Saxa ( Lionel Augustus Martin), connu pour avoir joué avec The Beat, nous a quittés le 3 mai à l'âge de 87 ans.

Il avait auparavant accompagné d'autres stars du reggae ou du ska, e a Desmond Dekker, Laurel Aitken ou Prince Buster.

 

 

Kevin Garcia membre fondateur de Grandaddy, pour lequel il tenait la basse, est décédé le premier mai, un accident vasculaire cérébral l'a emporté, il avait 41 ans.

Kevin a participé à tous les enregistrements du groupe qui venait de sortir 'Last Place' après un hiatus de onze ans.

 

 

Mourir en mai est presqu’un don écrivait Aleksey Borisovich Mozgovoy: Cel Revuelta, Mary Tsoni, Saxa, Kevin Garcia
Mourir en mai est presqu’un don écrivait Aleksey Borisovich Mozgovoy: Cel Revuelta, Mary Tsoni, Saxa, Kevin Garcia
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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 07:23
Sunkies au Parc de Bruxelles le 7 mai 2017

Sunkies au Parc de Bruxelles le 7 mai 2017

 

Pour célébrer le 28è anniversaire de la Région de Bruxelles-Capitale, les citadins sont invités à faire la fête pendant deux jours.

Le programme de la  fête de l'Iris est copieux et hétéroclite: de la musique ( tous styles confondus), du sport, des performances, street art, différents ' villages thématiques', des jeux, des stands tambouille et bibine, des visites de musées ou du Parlement européen, bref, une grande foire!

Si d'un point de vue musical le grand public était surtout attiré par  "La Belgique c'est nous ! - België dat zijn Wij!" proposant  e.a. Will Tura, Sandra Kim, Christoff  ou Ozark Henry; tous soutenus par l'ONB, ton choix s'est porté sur un petit concert signé Pullet Rocks: les Sunkies!

 

Le flyer disait concert à 15h dans le Parc de Bruxelles.

Super, l'enclos royal  est transformé en essaim d'humains multicolores, tu dénombres 129 stands au minimum, mais où vont se produire les Sunkies?

Un passage par l'info s'impose.

Quoi, watte, qui, hoelaat, Sunkist, non, on a du Fanta et de la grenadine, vous voulez un ballon?

15:25', tu rames, tu n'as pas déniché les nanas, quand, par hasard, du côté du théâtre du Parc, tu avises des gens installant du matos sur une scène.

C'est pour les Sunkies?

Euh, aucune idée, c'est le concert Pullet Rocks.

Coup de bol, c'est ce que tu cherchais.

On commence dans 20', fort bien, madame et moi allons nous désaltérer à la buvette de l'Out Village, responsable du Pride Festival.

 

Les Sunkies, ce sont deux nanas espiègles et mignonnes tout plein,  Yasmina Chehaima, alias JaZzmine Mine, et sa copine, Matiu Mgty, elles chantent ( divinement) et tapotent de temps en temps un drumpad. Sur scène, elles habillent leur electro pop d'un chaud parement grâce aux claviers de Baptiste Guilbaud et à la basse de Sylvie Sansalone.

Elles ont échoué en demi-finale lors du dernier Emergenza, cela n'a en rien altéré leur bonne humeur!

D'ailleurs elles le précisent d'emblée ' On s'en fout' sur fond de dance-pop sucrée et pétillante.

Tu estimes que Kylie Minogue c'était bien, mais qu'à 48 balais elle fait figure de has-been, va donc écouter les Sunkies!

Bonjour le Parc Royal, nous sommes les Sunkies, histoire de se présenter aux touristes s'étant arrêtés là par hasard.

 Le papelard gisant aux pieds de S S, une Lyonnaise perdue à Bruxelles, indique ' Story', et c'est bien dans le vocable de William que les petites continuent leur prestation.

Le dreampop 'Ouhou' est tellement frais et exotique que tu regrettes l'absence de soleil.

Si Clelia déclare ' c'est bien ce qu'elles font', c'est bon signe, si de plus elle se dandine et crie 'youhou' à la fin du morceau, c'est qu'elle risque de rester jusqu'à la fin du numéro.

I wanna 'Dance with you'!

Avec moi, t'es sûre?

Cette plage est aussi irrésistible que le rnb/pop de The Weeknd.

Ensuite elles décident de nous emmener dans 'Le pays des ronds' .

Lewis Carroll, caché derrière un chêne, surgit pour applaudir bruyamment, il faut dire que cette valse, faussement naïve et sphérique, torpille toutes les billevesées pondues par Chantal Goya.

Plus profond, ' Gravé en moi' évoque des groupes oubliés tels que  Il était une fois  ou Lilicub, argh, leur 'Voyage en Italie'.

Elles ont de bonnes résolutions, arrêter de fumer ou de boire, faire du sport, retourner à la messe, etc..., elles l'expriment dans le titre bilingue ' Une chose après l'autre'.

Peut-être qu'allumer un pétard c'était pas malin, en fait!

Voilà, nous étions les Sunkies, des bises tout plein, on vous aime!

 Nous aussi, revenez, gémit Bruxelles .

OK, pour vous tous, voici ' Love', du smooth funk devant beaucoup à Prince!

 

Bravo, les Sunkies, vous avez sauvé notre journée!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sunkies au Parc de Bruxelles le 7 mai 2017
Sunkies au Parc de Bruxelles le 7 mai 2017
Sunkies au Parc de Bruxelles le 7 mai 2017
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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 11:13
Rock around the Atomium 3 - Square de l'Atomium - Bruxelles - le 6 mai 2017

Rock around the Atomium 3 - Square de l'Atomium - Bruxelles - le 6 mai 2017

 

Deux jours de rockabilly face à l'Atomium pour cette troisième édition de Rock around the Atomium, toujours concoctée par Patrick Ouchene Sautiere et son équipe .

Douze groupes internationaux ont été invités à se produire sur le petit podium aux couleurs de la ville de Bruxelles.

L'événement ne te coûte pas un radis, les blousons de cuirs, rockabilly worker jeans, chaînes de bourse, Madison blue shoes ou les greaser girls, une rose dans la coiffure vintage, pencil ou retro floral dresses, vintage pump shoes... ont sorti leur quincaillerie du placard pour parader entre les Harley Davidson, Cadillac, Chevrolet Bel Air, Buick Roadmaster Riviera Coupé et autres ancêtres proposés par le Hot Rod and Custom Show.

Un agenda chargé te permet d'assister à quelques concerts, le programme complet annonçait:

 

Saturday 06 may 2017
14 h CC Jerome and the Jetsetters (Nl)
15 h 30 Cash Box Kings (USA)
17 h 15 Legacaster (Sp)
18h 45 The Domino's (B)
20 h Crystal and Runnin' Wild new 45 single release show (B)
21 h 30 Carlos and the Bandido's (UK)
23 h Ric and the Dukes (Sp)
DJ Boule and Catsou in between the bands .
Vintage market and car show
Sunday 07 may 2017
14 h 30 The Rusty Nails ( B)
16 h. Matt and the Peabody Ducks (Sp)
18 h The Wild Bombers. ( B)
19 h 30 Johnny Horsepower (Dk)
vintage market and car show
Dj Boule and Catsou in between the bands

 

A 14h05, sous un soleil généreux, t'arrives sous les boules, DJ Boule s'amuse, aucune trace de CC Jerome.

Avec un retard de 3/4 h sur l'horaire prévu, chose normale dixit les habitués, CC Jerome and the Jetsetters investissent le podium!

CC Jerome komt uit Nederland, détail, Jeroen van Gasteren ne présente donc aucun lien de parenté avec celui qui chantait 'Kiss me'.

Sa bio raconte que le guitariste a passé dix années de sa vie aux States où il a côtoyé quelques célébrités ( Joe Clay, Eddie Bond, Ray Campi ou Lee Rocker), revenu à Eindhoven, il monte CC Jerome and the Jetsetters, avec lequel il écume les festivals de blues et de rockabilly au pays des tulipes, mais aussi bij ons ou en Espagne, Italie, ainsi qu'au UK.

Deux CD's ont vu le jour, il a pu compter sur la collaboration de braves gens tels que Guy Forsyth, Bertus Borgers, Nick Curran ou Gene Taylor.

Ils sont quatre sur la piste, CC, un contrebassiste qui ne ressemblait pas à Deon Buck, un petit gars à la batterie, pas Coen Molenschot, dont le moulin tournait en Californie, et un pianiste drôlement doué, Dick Elsendoorn!

Vu le retard, le premier morceau, le formidable' I beg of you' que chantait Elvis, servira de soundcheck .

Deux ou trois réglages s'imposent, Dick est déjà en évidence lors du second titre, son piano sautille allègrement, Jeroen implore, babe, don't you lie to me, il se retourne, fixe le plancher, constate... il n' y a rien à boire ici, interpelle une rouquine, va nous chercher des chopes, meisje, puis attaque 'Big Boss Man'.

C'est lui le boss!

La machine tourne désormais en roue libre, les rengaines hillbilly, rock, rockabilly, swing, boogie se succèdent ( e.a. 'Hot Rod Party', 'Trouble up the road'...) . Mr Brylcreem et la cousine d'Imelda May ont le sourire aux lèves, le bar tourne à plein régime, les petits soli de guitare, la rythmique d'enfer et les numéros à la Charlie Rich au piano, émerveillent la clientèle, tout le monde est content.

CC... Excusez ma voix éraillée, on n'a pas les moyens de se payer Chris Isaak et, godv., ça sent le brûlé du côté de ce moniteur, subiet gaan we barbecueën..., un petit marrant, ce bouffeur de harengs.

Le batteur et le contrebassiste poussent également la chansonnette, le premier en avalant des moules, le second en pratiquant le yodeling.

Qui a sorti le tuyau d'arrosage?

Un joyeux a réussi à asperger le voisinage en décapsulant une canette de Cara Pils au moment où la contrebasse implorait...just forgive me... comme le connard se marrait, t'avais pas l'âme à pardonner quoi que ce soit.

' So long baby goodbye' nous souffle CC Jerome, ils s'en vont.

DJ Boule et Catsou agrippent le micro, c'est l'heure de la pub, ils rappellent la Hollande qui nous balance un double bis bouillant , 'I'm on fire' , incendie pas encore éteint qu'ils assènent une version allongée du 'Hip Shake' de Slim Harpo avec les habituelles acrobaties sur la contrebasse.

Thank you, see you at the bar, nous souffle le chef!

 

16:15 The Cash Box Kings.

La veille, le gang de l'Illinois se produisait à Moulin Blues, Ospel, NL.

Cet après-midi ils comptent séduire les rockers avec une bonne tranche de Chicago blues.

Joe Nosek, harmonica, vocals, s'est cassé une dent en mordant sur la fève, mais il a gardé la couronne, à sa gauche, le brillant guitariste Joel Paterson, à sa droite, an upright bass manipulée par un barbu ( pas certain qu'il s'agisse de Christian E Boeger) et, à l'arrière, munie de baguettes, une chemise hawaïenne rouge, qui n'était pas le vétéran Mark Haines , tout ce beau monde entame un premier blues dont les lyrics nous rappellent 'Destination anywhere' entendu dans The Commitments mais dont l'original était crédité aux Marvelettes.

Ils poursuivent avec un boogie nerveux de Magic Sam, ' Looking good'.

Si CC Jerome et les siens se défendaient, les Cash Box Kings sont d'un autre calibre, la classe tout simplement !

Three 2016 Blues Music Awards, c'est pas dû au hasard!

Le couronné entame un ' Cash box boogie' qui donnera des fourmis dans les jambes à une petite reine moins rigide que Fabiola, il prévient, bien que nous soyons un blues band, le rockabilly nous botte , la suivante a été baptisée ' Holler and stomp', une slide ravageuse accompagne le chant pas dévasté de King Joe, un poids welter pas reconnu par la WBA.

Chers amis, nous accueillons from Chicago, Mr Oscar Wilson, il a certaines difficultés à nous rejoindre ( a 6’3”, 300 hundred pound Muddy Waters-type, dit la pub), la souplesse lui fait défaut, mais pas de panique, refilez lui un micro et il vous fait pleurer de bonheur.

From now on, real old school Chicago blues au menu, en commençant par l'immortel ' Walking blues' suivi par ' I Ain't Gonna Be No Monkey Man' crédité à Willie Dixon.

Oscar, pas sauvage, it's time for some low down blues à la sauce Chess, avec comme seul accompagnement la fabuleuse guitare de Joel, il nous balance un 'Tom cat blues' à te refiler des frissons partout.

Les chats noirs apportent la poisse, c'est bien connu!

Assez pleuré, let's roll, ladies and gents: 'Everybody's Fishin'', sais pas ce qu'il compte sortir de la Senne, préfère pas le savoir et bouffer chez Mac Do, ça mordait pas des masses, il dépose sa canne pour embrayer sur le 'Choo Choo Ch'Boogie' popularisé par Louis Jordan.

Grosse ambiance sous les boules!

Il semblerait qu'il nous reste juste le temps for one more, si vous pouviez me garder une bouteille de Bourbon à la buvette, ce serait sympa, j'arrive dès que j'ai terminé mon tour de chant.

Montez dans le wagon, fellows, voici ' Bring it on home' de Willie Dixon.

DJ Boule: et alors, Bruxelles, encore une petite, faites les revenir!

Le roi: does that mean you want more?

Et les Cash Box Kings nous assènent un dernier boogie pas pourri que le brave Oscar vient chanter à nos côtés.

The Cash Box Kings: one of the best current Chicago blues bands on the scene, affirmait un gars de l'autre côté de l'Atlantique, on ne peut que confirmer son propos!


Legacaster

Un trio catalan pratiquant un rockabilly / hillbilly sans castagnettes et dont les albums sont distribués par le label Kathrina records.

Le leader, El Lega, est originaire de Buenos- Aires, des binocles, un chapeau blanc et une guitarra eléctrica y voz, derrière lui, sans doute, Berto Martinez aux drums et à ses côtés Daniel Nunes à la double bass.

Pour ouvrir les débats le trio balance un instrumental redoutable, ' Terror's night out' .

Très vite Bruxelles a constaté que le petit Juan Leguiza s'avère être un virtuose de la six-cordes, Barcelone embraye sur 'She's my baby' et ' Bop with my baby', du coup, trois couples de boppers s'agitent avec plus ou moins de bonheur face au podium.

Le gaucho sourit et balance ' Monkey's uncle', les chimpanzés ont adoré.

Avec ' Date on the corner' de Don Feger on retrouve l'éternelle histoire de la nana qui te pose un lapin.

Les Espagnols ont l'art de déterrer des pépites telles que ce 'That ain't nothing but right' un rockin country interprété par Mac Curtis.

' Big Berry' is the titletrack from our latest CD, un tribute au grand Chuck Berry et la suivante, 'Dancing shoes' , traite des godasses de la contrebasse.

Rien à dire, ce trio connaît son boulot, l'Argentin à la Telecaster magique étonne, Bruxelles savoure!

Lawrence Flippo, ça te dit?

Non, c'est lui qui, avec ses Futura's, jouait ' Let's do it' .

Il y en avait quelques unes rangées à côté des stands, voici ' Black hot rod' .

Let's bop, kids!

Chuck Berry, on adore et sa ' Little Queenie' nous rend fous.

La setlist annonce: ' Boppin guitar' , l'instrumental ' Cotton pickin' , ' A real lady' puis 'Amelie' pour une joueuse de tennis retraitée, transformée, d'après eux, en heartbreaker.

' Honey bun' de Larry Bun est victime de deux faux départs, en cause des problèmes avec la grosse caisse qui a décidé de se faire la malle.

Un mécanicien est appelé à la rescousse, El Lega en profite pour inviter Matt Olivera, le chanteur de Matt and the Peobody Ducks.

Ce mec n'a strictement rien à voir avec le canard de Walt Disney, il a de la gueule et ne chante pas comme une vache espagnole, même si son rockabilly est muni de l'étiquette se habla español, ' La Mantequilla' a fort plu à deux ou trois beurrés ayant exagéré sur la cerveza.

Matt a repris le train pour sa Catalogne natale, ses copains ont poursuivi leur périple: ' Saturday night', ' Crazy Daisy' et pour terminer un formidable 'Too muh monkey business'.

Ils allaient regagner le zoo quand Patrick Ouchene, moins frais qu'il y a quatre heures, les a repoussés sur scène, ' Let's dance' ils ont dit et sur la lancée un dernier instrumental métallique ' Run chicken run'.

Personne n'a réussi à saisir le volatile fou, du coup on est parti avaler une chope à la buvette.

 

Pour toi, la soirée s'achève ici, on t'attend à table du côté de Lembeek.

 

 

 

 

 


 

Rock around the Atomium 3 - Square de l'Atomium - Bruxelles - le 6 mai 2017
Rock around the Atomium 3 - Square de l'Atomium - Bruxelles - le 6 mai 2017
Rock around the Atomium 3 - Square de l'Atomium - Bruxelles - le 6 mai 2017
Rock around the Atomium 3 - Square de l'Atomium - Bruxelles - le 6 mai 2017
Rock around the Atomium 3 - Square de l'Atomium - Bruxelles - le 6 mai 2017
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4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 14:50
Little Hurricane / Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 4 mai 2017.

Little Hurricane / Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 4 mai 2017.

 

Tandis que Spinvis affiche complet dans la grande salle ( en mode Box), l'ouragan, brigade légère,  venu de San Diego attire plus de 200 curieux au Club.

Little Hurricane se forme en 2010, quand Anthony "Tone" Catalano ( guitares, voix) et  little  drummer  girl, Celeste "C.C." Spina, je souris constamment, décident de faire route ensemble.

Anthony et Celeste viennent de pondre un quatrième opus magnum qu'ils ont intitulé 'Same Sun Same Moon'.

Après quelques dates  chez Willem-Alexander et  Máxima Zorreguieta et un show londonien, Bruxelles les accueille.

Pas de support, le  Stetson et la mini-robe blanche à dentelles  se pointent à 20:30'.

Comme Celeste confond le Club de l'AB une et mosquée scandinave, elle a ôté ses bottillons pour aérer ses mignons petons.

Le duo débute le show par un 'Superblues' rugueux, évidemment, vu la formule, c'est dur de ne pas songer aux White Stripes, avec un avantage certain à Miss Spina, plus mignonne et plus fine batteuse que Meg.

Tu peux aussi avancer les Black Keys ou nos Black Box Revelation.

' Summer air' date de 2014 et s'attarde toujours dans des eaux bluesy, ça déménage joyeusement, le timbre du cowboy Antoine  convient à merveille à ce blues rocailleux et tu ne dois pas être le seul élément masculin à être tombé amoureux de la petite CC qui en souriant lance...we came all the way from San Diego, California, it's our first visit in Brussels.

Et les gaufres, Celeste.

N'y ai pas encore touché!

'Sheep in wolves clothes' n'est pas dédié aux trois petits cochons et ils n'ont pas salopé ce titre rustique.

Tone: ça fait des années que je déguste vos bières, j'ai enfin fait la connaissance de votre pays.

Il est sympathique, ce jeune homme.

Leur discographie compte un album de covers ( Stay Classy), ils en extraient ' Bad Moon Rising', une version méconnaissable mais néanmoins bien foutue.

Un léger souci technique avec une effect pedal engendre un petit blanc, puis vient  'Mt. Señorita', un premier extrait du bébé, né il y a peu.

Pour une raison pas évidente, tu te mets à penser à Willy De Ville.

'For life' is about being on the road, la chanson précède 'Isn't it great' qui groove allègrement.

Toujours sur leur dernier né, voici l'obsédant  ' Bad business' qu'on aurait pu entendre sur une plaque des Black Crowes.

Super titre, auquel succède la seconde cover de la soirée, Johnny Cash 's  'God's Gonna Cut You Down', joué à la lap slide par Mr Catalano.

Un petit instrumental de moins de deux minutes, histoire de ménager les cordes vocales, voici  'March of the Living'.

Tarantino a apprécié!

Avec ' Trouble ahead' le duo vire alt. rock  avant de s'attaquer de fort belle manière au 'Natural Blues' de Moby.

Tous leurs albums passent la revue, 'Haunted Heart' étant une plage nerveuse enregistrée sur ' Homewrecker' .

You know, notre histoire se résume à ceci: Celeste cherchait un guitariste, Tone a répondu à l'annonce, ça a collé, ils se sont plus, sont passés devant le maire et parcourent la planète pour jouer leur DIY blues.

Qui a dit que les contes de fées n'existaient pas!

Mari et femme embrayent sur 'OTL' ,une chronique de  leur histoire d'amour et un premier titre dont quelques bribes sont chantées par la séduisante CC.

' Fourth of July', n'évoquera pas le long-métrage d'Oliver Stone, ce blues en mode midtempo ne s'éloigne pas du schéma proposé par le duo jusqu'ici et, c'est là que la formule montre ses limites, trop de titres présentent des caractères identiques, Tone ne s'aventure jamais dans de longs soli délirants, nous n'avons pas eu droit au traditionnel slow blues, l'absence d'un orgue, par exemple, est à regretter, cet instrument aurait pu enrichir la palette utilisée.

Reproches mineurs, certes,  mais entre les titres, les conversations bruyantes des piliers de comptoir nous prouvent que certains ont décroché.

C'est à ce moment qu'ils nous balancent un funk torride et concis ' Hold me back', suivi, après conciliabule et message codé,  par le bouillant ' Boiling water'.

Il nous reste quelques titres avant de se quitter, on vous signale qu'on revient au mois d'août pour les festivals, annonce la madame qui se met à agiter un tambourin tout en appuyant sur la pédale frappant la grosse caisse, ' Grand canyon'  et ses relents CCR sera un des meilleurs morceaux  de la soirée.

L'accrocheur ' Crocodile tears'   est la dernière salve  prévue au programme officiel.

 

Si vous voulez encore une chanson vous le faites entendre, on ne quitte pas la scène.

Bruxelles s'est fait entendre et a été récompensée, leur version de ' Ain't no sunshine' valait le déplacement.

 

Ils étaient nombreux, les mâles, à vouloir un selfie en compagnie de Celeste "C.C." Spina!

photos- jp daniels ( concert monkey)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Little Hurricane / Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 4 mai 2017.
Little Hurricane / Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 4 mai 2017.
Little Hurricane / Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 4 mai 2017.
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1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 20:56
Festival Roots and Roses à Lessines ( Part two) , le 1 mai 2017

Festival Roots and Roses à Lessines ( Part two) , le 1 mai 2017

 

Chapitre 2

 

Viens goûter le cidre brut, elle a dit, t'es pas une brute, tu l'as suivie.

Cath, faut l'avaler cul sec, peux pas rater The Pine Box Boys.

Myriam pleure depuis des années pour les avoir à l'affiche du roots and roses.

La dernière fois que t'avais vu les adeptes du death country c'était au café Merlo, il y a cinq ans.

Godv., la barbe du révérend est mitée, il a pris un coup de vieux, le bon Lester.

Tu dis... quoi, moi aussi...c'est le cidre, ma grande!

Reverend Lester T. Raww: vocals, guitar/ Big Possum Carvidi: banjo, vocals/ Colonel Timothy Leather: upright bass et Uncle Dodds: drums and percussion et un cinquième élément (Jimmy Hadley) à la guitare ou à la trompette, sont passés par Anderlecht et ont fourgué cousin Sprouts, alias Marvin Cuvelier des Moonshine Playboys, et sa mandoline, dans leur corbillard.

Désormais leur disco compte un cinquième official album, baptisé "The Feast of Three Arms", la pub prédisait: more guns, more crows, des machettes et des cadavres servis à volonté, soit un spectacle peu recommandé aux âmes sensibles.

Attachez vos ceintures, vérifiez le bon état de votre colt, faites tourner le barillet, en route pour some creepy murder ballads, horrorbilly swing, coffin bluegrass et autres fables morbides.

Au niveau playlist on a reconnu ' Arkansas killing time', ' I kept her heart', l'histoire de la petite Jessica qu'il a épousée alors qu'elle avait 15 ans, son père l'avait échangée contre un canasson, ce beau mariage d'amour a mal fini, mais le gentil cowboy a conservé le coeur de la belle, dans la naphtaline ou le formol, lui ai pas demandé!

Lester a déterré une berceuse que lui chantait son grand-père, amateur de Bourgogne, puis il a lâché la bride, les broncos ont entamé un galop délirant, Messalla et Ben Hur en sont restés baba.

Ils nous ont demandé sous forme de gospel ' Will you remember me', ce sera difficile de les oublier.

Ils se sont mis à la country cérébrale avec ' Live brains', Catherine a commencé à avoir soif, on est sortis, sur la plaine, on a rencontré 46 connaissances, heureusement ils n'étaient que 20 à nous proposer de la gueuze, mais on a raté la fin du set des croque-morts.

Too bad!

 

The Fuzztones.

In fuzz we trust!

Rudi Protudi, 64 balais, s'est entouré d'une bande de louveteaux, certains sont originaires de la botte, pas timorés, pour balancer le garage qu'il promène aux quatre coins du globe depuis plusieurs décennies.

Désormais, Nico Secondini remplace Lana Loveland à l'orgue, le remuant Marco Rivagli s'agite derrière les caisses, à la Vox Phantom ( bass) on trouve sans doute David Thorpe et enfin, un formidable guitariste complète le line-up.

Les artificiers ouvrent avec le ' Blues theme' de Davie Allan and the Arrows, cette flèche empoisonnée va se fixer dans le plafond, Rudi se pointe, les mécanos viennent d'entamer le poisseux ' 1-2-5'.

Frontstage c'est déjà la folie, des groupies, plus toutes fraîches, gloussent et tendent les bras vers le patron, chanteur, harmoniciste, guitariste, il est aussi beau que Steven Tyler, on ignore si il a une fille aussi sexy que Liv.

' Bad news travel fast' , 'Action speaks louder than words', bordel, quel son de Farfisa, se succèdent.

Rudi se paye un petit tour dans le pit, Marco jongle, Lessines bout.

Un premier crowdsurfer est vite repoussé par la security improvisée.

Ils embrayent sur ' Ward 81' , 'Hurt on hold' et ' Don't speak ill of the death', aux relents psyché, proches des Doors.

Je me débarrasse de ma jaquette et on continue, ' Nine months later' est suivi par ' Between the lines', a kind of protest song.

Une nouvelle cover au menu, 'You must be a witch' des Lollipop Shoppe, elle précède ' Johnson in a headlock' qui évoque The Romantics .

Le groupe a manifestement la banane, Rudi s'amuse, Marco encore plus, t'as d'ailleurs remarqué un flacon de William Lawson's à côté de ses cymbales et, si il ne portait pas de kilt, la gamine à tes côtés le trouvait tout de même très sexy.

Le downtempo acide ' Marble hall' précède 'I've got eyes in the back of my head' qui a ravi les amateurs de monstruosités.

Le crowdsurfer refait une tentative, il aboutit du côté de la table de mix, Signore Rivagli, jaloux, grimpe sur son kit, se tape quelques acrobaties peu appréciées par les assureurs du festival, s'allonge tout en continuant à jouer, Rudi s'en va draguer une blonde au parcours incertain, Thierry on Drums est invité à danser une farandole par un imbibé, pas rasé, les Fuzztones proposent ' Strychnine' pour honorer les autres vétérans qui monteront sur scène dans quelques heures: The Sonics!

Verdict: un poison dont on redemande!


The Experimental Tropic Blues Band

Les Liégeois sont des habitués du festival, pourtant ils se sont fait oublier pendant quelques années.

Ils reviennent dans le parcours avec un nouvel album et un film 'Spit'n'Split '.

Dirty Coq - Boogie Snake - Devil D'inferno, ça a plus d'allure que Jean-Jacques, Jeremy et David.

Et les tropiques c'est plus exotique que Soumagne.

Et sinon, mes frères, ces nouveautés, un autre registre?

Non, beaucoup de sueur, du rock bien crasseux, piquant où il faut, du boogie, et un brin d'arrogance.

Le hic, passer après les Fuzztones, ça la fout mal.

Rayon surprises, une reprise de ' Ghost Rider' d'Alan Vega et ' Roots and Roses' spécialement pour le festival.

Sinon des extraits du dernier album comme ce 'Power of the fist' par exemple, le titre préféré de Hervé Bazin.

Oui, Jacqueline?

Après trois morceaux j'ai pensé: j'ai vu, j'ai entendu, je suis partie...

Chez toi?

Non, à la buvette!

 

Pokey LaFarge.

Tu en attendais beaucoup, une légère déception, alors qu'en 2014 le petit gars de l'Illinois avait été la révélation du festival.

Les espérances étaient trop grandes, sans doute!

Un huitième album ( Manic Revelations) est attendu dans le courant du mois, Andrew Heissler compte en présenter plusieurs titres ce soir.

Pour l'aider dans cette entreprise: Adam Hoskins - guitar / Joey Glynn - upright bass/ Ryan Koenig - harmonica, washboard, guitar, guitjo, snare drum/ Luc Klein - trumpet/ Ryan Weisheit - clarinet, baritone, tenor saxophone/ Matthew Meyer - drums..

La séduisante Chloe Feoranzo a disparu.

Il y a comme un courant d'air, ' Close the door', implore Pokey sur fond swing.

Excellent début laissant présager un concert époustouflant.

La troupe enchaîne sur une nouveauté, 'Riot in the Streets' aux arrangements de cuivres somptueux, ces émeutes ont eu lieu après the shooting of Michael Brown par un policier, cela se passait en 2014.

Toujours prévu pour le nouvel album, voici 'Mother nature' suivi par le plus ancien et chaloupé 'Something in the water', décoré d'harmonies vocales doo-wop.

La playlist annonce ' Must be a reason' puis 'Good luck charm' , mais à tes côtés Cath et Michel t'ont arrangé un rendez-vous avec une masseuse pas osseuse, cette brave dame, rondelette, s'avise de te malaxer les omoplates tandis que les crapules se tordent de rire en ajoutant que les clichés seront envoyés chez madame.

Comment veux-tu suivre un concert avec ces fumistes dans les parages?

Sur scène ils ont attaqué 'Goodbye, Barcelona' avec ses castagnettes frivoles et ses la la la bien putes.

Du coup, le récital prend des allures Wieze Oktoberfeesten, valses et farandoles à gogo, dans le meilleur cas tu penses à Calexico, dans le pire à Samantha chantant 'Y Viva España' pour tout le troisième âge passant l'hiver à Torremolinos.

Ton attention se relâche , de loin, une Moinette à portée de main , tu entends encore 'Drinking Whiskey Tonight', 'Going in the country' ‘Better man than me' et ' C'est la vie' repris en choeur par tous ceux qui n'étaient pas encore bourrés.

 

 

Au pas de course vers la Roses Stage pour The Sonics.

Ils sont increvables, les grands-pères du garage rock, déjà lors de l'édition de 2014 ils avaient cassé la baraque, ce soir encore, ils peuvent se targuer d'avoir fourni une prestation exemplaire.

Une grosse surprise attend les survivants en voyant apparaître Jake Cavaliere, le ténébreux leader des Lords of Altamont derrière l'orgue, Larry Parypa a cédé sa place à la guitare à Evan Foster, sinon Rob Lind, sax, harp and vocals/ Dusty Watson drums et l'imposant Freddie Dennis, bass and lead vocals, sont toujours au poste.

Le début de set est désormais connu, une intro suivie par ' Cinderella'.

Pas le temps de chercher la pantoufle de verre de la petite, les vieillards ont attaqué ' Shot down', ils visent toujours juste, ces crapuleux lézards.

Eddie Cochran, là-haut était ravi d'entendre ' C'mon everybody'.

Freddie, c'est un haineux, une vraie teigne, pas le genre de mec que tu vas traiter de tapette pour rire, il vient d'attaquer ' Sugaree', mais c'est l'immortel ' Have love, will travel' qui déclenche des cris d'hystérie.

Après un ' Be a woman' agité, Rob prévient l'assistance qu'ils sont sur scène to have a good time, personne n'en doutait!

Le Lord of Altamont s'empare du micro pour 'Get back in the car' suivi par ' You've got your head on backwards' chanté par Rob Lind.

Freddie s'est reposé, il reprend du service pour nous narrer les mésaventures de 'Bad Betty'.

Vent de panique chez les photographes, les barrières Nadar ont la tremblotte, les Sonics s'en branlent et s'attaquent à Little Richard, ' Keep on knocking', du coup les furieux du premier rang cognent plus fort.

La maréchaussée dort!

Les Sonics enchaînent brûlot sur brûlot.

Tiens, ' Lucille' est de sortie ce soir et pas question d'aller se coucher sans avoir jouer 'Psycho'.

Les plus impétueux sont sur le point de monter sur scène, heureusement une bonne dose de 'Strychnine' devrait calmer tous ces dingues.

Et une dernière, logique, ' I don't need no doctor' de Ray Charles, termine ce set furieux.

Mais non, ils reviennent avec une copine se déplaçant sur un balai, 'The Witch'.

Un concert d'anthologie!

 

La lourde tâche de succéder aux Sonics échoit au roots rock-rockabilly combo de San Diego, The Paladins.

Ce trio a suffisamment de métier pour mener à bien cette mission délicate.

Dave Gonzalez – Guitar and vocals/ Brian Fahey – Drums et Thomas Yearsley – Upright bass and vocals, viennent de pondre ' New world' après quelques années de silence discographique, Ils comptent nous jouer plusieurs plages de ce récent matériau.

Le trio débute par un instrumental, sans doute 'Powershake', sans setlist tu risques d'écrire des conneries.

Oui, Germaine?

Avec setlist, également....c'est gentil, connasse!

'It's too late baby' ( gonna have to let you go) déménage vicieusement , ' Tore up from the floor' et ses effluves Tex Mex est du même acabit.

Ils choisissent de poursuivre par un petit blues pas piqué des hannetons , le fabuleux ' Kiddio' de Brook Benton.

Avec ' Look, what you're doing to me', le rythme accélère sérieusement, ce morceau est suivi par le titletrack du plus récent ouvrage, 'New world', un nouveau monde sans technologie envahissante!

Rocking time, kids ' Come on home', je me sens seul, bébé!

T'as vu, gamine, je joue de la contrebasse dans mon dos, viens chez moi, et je t'apprends à faire pareil!

Otis Rush au menu, 'Keep on lovin’ me baby', oh yeah!

Michel VR, comme d'habitude, a fait une touche, la madame doit approcher des 78 piges, elle lui fait des yeux si doux qu'il a fondu, toi, tu t'es fendu.

Un festival rock c'est l'idéal pour draguer, pour la chair fraîche on recommande Tomorrowland, le blues par contre...

Dans le style Los Lobos, le trio envoie deux autres nouvelles compositions, le midtempo 'Waterman' et 'If you were only mine' avant de proposer le superbe tango blues 'Going down to Big Mary's' , la plage qui tue.

Il est 22:52' te confie Luk, si on veut éviter la cohue, on récupère Daniel et on se tire, tandis que les Californiens proposent un nouvel extrait de 'New World'.

 

En bavardant avec les gens ayant eu la même idée que nous, on est tous tombés d'accord, sans doute la meilleure édition du Roots and Roses.

Chapeau bas, Myriam et Fred!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Festival Roots and Roses à Lessines ( Part two) , le 1 mai 2017
Festival Roots and Roses à Lessines ( Part two) , le 1 mai 2017
Festival Roots and Roses à Lessines ( Part two) , le 1 mai 2017
Festival Roots and Roses à Lessines ( Part two) , le 1 mai 2017
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Festival Roots and Roses à Lessines ( Part two) , le 1 mai 2017
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1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 17:03
Festival Roots and Roses à Lessines ( Part one) , le 1 mai 2017

Festival Roots and Roses à Lessines ( Part one) , le 1 mai 2017

 

8e édition du Roots and Roses, concocté par le fin cuisinier Fred Maréchal et son commis de luxe, Myriam Boone.

Lessines va vibrer sur fond de rockabilly, de swing, de rock garage ou de blues, tous les ingrédients requis pour un festival roots.

Comme d'habitude, deux scènes, la roots et la roses, de la bonne humeur, des bénévoles attentifs, de la bouffe non qualifiée de junk food, plusieurs buvettes servant des bières et des jus artisanaux, un marchand de nippes et, nouveauté, un ring de catch, tout était réuni pour faire de cet événement, unique en son genre, une réussite totale.

Un timide soleil a incité les hésitants à se rendre sur la plaine de l' Ancien Chemin d'Ollignies, c'était la grande affluence en ce premier mai frileux.

 

Michel, rendez-vous à 9:15'

Zo vroeg?

Avec Luk et Daniel, nous ne serons pourtant pas les premiers clients à aller acheter nos tickets boisson/nourriture.

11:00, pour rester fidèle aux traditions, J P Smismans, après avoir lancé un jovial bonjour tout le monde, il aurait pu venir nous serrer la pince individuellement, nous étions 30 curieux sous le chapiteau, annonce le premier groupe: Power Shake.

Les Tournaisiens ont choisi leur nom de guerre en pensant à un morceau des Paladins qui doivent clôturer la soirée.

Ils sont quatre: Fred Janus - Vocals / Harmonica, Jonathan Blondel - Bass, Antoine Olivier - Drums et Jérôme Rasson - Guitar.

Soit deux Reverend Zack and the Bluespreachers, le père Janus et Jonabeat, homonyme du petit Jonathan ayant fait les beaux jours du FC Bruges, et deux buveurs notoires, puisque Antoine et Jérôme sévissent au sein des Rockin’ and Drinkin’ Guys, d'autres concitoyens du sculpteur George Grard.

Nous sommes un dynamite blues band, confessent ces jeunes gens qui sont sur le point de sortir un premier EP.

Ils débutent par un blues résolu, décrivant leur mode de vie sain ....drinking all day and all night long... Lessines savoure, un léger bémol l'accent anglais bâtard et pasteurisé du bon pasteur.

La guitare a déjà lancé la suivante tandis que Janus effectue sa gymnastique matinale, il nous confesse son analphabétisme ...I can't read, I can't write...mais il sait chanter!

Boogie time à Lessines, Jérôme au chant!

Les danseuses locales sont invitées à se trémousser sur le gazon pendant un petit rock agité, Janus gratifie l'assistance d'un va et vient pelvien avant de reprendre sa prière.

Du coup, il quémande un docteur, pris d'horribles crampes intestinales il se retrouve allongé sur le plancher.

Le vétérinaire du coin, en week-end à La Panne, a répondu au message sur son portable pour recommander un suppositoire.

Tout va pour le mieux, ils balancent un petit country, reviennent au boogie '( 'Boogie House'), Jonabeat joue à l'équilibriste, puis le chef sort une planche de surf de sa petite sacoche, c'est parti pour une rengaine proche du 'Surfin Bird' des Trashmen.

Leur set musclé et apprécié prend fin avec le classique 'I got my mojo working'.

Un bon début de festival!

 

A peine quelques mètres nous séparent de la roots stage où les Scrap Dealers nous attendent.

Ils viennent de la campagne liégeoise, prévient JP Smismans.

Facebook mentionne: Hugues Daro /Régis Germain /Justin Mathieu /Cédric Georges et Bruno Lecocq.

Il était tôt, même si le coq était reparti se coucher, on n'avait rien bu et on a comptabilisé quatre éléments sur scène, ils étaient cinq en 2015 au Magasin 4.

T'avais des doutes quant à l'affiliation roots pour ces valeureux liégeois, effectivement leur première salve s'approche plus du stoner que de l'americana.

Depuis leur concert bruxellois, les Mosans ont sorti un nouvel album, After a Thousand Blows, on suppose que la playlist du jour en a tenu compte.

Un solide mur du son peint en shoegaze, des pointes de grunge, quelques effluves psyché, les amateurs de blues ont pris ce mix en pleine poire et n'ont pas vraiment compris ce qui leur arrivait.

Aucune concession, le set est dense, relativement hermétique, toute trace de jovialité était absente, les Scrap Dealers ont donné le concert le plus compact de la journée.

 

 

Le troisième groupe au menu ne t'est pas inconnu: Id!ots!

D'après certains, ces abrutis habitent le village fictif de Bevergem, où la grande gueule, Luc Dufourmont, joue au dur aux côtés d'autres BV du style Freddy De Vadder.

A chaque fois que tu as croisé la route de Dick Descamps, Luc Dufourmont, les deux vieux, et de Wouter Spaens, Tom Denolf, les deux gamins, tu t'es pris une fameuse claque en pleine poire.

Même scénario à Lessines.

Une entrée en matière à l'ostendaise, histoire de mettre la Wallonie à l'aise, putain, putain, c'est vachement bien ici ... et on traverse la frontière linguistique la fleur au fusil, ' Crossing borders'.

Tu revois Hannibal et ses éléphants!

Ils enchaînent sur ' Pakistan', chaleureusement applaudi par tous les porteurs de turban.

Grazie molto , sort le bouffeur de paling in het groen avant de dédier 'Backk' à Bert Bertrand, c'est du punk 55+, précise-t-il.

Lessines, t'es réveillé, t'as entendu les zoiziaux chanter dans le bois, non, voici 'Little birds'.

Ils filent volle gas, ces moineaux!

Une base post punk amorce ' 60 miles', les motards sont aux anges!

'Overrated', tu dis, Luc?

...see that girl over there she's looking at me...

Crapule, c'est ma mère!

La suivante est épicée, een liedje met wat haar op, dit-on chez nous, le bilingue 'High' aurait pu se trouver au répertoire du beau Serge.

Elle est bien cette nana, elle a toutefois un petit défaut!

Elle louche?

Non, c'est une salope!

Dis Tom, t'es gentil, t'as un beau maillot de bain, t'es bronzé comme un petit Gervais, mais sache qu'en français on dit le et pas la micro!

Après 'Albania' et la description du pénis de Floris qui descend jusqu'aux genoux, viennent 'Bricks to dust', 'Mosquito' et 'The bill' pour terminer un concert bien charpenté et ne manquant pas de sel.

 

Woody Pines

Un petit air Woody Allen avec son galurin, ses lunettes, o k la chemise rouge, c'est pas ça...

Woody Pines de Nashville fait de la country teintée de honky-tonk et de western swing, quand il te dit que sa plus grande influence est Hank Williams, le plus vieux, t'as vite compris que les amateurs de roots music vont se frotter les mains pendant 40'.

Le petit gars s'accompagne à l'acoustique, saisit parfois une superbe National Resonator, et il dispose d'un harmonica, il est venu flanqué de deux barbus aux meilleures intentions, un contrebassiste et un guitariste qui manie fabuleusement la pedal steel.

' Long gone' ( enregistré sur 'You gotta roll' de 2012) ouvre, il est suivi par le traditionnel ' The cuckoo' au magnifique rendu.

On s'est tapé une très longue route pour voir vos campagnes, kids, il a fallu se lever avant le coq, voici un petit swing sautillant ' Anything for love'.

' Junco partner' remue tout autant, ces braves gens s'avèrent être des virtuoses hors pair , le final cha cha cha fait sourire, puis, comme promis, il propose le Hank Williams du jour avec une nouvelle fois un rôle prépondérant pour la pedal steel.

Après ce fait d'armes, le trio nous balade du côté du Kansas pur faire la connaissance du 'Hobo and his bride' qui sonne comme du Arlo Guthrie.

Some handclaps, please!

Clap, clap, clap, c'est parti pour l'endiablé ' Chew tobaccco rag', il saisit deux baguettes, agresse la caisse qui traînait là et enchaîne sur 'Who do you love'.

Il paraît qu'on peut encore en jouer une, ce sera ' Buckets of rain' de Bobby un prix Nobel, on la joue tous les soirs depuis qu'un mec nous a refilé 100 bucks pour l'interpréter.

Ah bon, encore 5 minutes, d'accord un petit country blues alors, ' I woke up this morning'.

Merci, Lessines, on va déjeuner, you were great!

 

 

Au suivant, Powersolo, du psychobilly danois, emmené par deux déjantés au profil aiguisé, Kim ‘Kix’ Jeppesen et son frangin, Bo "Atombarnet" Jeppesen, ils s'amusent tous les deux avec une guitare, un troisième larron, à l'arrière, imprime le rythme à la batterie.

Ces braves gens ont bien écouté les Cramps et nous ont envoyé un psychobilly/trash juteux dans les gencives.

Lessines a aimé et ri.

Dès les premières mesures de 'Baby you ain't looking right' , quelques agités se mettent à secouer la barrière les séparant des photographes.

Un cri sauvage ébauche 'Canned love', un morceau toujours aussi fébrile, les suivantes seront toutes de la même trempe, citons 'New fashioned girl' , 'Asshole', il en voulait des trous de cul , il en a eu, un comique laisse tomber son froc jusqu'aux talons, on aperçoit un slip pas vraiment net, il l'abaisse pour exhiber un arrière-train poilu.

Ambiance!

Pas calmés les gens d'Aarhus poursuivent leur trip hillbilly , dans le désordre, Lessines entendra e.a. ' Jurassic sex party', 'Nascar', 'Big lips', une histoire de dirty doughnuts, ' Dans les rues de Paris' et d'autres frantic rock'n'roll tracks invitant tes guibolles à bouger.

Signalons la soudaine métamorphose du capitaine, qui s'est trouvé une seyante casquette la croisière s'amuse qui mettait en évidence son nez aquilin, tandis que sa rutilante casaque rouge a forcé l'admiration de tous les jockeys présents sous la tente.

Amusant!

 

Jake La Botz.

Blues singer, songwriter, actor and meditation teacher , dit la bio.

Monsieur Smismans nous rappelle que Steve Buscemi l'a fait tourner dans 'Animal Factory' featuring Willem Dafoe.

Cet après-midi, il est question de musique, Jake a embrigadé un bassiste nippé d'une peau de grizzly et un batteur pour amplifier son blues.

We are in a circus tent, attendez-vous à de la musique foraine, prévient le dandy qui entame le set en mode Tom Waits par 'I'm a crow' suivi par le midtempo 'If you want me' .

Avec Jake La Botz les amateurs d'Americana sont à la fête, pas de singeries à la danoise, de la roots servie sans artifices.

'Damsel in Distress' se retrouve sur son plus récent enregistrement ' Get right', tout comme 'Sunnyside' qui lui succède.

Une voix au loin crie ton nom.

Bon Dieu, Sainte Catherine, revenue d'Ibérie, un crochet par le bar s'impose, tu entendras la suite du show du gars de Chicago de loin.

'Getting closer', 'The hotel', 'How I wish she was mine' aux touches cabaret, 'Granma's photograph' aux couleurs sépia, 'Hobo on a passenger train' , 'Further you drive' et le blues ' Feel no pain' achèvent un set apprécié par les puristes.

 

Il est près de 16:00, sur la plaine, l'astre craintif, qui a fini par paraître, invite le public au farniente, la bière coule, les pigeons roucoulent, Michel VR cherche l'âme soeur, d'autres évoquent leurs souvenirs d'anciens combattants, Lou Deprijck vient d'arriver, c'est tout ça Roots and Roses....

 

Fin du premier chapitre!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Festival Roots and Roses à Lessines ( Part one) , le 1 mai 2017
Festival Roots and Roses à Lessines ( Part one) , le 1 mai 2017
Festival Roots and Roses à Lessines ( Part one) , le 1 mai 2017
Festival Roots and Roses à Lessines ( Part one) , le 1 mai 2017
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Festival Roots and Roses à Lessines ( Part one) , le 1 mai 2017
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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 13:55
The Narcotic Daffodils- Blue Note Pub- Halle - le 29 avril 2017

The Narcotic Daffodils- Blue Note Pub- Halle - le 29 avril 2017.

 

Depuis début mars, le Blue Note, le légendaire établissement, sis sur la Grote Markt à Halle, est géré par de nouveaux tenanciers, Dirk van Heymbeeck et Jens Luypaert ont convenu d'en faire un pub, ils ont également l'intention d'augmenter la fréquence des concerts. Une excellente nouvelle, d'autant plus que pour le dernier samedi du mois, ils ont invité The Narcotic Daffodils, que tu avais manqué au Prog-Résiste à Soignies.

 

21:00, annonçait facebook, à 21:20, les jonquilles nouvelle formule prennent place pour présenter leur dernier délit, 'Summer Love', pour mal de gens leur album le plus cohérent.

Les vétérans Flupke Declercq (bass), happy birthday tardif, menneke, et Simon Rigot (orgue/sitar), plus les jeunes pousses, rode Maria Van Assche ( guitar), Luna Dop ( vocals, claviers) et Arne Schollaert ( drums) , non, rien à voir avec l'entraineur du FC Nivelles, ont pris place près de la vitrine donnant sur la Basilique Saint-Martin.

Les clients quittent la terrasse pour s'engouffrer dans le zinc, Simon Shankar adopte la position du yogi afin de manipuler l'encombrant sitar, la mignonne Luna s'en va pianoter, Arne et Maria sont concentrés, Flupke se flanque près du comptoir, pas pour fuir l'Agent 15, mais stratégiquement c'est la meilleure place si t'as une petite soif.

Goeienavond Halle, wij zijn de Nar Nar, id est Narcotische Narcissen, nous avons un nouvel album, mais nous commençons le set avec le plus ancien 'Back from Calcutta with Mister Jacky'.

Tout le monde embarque dans le psychedelic spaceship, après une longue intro hindoustanie pour plaire au rajah local, Luna agrippe le micro, Simon la remplace à l'orgue, le Blue Note va planer. Luna avait prévenu.... I put a spell on everything I see, tu ne quittes pas le caniche, assis près du comptoir, des yeux, elle est capable de le transformer en éléphant.

Soudain la plage acide vire rondo infernal pour exploser avant l'atterrissage à Zaventem, y a -t-il un pilote dans l'avion, Mister Jacky?

'Summer Love' tourne déjà sur nos ondes, logique ce titre déménage sérieusement, les choeurs dignes du ' For your love' des Yardbirds ( Clapton n'aimait pas) , le chant névrosé de Miss Doppée, et la vista des autres devraient amener cette plage dans les charts.

Et ce n'est pas le petit souci technique que Luna a connu avec un jack récalcitrant, au secours, Simon, qui aura inquiété Halle.

Le copain de Quick emmanche 'Naturally High', la troupe embraye sur un chant choral aussi beau qu'un titre des Beach Boys. Comme Maria est fan de Ritchie Blackmore, elle décide d'accélérer le tempo, calme toi, petite, retour aux sonorités flower power, puis le manège reprend...I'm feeling high ... déclame Luna, du coup le bolide reprend de la vitesse, la semaine prochaine il compte participer aux 500 miles d'Indianapolis, Stirling Moss est prévenu, il va y avoir du sport.

Jean-luc JHell Berge et Mike Florida, un hooligan notoire, tous deux complices du sieur Declercq au sein des Gabbalovers se sentaient très high, ils ont eu quelques difficultés à refouler le sol pour se commander une bière titrant plus que la pils.

Sur scène ils poursuivent leur trip avec 'You can't get' , Simon and co n'ayant jamais caché leur admiration pour Earth and Fire, nous rappelle au bon souvenir de ces géniaux Bataves emmenés par une Jerney Kaagman impériale, et flanquée e.a. par les frères Koerts, baptisés the Singing Twins.

Réapparition du sitar pour la plage maîtresse de l'album, ' Atomic 53' .

Wat zeg je, Fritz?

Si c'est loin, Katmandou... tu tournes à gauche, tu verras un barbu déguenillé, il vend des pastilles, tu lui refiles 20€, tu en suces une et tu y es, si tu vois George Harrison, tu le salues!

Flupke: après Atomic 53, voici l'Atomium 58, allez, allez, oui, ils se reforment, le morceau s'appelle Bruxelles, une fois!

Encore un tube en puissance, le bassiste, bilingue, se voit confier le rôle de la stagiaire de la STIB, chargée d'annoncer les stations traversées.

Personne n'est descendu avant le terminus!

Un cyclone imminent est annoncé, voici ' Guardians' du garage psych rock tourbillonnant, puis la copine de Pierrot prête-moi ta plume indique que la suivante, 'Hypnotysed', is all about flower pot men.

Les Shocking Blue ont vu un lapin blanc, du coup les Missing Links réagissent ' You're driving me insane'.

Euh, les petits gars, nous sommes en 2017!

C'était mieux avant, entends-tu derrière toi, il faut en convenir, c'était mieux avant!

Voilà, tous les titres du dernier album ont passé la revue, we eindigen met een oldie, ' Go fuck yourself with your cat on the roof'!

Euh, je souffre du vertige!

Tu aimes le psychédélisme, ne reniant ni le punk, ni les préludes ou fugues de Bach, tu aimes les chats, tu te branles de temps en temps... tu vas adorer les Narcotic Daffodils.

 

Les fans et les curieux réclament un dessert, d'accord acquiesce Simon, on vous sert une version mini-jupe de ' Summer Love'.

Twiggy s'est mise à danser, tout ému, t'as commandé une bière, les jonquilles ont remballé leur brol, un second band était prévu au programme.

Vers 23:10', ils commençaient à monter leur matos, t'as mis les voiles!

 

Les Narcotic sont en showcase à la FNAC City 2 le 3 juin!

 

 

 

 

 

 

The Narcotic Daffodils- Blue Note Pub- Halle - le 29 avril 2017
The Narcotic Daffodils- Blue Note Pub- Halle - le 29 avril 2017
The Narcotic Daffodils- Blue Note Pub- Halle - le 29 avril 2017
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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 08:27
Album - THE SWAMP BORN ASSASSINS – Smell The Mud

THE SWAMP BORN ASSASSINS: "Smell the Mud"

(Carnivora Records) 2017.

 

Quand mon amie Catherine J. Campbell d'Aberdeen m'a demandé si elle pouvait m'envoyer quelques cds de jeunes groupes écossais pour une diffusion radio éventuelle en Belgique, j'étais loin de me douter que j'allais recevoir un vrai choc en écoutant l'un d'entre eux. D'abord je regarde attentivement le packaging, et d'emblée, le livret captive mon attention. Un fond noir, avec, au centre, un médaillon sur lequel le nom du groupe ressort en blanc, certaines lettres se terminent même en forme de serpent. En plein milieu du médaillon, un crâne humain couvert d'un chapeau haut-de-forme autour desquels un serpent s'enroule. J'adore! Ce cd a déjà un côté qui sent les bayous de Louisiane, les marais infestés de créatures mortelles, un endroit où il vaut mieux ne pas se perdre. Reste à voir si la musique est en rapport avec ce magnifique design...

 

1."Out in the Rain" : un bruit de carillon qui tinte sous l'effet du vent, des pas qui font crisser le gravier et la pluie qui menace, puis, tout à coup...Bang! Un riff très lourd et l'harmonica qui entre dans la danse. On va le jouer ensemble, vous êtes prêts? Branchez votre Gibson Les Paul (what else?) à votre ampli Marshall 100 watts à lampes, canal overdrive 2 et puis vous montez le volume sur 5. Avant d'aller plus loin, demandez aux voisins s'ils n'ont pas quelques courses à faire. Prêts? Jouez tout en power chords, les battements font : Si (7 fois) et puis La, Si, La, Si. C'est obsédant à mort. En ce qui concerne le personnage de la chanson, c'est une journée qui commence mal, le genre de truc où rien ne va. À chaque fin de couplet, le verdict tombe sur les épaules du pauvre gars, comme une lame de guillotine. Un solo d'harmonica qui rappelle étrangement le style de jeu de Robert Plant.

2."Never Ever Never" : le riff principal va immédiatement rappeler de bons souvenirs aux fans de Duane Eddy - Emerson, Lake and Palmer - ou encore Aerosmith avec le thème de Peter Gunn. Ici le tempo est plus rapide, emmené de main de maître par Monsieur Chris Glen (ex Alex Harvey Band, Michael Schenker Group) venu participer à l'album en guest de luxe. A certains moments, pendant quelques secondes, ca me rappelle "Coz I Love You" de Slade. La chanson est une incitation à se battre et à réagir quand rien ne va.

3."Walk Tall" : une intro avec une guitare délicieusement acide à la mode Stooges. Une rythmique très lourde et toujours les deux guitares qui tranchent dans les chairs de l'auditeur dans une espèce de duel "question / réponse" avec l'harmonica. Pas facile d'être une fille sexy dans un monde d'hommes, il y a intérêt à être sûre de soi, confiante et il faut assumer! C'est un texte qui s'adresse à tous ceux qui sont différents en les encourageant à affirmer cette particularité face à l'adversité.

4."Dead Man Walking" : les trois premiers extraits de l'album m'avaient déjà donné des frissons mais ici, je vais carrément m'évanouir de plaisir. Comment définir ce morceau? Je dirais que chaque fois que "No Fun" des Stooges rencontrera "When the Levee Breaks" de Led Zeppelin, il y aura un "Dead Man Walking". C'est très puissant et lourd à souhaits, un tempo rapide et une ligne de basse et de guitare qui se doublent en jouant en boucle un La 5 suivit de trois notes : Sol, La bémol, La. Vous me direz que ça doit être chiant, eh bien non car il y a un trait de génie dans cette progression, c'est une alternance, à savoir qu'une fois sur deux on ajoute un si bémol à la fin du riff et c'est ce qui l'empêche d'être trop linéaire, je dis bravo! Le solo d'harmonica est à nouveau en plein dans l'esprit de Led Zeppelin. De temps à autre, la façon de scander les paroles me rappelle Dave Brock sur certains titres d'Hawkwind. J'adore ce morceau.

5."Land of the Six Gun": on plonge ici dans la douloureuse épopée de l'Ouest américain, celle dont ils sont très fiers alors que c'est une véritable période d'infamie et de trahisons successives à l'égard de la nation amérindienne. Le cri unique d'un aigle et une introduction où la batterie vient se greffer sur les tambours et les chants rituels des Sioux Lakotas, une lourdeur à la Black Sabbath. C'est l'histoire d'un génocide perpétré par l'homme blanc qui envahit "Paha Sapa", les Black Hills, territoire sacré et inviolable des Sioux, c'est l'anéantissement, la fin d'une nation, et la disparition d'un mode de vie, celui des tribus nomades, le peuple cavalier des plaines. Un texte magnifique qui, au travers de l'histoire américaine est un cri d'alarme car cette situation perdure encore aujourd'hui, les victimes ne s'appellent plus Lakotas, ils sont Tibétains, Arméniens, ou encore Rwandais. Une très belle réflexion sur des faits graves dont certains dirigeants politiques veulent minimiser l'importance ou, pire encore, nier l'existence.

6."Crawl" : une chanson qui déboule à la vitesse d'un taureau fou sur un riff obsédant qui se répète à l'infini. Il y a ce côté vitriolé et venimeux qu'on retrouvait à l'époque bénie du MC5 et des Stooges, un côté urgentiste, dangereux. L'histoire d'un gars tellement fou de sa nana qu'il en vient à oublier sa dignité d'homme et se met à ramper à ses pieds au risque de devenir "personne". Une invitation à rester lucide et digne qu'elles que soient les circonstances.

7."Smell the Mud": le titre éponyme de l'album, introduit par une solide attaque de basse. C'est la confirmation, le titre n'est nullement usurpé, ce disque colle comme la boue, sent la transpiration, le bourbon frelaté et la vie de tous les jours, des histoires comme il peut en arriver à chacun d'entre nous. Une vision d'effroi de quelqu'un qui se retrouve confronté à ses peurs et à ses angoisses et qui se replie, se referme sur lui-même, dans sa solitude et l'alcool. Une arme à portée de la main...suicide?

8."The Gator Hole" : du Rock'n'Roll pur jus. Soyez très prudents et ne vous aventurez surtout pas près de la tanière de cet animal. Un morceau qui a des accents de groupes sudistes tels que The Black Crowes ou Molly Hatchet, époque Dany Joe Brown. Pour apaiser ce feu ardent, on termine sur un tempo blues classique et jouissif! C'est un morceau qui s'inscrit dans la lignée des grands blues électriques que sont "The Jack" d'AC-DC ou encore "Bad Butcher and Fast Eddie" que l'on retrouve sur le premier album de Rose Tattoo.

8."Clara Belle Lee" : la longue pièce qui clôture l'album. On plonge en plein film d'horreur de série B, dans un cimetière en compagnie de Clara Belle Lee sous un ciel dans lequel veille une lune noire.

 

En conclusion, ce premier album du quintette de Glasgow fait partie des toutes grandes révélations musicales de ces dix dernières années, au même titre que des groupes comme Rival Sons, Blackberry Smoke ou encore The Temperance Mouvement. Ca sent la poudre, le mauvais alcool, le tabac de contrebande et la violence. Ce n'est pas du Shakespeare dans l'écriture et encore moins du Mozart dans la musique et alors? On s'en fout, car cet album est bourré d'énergie et de sincérité. C'est notre quotidien avec ses réalités et ses désillusions, cet album c'est l'urgence de vivre de cinq musiciens qui ont tout compris au blues et au rock. Une réussite absolue. Alors quoi? Vous êtes encore là? Bougez vos fesses et courrez l'acheter d'urgence, je vous aurai prévenus.

 

Mitch "ZoSo" Duterck

Album - THE SWAMP BORN ASSASSINS – Smell The Mud
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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 13:09
Beverly Jo Scott et ses invités ( The Voice) au Zik-Zak, Ittre, le 28 avril 2017

Beverly Jo Scott et ses invités ( The Voice) au Zik-Zak, Ittre, le 28 avril 2017.

 

BJ Scott et ses talents de The Voice avaient prévu deux concerts, le 29 avril au Spirit ( complet) et le 30 au Reflektor à Liège.

Dis BJ, tu peux pas passer par Ittre, questionne Annick!

A la réflexion, c'est pas con, on squatte la salle toute la journée pour la mise en place du show, faut bien répéter un minimum, et en soirée on fait comme un try-out!

Résultat des courses, les vaches paissant dans les prés de la rue de Tubize n'ont jamais vu autant de bagnoles à côté de leur abreuvoir, le Zik -Zak est plus que blindé pour recevoir la plus belge des enfants d'Alabama.

Le temps de saluer les connaissances, d'ignorer un triste sire, de siroter deux ou trois mousses, c'est pas malin, te voilà, avec Mich  Giacomo Girolamo Casanova aus Hennuyères, coincé à l'extrême gauche du podium, à côté d'une brave dame, qui nous narre ses exploits parisiens, en attendant le bon vouloir de l'équipe à Biijii, une abeille mutine!

20:35', ils et elles arrivent, comme toujours la Voix est entourée de cracks, l'inusable Thierry Rombaux à la basse,  funky Pat Dorcean à la batterie,  Marcus Scheibmaier aux keys et Roberto Cimino, vu dans la même salle lors du Rock Nation festival, à la gratte, pour couronner le tout, deux choristes exceptionnelles: Milla Brune et Carmen Araujo Santamaria, qui avait déjà participé lors du Brosella 2016 au projet Beverly Jo Scott and Bruno Castellucci Quintet, Miss Swamp est la dernière à se présenter.

Les 46 gosses s'étant postés au premier rang l'acclament bruyamment!

Beverly Jo, joviale, lâche: Zik Zak c'est dans le sac, c'est parti.

Dans le bayou, les dames aussi ont des besoins charnels...I'm gonna find someone to love...chante -t-elle d'une voix rocailleuse.

Morceau emballé, elle se tape un petit saut comme quand elle avait 20 ans, et se propose d'interpréter une de ses grandes influences, Janis Joplin, la croqueuse d'hommes, à laquelle elle avait consacré le disque et le spectacle ' Planet Janis'.

' I need a man to love', un vrai, pas un minet.

La wah wah gluante se promène sur une rythmique souveraine, imprimée par Pat et Thierry, les claviers gambadent, B J implore, les petites  adhèrent.

L'héroïne de Bizet, non il n'est pas né à Anderlecht, sous les spotlights, pour une version profonde du gospel 'Something 's got a hold on me'.

Les intonations à la Etta James viennent te chatouiller les entrailles.

BJ récupère le micro et annonce une première européenne, 'Drift away', qu'elle attribue à Dobie Gray, mais dont l'original est interprété par un certain John Henry Kurtz.

Ce soul somptueux invite  à un tour de piste, t'as cherché madame en vain, elle avalait des huîtres au Toucan, too bad!

Sur l'album 'Swamp Cabaret', voici ' Working after midnight', l'histoire d'un  mec travaillant douze heures d'affilée chaque nuit.

Une première invitée surgit, la toute jeune Eva Marx, faisant partie de son équipe The Voice, elle s'attaque à 'Because the night' du Boss.

Avec ton Samsung, t'as appelé Patti, tu lui as dit, écoute, elle a réagi...not bad, at all!

Jeannot, t'es bien agité, kid, il y avait quoi dans ton cécémel?

Les hommes aiment les femmes sauvages, listen to 'Love me wild' .

Toute cette sauvagerie a troublé le jardin d'enfants, l'émeute est proche, il faut les assagir avec une ballade country, 'No kiss goodbye'.

Ensuite Milla Brune hérite du micro, elle choisit d'interpréter ' To know you is to love you' que Stevie Wonder chantait en duo avec Syreeta Wright.

BJ lui donne la réplique, la guitare se fait sensuelle, le r'n'b à l'ancienne, il n'y a que ça de vrai!

Une seconde invitée rapplique au pas de course, Laura Cartesiani, devenue Lili Gin, qui avait remporté l'édition 2016 de The Voice, elle balance son premier single, brûlant,  'Under Fire'.

Tu dis, Michel, quoi  les rousses?

Elles ont le feu au cul!

Tu regardes du porno quand ta femme roupille?

Merci, BJ, c'était trop cool, je t'embrasse.

Ittre, après ce coup de peinture fraîche on revient à une vieillerie, 'Mona Lisa klaxon' de Jacques Higelin.

Funky et torride en diable, dehors les vaches ont ressorti les écharpes, passe- montagnes et moufles, dans la salle, le mercure atteint 35°.

Le prof  vient discourir à propos de la voix intérieure, la seule qui compte, avant de proposer 'Tolling', une plage bouillonnante comme une soupe à l'oignon gratinée.

Elle en a des choses à raconter ce soir, you know, everything in Alabama bites..., merde, BJ, c'est pas ce que mentionnent les guides touristiques, ils citent le jardin botanique de Birmingham, les plages, le  U.S. Space and  Rocket Center, et toi tu viens avec des moustiques, des caïmans, et des araignées monstrueuses... chante s v p !

'Light that torch', ça vous va?

Super!

Une dernière protagoniste de The Voice est invitée à se joindre à l'équipe,  Laura Curado, enthousiaste comme la plupart des Carolos, la blonde enfant a choisi un gospel, 'Spirit in the dark' pour mettre en valeur ses talents.

La chapelle devient plus qu'ardente.

Kids, la boutique est sur le point de fermer, vous allez suer une dernière fois avec nous tous et la sulfureuse Etta James, 'Tell mama'.

De la dynamite, pas vrai,  Alfred!

 

Si j'ai bien compris il vous faut un bis!

' The house of the rising sun', ça vous botte?

BJ a assez vécu pour s'attaquer à ce monument, avec cinq choristes et un band à la hauteur, ce concert ne peut laisser que d'excellents souvenirs!

 

 

 

 

 

 

 

 

Beverly Jo Scott et ses invités ( The Voice) au Zik-Zak, Ittre, le 28 avril 2017
Beverly Jo Scott et ses invités ( The Voice) au Zik-Zak, Ittre, le 28 avril 2017
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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 08:08
PZZLE FESTIVAL #3 - Maison Folie Moulins, Lille - le 28 avril 2017

PZZLE FESTIVAL #3

 

Pub:

Festival résolument indépendant, curieux et réjouissant, Pzzle est un jeu addictif que l’on est impatients de déballer chaque année. Parmi les pièces à assembler, des concerts, bien sûr, mais aussi des conférences, un indie market, des siestes musicales, une exposition et d’autres surprises.

 

 

  • Vendredi 28 avril

– 18h / Vernissage exposition David Snug

– 19h30 / Trotski Nautique + dj set

– 20h30 / Oiseaux-Tempête + dälek + Beak> / grande salle*

 

Florian Hexagen était à Lille le 28 avril!

 

Comment on s'est régalés lors de cette 3ème édition du PZZLE Festival #3 /// 28-29-30.4.17 /// Mfm!! Bon, on a pu faire que la première soirée, mais quelle soirée! On a commencé tranquillement et dans la bonne humeur au bar "La Bulle" en compagnie de Trotski Nautique, qui nous a tous mis la banane avec ces chansons déglingos aussi fendardes que nostalgiques. Je défie quiconque de ne pas pouffer/s'esclaffer de rire lors d'un de leurs concerts. Bref, parfaite mise en jambes! On s'est ensuite pris une claque bien fat dans la tronche avec le post-rock-jazz-trippant de Oiseaux-Tempête, accompagné sur scène de Mondkopf et G.w. Sok, décollage garanti pour un voyage dans un Moyen-Orient fantasmé, intriguant et aride, mais en tous points magnifique. Leur dernier album, "AL​-​'AN !", est une véritable petite merveille à se procurer absolument. Leur ont ensuite succédé les revenants dälek, qui ont tout simplement sorti le meilleur concert que j'ai vu d'eux depuis leur retour aux affaires il y a quelques années. C'est simple, ça a groové et tabassé pendant 50 minutes non stop, et c'est la première fois que je peux dire ça les concernant. Grande prestation. Et enfin, le dernier groupe à passer, les Bristoliens de Beak>, ont livré comme à leur habitude un set purement hypnotique, véritable ode à la transe, mais avec ce petit goût de noirceur qui fait toute la différence, tout en arborant paradoxalement une bonne humeur rajoutant un côté bizarre à leur prestation plus qu'aboutie. Bref, très grande soirée, où on sera passé par toute une série d'émotions aussi intenses que différentes. Bravo aux groupes et bravo à l'orga', on reviendra avec grand plaisir!

 

PZZLE FESTIVAL #3 - Maison Folie Moulins, Lille - le 28 avril 2017
PZZLE FESTIVAL #3 - Maison Folie Moulins, Lille - le 28 avril 2017
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