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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 13:14

Incroyable double bill au  Toogenblik, bien peuplé en ce vendredi 11 mai, date à laquelle Ringo fête ses 65 printemps.

T'es bourré ou quoi, Richard Starkey est né le 7 juillet 1940!

Ecoute, Jean-Philippe, on te parle de Ringo Willy Cat, le père du fils de Sheila!

 

Ted Russell Kamp

Une fière Frank Zappa moustache qui, en février 2010, avait foulé le vétuste plancher du folkclub de Haren et enthousiasmé la maigre clientèle présente. T'y étais, t'avais apprécié, donc même si un rockeur chauve t'invitait à admirer pour la quinzième fois la renaissance annuelle de Burning Plague, tu te diriges le coeur léger vers la rue Cortenbach.

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21h10',  lecture du menu par maître Luc qui cède le micro au singer-songwriter de L A, dont la discographie compte un nouveau-né depuis son dernier passage chez nous: 'Get back to the land'.

Il débute par ' Dixie' ( sur 'Poor Man's Paradise'), un brillant rootsy rock chanté d'un timbre accrocheur, proche de celui de Rodney Crowell.

Applaudissements nourris, surtout que le mec nous dit vénérer Toogenblik, comme bon nombre de ses compatriotes musiciens.

You know, I'm from California, I just love Little Feat et mon dernier CD traite de ce pays , voici 'Lonelytown' , a typical country rock tune.

Lonely town, un bled dans lequel se déroule, une fois l'an, un motorbike festival transformant le coin en Mad Max City.

'Ace and Eights' a été composé à Nashville, it's a song about gambling.

Ted nous fait admirer son solide jeu de guitare aux sonorités The Byrds, Flying Burrito Bros ou Grateful Dead, la crème du California country sound.

Avec Shooter Jennings, rejeton de Waylon et Jessi Colter, je joue de la basse. Depuis peu, pour mes tournées solo, j'ai décidé d'interpréter quelques titres en m'accompagnant à la quatre cordes.

 Willy, fieu, make the sound as dry as you can!

Excellente idée, gars, un son velouté et jazzy pour 'A whole lotta you and me', un superbe titre prévu pour le prochain album.

Toujours à la basse, le mélodieux et groovy 'Another love song' suivi de 'If I had a dollar' pour lequel il reprend la guitare, et que comptes-tu faire avec ce pognon,  Ted?

I'll buy myself a mansion, une Cadillac et un jukebox et une Duvel, peut-être...

Juteux country rock.

Il n'existe pas de bon show sans une valse, 'The arms of a stranger', typical female country twang à la Tammy Wynette.

Retour à la basse pour un jazzy blues sentimental ...I'm deep in a dream of you... marmonne cet éternel romantique, avant d'achever ce set de 50' avec une plage de 'Divisadero', 'The last time I let you down' toujours dans la veine country.

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Excellent!

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Pause

Te permettant de mirer les instruments hétéroclites traînant sur scène: un drumkit ( trois/quatre éléments ) bricolé , une électrique, une acoustique, un dobro, une Lowebow ( Cigarbox) deux cordes, a mutant Lowebow, moitié boîte à Havanes/moitié corps de guitare, un double micro, dont une pièce est attachée à un harmonica, le tout recouvert d'un sac mauve piqué à un joueur de pétanque, supporter d'Anderlecht, un ampli, et une paire de bottes,

 Ben Prestage se produit sans godasses, les panards habillés d'élégants bas de laine, d'un blanc douteux.

DSC05786.JPG Seconde intervention du speaker , la barbe/casquette de Floride prend place.

Cet énergumène, petit-fils d'un Mississippi sharecropper, vivant désormais en Floride travaille sans filet, pas de setlist, il puise dans l'abondant matériau enregistré ( six albums, le dernier 'One Crow Murder') ou se sert dans l'héritage US: ragtime, bluegrass, country, blues sous toutes ses formes, boogie, swamp music... ce one-man band maîtrise toutes les facettes de l'American roots music.

Il ouvre avec un blues rural nerveux en picking: 'Rag mama rag ' de Blind Boy Fuller.

Let's slow down a little bit and play some blues, car la nuit sera longue: 'I'm ready' ,Muddy Waters/ Willie Dixon.

Puis un instrumental guilleret en fingerpicking.

Next one is featuring the drummer, ajoute le révérend sans rire, le joyeux ' I wish I was down in New-Orleans' .

Un petit tour au honky tonk 'Lost Highway' ( Hank Williams).

Pas bien de fréquenter les bars louches, fiston, la punition divine suivre... clac, une corde lâche, pas de panique, je continue mon trip sur l'autoroute perdue sur trois cylindres.

Pas de séquence mécanique, je ramasse le dobro, à la slide, un blues about drinking gin ( 'Good gin blues').

Un classique 'It hurts me too' (Tampa Red), puis un gospel archaïque 'God's little birds' , Sister O M Terrell.

Même veine 'On the rock where Moses stood', version légèrement plus agitée, pleine d'étincelles, que celle de Flatt and Scruggs.

 

 

Some Diddley bow , il cueille sa boîte à cigares: '2:19' du grand Tom Waits.

People, a short intermezzo pour réparer mon jouet, boire une de vos bières locales et tirer sur un joint.

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Les commentaires vont bon train, ce mec est unique et ne vous avisez pas de le comparer à Seasick Steve, Ben a le pied marin!

 

Second set

Il débute par un original en picking, on ajoutera que ce gars est loin d'être manchot , et poursuit avec ' Amsterdam rag' .

Retour aux standards, Mississippi John Hurt, l'élégant ' Let the mermaids flirt with me'.

Le titletrack du dernier CD ' One crow murder' au jeu de guitare raffiné, ensuite le tout aussi mélodieux ' Sugarfoot rag' de Hank Garland, un véritable casse-gueule vocal joué avec une dextérité diabolique.

Toogenblik bat des mains, tape des pieds, pas moi, suis le seul à avoir songé à sauver ma pintje.

Le traditinal ' Hesitation Blues' mixant blues et western swing.

Je vous emmène à Dixie, un voyage électrique ' Are you from Dixie', euh, attachez vos ceintures, les freins viennent de lâcher!

Une adaptation twelve-bar blues de ' Billy and the Sugarloaf Mountain', a murder song.

Ben annonce a little lovesong pour amorcer un boogie furieux, suivi d'une adaptation dantesque de ' God's gonna cut you down' ( Johnny Cash).

La suivante a été écrite par un gentil groupe californien.

The Surfaris? Country Joe and the Fish? Les Runaways?...

Le déjanté ' Wynona's Big Brown Beaver' est de la plume de Primus!

On va se quitter with a mellow one, le singalong gastronomique pas facile à digérer ' Butter beans', adaptation Toogenblik... pass the Duvel!

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Il est minuit quart, les clients ont encore faim!

Bukka White ' Jitterburg Swing', volle gas, pour se calmer avec 'The ballad of Curtis Loew' '( Allen Collins/Ronnie Van Zant - Lynyrd Skynyrd) , jouée façon lap steel.

Une dernière avant le curfew, drive safe, people, apprise par  l'intermédiaire de Doc Watson , la préférée des A A ,de Tom et Jerry et de Rat Scabies: ' Intoxicated Rat'.

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The end!

On n'ira pas boire un dernier verre avec Gerrit, le coq, on avait promis de rentrer tôt,  promesse tenue, il ne sera pas une heure trente!

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Published by Michel - dans Concerts
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