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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 22:03

Organisation: Live Nation!

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Les fans paniquaient...Aus unvorhergesehenen Gründen muss Jessie Ware ihr Konzert am 10. Februar im Kölner GLORIA THEATER absagen.

Plus de peur que de mal, la Londonienne, Jessica Lois Ware, était bien au poste et bien en voix, les nombreux fans de soul glacée et sophistiquée ont quitté l'Ancienne Belgique comblés.

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Support: Tout Va Bien.

Non,  James n'est pas  au bout du fil, ni derrière le piano, mais Jan Wouter Van Gestel, un jeune homme réservé, un des lauréats de De Nieuwe Lichting en 2013, année où tu le vis pendant le festival estudiantin Brussel Brost.

Pas grand chose n'a changé en 16 mois, le garçon se complaît toujours dans une ambiance mélancolique maladive pour nous psalmodier de sa quavering voice son mal-être et son spleen.

Moins de trente minutes de set, c'était suffisant, Studio Brussel peut avoir choisi une de ses complaintes comme hotshot et évoquer een fluwelen stem, mais le comparer à Perfume Genius ou à Antony Hegarty, ce n'est pas un service à lui rendre.

La recette manque de consistance et de profondeur.

Un premier acte où de sa voix fluette  il débite... come as you are...personne dans la salle n'a pensé à Nirvana, suivie par  une seconde et une troisième pièce de piano pop dolent.

 Autour de toi les bavardages ont commencé, quelques bienveillants écoutent d'une oreille distraite, tandis que Jan Wouter  implore une frêle jeune fille à laquelle il avait déclaré une flammerole platonique ..I just want you to stay...avant de proposer 'Wake up', mais ce n'est pas à Anita, assoupie, qu'il s'adresse.

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L'ennui est une plante facile à entretenir, il faudra attendre 'This fight', la dernière plage pour avoir droit à un tempo plus soutenu.

 All's Well That Ends Well!

 

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Jessie Ware.

 

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Accompagnée de quatre musiciens ( drums, keyboards, guitar+keys, bass+ keys), l'élégante jeune trentenaire, un temps le visage de Calvin Klein, coiffée ponytail  a adopté une tenue et un make-up sobres, pas de vulgarité outrageante, ni de tape à l'oeil style  Nicki Minaj ou Rihanna, mais plutôt le chic qui seyait si bien à Sade.

Ce soir, Bruxelles aura droit à une setlist basée sur les deux albums de la UK pop singer, 'Devotion' et 'Tough love'.

'Running' ouvre.

DSC05361.JPGElégance sera le maître mot de la soirée, si t'étais venu pour assister à un show soul où la chanteuse déballe ses tripes, tu t'es trompé d'adresse.

Smooth and stylish soul dans la lignée des grandes Minnie Riperton ou Roberta Flack, mais avec un apport électronique pas toujours recommandable.

La voix est superbe, la balance l'est moins, trop de basse, les enceintes bourdonnent souvent, le public s'en tape!

'  Champagne Kisses', titre explicite, pas question d'étancher sa soif à la pale ale au pub du coin.

L'electro r'n'b 'Cruel' groove gentiment, un détail t'exaspère pourtant, l'absence de choristes, les backings sont samplés, ça la fout mal.

Après ces trois premières plages, un good evening , Brussels, good to be back, elle se souvient avoir  rempli le Club il y a deux ans.

Retour au premier album avec le poppy '110%' , suivi par une première opération charme, je tends la main à un brave gars qui a décidé de ne plus laver sa pince même après être passé aux lavatories, je salue une fan fidèle qui me suit de ville en ville et j'entame 'Tough love'.

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La lecture se poursuit, les musiciens assurent leur job sans en faire trop, pas de soli déchirants, aucune faute de goût, du satiné intégral, toute aspérité étant bannie: 'Keep on lying'-'You and I forever' -'Sweet talk', une plage  légèrement sirupeuse à écouter en dégustant un Grand Marnier.

Quoi?

C'est pour les nanas... essaye le Curaçao!

Une nouvelle campagne je caresse le public dans le sens du poil, elle invite un gars à lui tendre un gadget qu'il tient en main, look Brussels, il y a écrit SMILE, je croyais que le type se foutait de moi, mais non, it is his phone cover...

On reprend le tour de chant, le purulent 'Kind Of... Sometimes... Maybe' suivi par 'The way we are' et la ballad ' Pieces' , un rustre lui ayant brisé le coeur.

 Le funk blanc 'No To Love' est décoré d'un extrait de ' I want you' de Marvin Gaye, puis  elle revient au dernier album avec le dreamy ' Sweetest song'.

Rien à dire, la voix est  impeccable, le rendu est soigné, mais on est plus proche d'artistes comme En Vogue,Vanessa Williams, Shanice ou Jody Watley que des chanteuses authentiques, celles qui ont une âme.

Jessie Ware n'est ni Adele, ni Amy Winehouse, ni même Joss Stone.

Place au ravissant slow au ' Taking in water'  avec, malheureusement,  la machine qui assure les choeurs.

C'est aux Communards que tu penses en entendant  ' Want Your feeling'  aux effluves disco.

Après 'Wildest moments', Miss Ware prévient les fans, I don't play encores, so this will be our last song, and please don't ask me comme ce gars à Munich if I'm pregnant ( où a-t-il été chercher cette idée ce fruste  Bavarois) , elle termine par l'impeccable 'Say you love me'.

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De la pop esthétique pour âmes romantiques.

 

 

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