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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 13:24
Madeleine Peyroux - Ancienne Belgique - Bruxelles - le 24 mai 2017

Madeleine Peyroux - Ancienne Belgique - Bruxelles - le 24 mai 2017

 

Bruxelles vit à l'heure Trump!

Curieusement l'accès au centre ville n'a jamais été aussi aisé, un calme relatif règne de la Place Rouppe jusqu'à la rue des Lombards.

Même scénario sur le boulevard Anspach, mais à 250 mètres de l'AB, devant la Bourse, la manifestation "Trump not welcome"fait le plein!

L'AB avait également un message adressé à Mr Helmet Head: : « Don’t duck for Donald ».

Tu t'étais pas tricoté un bonnet rose à oreilles de chat, tu avais d'autres chats à fouetter, pardon Felix, si tu avais sorti ton tacot pour le larguer à 500 mètres de l'AB, c'était pour assister au concert de Madeleine Peyroux ,dans une salle érigée en configuration théâtre, c à d des fauteuils jusqu'à un mètre de la scène!

Madeleine, a kid ( 43 piges) from Brooklyn, a sorti une septième plaque, 'Secular Hymns', fin 2016, l'album vient 20 ans après 'Dreamland' her debut album.

La dernière fois que ta route avait croisé celle la Peyroux c'était en 2009 dans la même salle.

 

20:30', ils sont trois à se présenter sur une scène décorée sobrement, Madeleine Peyroux, avec à ses côtés une acoustique et un charango, le contrebassiste Barak Mori, déjà de l'aventure il y a huit ans, et un formidable guitariste, Jon Herington ( Steely Dan), même remarque que pour Barak.

The lady is in a joyful mood, elle choisit ' (Getting Some) Fun Out Of Life', que Billie Holiday avait enregistré en 1937, pour entamer ce récital, après quelques remarques sarcastiques visant un président en voyage...it's scary to be in Brussels right now but let's have some fun...

Déjà Mr Herington place un petit solo subtil, Barak l'imite.

Hello Donald, 'Hello Babe' , un premier extrait du dernier né, elle singe une conversation téléphonique avec le milliardaire grisonnant, grimace à la manière d'une guenuche/greluche tout en laissant un espace suffisant à ses musiciens pour qu'ils puissent digresser habilement.

Une tarentelle, Bruxelles?

Oui mais pas une sicilienne, ' Tango Till They're Sore' est de la plume de Tom Waits.

Mai, un peu tard pour sortir les confetti donc on a applaudi!

En français: j'aime toutes les musiques mais je ne chante que trois types de chansons, le blues, l'amour et l'alcool, 'Guilty' de Randy Newman combine les trois thèmes .

Elle a le nez fin, Madeleine, lorsqu'il s'agit de choisir les titres qui conviennent à sa voix exceptionnelle, elle ne se trompe jamais.

Elle reste dans le motif alcoolisé et choisit d'interpréter 'If the sea was whiskey', un blues de Willie Dixon pendant lequel la slide de Jon fait merveille.

A nouveau son arc tire quelques flèches empoisonnées en direction du visiteur envahissant.

Europe is a land of churches like Brooklyn is, le superbe ' Our lady of Pigalle' illustre son propos.

La formule en trio confère une atmosphère intime de réunion familiale au concert. Toujours en mode confidences, la Queen of the unhurried, dixit une Londonienne, propose ' Je cherche un homme' un titre écrit en mode Edith Piaf par la merveilleuse Eartha Kitt.

Après quelques palabres avec ses complices, Madeleine décide de modifier la playlist prévue et enchaîne sur le classique ' I Ain't got Nobody', une adaptation libre, décorée d'harmonies vocales sucrées.

Avec ' Don't wait too long' reviennent les quolibets adressés au Président visiting a hellhole, George Bush n'est pas épargné non plus.

Mais nous sommes ici to cheer you up, annonce-t-elle et le plaisir est synonyme de rock, 'You can't catch me' de Chuck Berry déménage sérieusement.

Après cette poussée d'adrénaline, les musiciens se dirigent vers le bar laissant la madame seule.

Elle interprète trois titres en solitaire, s'accompagnant au charango ou à l'acoustique, 'Easy come, easy go blues' popularisé par Bessie Smith, suivi par la grosse claque de la soirée, ' Voir un ami pleurer' de Jacques Brel, tu n'as pu t'empêcher de verser une larme en sentant la mort omniprésente, et enfin le medley 'J'ai deux amours'/ ' New-Orleans Hop scop blues'/ 'Trampin'.

Elle était suffisamment fraîche la Duvel, les petits gars?

Jon et Barak ont le sourire aux lèvres et reprennent leur place pour un titre du poète Linton Kwesi Johnson, 'More time'.

Pas de spoken-word, Madeleine chante!

Let's go on with a song for the ladies, le gospel ' Shout Sister Shout' de Sister Rosetta Tharpe et spécialement pour Valérie, un r'n'b gluant, 'Everything I Do Gohn Be Funky (From Now On)' d'Allen Toussaint.

Retire les sièges et tout le monde se déhanche!

Samba time pour suivre avec la perle de Carlos Jobim, 'Agua de beber', des flashes d'Astrud et de Georges Moustaki te traverse l'esprit, mais déjà le dernier titre se profile, une perle de plus, Leonard Cohen, ' Dance me to the end of love' qui voit la salle se lever après les dernières notes.

 

Bis.

You were a nice audience, vous méritez un titre radieux, pourquoi pas les Beatles, ' Getting better' pendant lequel elle se permet un jeu de jambes Moulin Rouge en restant assise sur son siège.

Madeleine doit en avoir marre d'interpréter ' Careless love' chaque soir, aussi décide-t-elle de désacraliser l'oeuvre en demandant aux musiciens d'improviser un chant lors de leur solo respectif, celui de Jon sera jazzy, Barak préfère le zézayant!

Un nouveau salut appelle une seconde position debout pour les spectateurs et c'est avec 'This is heaven to me' que s'achève la soirée.

 

PS- si pour beaucoup les termes classy, geweldig, brillant... reviennent souvent, certains clients ont quitté le magasin désappointés ...she looked like an old lady sitting on a stool... AB, your seats suck... concert aseptisé et humour lourdingue...

 

Toi, en regagnant ton tacot, tu fredonnais...dance me to the end of love... en te foutant des esprits chagrins!

 

 

 

 



 

Madeleine Peyroux - Ancienne Belgique - Bruxelles - le 24 mai 2017
Madeleine Peyroux - Ancienne Belgique - Bruxelles - le 24 mai 2017
Madeleine Peyroux - Ancienne Belgique - Bruxelles - le 24 mai 2017
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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 08:44
Afrirampo @ Les Ateliers Claus , Saint- Gilles, le 24 mai 2017

 Afrirampo @ Les Ateliers Claus , Saint- Gilles, le 24 mai 2017

 

Quelque part on a lu:

 With their potential to bring distorted noise to the masses, Afrirampo may end up with an interesting footnote in the history of fucked up rock music.

 

Afrirampo is  Oni (Beppin) and Pikachu (Yasashii).

 The band was active from 2002 to 2010 and reformed in 2016.

 

Florian Hexagen était aux Ateliers Claus...

 

Prestation complètement dingo-géniale des japonaises de Afrirampo hier soir @ Les Ateliers Claus. Après une introduction en forme d'exutoire collectif pour se plonger dans le bain de leur folie contagieuse, on s'est pris pendant une heure non stop des décharges électriques et de bonne humeur dans la face. Il suffisait de voir les sourires à la sortie du concert pour se rendre compte que ce duo-là a quelque chose que peu ont: une énergie et une happy mood tout simplement exceptionnelles.

 Merci les filles, c'était parfait!

Afrirampo @ Les Ateliers Claus , Saint- Gilles, le 24 mai 2017
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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 09:02
Annabel Lee - EP Wallflowers

Annabel Lee - EP Wallflowers

 

It was many and many a year ago,

In a kingdom by the sea,

That a maiden there lived whom you may know

By the name of Annabel Lee;

And this maiden she lived with no other thought

Than to love and be loved by me.

Edgar Allan Poe - 1849!

 

Audrey Marot est devenue Annabel Lee en 2016, après un test chez Iacopo, lors d'un Homeplugged, où avec des copains elle avait assuré l'avant-programme des Holloys sous la dénomination ( pas innocente) Best Good Friends!

Avant cet épisode Audrey, la Luxembourgeoise, pas ducale, devenue Bruxelloise, avait été Auud ( disparue sur facebook/bandcamp et soundcloud), certains l'ont vue membre d'un groupe punk hardcore, d'autres parlent de trip hop, le FBI enquête, malgré tout le boulot prévu par le passage de Trump chez Quick et Flupke!

Luik Records la signe, un premier EP est prévu pour le 2 juin, la release party se déroulera chez Contrebande à Ixelles.

 

Tracklist:

1. Best Good Friend

2. High Hills

3. Stuck in the Mud

4. Period Sex

5. Louisa and Louise

6. Coffee, Coffee

 

'Best Good Friend', tu te rappelles, ouvre la séance auditive, une belle tranche de girlish indie pop avec un penchant retro, rappelant à la fois les girl groups des sixties ( ici les girls ont pour nom Vankou, Valérian Pinaud et Xavier Terracol), Goldie and the Gingerbreads ou The Daughters of Eve, par exemple, et les nanas de Au Revoir Simone ou Tilly and the Wall.

Avec l'approche des beaux jours, cette pop ensoleillée devrait faire le bonheur des garden parties.

T'as besoin d'un peu d'exercice, enfile tes godasses de randonnée, n'oublie pas ta gourde, c'est parti pour l'ascension des 'High Hills', en sifflant un petit air espiègle. Pour te donner un bon coup de boost, les guitares cravachent sans rire.

Le libertin et explicite ' Period sex', déjà clippé, secoue salement pendant deux minutes.

Ne va pas nous traiter d'éjaculateur précoce, mais ce mouvement de va-et- vient brutal a précipité l'orgasme.

Toujours en mode garage pop, la demoiselle propose 'Stuck in the mud'.

Comme maman t'avait recommandé de porter ton costume du dimanche, tu n'as pas participé aux galipettes dans la boue, tu l'as amèrement regretté, ils se sont amusés comme des petits fous.

Voici 'Louisa and Louise', des copines de Thelma.

Annabel nous propose un road movie tapissé d'une gaze de nostalgie, la fin d'une relation amoureuse est suggérée en arrière-plan.

Déjà le terminus se profile, ' Coffee, coffee' baigne dans les mêmes eaux mélancoliques que le morceau précédent.

Le bridge à l'orgue annonçant le dernier couplet séduira les âmes sensibles.

Quant au café au lit, nul doute qu'ils seront nombreux les jeunes gens à vouloir le partager avec la belle enfant.

PS: Annabel, rien ne t'oblige à laver nos chaussettes!

 

Contrebande promet une bière Annabel Lee brassée spécialement pour la release party du 2 juin.

Garde quelques deniers pour te procurer 'Wallflowers', tu risques de le passer en boucle dans le lecteur CD de ta décapotable!

 

Annabel Lee - EP Wallflowers
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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 19:02
Kürzlich verstorbenen: George Reiff, Chris Cornell, Frankie Paul, Kevin Stanton, Derek Poindexter, Tom McClung, Keith Mitchell, Jimmy Copley,Jimmy LaFave

Une nouvelle liste, impressionnante, de décès en ce mois de mai 2017!

 

Le bassiste George Reiff est décédé ce dimanche à Austin, des suites d'un cancer du poumon.

L'homme, qui avait été désigné comme Best Bassist in the Austin Music Poll, avait débuté avec The Haskells avant de rejoindre Joe King Carrasco and the Crowns.

Après cet épisode, George joue avec Big Loud Dog, Zulu Time and the Troll Doll et une douzaine d'artistes de la région d'Austin dont Charlie Sexton ou Kacy Crowley.

Il se lance également dans la production avant d'être invité par Court Yard Hounds, un side project des Dixie Chicks.

Il a également tourné avec Joe Walsh, ex-Eagles, ce qui lui a permis d'avoir derrière lu, un certain Ringo Starr aux drums.

George Reiff avait 56 ans.

 

On sait maintenant que Chris Cornell, retrouvé sans vie la semaine dernière, s'est donné la mort après un concert à Detroit, lors d'une tournée de Soundgarden.

C'est une figure emblématique du grunge qui nous a quittés à l'âge de 52 ans.

Chris c'était: Soundgarden, dix albums studio, des tubes immortels' Spoonman', 'Black hole sun', 'Fell on black days', 'Burden in my hand' ou ' Blow up the outside world', mais aussi Audioslave avec trois membres de Rage Against The Machine, Temple of the Dog avec sur l'album un guest devenu célèbre,Eddie Vedder et cinq albums solo!

Bloody drugs!

 

 

The Jamaican Stevie Wonder, Frankie Paul ( real name Paul Blake) est décédé le 18 mai.

Le chanteur, né aveugle, nous laisse une discographie pléthorique.

He is known for hits including Sara, Cassanova, I Know The Score, Worries In The Dance and Pass The Kushunpeng, d'après le Jamaica Observer.

 

Le guitariste/songwriter Kevin Stanton faisait partie du New Wave band Néo-Zélandais Mi-Sex, auteur de plusieurs top ten singles chez les Kiwis.

Le groupe était actif de 1978 à 1985 avant de se reformer en 2014, en 2016 il avait enregistré un nouvel album, 'Not from here', après 33 ans de silence.

Stanton died on 17 May!

 

La notoriété du bassiste Derek Poindexter n'a jamais dépassé Cleveland, parmi les nombreux groupes pour lesquels il a tenu la basse la presse locale cite Pale Hollow and Pleasure Void , Porpoisehead ou Serlin Spur.

He has passed away at age 52.

 

Le pianiste de jazz Tom McClung ( 60 ans) est décédé.

Le New-Yorkais habitait dans l'Orne depuis plusieurs années.

L'homme avait collaboré avec de grands noms dont Archie Shepp, Yusef Lateef ou Fredrika Stahl.

On lui connaît six albums en tant que leader.

 

Le batteur Keith Mitchell est mort dimanche dernier.

C'est Hope Sandoval de Mazzy Star qui signe l'épitaphe: "Our hearts are broken. We have lost the much beloved Keith Mitchell, a very talented and amazing drummer that we have had the privilege to work with for many years, he will live in all of our hearts forever... We'll miss you Big Fella."

Keith Mitchell a également tenu les baguettes pour Green on Red.

 

Le session drummer Jimmy Copley ( 63) est parti le 13 mai.

La liste des artistes avec lesquels il a collaboré est fort longue: Jeff Beck, Graham Parker, Paul Young, Roger Glover, Ian Gillan et Glenn Hughes , Go West, Killing Joke, Tears for Fears, Seal, Tony Iommi, Paul Rodgers.....

Il a également été le batteur de Manfred Mann's Earth Band de 2007 à 2015 avant d'être remplacé par John Lingwood.

 

Le singer- songwriter Jimmy LaFave a perdu son combat contre le cancer et s'est éteint le 21 mai, deux jours auparavant il donnait un dernier concert.

Le two-time Austin Music Award winner, héritier de Wody Guthrie, Jack Kerouac ou Bob Dylan, nous laisse, heureusement, une discographie fort riche, son dernier album 'The Night Tribe' date de 2015.

"There are no weak spots throughout this long but never dull 56 minute set." écrivait Hal Horowitz en critiquant le disque!

Kürzlich verstorbenen: George Reiff, Chris Cornell, Frankie Paul, Kevin Stanton, Derek Poindexter, Tom McClung, Keith Mitchell, Jimmy Copley,Jimmy LaFave
Kürzlich verstorbenen: George Reiff, Chris Cornell, Frankie Paul, Kevin Stanton, Derek Poindexter, Tom McClung, Keith Mitchell, Jimmy Copley,Jimmy LaFave
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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 14:37
Insecte - EP Deux

Insecte - EP Deux

 

Un avis laconique reçu par mail: le groupe Insecte sortira son nouvel EP le 26 mai prochain, la  release party aura lieu le même soir à l'Atelier 210.

 

Pour rappel,  la cigale, à moins qu'il ne s'agisse d'un grillon, d'une sauterelle ( tu dis Mireille, ah bon, la grande sauterelle, c'est toi!)  ou d'un criquet, a remporté  le concours Du F. Dans Le Texte en 2016 et, dans la foulée, a enregistré un EP,  tout logiquement  baptisé ' Un'.

Oscar Pouts - Lajus (chant, guitare), Louis Oudenot (guitare, synthé), Noé (synthé, choeur), Valentino Neveu (batterie, choeur) et Yerko Lebbihi (bass, choeur), comme tous les riches contribuables français ont quitté Paris pour s'installer à Bruxelles où la bière est meilleure et moins chère, ils n'y ont pas croisé Miossec qui a regagné sa Bretagne natale, mais ils se sont donc mis à composer des chansons, à participer ( avec succès) à des crochets et, à graver huit titres, quatre pour le extended play one et autant pour le second EP qui se vendra en fin de semaine!

 

Tracklist de 'Deux'.

 1. Le Vase Aimé

 2. Lunettes Opaques

 3. ToKyoto

 4. Au Revoir

 

On t'a refilé un lien ( privé) pour écouter en avant-première ce nouvel article qui débute par ' Le Vase Aimé'.

Oscar serait-il objectophile?

Chérir et admirer, jour après jour, un vase, c'est vaseux!

Un séjour prolongé au pays de René Magritte, Paul Marien, Louis Scutenaire a -t-il altéré son cerveau cartésien, tout est possible!

Cette plage reposant sur des sonorités pop harmonieuses et sophistiquées évoquant des groupes tels que Phoenix, Air ou Télépopmusik, offre un doux mélange d'electronica, de chillout  et de surréalisme.

Tu as repassé le morceau en boucles, tandis que la chatte, soudain impudique, est venue se frotter à tes mollets.

Le soleil aveugle en cette après-midi moite, chérie, passe-moi les 'Lunettes Opaques'.

Que vois-tu et qu'entends-tu?

Pas tout à fait...Which is the name of the game, watch a guy watch a dame on any street in town

Up and down and over and across, romance is boss  ... mais presque!

 L'atmosphère dégagée  par ce morceau prête aux rêveries, au désir d'évasion, la raison pour laquelle, sans doute, ce succès d'Andy Williams est venu chatouiller tes neurones.

Il est toujours question d'escapism avec le n°3, 'ToKyoto'.

Mais pourquoi ce titre éveille -t-il  en toi comme des flashes de Marguerite Duras,  tu revois la jolie Jane March dans la version filmée de 'l'Amant'.

C'est probablement un trait d'habileté inhérent au travail de l' Insecte, cette capacité à suggérer des parallèles pas toujours manifestes.

Ils prennent congé avec un  'Au Revoir', répété à l'infini, puis deviennent muets à l'instar des cigales qui vont mourir avant la fin du mois de septembre.

 

Profite de l'été pour aller écouter Insecte, pas besoin de te rendre à Fontvielle, comme Daudet qui aimait se laisser bercer par le chant des cigales, allongé à l'ombre près de son moulin, Insecte se produit  le 26 mai à Etterbeek et le 24 juin, à l'occasion des Fêtes de la Musique, au Cinquantenaire.

Insecte - EP Deux
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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 11:24
Les Nuits Botanique - Thee Oh Sees, La Jungle sous Chapiteau, Bruxelles, le 21 mai 2017.

Les Nuits Botanique - Thee Oh Sees, La Jungle sous Chapiteau, Bruxelles, le 21 mai 2017.

 

Raconte, Florian Hexagen:

 

Et encore une foutue branlée garage rock psyché noisy assénée par les éternels Thee Oh Sees hier soir au Botanique. Les années passent, mais le talent et l'énergie sont toujours là, pour notre plus grand plaisir. Ne les ratez pas sur cette tournée, vous allez encore vous prendre une claque, comme d'habitude!

La Jungle a également plutôt bien assuré sur une scène aussi grande, même si leur formule est plus adéquate et radicale quand servie dans des clubs de plus petite taille.

 

Rodolphe du CHAFF confirme:

 

Ce soir j'avais mon ticket pour Chassol. Je rentre à l'avance, installé près de la console, le concert démarre et vraiment hyper classe. C'est juste super. très inspirant, tourbillon de pensées , je pense à Van der Keuken, aux photos que mon père à prises en Inde quand il est parti seul se perdre en sac à dos, j'avais quatorze ans, je me pose des questions sur le montage et le documentaire. Bref, je sors quand même fumer une clope après quarante minutes de ravissement, grosse dose de classe déjà, donc pause. Et je descends les marches du Botanique. Dernier morceau du live des Oh Sees, un délire de plus de vingt minutes, putain la claque. Là... le même sentiment, vraiment que durant un concert de SUUNS. d'être à moment historique, important, qui éclate le cadre et regarde en avant, libre de tout formatage. Une tuerie, mais vraiment une de ces claques énormes, dont on ne se remet pas. Dans la rue un riff de The Fall en tête.

Les Nuits Botanique - Thee Oh Sees, La Jungle sous Chapiteau, Bruxelles, le 21 mai 2017.
Les Nuits Botanique - Thee Oh Sees, La Jungle sous Chapiteau, Bruxelles, le 21 mai 2017.
Les Nuits Botanique - Thee Oh Sees, La Jungle sous Chapiteau, Bruxelles, le 21 mai 2017.
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20 mai 2017 6 20 /05 /mai /2017 14:35
Warhola - Ulysse - Ancienne Belgique- Bruxelles, le 20 mai 2017

Warhola - Ulysse - Ancienne Belgique- Bruxelles, le 20 mai 2017

 

Bruxelles:  22e édition de la Belgian Pride, vaut mieux abandonner l'idée du déplacement en voiture.

La Stib te dépose à la Bourse vers 18:50', il y  règne une folle ambiance, d'un pas décidé tu arpentes le boulevard avec dans l'idée de t'en jeter une au café de l'AB.

Surprise, une queue conséquente se dessine depuis les portes, fermées, de la salle de concert, il faut se glisser dans le serpentin.

Tu dévisages les convoyeurs, qui comme ceux de Benoît Mariage, gentiment, attendent , le résultat est sans équivoque, tu participeras à une nouvelle édition de Tintin in de kleutertuin.

L'âge moyen avoisine 16 ans, les  proportions: 80% d'Eve, 20´d'Adam.

On nous laisse pénétrer dans le café, nouvelle file avant l'ouverture de la salle, puis ruée vers les premiers rangs.

 

20:00 Ulysse.

Un trio d'indietronica que tu avais croisé à Bruxelles-les-Bains en 2014.

 Depuis Arnaud Duynstee, Benoit Do Quang et Julien Gathy sont déjà passés cinq fois dans les salles du Bota, ont sorti un second  EP, 'Cashmere Guns', et, tout récemment, le single' Acid' featuring Roméo Elvis.

Si à tes yeux la synth pop d'Ulysse s'avère soignée dans les moindres détails: des vocaux éthérés, des nappes de synthé homériques, de temps en temps une guitare âcre..  le flonflon proposé  montre aussi certaines faiblesses: le produit est trop hygiénique, trop nacré, trop Monsieur Propre.

Reproches rejetés par le public de Warhola qui s'est entiché du trio francophone.

Après une intro synthétique, suivie par un ' Brussel, hoe gaat het' opportun, Ulysse lance une plage dream pop esthétique et ouatée devant être ' Cashmere Guns'.

Un second bel effort linguistique pour introduire ' Witness' témoignant des mêmes qualités que la précédente.

Quelques coups peu appuyés sur un drumpad, trois voix aériennes, un soupçon de hip hop, tes petites voisines se dandinent.

Ulysse aux pays des merveilles a invité un MC pour remplacer Roméo Elvis sur 'Acid' , une apparition brève mais appréciée.

Le plus ancien ' Wounds' a fort plu à Pénélope, et quand le polyglotte de la bande a proposé, maak lawaai, elle a aboyé wouh, wouh, wouh, comme ses copines.

' Many times' is ons laatste liedje, puis on reprend le paquebot nous ramenant à Ithaque.

Niet slecht, a conclu Silke!

 

21:10', Warhola s'est  fait attendre pendant dix minutes, les fans sont restées sages!

Tout ce que touche  Oliver Symons se transforme en or, Bazart cartonne et Warhola, vainqueur du Humo's Rock Rally en 2014, une Ancienne Belgique bourrée en 2016, un contrat en poche pour Werchter cet été, suit le même chemin. Le groupe prépare un premier full CD qui doit succéder au EP 'Aura', le single 'Jewels' a été envoyé en éclaireur.

Quatre musiciens en piste avant l'arrivée de la star, sans doute ( ils n'ont pas été introduits) les deux batteurs  Simon Ruyssinck ( The Father, The Son and The Holy Simon) et Niels Meukens ( X!nk), Daan Schepers aux  keys et guitare et Wouter Souvereyns au synth bass.

Dans une semi-obscurité, ils balancent une intro initialement minimaliste avant l'entrée en action de percussions explosives.

Des cris se font entendre dès l'apparition d'Oliver Symons qui arbore une longue veste/chandail très esthétique, 'Reshape' est sur les rails, les pulsations des synthés, soutenus par les drums, viennent secouer tout ton être tandis que la voix de falsetto du leader te transperce le cerveau, tu y ajoutes un lightshow alternant phases lumineuses éblouissantes et périodes obscures et te voilà transporté vers une autre galaxie.

Le show de ce soir permet d'essayer les nouvelles compositions en public, ainsi la setlist mentionne 'Girl' bourré d'effets de voix et terminé en détonation  puissante.

Les titres du EP, reconnus et murmurés par les fans,  le premier single ' Unravel'  ou 'Aura' , relayent habilement des nouveautés envoûtantes telles que 'Woken' ou ' Sportkar'.

L'incroyable voix du frontman s'autorise des escalades vertigineuses, plusieurs fois, elle côtoie des précipices sans jamais défaillir, il déambule de long en large sur la scène, s'installe de temps en temps derrière son clavier, le tapote nerveusement avant de reprendre ses  pérégrinations.

Pendant une de ces primeurs, tu discernes des coloris psychédéliques tels que Lennon/Mc Carthey en avaient utilisé pour 'Lucy in the Sky with Diamonds'

Une première intervention lumineuse à la guitare réjouit les amateurs de rock, mais c'est lorsque Warhola entame 'Lady'  que les gamines entrent en transe.

Puis la playlist mentionne 'Slide', an electronic dancetrack nerveux, emprunté à Calvin Harris, il précède  ' Promise ' prévu pour le prochain album, l'intro de cette plage évoquant Frankies Goes to Hollywood.

' Red' et son final démoniaque achève le set officiel.

 

Les lycéennes n'ont pas eu à se morfondre des plombes avant le retour de leur idole, Oliver Symons revient, seul, pour interpréter 'Summer' ...is gone... a  classic piano ballad, puis le groupe au complet le rejoint pour 'Jewels', le dernier single en date, qui démarre en mode  funk avant de virer dancetrack affolant.

 

Warhola est prêt pour grimper sur les plus hautes marches du podium!

 

 

Warhola - Ulysse - Ancienne Belgique- Bruxelles, le 20 mai 2017
Warhola - Ulysse - Ancienne Belgique- Bruxelles, le 20 mai 2017
Warhola - Ulysse - Ancienne Belgique- Bruxelles, le 20 mai 2017
Warhola - Ulysse - Ancienne Belgique- Bruxelles, le 20 mai 2017
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20 mai 2017 6 20 /05 /mai /2017 09:11
Bai Kamara Jr et The Lonely Free - Zik-Zak, Ittre, le 20 mai 2017

 Bai Kamara Jr et The Lonely Free - Zik-Zak, Ittre, le  20 mai 2017

 

Pierrot et Margaret Destrebecq - King

 

Il y a du soleil sur la route de Bruxelles à Ittre. Mais pas aussi resplendissant que le sourire que nous réserve Annick qui nous accueille derrière son desk trop haut pour elle à l’entrée du Zik-Zak.

Sur le podium, des musiciens peaufinent leur sound check sous l’oreille attentive d’Olivier et pour cela, ils mettent à l’honneur « Pretty Woman » de John Mayall, un de mes artistes favoris de la grande époque du bluesman anglais qui lors de mon service militaire en 1970 a alimenté pas mal ma collection de vinyles.

Ce soir la salle se remplit tout à son aise, il n’y a pas urgence, le concert débute à 20h30 / 20h45 selon notre gentille hôtesse et il n’est que 20h15. Le préposé à l’éclairage de scène joue encore avec ses switches alors qu’en musique de fond, Beth Hart nous met en condition pour recevoir les décibels de « The Lonely Free », un band que je ne connais pas et qui assure la première partie du concert de Bai Kamara Jr.

Alors que sonnent quelque part les trois coups du troisième quart d’heure après vingt heures, les musiciens montent sur scène et entament leur set.

Première étonnement, la voix superbe, qui groove à merveille, de Sophie Kroonen, une voix qui ne « colle » pas au personnage, de prime abord mais qui titre après titre va nous faire vivre d’intenses émotions. Deuxième surprise de la soirée, celle que nous réserve la guitariste, Julie Jeavons. Ce grand échalas filiforme dont la tête semble perdue dans les cintres du Zik-Zak nous déverse des tonnes de notes dans des soli d’enfer et des interprétations très personnelles de morceaux aussi connus que Whole Lotta Love dans un début très bluesy qui bascule en un rock déchaîné sous les vocalises de Sophie, ou un cover de Amy Winehouse, le très célèbre « Back To Black » où Julie laisse libre cours à ses longs doigts sur les cordes de sa gratte. Le troisième à jouer dans les cordes (pas vocales celles-là) c’est Dimitri Evers. Lui, il triture une basse fretless à cinq cordes et pour sûr, ce n’est pas un manche de brosse qu’il manipule. Derrière ses fûts, Stéphane Rossewy n’est pas de reste dans ce band qui nous aura fait passer un très bon moment de rock, nous proposant notamment des compositions intéressantes et qui tiennent la route et des covers très bien revues à leur sauce.

Un petit break le temps d’installer le matos et voilà qu’apparaît le Maître des lieux pour ce soir, Monsieur Bai Kamara Junior. Il débarque seul sur scène et entame sa session par un titre de son nouvel album qui devrait sortir prochainement. Il termine sa chanson et demande aux +/- 50 personnes disséminées dans la salle de se rapprocher de la scène, ce qui change tout de suite l’ambiance et réchauffe l’atmosphère. Il nous annonce une soirée multiculturelle avec tantôt du funk, tantôt du blues, ou encore de la zik hispano et du blues africain. Il est accompagné ce soir de Thierry Rombaux à la basse, d’Eric Moens à la guitare et d'un drummer doué, monsieur Yves Baibay.

La soirée est bien lancée, BKJ danse sur scène et invite le public à en faire de même, ce que ne manque pas de faire un couple âgé qui semble s’amuser follement.

Ceci dit, pour Bai Kamara, la musique n’est pas qu’un amusement, c’est surtout un moyen de faire passer des messages humanitaires, d’alerter le public des dangers du racisme, des problèmes de famine mondiale, du désespoir des réfugiés et j’en passe, ce Monsieur mérite tout le respect du monde tant pour son engagement personnel dans la lutte contre les inégalités sociales que pour ses qualités vocales et musicales.

C’est avec un immense sourire et de la joie dans les yeux qu’il terminera son set, tout acquis à son public, revenant pour un rappel de deux titres avant de disparaître derrière le rideau de scène et réapparaître quelques instants plus tard dans la salle, au côté de Annick qui comme nous a adoré la soirée.

 

Set list de The Lonely Free :

Hoochi Coochi, What It’s All About, I Put A Spell On You, Talking About, Back To Black, Whole Lotta Love,Still Standing, Present Forever To Last, Move over, This World, Songs To Set You Free, / Encore: Rock N’ Roll.

 

Set list de Bai Kamara Jr :

Beautiful People, Going Up The Wrong Way, Misery, It Ain’t Easy, Promise Of Gold, Riverboat Blues, If I Could Walk On Water, Signs, Someday, Got Out Of This, Making Beggars intime, / Encore : Substitute, Fortune.

Bai Kamara Jr et The Lonely Free - Zik-Zak, Ittre, le 20 mai 2017
Bai Kamara Jr et The Lonely Free - Zik-Zak, Ittre, le 20 mai 2017
Bai Kamara Jr et The Lonely Free - Zik-Zak, Ittre, le 20 mai 2017
Bai Kamara Jr et The Lonely Free - Zik-Zak, Ittre, le 20 mai 2017
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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 15:02
Nuits Botanique - Alex Cameron, Jack Ladder - Rotonde du Botanique- Bruxelles, le 19 mai 2017

Nuits Botanique - Alex Cameron, Jack Ladder - Rotonde du Botanique- Bruxelles, le 19 mai 2017

 

Si Alex Cameron, your new favourite loser pour paraphraser la presse anglo-saxonne, n'est pas encore la hype du moment, ça commence à y ressembler, ce soir La Rotonde affichait complet pour le concert du bel Alex, aux dernières nouvelles, toujours membre de Seekae, l'experimental electronic band de Sydney.

 

Pour sa tournée européenne, le dandy qui a déniché un fac-simile de la veste à franges que Roger Daltrey portait en 1965, a emmené Jack Ladder comme support.

 

Jack Ladder ( real name Tim Rogers)  n'a vraiment pas besoin d'une échelle pour agripper le micro, cette girafe, également originaire d'Australie, sévit depuis une douzaine d'années dans le monde musical, on lui connaît quatre albums, le dernier 'Playmates' date déjà de 2014.

En principe le crooner se produit accompagné d'un band, The Dreamlanders, il les a laissés Down Under pour se produire solo.

Le fait d'être orphelin doit l'avoir quelque peu ébranlé, pour lui tenir compagnie dans sa loge, l'organisation, n'ayant pas les moyens de lui offrir une call girl, lui a refilé une bouteille de Jameson qui n'a pas fait long feu.

C'est donc légèrement euphorique, mais également passablement paumé, que Jack hits the stage à 20:30'.

Il ramasse une guitare électrique pour attaquer 'Come On Back This Way', un superbe titre pour lequel Sharon Van Etten avait prêté sa voix lors de l'enregistrement de l'album.

La version roots minimaliste proposée à Bruxelles s'éloigne passablement de l'original, il nous la joue crooner désabusé à la façon de Nick Cave, son timbre se rapprochant de celui de Gordon Lightfoot.

Toujours hésitant, le mec avance ...I'll play a new song for you..., alors que son feuillet indiquait ' Cold Feet' un titre de 2011, il lance une boîte à rythme diffusant une musique electro sur laquelle il place son baryton à la manière de Marc Almond.

Retour de la guitare, je vais vous interpréter un titre plus ancien utilisé sur la bande son d'un porno, ce n'est pas vraiment ma  tasse de thé, mais bon, ça m'a donné l'idée de rejouer ' Dumb love'.

Les parallèles avec Nick Cave ne sont pas ineptes, la voix traînante du grand Jack captive, sa démarche gauche le rend attractif auprès de la gent féminine.

Pas de bol, il relance le programming pour la suivante, ce qui nous donne la même impression de playback que lors du concert en demi-teinte donné, il y a peu,  par Barry Adamson dans la même salle.

Merde quoi, c'est pas une émission de télévision où le chanteur évolue en s'accompagnant de bandes, du faux live, quoi!

Le mélancolique 'Hurtsville',  titre d'un album de 2011, nous réconcilie avec le bonhomme, qui n'a vraiment pas besoin d'artifices pour nous faire apprécier ses talents d'écriture et de chant.

Il y a du Johnny Thunders dans son approche musicale.

Référendum: à la guitare ou with backing track?

Avis partagés, ce sera avec les bandes qui amorcent ' Susan', une valse electro aux relents Leonard Cohen pas désagréables.

Jack prend congé en nous proposant a lovesong about acceptance, you know ...be good to one another ... .

Après un petit salut nonchalant, le poor lonesome cowboy regagne l'arrière-boutique, il évite de peu une chute en se prenant les boots dans le câblage.

A revoir avec band! 

 

 

Alex Cameron.

Le temps d'aller écluser un demi avec quelques connaissances, il est 21:35', tu décides de regagner l'hémicycle, il est plein à craquer, Tom Waits s'égosille sur un microsillon, les lumières se dissipent, quatre ombres déambulent sur scène: Alex, gomina et veste en daim, son complice, Roy Molloy au saxophone, et deux mercenaires, Justin Sullivan à la guitare ou à la basse, et un batteur finlandais, engagé dernièrement.

L'histoire a fait le tour du monde musical, son seul album ' Jumping the  Shark ' sort dans l'indifférence générale en 2013, puis  Siberia Records l'imprime en version physique, en 2014, sans plus de succès,  re-release en  2016  chez Secretly Canadian, cette fois, bingo, ouvrez le tiroir caisse.

L'éternel défaitiste gagne au lotto!

La setlist de ce soir comportera pas mal de nouveautés, à commencer par ' Candy May' qui ouvre le bal et pour lequel Alex gratte une guitare...Candy May I think I'm dying... une amorce qui te situe dans quel univers s'ébat le bonhomme, tu aimais le Lou Reed de 'Berlin', tu vas craquer pour les histoires cafardeuses que narrent le  freak australien.

'Happy Ending' la plage inaugurale de l'album succède à l'histoire de Candy May, t'es pas étonné de lire à droite et à gauche des gens établissant des parallèles avec Alan Vega, même minimalisme, mêmes intonations paresseuses.

Le beautiful loser a abandonné son instrument, les mains désormais libres, il oscille mollement sur scène, se retrouve à genoux, tend le fil du micro au dessus de la tête tout en chantonnant  son happy ending pas vraiment enchanteur, quel genre de fin heureuse peut-il débusquer à Chinatown?

 Une pipe,  a handjob, qui dit mieux?

Il est disert, cet Aussie, avant d'envoyer ' Real bad looking',  il nous confie quelques souvenirs de jeunesse, puis il refuse de faire santé au mec qui lui lance une remarque absurde, no cheers with water, chap, it brings bad luck, on se voit après le gig avec une boisson plus décente, this one is called 'The comeback', je la dédie à mon pote Jack Ladder.

Roy aussi a des choses à raconter, son étude approfondie du tabouret, sur lequel reposent ses fesses, valait tous les contes surréalistes imaginés par les spécialistes du genre.

Pour  l'histoire de ma  1988 Cadillac Coupe DeVille, vous écoutez ' She's mine' , un titre dansant  basé sur de  désuètes sonorités 80's.

Tandis qu'il ramasse sa guitare, un illuminé lance un 'Alex à poil' inopportun, le syndrome Cyril Hanouna, sans doute!

Si tu tiens absolument à voir des hommes nus, je te refile l'adresse d'un hôtel à Lexington, tu leur dis que tu viens de ma part.

Le groupe enchaîne sur 'True Lies' qu'Alex nous croone à la manière de Roy Orbison.

Sur fond disco, il propose ' The Chihuahua'  ou comment se sentir puissant quand on est minuscule.

Ensuite vient un des tout grands moments de la soirée, ' Take care of  business'  en version  synth pop/ post punk mordante ( les claviers vintage, invisibles, sont  programmés, le batteur se chargeant d'envoyer les séquences).

Déjà le dernier titre se profile, une ultime anecdote concernant son passé d'investigator à Sidney précède le titre héroï-comique, 'Marlon Brando' .

 

La Rotonde enthousiaste réclame le retour du personnage charismatique et de ses complices, ils reviennent très vite pour nous envoyer ' Politics of love'.

 On doute qu'il s'agisse du titre que Paul McCartney et  Peter Gabriel ont un jour composé pour Amnesty International sans jamais le diffuser.

Alex Cameron poursuit une tournée européenne qui le verra traverser la France, les Pays-Bas , l'Italie et quelques pays plus au nord.

 

photos- jp daniels/concert monkey

 

 

 

 

 

 

 

Nuits Botanique - Alex Cameron, Jack Ladder - Rotonde du Botanique- Bruxelles, le 19 mai 2017
Nuits Botanique - Alex Cameron, Jack Ladder - Rotonde du Botanique- Bruxelles, le 19 mai 2017
Nuits Botanique - Alex Cameron, Jack Ladder - Rotonde du Botanique- Bruxelles, le 19 mai 2017
Nuits Botanique - Alex Cameron, Jack Ladder - Rotonde du Botanique- Bruxelles, le 19 mai 2017
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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 20:44
Sultan of the Disco au Beursschouwburg - Bruxelles- le 17 mai 2017

Sultan of the Disco au Beursschouwburg - Bruxelles- le 17 mai 2017.

 

Une organisation du Korean Cultural Center Brussels.

Le Beurs, cinq étages plus haut, la Zilveren Zaal, tu dois avaler quelques pils après avoir gravi toutes ces marches, dans 20' le groupe phare de la scène pop sud -coréenne, Sultan of the Disco, viendra faire monter la température, déjà tropicale, de plusieurs degrés.

Inconnu en Belgique, Sultan of the Disco, Korean No.1 Disco Band, remplit les stades en Asie et s'est déjà tapé deux fois le Glastonbury Festival, t'étais donc pas trop étonné de voir la salle envahie par une colonie d' affables jeunes personnes originaires du pays des Hans, quelques Européens, curieux, s'étaient égarés dans la masse, et devant la scène, on notait la présence de deux touristes n'ayant plus vingt ans depuis longtemps.

Le nom du groupe est explicite, Nahzam Sue (Vocal/Synth/Dance), J.J Hassan (Dance/Chorus), Ganji Kim (Drums), G (Bass) et Hong-ki (Guitar/Chorus) ne s'aventurent pas sur un terrain noise rock, leur credo c'est le disco, le funk, la soul des années 70, style musical glorifié par Kool and the Gang, Earth, Wind and Fire, les Bee Gees, le Gap Band, KC and the Sunshine Band, les Three Degrees, les Ohio Players, Rose Royce... sans oublier Donna Summer.

20:45', cinq jeunes gens sortent de coulisses, leur tenue vestimentaire est des plus flashy, des kimonos/robes de chambres aux couleurs vives, des lunettes de soleil ( 3€ chez Zeeman) assorties et pour plusieurs d'entre eux des mules de plage dont la sobriété égale l'éclat du rouge à lèvres d'Irma , une brave fille qui arpente les trottoirs d'une artère fréquentée du haut de la ville en souriant aux hommes seuls.

Aux pieds des deux chanteurs une setlist décorée de hanja artistiques mais indéchiffrables, tu as dénombré douze titres.

Le premier, un disco/rap nous rappelle l'époque glorieuse de Kool and the Gang, les califes coréens ont la bonne idée de ne pas se prendre au sérieux et entament une chorégraphie hilarante, mélangeant mouvements kung fu, gestuelle ample, contorsions et petits sauts audacieux.

Tout le manuel Clo Clo, Camping Paradis, Frank Duboscq y passe, tu te marres comme une baleine, derrière toi, les filles dansent.

Brussels, do you like us?

Yeah!

Oh, ça nous rend heureux!

JJ Hassan le pousse, déclare, assez ri, passons à la suivante.

Tu te souviens d'Imagination, 'Just an illusion' , 'Music and lights'... tu aimais, tu aurais dû venir au Beurs assister aux cabrioles de Sultan of the Disco, de fameux musiciens, des acrobates, et des entertainers improbables.

It's Wednesday night fever in Brussels!

Dis JJ, l'arithmétique c'est pas ton truc, tu dénombres un million de spectateurs/danseurs dans la Silver Room, divise par 10000 et tu approcheras du compte.

Voici 술탄 오브 더 디스코 ( Sunday Nigt Fever), son synthé plastique, son chant de fausset et ses choeurs Earth, Wind and Fire, c'est gluant à souhait et le petit passage rap décoiffe.

Ils enchaînent sur 'The woman at the Abdullah' , un downtempo dans le style des Stylistics.

Ganji Kim reçoit le micro et entame 'Weh eh eh eh eh' , Nahzam embraye, sa voix est transformée au vocoder, t'as l'impression d'entendre Donald Duck tâtant du funk, son copain descend voir les locaux pour leur montrer comment danser le disco à la mode de Seoul, grosse ambiance sur les toits de la rue Orts.

뚱딴지 (Ttungtanji), un nouvel extrait de 'The Golden Age' remue tout autant, des mains se lèvent dans la salle, une Seoul Wave accueille la présentation des musiciens, qui enchaînent sur l'étincelant ' Neon light'.

Annie Chancel te souffle, ça me rappelle mon époque avec les B Devotion.

Puis c'est l'heure du 'Oriental Disco Express', une discothèque sur rails, descendu du wagon en pleine campagne, le quintette part à la chasse aux papillons, ' Butterfly', un petit coup de wah wah, un drumming pesant et une basse ronflante plus quelques mouvements de brasse, pas un lépidoptère ne s'est pris dans le filet, but it's a baby making song, ajoute le chef.

Brussels, 'Tang Tang Bal' is our most funky tune, ready to dance to it, kids?

Bruxelles ne se fait pas prier et virevolte.

Hong-ki et Nahzam Sue se chargent des vocals durant le souple ' Caravan' , la performance s'achevant par l'exubérant disco/rap ' Magic Prince' .

 

 

One more, one more... scande le peuple, les sultans se ramènent et proposent un funk/punk transformant l'assistance en wallabys dopés aux amphétamines, le record étant atteint pour une petite délurée dont le bond a été homologué à 2 mètres 50.

Impressionnant!

 

photos- jp daniels/concert monkey

 

 

 

 

 

 

 

 

Sultan of the Disco au Beursschouwburg - Bruxelles- le 17 mai 2017
Sultan of the Disco au Beursschouwburg - Bruxelles- le 17 mai 2017
Sultan of the Disco au Beursschouwburg - Bruxelles- le 17 mai 2017
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Published by michel - jp daniels - dans Concerts
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