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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 22:19
Longue tournée française pour Jennifer et Oren, deux arrêts dans notre gai royaume : Kortrijk et l'Orangerie du Bota. Bruxelles n'affiche pas complet!

Joy

Nouveau projet de Marc Huyghens, ouvre les hostilités.
Mr Huyghens est revenu sur terre, après un long séjour sur Venus. Il est tout joyeux (hum ... ce patronyme' Joy' ne convient pas trop au band : l'univers de Marco n'étant pas des plus allègres et, de plus, un obscur disco band polonais, ou kazakh, a choisi la même identité).
Pour l'accompagner deux superbes jeunes dames : Françoise Vidick au chant et percussions (Zap Mama, Adamo et ..en 1992 sélection belge pour l'eurovision, avec le titre 'Ne me dis pas que tout s'éteint ', interdit d'antenne suite à une plainte d'Electrabel. Sa bio signale des backings pour Sandra (saucisses Mora) Kim, Pierre Rapsat et BJ Scott....



Au violoncelle, la fantastique Anja Naucler (Suède): master en musique, licenciée en Sciences Po, musicienne classique pour le Vlaams Radio Orkest et autres groupes de musique de chambre, du jazz et de la world avec e.a. Ghalia Benali, Marco Locurcio, Nicolas Kummert .... Une sommité en somme et, agréable au regard, me souffle Rudi (Jean-Paul et Fred Z acquiescent!).
Le Venus de Bruxelles chante et gratte sobrement une guitare électrique.
C'est parti pour 40' de soft/rock sombre et minimaliste.
Joy n'a pas encore d'album, des demos existent.



Une intro de guitare, Marc attaque ses vocaux ... un trou de 20 secondes ! Gênant!
On reprend, Françoise assure les backings et tous les regards convergent vers un violoncelle élégant ... take the long way around the sea ... marmonne le duo ! Enchaînement immédiat, une ouverture obscure au violoncelle pour un nouveau titre lancinant 'Empire', un refrain choral élégant. Vachement bien foutu!
Une prière mystique ...Oh my lord...avec, une nouvelle fois, Anja en évidence.
Le jeu de Marc s'avère artisanal. Si le chant de Françoise est impeccable, tu te poses des questions quant à l'utilité de tout cet attirail percussif sous-employé : un tambourin et des shakers auraient pu suffire. Les compositions tiennent la route mais demandent, maybe, un habillage plus profond. Heureusement il y a le violoncelle!
En arpège pour le quatrième morceau, des percus tribales et Marc qui pleure... give me an explanation if you think you can... Superbe titre finissant crescendo.
Toujours cette lenteur grave: une mélopée.: ça rigole pas avec Joy!
Un violoncelle Dvorak ...you're my grave I'm digging like a slave ...('N°7') c'est sûr t'es loin de Lange Jojo!
Sur les mesures de 'Et maintenant': une ballade mélodramatique magistrale, une marche funèbre grandiloquente, un requiem choral (3 voix): 'Flesh' ! Un hit en puissance.
On continue dans le registre lugubre ... I forsake nothing... pour terminer par un jazz minimaliste avec vocaux éthérés.... she's never been able to live on her own .... chuchote Mr Huygens.
Support, ténébreux et glacial , intéressant.
Un potentiel énorme !

Longue attente et à 21h20, trois musiciens d'Elysian Fields rappliquent. Une intro piano/ batterie/ contrebasse!
Les stars se font désirer : Oren Bloedow met hoed se pointe, guitare bluesy et, en titubant, verre de vin en main, entrée de Miss Jennifer Charles !
Fred Z craint le pire, hier au Kreun, ce n'était guère brillant, le couple avait plongé dans le pinard et le set fut mollasson!
Un premier titre de 'The Afterlife', sorti en ce début 2009 : 'Drown those days', du jazzy/blues à la Cowboy Junkies. Voix sensuelle de femme fatale et accompagnement classe.
Kenneth Salters, le batteur from New York, respire le savoir-faire. Il a travaillé avec quelques pointures du jazz (Chris Potter, Reggie Sullivan ...) et a eu l'honneur d'officier pour Aretha Franklin. Aux claviers, synthés ou à la basse : Chris Vatalarro et, from Paris , Sarah Murcia , contrebassiste de jazz , jouant également du synthé (Magic Malik, Fred Poulet, Georges Moustaki, Sebastien Martel ...).
Excellent band!
'Where can we go but nowhere' du noir rock en demi-teinte, cachet typique des Elysian Fields.
'Condenser' une lenteur moite et une acoustique réservée. Jennifer, les yeux fermés, t'emmène dans des rêves érotiques carré blanc! Sarah nous quitte.
'Bayonne' sur Queen of the meadow, un downtempo basque et morose, voix doublée en chambre d'écho.. By the time I reach tomorrow I won't be me anyway... pas rigolo et tranchant...Is your pride too big to swallow?....
Mr Vatalaro délaisse ses claviers et se saisit d'une basse pour un titre plus nerveux ... like a falling star...across the great divide ... la setlist annonce 'Chance'! Jennifer adopte des poses aguichantes, style Jane Mansfield ou Marilyn dans 'Some Like it Hot'. Un crooning féminin irrésistible, du jazz enfumé plus lascif et licencieux que celui de Tom Waits.
Effets de reverb étonnants pour le titre suivant (ne pas oublier que Mr Bloedow a fait partie de la mouvance Lounge Lizards et est friend de Mr Marc Ribot), une nouvelle torch song pour film noir .... I can hear the wild west ... minaude Jennifer.
'Bend your mind' voit le retour de la Parisienne au synthé. Un rock crépusculaire !


Essai de communication avec le public, avorté par une intervention maladroite de l'éclairagiste.
'Climbing my dark hair' single du denier né, nouveau morceau morbide qui tue.
'Turns me on' du jazz à la Doris Day, mais aux lyrics moins guillerets. Un piano désaccordé et Jennifer envoyant quelques riffs de guitare tout en faisant pleurer le vibrato. Petit solo admirable de Kenneth.
'How we die': piano bar, lumière tamisée, une effeuilleuse fait son numéro sur un jazz langoureux et dramatique ... hopeful and then hopeless ... La guitare d'Oren se fait acérée, agressive à la Thurston Moore pour virer Carlos Santana. Ce mec est un génie!
'Lame Lady of the Highways' ambiance David Lynch, long titre hypnotique aux relents d'acide (cf the Doors) . ..You don't have to look if she's ugly now 'cause you never loved her anyhow ... lucidité macabre!



Une heure de jazz/blues/dark rock dérangeant et sensuel. Le band se tire!
Bis
Sourires béats de la diva 'Anything you like' sur Bleed your Cedar (1996). Nouveau numéro exceptionnel de Bloedow.
Un frêle 'Meuwci beaucoup' et elle annonce /...next song is a kind of roleplay, basé sur le petit chaperon rouge, joué par Jennifer. Le grand méchant loup sera interprété par Oren.
Magnifique duo vocal, titre ravageur .... sexualité, violence, fantasmes, ambiguïté ... Les Champs Elysées retournent à New York et l'orangerie termine le chant par des ooh ooh oohs charmeurs.
Grande finale, ovations!

Surprise, retour des artistes heureux : 'Ashes in Winterlight' qui clôture le nouvel album. Une ballade folk à deux voix, style Elliott Murphy. Belle lovesong.
Quatrième encore : un titre léger à l 'acoustique, basse et chant, pas sur la setlist : 'Madeleine' (?).
Fred et Jean-Paul sont réconciliés avec Miss Charles, bon concert!
Bruxelles refuse de quitter l'Orangerie et Jennifer, flanquée de son compagnon, rappliquent pour une dernière salve magique 'I cover the waterfront' immortalisé par Billie Holiday, Frank Sinatra, Sam Cooke. Une perle de tendresse au jeu de guitare en arpèges, digne de Joe Pass .
Elysian Fields nous quitte sur ce bijou et, nous retrouvons des artères bruxelloises moins illuminées. Face au botanique, trois véhicules ont les vitres déflecteurs brisées.
Back to reality, finie la volupté !
 
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