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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 14:56
Tommy Genesis + SupAfly Collective - Beursschouwburg- Bruxelles, le 8 février 2017

Tommy Genesis + SupAfly Collective - Beursschouwburg- Bruxelles, le 8 février 2017

 

A 17h, Aline: J'y suis mais j'ai pas de place, quelqu'un aurait une ou deux places à revendre ?

 Pitié!

 A 21h, elle chantait la même chanson , de dépit, elle est partie bouffer chez les Chinois!

 

Tommy Genesis, c'est la sensation hip hop du moment, c'est la nana dont tu tombes amoureux at first sight, t'as même les jetons d'être pris pour Vangheluwe tellement c'est indécent de saliver devant une Lolita légèrement nymphette sur les bords, t'étais pas le seul dans le cas dans une  Zilverenzaal du Beurs, pleine à craquer.

Il y a longtemps que tu n'avais plus assisté à un tel tumulte durant un concert, la fetish rapper aux couettes de gamine mutine, aux yeux noirs ignescents, fuck you I’m young  and I like to wear crop tops because they’re really comfortable but also slightly provocative, a failli déclencher une émeute au 5è étage de l'immeuble de la rue Orts.

Tout va bien, tout le monde en est ressorti vivant mais avec  comme une grimace lubrique,  à la Jack Nicholson, fendant le visage.

 

Le support est confié à 3 Djettes du collectif SupAfly, hip hop minded ladies ayant déjà eu l'occasion d'exercer leur talent lors de nombreux festivals nationaux.

T'as une grande blonde,  MikiGold, et deux jolies petites  frisées, Fatoosan et Young Mocro, qui plus tard servira de deejay pour la demoiselle de Vancouver.

20:30', euh, les filles, keskon fait?

Trois chansons chacune?

 It's alright, it's alright.... trois laptops, des platines, un casque, des boutons, des manettes, des câbles, à boire, c'est parti pour une heure de hip hop/ deep chill house/ rap/ soul/ funk/ chill trap  et dérivés.

Elles ont adopté la tactique du personnel communal, l'une travaille, la seconde se charge du ravitaillement et la troisième joue avec son portable.

Elles semblent s'amuser, tu n'écoutes pas vraiment.

T'as reconnu certains samples?

Sans doute 'Throw Myself A Party’ mais t'es pas un inconditionnel des deejay sets.

 Ces séduisantes demoiselles affichent le même défaut que plusieurs de leurs collègues, elles se prennent relativement au sérieux, tu te retrouves comme dans une scène d'une pièce de théâtre de l'absurde, Beckett ou Ionesco, pas moyen de s'identifier avec ces nanas incapables de prendre du recul.

Si ça passe plutôt bien sur les ondes de Bruzz, le ( non) show live n'a aucun intérêt si ce n'est celui de meubler le vide.

Same shit, same shit... chante un mec sur un des titres balancés, tu approuves!

 

21h30',  Tommy Genesis apparaît sans prévenir, Young Mocro reste derrière les turntables!

En 2015 sortait son premier album, ' World Vision', une suite est prévue pour 2017.

La petite  Canadienne a entamé une tournée  européenne début février, une seule date chez nous, au Beurs.

"I'm the shepherd of my flock fuck the rest / that's my whole team watch me fuck the rest":, ainsi débute ' Shepherd'.

Le rap déclenche d'emblée une frénésie extrême derrière nous, la moitié de la salle reprend ces lyrics libidineux.

Le sexe est partout et pourtant tu lui donnerais le Bon Dieu sans confession à cette collégienne ingénue.

Le numéro commence vraiment avec la seconde plage, elle est déjà venue se frotter au premier rang, JP en tremble encore, puis elle grimpe sur une enceinte pour balancer sa seconde prière érotique, 'Hate demon' ... She taught me how to fuck

Venus in Furs...

Sexe, encore et toujours, homosexualité, came, soumission, libido furieuse...

Freud va avoir du boulot.

 Moiteur,  respiration intime, concupiscence,  une version rap de 'L'Amant' de Marguerite Duras.

Pendant ' Angelina' elle se tape un premier bain de foule, à un brave gars elle susurre ...When you leave me I need to go take my mind off your dick... avant de rire de manière sardonique.

Des citations à en pleuvoir, sur le downtempo' Art' ... we are the children of the internet ... murmure l'enfant à l'oreille de JP qui en oublie ses objectifs.

Toujours aussi sensuelle, elle enchaîne sur ' They cum they go' qu'il a fallu recommencer, puis vient la bombe ' Execute'.

Second bain de foule et agitation fébrile des premiers rangs qui gagne la galerie entière, le Beurs bout!

' World  vision' est suivi par un exercice a capella qui confirme que le flow de Tommy Genesis est unique.

Sur le single ' Hair like water  wavy like the sea'  Abra prêtait main forte à la jeune obsédée, elle s'en tire très bien toute seule.

La méchante allumeuse persévère dans la célébration de la chatte avec deux titres explicites, comme ils le sont tous d'ailleurs, ... my pussy is a promised land... est à replacer, à l'occasion!

Well, Brussels, il est temps de se quitter.

Une nana derrière toi implore ' All that I want', Tommy  obtempère, a capella,  avant d'envoyer une dernière salve, une seconde version rageuse d' 'Execute' qui voit la barque tanguer dangereusement, le risque de se faire emporter par les vagues démontées est sérieux, le mousse pourtant se risque à un bain de mer, elle est devenue invisible, il reste son chant, à son retour tu lui tends la main pour qu'elle puisse grimper sur le podium, elle t'a souri, tu l'as aimée  elle est partie en laissant la place au SupAfly Collective.

Le public, déchaîné, a réclamé un bis, en vain!

 

Il pleuvait sur le boulevard Anspach, les gens tiraient une sale tronche, tu rêvais et soudain tu as compris pourquoi Gainsbourg  portait le bouquin de Nabokov au pinacle.

... Lorsque le sucre d'orge, parfumé à l'anis coule dans la gorge d'Annie, elle est au paradis  ...

 

photos jp daniels/concert monkey

 

 

 

 

 

 

Tommy Genesis + SupAfly Collective - Beursschouwburg- Bruxelles, le 8 février 2017
Tommy Genesis + SupAfly Collective - Beursschouwburg- Bruxelles, le 8 février 2017
Tommy Genesis + SupAfly Collective - Beursschouwburg- Bruxelles, le 8 février 2017
Tommy Genesis + SupAfly Collective - Beursschouwburg- Bruxelles, le 8 février 2017
Tommy Genesis + SupAfly Collective - Beursschouwburg- Bruxelles, le 8 février 2017
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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 12:19
Tiny Legs Tim - Huis 23 ( Ancienne Belgique) - Bruxelles, le 8 février 2017

 Tiny Legs Tim - Huis 23 ( Ancienne Belgique) - Bruxelles, le 8 février 2017

 

 Pierrot et Margaret Destrebecq-King

 

Ce soir, Tim De Graeve, accompagné de son compère, Steven Troch présente son nouvel album « Melodium Rag ».

C’est le quatrième album de ce Gantois qui a un jour décidé de coincer ses doigts dans une guitare construite par son grand-père et n’a plus jamais pu s’en dépêtrer, composant sur cet instrument des mélodies roots utilisant des techniques musicales qui n’ont rien à envier aux meilleurs bluesmen du Delta. Picking et sliding sont ses modes d’expression auxquels s’ajoute une voix claire qui groove et qui module des textes très personnels, inspirés par l’ambiance et l’atmosphère des lieux qu’il a visités lors de ses séjours outre Atlantique.

Je l’avais vu à Vilvoorde il y a quelques années et il m’avait conquis par sa virtuosité et la diversité de ses compositions, puis à De Roma où il assurait de main de maître la première partie de son ami Guy Verlinde et ses Mighty Gators.

Je suis donc avide de découvrir son nouvel opus dont un avant-goût sous forme de vidéo nous a été présenté sur les réseaux sociaux avec le titre « Hard To Admit ».

https://www.youtube.com/watch?v=QaXCwS_4zOY&feature=youtu.be

Arrivée des artistes sous les applaudissements des « invités », Tim et Steven s’installent sous les spots et nous apprenons que le titre de l’album fait référence à un micro des années 50, le Melodium, qui capte les sons à distance respectable, ce qui permet aux artistes de chanter loin du micro, mais qui fait que, pour ce soir, nous risquons d’amplifier aussi la basse de UB40 qui pénètre jusqu’à nous depuis la grande salle. Qu’à cela ne tienne, le show commence par un instrumental, « Victory » histoire de se dérouiller les phalanges et ramollir les lèvres de Steven. Nous passons en revue ce nouvel opus avec un plaisir évident et Tim nous gratifie de quelques titres d’autres albums plus anciens, l’actuel ne faisant que 38 minutes, ce qui lui semble trop court et on lui donne raison, d’autant que ce moment a été un pur bonheur. Au terme de sa prestation il reste à la disposition de son public, et très amicalement se prête à une séance de dédicaces et de photos.

A noter dans cet album le « Love Is Worth A Fight » un cover de Son House très épuré et le titre « Second Round » qui m’a fait voyager dans un vieux bar d’un film western et surtout, la prestation de Steven Troch, véritable magicien de l’harmonica. Des artistes à suivre, sans aucun doute.

 

Set list :

Victory

Religions Serve The Devil Well

Happiest Man In Town

Second Round

Love Is Worth To Fight

Down To This

A Little Bit Of Lovin’

Hard To Admit

Melodium Rag

Walk With The Devil

Stepping Up

Keep Me Satisfied

Hard Core Blues

Encore :

Big City Blues (et autres)

Tiny Legs Tim - Huis 23 ( Ancienne Belgique) - Bruxelles, le 8 février 2017
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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 15:40
Boss Hog + Id!ots - Het Depot - Leuven, le 6 février 2017

Boss Hog + Id!ots - Het Depot - Leuven, le 6 février 2017

 

Husband and wife, Jon Spencer  and Cristina Martinez, se retrouvent sur scène au sein de Boss Hog depuis 1989, leur dernier album ' Whiteout' datait de 2000, quant à leurs prestations scéniques, elles sont tout aussi rares, il leur arrive d'insérer un hiatus de huit ans avant de remonter sur un podium.

En 2017, monsieur Pussy Galore, Heavy Trash, Jon Spencer Blues Explosion et son ombrageuse  madame ( Pussy Galore, The Honeymoon Killers) décident de mettre fin à leur longue léthargie, ils vont sortir un EP ( Brood X) et partent sillonner les routes.

Evénement rare à ne manquer sous aucun prétexte!

 

Peter Verstraelen a envoyé Id!ots comme avant-programme, pas couillon comme idée.

T'avais eu l'occasion de voir ces jeunes gens posés au festival Tropiscala à Overijse durant l'été, depuis lors ils sont encore plus sensés et ont pondu une seconde oeuvre, intelligemment baptisée, ' II'.

 

 

Luc Dufourmont: Dames en Heren, wij zijn idiots, dag Rik, dag Frans, salut Abdel, Hello Angèle, et toi, t'es qui, je te connais pas?

Le comédien a l'air en pleine forme, ses auxiliaires,  Dick Descamps, le cousin de Soeur Sourire, le petit Wouter Spaens et  topless Tom Denolf, le sont aussi.

Le Depot va trembler!

Feu!

' Crossing borders' , t'as l'impression qu'un des volcans, endormi, d' Auvergne a repris son activité et bien que nous soyons éloignés de 700 km de l'épicentre, on l'entend gronder à nos portes!

Wouter fait honneur à l'étiquette de guitar hero et gratifie l'assistance d'un premier numéro cabriolant.

' Pakistan' , imagine les Hives fricotant avec un glam rock band des seventies, oublie les paillettes et les talons compensés, ce truc secoue salement.

Dufourmont annonce un retour à l'âge de pierre avec ' Backk', c'était l'époque où  l'homme des cavernes draguait une nana, l'assommait et la traînait par les cheveux avant de lui faire son affaire.

A Lascaux, ils ont applaudi!

Put on your red shoes, baby: '  Id!ots Dance', une basse destructrice te balance un fucking beat , tandis que l'animal derrière les fûts frappe comme un malade, c'est du lourd!

Je m'envoie une rasade de Brandy après tous ces efforts and let's go disco, euh, disto!

Je digère moins la gnôle qu'avant, je place un petit rot et puis on attaque '60 miles' , en passant j'admire un cimetière, ensuite je reprends mon chemin de croix!

' Bricks to dust' est entamé en mode vaudou avant d'exploser en chemin.

Wouter, menneke, que pasa, t'as des problèmes de câblage?

C'est réglé, bompa!

Fijn, on envoie ' Mosquito', et je me transforme en fontana de Trevi, les touristes adorent!

Débile.

Qui, moi?

T'es sourd, ik zei ' The bill' .

Je peux avoir la souche TVA?

Il est 20:55, alleï, encore une, ' Albania' fait 5'31"!

On s'amuse, non, les gars de Boss Hog sont toujours chez la maquilleuse, on vous envoie le chaotique  ' Norton' avant d'aller écluser deux ou trois fûts de Stella!

Avec Id!ots pas de guirlandes, ni de baratin, mais du bon vieux rock'n'roll qui te file la patate!

 

Avec 5 petites minutes de retard:  Boss Hog!

 Au chant, Cristina Martinez ( there was a time she used to be a sex symbol, vise les pochettes d'albums...  tout le monde vieillit, elle a peinturluré le contour de ses yeux, un méchant journaliste de sa majesté parle de poches) - guitares, vocaux:  Jon Spencer - Hollis Queens aux  drums et  secondes voix - Jens Jurgensen à la basse  et Mickey Finn aux keys.

Eclairage anecdotique, les nombreux photographes râlent et démarrage avec 'Wichita Grey' , du punk/thrash/garage/blues bien crasseux, celui auquel les New-Yorkais nous ont habitués.

' Winn Coma', même recette, madame se paye des poses lascives à hauteur du premier rang.

Ils enchaînent sur ' Trouble',  une bombe extraite de 'Whiteout'. Tu la crois quand elle scande ....I can't stand it..

Du coup elle se colle au micro et envoie ' Black eyes' prévu pour le prochain album, son mec participe au dialogue conjugal.

' Ground control' et sa vision apocalyptique des States en 2017 suit, puis vient une plongée en 1995 avec le noisy  'Strawberry' .

Se succèdent, le carré et saturé 'Disgrace'  et la chanson d'amour des débuts  ' Gerard'.

Se flanquer la tête contre un projo, ça ne fait pas du bien.

Euh, Leuven,  on est quel jour?

Lundi!

C'est pas Halloween, vous auriez pu vous raser et changer de chemises, merde, ça craint!

Une autre nouveauté, la longue plage 'Formula X'  pendant laquelle Cristina disparaît, on la voit dans la fosse, elle ne parvient pas à regagner le podium, Jon part à sa recherche, nous bouscule, mais la coquine a ressurgi sur scène et attend le pisteur.

Après cette saynète domestique le concert reprend son fil avec le hit ' I idolize you' .

Shit, mon micro a rendu l'âme, it is as dead as is America!

Tiens, une autre babiole!

' Whiteout' magnifiquement chanté par Hollis Queens sera un des points forts du concert , il est suivi par le salement thrash ' Sugar bunny' .

' Signal' et l'intense ' Elevator' terminent le set normal de 55'.

 

 

Retour de la volcanique Cristina et de sa clique.

On se fait un staring contest?

 Toi, fixe -moi dans les yeux,..t'as triché, tu sors!

La setlist ne prévoyait aucun rappel, Louvain a été gâté, cinq titres en rab,  dont 'Itchy and scratchy',  le barbare  ' Count me out' et son orgue crapuleux, 'Billy' ou  '17' du nouvel album, Cristina se tire, les autres à leur tour, sans prononcer un mot,  disparaissent, la salle commence à se vider, quand contre toute attente,  Boss Hog refait surface pour balancer une dernière salve.

 

Certains ont trouvé le concert un peu mou, pourri même, faut pas exagérer, en 2017 Boss Hog tient toujours la route et  leur show garde un côté subversif et sexy.

Ils sont en France jusqu'au 11 février!

photos- jp daniels/concert monkey

 

 

 

 

 

 

Boss Hog + Id!ots - Het Depot - Leuven, le 6 février 2017
Boss Hog + Id!ots - Het Depot - Leuven, le 6 février 2017
Boss Hog + Id!ots - Het Depot - Leuven, le 6 février 2017
Boss Hog + Id!ots - Het Depot - Leuven, le 6 février 2017
Boss Hog + Id!ots - Het Depot - Leuven, le 6 février 2017
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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 12:28
RIVAL SONS – Élysée Montmartre, Paris, le 6 février 2017

RIVAL SONSÉlysée Montmartre, Paris, le 6 février 2017

 



Line Up :
Dave BESTE : Bass Guitar - Backing Vocals.
Jay BUCHANAN : Vocals
Michael MILEY : Drums
Todd REN-BROOKS : Keyboards - Backing Vocals.
Scott HOLIDAY : Guitars - Backing Vocals.

Setlist :
01.The Good, The Bad and The Ugly (Intro Theme)
02.Hollow Bones Part I.
03.Tied Up.
04.Thundering Voices.
05.Electric Man.
06.Secret.
07.Pressure And Time.
08.Jordan.
09.Fade Out.
10.Tell Me Something.
11.Face Of Light.
12.Torture.
13.Open My Eyes.
14.Hollow Bones Part II.
15.Keep On Swinging.

9h30, j’ouvre les mirettes, puis les tentures, sur un jour plus vieux (par rapport à la veille) et sur un jour pluvieux, par rapport à la veille aussi puisque hier il ne pleuvait pas.

Tu suis ? T’as intérêt parce que je me sens en forme. Départ pour Paris-Nord. Un Thalys et un repas à base de poulet aux légumes arrosé d’un coca et d’un café plus tard, me voici en terre française même si l’accompagnateur de train nous annonce à hauteur de « Saint » Denis (et ta femme ça va ?) de sa belle voix de gorge comme seuls les Bataves en ont une : « Mesdames zé Mechieux, bienvenue en Belgique, dans quelques zinstants nous zarriverons en ghare de Paris-Nord » ! Les fautes d’orthographe c’est exprès pour que tu te rendes compte de l’accent et surtout, n’oublies pas de rouler les « r » pour faire authentique. Ca y est, tu l’as ? Consternation des voyageurs français qui viennent d’apprendre l’annexion de leur « patri-i-e » par la puissante Belgique. On est comme ça nous, on a l’air de ne pas y toucher et puis «pan » on t’ajoute au patrimoine national. Exit en gare de Paris, je gonfle fièrement la poitrine en croisant tous ces nouveaux belges qui ne le savent pas encore.

Une vingtaine de minutes de marche plus tard, je pénètre place Pigalle, vu l’endroit je dis « pénètre » qui convient mieux que « arrive » compte tenu de la réputation sulfureuse de l’endroit, et de l’envers par lequel on... aussi paraît-il. À Pigalle on se prend dans tous les sens. J’enfile (tu vois bien que je ne te mens pas, c’est un coin propice) j’enfile, disais-je donc, la Rue Frochot et je bloque devant l’hôtel IBIS situé au numéro « 3 ». Je checkin, je fais ce que je veux hein, c’est moi qui paie, et je me pose un instant chambre Peugeot... oh bon ça va, chambre 204. Ils m’ont attribué un lit double qui ne me sert à rien vu que « On » ne m’accompagne pas. Mais c’est gentil tout de même de m’y faire penser, au cas où j’aurais pu l’oublier. J’ai une interview programmée vers 17.30 avec Dave Beste, je check donc mon matériel afin de ne pas tomber en panne de jus, nous sommes à Pigalle je te le rappelle. Je me met en route, direction l’Elyée Montmartre, une salle que je ne connais pas encore. Je remonté Rochechouart Boulevard tandis qu’Axelle Red continue à descendre son Kennedy. Et me voilà devant l’endroit où tout va se jouer. Je fais la connaissance de Paul et de ses parents, une sympathique famille venue en droite ligne de Limoges, non pas pour vendre de la porcelaine mais pour voir les Rival Sons qu’ils avaient découverts en première partie de Deep Purple. C’est une excellente raison pour revenir. Le papa est un homme de goût, il porte fièrement un tee-shirt de Led Zeppelin, donc on ne peut que s’entendre tous les deux. Le fiston se sent moins seul depuis qu’il a rencontré d’autres chevelus comme lui et je rassure la maman qui a un peu peur que ça ne « pogote » devant la scène. Arrivée de Florent, Julien, Alexandra et consorts les potes et potesses rencontrés à Lille, suivis de près par Claire, ma consœur de Facebook France. On annonce même l’arrivée imminente de Napoleon et de l’impératrice Eugenie (private joke). Bon, on sera en retard
pour l’interview, pas grave on devise cordialement, il fait relativement bon, c’est déjà ça.

Ouverture des portes et nous montons calmement les marches qui nous amènent dans la très jolie salle de style Art Deco d’une capacité supérieure à 1.200 places. On affiche complet ce soir ! Nous voilà au premier rang, ca devient une habitude. Nous sommes nerveux, c’est normal, nous attendons cette deuxième date de la tournée « Teatro Fiasco » comme on attend le Messie (Lionel, sors de ce corps !)
Pete, le tour manager viens me chercher et nous voilà backstage, bonjour aux potes des Rival Sons et puis on se fait une petite interview sympa avec Dave. Michael Miley n’est pas en top forme, quelques petits ennuis de santé, Scott, élégant comme à son habitude est déjà prêt. Jay fait son yoga et Todd tout sourire, s’agite dans tous les sens.
Donc, pour ceux que ça intéresse et le demandaient avec insistance, Dave n’a pas de basse acoustique, celles que l’on voit dans les vidéos lui sont prêtées, par contre Yamaha lui a fait deux basses électriques custom. À quand une Dave BESTE signature ? Je connais également son âge maintenant, héhéhé !

Je regagne ma place pour la première partie de la soirée, c’est osé ! Un poète humoriste qui récite des texte erotico-patriotico-humoristiques en anglais sur un fond musical distillé par un DJ, ce n’est pas évident pour tout le monde. Mais le public est sympa ce soir et même ceux qui n’ont rien compris applaudissent. Il y a bien eu un « fuck » de temps à autres que tout le monde comprend, ça brise la monotonie, ce qui ne veut pas dire que c’était en noir et blanc hein, la mono-tonie... Tu suis toujours

Enfin, voilà nos héros qui prennent la scène sous les acclamations d’un public en délire, ça va être chaud ce soir, je vous avais prévenus. On attaque par « Hollow Bones Pt I ». Un peu de fébrilité chez nos Sons mais dès « Tied Up » le puissant deuxième titre, tout est en place et on reçoit la machine en pleine face avec « Thundering Voices », nous venons déjà d’entendre trois titres de l’excellent album qu’est « Hollow Bones ». Il y en aura d’autres. Voici que déboule le désormais classique « Electric Man » morceau dans lequel la basse suit comme son ombre le riff de guitare. « Secret » se lie à son compagnon d’album. Ce qui est fou c’est que le public chante toutes les chansons, on se croirait à un concert de Bruel à la différence près, qu’ici c’est un vrai chanteur à voix. Ce second opus extrait de l’album « The Great Western Valkyrie » précède de peu « Pressure and Time » l’assassin qui m’a fait découvrir les Rival Sons.
Grosse émotion avec l’immense « Jordan » non, pas le célèbre numéro 23 des Chicago Bulls idiot, le Jourdain qui coule paisiblement, comme les larmes de la plupart des spectateurs pour qui cette chanson véhicule tellement de choses... tiens, il manque quelqu’un, il y a une « petite » place inoccupée, comme si personne n’avait osé s’y mettre. Un superbe « Fade Out » suivi de « Tell me Something » annoncent le très émotionnel « Face of Life » qui verra le phénoménal chanteur qu’est Jay Buchanan terminer en pleurs. Mais ce n’est rien à côté de la bombe atomique : « Torture » ! À coup sûr la plus longue version à laquelle j’ai participé en 22 concerts. Impossible de faire taire le public. Ils doivent attendre tous les cinq que nous nous calmions enfin pour attaquer le Zeppelinesque « Open My Eyes », rien ne peut faire penser que Miley est malade, ce mec est incroyable derrière ses fûts ! Nous avons enfin droit à « Hollow Bones Part II » dont nous avions été privés à Lille. Mes enfants quelle fessée, et tant pis si c’est puni par la loi !
On se quitte en folie avec « Keep on Swinging » qui clôture un excellent concert, un de plus, de la part de ce groupe incroyable qui est occupé à prendre une place depuis trop longtemps inoccupée.
Retour backstage pour une petite conversation avec Michaël qui me confie « je ne croyais pas le public français aussi chaud, quelle ambiance ce soir ! » et puis rendez vous au tour bus pour les photos, autographes etc, et des gens qui n’en reviennent toujours pas de la disponibilité et de la gentillesse de ces musiciens hors du commun. Prochain rendez-vous : Cologne. Vous venez ? Et toi ?

Mitch « ZoSo » Duterck

RIVAL SONS – Élysée Montmartre, Paris, le 6 février 2017
RIVAL SONS – Élysée Montmartre, Paris, le 6 février 2017
RIVAL SONS – Élysée Montmartre, Paris, le 6 février 2017
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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 18:18
Mary's Little Lamb - Album release 'Elixir for the Drifter' - Stadsschouwburg- Mechelen- le 5 février 2017

Mary's Little Lamb - Album release 'Elixir for the Drifter' - Stadsschouwburg- Mechelen- le 5 février 2017

 

Le panneau à l'entrée indique uitverkocht!

C'était pas évident de larguer ta ferraille dans la cité épiscopale, quelques tours de manège, puis un coup de  bol, un paroissien quitte le café pour se faire engueuler par madame qui l'attend depuis 2 heures, tu remises l'engin dans la sombre Bleekstraat  et tu te diriges vers l'antique théâtre municipal, richement décoré en stuc rococo, il y a déjà du monde, au balcon et dans l'orchestre.

 

 

Mary's Little Lamb ne fait pas dans les nursery rhymes, ni dans l'animation pour gosses, et ne nous parle ni de Paul McCartney, ni de Stevie Ray ou de Buddy Guy.

Les gars de Keerbergen, que tu as croisés au One Festival à Haacht en 2015, font dans l'alt.country.

'Elixir for the Drifter', qui nous vaut ce déplacement du côté de la Dyle, est leur second album, il succède à  ' Fortune and Chance' de 2014.

Bart Hendrickx (chant, gt, banjo), Bert Cuypers (double bass, bass), Mike Van Daele (drums), Kevin Van Hoof (trompette) et Stijn Cumps (trompette) ont voulu que la fête soit totale.

OK, le decorum n'était pas idéal pour une Saint-Valentin, tu te serais cru dans un musée poussiéreux d'un  Far West à la John Wayne, mais dans leurs bagages ils avaient emmené une séduisante section de cordes (Astrid Gijsels, Nina Van Campen, Ha thi Ngoc Phung, Koen Berger, tous  membres du Frascati Symphonic), et, également, Aalex Vertommen ayant étudié le jazzzang à Maastricht, elle était là pour embellir les mélodies de vocalises ou de choeurs séraphins.

 

 

Bart entame le set, solo, avec ' Alone and forsaken' un titre d' Hank Williams datant de 1948, si t'aimes Steinbeck tu vas craquer,  Bert rejoint Bart, il est accompagné par Aalex, ils achèvent ce country classic.

D'emblée la barre est mise à des hauteurs qu'un sauteur obèse ne pourra jamais franchir.

Le band en piste pour un intermezzo piquant, ' Bound for the horizon', l'horizon c'est la frontière mexicaine, la guitare surf et les sonorités mariachi des cuivres t'y mènent, faut en profiter, Trump à commencer à élever son mur!

Au galop!

Du calme, Messala, 'Hold your horses'!

Are you ready to ride... qu'il demande tandis qu'une des trompettes ramasse un maillet et le cogne sur un ensemble de tubular bells, fabrication artisanale.

Qui arrive au loin dans un nuage de poussière...Django!

Reinhardt ?

Mais non, abruti, Clint Eastwood!

Bart au banjo, ' Hay' t'invite à faire des folies dans le foin.

Hopelijk vinden jullie dat leuk!

Ja, répond Inge, une petite délurée de 15 ans!

Retour de la Gretsch, pour le rootsy surf ' Blending in' , suivi par ' El fuego' pour lequel le frontman a ramassé une acoustique. T'as pigé aux consonances hispaniques du titre que les cuivres vont nous envoyer une sérénade diabolique, certains ont  vu Lucifer danser!

Kevin Van Hoof sait tout faire, si sur son hoofd il n'y a pas beaucoup de poils, il manie la guitare aussi bien que le marteau, du coup il laisse sa trompette reposer et attaque ' Saguaro' avec la troupe, des coulisses, sort Kathleen Vandenhoudt qui dialogue avec Bart, un numéro digne de Nick Cave et de ses murder ballads.

Cowbell et contrebasse lancent 'Incantation',  un tango/  tex mex track bourré de crotales  et autres sales bêtes nichant dans le désert de Mojave.

En hommage à Cohen, ils proposent une version révérencieuse de la valse ' Dance me to the end of love' .

Sorry pour les fans de George Michael, on n'a pas réussi à mettre au point une reprise correcte de ' Wake me up before you go-go'

' It can't go wrong' date du premier album, tout comme le funèbre ' Lift the curse' qui vire cha cha cha.

..put the TV on without sound... à conseiller aux gens qui ont le courage de supporter The Voice Belgium!

C'est incroyable tout ce qu'on peut faire avec une Gretsch, Bart connaît toutes les ficelles.

' The outlaw' , si ton truc c'est 'Rawhide' ou ' Ghost riders in the sky' tu vas adorer, June Carter te souffle, sont bien ces petits flamands!

On a sorti les chaînes, voici ' Stray arrow', Cochise est à l'affût, le cowboy perdu  a intérêt à se méfier, des effets Morricone/Sergio Leone accentuent l'impression d'angoisse.

Un soleil de plomb, les images sont floues,  c'est pas un bar là-bas... ' Mirage', fieu, ' Mirage', ici il n'y a que de la poussière et du sable!

Retour des violons et d'Aalex, Meneer Cuypers a sorti a jewish harp de son veston et attaque ' Grind' qui précède l'intimiste  ' Tell me how' , interprété en formule trio, banjo, batterie, contrebasse, avant l'arrivée des cuivres augmentant la sensation de mélancolie.

Le violoncelle de  Koen Berger est mis en évidence pour la plage clôturant l'album, la ballade nostalgique  'Forever gone'.

 

Forever gone?

Pas vraiment, l'agneau mystique  à cinq pattes  rapplique, dans la salle une voix s'élève, 'Sugarcoat' .

Tu l'as demandé, tu l'auras, menneke.

Ambiance in 't kot, ils pourraient proposer ce morceau suave à Sarah Ferri.

D'accord, on n'a pas encore joué du Cash, ça vient, 'Hey porter' , en passant, les saints vous saluent,  ' oh when the saints go marching in'  et par la même occasion, nous aussi.

Rendez-vous au foyer où on signera les cd's.

 

Wat.. nog eentje.. unplugged, alors, tous sur une ligne pour ' The midnight special' qui achève ce concert cinq étoiles.

 

Le 14 à Beringen, Durango Sessions!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mary's Little Lamb - Album release 'Elixir for the Drifter' - Stadsschouwburg- Mechelen- le 5 février 2017
Mary's Little Lamb - Album release 'Elixir for the Drifter' - Stadsschouwburg- Mechelen- le 5 février 2017
Mary's Little Lamb - Album release 'Elixir for the Drifter' - Stadsschouwburg- Mechelen- le 5 février 2017
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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 13:37
PIY Punkrock Karaoke in Hamburg - Gängeviertel - Februar 4 2017

PIY Punkrock Karaoke in Hamburg - Gängeviertel - Februar 4 2017

 

Charles Eloy

 

Hambourg, une ville portuaire dans le nord de l'Allemagne, a toujours été ouverte à d'autres cultures. Dans les années septante, elle a été le centre du mouvement punk en Allemagne.

Durant la période du mois d'août 1960 au mois de décembre 1962, The Beatles se sont produits dans différents clubs de Hambourg.

Une citation de John Lennon "I was born in Liverpool, but I became an adult in Hamburg"

 

Ce soir, nous sommes dans le quartier Gängeviertel, - entouré de hautes constructions en béton -résistant aux pressions des promoteurs immobiliers et conservant son âme. Des visiteurs du monde entier sont venus pour des expositions, des concerts ou discuter du développement urbain. Les habitants se battent pour continuer à vivre dans leur quartier en rénovant les anciens bâtiments afin de les sauver de la démolition.

Les artistes et militants politiques ont choisi ce quartier, habité au 18e siècle par la classe ouvrière.

 

Il y a un parallèle entre la musique punk et Gängeviertel. En effet, le mouvement punk trouve ses racines dans la classe ouvrière des années soixante, récupéré par Malcom McLaren, le manager et la tête pensante du groupe The Sex Pistols. Malcom McLaren a été influencé par l'organisation Situationist International, (créée en 1957 et dissoute en 1972), de révolutionnaires sociaux, d'artistes d'avant-garde, d'intellectuels et de théoriciens politiques (anti-marxisme autoritaire et critique du capitalisme).

L'événement de ce soir, un concert PIY - Punkrock Karaoke.Un groupe de trois musiciens accompagne les chanteurs, faisant partie du public. Such dir deinen Lieblingspunkrocksong aus und lass gemeinsam die Bühne rocken: Wir spielen - Du Singst! Un principe simple, ils jouent, et vous chantez.

En Allemagne, c'est une culture, car ce groupe tourne dans tout le pays. Leurs fans qui participent aux concerts ou partagent la scène sont souvent présents.

Il est annoncé " Nazipisser, homophobe/sexistische Arshlöler müssen draussen bleiben". La communauté du quartier Gängeviertel est tolérante. Exit les extrémistes de tous genres. Un exemple de démocratie: l'entrée au concert est gratuite et les consommateurs paient les boissons selon leurs moyens afin de ne pas défavoriser les plus démunis.

 

Une jeune dame chante "American Idiot", une reprise du groupe américain Green Day. Cette chanson hautement patriotique a été publiée en 2004 en réaction contre l'administration G.Bush.

  1. de la chanson nous met en garde contre la manipulation par les émissions de téléréalité, les annonces commerciales. Green Day reprend le flambeau avant l'élection de Donald Trump.

Quelques extraits de la chanson qui sont d'actualité.

"I'm not a part of a redneck agenda". Donald Trump, qui a fait partie d'une émission de téléréalité "The Apprentice" sur NBC, s'appuie sur les électeurs républicains dont une partie sont des rednecks, habitants des campagnes américaines, vivant parfois dans des situations précaires.

" Maybe I'm the faggot America". Mike Pence, le vice-président et adversaire des droits LGBT, est à l'origine, dans l'état de Indiana, de la RFRA ( Religious freedom restoration act). Cette loi permet aux entreprises de refuser leurs services aux personnes homosexuelles ou transsexuelles en invoquant leurs convictions religieuses.

Le punk et les styles dérivés, ce n'est pas seulement le look, c'est également les idées et une critique de la société.

 

Après chaque prestation, les chanteuses et chanteurs sont récompensés par un "Belohnungs-Shot", une liqueur. Prosit.

 

Voilà un punk hybride qui confirme la théorie de l'évolution de Darwin. C'est un croisement entre Iggy Pop en Johnny Rotten des Sex Pistols. Il a enlevé sa chemise et son pantalon a glissé quelques centimètres dévoilant la partie supérieure de son caleçon. Ses cheveux colorés en orange sont dressés, un fort symbole visuel de l'attitude jusqu'au-boutiste des punks. Ses compères tatoués à crête iroquoise (les deux côtés de la tête rasés à ras et les cheveux restant longs, dressés au milieu) s'agitent dans la salle, une bouteille de bière à la main. Prosit.

 

Il nous chante "Search and Destroy" (rechercher et détruire). C'est une chanson écrite par Iggy Pop des Stooges de leur album Raw Power sorti en 1973.

 

"Search and Destroy" était un type de mission tactique utilisée par l'armée américaine lors de la guerre du Viêtnam (1955-1975).

 

 

 

Après deux heures de concert, dont dix minutes à remplacer les cordes de guitare cassées, suit une pause d'un quart d'heure. Le temps de fumer une cigarette.

 

Je suis assis dans les fauteuils. Hannah, une blonde, comme beaucoup de filles dans le nord de l'Allemagne, me demande "As-tu vu Tommy". Je lui réponds "Nein". Elle me dit " je le vois derrière toi. Tommy, c'est mon fantôme".

 

Une lacune dans ma culture. En Belgique, ils ont les anges (e.g. Zusterklooster en meisjesschool van de Heilige Engelen) et les Diables Rouges de leur équipe nationale de football, en Transylvanie le vampire Dracula et en Allemagne des fantômes (Geisten).

 

 

 

 

 

Un groupe d'étudiants de Hambourg a rencontré un interprète nomade Charles Elliot hors d'une jam dans la salle de spectacle dans l'auberge de jeunesse Art Hostel à Sofia (Bulgarie).

 

Ils l'ont invité à la soirée punk karaoké live à Hambourg. Les jeunes entre 20- 30 ans étaient agréablement surpris de voir sur scène un rescapé des années septante en pleine forme. Il chante d'une voix enrouée et bondit sur la scène durant le refrain de "Should I stay or should I go" du groupe britannique The Clash. Le volume du micro est trop faible, mais Charles, coiffé d'un bonnet de marin scandinave, persiste. The show must go on et les spectateurs lui en sont reconnaissants.

 

Il harangue le public "cause I want to be anarchy, it's the only way to be" dans la chanson "Anarchy in the UK" des Sex Pistols. Prosit. Sorry, brexit.

 

 

 

La blondine Hannah est heureuse, elle a retrouvé son fantôme Tommy. Rassurée, elle monte sur scène, accompagnée d'une amie et elles chantent en allemand. Danke! Je n'ai rien compris, mais la foule est en délire. Les spectateurs se bousculent gentiment.

 

Elles restent sur scène, bouteille à la main (prosit),en compagnie d’autres interprètes, pour terminer le concert qui a duré plus de quatre heures.

 

 

 

 

 

Le punk des années septante est mort, mais l'esprit du mouvement, proche des réalités et de la vie sociale, persiste.

 

Punk is dead, long live punk

 

PIY Punkrock Karaoke in Hamburg - Gängeviertel - Februar 4 2017
PIY Punkrock Karaoke in Hamburg - Gängeviertel - Februar 4 2017
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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 19:38
Va à la plage au Propulse ( PRO) - Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 3 février 2017

Va à la plage au Propulse ( PRO) - Rotonde du Botanique,  Bruxelles, le 3 février 2017

 

T'as pris ton petit seau rose, ta pelle, ton râteau, tes moules à sable et ton bikini...

Oui, je vais à la plage avec les copains, Julien Coene, François Willemaers, Benoît Vrelust et Gilles Arbeau.

Sont convenables, au moins?

 

Ces jeunes gens propres sur eux ont pondu un EP et un full length album, 'Question de chance', tu peux les ranger sur l'étagère pop française, balnéaire et   décontractée.

Ils ouvrent avec l'ensoleillé mais frais ' Question de chance', une sorte de yéyé recyclé, on pense aux Innocents, Mathieu Bogaerts, Renan Luce, à la nouvelle scène française qui a tout piqué à l'ancienne....

Ils enchaînent sur ' le Chemin', un titre écrit en pensant au Petit Poucet, quoique très vite le récit prend des couleurs ' Section criminelle'...à tâtons dans les ténèbres... était  le lambeau de phrase préféré de Julie.

Voilà le hit de 2014, la sautillante ' Louise' qui parfois se tape une crise!

Tchak, tchak, tchik, tchak..., une reprise décalée des 'Yeux de ma mère' de celui qui a fait le même coup avec 'Les filles du bord de mer' d'Adamo.

Coquillages et crustacés, je t'invite, Brigitte!

On peut aussi chanter l'espoir, voici ' Heureux présage', un brin de mélancolie ne peut faire de mal, Brigitte, tu danses, c'est un slow!

 Tiens, voilà Spiderwoman!

' Adieu, Mademoiselle', ne pas écraser, il ne s'agit pas d'une tarentule.

Bien, ta basse, Benny, jolies les harmonies, les copains!

Les enfants, il est l'heure de ranger les jouets, on regagne la colo, ' La Nuit' tombe.

Et la nuit, on sort en boîte!

En sortant on a croisé  Dallas Geoffrey Hautvas d'Electric Château, il a dû apprécié l'univers  sans prétention de Va à la Plage!

 

photos- jp daniels/concert monkey

 

Va à la plage au Propulse ( PRO) - Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 3 février 2017
Va à la plage au Propulse ( PRO) - Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 3 février 2017
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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 15:35
The Two - Propulse ( Pro)- Rotonde du Botanique - Bruxelles, le 3 février 2017.

The Two - Propulse ( Pro)- Rotonde du Botanique - Bruxelles, le 3 février 2017.

 

Le marathon s'achève ce vendredi, pas question de te lever avec le chant du coq, castré, de la ferme voisine, tu rejoindras JP à l'heure du lunch!

On quitte la conférence du Witloof pour assister au mini-concert de The Two à la Rotonde!

 

Il te viendrait à l'idée t'appeler ton groupe, Les Deux, non, Yannick Nanette et Thierry Jaccard n'y voient aucun inconvénient.

Tu dis?

C'est parce qu'ils sont Suisses.

Ah, d'accord, comme Roger Federer, dont le surnom est le maître alors que le gars n'a jamais mis les pieds dans une classe devant une vingtaine d' élèves dissipés.

The Two vient de Lausanne, ville réputée pour ses nombreux bluesmen grattant leur jouet aux terrasses des établissements ayant vue sur le Lac Léman, il y a  Thierry Jaccard, sans tricot, avec bonnet, aux guitares et secondes voix et Yannick Nanette, un working man d'origine mauricienne, aux dreadlocks balayant le plancher, ce copain de Noah chante comme tu n'as jamais entendu un être humain chanter, joue de l'harmonica et gratte également quelques guitares.

Le dernier méfait de ces Suisses ponctuels a pour nom 'Sweet dirty blues', un titre patent, ainsi tu ne confondras pas leur musique avec la Youtse du Lac Noir.

 

Début délicat, un instrumental americana helvète ( 'Sky'?) pour lequel les compères, qui en 2014 remportaient le Swiss Blues Challenge,  manient tous deux une National Resonator.

Les Alpes ou les Appalaches, c'est du pareil au même, les cieux y sont lumineux!

Grosse surprise avec le second morceau, la voix caverneuse de Yannick ne peut être comparée au gazouillis d'une frêle nénette, elle vient titiller ton esprit et tes entrailles, le profond et poignant 'Mojo on ' te refile la chair de poule, petit à petit, les associés accélèrent le rythme pour transformer la ballade en boogie.

Du grand art!

Quand tu joues à 14h, tu risques d'avoir une haleine de chacal, c'est pas dû à la Duvel mais au stoemp.

On la connaît celle-là, c'est pas le pastis en cause, c'est le jambon!

' Live my life' est inspiré d'une situation réelle, j'ai un copain, il a un gamin, il n'a jamais le temps de s'en charger et me le refile.

Un country swing joué en picking, sont doués les copains de Guillaume Tell!

Au boulot, Bruxelles, et toi aussi , fieu, fais pas le malin, il s'agit de battre les mains en mesure, ça fait bander les musiciens.

Pas plus con que de mater un porno!

Après quelques considérations philosophiques, Bruxelles écope d'un slow nocturne et mélancolique  ' On and on' .

Ensuite Yannick s'avance d'un mètre, s'éloigne du micro et entame, a capella, un gospel autobiographique, ' Blues in my bones', qui décolle sauvagement lors d'un second mouvement.

Toute la Rotonde frappe le sol du talon, ces mecs sont époustouflants!

Ils terminent le set par la reprise d'un traditionnel mauricien, 'Roseda',  qui a failli t'arracher des larmes et lorsque Thierry Jaccard ramasse une guitare électrique pour achever la complainte sur une note lyrique, t'as été obligé de sortir les Kleenex,  les  ultimes cris  à la wah wah déclenchent l'enthousiasme général.

 

Un groupe incroyable.

Et encore merci à Riri, Fifi et Loulou à la technique!

 

photos jp daniels/concert monkey

 

 

 

 

 

The Two - Propulse ( Pro)- Rotonde du Botanique - Bruxelles, le 3 février 2017.
The Two - Propulse ( Pro)- Rotonde du Botanique - Bruxelles, le 3 février 2017.
The Two - Propulse ( Pro)- Rotonde du Botanique - Bruxelles, le 3 février 2017.
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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 12:29
Super ska au Propulse ( PRO) - Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 3 février 2017

Super Ska (ska jazz) - Orangerie du Botanique - le 3 février

 

Charles Eloy

 

Après une journée de jazz-afro-électro, jazz-baroque-world music, jazz contemporain psychédélique et naturiste, jazz groove balkanique ( What's in a name? J'en ai presque attrapé une indigestion), un concert de ska jazz par Super Ska.

 

Super Ska, C'est une musique accrocheuse et spontanée. Les musiciens sont habillés de survêtements sportifs, dansent et jouent les instruments. C'est un groupe qui convient bien aux festivals d'été et événements festifs, afin d'amuser toutes les générations, dans la bonne humeur. Pas besoin de cours de fitness, Superska vous fait danser et perdre des calories. Vous pourrez puiser dans vos réserves d'énergie pour sauter,danser, chanter, crier avec le groupe sur des grooves saccadés et des solos délirants.

 

Ce soir, le groupe de huit musiciens a invité le guitariste Jacques Pirotton, qui joue avec une touche de blues ou de jazz-rock. Jacques est un habitué des collaborations (Steve Houben, Bruno Castellucci, Philippe Aerts, Marc Lelangue) et tournées internationales. L'alchimie s'opère entre les musiciens.

 

Leurs compositions sont diversifiées, inspirées du ska, du rocksteady et du jazz. De quoi passer un bon temps au son d'une musique énergique et dansante.

Attention, les Espagnols, Ska-P (un groupe alternatif engagé aux textes révolutionnaires), collaborant avec des firmes de disques multinationales, les Belges arrivent. Superska, c'est un contact direct avec le public sans prise de tête.

La sortie de leur nouvel album est prévue le 23 mars 2017 au Théatre Marni (concert-événement)

N'oubliez pas leur leitmotiv, répété à outrance "C'est super, c'est du ska... C'est Super Ska"

Super ska au Propulse ( PRO) - Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 3 février 2017
Super ska au Propulse ( PRO) - Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 3 février 2017
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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 12:00
Esinam Dogbatse au Propulse ( PRO) - Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 3 février 2017

Esinam Dogbatse au Propulse ( PRO) - Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 3 février 2017

 

Charles Eloy

 

Esinam Dogbatse au Propulse (Pro) - Rotonde du Botanique - Bruxelles, le 3 février 2017

 

 

Esinam Dogbatse, une jeune musicienne multi-instrumentiste très sollicitée par son jeu de flûte traversière d’une qualité et d' une rare sensibilité. Nous la retrouvons dans les projets: Marockin’ Brass, Casssandre,Témé Tan, Diab Quintet, Anne Wolf Trio. Esinam s’installe devant les claviers, loop station, les micros et autres matériels de scène et nous présente son projet solo, un univers aux couleurs d’électro, de jazz et de world music, de funk, en utilisant des instruments modernes et ethniques.

Nous découvrons ses talents de « femme-orchestre » dans la composition « Dawn». Esinam a bénéficié d'une formation classique en piano et percussions. Elle construit la composition avec des nappes de flûte traversière et de percussions qu’elle enregistre sur son loop station, une technique qu'elle maîtrise parfaitement. Elle retourne jouer des boucles de basses synthétiques au clavier. Cela accentue le côté dansant de la composition. Ensuite, elle termine avec un solo de flûte traversière. L'ambiance devient très apaisante.

Esinam nous élève vers une sphère de transe pour un état altéré de l’esprit sur le tempo d'une composition "Kalimba soul" et nous renvoie vers les coutumes ancestrales qui ont perduré dans les cultes africains. Un cercle de petites lumières entoure la partie de la scène où sont regroupés ses instruments. Elle se déplace au-devant de la scène et accroche un câble. Heureusement sans conséquence.

 

Dans une composition, nous découvrons l'héritage ghanéen d'Esinam. Elle nous régale avec de simples rythmes binaires de percussions ethniques pour terminer avec de plus complexes avec des temps différents et des micro-rythmes. Le public, captivé dans son imagination, accompagne en frappant des mains.

Le concert est essentiellement instrumental. Je découvre étonnamment une voix satinée durant de courts accompagnements vocaux qui envoûte l’audience.

"Kalimba Soul" est le titre de son EP qui sortira prochainement.

 

Née à Bruxelles et ayant souvent voyagé entre la Belgique et Accra capitale du Ghana, ses racines ghanéennes se retrouvent également dans les compositions avec des apports de divers styles musicaux et culturels. Certes, d’autres artistes se sont essayés à ce genre d’exercice en solo, durant lequel ils sont plus occupés à bidouiller leurs instruments devenant un pénible exercice technique. Une différence frappante, Esiman réussit à allier la créativité et elle est instinctivement en communion avec le public.

Il n'est pas étonnant de retrouver Esinam sur les scènes internationales. Elle écume les festivals européens. Début janvier 2017, elle était à Sofar Sounds, Los Angeles.

Esinam improvise exceptionnellement bien, les instruments étant une extension de son corps et de son âme. Chaque concert est différent. C'est toujours un plaisir de la (re)découvrir.

 

Setlist (partielle): Dawn, Art Mo, Birds are flying under a heavy sky.

 

photos: jp daniels- concert monkey

Esinam Dogbatse au Propulse ( PRO) - Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 3 février 2017
Esinam Dogbatse au Propulse ( PRO) - Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 3 février 2017
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