Dimanche 29 avril 2012 7 29 /04 /Avr /2012 15:38

"Le monde est gris le monde est bleu

Et la tristesse brûle mes yeux..."

Nostalgie yéyé: Mademoiselle Age Tendre, Daniel Filipacchi, le transistor (rouge) branché sur Europe n°1, les filles portant du Courrèges ou Mary Quant, 'If I had a hammer' devenant 'Si j'avais un marteau' ou ' I only want to be with you' muant en 'A présent tu peux t'en aller', sans oublier 'l'Idole des jeunes' piqué à Ricky Nelson....

Sortez les kleenex!

Eric Charden, le 29 avril 2012: fin de l'aventura, il rejoint Albert Raisner, Cloclo, Dalida, quelques Surfs, Mike Brant e.a. au paradis des idoles shalala  wohoho ou shi bi di bip bip ( au choix).

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Jacques Puissant/ Eric Charden naît en Indochine, redevenue Vietnam, en 1942, atterrit dans la métropole âgé de sept ans et sort un premier Extended Play quatre titres en 1963: ' Symphonie en bleu'.

Contrairement aux Johnny, Richard Anthony, Frank Alamo, Sheila, Dick Rivers, Lucky Blondo, Danyel Gérard , les Gam's et des dizaines d'autres, Eric Charden composait lui-même ses titres.

Les durs lui reconnaissent, en début de carrière, une crédibilité rock au même titre qu'un Ronnie Bird.

Ainsi, il est accompagné de Hadi Kalafate, bassiste attitré de Jacques Dutronc ou du guitariste, Jean-Pierre Alarcen, autre habitué de l'équipe à  Jacquot et membre des Mod's, avec un certain Alain Legovic, alias Alain Chamfort.

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C'est en 1966 qu'Eric fait la connaissance d'Annie Gautrat, qui deviendra, avec sa coupe Brian Jones, Stone!

 

Stone et Charden: banco!

Des hits à la pelle: 'L'aventura'- 'Il y a du soleil sur la France' ( ma préférée) - 'Laisse aller la musique' - 'L'amour, pas la charité' - le prix Nobel ' Comme le meunier fait son pain' etc...

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En 2007, le couple participe à la tournée 'Age Tendre et Têtes de Bois' , partageant l'affiche avec quelques autres membres de l'hospice SLC : Pascal Danel, Pierre Groscolas, Michèle Torr , Marie Myriam ou celle qui est à l'origine de toutes les conneries culinaires télévisées: Rika Zaraï.

 

Atteint de la maladie de Hodgkin  depuis 2009, il s'éteint à l'âge de 69 ans!

 

 

"Le monde est gris le monde est bleu

Et la tristesse brûle mes yeux..."

 

Par Michel - Publié dans : Bad News
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Samedi 28 avril 2012 6 28 /04 /Avr /2012 19:27

Un showcase à 11h45' ( AM), est-ce bien sérieux?

A cette heure où le volatile préféré de Jean-Luc vient d'ouvrir un oeil  vitreux, suite aux excès de la veille,et se gargarise

en vue de son chant des matines, la cafétéria de la  FNAC est honteusement désertée pour accueillir le duo  

 The Craving Deer.

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C'est en 2010 que Rein Vanvinckenroye ( guitare, voix), que tu vis au début du siècle au sein du folkband expérimental Troissoeur, et Natalie De Man ( voix) décident de former The Craving Deer , un projet "naked  slowcore".

Depuis, le cervidé ardent a sorti deux full cd's, ' The Craving Deer' - ' Eye-Shaped Spots', et tourne sans arrêt.

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Natalie et Rein entament leur mini-concert par 'Lilith', une plage folk teintée de sonorités psychédéliques / blues.

Les deux voix se marient merveilleusement, un timbre grave à la Leonard Cohen / Mark Lanegan pour le guitariste et un accent chaud et attachant pour sa muse.

Les lignes de guitare sont nerveuses, Lilith est synonyme de démon sexuel ..you are the one who drinks my soul...you are the one who drives me mad... 

 A dangerous beauty, comme la Lady Lilith représentée par Dante Gabriel Rossetti.

La douzaine de clients attablés dans le snack est tout ouïe après un seul titre, bel exploit! 

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Une ballade satinée et gently whispered pour suivre: ' Your heartbeat'  , beau comme du Nick Drake.

DSC05168.JPGNext one is a dance, mais ne t'attends pas à du rock endiablé,  le tempo sera lent et sombre.

Au chant mâle ténébreux, succède un roucoulement doux, avant de voir les deux voix fusionner en harmonies te rappelant au bon souvenir de Mark Lanegan/ Isobel Campbell.

Minimalisme exquis!

' Deception and Haughtiness' du blues/americana proche de Howe Gelb, Terry Lee Hale ou Willard Grant Conspiracy.

La météo se prête à une rêverie automnale poétique, légèrement mélancolique: 'The leaves' .

Qui a dit Leonard Cohen et Anjani Thomas?

Une douceur veloutée, un alcool de poire tempéré par trente années de repos dans la cave d'un castel, éloigné des confusions urbaines.

L'amorce de ' The Rose' sera sèche.

L'amour en question:..Why do I mention the same questions... I'm your slave and you're my master... et pour paraphraser Hugues Aufray, le rossignol y va d'un couplet DSC05177.JPGen français.

Brillant!

Le délicat ' Stars are Suns' traite du pardon en mode murmuré. Close harmonies, guitare fluette, intimisme, ambiance feutrée... le soleil se couche, le bois crépite dans la cheminée...chut, écoute, hear me whisper!

Le narratif  'French kisses' baigne dans un climat bluesy tout en t'emmenant loin...to the skies and far beyond, en passant par Barcelone ou Venise.

Avant de s'envoler vers d'autres cieux ( la FNAC in Gent) la chrysalide et l'argus bleu nous proposent un dernier blues/folk  virevoltant: ' Butterfly of Death'.

 

Une guitare, deux voix: what else do we need?

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The Craving Deer, you made my day!





Par Michel - Publié dans : Concerts
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Vendredi 27 avril 2012 5 27 /04 /Avr /2012 23:28

Le billet de JPROCK:

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536351_211226278993978_100003198218121_329132_1796612853_n.jpgL'avantage de la salle Reine Elisabeth, c'est qu'elle se situe à un jet de pierre de la Centraal Station d'Anvers. Le désavantage c'est que les voyages en train dans notre petit pays sont dignes d'épopées semblables à un épisode de Pekin Express. Ca commence par un train en retard, ça continue avec d'incessants changements de numéros de voies, et ça se confirme lorsque tu te rends compte que le train annoncé comme un direct est en fait un omnibus qui s'arrête toutes les cinq minutes. C'est donc après une découverte ferroviaire forcée de la région anversoise que tu arrives enfin à destination vers 19h15. Juste le temps de savourer un plat thaï dans un resto du coin et direction la salle pour un concert qui comme les cinq autres prévus ici même, affiche complet depuis des lustres. Le groupe a rajouté une date au Sportpaleis et une à l' Ancienne Belgique à la rentrée. Impressionnant succès pour un groupe excellent qui atteint presque le sommet de sa carrière. Car au vu du concert de ce soir il lui en reste encore sous le pied !

 

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A 20h15, le groupe démarre avec "Battersea" que Noémie Wolfs interprète seule en voix-piano. Pendant 105 minutes Hooverphonic va aligner une flopée de hits sublimés par l'orchestre classique qui accompagne le groupe. La voix sensuelle de Noémie ainsi que les orchestrations peaufinées présentées ce soir sur fond d'un light show magnifique vont emporter le public du début à la fin avec une maestria incontestable. Un seul mot te vient à l'esprit : classe !
Et si on ajoute à cela un son absolument parfait comme toujours dans cette salle on n'est pas loin du concert parfait. Seule petite ombre au tableau, un public qui ce soir là fut assez discret durant les trois quart de la performance et qui finalement s'est réveillé pour les rappels avant d'ovationner le groupe durant de longues minutes.
Dans son style Hooverphonic est devenu un groupe majeur dont la carrière internationale ne fait que commencer. Bravo !
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Setlist:
Battersea
One two three
Heartbroken
The night before
Club Montepulciano
The last thing I need is you
2Wicky
Anger never dies
Unfinished sympathy
Expedition impossible
George's café
Happiness
The world is mine
Jackie Cane
Mad about you
Sometimes



Encore
Vinegar & salt
Eden
Renaissance Affair
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Encore 2
la Horse ( Gainsbourg cover)
Danger Zone ( John Barry)

Par JPRock - Publié dans : Concerts
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Vendredi 27 avril 2012 5 27 /04 /Avr /2012 14:28

C'est en 2008, lors d'un concert à Toogenblik à Haren, que tu fais connaissance avec la folksinger,

Sarah McQuaid, qui jouit de la double nationalité Américaine et Irlandaise.

A l'époque , elle venait de sortir un second album 'I Won’t Go Home ’Til Morning', qui succédait à' When two lovers meet', sorti en 1997. 

Printemps 2012, une troisième plaque à son actif :' The plum tree and the rose' , produite par le singer/songwriter, guitariste irlandais, Gerry O’Beirne qu'on retrouve comme musicien e.a. chez Alan Stivell, Luka Bloom, Sharon Shannon et comme producer pour Patrick Street, Fiona Joyce ou Andy M Stewart.

 Comme ingénieur du son, Sarah s'octroie les services du  bassiste/contrebassiste Trevor Hutchinson ( Lúnasa, The Waterboys, Sharon Shannon...).

Outre ces deux pointures, on note la présence de Bill Blackmore ( flugelhorn, trompette)- Rod McVey ( claviers)- Rosie Shipley & Máire Breatnach ( fiddle) - Noel Eccles, Liam Bradley ( percussions) et Niamh Parsons, Tom Barry, Frances Hutchinson, Emer Ní Bhrádaigh pour seconder Sarah aux vocals.

Tous ces musiciens étant des habitués des musiques celtiques traditionnelles.

L'élégante  et mélancolique pochette a été dessinée par l'artiste Mary Guinan , déjà responsable de l'artwork des albums précédents de Miss McQuaid.

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'The plum tree and the rose' contient treize titres: nine originals, parfois co-crédité Sarah McQuaid/ Gery O'Beine, une cover, le formidable' Solid Air' de John Martyn, et trois traditionnels ou ballades élisabéthaines, arrangés par la jolie chanteuse.

 La délicate ballade 'Lift up and let you fly' ouvre l'album, le thème de la maman voyant s'envoler le fruit de ses entrailles n'est pas neuf, mais l'alto aux consonances Sandy Denny/ June Tabor de Sarah, combiné à la sobre orchestration dominée par le bugle de Bill Blackmore, accroche d'emblée l'auditeur.

 Le superbe ' Hardwick's Lofty Towers' te ramène au folk d'inspiration élisabéthaine à la Pentangle, John Renbourn, Fairport Convention ou Maddy Prior.

 Le duo trompette/voix jazzy sur 'Solid Air', que John Martyn avait composé en hommage à son ami Nick Drake, subjugue tout en te donnant des frissons au bas de l'échine.

Tout comme 'Hardwick's Lofty Towers', 'Kenilworth ' baigne dans un mystérieux et raffiné climat aux senteurs Tudor.

Le majestueux ' In Derby Cathedral' termine la trilogie 16ème siècle en pensant notamment à Bess of Hardwick, enterrée dans la célèbre cathédrale du Derbyshire.

Le titre se meurt en polyphonie liturgique.

Beau!

 

 

 Le socialement engagé et, vocalement proche de certaines compositions de Joni Mitchell, ' The sun goes on rising' traite, selon les propres dires de Sarah, des hard economic times we've all been going though of late.

Cadenet, circa 1200, '  S'Anc Fuy Belha Ni Prezada', chanté en vieil occitan et pour lequel Gerry utilise un tiple ibérique élégant sur fond de bourdon.

Retour en Angleterre, John Dowland, 1597, ' Can she excuse my wrongs', une chanson courtoise, déjà enregistrée par Elvis Costello ou Sting, que Sarah interprète seule: vocals & guitar.

C'est tellement beau que tu ressors le vinyle ' Tabernakel' que Jan Akkerman a sorti en 1973.

  A peine 60 secondes: ' New Oysters New', un canon  ostréicole, published in 1609.

 'So much rain'  du  piano folk avec quelques intonations Janis Ian et 'What are we going to do', à la Joni Mitchell à nouveau, hantent le Tin Pan Alley style.

 Sarah solo pour le titletrack, ' The plum tree and the rose', qui reprend la veine old British ( love) folk songs.

Tasteful!

Le canon à six voix ' In gratitude I sing' clôture de belle manière cet album brillant.

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Respect de l'héritage musical anglo-saxon, orchestration subtile et un timbre impeccable: la classe!

 

 

 

 

 

 

 

 


Par Michel - Publié dans : Albums
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Jeudi 26 avril 2012 4 26 /04 /Avr /2012 22:22

Chronologiquement, le 19: Greg Ham ( 58 ans), saxophoniste et organiste de Men at Work et Levon Helm ( 71 ans), le batteur/vocaliste du Band.

Le 20, le guitariste Bert Weedon ( 91 ans).

Le 23, Chris Ethridge ( 65 ans), bassiste des Flying Burrito Brothers et Tommy Marth , le saxophoniste des Killers qui se suicide à l'âge de 33 ans.

 

La flûte de Greg Ham et Men at Work resteront à jamais célèbres pour le hit 'Down Under' ( 1982)

...Buying bread from a man in Brussels

He was six-foot-four and full of muscles

I said, "Do you speak-a my language?"

He just smiled and gave me a vegemite sandwich

And he said,"I come from a land down under..

 

 

 

Ham quitte le groupe en 1985 pour le rejoindre en 1996. Plus tard il joue avec Relax with Max, un rhythm and blues combo from Down Under, pour ensuite donner des cours de guitare.

 

 

Levon Helm

Levon-Helm-Levon-Helm-478334.jpgRick Danko - Garth Hudson- Richard Manuel- Robbie Robertson & Levon Helm= The Band!

Tous ils ont joué avec les Hawks de Ronnie ' Suzie Q' (merci brother Dale ) Hawkins, devenus Levon & the Hawks. Ensuite, en 1965, Bob Dylan recrute tout le groupe avec lequel il tourne dans le monde entier et enregistre 'Self Portrait' - 'Planet Waves' et 'The Basement Tapes'.

C'est en 1968 que paraît un des hits les plus monstrueux de la planète, 'The weight', écrit par Robbie Robertson, qui assoira définitivement The Band comme un des groupes phares du rock.

En 1976, exit The Band: 'The last waltz' !

Levon Helm continue solo, comme la plupart de ses compères ( près de 15 albums).

Meanwhile, le Band s'était reformé et a sorti 3 albums, même après le suicide de Richard Manuel, en 1986.

Le 20 avril, Libération titrait "Dernière valse pour Levon Helm"!

 

 

 

Bert Weedon

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Qui?

Le Vif: Paul McCartney, Eric Clapton et Brian May lui doivent leur carrière, c'est lui qui leur a donné la passion de la guitare.

On l'a surnommé Mister Guitar, il défraya les British charts dès 1959 avec ' Guitar Boogie Shuffle', il a accompagné Stéphane Grappelli, George Shearing, Frank Sinatra, Nat King Cole, Judy Garland... influencé les Shadows, George Harrison, Mark Knopfler, Jimmy Page, Keith Richards...

Celui dont le bouquin " Play in a Day: Guide to Modern Guitar Playing" reste de nos jours un ouvrage de référence s'est éteint le 20 avril 2012, following a long illness, d'après les canards anglo-saxons.

 

Chris Ethridge

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Le bassiste, pianiste, songwriter de Meridian (Mississippi) est décédé des suites d'un cancer du pancréas.

Il n'avait pas encore 17 ans lorsqu'il se lance dans la carrière musicale, son premier band d'envergure, International Submarine Band, comprend Gram Parsons comme guitariste.

Ensuite on le retrouve chez les Flying Burrito Brothers, un géant du country rock, qu'il quitte en 1976. Il débute une fructueuse carrière de sessionman et joue ou enregistre avec Willie Nelson, Emmylou Harris, Randy Newman, Linda Ronstadt, Ry Cooder ou Johnny Winter e.a.!

 

Tommy Marth

Le saxophoniste Tommy Marth accompagnait l' indie rock band The Killers ( 15 millions d'albums vendus) sur scène, il a également participé à l'enregistrement de 'Sam's Town' et 'Day and Age', les deux derniers albums studio de la bande à Brandon Flowers.

Tommy Marth s'est donné la mort à Las Vegas ce 23 avril.

 

 

 

"Don't take your band name literally." commentait un fan!

Par Michel - Publié dans : Bad News
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