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  • : Le blog des critiques de concerts
  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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5 juillet 2014 6 05 /07 /juillet /2014 09:50

Mitch ZoSo Duterck

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Robert Plant and The Sensational Space Shifters - 2014.07.05 - Festival Blues Passion, Cognac (F)

01.Babe, I'm Gonna Leave You
02.Tin Pan Valley
03.Spoonful
04.Black Dog
05.Rainbow (unreleased track)
06.Going To California
07.The Enchanter
08.Little Maggie (unreleased track)
09.What Is And What Should Never Be
10.Fixin' To Die
11.Whole Lotta Love / Who Do You Love
12.Satan, Your Kingdom Must Come Down
13.Rock And Roll
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Quoi, encore? Oui, J'adore Robert Plant et donc, je couvre le plus de concerts possibles de mon chanteur préféré, me transformant en quelque sorte en groupie de la plume...(tu l'as captée celle-ci? Il y en aura d'autres, alors, sois "aware").
Départ de Ciney le 3 juillet, 8.00 du mat' (je n'ai pas de frissons, je ne claque pas des dents mais, j'augmente le son). Retour dans la capitale de l'hexagone via Paris-Nord, rush vers le métro où nous apprenons tous avec stupéfaction (Harry Potter se la joue plutôt stupefixion) que la présence d'un colis suspect à la station Châtelet interrompt pour un temps indéterminé, la circulation du célèbre transport de masse (les obèses peuvent l'emprunter aussi) sur le réseau cher à Fulgence Bienvenue. Marche arrière toute, et c'est la file genre Disneyland Paris pour attraper un taxi qui me conduira Gare Montparnasse. Voilà déjà une sérieuse entaille (Hendaye en basque) dans mon budget de reporter free-lance.
10502258_10152559146284301_5412838018004747382_n.jpgTGV direction Angoulême, changement de quai, destination voie "Z" alors qu'il n'y a pas 10 voies en gare et une seule dans les hauts-parleurs. Je prends place dans le TER qui m'amène à Cognac. À ma grande surprise, c'est une toute petite ville et la gare ne compte que deux voies, une gare en stéréo en quelque sorte. N'ayant besoin que d'une seule pour aborder le quai de débarquement qui sert aussi de point d'embarquement aux voyageurs que je croise, je ne fais donc pas la fine bouche. Le temps d'appeler un taxi (il n'y a pas de station devant la gare ce qui m'empêche de le héler) et 15 minutes plus tard, me voilà enfin arrivé à destination à défaut de bon port (La Rochelle est à plus de 150 bornes), il est 18.00! Douze heures de pérégrinations! Les voyages forment la jeunesse me dis-je en baillant devant le miroir de la salle de bains, style "Metro Goldwyn Mayer" à la seule différence que la mention "Ars Gratia Artis" n'entoure pas mon visage à la crinière pourtant léonine.
Le Festival Blues Passion, c'est la seule grosse manifestation qui sort un peu la petite ville de sa léthargie chaque année, la première semaine de juillet. Les concerts principaux se déroulent dans le beau petit parc municipal qui s'enorgueillit de trois scènes et peut accueillir environ 6.000 personnes tandis que tous les concerts gratuits se déroulent dans le centre ville, principalement autour de la Place François 1er. Sans oublier les bars et les restaurants avoisinants qui offrent également de très bons divertissements musicaux. Attention, ne vous méprenez pas, concerts gratuits ça ne veut pas dire petits artistes, Que nenni. C'est ainsi que j'aurai l'opportunité de voir des gens tels Allen Stone venu de Seattle ou encore Ana Popovic la jolie blueswoman Serbe au ton acerbe déjà vue en Belgique, un soir de fracture. Le pied quoi!
Le premier soir, le festival commence par un concert privé organisé sur le domaine de la célèbre maison Hennessy et 1962822_10152559146429301_7451599749944481619_n.jpgréservé à quelques dizaines de privilégiés triés sur le volet. Le lendemain, c'est vers Jarnac et son célèbre coup qu'il faut migrer pour écouter du Blues. Jarnac... attends un peu... Jarnac (personne), mais bon sang, mais c'est bien sûr, c'est la patrie de François Mitterand! Tonton, devenu un mythe fixe de par sa raideur cadavérique alors que, toujours on the road, mon Robert, bien que Plant est lui un mythe errant (tu me
suis?).
Bref, je déambule en Santiags ici et là au gré de ma fantaisie à travers les rues de la petite cité Charentaise. On se fait moins remarquer qu'en déambulant en Charentaises à Santiago. N'aimant pas le Cognac je me couvre de Blues, alors qu'avec la température ambiante, un tee shirt eut été bien suffisant. Oui, j'ai fait une insolation! Et alors? Bon nombre de promeneurs affichent déjà leur préférence musicale et surtout le pourquoi de leur venue céans en arborant le logo "Led Zeppelin" sur leurs vêtements. Décidément, notre Robert fait toujours recette au pays du Cognac alors que de mon côté je fais "reset" sur la télécommande de la télé murale pour suivre la première étape de la grande boucle, sorte de Te Deum sur roues qui comble de plaisir d'autres sens que je gardais en réserve, un peu comme une grande cuvée.
Cette année, le parc municipal propose comme tête d'affiches des artistes comme "M" ou encore George Benson  avant que la soirée de clôture ne soit dévolue à notre Golden God. C'est vous dire si on fait dans la qualité et la 10534716_10152559146984301_8301549727695066840_n.jpgdiversité. J'ai beau ne pas être sensible à ce qu'il fait, il faut reconnaître que le fils de Louis Chedid sait y faire et son concert mettra une ambiance du tonnerre jusque très tard dans la nuit. Le festival de renommée mondiale attire des gens de tous horizons, c'est ainsi que je croise des ricains, des grands-bretons, des scandinaves et bien sûr, des belges pour ne citer que ceux là. L'organisation est parfaite et l'ambiance excellente, le budget de l'organisation pour cette édition 2014, frôle les 2,5 millions € ! C'est vous dire si on se donne les moyens.
Le soir du concert, alors que je déguste une spécialité de canard, ne voilà t'il pas que je vois passer.... Oui dites-le... Justin Adams, le guitariste de Robert Plant et nous échangeons donc quelques civilités comme d'habitude.
Je migre ensuite vers le parc et prend place parmi ce public très cool qui attend le soir et la star. En ouverture, un très bon concert de Fred Chapellier, accompagné notamment de Vic Martin qui n'est autre que le claviériste du regretté Gary Moore. Dommage que notre Fred ait inclus des ballades sirupeuses dans son set, ça casse l'ambiance, le public ne demande qu'à bouger et se montre un peu contrarié, mais il en faut pour tous les goûts non? Comme on dit à la distillerie voisine, mieux vaut "Otard" que jamais, ne vous mettez pas "Martel" en tête, le voilà enfin, ladies and gentlemen : Robeeeeeert Plaaaaaaant !

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Aucune surprise en ce qui concerne la setlist, c'est la même qu'à Paris, toujours ce mélange subtil de Led Zeppelin revisité et de nouvelles compos en passant par des classiques comme "Spoonful" et "Fixin' To Die". Au niveau forme, notre Robert semble un peu fatigué et il remercie Billy Fuller d'assurer d'excellents backing vocals car lui il est "fucked 10408906_10152559147049301_2977834981479255399_n.jpgup". Il y aura moins de dialogues en français qu'à Paris, sinon ci et là quelques "Sacrebleu" et "zut alors". Par contre, le mode pince sans rire est toujours de mise quand il nous déclare "We can't play football but we can play like mother fuckers". "Ce soir c'est "Whole Lotta Love" qui emporte la palme à l'applaudimètre. Le riff fait encore son effet sur les hanches de l'assistance féminine, ça ondule joliment. Il doit y avoir un truc. La soirée se termine aux accents de "Rock And Roll" (roulez bien les "R" si vous parlez italien). Robert nous quitte sur un "Merci bien, à la prochaine et n'oubliez pas le nouveau disque". Le temps pour moi de rejoindre un pub irlandais où je philosophe en compagnie de Martine et Jean-Michel, mes nouveaux amis français. Il faut dire que porter un tee shirt floqué "Jimmy Page Changed My Life" à un concert de Robert Plant ne laisse jamais indifférent et pousse à l'échange verbal. Après quelques Guinness bien tassées, on beugle comme des veaux à l'adresse du barman "plus fort, plus fort" la sono diffuse "Stairway To Heaven". L'homme s'exécute sans se suicider et sursoit à notre demande. Il est trois heures du matin quand je rejoins enfin ma chambrette, vidé mais heureux comme à la première fois. Je fais l'impasse sur le petit déj' pour cause de fatigue corporelle et stomacale, il y a encore des concerts qui m'attendent. J'ai d'ores et déjà pris une sérieuse option sur l'édition 2015. 

D'ici là, portez vous bien.

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