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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 21:37

Intempéries = embarras de circulation gigantesques, nervosité électrique, 1/2 h pour te mener de la gare du Midi à la place Rouppe, rien ne bouge ... Panique à bord!

Tu t'en sors, et arrive à l'heure à l'AB pour le concert sold-out de PJ (Polly Jean, pas Police Judiciaire).

20:00 Tom Brosseau

C'est la troisième fois que tu assistes à un gig du gentil Tom (North Dakota). Il est prolifique, le blondinet, 8 albums en 8 ans, le dernier 'Posthumous Succes' sortira en juin.
John Parish, ayant produit certains de ses albums, l'a choisi comme support pour cette tournée.



1/2h et 7 titres d'acoustic/ folk minimal, le timide et charmant singer/songwriter a parfaitement rempli son rôle d'amuse-gueule.
'Here comes the water' gentle picked notes, voix chuchotée agréable, les nanas,maternelles, adorent! 'My favorite color blue' qui ouvre le nouveau né. Le récit de ses amours juvéniles.. ..in love avec la grande soeur de son meilleur ami.
Dedicated to P J and John 'How to grow a woman from the ground', un tendre midtempo chanté d'une high-pitched voice. Le syndrome de l'élève secrètement amoureux de son prof.
'You don't know my friends' gently rocks.
Le traditionnel 'Darling Corey', qu'il termine a capella, lui vaut une ovation.
Son look efféminé et attachant ravit mes voisines.
'Commited to Memory' sur l'album 'Cavalier', voix légèrement saturée.


Il termine par une lovesong 'Been True'.
Du soft folk élégant.


P J Harvey & John Parish

C'est pas un concert de Polly Jean, mais bien du duo Harvey & Parish.



Donc pas de 'Sheela Na Gig', 'Dry' ou 'Down by the Water'.... La setlist est basée sur les 2 CD's conçus avec John: 'Dance Hall at Louse Point' 1996 et 'A Woman a Man Walked by' 2009.
21h le band, chapeau et sobrement de noir vêtu, s'amène, suivi de little PJ, pieds nus, robe noire!
John Parish: gt électrique, dobro, banjo - Eric Drew Feldman: bass guitar, keyboards - Giovanni Ferrario: guitar, bass et le Frenchie aux drums: Jean Marc Butty (Venus- J L Murat...).
'Black Hearted Love' ouvre le bal. Gros son maîtrisé, voix puissante, balance impeccable ... bon début.



John au banjo, pour un titre aux relents country 'Sixteen, Fifteen, Fourteen', on suit l'ordre du dernier album.

Polly Jean choisit un timbre différent pour incarner un nouveau personnage, des poses théâtrales, un chant maniaque, proche de Captain Beefheart, sur fond de claviers (Mr Feldman, redoutable d'efficacité, ajoutant des backings Dr John aux incantations habitées de Miss Harvey ). De 1996 'Rope Bridge Crossing', un blues/rock mystique aux lyrics récités ... And I remember everything sunrise on a blue horizon.... Giovanni à la slide, John balançant de gros riffs, une atmosphère Jim Morrison.
'Urn with flowers in a drained pool' guitare métallique, vocaux hallucinés. 'Civil War Corespondent' est enchaîné sans pause, ce rock vibrant, un des highlights de la soirée, te rappelle la grande Patti Smith. Sweaty rock!

Changement de registre: ukulele pour John, melodica pour le transalpin: 'The Soldier', lyrics visionnaires chantés d'une voix enfantine ... It's the year when the troops entered the 39th parallel..., La diva se transforme en gosse fragile, vulnérable ...Poignante chanson.
'Taut' .. Jesus save me, hurle la damnée. Titre apocalyptique et sauvage. PJ couchée, supplie, gémit, se relève, s'égosille ... C'est l'artiste torturée, la witch effrayante de 'To bring you my love'.
Retour au calme 'Un cercle autour du soleil' lent, lancinant. Arthur Rimbaud croisant James Whistler.
'The Chair' une belle intro aux claviers/batterie, PJ épileptique hurle ... weeeh, weeeh, weeeh ... Effrayant. Une Janis Joplin amphétaminée, hagarde, à la recherche d'une bouteille de Four Roses, un chant hystérique, plaintif se terminant sur l'horreur ... pieces of my life are gone Washed away in water that took my son .... infanticide médiéval?
'Leaving California' chanté d'une voix pointue, John au dobro pour cette valse hantée.
Le title track 'A woman a man walked by' ('the crow knows where all the children go') débutant de manière récitative pour virer rock frénétique, la Miss enragée hurlant sa fureur ... just stick it up your fucking ass....! PJ entamant une gypsy dance endiablée, avant de disparaître en coulisses et laisser les chapeaux donner libre cours à leurs instincts rock. La virevoltante ressurgit et présente son band.
Une mélopée plaintive 'Passionless, Pointless'. John retourne au banjo pour le spoken-word poème 'Cracks in the Canvas'. Mystique, mystérieux, troublant, sombre, dense... cracks in the canvas look like roads that never end ...



Et on approche de la fin 'Pig Will Not' un rock/grunge voyant une nouvelle transformation du caméléon, non pas en cochon, mais en chien fou aboyant furieusement ... I WILL NOT ... répète-t-elle à l'infini! Titre agressif et fort!
65' d'un concert inégal, ayant connu des moments d'une intensité bouleversante mais aussi des morceaux anodins.

Bis
Un titre ne se trouvant pas sur les 2 CD's du duo: 'False Fire'! Un Southern rock avec John au chant et PJ au tambourin. Pour terminer par une chinoiserie minimaliste, chantée de voix nasale 'April'.
La femme fatale a, une nouvelle fois, envoûté son public.

 

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frontstage 17/05/2009 17:45

La chronique et les vidéos du concert sur Frontstage/http://blogs.lesoir.be/festivals/2009/05/16/pj-harvey-ne-sest-pas-assagie/

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