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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 21:25
LABtrio - CD release Nature City - Jazz Station- Saint-Josse - ten-Noode, le 25 février 2017

LABtrio - CD release Nature City - Jazz Station- Saint-Josse-ten-Noode, le 25 février 2017

 

Le LABtrio fête 10 ans d'existence et la sortie d'un troisième disque, ' Nature City'.

Le 24, ces talentueux jeunes gens, dont la moyenne d'âge se situe en dessous de la barre de 30, réjouissaient le Handelsbeurs, ce samedi, Bruxelles les attendait à la Jazz Station, chaussée de Louvain.

Du jazz en apéro, puisque le concert débute à 18h, heure à laquelle l'ancienne gare est pleine à ras bord, il a fallu refuser des candidats auditeurs.

 

Line-up:

-Lander Gyselinck: Drums, Compositions, making weird faces, pour le plus grand plaisir des photographes...

-Bram De Looze: Piano, Compositions, changing forms and laughing, smiling plutôt.

-Anneleen Boehme: Double Bass, Compositions, takin' care of the others et du public également, elle annonce les morceaux in't Frans, English, und in Dutch!

A la lecture de ces noms, une étincelle jaillit dans ton cerveau décrépit: Lander , cet éternel gamin qui accumule les onderscheidingen ( e.a. :Vlaamse cultuurprijs voor muziek, Mia als beste muzikant), en dehors du LABtrio, il s'agite au sein de STUFF, Beraadgeslagen ou Laughing Bastards... , tu l'as croisé à Brosella, au Gent Jazz, à l'AB, au Jazz Marathon etc..., Bram, lui, dirige son propre Septych, il s'amuse avec Antoine Pierre ou Axel Gilain et d'autres jazzmen tricolores, quant à la gentille Anneleen, elle a fondé tout récemment un bass quartet baptisé The Bass Party et elle collabore avec la fine chanteuse Fien Desmet.

 

Il a fallu 15' pour installer tout le monde, ensuite l'équipe se faufile entre les tables et les chaises pour gagner le podium.

'Elevator', la première plage de 'Nature City' est lancée par juffrouw Boehme, pour ne pas effrayer la clientèle, le démarrage se fait en douceur, Lander caresse affectueusement ses cymbales, le pianiste rêve avant de se mettre à triturer les entrailles de son instrument de manière peu sympathique.

Tandis que la double bass répète la même note de manière constante, Bram décide qu'il est l'heure de jouer de manière plus conventionnelle, lentement la composition évolue vers des sphères emplies de mystères, d'embuscades et de pièges.

Un premier break permet à Anneleen de placer un soliloque pas chiffonné, les garçons se joignent à elle pour terminer l'ascension au pas de course.

Ja, Cindy?

Of ik het goed vind?

Bête question, maske, qui n'apprécie pas ces aventures?

'Ihor', composé par Bram De Looze, est introduit de manière minimaliste par le batteur, très concentré, Bram, le rejoint, puis la contrebasse se fait entendre.

Le trio nous propose du jazz sur le fil qui te prend à la gorge, l'étreinte ne sera relâchée qu'après les dernières notes.

Comme libérés, les auditeurs applaudissent pendant de longues minutes.

Patiente, l'élément féminin attend que les clameurs faiblissent pour saisir le micro et présenter les deux premières salves, ainsi que la suivante, une 'Fugue' de Bach traitée façon Blue Note.

Bach et le jazz ne sont pas étrangers, Jacques Loussier, The Swingle Singers, The Modern Jazz Quartet et bien d'autres se sont attaqués à l'oeuvre de Johann Sebastian, on retiendra également l'admiration sans borne de Keith Emerson pour le maître baroque, en 1967, déjà, le 'Rondo' de The Nice contient un extrait de 'Toccata and Fugue in D minor'. La formule proposée par le LABtrio rejette toute vision linéaire de la fugue, l'approche déstructurée peut surprendre.

Frottements et bruissements annoncent ' Twin Peaks' , pièce pour laquelle le piano prend des accents romantiques tandis que Lander a sorti des castagnettes miniatures d'une boîte à malices.

Anneleen, appliquée, grimace en manipulant ses cordes, les cymbales frétillent sous les frôlements du magicien des baguettes, Bram s'applique, la Jazz Station retient son souffle et savoure.

Le set un prend fin avec un morceau dédié aux nombreux individus souffrant de taux de cholestérol trop élevé et d'excès de triglycérides; ' Low fat', un faux swing acrobatique.

 

Pause de 15', pas évident d'atteindre le bar!

 

'Anders' ( album 'Fluxus') engage la seconde mi-temps, même équipe, aucun changement, comme après le coup de sifflet initial, les joueurs décident de mettre la balle en mouvement sans s'énerver.

Ils dessinent de jolies arabesques, ce qui nous permet de rêvasser et de songer à des paisibles paysages agrestes où tu croises fermes isolées et troupeaux flegmatiques, l'air est sain, la ville est loin.

Avec le limpide 'Lumen' on replonge dans la lecture du dernier recueil, tandis que ' Wiggle', dominé par le jeu de batterie, semble plus destiné aux amateurs de montagnes russes et autres attractions brise-cou.

Le piano brode, la contrebasse, sobre, entame un effort solitaire de longue haleine, mais le perfide Lander accélère sensiblement le rythme et pour nous mystifier in extenso nous propose une fausse fin hypocrite avant de terminer en toute décontraction.

'Mental Floss' passe du steeple-chase au romantisme serein puis se fait torrent capricieux, les nombreux changements de directions te tiennent en haleine de bout en bout et quand tu lis FIN au générique, tu applaudis sans retenue.

Nous allons terminer ce set par une seconda adaptation d'une oeuvre de Bach, 'Variation 15'.

Bach servi on the rocks pétille comme une boisson euphorisante et la Jazz Station se lève pour faire un triomphe au LABtrio.

 

Un bis?

A vous de choisir: eighties ou nineties?

Julie, à voix haute: eighties!

OK, put on your dancing shoes voici notre vision du hit ' She's a maniac' de Michael Sembello!

 

La Classe , tout simplement!

 

photos- Cindy DK ( concert monkey)

 

 

 

LABtrio - CD release Nature City - Jazz Station- Saint-Josse - ten-Noode, le 25 février 2017
LABtrio - CD release Nature City - Jazz Station- Saint-Josse - ten-Noode, le 25 février 2017
LABtrio - CD release Nature City - Jazz Station- Saint-Josse - ten-Noode, le 25 février 2017
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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 06:01
Album -  A Supernaut ‎– LAMENACE

Dans l’oreille de JPROCK THE DARK FEATHER

A SUPERNAUT : LAMENACE (2017)

Après de multiples concerts en Belgique et en France A SUPERNAUT sort son premier album « LAMENACE « fruit d’un travail de plusieurs mois de composition et pré-production au studio Americain et disponible dans les bacs depuis ce 1er février.

Et « LAMENACE « constitue une excellente surprise !

D’emblée le son vous écrase comme un panzer lancé à toute vitesse, et même si certaines compos s’en sortent avec plus d’honneurs que d’autres ( "See Me" , " Xeption" , " The Future " , "The Sword part 1 and 2 " ), il se dégage de ce brûlot une énergie folle qui incite l’auditeur à remettre sans cesse l’album sur sa platine et à courir voir le band en live.
Classé quelque part entre le heavy metal teinté 70's-80's et le stoner, le trio dont le nom est un discret clin d’oeil à Black Sabbath se compose de Thomas à la guitare, de Nico à la basse et Jay F. à la batterie.
Seul léger point faible, une voix qui se cherche encore par moment mais qui se révèle néanmoins étonnante sur certains titres ( on pense à Marilyn Manson sur « The Future » ) .
Mais dans l’ensemble cet opus est une première salve
incandescente qui tient plus que ses promesses, un réel bain de jouvence dans lequel on se replonge aux racines du mal.
Alors jetez vous sur cet album, montez le volume à fond et enjoy !!!

A Supernaut 'LAMENACE' Tour 2017

20 FEVRIER - LE CHAFF - BRUXELLES
22 AVRIL - LE ROCKERILL - CHARLEROI
MORE DATES ANNOUNCED SOON !

A S U P E R N A U T
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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 14:58
Album- ABEL CAINE : Miracles

Dans l’oreille de JPROCK THE DARK FEATHER :

ABEL CAINE : « Miracles « (2017)

Formé en 2013 par les frères Greg et Micka Chainis et drivé vocalement par Milann Lafontaine ( le fils de Monsieur « Coeur de Loup » ), ABEL CAINE a sorti ce 17 février « Miracles « un 1er album très dansant qui plaira aux amateurs de pop teintée de soul avec quelques touches electro.
Faisant suite à l' EP « East West » relativement prometteur, l’album s’écoute comme on déguste un ice-cream par une chaude journée d’été, on en ressent une forme de plaisir immédiat, mais malheureusement après consommation la fraîcheur dégagée s’estompe rapidement.
Ce mélange de pop, de soul légèrement funky nous est servi avec talent et plaira sans nul doute aux amateurs du genre, mais manque à mon goût vivement d’aspérités.
C’est propre (parfois trop), servi juste à bonne température et porté par la très belle voix de Milann mais dommage que l’album ne témoigne pas réellement de l’énergie communicative que dégage le groupe sur scène.
En résumé « Miracles » est un bien joli album bien ficelé pour un premier opus, auquel on aura du mal à trouver de réels défauts mais qui ne déclenche pas non plus un enthousiasme débordant.
Mais que cette réserve totalement subjective ne vous empêche pas de jeter une oreille sur ce band sympathique et généreux qui en garde visiblement encore beaucoup sous la pédale.

Tour dates for 2017
4 MARS - COASTER - BRUXELLES
7 AVRIL - TAVERNE DU THEATRE - LA LOUVIERE
22 AVRIL - WOLFROCK - DOUR
26 AVRIL - LA MACHINE - BRUXELLES
20 MAI - SENEFFE FESTIVAL
24 JUIN - CONCERTO A 5€ - REBECQ
MORE DATES ANNOUNCED SOON !
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Infos artiste
Brand new single : Electric Purple (available on iTunes )
Debut album : Miracles (release date 17.02.2017)
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Published by JPROCK - dans Albums
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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 13:09
Suite du feuilleton décès: Larry Coryell, Leon Ware, Horst Maier-Thorn, Joe "Boogie" Dunlap, Jorge Dell

Mort du Godfather de la fusion, le grand guitariste Larry Corryel.

C'était en 1971, lors du défunt Jazz Bilzen, que tu prends connaissance de la musique de Larry Coryell, l'homme avait déjà enregistré trois albums , pas mal de tes copains avaient déjà quitté la plaine limbourgeoise, le jazz ne les branchait pas.

Grave erreur, sur scène Larry Coyell était plus performant que bon nombre de guitaristes rock, un ouragan!

Ce génie prolifique compte une discographie pléthorique, des albums à son nom, d'autres avec le projet Eleventh House comprenant e.a. Randy Brecker ou Alphonse Mouzon et plusieurs albums en tant que sideman.

Assurément Larry fait partie de l'histoire du jazz et du rock.

Il est mort dimanche dernier à 73 ans!

 

Leon Ware nous a quittés le 23 février, le gars de Detroit était non seulement chanteur et songwriter mais sa réputation de producer n'est plus à faire: Michael Jackson, Marvin Gaye, Minnie Riperton, Quincy Jones, tous ont fait appel à ses services.

Il nous laisse une dizaine d'albums de r'n'b, soul, disco, le dernier ' Moon Ride' datant de 2008.

 

Trois décès dans le monde du metal: Horst Maier-Thorn, guitariste pour Bonfire de 1986 à 1988, ex-  Cacumen de 1979 à 1986.

En 1988 sa place est prise par Angel Schleifer au sein du groupe allemand.

 

 

Joe "Boogie" Dunlap a fait partie  du death metal band texan Prophecy au sein duquel il tenait la guitare, on l'entend sur une demo de 1996 et sur l'album 'Foretold...Foreseen'  de 1998, son nom est également crédité sur le split Prophecy/Perversist de 1999.

 

Jorge Dell, lui aussi guitariste, a fait partie de Angkor Vat, un thrash metal band en provenance d'Uruguay , avant de rejoindre ceux-ci il officiait chez Fakin Birra, plus groovy que le précédent.

 

Suite du feuilleton décès: Larry Coryell, Leon Ware, Horst Maier-Thorn, Joe "Boogie" Dunlap, Jorge Dell
Suite du feuilleton décès: Larry Coryell, Leon Ware, Horst Maier-Thorn, Joe "Boogie" Dunlap, Jorge Dell
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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 09:52
APOCALYPTICA - 20 years of  Playing Metallica by Four Cellos - Cirque Royal, Bruxelles - 24 février 2017

APOCALYPTICA - 20 years of  Playing Metallica by Four Cellos - Cirque Royal, Bruxelles - 24 février 2017
Le billet de JPROCK :

En mai 1996 APOCALYPTICA enregistrait son 1er album " Apocalyptica plays Metallica by Four Cellos".
Huit titres instrumentaux revisités pour quatre violoncelles électrifiés . Le choc !
Un album atypique mais qui s'avère rapidement à l'écoute marqué du sceau de l’évidence.
Vingt ans plus tard le band décide de réenregistrer cet opus de référence et de partir le réinterpréter sur les routes avec une halte en Belgique ce soir au Cirque Royal.

A peine rentré dans la salle on s’étonne quelque peu de la configuration assise, mais finalement le public s’en accommodera et se lèvera comme un seul homme dès que l'ambiance montera d'un cran .
Eicca Toppinen, Paavo Lötjönen, Perttu Kivilaakso and Antero Manninen tous diplômés de la Sibelius Academy from Helsinki démontrent comme à chaque fois sur scène leur immense talent .
Quelle joie de savourer ces classiques de Metallica interprétés de main de maître dans des versions formidables pour 4 cellos, et dès « Enter Sandman » qui ouvre le show le public est aux anges.

Le concert se déroule en deux parties, la première d’une durée d’1 heure environ et après un break de vingts minutes la deuxième légèrement plus longue qui voit l’arrivée en renfort du batteur Mikko Sirén.
Rapidement le public et le groupe vont se lâcher et l’ambiance va monter crescendo, la foule jouant fréquemment le rôle de lead singer.

« Lorsque nous avons enregistré cet album nous avions l’ambition d’en vendre quelques copies… » déclare Wicca Toppinen, »
" Jamais nous n’aurions pensé avoir ce succès, vendre des millions d’albums et être ici ce soir 20 ans plus tard . Merci à vous ! «

En effet, le style metal neo classique d’Apocalyptica draine aujourd’hui des millions d’aficionados de par le monde et les salles de concert où ils se produisent affichent régulièrement sold out.
Et six de leurs huit albums enregistrés à ce jour proposent leurs propres compositions inédites. Quel magnifique parcours !
Mais bien sûr ce soir ce sont les compos de Metallica qui font se lever la foule comme " Fade to Black" , « For Whom the Bell Tolls » et « Until It Sleeps » et le groupe nous réserve même une jolie surprise avec « Escape » titre encore jamais interprété sur scène ni par Apocalyptica ni par Metallica.
« Seek and  Destroy « met tout le monde d’accord avant que le band ne revienne on stage pour un final avec « Nothing Else Matters « et « One « .
Le public est debout et acclame les cinq musiciens durant de longues minutes.

Apocalyptica c'est du grand art, une expérience sans cesse renouvelée à chaque performance du groupe, dont on ne se lasse pas.

 


Texte et photos : JP vanderlinden aka JPROCKTHE DARK FEATHER.

Setlist :

Enter Sandman
(Metallica cover)

Master of Puppets
(Metallica cover)

Harvester of Sorrow
(Metallica cover)

The Unforgiven
(Metallica cover)

Sad but True
(Metallica cover)

Creeping Death
(Metallica cover)

Wherever I May Roam
(Metallica cover)

Welcome Home (Sanitarium)
(Metallica cover)

----------------------------

Second Set with drums :

Fade to Black
(Metallica cover)

For Whom the Bell Tolls
(Metallica cover)

Fight Fire With Fire
(Metallica cover)

Until It Sleeps
(Metallica cover)

Orion
(Metallica cover)

Escape
(Metallica cover)

Battery
(Metallica cover)

Seek & Destroy
(Metallica cover)

Encore:

Nothing Else Matters
(Metallica cover)

One
(Metallica cover)

APOCALYPTICA - 20 years of  Playing Metallica by Four Cellos - Cirque Royal, Bruxelles - 24 février 2017
APOCALYPTICA - 20 years of  Playing Metallica by Four Cellos - Cirque Royal, Bruxelles - 24 février 2017
APOCALYPTICA - 20 years of  Playing Metallica by Four Cellos - Cirque Royal, Bruxelles - 24 février 2017
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Published by JPROCK - dans Concerts
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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 14:51
Few Bits + Kite Base / Ancienne Belgique ( Club)- - Bruxelles, le 22 février 2017

Few Bits + Kite Base / Ancienne Belgique ( Club)- - Bruxelles, le 22 février 2017

 

Si dans la grande salle le concert de Benjamin Biolay affichait sold-out, on ne se bousculait pas vraiment au Club qui présentait pourtant une affiche, féminine, engageante: Few Bits + Kite Base!

 

Karolien Van Ransbeeck, un petit whisky pour noyer le trac, venait présenter l'album ' Big Sparks' au public bruxellois et Kite Base allait nous faire découvrir plusieurs plages d'un premier album, 'Latent Whispers' prévu pour le mois de mai.

 

20:15' Kite Base.

Le projet, étonnant, formé par deux bassistes en jupon, la formidable Ayşe Hassan de Savages et une frêle blonde, Kendra Frost, bassiste chez Blindness jusqu'en 2013 et guest singer chez Black Needle Noise.

Leur set intense, d'un peu plus de trente minutes, aura frappé les imaginations, c'est une certitude, ce duo va faire des vagues dans un avenir imminent.

Un: les filles sont plutôt agréables à observer.

Deux: musicalement les Londoniennes font preuve d'imagination et d'originalité, deux basses et une boîte à rythmes engendrant un post-punk, proche de Siouxsie, s'appuyant sur des beats electro sombres.

Une grosse claque pour pas mal de monde, leur stand merch a vu défiler des dizaines de nouveaux fans!

Les filles ouvrent par ' Soothe', Ayse, à genoux, s'amusant avec son jouet pour émettre des stridulations pas vraiment mélodieuses, sa compagne se joint au mouvement en manipulant le sequencer pour créer un environnement sonique avant de se mettre au chant et de caresser sa basse de manière moins âpre.

Ce premier titre mordant a réussi à rameuter les piliers de comptoir face à la scène.

Kendra, en français dans le texte: ' Bonjour, ça va?', ce seront les seules paroles prononcées jusqu'au salut final, elles enchaînent sur ' Blueprint', plus noir que bleu.

Elles nous rappellent l''urgence qu'affichait PJ Harvey à ses débuts.

Basse en disto pour ' Grids', en froide guerrière, Ayşe Hassan pointe son instrument en direction des premiers rangs, une tueuse, on vous dit!

La machine balance des beats écrasants, les nanas retournent au front avec ' Transition' qu'il faudra reprendre depuis le début, la technologie ayant refusé tout secours!

Pas désarmée pour autant, la plus sauvage nous sort un jeu phénoménal.

Scénario similaire pour 'Miracle waves' qui fait des vagues géantes!

' Nineteen' et l'obsédant ' Dadum' mettent un terme à une prestation ayant semblé trop courte pour pas mal d'auditeurs!

Merci beaucoup, nous sommes Kite Base, elles se tirent et nous laissent tout penauds!

Leur tournée se poursuit en Allemagne.

 

Few Bits

Ta première rencontre avec Karolien Van Ransbeeck date de 2010, Few Bits, solo, assurait le support de Rebecca Pronsky à Toogenblik ( Haren).

Depuis, tu as croisé l'ex choriste d'Admiral Freebee à plusieurs reprises, avec full band, en trio, solo.

Ce soir elle a embarqué cinq musiciens talentueux pour sa prestation à l'AB, Tim Coenen à la twelve stings / Peter Pask devenu bleu avec Bjorn Eriksson, à la basse/ Jules Lemmens aux drums/ Nico Janssens, que tu as croisé plusieurs fois avec Star Club West, à la guitare, aux keys et backings et le jeune papa Steven Holsbeeks à la guitare, backings et parfois claviers.

Karolien zingt et manie une acoustique ou des shakers.

' Sweet warrior' ouvre.

Bienvenue dans l'univers indiefolk/americana feutré et intimiste de Miss Van Ransbeeck.

Tu ne jures que par Eileen Jewell, Tift Merritt, Gretchen Peters, tu vas vénérer Few Bits, ses vocaux délicats, légèrement éraillés, et les arabesques dessinées par les guitares.

T'as pris un filet, oui, I'm going ' Chasing rainbows' , cette plage mélancolique est suivie par le uptempo ' I will set you free' et si tu veux faire rouler les dés, à ta guise!

' Big sparks' débute en mode ballade avant de faire des étincelles.

L'americana de Few Bits peur se teinter de nuances shoegaze/postrock ou slowcore, selon les besoins, l'équipe entourant la demoiselle peut tout faire!

' Days' joue la carte indie atmosphériques, Nico Janssens nous gratifie d'effets vertigineux, le timbre de l'élégante ( chemiser blanc/ short noir/coiffure classique) Karolien s'approchant de celui de Liz Phair.

' Starry eyed' is about raging waves, c'est vrai que ce satané vent annonce une tempête pour la nuit!

Le titre, soigné, emballé, elle veut entamer 'Anyone else', elle gratte son instrument, rien!

Koen, au secours, ça marche plus!

Un bandage adhésif, on reprend.

Elle ne craint pas la solitude, cette fille, ...I feel good when I'm by myself...

'The wolves' connaît une attaque bluesy et le beau ' Shell' est dédié à la famille ( 8% du public) qui a fait le déplacement.

Le sublime ' One night friend' provient également du premier album, il précède l'épicurien ' Summer sun' qui nous invite à folâtrer au soleil.

La dernière, la préférée de Jules, non pas César, Jojo, Jules Lemmens, se nomme ' Do your best', elle a le don de rendre le sourire à tous ceux qui ont été engueulés par leur boss au boulot.

 

Bis.

Solo, car Joke, refuse de monter sur scène pour l'accompagner, ' Pick you up'.

Le band la rejoint pour terminer la soirée par le soyeux 'People' et 'Souvenir' qui voit Matthias Bastiaens ( guitariste remplaçant) prendre place à côté de Jules, qui lui a refilé une cowbell et une baguette.

Il est 22:40', la fête s'achève, Few Bits a, une nouvelle fois, convaincu et tenu le public en haleine de bout en bout.

 

 

En mars à New-York ( Rockwood Music Hall) !

 

photos- jp daniels/concert monkey

 

 

 

 

 

Few Bits + Kite Base / Ancienne Belgique ( Club)- - Bruxelles, le 22 février 2017
Few Bits + Kite Base / Ancienne Belgique ( Club)- - Bruxelles, le 22 février 2017
Few Bits + Kite Base / Ancienne Belgique ( Club)- - Bruxelles, le 22 février 2017
Few Bits + Kite Base / Ancienne Belgique ( Club)- - Bruxelles, le 22 février 2017
Few Bits + Kite Base / Ancienne Belgique ( Club)- - Bruxelles, le 22 février 2017
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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 13:30
Cass McCombs - Het Depot ( Foyer) - Leuven, le 21 février 2017

Cass McCombs - Het Depot ( Foyer) - Leuven, le 21 février 2017

 

Le matin, tu lis ' derniers tickets', à 20h, quand les portes daignent s'ouvrir, les hôtesses nous guident vers le Foyer.

JP est bien élevé, il n'a proféré aucun juron, tu l'as fait à sa place: bordel, godv.!

 

 

Ta dernière rencontre avec  Cass le Californien remonte à décembre 2009, au Botanique, depuis le singer-songwriter a accumulé les albums: cinq!

Le dernier 'Mangy Love' (2016) jouit de critiques laudatives.

 

A l'entrée, on questionne: is er een voorgramma?

Son pianiste assure le support.

Un nom?

Chopin!

T'as pas vraiment cru ce drôle et à 20:30', un barbu vêtu d'une chemise de bûcheron, made in Texas, prend place derrière le Fender, le Roland et d'autres brols électroniques, il se présente, Hello, I'm  Frank LoCrasto!

Pendant 30', Frank va nous abreuver d'instrumentaux que certains ont qualifié d'analgésiques, la plupart de ces plages marquées synth exotica peuvent s'entendre sur son dernier album qui a reçu ' LoCrasto' comme nom de baptême.

Une première rêverie liturgique se voit illustrée de samples volière exotique avant de virer easy listening, façon Barry Manilow .

Bruit de fond idéal pour une attraction foraine, on peut aussi lui conseiller d'aller jouer au coin d'une rue dans une station balnéaire quelconque, de déposer un béret sur le sol, Amédée qui joue de l'orgue de barbarie à Argelès le fait tous les ans, ce qui lui permet de se payer un litron de cépage syrah chaque soir!

Même scénario pour les suivantes, un univers figé quelque peu désuet, exempt de toute trace de nocivité.

Cet exercice gymnopédiste, à mi-chemin entre Satie, André Brasseur et James Last, aurait plu à grand-maman.

La suivante se nomme ' Hotels' , ensuite il reprend du Henry Mancini, non, pas le thème de la panthère rose' et enfin il termine par ' Simple Times'.

Reposant!

 

A 21h, lorsque le  Cass McCombs Band  pénètre dans la buvette, celle-ci est pleine à ras bord.

Frank reprend place derrière ses orgues, tout au fond de la maison, on distingue le batteur Otto Hauser, un gars fort demandé aux States, Vashti Bunyan, les Black Crowes, Elvis Perkins, Sharon Van Etten, e.a., ont déjà fait appel à ses services, le grand  Dan Horne tient la basse et face à nous, Cass et sa Fender .

Quelques soucis techniques avant d'entamer le gig, puis le quartet attaque ' Big Wheel', un extrait d'un double album de 2013.

Une belle tranche, brûlante, de country rock tendance americana.

Le ton est donné, les musiciens jamment comme des chefs, les harmonies vocales, même si il faudra régler le volume pour Dan, sont d'un haut niveau, les riffs de guitare cinglent, la basse est impériale, Otto n'est pas le huitième nain, son jeu est d'une efficacité à toute épreuve et Frank s'éloigne à des milliers de kilomètres de ses plaisanteries précédentes, il abat un boulot comparable à celui de Benmont Tench chez Tom Petty.

Le laid-back ' Bum bum bum' succède au premier fait d'armes, puis vient  le superbe et allongé 'Opposite house' qui éveille en toi comme des flashes de Steely Dan.

' Morning Star' reste en mode midtempo, la délicatesse de la mélodie, digne des Byrds, est soudain bousculée par un solo de basse à la wah wah, on avait déjà mentionné Tom Petty, on peut ajouter Kurt Vile ou Sun Kil Moon.

La subtilité et la légèreté  de ' Medusa's Outhouse' te transportent haut dans un fluide gazeux flou quand tout à coup ta songerie est interrompue car Cass cesse son chant harmonieux pour répéter plusieurs fois.. it's so easy you try... avant de nous placer un solo lumineux et de reprendre le fil.

Du bel ouvrage.

Il lui vient l'idée de nous emmener ' In a Chinese Alley', une ruelle pas dépourvue de violence, le solo de guitare fait salement mal pendant que les copains jouent aux métronomes.

Otto n'est pas descendu du bus, il a décidé de changer de rythme pour lancer  le lament précieux, ' Cry'.

Après un titre intitulé ' Sleeping', sur une playlist incomplète, Cass décide de reprendre un morceau plus ancien,  'Dreams Come True Girl' date de 2009 et sur l'album Karen Black assure les secondes voix.

La  charmante ballade se mue soudain en noise chaotique et voit apparaître une nana sérieusement allumée qui, après avoir bousculé et arrosé tout le monde en agitant une chevelure trempée, grimpe sur scène pour un numéro exhibitionniste pour lequel il manquait la barre verticale.

La givrée poursuit son festival pendant ' Run sister run', il s'agit d'éviter de dangereux coups de pied qui effleurent certaines parties sensibles de nos anatomies.

Le band ignore les extravagances de la cousine de Miley  Cyrus, qui vient d'entamer un pugilat avec un adversaire inexistant, et achève son morceau.

Un coup monté?

La séance était filmée par un petit chauve à lunettes!

Leuven, ' County line' is our last track.

Une dernière perle évoquant les jams du Grateful Dead.

 

Bis.

Pas la peine de quitter la salle, on discute le coup et on vous emballe deux tranches bien saignantes.

Le lyrique ' I'm a shoe' et un fuzzy rock fraîchement sorti du garage.

 

Tout Louvain a quitté le Depot le sourire aux lèvres, Cass et son band ont répondu à toutes les attentes en donnant un show fascinant!

 

photos- jp daniels ( concert monkey)

 

 

 

 

Cass McCombs - Het Depot ( Foyer) - Leuven, le 21 février 2017
Cass McCombs - Het Depot ( Foyer) - Leuven, le 21 février 2017
Cass McCombs - Het Depot ( Foyer) - Leuven, le 21 février 2017
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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 11:52
Album - Altre strade di Francesca De Mori

Album - "Altre strade" di Francesca De Mori

 

Francesca De Mori, de Milan, enseigne le chant all’Accademia di Musica Moderna di Milano e all’Accademia F. Gaffurio di Lodi, tout en ayant obtenu un diplôme di conduttore di classi antistress ad indirizzo bioenergetico.

En 2014, elle participe au concours The Voice of Radio 2 et atteint le stade des demi-finales.

Depuis pas mal de temps, Francesca, accompagnée de son quartet, écume les clubs de jazz de Lombardie ou Vénétie, son premier album ' Altre Strade' est depuis peu dans les bacs.

 

Huit plages de jazz vocal haut de gamme!

 

1 Altre strade

2 L'isola

3 Liberamente

4 A che servono gli dei

5 Come l'acqua

6 La ruota del tempo

7 Il gioco delle illusioni

8 E ti vengo a cercare

 

'Altre strade' la plage titulaire nous emmène dans un univers jazz vocal classique, du swing parsemé d'intonations typiquement transalpines, la voix impressionne, le piano gambade (Salvatore Pezzotti) , Francesca en digne héritière des grandes dames américaines ( Ella, Sarah, Lena Horne) laisse du champ à ses musiciens qui en profitent sans faire preuve d'outrance.


Tu embarques sur une frêle embarcation, direction ' L'isola', nonchalamment tu laisses une main glisser dans une eau paisible, quelques nuages blancs parsèment un ciel bleu azur, tu rêves, bercé par cette voix veloutée et une trompette Chet Baker.

Une superbe chanson!

 

' Liberamente' évoque un jazz aux coloris Michel Legrand, le piano, une nouvelle fois, voltige gaiement tandis que les arrangements somptueux perceptibles en arrière-plan et le chant saccadé de la madame transforment ' Liberamente' en morceau hautement délectable.

 

Oublie Jupiter, Neptune, Pluton, à la rigueur, retiens Apollon, car la suivante le swing divin, 'A che servono gli dei' n'a pas besoin de leur protection pour séduire tes pavillons.

 

La contrebasse de Daniele Petrosillo amorce la ballade ' Come l'acqua' .

Oui, comme l'eau, mais comme une eau vive, chère à Guy Béart.

Ensuite le chant limpide, presque récité, de la cantate italienne se balade sur les gammes de Salvatore, soutenues par un ensemble de cordes majestueux.

 

Rien ne peut arrêter ' La ruota del tempo', on s'arrêtera pourtant pour écouter l'incroyable solo de trompette tailladant cette mélodie joliment rythmée.

Du grand art!

 

En mode midtempo, 'Il gioco delle illusioni', introduit par le piano , baigne dans des climats mélancoliques accentués par les violons plaintifs et une trompette d'un romantisme late night jazz.

 

Le voyage se dénoue avec 'E ti vengo a cercare' , un titre de Franco Battiato qui, ici, reçoit un traitement latin jazz élégant.

 

Francesca De Mori espère un jour pouvoir présenter son spectacle dans notre petit pays.

Ceci est un appel au Music Village, à l'Archiduc, au Sounds, au Hopper, au Jacques Pelzer Jazz Club et autres clubs de jazz, ainsi qu' aux organisateurs de festivals ( Gent Jazz, Dinant, Middelheim, Brosella...) !

 

 

 

 



 



 

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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 12:11
Fin de route pour: Tony Davis, Al Jarreau, Damian, Barbara Carroll, Carol Lloyd, Tony Särkkä, Peter Skellern, Clyde Stubblefield, Maurice Vander, Robert Fisher
Tony Davis était le guitariste des Spinners , un folk group de Liverpool populaire dans les années 60, leur répertoire était composé de sea shanties, de folk songs ou de skiffle music.
 
Leur discographie compte plus de 40 enregistrements, "In My Liverpool Home" ainsi que leur version de "Dirty old town' étant les titres les plus joués à la BBC.
 
Tony Davis est mort le 10 février.
 
 
La légende Al Jarreau est décédée deux jours plus tard ( respiratory failure).
 
Ce chanteur extraordinaire a récolté pas moins de sept Grammy Awards.
 
Il nous laisse plus de 20 albums dont le fabuleux 'Breakin' away' de 1981.
 
Le titre "We're In This Love Together" est resté pas moins de 24 semaines dans le Billboard.
 
Sa voix de velours, ensorcelante, restera à jamais inégalée
 
 
Damian, qui s'est éteint le 12 février, a connu un top ten avec sa version de ' The time warp' , un titre issu du Rocky Horror Show.
 
Le chanteur de Manchester a ensuite repris 'Wig Wam Bam' des Sweet, classant le titre à la place 49 dans les UK charts.
 
Par après il disparaît dans l'anonymat.
 
 
La pianiste de jazz Barbara Carroll, originaire du Massachusetts, a vu sa flamme s'éteindre à l'âge de 92 ans.
 
A la fin des années 40 elle était considérée comme la première fille à jouer du bebop, son trio comprenait Chuck Wayne( guitar) et Clyde Lombardi (bass).
 
Plus tard, un certain Charlie Byrd remplace Chuck comme guitariste au sein de son groupe.
 
Bizarrement dans les années 70 elle change de cap pour accompagner des artistes tels que Kris Kristofferson ou Rita Coolidge, ensuite elle pianote dans différents cabarets.
 
 
D'Australie nous vient la nouvelle du décès de Carol Lloyd, Australia’s first ‘Rock Chick’ .
 
Son glam rock comparable à celui de Suzy Quatro , son air rebelle et ses vocaux musclés déclenchaient l'enthousiasme au pays des kangourous.
 
Après avoir quitté le groupe Railroad Gin, elle monte son propre Carol Lloyd Band qui n'aura sorti qu'un full album, 'Mother was asleep at the time'.
 
A redécouvrir!
 
 
Tony Särkkä, alias IT, était un multi-instrumentaliste suédois d'origine Rom ayant officié au sein de plusieurs metal bands, tels Abruptum, Vondur, Marduk, Dissection, 8th Sin ou Ophthalamia.
 
Ce grand du black metal nordique est décédé à l'âge de 45 ans le 14 février.
 
 
"You're a Lady" en 1972 c'était Peter Skellern, le singer-songwriter anglais, devenu prêtre en 2016 a rejoint Dieu le 17 février.
 
Il nous laisse plus de 20 albums et plusieurs singles..
 
Pour la petite histoire, Hugues Aufray, mais aussi Brigitte Bardot, ont repris son tube sous le titre ' Vous, ma lady'.
 
 
Le batteur Clyde Stubblefield est surtout connu pour avoir accompagné James Brown.
 
C'est son jeu funky qui s'entend sur 'Cold Sweat', ' I got the feeling', ' Say it loud, I'm black and proud' ou ' Sex Machine'.
 
Avant de rejoindre James Brown, il jouait du jazz puis a accompagné Otis Redding.
 
Il dirigeait aussi son The Clyde Stubblefield Band avec lequel il écumait les clubs de Madison ( Wisconsin).
 
Des problèmes de reins ont mis fin à son aventure le 18 février.
 
 
Le pianiste de jazz Maurice Vander nous a quittés le 16 février.
 
Maurice Vandershuer, de son vrai nom, était le pianiste de Claude Nougaro mais c'est en jouant du bebop qu'il débute sa carrière.
 
Carrière pendant laquelle il joue avec Django Reinhardt, Bobby Jaspar, Don Byas, Stéphane Grappelli ou Kenny Clarke, e.a.
 
 
Robert Fisher died of cancer on February 12, 2017.
 
Robert Fisher c'était Willard Grant Conspiracy, un des tout grands adeptes de l'alt.country.
 
Un groupe que tu as eu l'occasion d'admirer plusieurs fois dans nos humides contrées.
 
Crépusculaires et majestueuses, les compositions de Robert Fisher frappaient les imaginations.
 
Le groupe a enregistré 10 albums studio, le leader de WGC avait également l'habitude de jouer solo ou accompagné par Jackie Leven.
 
A great loss!
 
Fin de route pour: Tony Davis, Al Jarreau, Damian, Barbara Carroll, Carol Lloyd, Tony Särkkä, Peter Skellern, Clyde Stubblefield, Maurice Vander, Robert Fisher
Fin de route pour: Tony Davis, Al Jarreau, Damian, Barbara Carroll, Carol Lloyd, Tony Särkkä, Peter Skellern, Clyde Stubblefield, Maurice Vander, Robert Fisher
Fin de route pour: Tony Davis, Al Jarreau, Damian, Barbara Carroll, Carol Lloyd, Tony Särkkä, Peter Skellern, Clyde Stubblefield, Maurice Vander, Robert Fisher
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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 15:11
Izzy Bizu, Dom McAllister à l'Orangerie du Botanique,Bruxelles, le 17 février 2017

Izzy Bizu, Dom McAllister  à l'Orangerie du Botanique,Bruxelles, le 17 février 2017

 

Le panneau Sold Out s'affiche à l'entrée, l'écran prévient :

Portes: 19:30'

Dom McAllister: 20:00

Izzy Bizu: 21:00

 

Les portes s'ouvriront à 19:35', près du bar on sent toute l'Orangerie vaciller aux sons de basses tonitruantes, le mec à la table est malade, avance un mec dans la queue, ce n'est pas le cas, lorsque, enfin, Ali Baba prononce la formule magique et que JP se rue frontstage, on distingue, une casquette, rouge, s'employant à pratiquer avec plus ou moins  de bonheur l'art du deejaying.

Pour nous c'est clair, finie la comédie, les mecs concentrés sur leurs manettes et platines ne valent pas deux lignes, donc on scrute l'horizon en contemplant les jeunes filles, fort nombreuses, garnissant l'Orangerie.

Quoi, si j'ai reconnu un titre?

Une version goulash de ' Clint Eastwood' accouplée à ' No diggity'.

A 19:58, le bidouilleur manipulait toujours ses joujoux , quand Dom McAllister  se pointe, accompagné par un musicien se chargeant du programming et des synthés.

Dom McAllister n'est pas roux, ne joue pas au foot, ne porte pas le kilt et ne boit pas de pure malt au goulot, ce jeune homme, courtois, chante.

La notice du Bota le qualifie de précoce, à 22 ans Mozart avait déjà composé une douzaine d'opéras, cinq ou six symphonies, 42 sonates et 6 ou 7 oeuvres sacrées!

Le jeune homme, lui,  a  sorti une paire de singles et prépare un EP, pour lequel il n'a pas encore imaginé de titres, vos propositions sont les bienvenues.

Genre?

Soulful pop parsemée d'electronica et de r'n'b lisse.

Il démarre le set par un midtempo soyeux, il te faut 3 minutes pour t'habituer à la voix de fausset de Dom, les gens qui avancent un rapprochement avec Jamie Woon n'ont pas tout à fait tort.

Une fois que tes pavillons se sont accoutumés à ce chant castré, tu te rends compte que le garçon, et son acolyte, ne manquent pas de talent.

Ils enchaînent sur une ballade soul diluée, au potentiel radiophonique évident, pour ensuite proposer un mash up de  ' Luv'/  I know there's gonna be (Good Times) pour lequel Dom s'est mis à gratter une guitare.

Dans la même veine qu' Ed Sheeran, le duo nous propose encore trois titres de soul sophistiquée, sinueuse et décontractée dont ' Walking' et ' In time' audibles sur soundcloud.

Au fond, des gens tels que James Ingram ou Dobie Gray, dans les seventies/eighties, avaient ouvert la voie à cette veine de r'n'b édulcoré, seulement à l'époque l'electonica était inexistante!

 

Retour de DJ Anonymous, plus de trente minutes de crossfading n'intéressant que lui, à 20:57', la PA met abruptement fin à ses manoeuvres... pas content, il était!

 

Encore un peu de patience avant l'arrivée d' Isobel Beardshaw , alias Izzy Bizu, BBC Introducing artist of the year en 2016.

En été, Izzy passait au Pukkelpop, le 2 septembre paraissait son premier full CD, 'A moment of madness', il était logique que son passage au Bota fasse salle comble.

Une salle garnie de lanternes empruntées à Madame Claude, de coussins et de tapis achetés  le matin même place Liedts.

Izzy est accompagnée par trois musiciens compétents, un drummer puissant, un gars se chargeant des claviers/synthés et son copain  Mika Barroux, avec lequel elle a composé plusieurs titres, à la guitare, basse ou clavier.

Un mot sur le physique de la dame, on l' a vue au naturel avant le show, maquillée et coiffée sur scène, dans les deux cas c'est le genre de personne pour lequel les hommes se retournent en la croisant.

Un taupe-model?

Oui, et doublé d'une voix à faire frémir le barbare le plus sanguinaire!

' Diamond', le titre étrennant l'album, inaugure le show.

Une plage sereine rappelant la grâce d'une certaine Sade, la voix veloutée t'enrobe comme la couche de chocolat enveloppe le caramel d'un chokotoff.

' Fly with your eyes closed' s'avère tout aussi sophistiqué et attrayant.

Mika troque la guitare pour une basse, le breezy ' Naïve soul'  séduit, seul regret l'absence de choristes, les backings sont samplés,  et de section de cuivres.

Surprise lorsque l'accorte demoiselle s'adresse au public, elle semble introvertie, intimidée, la voix est chétive et peu perceptible, ce n'est plus le cas en attaquant le groovy ' Skinny' qui balance agréablement;

Si vous le permettez je me débarrasse de ces encombrantes chaussures, elle sourit, le band a entamé 'Adam and Eve' décoré d'un solo de guitare pas débile.

Le fantôme d'Amy Winehouse surgit!

' What makes you happy' jouit d'une intro bluesy et c'est à ' It's a man's, man's man's  world' que bizarrement ton cerveau s'accroche.

En mode slow, ' Circles' puis la ballade guitare/voix ' Confession song', nous prouvent que mademoiselle Izzy a plus d'une corde à son arc.

Le côté jazzy de la composition et le timbre de la séduisante chanteuse évoquent Minnie Riperton, disparue bien trop tôt!

Retour au r'n'b avec ' Lost paradise' porté par un orgue sautillant , 'Open to you' succède à cette plage irrésistible.

Quelques minauderies avant' Talking to you', le dernier single.

Une voix s'élève pour lui rappeler qu'elle a été choisie pour assurer l'avant-programme de la prochaine tournée de Coldplay, elle confirme et attaque  le sirupeux ' Sweet like honey' .

Une batterie guerrière amorce ' Give me love', un uptempo bien enlevé...gimme love, gimme love... Bruxelles lui en donne à profusion.

Confidence: avec les musiciens, on vivait tous sous le même toit, ce qui explique la grande complicité, ' Mad behaviour' a été écrit avec le petit Frenchie, Mika!

Le tube  ' White  tiger', repris par la chorale locale,  achève le set normal.

 

L'ovation répond aux attentes, la clique rapplique.

Izzy et le batteur qui a reçu la basse vont s'asseoir aux pieds du drum kit, avant d'entamer les rappels, Izzy gratifie Bruxelles d'une version a capella de 'Fool's Gold' titre qu'elle avait enregistré en 2013 sur le EP  'Coolbeanz', puis vient le jazzy  ' Floating lamps'    et sa gymnastique vocale audacieuse.

La fête prend fin avec ' I know'  une dernière plage extraite de l'album!

 

La tournée se poursuit aux Pays-Bas et en Allemagne!

 

photos- jp daniels/concert monkey

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Izzy Bizu, Dom McAllister à l'Orangerie du Botanique,Bruxelles, le 17 février 2017
Izzy Bizu, Dom McAllister à l'Orangerie du Botanique,Bruxelles, le 17 février 2017
Izzy Bizu, Dom McAllister à l'Orangerie du Botanique,Bruxelles, le 17 février 2017
Izzy Bizu, Dom McAllister à l'Orangerie du Botanique,Bruxelles, le 17 février 2017
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