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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 21:58
Christophe ex-colon yéyé, alias, Daniel Bevilacqua, le papy séducteur, le James Dean de Juvisy-sur-Orge, le dandy amateur de glamour, de vitesse et de rock'n roll revient, après une longue absence, à Bruxelles qu'il aime.
Un spectacle en deux parties. La première consacrée à sa dernière oeuvre 'Aimer ce que nous sommes', la seconde à une relecture de ses succès immortels.
Projet ambitieux pour lequel la star est accompagnée par le Mons Orchestra, dirigé par Jean-Paul Dessy, sans oublier son band avec les deux arrangeurs, Pascal Charpentier (piano) et Christophe Van Huffel (guitares), ce dernier, membre du groupe jazzy 'Tanger'.
Un batteur, une percussionniste (Gaelle), un synthé, un bassiste (pas Gail Ann Dorsey, l'attitrée de David Bowie, comme annoncé), un saxophoniste, un harmoniciste et Eric Truffaz aux trompettes.

Sans oublier l'ensemble Los Flamencos en partie 2, ni la soeur de Lio, Helena Noguerra, élément décoratif sensuel et lascif, au chant récité, ou encore la danseuse Cynthia Phung Ngoc (ouah, quelles jambes!). On a compté 26 personnes sur scène en fin de concert, et on ne te parle pas des groupies quinquagénaires ayant envahi le podium.
20h20': mise en scène 7è art.

Cynthia, silencieuse, traverse élégamment la piste pour venir s'installer sur une escarpolette. Helena, dame de petite vertu, vient mettre une thune dans un jukebox ... 'Mystery Train', elle prend place aux côtés de la première belle. Séance de make-up, second rock 'Long Tall Sally' et arrivée du maître de cérémonie qui augmente le volume sonore. Christophe en karaoke ... have some fun tonight ... , les dames se la jouant Brigitte, susurrant Harley Davidson.
The show can begin, production cinématographique, puisqu'en background sur écran géant défilent des visuels esthétisants.

'Wo Wo Wo Wo 'intro théâtrale et grandiloquente, suivi de 'Magda'. Déjà tu t'énerves, la voix de Christophe est couverte par l'orchestration, certes superbe et audacieuse. Ses lyrics sont inaudibles et pourtant il chante en français. Un son gênant, de basse ronflante, rendra imperceptibles les vocaux du chanteur de charme pendant quasi toute la lecture d' 'Aimer ce que nous sommes'. Clelia râle, que fout l'ingénieur son?
Les cordes élégantes de l'orchestre de Mons, le jeu de guitare subtil de Mr Van Huffel, la magnificence du piano, les envolées modernes du synthé et les interventions racées des instruments à vent: tu applaudis à deux mains. Tu en viens presque à supplier Christophe d'arrêter de pleurnicher, tant les arrangements sont superbes. Qui va descendre l'équipe technique, qui transforme ce spectacle en bouillie? Un mec excédé par le son pourri et la préciosité de la diva gueule: 'c'est nul', au grand dam de nombreuses folles (sorry, pas correct!) ayant participé à la gay pride.


Imperturbable, le vieux beau poursuit, assis sur un tabouret... 'Mal Comme' 'It must be a sign' 'T'aimer fol'ment'... La lecture de sa dernière création continue, faudra acheter la rondelle pour comprendre la poésie urbaine du Bryan Ferry parisien. Une guitare andalouse, des percus Cordoba: 'Odore di Femina', que Christophe lit en même temps que nous sur l'écran. Aurait dû le faire pour tous les titres. Sensuel, ce flamenco. 'Tonight Tonight' (les portes de la nuit ne sont jamais fermées à clé ..., l'éternel noceur!).
Ses fantasmes nocturnes, les décapotables filant à 300 km/h, le cinéma, les talons aiguille, les villes maudites (Berlin) .. Tout l'univers du personnage esthète. A trop vouloir décorer pourtant, ce rococo boursouflé risque de lui exploser dans le faciès.
Une précieuse ridicule, me souffle Clelia. Ne sois pas de mauvaise foi, darling, le son était catastrophique, le mec en fait des tonnes mais il sait composer de bonnes chansons.
Pause!

Les avis ne sont pas unanimes, certains spectateurs ont quitté le cirque pour aller assister aux derniers matches de notre soccer league.

Seconde partie!
Miracle, meilleure qualité sonore!
Helena vient nous réciter un truc franchouillard branché sur lignes de sax Blue Note.
... Dans ce dancing sans danseur Sous la boule ronde... 'Le Beau Bizarre' entame la route aux tubes.

Et le mec en a pondu des tonnes: 'Minuit Boulevard' 'Ces petits luxes' 'Avec les filles j'ai un succès fou' (Clelia l'a fredonné toute la nuit) 'Comme un interdit' ..... Les fans sont aux anges, le cirque transformé en Wurlitzer Rock-Ola scintillant.
Un petit rondo? Ok, merde on s'est planté, on recommence 'La petite fille du troisième': magnifique! 'Daisy' ... comme dans ces vieux films italiens ... on adore!
'Le tourne-coeur' piano/synthé /chant :vibrant!
Los Flamencos: guitares flamenco, cajon, percussions et choristes 'Senorita', un peu trop Gypsy Kings, mais Bruxelles en raffole. Bon on vous la refait!
'Les Paradis Perdus' le slow qui tue!


Claude-Marie Dubufe (1790-1864)
Le Paradis perdu, 1827

Le groupe, et l'orchestre revenu, se lancent dans une intro magnificente, le gigolo prend tout le monde en photo (groupe, équipe technique, public..) ...Je suis né là-bas ... 'Le dernier des Bevilacqua': long, somptueux, avec des odeurs Concerto d'Aranjuez. Pour enchaîner sur 'Les Mots Bleus' qui n'a pas pris une ride. La folie a gagné certains nostalgiques, une matrone, échappant au service d'ordre, vient enlacer son idole. Hilarant!
Ravi de la réaction du public, le bourreau des coeurs nous offre 'Les Marionnettes' et 'Aline' pour terminer ce plongeon dans les années yéyé.
Et j'ai pleuré, pleuré, oh j'avais trop de peine!
 
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