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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 21:20

Ars Musica aux Bozar (con et gamin, ce nom) !

En ce dernier jour du mois guerrier, le chef d'orchestre français, Sylvain Cambreling, dirige le SWR Sinfonienorchester Baden-Baden und Freiburg aus Fritz, Horst und Greta länder.
Au programme deux oeuvres frivoles et vaporeuses: le solo pour trombone et orchestre de Luciano Berio et "...Auf..." de Mark Andre.

Cambreling est un spécialiste du baroque et de la musique actuelle.

Luciano Berio (1925- 2003) pionnier de l'électroacoustique.
Son phénoménal solo pour trombone et orchestre (1999) dure 22' et, Frederic Belli soufflera pendant 21' 36'': époustouflant!
Un dialogue entre l'instrument à vent et les cordes, trompettes, tuba, hautbois...On ne les a pas comptés, Fred et moi, mais la bio du transalpin mentionne 14 winds,12 brass and 34 strings !
Un bourdonnement sur bise printanière et lyrique, un soundtrack pour documentaire Frison-Roche!
Captivante pièce pour un instrument rarement mis en évidence dans le classique!
Pause


Mark Andre 'Auf... I II III'
Compositeur français, né en 1964 !
Cette oeuvre intrigante et indescriptible est plus proche du monde de Einstürzende Neubauten que de Mozart!
Ici aussi, un nombre incroyable d'instruments: cordes (violons, violoncelles, contrebasses), quelques flûtes, hautbois, clarinettes, bassons, trompettes, trombones, tuba, 2 pianos et quatre percussionnistes, une harpe et encore des trucs cachés...
Tous ces instruments sont manipulés d'une manière pour le moins originale.
Les entrailles du piano sont martyrisées au marteau ou frottées avec une bouteille recyclable. Les cordes sont grattées avec la carte bancaire des musiciens, les percussionnistes jouent de l'archet ou font vibrer des feuilles d'aluminium...
Ce triptyque est tout bonnement un chef d'oeuvre énigmatique et novateur.
Les mots sont insuffisants pour décrire ce que tu ressens ... tu perçois des craquements de meubles archaïques, des bruits de chasse (lieu d'aisances, pas chasse au fox...), une scierie, des frottements, un couinement de souris, le silence monacal altéré par une feuille voltigeant, puis le vide... avant d'être agressé par une seule note de piano, puis deux, dissonantes.... Le deuxième clavier répond en écho, le néant à nouveau ... Une asthmatique vient troubler le recueillement par une toux intempestive!
La nature s'éveille, les éléments reprennent vie. Te voilà dans la toundra! C'est angoissant, tous ces bruits qui peuplent le monde du silence!
Ton cerveau t'envoie des flashes de Kandinsky ou Malevitch... Abstraction, futurisme, espaces vides...
Quelques percussionnistes se tirent en catimini et prennent place dans les loges, où sont installés cymbales, cloches, triangles, caissons.
Nous sommes encerclés et attaqués en quadriphonie!
Une armée de sauterelles, voraces et affamées, surgit .
Va -t-on survivre à ce cauchemar?
Fin, nous sortons du trou noir...
Ovation du public.
Nous venons d'assister à un morceau de la musique de l'extrême et sommes vivants!
 

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Published by Michel - dans Concerts
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