Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog des critiques de concerts
  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
  • Contact

Les prochaines...

Recherche

6 juillet 2008 7 06 /07 /juillet /2008 18:10
Plazey (Parc Elizabeth) à Koekelberg, face à la Basilique.
Seizième festival gratuit organisé, chaque début d'été sur 2 WE, par les (Vlaamse) centres communautaires De Platoo, De Zeyp et Essegem.

Belle affiche en ce dimanche ensoleillé. Ambiance relax.
Il est 17h25, lorsque la craquante fille (21 printemps) du regretté Chris Whitley monte sur scène. Elle nous vient en droite ligne du Montreal Jazz Festival.
La singer-songwriter, née à Gand, a la musique dans les gènes. A 11 ans elle joue de la batterie, ensuite elle tâte de la danse (les Ballets C de la B), s'amuse comme DJ (un passage à Dour) et, s'installe dans la Big Apple pour se concentrer sur le songwriting. A Brooklyn elle côtoie des pointures (Daniel Lanois, Craig Street...). Un sérieux vécu à 21 ans!
Intro au piano électrique et, arrivée des garçons : Kas Longman, excellent guitariste - Karel De Backer, drums et Maarten Standaert, basse.
'Jose' avec accompagnement piano et guitare. D'emblée tu es conquis par la splendide soulful voice (Ella Fitzgerald, Billie Holiday) de la frêle Trixie. Une intro lente, une guitare obsédante bien crade, des lyrics empruntés au hit' I can't stand the rain (against my window...)'. Simply amazing. 
'Undress your name' a love song,raw emotional power, des frissons dans le dos. Une puissance vocale surprenante.
'Favourite Stranger' nouveau downtempo bluesy. Si jeune, si talentueuse!
'Crawl' dédié à sa mère, Trixie seule au piano. Des intonations Tori Amos croisée avec Tina Turner. Janis Joplin avec un visage angélique. Wouah...
'Next Revolution' avec le band, encore une chanson d'amour. 'Ik ben een romanticus', she says.
Un titre sentant bon le female americana. Un départ au ralenti avec piano classique... 'my blood has changed colour... 'chante -t-elle. Le tempo s'élève, la voix s'énerve, elle vient des tripes, des licks de guitare saignants transforment le slow en rock, avant le retour à la douceur. Le titre s'éteint sur quelques notes de clavier. Du bon boulot!
'Silent Rebel' Trixie passe à la guitare et avec Kas, à la slide, entame un lo-fi rock, digne de Cat Power.'Waiting for tomorrow'écrit sous la douche! Band au complet, titre plus rythmé. Basse et batterie lourdes, des vocaux hip-hop.Dance time, baby! The fragile-looking little one retourne au piano pour calmer les ardeurs,mais les méchants garçons relancent la machine,boum boum boum... rugit la basse.
A last one, le point culminant du set :'Strong Blood', dédié à son père (décédé en 2005).
Titre dramatique, chanté d'une voix noire... 'papa's got strong blood, mama's got strong blood, I learned to survive with that same strong blood!' Bon sang ne saurait mentir.
Trixie Whitley,la classe!

The Ballroom Quartet
Il est 18h45, lorsque 4 aides-soignants en blouse blanche, ayant appris que le vieux Milou s'était échappé du centre de Geel, montent sur le podium afin de le détecter dans la foule.
Andries Boone : violon,mandoline + un truc appelé bulbul - tarang et effets vocaux - Jasper Hautekiet (fils de Jan,BV, animateur de radio et pianiste très prisé): basse - David Vertongen : drums, percussion,glockenspiel et Rony Deprins : accordéon,synthé, vocoder et theremin ...
Nous sommes prêts pour une petite heure de folk/world/electronic/soundtrack music pas banale.
De l'énergie, de la virtuosité, du traditionnel, de l'exotique,de la trance... un voyage musical original.
'Surfing Sufi' et enchaînement direct 'Night in Venice' et 'Way to the top' : un theremin filmographique et une mandoline jouée au bottleneck sur fond d'accordéon tzigane. Emir Kusturica on the rock. Dracula a quitté la Transylvanie et guinche à Koekelberg : ça va saigner, mémé! Il y a du Natacha Atlas, époque Transglobal Underground, dans ces rythmes balkaniques mêlés à des accents orientaux. Mais les techno beats transforment le machin en mazurka électronique. Surprenant!
'Ballroom on the rocks' titre de leur mini-album de 2002. Le groupe était moins expérimental à l'époque, mais le morceau garde sa fraîcheur.
'Flamingo' intro flamenco à la mandoline et vocaux arabo-andalou.
Un charmeur de serpents in Brussels, ou un ballroom à Marrakech au choix.
'Wonderwalter' le theremin est revenu pour une compo démoniaque, de plus de 10'.Un violon chagrin embraye, l'accordéon pleurniche mais le truc devient funky. Les changements de rythme fréquents te laissent pantois. Du rock'n roll slave pour danseuse du ventre anversoise.
'Transglobal Cornflakes' pas avec du lait, avec de la vodka!
'Orient Express' avec arrêt à Koekelberg. Le curé de la basilique a mis fin à l'office pour assister à cette messe orientale. Le pape lui a envoyé un SMS, illico. Sacrilège, tu seras excommunié, traître...
BIS : 'My heart belongs to Venezuela' bruitages afghans. Andries et Jasper tapotent les jacks de leur instrument respectif pendant que David aligne quelques notes enfantines de glockenspiel. 
Des vocaux gothiques, style film d'horreur en noir et blanc, assaillent ton cerveau avant que le violon n'entame un sprint vénézuelien.
Fin du tour du monde.
Deux albums 'Soundmanifest' et 'Surfing Sufi'.

And now, le Belgian godfather du blues:
ROLAND (Van Campenhout)!
Ce peï de Boom a commencé sa carrière musicale en 1963, mais en 2008 il reste d'une actualité criante. Ce globetrotter a une vingtaine d'albums à son actif. Il a tout joué: du blues (of course), folk, skiffle, jazz, country, rhythm&blues, world... Il a été de l'aventure Rory Gallagher... a côtoyé Arno, Marie-Laure Béraud, Gene Taylor (Canned Heat), Derroll Adams... et André'Early Bird' Brasseur....
Il ne va pas sterven op zijn bed, c'est sur une scène qu'il sera, quand l'heure sera venue....

20h20' Il arpente la scène avec some of the best musicians in Leterme-land.
Attache ta ceinture!Bart Denolf (contrebasse) - Monsieur Pol (guitare) - Tim Coenen(drums) et Tom Van Laere (aka Admiral Freebee) à l'harmonica, claviers, guitare et vocals... Roland a emporté 4 guitares dans sa sacoche en hij zingt beter dan nooit!
Tom lance 'Midnight Star' à l'harmonica,un des titres du nouveau cd 'Never Enough' qu'il a produit. Beaux backing vocals de Tim, pour ce titre sonnant comme du Dr John... there's a fire on the lake...nous murmure Mr. Van Campenhout... 'Just another man down gone...' répond l'amiral en hurlant,pendant que le Pol t'envoie des juicy licks.Un seul morceau, et on est déjà estomaqué.
L'ancêtre a décidé que vanavond ce sont les chansons qui priment, pas de longs solos gluants.
Un titre aux saveurs Neil Young/Tom Petty suivra. I've seen the White Chinese Woman... chante Roland. Vlaamse americana.
'Officer,kiss me please' du swamp blues juteux, avec un vocal duo Tom und Roland qui tue. Un texte'Beat Generation' de Gregory Nunzio Corso.
'Fire in the Morning' du travail d'orfèvre à la guitare. (Bart est parti boire un coup).
Toujours pas de contrebasse,'Never Enough' title track du dernier né.Lent et délicat!
'Hissing o' the Heath' voodoo blues/rock... it was just like the hissing of the heath on the highway... ta chaude lady est de nouveau outside pour la nuit.Ambiance 'The Hot Spot', sexe, sueur, mojitos. Quelques hululements. Torride!
J'ai un special guest for you people... Steve De Bruyn (El Fish/Rhythm Junks) s'amène avec ses mouth harps. Un twelve bar blues pur souche. Roland en forme olympique est ready pour Pékin.Médaille d'or voor België!
Changement de style, intro au piano électrique pour un titre aux effluves Tom Waits. Never Enough nous montre que l'inspiration de Roland est loin d'être asséchée. 'It all has to do with it' un morceau philosophique, nouvel hymne gris-gris. L'envoûtement est imminent, I'll follow that man hurle Roland. On est pris au piège, on l'accompagne. Des riffs incisifs de Monsieur Paul, une basse lourde, des percus haïtiennes et des aboiements de chiens-loups ayant subi un black magic spell.
Qu'est ce que James Ensor ou John Coltrane viennent faire dans ce cauchemar 
Démoniaque!Heureusement qu'on est à 100 mètres de la Basilique, on a besoin d'un miracle pour nous tirer de là.
Roland le sorcier Voodoo !
55' d'un show de classe internationale.
Rappel met Steven! Il se fout de nous,Papy.D'une voix de fausset 'Thank you,you're too kind,people...'
Un dernier blues '... I've been walking and walking with my feet on the ground...' un shuffle satanique, '...Jimmy Rogers is a long time gone...'continue le godfather, avant d'entamer un chant tyrolien et de laisser le micro à Freebee... I've got 27 children I've never seen....'
That's blues, baby!Les 3 guitares crapuleuses t'attaquent en même temps et Steven met le steaming train en route.C'est sûr on va y rester.
Roland, Monsieur Cinéma et son Hollywood show.
Un triomphe.
He did it,once again!
Après le gig, je demande à Steven, de qui est ce dernier morceau? Ik zou het niet kunnen weten... Et le titre? Je ne sais pas fieu, il n'y a pas de setlist, demande à Roland...
Roland, oublie ça, le vieux barbu est entouré de 25 loving ladies de tout âge !
Never too old to rock....
Partager cet article
Repost0

commentaires

Articles Récents