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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 14:38
De Corsari's - Kasteelfeesten in Beersel le 2 juillet 2017

De Corsari's - Kasteelfeesten in Beersel op 2 juli 2017

 

 

Les 21è Kasteelfeesten n'ont pas été gâtées par une météo capricieuse, averses de pluie et rares éclaircies ont tenu pas mal de locaux chez eux le samedi, un léger mieux le dimanche a permis aux différents producteurs de streekprodukten de faire moins grise mine.

Après un repas dominical sobrement arrosé à la portugaise, tu te rends vers le château où une matrone, qui a failli sourire, te réclame un € pour pénétrer dans l'enceinte, De Corsari's en finit avec son soundcheck, t'as le temps de siroter une Lambiek en souriant à Sidonie.

Ce n'est pas ta première rencontre avec le partyband de  Roel Vanderstukken et Sarah De Koster, tu les avais croisés au Stroppenconcerten ( Halle) en 2015, ze lokken iedereen naar de dansvloer, disait la pub de l'époque, iedereen sauf toi, leur mix nostalgique, distrayant pendant 30', avait réussi à  t'irriter après ce laps de temps, le rock passé au presse-purée devient indigeste, même s'il est servi avec une bonne dose de houblon.

 

Une échevine joviale introduit le combo, une bande annonce collée sur ' Tequila' fait de même, quatre musiciens, sapés Chris Isaak, se pointent, Guitar: Dave Wyns/ Keys: Pieter Goossens/ Bass: Mathias Moors/ Drum: Jan De Maeyer, dit facebook, mais on apprend que Pieter s'est tiré et a cédé la place à un barbu qui ne mange pas halal, een zekere Dirk et que Dave tourne avec Cleymans en Van Geel, sur la même scène hier soir, Kevin le remplace.

Sarah, printanière, dans sa robe rouge et Roel, toujours aussi fanfaron, rappliquent et attaquent un premier medley: 'Whole Lotta Shakin' Going On', ' Such a night', ' See you later, alligator', puis un titre qui comme en 2015 t'échappe, c'est frustrant... you and me, me and you forever.... ( c'est qui, merde!), 'Good Golly Miss Molly' avec comme à Halle trois lignes d'harmonica et un beau sprint du pianiste, ' At the hop', 'Lucille' et un bref retour de Miss Molly, soit 10 minutes similaires à l'entrée en matière proposée sur la plaine sise pas loin de l'ancienne chicoreibranderij Pacha.

Dames en heren, admirez le petit solo de Kevin qui introduit la seconde mosaïque, ' Speedy Gonzales' aux petits oignons et aux piments, Kevin, assez ri, tu étais très bien en Carmem Miranda, maintenant tu reprends ton rôle, petit!

La clique a embrayé sur 'Let's dance', 'The locomotion', 'These boots are made for walking', ' C'mon everybody' , ' Bye, bye love', attendez, je consulte mes notes d'il y a deux ans et je vous souffle la suite: 'Hello Marylou' - 'Wake up little Suzy' et 'Bad Moon Rising' .

Une copie conforme, quoi!

Beersel semble apprécier, il est vrai que les entertainers se mouillent le maillot et que les musiciens connaissent leur boulot, un hic, avec les medleys, tout est coulé dans la même graisse, mais pas de panique,  la Commission européenne  n’a  aucune intention de bannir les frites belges, ou tout autre type de frites!

Chapitre trois, essuyez-vous les doigts avant de tourner la page, s.v.p!

Beersel, vous êtes beaux!

Sais pas ce qu'il a bu mais mon voisin ressemble à un taureau avachi, passons!

Frappez dans vos mains a u b!

Sont disciplinés, ce soir, clap, clap, clap... 'Let's twist again', Gilbert, un supporter d'Anderlecht, aux biceps ratatinés, twiste, sa moitié le rappelle à l'ordre, kom zitten.

Sur scène ils passent au surf, ' Surfin USA' et comme Brian Wilson est programmé à Ostende le 4 juillet ils enchaînent sur 'Get around'.

Chubby, ça va?

' Do the hucklebuck'!

Ce soir, mon chou!

Une tranche de rock au programme: ' Great balls of fire', ' Johnny B Goode' ' Hello Josephine', bien les kazoos, ' Hound dog' ' Reet petite', et ' Tutti Frutti'.

Repos!

Ben Weyts: zingen jullie niet in 't Vlaams?

 Ça vient, menneke!

Un prix Nobel ' De laatste dans'  et un second ' Jij hebt mij bedrogen', le curé les as entendus en confession, ' Geen wonder dat ik ween',  ' Zo mooi, zo blond en zo alleen', puis la pure merveille que l'on doit à l'illustre Zangeres zonder Naam, ' Mexico', Farinelli passait par là, il s'est tapé casser la voix, la troupe est restée exotique et a amorcé olé, olé, ' E Viva Espana' suivi par Rita Deneve ' De allereerste keer'.

Terminus, on reprend l'anglais, ready, les nounours?

' Black is black',' I can't help myself'( ah, les Temptations!) , ' Baby come back', ' Drive my car', ' et Pretty woman' avec séance de drague.

Ok, c'est pas la joie de n'entendre que 45" de chaque titre mais tu t'y fais.

Koen: Beersel, c'est la dernière!

Nee, réagit Anneke!

Pas de panique, Anneke, t'en as pour 10'.

' Woolly Bully', pendant lequel deux ou trois kets, malicieux, ont pris les chanteurs pour cible et leur catapulte des capsules, une maman intervient, kom, Jonas, ne reste pas avec ces voyous.

' C'est la vie' ( You never can tell),  ' Money', ' Keep on running', 'Gimme some lovin', ' You really got me', ' All day and all of the night', bravo, Spencer Davis Group et les Kinks, le meilleur du British Boom pour mettre un terme à la prestation,  merci De Corsari's!

 

Un ventripotent propose un rappel, les corsaires remontent sur le podium, Jan attaque ' Summertime blues', Gaston vient d'enfiler sa 15è Kriek, il n'a pas le blues, ' Do you love me', ' Come on let's go' et ' La Bamba' clôturent la party.

Après un final en mode Crazy Horse Saloon aus Poperinge, les matelots quittent le rafiot, en route pour de nouvelles aventures!

Le 24 juillet aux Parkconcerten à Ninove!

 

 

 

De Corsari's - Kasteelfeesten in Beersel le 2 juillet 2017
De Corsari's - Kasteelfeesten in Beersel le 2 juillet 2017
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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 17:57
Jean-François Maljean - Showcase à la FNAC City 2 - Bruxelles, le 1 juillet 2017

Jean-François Maljean - Showcase à la FNAC City 2 - Bruxelles, le 1 juillet 2017

 

Tandis qu'à Werchter ou à Couleur Café, les festivaliers pestent contre des conditions météorologiques pitoyables, vive les bottes, les K-Ways, les sacs de couchage trempés et autres joyeusetés..., au dernier étage du complexe City 2, abritant la FNAC, Jean-François Maljean termine l'exercice de balance précédant un showcase prévu à 16h.

L'homme, qui a écrit une autobiographie intitulée ' Lâchez les Chauves' , quoi, ah bon, ce sont  les Fauves, vient présenter son dernier disque, un hommage à son ami Pierre Rapsat, décédé il y a quinze ans, 'Entre rêves et illusions' (Maljean joue Rapsat), sur lequel il reprend, au piano, 16 chansons écrites par Pierrot avec lequel J F a travaillé de longues années.

 

Petit rappel historique, à Verviers, musicalement, on cite Pierre Rapsat, Francis Géron du Spirit of 66, Jacques Stotzem et Jean-François Maljean, ces quatre bougres ont un passé commun.

Mentionnons quelques groupes dans lesquels on a retrouvé l'un ou l'autre: Les Tricheurs, les Ducs, Virginia, Smoky Mokes.

Celui qui semblait avoir le plus de potentiel était naturellement Pierre, encore Raepsaet à l'époque, il score un hit en 1970 ( 'Time is up') avec les Tenderfoot Kids, puis se retrouve dans Laurelie ( un album devenu collector's item), avant d'être débauché par Piero Kenroll pour faire partie de l'aventure Jenghiz Khan ( album 'Well Cut'), une larme s'écoule en pensant à cette époque bénie.

C'est en 1973, que Pierre devient Rapsat et sort un premier album solo ( New-York) en deux versions, anglaise et française, tu avais vu les Tenderfoot Kids et JenghisKhan sur scène, tu ne pouvais pas rater les débuts de Rapsat, profitant d'une permission, le service militaire existait toujours en 1974, tu le vois sur la scène du Beursschouwburg.

Les albums se succèdent, Pierre est accompagné  sur disque et sur scène par le groupe Transfert dans lequel on retrouve, Christian Willems (batterie), Jean-François Maljean (claviers), Christian Wagemans (basse) et Christian Boissart (guitare).

Plus tard, les routes de Rapsat et de Jean-François se séparent, le pianiste fait équipe avec Christian Willems pour former Maljean Willems, on leur doit plusieurs albums, ils ont connu  un passage à Forest National avant Chris De Burgh, puis comme Manset, JF  décide de voyager en solitaire, sort une vingtaine d' albums New Age qui cartonnent en Chine, pays où il remplit des salles immenses sous son nom asiatique Shang Ma Long!

 

Il est 16:01, J F, fébrile, attend l'annonce officielle d'un responsable de la FNAC, nous sommes huit, face à son Yamaha, à attendre comme lui.

Rien ne bouge, l'artiste décide de s'introduire lui-même, descend de scène, s'applaudit avant de remonter sur le podium, une séquence illustrant parfaitement le surréalisme à la belge!

Le set débute par ' Passagers de la nuit' , immédiatement la magie opère et pourtant le son du Yamaha est loin de valoir celui du Steinway, avec lequel le pianiste a l'habitude de se produire.

Le quizz a démarré,  qui reconnaîtra le plus vite l'extrait du n°6 des ventes belges à l'Ultratop?

 Lors du mini-concert de Louvain-La- Neuve j'ai vendu 150 exemplaires du CD, Bruxelles peut faire mieux, si chaque auditeur se procure 12 albums.

Trois notes ont suffi pour que V7nce ne lance  ' Les rêves sont en nous' .

Cette ballade avait été reprise par Johan Veminnen sous l'énoncé ' Alle dromen zijn van ons'.

La Fnac applaudit, J F, Dieu le Père, le Fils et l'Esprit sain et saint, sourit, un premier acquéreur se dirige vers le râtelier où trônent les albums, le pianiste décide d'embraser la cafétéria, mais rassurez-vous pas comme l'Inno en 1967.

Vous permettez, je vérifie le dos de la pochette pour être certain que la suivante fait partie du disque, le pudique  ' Jardin secret', repris par Jasper Steverlinck, est bien sur l'album. 

Le Verviétois n'a pas composé ' Crocodile rock' mais bien le superbe 'L'enfant du 92ème' qu'il avait offert à Jeanne-Marie Sens.

Ce chef-d'oeuvre est terni par une courte interférence qui ne déconcentre pas l'organiste, un petit coup sur l'ampli, emprunté à ma fille, un second album  vendu, je rattrape Roger Waters dans les ventes à Bruxelles, puis vient ' Illusions'.

Jean-François ne se fait plus vraiment d'illusions sur le sérieux des programmateurs radio en région wallonne mais il ne manque assurément pas d'humour.

Un voisin émet la proposition de le voir remplacer les deux casquettes sévissant dans The Voice , histoire de rehausser le niveau.

Le Steinway me manque, soupire -t-il en entendant de nouveaux craquements, un coup d'oeil au chrono, braves gens il vous reste 28 ' pour acheter 148 albums .

' Les artistes d'eau douce' date de 1977, ce titre nostalgique fait ressurgir de douces images d'un passé moins morose.

Le maître arrangeur force l'admiration, son talent et ses mots d'esprit, touchent un  public qui après un passage inaperçu de Jésus de Nazareth est monté du statut de maigre à conséquent, t'as failli téléphoner à l'apôtre Matthieu pour qu'il réécrive un verset de son Evangile.

Cela n'a pas échappé à l'oeil de lynx du pianiste qui du coup vante ses 20 albums précédents puis amorce 'Ensemble', que V7nce, décidément incollable, aura été le premier à reconnaître.

Pas de panique, Bruxelles, je ne compte pas interpréter, après le mise en sourdine de la machine à café, ' Judy and co' en mode Richard Clayderman.

Ce titre ayant représenté la Belgique à l'Eurovision en 1976 connaît pas mal d'airplay in Vlaanderen, nul n'est prophète en son pays disait Montaigne ou Jules César, me souviens plus!

Crac, crac, crac...L'ampli refait des siennes, j'en profite pour me désaltérer avant d'attaquer une mélodie que seuls les esthètes reconnaîtront.

 Il y avait une initiée dans l'assistance, elle a dévoilé le titre, 'Le plaisir des yeux', un inédit que Pierre Rapsat avait composé  alors qu'il était déjà atteint par la maladie, sur l'album le morceau est chanté en duo par JF et Céléna , une moitié de   Céléna  Sophia.

Je dédie la suivante à ma charmante épouse/manager qui me supporte depuis 12 ans, voici ' Ensemble' le seul morceau que je chanterai en m'accompagnant au piano.

 

Une queue de candidats acheteurs, attendant une dédicace, s'est formée, Shang Ma Long ne battra aucun record aujourd'hui mais nous étions nombreux à avoir été séduits par ce mini-concert généreux et humain.

 Merci Monsieur Jean- François Maljean, envoyez-nous une carte postale de Changchun lors de votre prochain voyage au pays du Lotus Bleu!

 

 

Jean-François Maljean - Showcase à la FNAC City 2 - Bruxelles, le 1 juillet 2017
Jean-François Maljean - Showcase à la FNAC City 2 - Bruxelles, le 1 juillet 2017

merci v7nce!

Jean-François Maljean - Showcase à la FNAC City 2 - Bruxelles, le 1 juillet 2017
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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 11:23
Stereo Grand at King Haakon Bar, Kyleakin ( Scotland) - July 1 2017

Chronique du concert de Stereo Grand à Kyleakin (Ecosse)

 

Reportage et photos : Pierrot et Margaret Destrebecq - King

 

Etape n°2 de leur « Tour of Scotland » après un passage à Perth et avant une performance à Glasgow, Stereo Grand entend faire connaître leur nouvel album au public du « King Haakon Bar » dans un petit village d’Ecosse en bordure du Loch Alsh, la bourgade de Kyleakin, autrefois fameuse pour la longueur des files de voitures attendant le ferry pour rejoindre Kyle Of Lochalsh venant de l’île de Skye pour repartir vers Fort William par la A87.

Actuellement et depuis 1995, un pont majestueux enjambe ce détroit rendant obsolète le ferry et du coup, le village s’est tourné ostensiblement vers le tourisme et offre quantité de BandB, hôtels et restaurants aux gens de passage.

C’est donc à des locaux mais aussi à des touristes de passage que le band va apporter quelques moments de pur bonheur musical.

Pour notre part, nous avions calqué notre séjour en Ecosse sur leur agenda de manière à être ici sur place, au King Haakon Bar ce samedi 1er juillet 2017 et à pouvoir profiter pleinement de ce close-up exceptionnel.

Comme nous étions sur place le 30 juin, nous avons demandé au landlord du bar où il installerait les musiciens, histoire de choisir le meilleur endroit en prévision du lendemain. Il nous a indiqué trois tables dans un coin de sa salle en nous disant qu’il allait les dégager. Je crois qu’il s’attendait à recevoir un petit trio guitare, fiddle et accordéon comme c’est souvent le cas dans les bars en Ecosse. Il ne s’attendait certes pas à devoir vider complètement la moitié de son établissement pour que le band puisse installer son matériel. Le bar devient vite trop petit, c’est que Stereo Grand n’est pas un quelconque petit combo, ils ont du matos à installer et pas qu’un peu.

Nous assistons avec patience au sound check, enfilons nos bouchons d’oreilles vu la proximité des haut-parleurs et voilà que commence la performance de ce soir avec en mise en bouche le titre « Stereo », titre phare de leur premier album « The Invisible Wall » sorti en juillet 2012 et qui pour ma part n’a pas eu l’écho qu’il méritait bien que certains titres ont été programmés sur les ondes belges, mais pas assez à mon goût. Ils enchaîneront avec « This Is All » toujours de ce très bon premier album avant de nous gratifier de trois titres de ce nouvel opus qui est encore meilleur, mieux peaufiné, avec des sonorités qui rappellent (pardonnez du peu) certains titres de Pink Floyd, avec de superbes harmonies vocales et de très belles mélodies. La suite du concert sera une alternance de titres de l’un et l’autre album, avec parfois un cover de Archive ou de Bowie, et une reprise, à ma demande, de leur premier EP qui m’avait déjà scotché, « Yeah, yeah, yeah » titre qui a soulevé l’enthousiasme des « punters » du comptoir.

Ce nouvel album, « Somewhere A Silver Bullet Lies » n’est certainement pas à ignorer et j’ai pris un pied énorme à ce concert. Merci à Rodger Hughes the Wee Glaswegian (au clavier et au chant), à Jean-Philippe Risse (au chant à la guitare au clavier), à Yves Daloze (à la guitare et ce n’est pas un manche je vous assure et au chant), à Nico Denis (à la basse) et Stefan Boucher (aux drums et aux cymbales) sans oublier une petite dame bien sympa qui est venue prêter sa voix pour un titre et m’a dit s’appeler Nitya.

Merci à Stereo Grand d’être venu si loin pour jouer comme si c’était dans mon salon.

Ils ont encore à leur programme un concert à Londres et un à Coventry sans oublier d’autres dates à voir sur leur site web  http://www.stereogrand.com/ ou leur page Facebook https://www.facebook.com/stereogrand/

 

Set List : Stereo – This Is All – As It Sound – Bottle In The Dust – The Leech – Buddy Fisher -A Sense Remain – Gunfire – Fireworks – By Your Side – Stereo part II – Yeah Yeah Yeah - One Night Superstar – Life – Beautiful Mind – Final Act – Distant Memory  - et d’autres que j’ai oubliés.

Stereo Grand at King Haakon Bar, Kyleakin ( Scotland) - July 1 2017
Stereo Grand at King Haakon Bar, Kyleakin ( Scotland) - July 1 2017
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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 09:43
Reverent Juke au Festival Musiq 3 - Flagey, chapiteau place Sainte-Croix- Ixelles, le 30 juin 2017

Reverent Juke au Festival Musiq 3 - Flagey, chapiteau place Sainte-Croix- Ixelles, le 30 juin 2017

 

Septième édition du Musiq 3 Festival.

La radio belge francophone de musique classique s'associe à Flagey, au Marni et à l'Abbaye de la Cambre pour mettre à l'honneur le roi des instruments de la musique classique, mais aussi du jazz: le piano.

Le festival a donc été baptisé: Touch!

 

Plusieurs concerts annonçaient 'complet' en ce dernier jour du moins de juin, marquant le début de l'exode pour bon nombre de Belges.

Pour assister aux représentations gratuites du chapiteau, il suffit de se présenter à l'heure.

A 20h le menu propose Reverent Juke, a badass and very versatile Swing Band that can go from early and NO jazz, to the essence with hard swinging 30's style, all the way up to the swinging and bluesin' 50's , d'après un fan, danseur/chorégraphe!

Line-up:

 Clarinette : Martin Bolton/Trompette : Olivier Faber/Saxophone : Mathieu Najean/Piano : Renaud Crols/Contrebasse et Chant : Andrew Bolton et Batterie : Tom Lambrecht.

 

Le band est dirigé par  Mathieu Najean, qui sévit également au sein de L’Amicale de la Nouvelle- Orleans et de  Laurent Vigneron and the Po’boys, quand il n'intègre pas le sextet de Pauline Leblond ou le tentet de Geoffrey Fiorese.

Les autres vents soufflent également dans toutes les directions, Martin chez l'Amicale de la N - O, la Femme Belge, Pierre André et les Matinaux  e.a. , la trompette s'entend dans la même Amicale de Louisiane.

Tom, qui aime mieux Jelly que Jerry, tambourine chez The L-Town Connection, Andrew, le frangin de l'autre, ne le quitte jamais, il emmène son encombrant instrument sur scène dans l'Amicale de la N O ou chez Swing Boulevard, quant à Renaud, tu l'as plus souvent croisé au violon, notamment aux côtés de Patrick Ouchène. Ce féru de musique des Balkans joue avec Les Violons de Bruxelles ou Sitardust, et a aussi tourné avec les illustres Taraf de Haïdouks.

Tout ce beau monde a l'habitude d'animer les soirées dansantes où d'habiles acrobates s'adonnent aux joies du Lindy Hop, du Charleston ou du Shim Sham.

 

Pas de séance d'échauffement, le révérend entame son sermon par le standard ' Swing Swing Swing' , sur les tables, dressées face au podium, les verres cabriolent telles des sauterelles folles, les cuivres s'en donnent à coeur joie, le piano sautille et la rythmique émerveille.

Adieu la technologie du 21è siècle, bonjour les années swing.

Andrew au chant pour  "Who Walks In When I Walk Out?", un cheval de bataille de Louis Armstrong avec Ella au chant.

La clarinette s'échappe, le piano la relaye, le medium swinger from the early days of jazz ravive des souvenirs chez les plus anciens.

Place au moody 'East St-Louis Toodle-Oo' de Duke Ellington, suivi par le swing volage et sautillant ' Front and Center'.

T'as faim?

Je connais un petit resto où on sert ' The Frim Fram Sauce' , je sais que tu détestes les pork chops ou les fish cakes, on va se régaler, bébé avant de reprendre la route vers L A sur la 'Route 66'.

Une superbe version, touffue et emballante, Dave aurait voulu entendre la guitare de Chuck Berry, pas de bol, il était au paradis!

Après une intervention publicitaire d'une brave dame, membre du comité organisateur, le combo se dirige vers la fin du premier set et balance le dixieland Chutes du Niagara ' At the Jazz Band Ball' popularisé par Bix Beiderbecke pour terminer avec un ' Shufflin' and Rollin' ' bouillonnant!

 

Pause et pour toi il est temps de prendre congé, t'es attendu à table!

 

Reverent Juke se produira aux Gentse Feesten dans quelques semaines, ça va swinguer sur l'Escaut!

 

Reverent Juke au Festival Musiq 3 - Flagey, chapiteau place Sainte-Croix- Ixelles, le 30 juin 2017
Reverent Juke au Festival Musiq 3 - Flagey, chapiteau place Sainte-Croix- Ixelles, le 30 juin 2017
Reverent Juke au Festival Musiq 3 - Flagey, chapiteau place Sainte-Croix- Ixelles, le 30 juin 2017
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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 14:47
Dominocity and the Dominettes at RECOmmerce n°4 - Abbaye de Forest- le 29 juin 2017

Dominocity and the Dominettes at RECOmmerce n°4 - Abbaye de Forest- le 29 juin 2017

 

RECOmmerce n°4,  un projet d’art dans l’espace public, organise, pendant une semaine, diverses activités culturelles à l'Abbaye de Forest.

Ton attention est attirée par le concert/performance de Dominicity et les Dominettes, l'enfant, de père inconnu, de l'artiste pluridisciplinaire Dominique Thirion ( Charleroi/Danses, peintre, chanteuse occasionnelle...), elle a réuni une équipe ( féminine) entière de foot, remplaçants inclus, pour former les Dominettes, des nanas au parcours hétérogène, auxquelles  elle a demandé de se mettre à nu en reprenant en public leurs chansons préférées.

Nous avons reconnu quelques Vedettes délurées, des comédiennes/majorettes, des artistes visuelles, des poétesses/boxeuses ou des vidéastes... voici les noms avancés sur le flyer: Madely Schott, Christine Grulois, Béatrice Guenet, Dominique Thirion, Catherine Rouvier, Isabelle Bats, Géraldine Miesse, Julia Clever, Muriel Bersy, Pascale Barret, Evy Vandeput et Ingrid Heiderscheidt. et  en invitée, Laetitia Yalon!

Les mâles, dominés, formant Dominocity étant les redoutables: Jef Mercelis ( keys) et son frangin, Remi Mercelis ( keys)  , Stefan Huber alias Vinz ( guitar) , Teuk Henri, een gelukkige verjaardag, ( guitar) et Patrick Clauwaert ( drums).

 

 

Représentation annoncée à 20h, à 20h30 l'élément masculin s'installe, Jef a été bombardé maître de cérémonie, il nous promet plein de filles et du soleil, mais ce n'est pas ' Dirladada'  que CriCri, alias Christine Grulois, a choisi pour entamer l'aubade, mais bien le blues distingué ' I don't know' de Ruth Brown, trois choristes, dont une mignonne fillette, se chargent des backings, les musiciens, en mode jazzy, font merveille.

Jef sans casaque: straight from Ramatuelle, voici Domino Hallyday et ' Quelque chose de Tennessee',  paroles et musique: Michel Berger.

Le moteur connaît quelques ratés, les masques, à l'effigie de Tennessee Williams  et de ses connaissances, se marrent.

Muriel Bersy s'attaque à Patrick Coutin, ' J'aime regarder les filles' et nous plonge dans une ambiance Saint-Tropez, époque Brigitte Bardot/ Gunter Sachs.

And now, ladies and gents, straight from somewehre, Miss Babashung avec ' Je fume pour oublier que tu bois' .

Americana on the rocks!  

C'est Jef, non t'es pas tout seul, qui se charge des lead vocals de ' Girls just wanna have fun' de Cindy Lauper en version destroy, décorée d'un ballet inquiétant de perruques multicolores cachant tout le visage des filles.

La palme revient à la coiffure rose se brossant des bottillons, en peau  de chinchilla, avec une brosse à cheveux dénichée au Kringwinkel.

Absolument hilarant, le second degré règne en maître absolu ce soir!

En nu, straight from straightland, Laetitia, la punkette échappée de l'orphelinat de Charenton, va vous interpréter une bourrée pas demeurée, elle a appris ' La rose au boué' , en 1922, chez les Guides de France. 

Certains assurent que le traditionnel est né en Normandie profonde, d'autres avancent le Québec, ton voisin du Mambourg, estime que, vu l'accent, l'origine du chant est carolo.

Catherine Rouvier, une collectionneuse de cravates, vient massacrer  "Ça c'est vraiment toi" de Téléphone et déclenche le fou rire, puis Lord Bats aus Leipzig amorce ' Psycho Killer' de Talking Heads.

Helmut Vinz et Julia Merkel ont choisi le minimaliste et romantique  'Stella Maris' de Einstürzende Neubauten.

Pourquoi penses-tu à Marlene?

Faux départ, sabotage, qui a voulu bousiller le duo Teuk/ Géraldine qui travaille dans le national avec la reprise de Polyphonic Size 'Je t'ai toujours aimée'.

Nous accueillons un guest aux percus, Santos Los Bongos, et c'est Foxwoman ( l'exubérante Madely Schott)  qui va interpréter ' Tchiki Boum' de Niagara.

Halle Berry a applaudi.

Pascale devient Britney Spears et balance ' Toxic, Remi a piqué la flûte champêtre du Grand Schtroumpf, pour faire passer le goût vénéneux de la rengaine, puis vient Miss Pop Corn, Evy, la flamande du lot,   qui transforme ' Cornflake Girl' de Tori Amos en rock turbulent.

Place à la grande dégueulasse, Peaches et à son 'Fuck the pain away'.

 Merde, j'avais appris les paroles cet après-midi et j'ai tout oublié, j'aurais dû écrire les lyrics sur mon bras comme Muriel, avance Coco.

Accompagne-moi,  Ingrid, propose Jef, ' Summer Night City' ( Abba) en mode postpunk ça vous coupe le souffle.

T'as droit à un petit bisou, mon chou!

C'est fini, les amis, on s'est amusés, on va boire un coup!

Le comité organisateur ne doit pas trop insister pour que le public rappelle la compagnie qui, au complet, met fin à la prestation par 'Instant Karma' de Lennon.

 

The girls  had fun , the audience, too!

 

Dominocity and the Dominettes at RECOmmerce n°4 - Abbaye de Forest- le 29 juin 2017
Dominocity and the Dominettes at RECOmmerce n°4 - Abbaye de Forest- le 29 juin 2017
Dominocity and the Dominettes at RECOmmerce n°4 - Abbaye de Forest- le 29 juin 2017
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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 14:22
Ils sont partis dormir dans le paradis blanc: Prodigy, WillyDonni, Gerri Allen, Günter Gabriel, Jimmy Nalls.

Le rappeur Prodigy, membre de Mobb Deep, est décédé mardi dernier  à Las Vegas, Albert Johnson ( de son nom véritable) avait 42 ans, il souffrait de la drépanocytose, une maladie génétique, depuis la naissance.

Avec Havoc, il a fondé The Infamous Mobb Deep en 1992, le groupe se hisse dans les charts avec son second album 'Infamous'.

Le dernier disque du duo, le double album The Infamous Mobb Deep', date de 2014, il a atteint le rang 10 dans les hip hop charts.

 

 

Jeudi dernier Eric Mellaerts postait sur facebook:

Vanavond rond 22 u is m'n mentor/ jazz and blues gitarist and filosoof Willy Donni (81) overleden.

Vele herinneringen.

Het prille begin van m'n eigen gitaar avonturen...

L'influence du guitariste Willy Donni sur la plus jeune génération de jazz belge est énorme, elle égale presque celle de Toots Thielemans.

La liste des musiciens que Willy a accompagnés est unique: Chuck Berry ,T. Bone Walker , Jimmy Whiterspoon, Bill Coleman, Milt Buckner, Earl Warren, Wild Bill Davis, Lou Benett, Guy Lafitte-Memphis Slim, Eddie Boyd, Jack Dupree...

Il y a des années tu as eu l'occasion de le voir sur scène lors d'un St-Josse Jazz, un souvenir qui ne mourra pas!

La flûtiste Ali Ryerson adresse un message amical à André Donni, son fils clarinettiste,  "So sorry to hear the news of your father, André.", nous partageons son opinion!

 

JazzTimes: Geri Allen dies at 60.

La pianiste était atteinte d'un cancer qui l'a emportée le 27 juin.

Elle nous laisse une vingtaine d'albums en tant que leader ou co-leader, le dernier 'Grand-River Crossings' est sorti en 2013.

 Ornette Coleman, Ron Carter, Tony Williams, Dave Holland, Jack DeJohnette ou Charles Lloyd, sont quelques grands qu'elle a accompagnés.

 

Autre style,  Günter Gabriel, der deutsche Johnny Cash, est décédé le 22 juin.

Ce spécialiste des schlägers est connu pour sa vie dissolue, Frauen, Schulden, Alkohol - und dann ein Comeback, le chanteur a fini comme Tellerwäscher, alors que plusieurs singles étaient bien notés dans les Chartplatzierungen, notamment: 'Hey Boss – Ich brauch mehr Geld', 'Komm’ unter meine Decke', Hey, 'Yvonne (Warum weint die Mammi)' ou l'intellectuel  'Papa trinkt Bier'.

 

Le guitariste Jimmy Nalls restera dans les annales rock comme co-fondateur de Sea Level, un Allman Brothers Band splinter group.

Il est décédé le 22 juin, il souffrait  de la maladie de Parkinson.

Après le split de Sea Level Jimmy a accompagné B J Thomas ou T Graham Brown.

Il a également sorti 2 albums solo, 'Ain’t No Stranger', le second venait d'être enregistré avec l'aide de quelques pointures dont Joe Bonamassa ou Warren Haynes.

Ils sont partis dormir dans le paradis blanc: Prodigy, WillyDonni, Gerri Allen, Günter Gabriel, Jimmy Nalls.
Ils sont partis dormir dans le paradis blanc: Prodigy, WillyDonni, Gerri Allen, Günter Gabriel, Jimmy Nalls.
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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 10:34
Album- Quique Gomez and His Vipers - Dealin' with the blues

Album- Quique Gomez and His Vipers - Dealin' with the blues.

 

Armonicista y cantante madrileño de nacimiento, Quique comienza a tocar la armónica a los 18

años y monta su primera banda, Juan Bourbon, Juan Scoth and Juan Beer, a los 20 años.

Agé de 31 ans, il émigre aux States et s'établit à Chicago, mais ce n'est pas la house ni le hip hop qui l'intéressent, mais bien le blues, il a l'occasion de jouer avec quelques grands noms de la scène qui a engendré des légendes aussi illustres que Muddy Waters,  Howlin'Wolf, Little Walter, Buddy Guy ou Willie Dixon pour n'en citer qu'une poignée.

Là-bas, dans l'Illinois, il accompagne e.a.  Jimmy Burns, John Primer, Tail Dragger ou Eddie C. Campbell.

Revenu sur le vieux continent, il écume les clubs de blues castillans, catalans ou andalous, accompagne les bluesmen américains venus en Europe sans leur band, ou tourne avec le transalpin Luca Giordano, un autre mercenaire travaillant pour la mafia de Chicago.

Ainsi, tu as eu l'occasion d'admirer le talent de Quique Gomez au Duvel Blues anno 2015, il avait ouvert le festival avec son pote Luca et le lendemain, il était associé à Jimmy Burns pour un concert d'anthologie.

 

Par un beau jour, fin mai, on te refile la galette Quique Gomez and His Vipers - "Dealin' with the blues" en ajoutant, dis - nous ce que tu en penses!

Tu glisses le disque dans le lecteur, retourne la pochette et prend connaissance des twelve tracks:

 

01 Good Rockin’ Tonight

02 Too Late

03 I’m Gonna Keep What I’ve Got

04 Gold Tailed Bird

05 Sugar Ray

06 Sloppy Drunk

07 Times Getting Tougher Than Tough

08 How Sweet It Is (To Be Loved You)

09 It’s Too Late Brother

10 Honey Bee

11 What’s The Matter With The Mill

12 Wonderful Time

Line-up:

 Quique Gómez: vocals, harp

Guillaume Destarac: drums

Pablo Sanpa: guitar

Curro Serrano: guitar

Héctor Rojo: bass

et en guest sur quelques titres: Javier Diaz: piano.

 

La plaque débute par   un jump blues/ rock de 1947,  'Good Rockin’ Tonight' de Roy Brown, un tube pour Elvis.

Les nouvelles sont bonnes... Well I heard the news, there's good rocking tonight... et effectivement, ça swingue joyeusement, l'harmonica virevolte, les guitares cravachent et la rythmique bétonne, en tapant du pied sur le plancher, t'as eu la surprise de voir ton notebook faire des bonds.

Après ce début en fanfare, Quique et ses reptiles venimeux s'attaquent à Willie Dixon, 'Too late', un autre jump blues que tu as eu la chance d'entendre sur scène interprété par Bill Wyman et ses Rhythm Kings.

Incroyable comme la basse pompe... oui, le PC  s'est remis à faire le kangourou, il est pervers ce disque!

' I’m Gonna Keep What I’ve Got' de Slim Harpo semble avoir été écrit spécialement pour le Madrilène, guitares et harmonica engagent un duel sans merci , quant à la good-looking little girl dont il chante les mérites, t'as l'intention de demander à Kiki qu'il te refile son numéro.

Après toute cette effervescence, il est temps de passer au slow blues,  'Gold Tailed Bird', composed by a guy called James A. Lane.

Tu connais pas, et Jimmy Rogers ça te dit quelque chose?

Si tu aimes les lignes d'harmonica suaves de Charlie Musselwhite, tu vas adorer ce morceau qui fait plus de 8 minutes.

Une note jazzy, ça vous botte?

Voici,  Babs Gonzales And His International Jazz Men , ' Sugar Ray' ‎

Pour la petite histoire, Babs a séjourné un petit temps en Europe et le jeune Brian Auger l'a accompagné chez Ronnie Scott's!

Il semblerait que Quique ne carbure pas vraiment au jus de framboises, il reprend ' Sloppy Drunk' de Miss Lucille Bogan, que les spécialistes placent au même niveau que Bessie Smith, pas pour sa consommation de moonshine whisky mais pour ses talents de blues singer.

Drinking and sex, un beau programme!

Déjà en 1947, les temps étaient durs et pourtant Donald Trump ne sévissait pas encore à la tête du pays,  'Times Getting Tougher Than Tough', que Jimmy Whiterspoon, un jour,  avait enregistré avec le Junior Mance Trio  mais aussi avec Ben Webster et Gerry Mulligan, mixe Kansas City blues  et jazz et  convient fort  bien au jeu cabriolant de l'harmoniciste dont le crooning fait merveille en mode jazz.

Puis vient une surprenante reprise du soul hit ' How sweet it is to be loved you', une locomotive de chez Motown, signée  Holland–Dozier–Holland.

Tout le monde citera Marvin Gaye mais il ne faut pas occulter la version, brillante, de Jnr Walker and The All Stars.

Chez Quique Gomez l'harmonica remplace le solo de sax.

Retour au blues sautillant avec ' It's too late Brother'  , un uptempo rocker que tu retrouves au répertoire de Little Walter.

... Sail on, sail on my little honey bee, sail on..., ' Honey Bee' de Muddy Waters constitue la seconde blues ballad de l'album, 4'26" de pur bonheur, dirait Dr Boogie.

Meunier, tu dors ou quoi?

'What’s The Matter With The Mill' se demande Memphis Minnie en swinguant comme une sauterelle.

Le chef laisse la voie libre à ses acolytes avant de coller ses lignes d'harmonica sur l' impressionnante assise rythmique façonnée par Hector et Guillaume.

Du travail de pro.

Le voyage au pays du blues prend fin avec une version joyeuse, aux accents Western Swing, de 'Wonderful Time' de Sonny Boy Williamson.

 

Dealin' with the blues : le meilleur disque de Chicago Blues pressé  du côté de la Meseta Central!

 

 

 

 

 

 

 

 

by Ron Kern

by Ron Kern

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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 18:18
Tropiscala 2017- Begijnhof- Overijse- le 24 juin 2017

 Tropiscala 2017- Begijnhof- Overijse- le 24 juin 2017

 

Quatrième édition du festival sous l'égide de la nouvelle équipe, après le désistement de la  vzw Toekomstrock qui avait organisé l'événement jusqu'en 2012.

 

 Menu ( avec horaire approximatif):

10u: start EVDW beachvolleybaltoernooi

16u30: WWF Radio Oorwoud

18u: The Starfighters

20u: High Hi

21u30: Mama's Jasje

22u45: Dimi en de Kasten (coverband)

1u: Avalonn (Dj-set)

3u: einde

 

T'es sur place à 16:25, le tournoi de Beach Volley est arrivé dans sa phase finale.

5' plus tard,  WWF Radio Oorwoud prend place sur le podium.

Un bassiste coiffé d'une casquette panda, Bart Van Lierde ( Zita Swoon, Les Truttes, Zornik...) et un drummer ( Ace Zek?) sont suivis par deux madames, Hannelore Bedert ( robe verte, lunettes jaunes) et une jolie rouquine espiègle qui n'était pas Fleur Hendriks, elle ressemblait plus à Sien Wijnants, radio- en televisiepresentatrice.

Peu après, deux musiciens/roadies se pointent en poussant une énorme radio écologique, la  WWF Radio Oorwoud,il s'agit du  guitariste  Thomas Vanelslander ( Gorki, Jasper Steverlinck, A Brand, Baloji, De Laatste Showband, Stef Kamil Carlens..) et du claviériste Jan Roelkens (Sioen, Arsenal...).

Leur mission est claire, mais pas évidente, distraire les gosses tandis que leurs géniteurs squattent la buvette!

Le but de Radio Oerwoud  est de sensibiliser la jeunesse à la protection du milieu, deux CD's ont jusqu'ici vu le jour, de grands noms ont prêté leur voix au projet ( Koen Wauters, Hannelore Bedert, Bart Peeters,  Raymond Van het Groenewoud, Lady Linn,  Pieter Embrechts,  Sarah Bettens, Stijn Meuris, Nathalie Meskens, Urbanus, Isolde Lasoen, Ludo Mariman e a ).

Le liveshow s'est déjà arrêté sur de grandes scènes, l'Ab ou de Roma, par ex., ou de grands festivals tels que  Rivierenhof, Dranouter, Sfinks, ou De Gentse Feesten, cet après-midi la caravane verte s'arrête à Overijse.

Ouvrez toutes les cages, c'est parti: ' Beestenboel' , puis iets steviger pour les durs et le Capitaine Nemo, ' Diep in de Diepzee' du kinderrock qui secoue.

Nous on veut danser réagissent les filles, ' De jungle is een disco', Tarzan goes hip hop, le mileuvriendelijk K3 collectief poursuit avec ' Boom Shakalaka' puis le folky ' Altijd wat in mijn habitat', décoré de quelques lignes d'harmonica.

C'est incroyable le nombre d'artistes flamands qui se concentrent sur les chansons enfantines, on cite Kapitein Winokio, De Piepkes, ZeeSter etc..

La séquence Klein Klein Kleuterke sur Radio Verte ( FM 106, 77) continue avec ' Bozebomenbos' , puis vient un ska volatile, een poepsong inspirée par Clement Peerens Explosition, un hip hop pachydermique, ' Hiphopotamus', avant d'inviter la petite Fleur ( 4 ans) sur le podium pour choisir un programme diffusant de la dance music. Le chaos règne, les garçons sabotent l'esquimau rock, l'émission est brouillée, encore un coup de  la mafia albanaise,  puis vient l'obligatoire séquence publicitaire.

 Les gosses perdent le fil, le stand de crèmes glacées connaît plus de succès.

Le set tire à sa fin, 'Iedereen gewonnen' et le mix De Mens/ The Ramones, 'Zelf Wel', achèvent la prestation des troubadours environnementalistes.

 

The Starfighters.

Des gloires locales ( Ottenburg), qui ont écumé les bals et autres festivités de la Duivenstreek  de 1963 jusqu'aux mid-eighties, fin 2013, en fouillant dans leur grenier, garage ou grange, ils dénichent leurs instruments et décident de reprendre la route avec le même répertoire, et ça marche, merci!

En feuilletant les articles de presse de la commune de Huldenberg, tu tombes sur les noms suivants:  Frans Marchal, Daniel Vanweddingen, Jean-Paul Lacourt, François Sommereyns, Constant Wargée .

Le fils de Frans Marchal tient d'ailleurs le bistro 'Het Zevende Zegel' organisant régulièrement des concerts blues.

Frans?

‘Het overlijden van een van de originele leden van de band vormde eigenlijk de droevige aanleiding om nog eens op te treden’

Merci, fieu, mais à Overijse on a vu six musiciens et pas cinq, deux guitaristes, une basse, un drummer, un saxophone et un claviériste.

Le chanteur/guitariste, Daniël Van Weddingen, un sosie de Tom Selleck, aux cheveux teintés, qui, autrefois, tenait une boucherie à Huldenberg, dirige la troupe, et si les nouvelles Miss participant à l'élection de la Druivenkoningin ne craquent pas pour ses charmes vieillissants, les anciennes se souviennent du playboy d'alors, en rougissant.

Le groupe débute en fanfare avec l'instrumental ' Last Night' des Mar-Keys.

A première vue ils ne sont pas rouillés, après cette séance d'échauffement,  le moteur ronronne comme un matou heureux de vivre, et les tubes d'antan défilent pour le plus grand plaisir des moins jeunes: ' Bad Moon Rising' du CCR, ' I hear you knocking' de Dave Edmunds et le brûlant ' Burning love' , les papys font de la résistance, les ressources sont intactes.

Le chef: de lichten mogen gedoofd worden, slow time: 'Jealous Guy', et, plus récent, appris par leurs petites-filles, adorant les schlagers, ' Leeuw in een kooi' de Frans Duyts.

Puis vient ' Let's stick together' pendant lequel deux gamins viennent taper la balle face au podium, le troisième âge écoute à distance respectable.

Dans les sixties tout groupe de bal qui se respectait interprétait ' Baby come back' des Equals, du coup, le gang des tricoteuses esquisse un pas de danse légèrement moins souple qu'à l'époque où elles fréquentaient les dancings de Jezus Eik et que leurs fiancés éclusaient Tuborg sur Tuborg.

' Black is Black', non ce n'est pas de Johnny, puis un beau solo de sax pendant 'Hold on tight' de ELO, et une suite pour terminer le premier set: '  Satisfaction' des Stones, hilarant quand  tu sais que la moyenne d'âge dépasse les 70 balais et ' Gloria' des Them.

Que de souvenirs, merci, jeunes gens!

Résultats du concours de beach volley et seconde manche!

Même scénario pour démarrer, un instrumental, le fabuleux 'Peter Gunn theme' suivi par ' Summertime'.

Comment se fait-il que  Peter En Zijn Rockets  avec 'Angeline' (M'n Blonde Sexmachine) n'ait pas remporter le Prix Médicis, cela  reste un mystère insondable.

La faute à B B, sans doute!

Le clan des fans d'aerobics tarde à reprendre ses activités, les Starfighters décident d'envoyer un truc collant, 'Can't help falling in love'.

Elvis, ça marche à tous les coups, six couples tanguent, la marmaille rit.

Lorsqu'ils ont enchaîné sur 'If you need me' des Stones, t'as failli pleurer, tu t'es ressaisi  grâce à ' Woolly Bully'.

Ces gars sont des génies!

' Sea Cruise' , 'Maak me wakker' des Kreuners, ' Careless Whisper' version instrumentale à la David Sanborn, ' Proud Mary' et ' Blauw' de The Scene achèvent l'exercice.

Rendez-vous lors des fêtes du raisin au mois d'août, annonce l'ancien boucher!

 

La jeunesse rapplique pour High Hi!

Le trio de Duisburg a fait du chemin, en mars sortait leur premier full CD, 'Hindrance' et en mai,  Anne-Sophie Ooghe, Dieter Beerten et Koen Weverbergh ont tourné avec The New Pornographers.

Après leur set incandescent donné lors de Tropiscala, on peut t'assurer qu'ils sont fin prêts pour les festivals d'été.

Comme en 2015, le trio débute par  ' Calm down sir' et sa longue intro  furieuse qui s'apaise lorsque Anne-Sophie se décide à entamer un chant éthéré.

' Baseball Fights' cogne sérieusement, la voix est profonde, la Gretsch déchire, basse et drums  imposent le respect et quand la petite hurle...baseball fights... t'as les poils qui se hérissent tandis que ton crâne s'agite en soubresauts  nerveux.

Terrible!

Kom dichterbij, Overijse, dit-elle avant de nous envoyer une nouvelle gifle en pleine tronche, ' No Idea'.

Rien ne peut calmer une riot grrl, et bien, si, le downtempo ' Raise' mixant les ambiances Fleetwood Mac et la fulgurance Blood Red Shoes.

Next one is a cover, ' Cheap thrills' de Sia, Overijse a frissonné.

Avec ' Obvious' on revient vers l'album et c'est à Lana Del Ray qu'on pense avant que Dieter ( magnifique seconde voix) ne lance un roulement de tambour guerrier annonçant l'arrivée d'une brigade pas des plus légères.

La dernière fois que je suis montée sur une scène à Overijse j'ai failli y rester, j'ai avalé une guêpe, un cauchemar, voici ' Vultures' et sa basse saturée.

Un vautour n'est pas un colibri, Anne-Sophie scande le titre à la manière d'une Grace Slick pas encore obèse, ses copains travaillent en mode postpunk et ça fait mal.

' Hindrance' précède le soyeux  'Immune to the weather' qui va exploser quand Dieter donnera le signal de la curée.

GodV., mes lentilles sont naze, j'ai l'impression de voir des milliers de têtes, il nous reste trois titres!

'Magnify', ' Islands full of gold'  et 'Break/Brake' entamé par quelques effets psychédéliques attrayants.

Un petit salut, les guitares continuent à ronfler, High Hi revient pour balancer celle que les fans attendaient, 'Tommy'.

Le Nord est conquis, il suffit de convaincre la Wallonie!

 

Mama's Jasje ( beter dan The Beatles, selon Philippe Geubels, qui n'avait rien bu)

Les préparatifs avant la montée sur scène de Peter Van Laet, qui s'occupe désormais seul de la veste de maman, après  quelques sérieux ennuis avec une firme de disques qui ne lui permettait plus de se produire sous l'étiquette Mama's Jasje, s'avèrent des plus fastidieux, les 21:30'  annoncées deviendront 22:15'.

En attendant le début du show, les locaux soignent leur taux d'alcoolémie, tu te dis qu'avec un BOB pour 85 autochtones c'est pas gagné en cas de contrôle sur les routes en début de nuit.

Le retard sur l'horaire n'a pas l'heur de plaire  à certains biturés, ils le font entendre.

Le podium se peuple, trois violonistes, un violoncelle, un claviériste, une basse et un batteur plus le chef d'orchestre, l'homme qui a convaincu Peter à remonter sur scène, l'excellent guitariste Bert Verschueren, qui avait dirigé un Freddy Mercury Tribute d'anthologie à Asse, il y a quelques mois.

Ouf, on peut commencer!

Une entrée en matière symphonique précède l'arrivée  de celui qui il n'y a pas si longtemps se produisait sous l'appellation Peter Van Laet en de Wolven, ce qui a fait rire Sergei Prokofiev!

1992, 'Zonder verhaal', une cover de 'Always on my mind' gros succès pour le King, ouvre le bal, Overijse se souvient et pleure.

Mama's Jasje, inconnu à Charleroi ou à Libramont, c'est tout de même plus d'un million cinq cent mille disques vendus en Flandre et aux Pays-Bas!

Peter embraye sur 'Kristien', un morceau plus animé qui permet à Bert de placer un solo allumé. 

Un nouveau kaskraker, ' Zo ver weg', voit 459 mains se tendre dans les airs, tandis que Bert manifeste une seconde fois l'étendue de son talent, un joyeux  se hisse péniblement sur le podium et tente d'embrasser le chanteur, il est repoussé avec peine.

Vlaanderen zingt, épisode suivant: ' Teken van leven', la préférée d'Angèle et de sa cousine Ernestine.

Un second illuminé aboutit sur scène, Bert s'énerve, c'est quoi ce carnaval, Peter en voit de toutes les couleurs, il décide d'envoyer 'Regenboog', un pseudo rock bigarré.

Ambiance!

En nu een ode aan Frank Boeijen, le superbe ' Koud in mijn hart'.  

Blankenberge, 'Tien om te Zien', qui y était? 

Moi, et moi aussi, ik ook,  ils y étaient tous et comme à l'époque il y a eu  des vagues pendant 'Laat me alleen'.

...t'is mooi, hein, meneer!

Oui, madame, magnifique!

Peter propose un nouvel emprunt, ' Magie' de Philippe Robbrecht.

 Het mooiste Nederlandstalige lied ooit, d'après Rolande zonder bres!

Après cette tranche de sentimentalisme, on revient au rock et pendant qu'il se confesse...ik beken, ik beken, il a la mauvaise idée d'accepter la main tendue par un ivrogne qui a failli le faire atterrir dans la foule.

' Zwart op wit' est suivi par la belle ballade dominée par les cordes,   'Dat ik wakker word', prévue pour un prochain album, puis vient  un second nouveau morceau aux consonances country  avant de reprendre le best of avec 'Een nacht alleen' de 1998.

Et celle-ci, Adeline, tu t'en souviens?

Natuurlijk, j'ai dansé sur 'Als de dag van toen' lors de mon premier  mariage, il y a 20 ans, il m'a quitté en se rendant compte qu'il aimait les hommes.

Le vent s'est levé, quelques gouttes tombent sur nos crânes, il est temps de prendre congé, 'Tien om te Zien', c'était bien, mais faut pas exagérer afin d'éviter l'overdose.

Le nouveau Mama's Jasje fredonne ' Laat je hart staan' une cover des Bellamy Brothers ( Let your love flow), tu traverses la foule, hésites devant le bar, réfléchis pendant trois secondes, abandonnes l'idée du dernier pour la route et prends la route vers ton chez toi. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tropiscala 2017- Begijnhof- Overijse- le 24 juin 2017
Tropiscala 2017- Begijnhof- Overijse- le 24 juin 2017
Tropiscala 2017- Begijnhof- Overijse- le 24 juin 2017
Tropiscala 2017- Begijnhof- Overijse- le 24 juin 2017
Tropiscala 2017- Begijnhof- Overijse- le 24 juin 2017
Tropiscala 2017- Begijnhof- Overijse- le 24 juin 2017
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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 15:16
Plazey - Feest in het park: BaBa ZuLa - Elisabethpark, Koekelberg, le 23 juin 2017

Plazey - Feest in het park: BaBa ZuLa - Elisabethpark, Koekelberg, le 23 juin 2017

 

 

Avec 20' de retard, le même parfait bilingue annonce le Turkse Zappa: BaBa ZuLa!

BaBa Zula personnifie la Movida d’Istanbul, un mouvement né au début du siècle pour une Turquie avide de modernité, c'était avant Erdogan.

Le groupe voit le jour dans les mid-nineties, depuis plus de 20 ans ses live shows déchaînent le délire partout où il se produit.

Il est emmené par l'incroyable Murat Ertel au chant et à l'electric saz, le mec, balafré et montrant des moustaches à faire pâlir Tarass Boulba, arbore une tenue de scène étonnante: un bonnet bariolé, tricoté par sa grand-mère ayant encore vécu du temps de Constantinople, une robe de chambre tout aussi colorée se mariant parfaitement avec un pantalon mauve et des sandales presque normales.

L'autre membre fondateur, Levent Akman, a tout du savant fou, il est caché derrière une draperie et s'amuse à produire les sonorités électroniques ou tabasse divers engins percussifs quand il n'agite pas cuillères/castagnettes, que tu peux utiliser pour manger la fameuse soupe aux tripes servie dans les meilleurs bouis-bouis anatoliens.

Tout aussi exubérant que les deux membres fondateurs, Periklis Tsoukalas, à la chevelure hirsute, la hantise de tous les friseurs de la région de Marmara, chante, vitupère et manie l'oud électrique, le quatrième élément, le plus calme, Ümit Adakale, se charge des percussions: darbuka ou hand drum.

Le quatuor va ravir Koekelberg pendant plus d'une heure en envoyant un cocktail baptisé Istanbul psychedelia par la presse musicale, attends-toi à du dub, du blues, du rock, du Turkish gypsy folk et à des moments shamaniques, prépare-toi, en plus, à danser ou, si tu es du genre mystique, à entrer en lévitation.

Leur dernier album date de 2016, le titre est explicite ' Do not obey', la Turquie insoumise, quoi..., 'XX' de 2017 étant a kaleidoscopic, career-spanning compilation en deux volumes.

 

 

Démarrage lent, histoire de baigner dans la tradition sufi, très vite les résonances psychédéliques à tendance obsessionnelle invitent le public à l'état de transe.

Une seconde tirade est amorcée en mode narratif, la morne mélopée prend une autre direction lorsque Ümit se déplace vers le devant de la scène en tabassant une grosse caisse, le lament prend des accents world fusion sauvages, les janissaires contrôlent, ils sont trois à descendre sur la plaine pour terminer le morceau parmi une foule qui danse.

Toujours sur la pelouse, les spectateurs sont invités à s'asseoir et à former un cercle. Tandis que Levent tripote le sampler, ses copains interprètent un cantique caustique en position assise.

Les freaks anatoliens regagnent le podium pour initier la plage suivante par un exercice percussif, après un cri guerrier du hérisson à carrure d'éléphant c'est reparti pour un psyche dub anarchiste.

A deux mètres de nous, un comique carburant à la Martin's Pale Ale tiède, nous fait un numéro Un Singe en Hiver bien moins marrant que celui du duo Jean Gabin/Jean Paul Belmondo.

Le sketch n'est pas vraiment apprécié par le comité organisateur qui a toutes les peines du monde pour éloigner l'énergumène de l'enceinte sur laquelle il était perché.

On le prie d'aller cuver sa cuite sur le plancher des vaches tandis que le chef entreprend un discours électoral bien capté par la nombreuse communauté ottomane présente face à la Basilique.

Pas chien, il annonce en anglais cassé: ' Eternal Is The Word of Poets' c à d 'Aşıkların Sözü Kalır' à Ankara.

Délire total lorsqu'il profère ...listen to the poets not to the politicians... .

A tes côté, Birsen, Dünya, Gülsün et Leyla dansent voluptueusement, imitées par quelques occidentales converties, timidement, tu t'y mets aussi, ce rythme étant irrésistible.

Communion intégrale!

Après un solo de darbuka étonnant, le quatuor reprend son périple psyche- groovy.

Tout Plazey se trémousse, le chef de la bande fait de même avant d'entamer trois tours de pistes au pas de course tout en jouant du saz.

Einstein quitte ses machines et vient nous jouer des castagnettes, la performance atteint son paroxysme, Plazey bout, BaBa Zula vient d'envoyer une dernière tirade fougueuse, puis Murat présente ses acolytes.

Enthousiaste, la foule les acclame en vociférant, un rappel s'impose, Plazey sera exaucé!

I need your help, people of Brussels, can you shout... Hey, Hey, Hey... je sais qu'il ne nous reste que 5 minutes, c'est assez pour qu' un groupe pop balance trois chansons, pas nous.

Are you ready...hey... 500 gorges répondent ...hey... et 1000 pieds entament une danse rituelle sur fond de saz saturé.

 

 

BaBa Zula: une expérience à ne louper sous aucun prétexte si le groupe passe dans le coin!

 

Plazey - Feest in het park: BaBa ZuLa - Elisabethpark, Koekelberg, le 23 juin 2017
Plazey - Feest in het park: BaBa ZuLa - Elisabethpark, Koekelberg, le 23 juin 2017
Plazey - Feest in het park: BaBa ZuLa - Elisabethpark, Koekelberg, le 23 juin 2017
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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 08:34
Plazey - Feest in het park: Black Flower - Elisabethpark, Koekelberg, le 23 juin 2017

Plazey - Feest in het park: Black Flower  - Elisabethpark, Koekelberg, le 23 juin 2017

 

Plazey fête son 25è anniversaire en 2017, un quart de siècle de concerts gratuits face à la Basilique de Koekelberg, chapeau!

Cette année encore, De Zeyp, Platoo et Zinnema ont concocté une affiche attrayante.

Le menu de ce vendredi prévoit: à 15h DJ Mukambo, à  18:30 Black Flower  et à 20: 30 BaBa ZuLa!

 

 

18:20', un passage au Bar Eliza, histoire de se rincer les amygdales, puis direction le podium où un organisateur, plus ou moins bilingue, annonce Black Flower!

Ce doit être en 2012 que, dans un jardin gantois, une fleur noire, à cinq pétales, voit le jour, la graine avait été ramassée dans l'eldorado de la Reine de Saba et en poussant elle a enfanté cinq feuilles pratiquant un afrobeat psychédélique au groove purulent.

Les protagonistes ont pour nom:  Nathan Daems: alt- and baritonsax, flûtes et compositions/ Jon Birdsong: cornet, trompette, percussions, et coquillages/ Wouter Haest: keys et clavinet / Simon Segers: drums et Filip Vandebril, sans lunettes: basse.

Leur discographie compte quatre albums, le dernier, 'Artifacts' datant du début de l'année.

Tu dis?

Ces noms ne te sont pas inconnus, ben oui, Nathan s'est promené, e a, avec l' Antwerp Gipsy-Ska Orkestra, l' Orchestre International du Vetex, le Bazaar d’Orient ou le Paolo Marquez Group.

Le Ricain, a creative force in the San Francisco Bay Area, a soufflé chez Beck, Calexico, avant de devenir un voisin de Bart De Wever et de s'amuser avec Think of One, Flat Earth Society, , Stijn, dEUS ou  The Golden Glows.

Simon, tu l'as croisé au sein des Beren Gieren, de Stadt, Maya's Moving Castle ou Absynthe Minded, mais il doit avoir joué avec 156 groupes, au minimum!

Sans se presser, Wouter a pianoté chez  Los Callejeros, Voodoo Boogie ou Morgenland et  Fili, l'opticien, est cité chez l'Antwerp Gipsy Ska Orchestra, The Valerie Solanas ou Lady Linn.

 

Après une longue intro ésotérique, le quintet nous embarque pour un trip en Ethiopie avec ' Abeba Zeybekiko'.

Oublie ta philosophie rationnelle et laisse-toi bercer par les  sonorités groovy d'un éthio-jazz d'une autre époque,  celle qui vibrait avec Mulatu Astatke, Getatchew Mekurya ou Tesfa Maryam Kidané.

Wouter se paye une petite poussée fiévreuse, il est  relayé par l'alto de Nahtan.

 Dans la corne de l'Afrique l'astre tape si fort qu'il peut rendre fou, ne t'étonne pas si tu perçois de troublants phénomènes optiques  à l'écoute de ce jazz du désert. Si l'air tremble et que tu crois voir une oasis au lieu des érables sycomores du parc et, si le cabot, tenu en laisse par Madame Schepmans, devient  un chamelon  mastiquant sa ration de feuilles de robinier faux acacia, c'est normal!

Changement de saxophone pour la seconde plage, Nathan se saisit du baryton, il nous donne rendez-vous chez le notaire afin de prendre connaissance de ' The legacy of Prester John' .

...  au-delà de la Perse et de l'Arménie, s'étend un merveilleux royaume dirigé par le prêtre Jean... si tu tiens à danser, essaye les mouvements du mambo et laisse - toi envelopper par les volutes esquissées par le sax et le cornet, dépaysement garanti!

Plazey applaudit au terme du tableau, l'oiseau californien réagit: Brussels, thank you, we're pleased to play here, it is such a lovely scene for our music, ils attaquent le filmique ' Helios Victor'.

 Le lion de la  Metro-Goldwyn-Mayer rugit.

Une flûte espiègle entame ' Artifacts', la rythmique évoque Transglobal Underground.

 Rahman Bey, qui était dans le coin entre en transe, cette séance de mysticisme touche également une voisine qui semble léviter à 50 cm au dessus de la pelouse, moins drôle, un mamba noir la suit des yeux, ses intentions ne paraissent pas des plus catholiques.

Heureusement, les képis veillent!

 Une petite tranche d'exotica pour suivre?

 ' Jungle desert', Wouter nous balance un solo de clavinet diabolique, Cheetah gondole, Tarzan somnole.

 C'est une évidence cette fleur noire ne pousse pas du côté de l'Eden, tu humes son parfum et c'est Lucifer qui se manifeste.

La panoplie de flûtes utilisées par le leader du combo est impressionnante,  il vient de ramasser  un mini exemplaire, peut-être un kaval utilisé par les bergers turcs, pour entamer un blues désossé, 'Bones'.

Jon, revenu d'un voyage en Polynésie, a ramené un coquillage géant qu'il utilise pour remplacer sa trompette portée chez le mécanicien pour un entretien.

Cette plage obsédante précède 'Alexandria', dominé par les sonorités odieusement frelatées du clavinet.

Funk et psychédélisme se croisent, comme si Herbie Hancock et le Led Zeppelin de 'Trampled Under Foot' s'étaient donnés rendez-vous à Koekelberg;

Ces mecs ont le don de t'ensorceler sans avoir l'air d'y toucher.

Il faut couper dans la setlist, timing oblige, le voyage s'achève par ' Abyssinia Afterlife', la longue plage titulaire de l'album datant de 2014.

Lentement la caravane se déplace, les têtes des  Bédouins se dandinent au gré des mouvements des camélidés, une certaine torpeur s'empare de tout ton être, le soleil, la fatigue, le silence.... il faut songer à dresser le campement et à abreuver les bêtes avant la tombée de la nuit, quand soudain un mouvement pétaradant réanime une flamme qui semblait vouloir mourir, ce n'était qu'un feu de paille, le voyage se termine, le soleil rouge s'est caché derrière les dunes.

Bruxelles a ouvert les yeux et applaudi à tout rompre!

  

 

 

Plazey - Feest in het park: Black Flower - Elisabethpark, Koekelberg, le 23 juin 2017
Plazey - Feest in het park: Black Flower - Elisabethpark, Koekelberg, le 23 juin 2017
Plazey - Feest in het park: Black Flower - Elisabethpark, Koekelberg, le 23 juin 2017
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Published by michel - dans Concerts
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