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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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29 octobre 2008 3 29 /10 /octobre /2008 22:57
Dans la grande salle on fête le come-back de Novastar : sold-out (pour 2 jours...) !
Au club pas plus de 130 personnes. Swell jouant encore au Factory Festival (Nivelles) le 1er novembre et au Cactus (Brugge ) le lendemain (avec Radar Bros).

Blaudzun

Un singer/songwriter barbu et binoclé d'outre-Moerdijk (Arnhem) , jouissant d'une bonne presse chez Beatrix van Oranje-Nassau.
Wat voor een naam , Blaudzun !  A la recherche d'un patronyme original, Johannes Sigmund, choisit le nom d'un illustre cycliste Danois : Michael Blaudzun, spécialiste de la course contre le chrono (3 x champion du Kongeriget Danmark). Freudien , n'est-il pas ?
A 20h20, flanqué du glacial batteur René Devries ,de Michiel Van Quelque Chose aux keyboards et à l'accordéon et de son broertje , Jacobus, aux guitares et xylophone (partagé avec le batteur) , le brave Blaudzun vient s'asseoir sur le stool face au public.
Le quartet nous interprétera plusieurs titres du CD éponyme, sorti chez V2 cette année.
En solo , s'accompagnant d'une acoustique 'Resident', morceau court et attachant . Une bonne voix , des accents Antony (sans les Johnsons), mais notre gaillard est moins maniéré.
'California' un downtempo lorgnant du côté de l'American folk religieux , quelques hallellujah décorant les lyrics . Beau travail à la lapsteel de son brother , l'accordéon restant discret.'t Is onze eerste keer in Brussel nous lance-t-il, maintenant il sait que l'Amstel ou la Heineken c'est du pipi de chat!
'Goodboy' ...You dressed me up like a good boy.... accompagnement musical sobre , quelques coups de batterie et une ou deux lignes de guitare déchirantes. Les musiciens sont réduits au rôle de faire-valoir: dommage!
Een hit op de Nederlandse radio : 'Blindspot' , nouveau titre mélancolique avec backing vocals de Jacobus. Que pasa , on s'énerve ... le truc vire country rock. Niet slecht. 'Tidal Wave' La voix se balade dans les hauts registres, titre atmosphérique explosant dans son final. Les plumitifs du Nord comparent, vocalement , Blaudzun à The Veils, Thom Yorke (?), Richard Ashcroft et Fred le Zamp entend des intonations Starsailor . Le truc est moins poppy (ou arty) toutefois. D'autres voient en lui le nouveau Elliott Smith , ze overdrijven. Son American folk ténébreux n'est pas mal foutu , mais très vite l'intérêt faiblit , car toutes les oeuvres sont construites dans le même moule.
'Black Thread' menaçant et very slow. 'Loveliesbleeding' jolie mélodie, couverte par les éternels bavards du bar , préférant la Stella pour soigner leur spleen. Quelques vocalises pour terminer l'aria et pas mal de reverb.
'Revolver' va-t-il abattre les indélicats soiffards? A sad lovesong, idéale en bagnole, en pilotage automatique sur les highways , en versant une larme émue sur le triste destin du Marlboro cowboy. Et pour finir une version cabaret de 'Resident' .
Probablement mieux sur album que on stage.

Swell : 21h20

Depuis 1989, David Freel , sillonne la planète avec son band californien qui ne gonfle pas. Une douzaine d'albums d' American indie rock , en 2007 : 'South of the rain and snow' et le dernier 'Be my Weapon' devrait être dans les bacs soon .
Si début 90 on cataloguait la musique de Swell de métissage post punk , folk (style vieux Pink Floyd), noise rock, voire de soundtracks à la Ennio Morricone, il semblerait que David Freel , le maussade , pour ce nouveau millénaire, soit devenu adepte du lo-fi movement (Sebadoh, Bill Calahan, Will Oldham, ou autres Mountain Goats, sans oublier Low).
Table rase et de nouveaux musiciens (non présentés) : un drummer, est-ce Nick Lucero? (Queens of the Stone Age), présent sur l'album et, un guitariste(de nombreuses effect pedals) /claviériste , responsable du laptop, qui nous tournera le dos pendant la quasi entièreté du set (Brian Mumford de Portland , membre de Haiku Ambulance).
Le pas frêle et barbu, David, à l'acoustique (sortant de l'infirmerie, tout le manche est pansé).
Quelques bruitages : bracelets sur cymbales et des jeux d'effets (Brian couché sur scène, tripotant les bidules à ses pieds) et le pas rasé lance quelques accords 'Good Good Good' sur 'South of the rain and snow'. Calme, envoûtant et nappé de synthé pour clôturer la ballade.
'Troubles love you' mais nous on ne veut pas d'ennuis , menneke. Un truc moins sombre, toujours dépouillé , un martèlement militaire sur une guitare presque joyeuse. Changement de tempo et un clavier sirène pour achever la comptine. 'Down' c'est sûr Freel n'est pas du genre Laurel et Hardy, ce' Down' est plus électrique et mordant.
Pour suivre un downtempo non-identifié (Bad?) avec de beaux beats soutenus du batteur, quelques riffs incisifs de guitare lacérant la calme mélodie. 'What I always wanted' sorti en 1997, les connaisseurs reconnaissent . David, le bougon, s'en fout et balance ses compos comme un métronome. 'Sunshine Everyday ' pas à Bruxelles, mec. Une longue intro et 'sunshine' répété à l'infini. Fans ravis. Roulement de tambour pour 'South of the rain and snow' , des claviers 'Le bal de Laze' de Polnareff , suivi de coups secs nous rappelant qu'on est pas ici pour rêver.
De bons morceaux , mais l'emballage manque d'éclat. Le trio effectue son boulot comme des fonctionnaires du service de taxation , attendant 17h pour pouvoir se tirer et allez boire une pintje au bistrot du coin . (Pas J P , le lange ne touche pas au houblon).
'What I saw' un titre plus rock, guitare à l'avant -plan avec effets de slide . 'Kinda Stoned' on préfère Sharon . Peu d'enthousiasme . David le Rhinocéros , fan d'Ionesco et adepte de l'incommunicabilité . Service minimum tonight , tu prends tel quel ou tu te casses , connasse!
'Song seven' et 'Saved by Summer' un titre folky où il est question de ...some stupid hippie bullshit ... pour mettre fin à un set de 60'. Les joyeux lurons se tirent sans un mot , le batteur nous gratifiant d'un petit signe de la main.

Les rappels (convenus) :
un petit laïus sur l'absence de malt ...it seems to be a whiskeyless show , tonight..., le bartender, endormi, fait la sourde oreille ! 'Bridgette,you love me' , qu'il faut recommencer :... shit,I forgot the chords...., on reprend (toujours sans conviction). Freel se remet à pleurer, il veut son whiskar . Une bonne poire leur paye trois verres du Scottich breuvage et on attaque un second rappel à la longue intro . Suddenly tout s'arrête : problèmes d'ampli ou de retour ...On remet le couvert pour un titre à la Lou Reed , époque Velvet Underground, au beau final nerveux . (At long last ?).
Ils quittent le podium , il est 22:30'.
Les fans en redemandent . Donc,une nouvelle couche : un enchaînement de 2 titres psychédéliques de bonne tenue. ' Livid ' (? , not sure , maybe a new title) une ballade lo-fi avec chambre d'écho et un rock nerveux 'Something to do' (?) achèvent le show.
Les héros paraissent fatigués et pourtant leur European tour est encore long.
Bilan mitigé: good songs mais aucune présence scénique et des approximations gênantes.
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commentaires

M
'Oh show me the way to the next whiskey baroh don't ask why ,don't ask why....'
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D
J'ai assisté au même concert que vous, et n'ai pas eu du tout la même impression.  A ma décharge, j'y allais en connaissance de cause et connaissait la disco de Swell sur le bout des poils de nez.  Bref, j'ai rarement lu un compte-rendu aussi inepte et sans saveur, à croire que la personne qui l'a rédigé est un petit bonhomme armé d'un carnet et d'un bic qui s'est échiné à griffoner un semblant de sentence pendant tout le concert.  Je ne vous félicite ni ne vous encourage, mon ami.  :o/
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