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1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 17:03
Festival Roots and Roses à Lessines ( Part one) , le 1 mai 2017

Festival Roots and Roses à Lessines ( Part one) , le 1 mai 2017

 

8e édition du Roots and Roses, concocté par le fin cuisinier Fred Maréchal et son commis de luxe, Myriam Boone.

Lessines va vibrer sur fond de rockabilly, de swing, de rock garage ou de blues, tous les ingrédients requis pour un festival roots.

Comme d'habitude, deux scènes, la roots et la roses, de la bonne humeur, des bénévoles attentifs, de la bouffe non qualifiée de junk food, plusieurs buvettes servant des bières et des jus artisanaux, un marchand de nippes et, nouveauté, un ring de catch, tout était réuni pour faire de cet événement, unique en son genre, une réussite totale.

Un timide soleil a incité les hésitants à se rendre sur la plaine de l' Ancien Chemin d'Ollignies, c'était la grande affluence en ce premier mai frileux.

 

Michel, rendez-vous à 9:15'

Zo vroeg?

Avec Luk et Daniel, nous ne serons pourtant pas les premiers clients à aller acheter nos tickets boisson/nourriture.

11:00, pour rester fidèle aux traditions, J P Smismans, après avoir lancé un jovial bonjour tout le monde, il aurait pu venir nous serrer la pince individuellement, nous étions 30 curieux sous le chapiteau, annonce le premier groupe: Power Shake.

Les Tournaisiens ont choisi leur nom de guerre en pensant à un morceau des Paladins qui doivent clôturer la soirée.

Ils sont quatre: Fred Janus - Vocals / Harmonica, Jonathan Blondel - Bass, Antoine Olivier - Drums et Jérôme Rasson - Guitar.

Soit deux Reverend Zack and the Bluespreachers, le père Janus et Jonabeat, homonyme du petit Jonathan ayant fait les beaux jours du FC Bruges, et deux buveurs notoires, puisque Antoine et Jérôme sévissent au sein des Rockin’ and Drinkin’ Guys, d'autres concitoyens du sculpteur George Grard.

Nous sommes un dynamite blues band, confessent ces jeunes gens qui sont sur le point de sortir un premier EP.

Ils débutent par un blues résolu, décrivant leur mode de vie sain ....drinking all day and all night long... Lessines savoure, un léger bémol l'accent anglais bâtard et pasteurisé du bon pasteur.

La guitare a déjà lancé la suivante tandis que Janus effectue sa gymnastique matinale, il nous confesse son analphabétisme ...I can't read, I can't write...mais il sait chanter!

Boogie time à Lessines, Jérôme au chant!

Les danseuses locales sont invitées à se trémousser sur le gazon pendant un petit rock agité, Janus gratifie l'assistance d'un va et vient pelvien avant de reprendre sa prière.

Du coup, il quémande un docteur, pris d'horribles crampes intestinales il se retrouve allongé sur le plancher.

Le vétérinaire du coin, en week-end à La Panne, a répondu au message sur son portable pour recommander un suppositoire.

Tout va pour le mieux, ils balancent un petit country, reviennent au boogie '( 'Boogie House'), Jonabeat joue à l'équilibriste, puis le chef sort une planche de surf de sa petite sacoche, c'est parti pour une rengaine proche du 'Surfin Bird' des Trashmen.

Leur set musclé et apprécié prend fin avec le classique 'I got my mojo working'.

Un bon début de festival!

 

A peine quelques mètres nous séparent de la roots stage où les Scrap Dealers nous attendent.

Ils viennent de la campagne liégeoise, prévient JP Smismans.

Facebook mentionne: Hugues Daro /Régis Germain /Justin Mathieu /Cédric Georges et Bruno Lecocq.

Il était tôt, même si le coq était reparti se coucher, on n'avait rien bu et on a comptabilisé quatre éléments sur scène, ils étaient cinq en 2015 au Magasin 4.

T'avais des doutes quant à l'affiliation roots pour ces valeureux liégeois, effectivement leur première salve s'approche plus du stoner que de l'americana.

Depuis leur concert bruxellois, les Mosans ont sorti un nouvel album, After a Thousand Blows, on suppose que la playlist du jour en a tenu compte.

Un solide mur du son peint en shoegaze, des pointes de grunge, quelques effluves psyché, les amateurs de blues ont pris ce mix en pleine poire et n'ont pas vraiment compris ce qui leur arrivait.

Aucune concession, le set est dense, relativement hermétique, toute trace de jovialité était absente, les Scrap Dealers ont donné le concert le plus compact de la journée.

 

 

Le troisième groupe au menu ne t'est pas inconnu: Id!ots!

D'après certains, ces abrutis habitent le village fictif de Bevergem, où la grande gueule, Luc Dufourmont, joue au dur aux côtés d'autres BV du style Freddy De Vadder.

A chaque fois que tu as croisé la route de Dick Descamps, Luc Dufourmont, les deux vieux, et de Wouter Spaens, Tom Denolf, les deux gamins, tu t'es pris une fameuse claque en pleine poire.

Même scénario à Lessines.

Une entrée en matière à l'ostendaise, histoire de mettre la Wallonie à l'aise, putain, putain, c'est vachement bien ici ... et on traverse la frontière linguistique la fleur au fusil, ' Crossing borders'.

Tu revois Hannibal et ses éléphants!

Ils enchaînent sur ' Pakistan', chaleureusement applaudi par tous les porteurs de turban.

Grazie molto , sort le bouffeur de paling in het groen avant de dédier 'Backk' à Bert Bertrand, c'est du punk 55+, précise-t-il.

Lessines, t'es réveillé, t'as entendu les zoiziaux chanter dans le bois, non, voici 'Little birds'.

Ils filent volle gas, ces moineaux!

Une base post punk amorce ' 60 miles', les motards sont aux anges!

'Overrated', tu dis, Luc?

...see that girl over there she's looking at me...

Crapule, c'est ma mère!

La suivante est épicée, een liedje met wat haar op, dit-on chez nous, le bilingue 'High' aurait pu se trouver au répertoire du beau Serge.

Elle est bien cette nana, elle a toutefois un petit défaut!

Elle louche?

Non, c'est une salope!

Dis Tom, t'es gentil, t'as un beau maillot de bain, t'es bronzé comme un petit Gervais, mais sache qu'en français on dit le et pas la micro!

Après 'Albania' et la description du pénis de Floris qui descend jusqu'aux genoux, viennent 'Bricks to dust', 'Mosquito' et 'The bill' pour terminer un concert bien charpenté et ne manquant pas de sel.

 

Woody Pines

Un petit air Woody Allen avec son galurin, ses lunettes, o k la chemise rouge, c'est pas ça...

Woody Pines de Nashville fait de la country teintée de honky-tonk et de western swing, quand il te dit que sa plus grande influence est Hank Williams, le plus vieux, t'as vite compris que les amateurs de roots music vont se frotter les mains pendant 40'.

Le petit gars s'accompagne à l'acoustique, saisit parfois une superbe National Resonator, et il dispose d'un harmonica, il est venu flanqué de deux barbus aux meilleures intentions, un contrebassiste et un guitariste qui manie fabuleusement la pedal steel.

' Long gone' ( enregistré sur 'You gotta roll' de 2012) ouvre, il est suivi par le traditionnel ' The cuckoo' au magnifique rendu.

On s'est tapé une très longue route pour voir vos campagnes, kids, il a fallu se lever avant le coq, voici un petit swing sautillant ' Anything for love'.

' Junco partner' remue tout autant, ces braves gens s'avèrent être des virtuoses hors pair , le final cha cha cha fait sourire, puis, comme promis, il propose le Hank Williams du jour avec une nouvelle fois un rôle prépondérant pour la pedal steel.

Après ce fait d'armes, le trio nous balade du côté du Kansas pur faire la connaissance du 'Hobo and his bride' qui sonne comme du Arlo Guthrie.

Some handclaps, please!

Clap, clap, clap, c'est parti pour l'endiablé ' Chew tobaccco rag', il saisit deux baguettes, agresse la caisse qui traînait là et enchaîne sur 'Who do you love'.

Il paraît qu'on peut encore en jouer une, ce sera ' Buckets of rain' de Bobby un prix Nobel, on la joue tous les soirs depuis qu'un mec nous a refilé 100 bucks pour l'interpréter.

Ah bon, encore 5 minutes, d'accord un petit country blues alors, ' I woke up this morning'.

Merci, Lessines, on va déjeuner, you were great!

 

 

Au suivant, Powersolo, du psychobilly danois, emmené par deux déjantés au profil aiguisé, Kim ‘Kix’ Jeppesen et son frangin, Bo "Atombarnet" Jeppesen, ils s'amusent tous les deux avec une guitare, un troisième larron, à l'arrière, imprime le rythme à la batterie.

Ces braves gens ont bien écouté les Cramps et nous ont envoyé un psychobilly/trash juteux dans les gencives.

Lessines a aimé et ri.

Dès les premières mesures de 'Baby you ain't looking right' , quelques agités se mettent à secouer la barrière les séparant des photographes.

Un cri sauvage ébauche 'Canned love', un morceau toujours aussi fébrile, les suivantes seront toutes de la même trempe, citons 'New fashioned girl' , 'Asshole', il en voulait des trous de cul , il en a eu, un comique laisse tomber son froc jusqu'aux talons, on aperçoit un slip pas vraiment net, il l'abaisse pour exhiber un arrière-train poilu.

Ambiance!

Pas calmés les gens d'Aarhus poursuivent leur trip hillbilly , dans le désordre, Lessines entendra e.a. ' Jurassic sex party', 'Nascar', 'Big lips', une histoire de dirty doughnuts, ' Dans les rues de Paris' et d'autres frantic rock'n'roll tracks invitant tes guibolles à bouger.

Signalons la soudaine métamorphose du capitaine, qui s'est trouvé une seyante casquette la croisière s'amuse qui mettait en évidence son nez aquilin, tandis que sa rutilante casaque rouge a forcé l'admiration de tous les jockeys présents sous la tente.

Amusant!

 

Jake La Botz.

Blues singer, songwriter, actor and meditation teacher , dit la bio.

Monsieur Smismans nous rappelle que Steve Buscemi l'a fait tourner dans 'Animal Factory' featuring Willem Dafoe.

Cet après-midi, il est question de musique, Jake a embrigadé un bassiste nippé d'une peau de grizzly et un batteur pour amplifier son blues.

We are in a circus tent, attendez-vous à de la musique foraine, prévient le dandy qui entame le set en mode Tom Waits par 'I'm a crow' suivi par le midtempo 'If you want me' .

Avec Jake La Botz les amateurs d'Americana sont à la fête, pas de singeries à la danoise, de la roots servie sans artifices.

'Damsel in Distress' se retrouve sur son plus récent enregistrement ' Get right', tout comme 'Sunnyside' qui lui succède.

Une voix au loin crie ton nom.

Bon Dieu, Sainte Catherine, revenue d'Ibérie, un crochet par le bar s'impose, tu entendras la suite du show du gars de Chicago de loin.

'Getting closer', 'The hotel', 'How I wish she was mine' aux touches cabaret, 'Granma's photograph' aux couleurs sépia, 'Hobo on a passenger train' , 'Further you drive' et le blues ' Feel no pain' achèvent un set apprécié par les puristes.

 

Il est près de 16:00, sur la plaine, l'astre craintif, qui a fini par paraître, invite le public au farniente, la bière coule, les pigeons roucoulent, Michel VR cherche l'âme soeur, d'autres évoquent leurs souvenirs d'anciens combattants, Lou Deprijck vient d'arriver, c'est tout ça Roots and Roses....

 

Fin du premier chapitre!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Festival Roots and Roses à Lessines ( Part one) , le 1 mai 2017
Festival Roots and Roses à Lessines ( Part one) , le 1 mai 2017
Festival Roots and Roses à Lessines ( Part one) , le 1 mai 2017
Festival Roots and Roses à Lessines ( Part one) , le 1 mai 2017
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Festival Roots and Roses à Lessines ( Part one) , le 1 mai 2017
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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 13:55
The Narcotic Daffodils- Blue Note Pub- Halle - le 29 avril 2017

The Narcotic Daffodils- Blue Note Pub- Halle - le 29 avril 2017.

 

Depuis début mars, le Blue Note, le légendaire établissement, sis sur la Grote Markt à Halle, est géré par de nouveaux tenanciers, Dirk van Heymbeeck et Jens Luypaert ont convenu d'en faire un pub, ils ont également l'intention d'augmenter la fréquence des concerts. Une excellente nouvelle, d'autant plus que pour le dernier samedi du mois, ils ont invité The Narcotic Daffodils, que tu avais manqué au Prog-Résiste à Soignies.

 

21:00, annonçait facebook, à 21:20, les jonquilles nouvelle formule prennent place pour présenter leur dernier délit, 'Summer Love', pour mal de gens leur album le plus cohérent.

Les vétérans Flupke Declercq (bass), happy birthday tardif, menneke, et Simon Rigot (orgue/sitar), plus les jeunes pousses, rode Maria Van Assche ( guitar), Luna Dop ( vocals, claviers) et Arne Schollaert ( drums) , non, rien à voir avec l'entraineur du FC Nivelles, ont pris place près de la vitrine donnant sur la Basilique Saint-Martin.

Les clients quittent la terrasse pour s'engouffrer dans le zinc, Simon Shankar adopte la position du yogi afin de manipuler l'encombrant sitar, la mignonne Luna s'en va pianoter, Arne et Maria sont concentrés, Flupke se flanque près du comptoir, pas pour fuir l'Agent 15, mais stratégiquement c'est la meilleure place si t'as une petite soif.

Goeienavond Halle, wij zijn de Nar Nar, id est Narcotische Narcissen, nous avons un nouvel album, mais nous commençons le set avec le plus ancien 'Back from Calcutta with Mister Jacky'.

Tout le monde embarque dans le psychedelic spaceship, après une longue intro hindoustanie pour plaire au rajah local, Luna agrippe le micro, Simon la remplace à l'orgue, le Blue Note va planer. Luna avait prévenu.... I put a spell on everything I see, tu ne quittes pas le caniche, assis près du comptoir, des yeux, elle est capable de le transformer en éléphant.

Soudain la plage acide vire rondo infernal pour exploser avant l'atterrissage à Zaventem, y a -t-il un pilote dans l'avion, Mister Jacky?

'Summer Love' tourne déjà sur nos ondes, logique ce titre déménage sérieusement, les choeurs dignes du ' For your love' des Yardbirds ( Clapton n'aimait pas) , le chant névrosé de Miss Doppée, et la vista des autres devraient amener cette plage dans les charts.

Et ce n'est pas le petit souci technique que Luna a connu avec un jack récalcitrant, au secours, Simon, qui aura inquiété Halle.

Le copain de Quick emmanche 'Naturally High', la troupe embraye sur un chant choral aussi beau qu'un titre des Beach Boys. Comme Maria est fan de Ritchie Blackmore, elle décide d'accélérer le tempo, calme toi, petite, retour aux sonorités flower power, puis le manège reprend...I'm feeling high ... déclame Luna, du coup le bolide reprend de la vitesse, la semaine prochaine il compte participer aux 500 miles d'Indianapolis, Stirling Moss est prévenu, il va y avoir du sport.

Jean-luc JHell Berge et Mike Florida, un hooligan notoire, tous deux complices du sieur Declercq au sein des Gabbalovers se sentaient très high, ils ont eu quelques difficultés à refouler le sol pour se commander une bière titrant plus que la pils.

Sur scène ils poursuivent leur trip avec 'You can't get' , Simon and co n'ayant jamais caché leur admiration pour Earth and Fire, nous rappelle au bon souvenir de ces géniaux Bataves emmenés par une Jerney Kaagman impériale, et flanquée e.a. par les frères Koerts, baptisés the Singing Twins.

Réapparition du sitar pour la plage maîtresse de l'album, ' Atomic 53' .

Wat zeg je, Fritz?

Si c'est loin, Katmandou... tu tournes à gauche, tu verras un barbu déguenillé, il vend des pastilles, tu lui refiles 20€, tu en suces une et tu y es, si tu vois George Harrison, tu le salues!

Flupke: après Atomic 53, voici l'Atomium 58, allez, allez, oui, ils se reforment, le morceau s'appelle Bruxelles, une fois!

Encore un tube en puissance, le bassiste, bilingue, se voit confier le rôle de la stagiaire de la STIB, chargée d'annoncer les stations traversées.

Personne n'est descendu avant le terminus!

Un cyclone imminent est annoncé, voici ' Guardians' du garage psych rock tourbillonnant, puis la copine de Pierrot prête-moi ta plume indique que la suivante, 'Hypnotysed', is all about flower pot men.

Les Shocking Blue ont vu un lapin blanc, du coup les Missing Links réagissent ' You're driving me insane'.

Euh, les petits gars, nous sommes en 2017!

C'était mieux avant, entends-tu derrière toi, il faut en convenir, c'était mieux avant!

Voilà, tous les titres du dernier album ont passé la revue, we eindigen met een oldie, ' Go fuck yourself with your cat on the roof'!

Euh, je souffre du vertige!

Tu aimes le psychédélisme, ne reniant ni le punk, ni les préludes ou fugues de Bach, tu aimes les chats, tu te branles de temps en temps... tu vas adorer les Narcotic Daffodils.

 

Les fans et les curieux réclament un dessert, d'accord acquiesce Simon, on vous sert une version mini-jupe de ' Summer Love'.

Twiggy s'est mise à danser, tout ému, t'as commandé une bière, les jonquilles ont remballé leur brol, un second band était prévu au programme.

Vers 23:10', ils commençaient à monter leur matos, t'as mis les voiles!

 

Les Narcotic sont en showcase à la FNAC City 2 le 3 juin!

 

 

 

 

 

 

The Narcotic Daffodils- Blue Note Pub- Halle - le 29 avril 2017
The Narcotic Daffodils- Blue Note Pub- Halle - le 29 avril 2017
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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 08:27
Album - THE SWAMP BORN ASSASSINS – Smell The Mud

THE SWAMP BORN ASSASSINS: "Smell the Mud"

(Carnivora Records) 2017.

 

Quand mon amie Catherine J. Campbell d'Aberdeen m'a demandé si elle pouvait m'envoyer quelques cds de jeunes groupes écossais pour une diffusion radio éventuelle en Belgique, j'étais loin de me douter que j'allais recevoir un vrai choc en écoutant l'un d'entre eux. D'abord je regarde attentivement le packaging, et d'emblée, le livret captive mon attention. Un fond noir, avec, au centre, un médaillon sur lequel le nom du groupe ressort en blanc, certaines lettres se terminent même en forme de serpent. En plein milieu du médaillon, un crâne humain couvert d'un chapeau haut-de-forme autour desquels un serpent s'enroule. J'adore! Ce cd a déjà un côté qui sent les bayous de Louisiane, les marais infestés de créatures mortelles, un endroit où il vaut mieux ne pas se perdre. Reste à voir si la musique est en rapport avec ce magnifique design...

 

1."Out in the Rain" : un bruit de carillon qui tinte sous l'effet du vent, des pas qui font crisser le gravier et la pluie qui menace, puis, tout à coup...Bang! Un riff très lourd et l'harmonica qui entre dans la danse. On va le jouer ensemble, vous êtes prêts? Branchez votre Gibson Les Paul (what else?) à votre ampli Marshall 100 watts à lampes, canal overdrive 2 et puis vous montez le volume sur 5. Avant d'aller plus loin, demandez aux voisins s'ils n'ont pas quelques courses à faire. Prêts? Jouez tout en power chords, les battements font : Si (7 fois) et puis La, Si, La, Si. C'est obsédant à mort. En ce qui concerne le personnage de la chanson, c'est une journée qui commence mal, le genre de truc où rien ne va. À chaque fin de couplet, le verdict tombe sur les épaules du pauvre gars, comme une lame de guillotine. Un solo d'harmonica qui rappelle étrangement le style de jeu de Robert Plant.

2."Never Ever Never" : le riff principal va immédiatement rappeler de bons souvenirs aux fans de Duane Eddy - Emerson, Lake and Palmer - ou encore Aerosmith avec le thème de Peter Gunn. Ici le tempo est plus rapide, emmené de main de maître par Monsieur Chris Glen (ex Alex Harvey Band, Michael Schenker Group) venu participer à l'album en guest de luxe. A certains moments, pendant quelques secondes, ca me rappelle "Coz I Love You" de Slade. La chanson est une incitation à se battre et à réagir quand rien ne va.

3."Walk Tall" : une intro avec une guitare délicieusement acide à la mode Stooges. Une rythmique très lourde et toujours les deux guitares qui tranchent dans les chairs de l'auditeur dans une espèce de duel "question / réponse" avec l'harmonica. Pas facile d'être une fille sexy dans un monde d'hommes, il y a intérêt à être sûre de soi, confiante et il faut assumer! C'est un texte qui s'adresse à tous ceux qui sont différents en les encourageant à affirmer cette particularité face à l'adversité.

4."Dead Man Walking" : les trois premiers extraits de l'album m'avaient déjà donné des frissons mais ici, je vais carrément m'évanouir de plaisir. Comment définir ce morceau? Je dirais que chaque fois que "No Fun" des Stooges rencontrera "When the Levee Breaks" de Led Zeppelin, il y aura un "Dead Man Walking". C'est très puissant et lourd à souhaits, un tempo rapide et une ligne de basse et de guitare qui se doublent en jouant en boucle un La 5 suivit de trois notes : Sol, La bémol, La. Vous me direz que ça doit être chiant, eh bien non car il y a un trait de génie dans cette progression, c'est une alternance, à savoir qu'une fois sur deux on ajoute un si bémol à la fin du riff et c'est ce qui l'empêche d'être trop linéaire, je dis bravo! Le solo d'harmonica est à nouveau en plein dans l'esprit de Led Zeppelin. De temps à autre, la façon de scander les paroles me rappelle Dave Brock sur certains titres d'Hawkwind. J'adore ce morceau.

5."Land of the Six Gun": on plonge ici dans la douloureuse épopée de l'Ouest américain, celle dont ils sont très fiers alors que c'est une véritable période d'infamie et de trahisons successives à l'égard de la nation amérindienne. Le cri unique d'un aigle et une introduction où la batterie vient se greffer sur les tambours et les chants rituels des Sioux Lakotas, une lourdeur à la Black Sabbath. C'est l'histoire d'un génocide perpétré par l'homme blanc qui envahit "Paha Sapa", les Black Hills, territoire sacré et inviolable des Sioux, c'est l'anéantissement, la fin d'une nation, et la disparition d'un mode de vie, celui des tribus nomades, le peuple cavalier des plaines. Un texte magnifique qui, au travers de l'histoire américaine est un cri d'alarme car cette situation perdure encore aujourd'hui, les victimes ne s'appellent plus Lakotas, ils sont Tibétains, Arméniens, ou encore Rwandais. Une très belle réflexion sur des faits graves dont certains dirigeants politiques veulent minimiser l'importance ou, pire encore, nier l'existence.

6."Crawl" : une chanson qui déboule à la vitesse d'un taureau fou sur un riff obsédant qui se répète à l'infini. Il y a ce côté vitriolé et venimeux qu'on retrouvait à l'époque bénie du MC5 et des Stooges, un côté urgentiste, dangereux. L'histoire d'un gars tellement fou de sa nana qu'il en vient à oublier sa dignité d'homme et se met à ramper à ses pieds au risque de devenir "personne". Une invitation à rester lucide et digne qu'elles que soient les circonstances.

7."Smell the Mud": le titre éponyme de l'album, introduit par une solide attaque de basse. C'est la confirmation, le titre n'est nullement usurpé, ce disque colle comme la boue, sent la transpiration, le bourbon frelaté et la vie de tous les jours, des histoires comme il peut en arriver à chacun d'entre nous. Une vision d'effroi de quelqu'un qui se retrouve confronté à ses peurs et à ses angoisses et qui se replie, se referme sur lui-même, dans sa solitude et l'alcool. Une arme à portée de la main...suicide?

8."The Gator Hole" : du Rock'n'Roll pur jus. Soyez très prudents et ne vous aventurez surtout pas près de la tanière de cet animal. Un morceau qui a des accents de groupes sudistes tels que The Black Crowes ou Molly Hatchet, époque Dany Joe Brown. Pour apaiser ce feu ardent, on termine sur un tempo blues classique et jouissif! C'est un morceau qui s'inscrit dans la lignée des grands blues électriques que sont "The Jack" d'AC-DC ou encore "Bad Butcher and Fast Eddie" que l'on retrouve sur le premier album de Rose Tattoo.

8."Clara Belle Lee" : la longue pièce qui clôture l'album. On plonge en plein film d'horreur de série B, dans un cimetière en compagnie de Clara Belle Lee sous un ciel dans lequel veille une lune noire.

 

En conclusion, ce premier album du quintette de Glasgow fait partie des toutes grandes révélations musicales de ces dix dernières années, au même titre que des groupes comme Rival Sons, Blackberry Smoke ou encore The Temperance Mouvement. Ca sent la poudre, le mauvais alcool, le tabac de contrebande et la violence. Ce n'est pas du Shakespeare dans l'écriture et encore moins du Mozart dans la musique et alors? On s'en fout, car cet album est bourré d'énergie et de sincérité. C'est notre quotidien avec ses réalités et ses désillusions, cet album c'est l'urgence de vivre de cinq musiciens qui ont tout compris au blues et au rock. Une réussite absolue. Alors quoi? Vous êtes encore là? Bougez vos fesses et courrez l'acheter d'urgence, je vous aurai prévenus.

 

Mitch "ZoSo" Duterck

Album - THE SWAMP BORN ASSASSINS – Smell The Mud
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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 13:09
Beverly Jo Scott et ses invités ( The Voice) au Zik-Zak, Ittre, le 28 avril 2017

Beverly Jo Scott et ses invités ( The Voice) au Zik-Zak, Ittre, le 28 avril 2017.

 

BJ Scott et ses talents de The Voice avaient prévu deux concerts, le 29 avril au Spirit ( complet) et le 30 au Reflektor à Liège.

Dis BJ, tu peux pas passer par Ittre, questionne Annick!

A la réflexion, c'est pas con, on squatte la salle toute la journée pour la mise en place du show, faut bien répéter un minimum, et en soirée on fait comme un try-out!

Résultat des courses, les vaches paissant dans les prés de la rue de Tubize n'ont jamais vu autant de bagnoles à côté de leur abreuvoir, le Zik -Zak est plus que blindé pour recevoir la plus belge des enfants d'Alabama.

Le temps de saluer les connaissances, d'ignorer un triste sire, de siroter deux ou trois mousses, c'est pas malin, te voilà, avec Mich  Giacomo Girolamo Casanova aus Hennuyères, coincé à l'extrême gauche du podium, à côté d'une brave dame, qui nous narre ses exploits parisiens, en attendant le bon vouloir de l'équipe à Biijii, une abeille mutine!

20:35', ils et elles arrivent, comme toujours la Voix est entourée de cracks, l'inusable Thierry Rombaux à la basse,  funky Pat Dorcean à la batterie,  Marcus Scheibmaier aux keys et Roberto Cimino, vu dans la même salle lors du Rock Nation festival, à la gratte, pour couronner le tout, deux choristes exceptionnelles: Milla Brune et Carmen Araujo Santamaria, qui avait déjà participé lors du Brosella 2016 au projet Beverly Jo Scott and Bruno Castellucci Quintet, Miss Swamp est la dernière à se présenter.

Les 46 gosses s'étant postés au premier rang l'acclament bruyamment!

Beverly Jo, joviale, lâche: Zik Zak c'est dans le sac, c'est parti.

Dans le bayou, les dames aussi ont des besoins charnels...I'm gonna find someone to love...chante -t-elle d'une voix rocailleuse.

Morceau emballé, elle se tape un petit saut comme quand elle avait 20 ans, et se propose d'interpréter une de ses grandes influences, Janis Joplin, la croqueuse d'hommes, à laquelle elle avait consacré le disque et le spectacle ' Planet Janis'.

' I need a man to love', un vrai, pas un minet.

La wah wah gluante se promène sur une rythmique souveraine, imprimée par Pat et Thierry, les claviers gambadent, B J implore, les petites  adhèrent.

L'héroïne de Bizet, non il n'est pas né à Anderlecht, sous les spotlights, pour une version profonde du gospel 'Something 's got a hold on me'.

Les intonations à la Etta James viennent te chatouiller les entrailles.

BJ récupère le micro et annonce une première européenne, 'Drift away', qu'elle attribue à Dobie Gray, mais dont l'original est interprété par un certain John Henry Kurtz.

Ce soul somptueux invite  à un tour de piste, t'as cherché madame en vain, elle avalait des huîtres au Toucan, too bad!

Sur l'album 'Swamp Cabaret', voici ' Working after midnight', l'histoire d'un  mec travaillant douze heures d'affilée chaque nuit.

Une première invitée surgit, la toute jeune Eva Marx, faisant partie de son équipe The Voice, elle s'attaque à 'Because the night' du Boss.

Avec ton Samsung, t'as appelé Patti, tu lui as dit, écoute, elle a réagi...not bad, at all!

Jeannot, t'es bien agité, kid, il y avait quoi dans ton cécémel?

Les hommes aiment les femmes sauvages, listen to 'Love me wild' .

Toute cette sauvagerie a troublé le jardin d'enfants, l'émeute est proche, il faut les assagir avec une ballade country, 'No kiss goodbye'.

Ensuite Milla Brune hérite du micro, elle choisit d'interpréter ' To know you is to love you' que Stevie Wonder chantait en duo avec Syreeta Wright.

BJ lui donne la réplique, la guitare se fait sensuelle, le r'n'b à l'ancienne, il n'y a que ça de vrai!

Une seconde invitée rapplique au pas de course, Laura Cartesiani, devenue Lili Gin, qui avait remporté l'édition 2016 de The Voice, elle balance son premier single, brûlant,  'Under Fire'.

Tu dis, Michel, quoi  les rousses?

Elles ont le feu au cul!

Tu regardes du porno quand ta femme roupille?

Merci, BJ, c'était trop cool, je t'embrasse.

Ittre, après ce coup de peinture fraîche on revient à une vieillerie, 'Mona Lisa klaxon' de Jacques Higelin.

Funky et torride en diable, dehors les vaches ont ressorti les écharpes, passe- montagnes et moufles, dans la salle, le mercure atteint 35°.

Le prof  vient discourir à propos de la voix intérieure, la seule qui compte, avant de proposer 'Tolling', une plage bouillonnante comme une soupe à l'oignon gratinée.

Elle en a des choses à raconter ce soir, you know, everything in Alabama bites..., merde, BJ, c'est pas ce que mentionnent les guides touristiques, ils citent le jardin botanique de Birmingham, les plages, le  U.S. Space and  Rocket Center, et toi tu viens avec des moustiques, des caïmans, et des araignées monstrueuses... chante s v p !

'Light that torch', ça vous va?

Super!

Une dernière protagoniste de The Voice est invitée à se joindre à l'équipe,  Laura Curado, enthousiaste comme la plupart des Carolos, la blonde enfant a choisi un gospel, 'Spirit in the dark' pour mettre en valeur ses talents.

La chapelle devient plus qu'ardente.

Kids, la boutique est sur le point de fermer, vous allez suer une dernière fois avec nous tous et la sulfureuse Etta James, 'Tell mama'.

De la dynamite, pas vrai,  Alfred!

 

Si j'ai bien compris il vous faut un bis!

' The house of the rising sun', ça vous botte?

BJ a assez vécu pour s'attaquer à ce monument, avec cinq choristes et un band à la hauteur, ce concert ne peut laisser que d'excellents souvenirs!

 

 

 

 

 

 

 

 

Beverly Jo Scott et ses invités ( The Voice) au Zik-Zak, Ittre, le 28 avril 2017
Beverly Jo Scott et ses invités ( The Voice) au Zik-Zak, Ittre, le 28 avril 2017
Beverly Jo Scott et ses invités ( The Voice) au Zik-Zak, Ittre, le 28 avril 2017
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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 08:08
PZZLE FESTIVAL #3 - Maison Folie Moulins, Lille - le 28 avril 2017

PZZLE FESTIVAL #3

 

Pub:

Festival résolument indépendant, curieux et réjouissant, Pzzle est un jeu addictif que l’on est impatients de déballer chaque année. Parmi les pièces à assembler, des concerts, bien sûr, mais aussi des conférences, un indie market, des siestes musicales, une exposition et d’autres surprises.

 

 

  • Vendredi 28 avril

– 18h / Vernissage exposition David Snug

– 19h30 / Trotski Nautique + dj set

– 20h30 / Oiseaux-Tempête + dälek + Beak> / grande salle*

 

Florian Hexagen était à Lille le 28 avril!

 

Comment on s'est régalés lors de cette 3ème édition du PZZLE Festival #3 /// 28-29-30.4.17 /// Mfm!! Bon, on a pu faire que la première soirée, mais quelle soirée! On a commencé tranquillement et dans la bonne humeur au bar "La Bulle" en compagnie de Trotski Nautique, qui nous a tous mis la banane avec ces chansons déglingos aussi fendardes que nostalgiques. Je défie quiconque de ne pas pouffer/s'esclaffer de rire lors d'un de leurs concerts. Bref, parfaite mise en jambes! On s'est ensuite pris une claque bien fat dans la tronche avec le post-rock-jazz-trippant de Oiseaux-Tempête, accompagné sur scène de Mondkopf et G.w. Sok, décollage garanti pour un voyage dans un Moyen-Orient fantasmé, intriguant et aride, mais en tous points magnifique. Leur dernier album, "AL​-​'AN !", est une véritable petite merveille à se procurer absolument. Leur ont ensuite succédé les revenants dälek, qui ont tout simplement sorti le meilleur concert que j'ai vu d'eux depuis leur retour aux affaires il y a quelques années. C'est simple, ça a groové et tabassé pendant 50 minutes non stop, et c'est la première fois que je peux dire ça les concernant. Grande prestation. Et enfin, le dernier groupe à passer, les Bristoliens de Beak>, ont livré comme à leur habitude un set purement hypnotique, véritable ode à la transe, mais avec ce petit goût de noirceur qui fait toute la différence, tout en arborant paradoxalement une bonne humeur rajoutant un côté bizarre à leur prestation plus qu'aboutie. Bref, très grande soirée, où on sera passé par toute une série d'émotions aussi intenses que différentes. Bravo aux groupes et bravo à l'orga', on reviendra avec grand plaisir!

 

PZZLE FESTIVAL #3 - Maison Folie Moulins, Lille - le 28 avril 2017
PZZLE FESTIVAL #3 - Maison Folie Moulins, Lille - le 28 avril 2017
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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 14:58
Vianney et Eugénie - Salle La Madeleine- Bruxelles, le 27 avril 2017

Vianney et Eugénie - Salle La Madeleine- Bruxelles, le 27 avril 2017

 

Live Nation en accord avec Zouave!

 

Un concert affichant complet depuis des semaines!

Vianney a d'ores et déjà fixé un nouveau rendez-vous aux Bruxellois, ce concert se déroulera le jeudi 1er mars 2018 à Forest National!

Tu rejoins la Rue Duquesnoy vers 19:20', bien trop tard pour espérer s'implanter frontstage, la salle est déjà pleine à 75%, tu es donc relégué au coeur d'une foule, dont l'élément féminin constitue une majorité, pas trop silencieuse.


20:00, une demoiselle scintillante surgit, Eugénie!

En 2013, Eugénie participe à l'émission Popstars avec le duo Oslo, de cette aventure il subsiste un EP.

En 2017, la jeune fille a quitté la Norvège et débarque avec un nouveau projet, en solitaire, chez Panthéon on croit en elle et un premier single, 'Puis danse', ( plus d'un million de streams sur Spotify) voit le jour.

Un album devrait suivre.

Sur scène, la petite manie une boîte à rythmes pour entamer un electro-pop, bilingue, nous proposant d'arpenter les pavés de Notre-Dame.

Bonsoir, je m'appelle Eugénie, il y a un an Vianney a liké une de mes vidéos, ce soir j'assure sa première partie, c'est formidable!

Un second dance-pop tune réussit à convaincre les fans du Prix de « l'Enfant Prodige de 2016 », le phénix renaissant de ses cendres a lui aussi un pendant anglais, l'oiseau mythique will reborn from its ashes, sur disco beats, pour faciliter son envol.

Bruxelles obtempère lorsque on lui demande de battre des mains, Bruxelles chante le refrain de la reprise de Dusty Springfield, 'Son of a preacher man' interprété a capella, Bruxelles l'acclame après ' Puis Danse', le single caoutchouteux qui voit certains placer l'héroïne de Balzac aux côtés de Christine and the Queens.

Je reviendrai, a promis la jeune artiste!

 

Vingt minutes à patienter, à 20:50', l'obscurité tombe, une vive clameur bruit, Vianney surgit, agrippe sa guitare pour commencer le voyage en douceur par ' Sans le dire' , la plage ouvrant son second enregistrement.

Très vite, tu comprends l'engouement du public féminin, le garçon au look Frank Alamo ( Biche, oh ma biche), dégage un charisme flagrant, il arbore un sourire qui tue, sa voix est caressante et il fait preuve d'une apparente timidité qui fait craquer aussi bien la petite lycéenne que maman, délaissée par un mari préférant une randonnée en VTT qu'une tea-party avec les copines de madame.

' Veronica', si on s'accouplait le temps d'un couplet?

Vianney bondit, met ses accords de guitare en boucle, siffle, sourit, à tes côtés une colonie de dactylos, exaltées et radieuses, accompagne la chanson de la première ligne à la dernière.

' Quand je serai père' est amorcé par une intro bluesy , à tes côtés une voix s'élève, on dirait du Ed Sheeran!

Il est vrai que le rouquin manipule également une acoustique!

Le plus calme ' Je m'en fous' peut évoquer certains titres de Bruel, il est accueilli par des vivats féminins, bruyants et passionnés.

Bon, j'essaie quelques gimmicks à la guitare, histoire de vous calmer, les filles, je sais cependant qu'en Belgique c'est peine perdue!

Sur 'Idées Blanches', voici ' Les gens sont méchants' , fleuri d'une séquence maniement de foule, la minute intellectuelle, confesse-t-il.

Après la leçon de solfège, il achève le morceau et propose le tube chaloupé ' Dumbo';

Bruxelles lui mange dans les mains, il n'en tire aucune gloire et demeure relativement modeste.

S'en suit un très grand moment avec la reprise musclée de 'Caroline' de MC Solaar.

Chers Belges, je dois m'excuser, je ne bois que de l'eau...

Quelques cris de désapprobations humoristiques répondent à cette annonce qui précède ' Je te déteste'.

Pris au jeu , comme tout le monde, tu frappes des mains et reprends le refrain bien pute.

D'un air détaché, Vianney lâche merci beaucoup , dans la salle des voix s'élèvent: épouse-moi, t'es célibataire, tu veux mon numéro....

Merde, c'est une interview ou quoi, faut vous calmer les enfants!

L'amorce arabo- andalouse du 'Fils à papa' , un des titres les plus profonds du set, a effectivement le don d'apaiser les fans.

Superbe morceau.

Non, ne me répéter plus je t'aime, j'ai encore l'âge d'avoir une peluche sur scène, Teddy salue Bruxelles, s'il te plaît!

Avant-propos: l'intro de la suivante fait sept minutes, vous avez le temps de vous commander une bière.

Quand il débute le hit 'Pas là ' ( je suis une cruche..), l'euphorie gagne la salle entière et pendant le refrain ..À vous les cruches, les cœurs en miettes, soyons la ruche,d’un futur en fête... 800 abeilles s'élèvent vers la voûte de La Madeleine.

Un coup, bien, monté par le fan club belge du chanteur.

Le set s'achève par 'On est bien comme ça' , suivi par la présentation de l'équipe technique.

 

Un millier de gorges à l'unisson exigent le retour du double lauréat des Victoires de la Musique.

Il ressurgit, agresse sa guitare à la façon d'un rocker violent avant de s'adoucir pour proposer 'L'homme et l'âme' écrit après l'attentat terroriste ayant frappé le Bataclan.

L'émotion était au rendez-vous.

Il poursuit par ' Je m'en vais', une chanson de rupture bien torchée.

' Tombe la neige' , oublie, tu ne viendras pas ce soir, Vianney n'est pas Salvatore, et le tendre 'Le galopin' nous conduisent au terme d'un concert qui aura ravi fans et touristes !

 

Tu dis, Sylvaine?

Tu as déjà ton ticket pour Forest National, c'est dans un an, mon chou!

 

 

 

Vianney et Eugénie - Salle La Madeleine- Bruxelles, le 27 avril 2017
Vianney et Eugénie - Salle La Madeleine- Bruxelles, le 27 avril 2017
Vianney et Eugénie - Salle La Madeleine- Bruxelles, le 27 avril 2017
Vianney et Eugénie - Salle La Madeleine- Bruxelles, le 27 avril 2017
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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 14:18
Thomas Fersen à l'Ancienne Belgique- Bruxelles, le 26 avril 2017

Thomas Fersen à l'Ancienne Belgique- Bruxelles, le 26 avril 2017

 

L'Ancienne Belgique en configuration flex pour accueillir le bestiaire de Thomas Fersen.

 Ce soir, l'amour n'était pas dans le pré, mais à Bruxelles, rue des Pierres où  l'héritier d’Esope tenait une forme olympique. Pendant plus de deux heures, Thomas l'incrédule, qui, à 54 balais, se tape toujours une dégaine d'adolescent paumé, a fait sourire la Belgique avec ses fables, son apparente nonchalance, sa tendresse  et ses traits d'humour passant du raffiné au gaulois.

Il y a belle lurette que tu n'avais plus savouré, sans retenue,  un concert où l'ironie, le surréalisme et l'esprit français, bien mal en point ces derniers temps, ont régné en maître.

Donc, Thomas Fersen  est venu jouer sur scène 'Un coup de queue de vache', son dixième album, il a choisi de se faire accompagner par une fine équipe: Pierre Sangra, ukulélé, mandoline, banjo et guitare/ Anne Le Pape, premier violon/Aurélie Branger, second violon/ Julien Gaben, alto et Nicolas Carpentier, violoncelle.

A 20:10, la scène est toujours inoccupée, une dizaine d'impatients marquent leur mécontentement en battant des mains, un ou deux cris réprobateurs fusent, il faudra encore poireauter pendant dix minutes et subir  d'autres clameurs avant l'arrivée du quatuor à cordes et du formidable Pierre Sangra, croisé cet été à Paimpol au sein de Red Cardell, pour que les récalcitrants se calment.

Thomas Fersen, vêtu de noir, a choisi le côté opposé de la scène pour apparaître.

Il ramasse un ukulélé, nous fixe avec un sourire narquois et  lance.. sentez-vous la tension mont, puis  attaque ' La chauve-souris' , pas celle de Johann Strauss, non, un chiroptère amoureux d'un parapluie.

Cette première tragi-comédie narrée sur un fond swing-jazz fait mouche d'emblée.

Les fans, ils sont nombreux, se frottent les paumes, c'est bien parti.

 Par une rare conjonction entre Vénus,  Mars et Saturne, mordu par un chien taciturne, j'avais reçu l'extrême onction...  c'est pas du Guy des Cars,  ' Les loups-garous' soutenus par la maestria des musiciens font sourire plutôt qu' effrayer.

Il passe au morceau ayant donné son titre au dernier méfait, 'Un coup de queue de vache', narrant les mésaventures du cousin de Chantecler.

Le Parisien passe derrière le piano  pour relater ' La cabane de mon cochon' , une bicoque dans laquelle vont atterrir tous les objets devenus inutiles.

Le titre préféré de Brice Lalonde!

Il reste derrière les touches pour nous faire part de son 'Testament', un texte sombre apposé sur un menuet courtois.

Les musiciens au repos lors d'un premier monologue malicieux, ' La Martelanche'.

Fernand Raynaud, à tes côtés, était plié en deux!

Puis, il retrouve la guitare hawaïenne et propose le tendre 'Les petits sabots' suivi par ' Coccinelle' une autobiographie imaginaire, ironique et grivoise, en version récitée.

Le banjo de Pierre entame ' Un lièvre'  fort apprécié par Artémis et sa cousine romaine, Diane.

Les musiciens ont souri tout comme nous au texte à l'humour noir , ' Mes amitiés à votre mère' , avant de reprendre du service lors du majestueux et grave ' L'enfant sorcière'.

Après une amorce à la guitare, Thomas attaque la valse funèbre ' Je suis mort' .

Il sourit et se fout gentiment des réparties d'un public enthousiaste...   Ah , mais quel accent.... répétera-t-il sous forme de leitmotiv en se moquant de notre belgitude!

Exit les musiciens.

A présent, nous sommes seuls, constate l'humoriste qui lâche un nouveau sketch , ' Avant'.

Le croiras-tu, avant d'être chanteur, Monsieur Fersen était un blouson de cuir qui a connu pas mal d'avatars.

Le rusé bonhomme s'en va en saluant, il est à peine 21:15', Yvonne, ta voisine, se plaint... pas, déjà, reviens, gamin!

Ce qu'il fait en prenant place face au  pianoforte, mais non sans lancer... j'étais déjà dans la bagnole !

Il attaque ' Felix' l'histoire d'un centenaire, encore vert, que les vioques indisposent!

Bruxelles, et si on allait se coucher, vous m'avez épuisé....

Non, hurle Yvonne.

Il nous fait son Michel Simon  et propose  'Arabesques', drague  ' Diane de Poitiers' qui aime le cognac  et raconte 'La créature du marais', l' histoire nocturne d'un moustique plaisantin.

L'équipe rapplique, Bruxelles va faire la connaissance de 'Zaza', sa chienne qui pue et qui ronfle sur fond folky.

' Tu n'as pas les oreillons' évoque certains titres de Renaud mais aussi des images de  curés pédophiles.

Il a sorti ' La pelle' .

 Oublie l'outil déjà utilisé au néolithique , la pelle est une invention française fort bien illustrée dans le long-métrage ' A nous les petites anglaises'.

 Thomas, il en a roulé des tonnes, on l'a cru et on a ri.

Le pop rock ' Encore cassé',  une adaptation libre d'un conte de Charles Perrault, voit tes pieds battre la mesure, il précède le monologue en vers, 'Orléans', une démystification des aventures de Sherlock Holmes.

Suite logique en pensant à Landru, voici 'Monsieur' .

Le verbe de Fersen est non seulement brillant, il est inimitable, la salle jubile et quand tu entends 'Riton',  une parodie du 'Gentleman d'Epsom', ah, l'immortel Jean Gabin, tu te dis que tous les François Pirette, Jean-Marie Bigard ou l'infâme Cyril Hanouna, peuvent aller se rhabiller.

C'est pourtant Thomas qui entame un strip-tease pendant l'ineffable ' Big Bang' , son petit pas de danse coquin a fait glousser les madames derrière toi.

Il est 22:05, les musiciens nous quittent, le conteur nous invite à les applaudir mais aussi à acclamer les différents objets installés sur le podium, un siège anodin devenant un meuble Louis XVI , ce qui lui permet de raconter ' La révolution de salon' qui clôture ce spectacle haut en couleurs.

 

Rideau!

Après quelques instants, l'artiste ressurgit... vous en voulez une autre, encore?

Un Oui sonore,  retentit d'une seule voix, et si on dansait ' La Pachanga' ?

Les amateurs de merengue et de danses latines ont apprécié, comme les Bretons ont craqué pour le jovial  ' Saint-Jean-du- Doigt'.

Nouvelle sortie pour revenir,  ensuite, interpréter 'Le balafré' , un joueur de scie musicale aimant se balader au parc Monceau, là où,  un jour, des promeneurs ont trouvé une bourgeoise coupée en morceaux!

Sur la lancée,  il enchaîne sur l'éloge à la paresse, ' Deux pieds'  suivi par 'Les malheurs du lion' . Cabot, il se lève pour annoncer...vous connaissez la fin, salut!

Le funambule s'éclipse mais Bruxelles connaîtra la fin de l'histoire, comme Zorro, il ressurgit, achève sa fable, invite tous les copains et  termine ce spectacle exceptionnel par 'Louise' .

 

En rentrant chez toi, madame affalée face au petit écran, constate,  tu as l'air heureux, c'était bien?

Bof, il n'a pas joué 'Que l'on est bête' !

 

 

 

 

 

 

 

 

Thomas Fersen à l'Ancienne Belgique- Bruxelles, le 26 avril 2017
Thomas Fersen à l'Ancienne Belgique- Bruxelles, le 26 avril 2017
Thomas Fersen à l'Ancienne Belgique- Bruxelles, le 26 avril 2017
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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 14:36
Album - MuZiek de Singe - Écouter voir!

Album - MuZiek de Singe - Écouter voir!

Tracklist:

1 Premier pot 00:08:01

2 Kablouna 00:08:20

3 King Pong 00:06:53

4 Tmesh 00:09:48

5 Danse des oursins 00:03:41

6 Ouf ouf copain 00:06:42

7 Parjania 00:04:27

8 Perturbato 00:04:31

"Ecouter voir", le troisième album de MuZiek de Singe sortira le 28 avril.

Pas besoin de te rendre au jardin zoologique pour l'entendre, le même soir, les primates se produisent à Lille, la release-party officielle aura lieu au C C Jacques Franck ( Saint- Gilles) le 9 juin.

Du jazz, vous n'y pensez pas, c'est une musique de singes, madame!

Martin Chemin (batterie et percussions), Benoit Dumont (contrebasse), Martin Kersten (saxophones), Gilles Kremer (guitares jazz, bouzouki, bugle, tuba et harmonica) et Maxime Tirtiaux (guitares classique et électrique, sarod, FX) font du jazz, mais pas celui qui plaît aux puristes.

Oui, tu entends des vestiges de swing ou de manouche, mais aussi de l'ethnique, du tribal, du balkanique, de la global fusion, de l'ambient, du festif, du folklorique, bref la palette est vaste, elle s'étend des teintes pastel aux carnations vives, pour preuve ' Premier pot' qui ouvre ce nouvel exercice.

Un rythme fringant et en arrière-plan une contrebasse Blue Note, puis vient une digression au bouzouki, ça remue allègrement pendant huit minutes avec un intermède percussif, afin de permettre aux autres babouins d'aller tremper les lèvres dans le Limpopo, de là, sans doute, l'intitulé ' Premier pot', un titre pas pourri!

'Kablouna' , heureusement Google existe, plusieurs possibilités, 'Kablouna' = homme blanc, un récit de Gontran de Poncins ou le souci Kablouna, une plante annuelle avec des fleurs orange à centre noir et de longues tiges rigides, il y a aussi un mec qui loue la villa Kablouna à la côte belge ( Vlaamse kust pour toi, Bart) 1500€ la semaine/haute saison!

Sinon, cette plage, relativement paisible et onirique, se révèle la bande son idéale pour rêver d'horizons lointains, de plages de sable blanc où les indigènes n'ont jamais entendu parler de Le Pen ou de Macron, leur seule préoccupation étant de savoir ce que Madame compte servir à table ce soir après l'apéro!

'King Pong', un jeu de mot?

Jean-Michel Saive? Le copain de Jessica Lange?

Avec comme bruit de fond comme un vent sec étouffé, tandis que Martin nous fait le coup du crissement de la craie sur le tableau noir, le truc qui a refilé la chair de poule à des milliers de pauvres gosses assis face à un instit malade du cerveau, un saxophone se promène tranquille dans les airs, le simoun s'est tu pour faire place à un grouillement aquatique, tu ne sais plus si tu regardais Lawrence d'Arabie ou 20000 lieues sous les mers, tandis que le brave Martin poursuit son trip serein, accompagné par ses copains tout aussi zen.

Une plage reposante!

Avec 'Tmesh' on vogue en plein lyrisme, le saxophone nous rappelant la grande époque bebop, celle de Charlie Parker , Gene Ammons ou Johnny Griffin.

Le second mouvement de cette pièce, longue de près de 10 minutes, sera plus leste, l'harmonica de Gilles lui procurant des effluves bluesy avant un final tout en rondeur.

Si 'La danse des oursins' est moins ringarde que celle des canards, les hérissons de mer semblent pourtant apprécier un rythme soutenu, on les comprend, il faut penser à se dégourdir les piquants!

Les sonorités orientales de 'Out of copain' évoque le célèbre ' Night in Tunesia' de Dizzy Gillespie, c'est assurément le style de composition pouvant servir de soundtrack pour illustrer un film noir.

Louis Malle avait d'ailleurs confié la bande-son d' 'Ascenseur pour l'échafaud' à Miles Davis.

'Parjana' démarre en mode surf/funk puis vire ska, voire klezmer, comme si Tarantino ne pouvait se décider, je prends Dick Dale, The Lively Ones ou le New York Ska Jazz Ensemble?

La virée prend fin par ' Perturbato', une farandole frivole, agrémentée d'une escapade manouche qui te donne envie de revoir un long-métrage featuring Buster Keaton.

 

MuZiek de Singe reste fidèle à ses principes: tu ne nous colles aucune étiquette, s v p , nous, on est comme le Max d' Hervé Cristiani ...on a le sourire facile même pour les imbéciles!

 

 

 

 

 

 

 

Album - MuZiek de Singe - Écouter voir!
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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 18:46
The Marcus King Band à l' Ancienne Belgique ( Club-) - Bruxelles le 24 avril 2017

The Marcus King Band à l' Ancienne Belgique ( Club-) - Bruxelles le 24 avril 2017.

 

Marcus King, le nouveau phénomène de la scène blues, a bien évidemment rempli la petite salle du Boulevard Anspach,

Désormais tous les aficionados de soul-influenced psychedelic southern rock savent que le jeune protégé ( à peine 21 ans)  de Warren Haynes ( Allman Bros, Gov't Mule) est la nouvelle étoile de la guitare, une pépite douée d'une maturité invraisemblable, en tenant compte de son âge, à ne rater sous aucun prétexte.

Il fallait arriver tôt pour avoir la chance de se caser en première ligne et de patienter plus d'une heure avant le coup d'envoi d'un concert  pour lequel aucun support n'était prévu!

 

20:35', ils sont là, tous les six: Dean Mitchell - sax / Justin Johnson - trompette, trombone, chœur, tambourin / Matt Jennings - orgue, claviers / Marcus King - guitare, voix / Stephen Campbell - basse  et  Jack Ryan - batterie.

Aucune trace de setlist ( à chaque concert, il innove), le marathon, basé sur les deux albums du jeune homme au galurin décoré de plumes ( Soul Insight et The Marcus King Band) et sur quelques reprises pétries à leur sauce, très confiture, peut commencer!

C'est par un bref, hey, how are you doing, que Marcus salue l'assistance avant d'adresser un one, two, three, four à ses copains et de lancer la machine à fond la caisse.

Les sonorités Southern rock graisseuses (auxquelles s'ajoutent un trombone et un sax noirs)  du premier titre  rappellent aussi bien les frères Allman que le Band of Gypsys de Jimi et quand Matt Jennings vient pianoter son Hohner Clavinet D6, t'as les entrailles  retournées.

Morceau à peine achevé, le gamin implore put your hands together, Brussels. Jack, une bête, imprime un rythme soutenu, toute l'équipe le rejoint  pour 'Ain't Nothing Wrong With That', a soulful track rappelant la grande époque de Stax, la guitare se permet une envolée lyrique du plus bel effet, les cuivres nous renvoient du côté de Memphis, la salle savoure.

You know, it's our first time in Belgium, sourit-il, mais on sent qu'il n'a pas de temps à perdre en racontant des balivernes, il a déjà entamé un downtempo dégoulinant, de sa voix plaintive il marmonne  ... don't cry teardrops... la madame à tes côtés, du coup, sèche une larme récalcitrante!

Next one comes from our first album, l'instrumental ' Fraudulous Wave' mixe groove et Santana riffs, Justin nous place un solo de trompette dans la lignée de Blood, Sweat and Tears , l'orgue se fait jazzy, le sextet jamme à gogo, Bruxelles vibre.

Pas de pause, la plage se fond dans un méchant rock pendant lequel les musiciens improvisent de manière impertinente, après un duel guitare/orgue, le saxophone place une digression juteuse, il n'y a pas à dire, Marcus laisse la porte ouverte et les acolytes s'en donnent à coeur joie.

Sans prévenir le morceau vire 'A change is gonna come' de Sam Cooke, cela suinte de partout, la marée monte et redescend, ce flux et reflux incessant comble les estivants venus profiter de la grève.

Un signe aux copains semblant signifier on joue ça, ok, et c'est parti pour un slow blues , 'Opie' (?) dans la lignée de Stevie Ray avant de revenir au rock sudiste vagabondant entre les cactées et genévriers.

La mécanique est bien huilée, tous les maillons de la chaîne exécutent leur boulot à la perfection, pas de pétarades inutiles, tout tourne à merveille!

On n'avait pas encore eu droit au gospel, ça vient, ' Wade in the water' doit dater de 1901 et se retrouve au répertoire de braves gens comme Bob Dylan, le Golden Gate Quartet, les Staple Singers, Tedeschi Trucks Band ( tiens, tiens) ou PJ Harvey.

Matt nous ressert un solo de Hohner plus piquant que ceux d'Yvette, l'accordéoniste.

Il a à peine fini son laïus que la guitare embraye, puis une trompette jazzy sort ses atouts, sans prévenir la clique a abordé une nouvelle salve rappelant le 'Roxane' de Police, Marcus et Justin se partageant les vocaux.

La température dans le club avoisine à présent  86°  ( Fahrenheit, hein), le cowboy ne s'en plaint pas et repart de plus belle, le voyage offre toujours des paysages roots variés: du blues, parfois heavy,  de la soul, du rock sudiste, de la fusion, du funk, du swamp, du Dixie rock, lorsque tu crois que le morceau va s'éteindre à petit feu, un coup de vent inattendu transforme la dernière braise en flammes vives et le feu reprend de plus belle.

Matt Jennings nous la joue Gregg Rollie, la guitare gémit, le chanteur pleure, le flot de larmes s'interrompt pour faire place à un solo de batterie, sans crier gare, le guitariste revient à la charge, puis les cuivres, le public ne sait plus où porter son regard, ça canarde de partout.

Après ce baroud, Marcus annonce un titre qu'il a composé l'automne dernier suivi par ' So cold'  un r'n'b ruisselant qui est prévu pour le prochain album.

Les jams se succèdent, la suivante permet aux Bruxellois d'étaler leurs talents vocaux grâce à un refrain proposé en singalong.

Tu dis, Marcus?

...I can't waste my time... on l'a bien compris, fieu, toujours sans escale, la tribu  a entamé un passage où les cuivres nous rappellent au bon souvenir des JB Horns du Godfather of soul.

Soudain, l'assemblée reconnaît les mesures de 'Papa was a rolling stone' et se joint aux choeurs ...wherever he laid his hat was his home.... euphorie générale.

En jetant un coup d'oeil à sa tocante, la trompette s'est rendu compte de l'heure: 22:30', heure fatidique signifiant le baisser de rideau.

Il fait signe au chef qui décide d'en placer encore une avant d'aller vider sa bouteille de Jack Daniels, pour la dernière fois le timbre si particulier du guitariste te prend à la gorge , et cet ultime  rhythm'n'blues,  traitant  de la solitude qui tue un homme, achève un set de deux heures qui a laissé le Club K O.

Sans curfew le Marcus King Band jouait jusqu'à minuit!

 

Quasi unanimité dans les réactions d'après concert: two hours of musical bliss!

 

 

 

 

 

 

 

 

The Marcus King Band à l' Ancienne Belgique ( Club-) - Bruxelles le 24 avril 2017
The Marcus King Band à l' Ancienne Belgique ( Club-) - Bruxelles le 24 avril 2017
The Marcus King Band à l' Ancienne Belgique ( Club-) - Bruxelles le 24 avril 2017
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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 08:51
Décès récents: Martin Funderud, William Tolley, Cuba Gooding Sr., Patrick Fitzpatrick, Allan Holdsworth!

Martin Funderud, le chanteur du death metal band norvégien Kraanium s'est donné la mort le 20 avril.

Le groupe, dans lequel joue également son jumeau Mats Funderund, a annoncé la triste nouvelle sur facebook.

 

William Tolley, le batteur de Internal Bleeding, un autre death metal combo, venant de Long Island, est décédé en tombant d'un toit alors qu'en tant que pompier il avait été appelé pour maîtriser un incendie.

Bill avait 42 ans, le dernier album du groupe, 'Imperium' datait de 2014, un single 'Final Justice' était sorti cette année.

 

L'acteur et chanteur Cuba Gooding Sr. a été retrouvé sans vie dans son véhicule à L A  ce 20 avril .

Le gars de Harlem était le chanteur du r'n'b/soul group The Main Ingredient qui a placé deux titres dans le top ten US dans les années 70: 'Everybody Plays the Fool' repris plus tard, également avec succès,  par Aaron Neville et 'Just don't want to be lonely'.

Il était  le père du fameux Cuba Gooding, Jr.!

 

 Patrick Fitzpatrick a tenu les claviers au sein du groupe irlandais Aslan durant de longues années.

Son décès a été annoncé sur la page facebook du groupe:

 

We are saddened to let you all know that our good friend and keyboard player Patrick Fitzpatrick (Fitzy) passed away peacefully this morning.

Pat played keyboards with us for over 20 years and was there with us on all the gigs and recordings that we did.

He was not ours alone , he played with Something Happens, The Blades , Van Morrison and lots of other great bands but we liked to think of him as ours.

As recently as 11 days ago he was rocking the roof off The Cork Opera House with us and stayed up for drinks with us and his wife Rebecca. We have great memories of all the great gigs we did together, Vicar st, Made in Dublin Revisited last Chrismas . The Olympia on paddy eve , The INEC Killarney and lots more.

We will miss you Pat , R I P from all in the Aslan camp, Christy, Alan , Joe, Billy, Rod, Svenn , Mark, Smokie, Edgee, Archie and Frank!

 

 

Le guitariste de Bradford Allan Holdsworth a succombé des suites d'une attaque cardiaque  la semaine dernière, il avait 70 ans.

Il était considéré comme un des plus grands guitaristes de jazz fusion, il a collaboré avec plusieurs grands noms du style: Nucleus, Tempest, Soft Machine, Tony Williams, J L Ponty, Jack Bruce, U K, Gong, Krokus ....

Sa disco personnelle compte douze albums, le dernier 'Flat Tire: Music for a Non-Existent Movie' date de 2001.

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Published by michel - dans Bad News
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