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8 novembre 2020 7 08 /11 /novembre /2020 10:16
Album - Labasheeda - Status Seeking

 Album - Labasheeda Status Seeking 

 

Label: Presto Chango Records.

 

Labasheeda, étrange comme nom de groupe pour une formation amstellodamoise!

Le band  monté par Saskia van der Giessen, professeur de violon, a opté pour le patronyme d'un village irlandais, devant une partie de sa notoriété grâce au fiddler et dance teacher Dan Furey, car la famille de  leur premier bassiste était originaire de ce patelin situé sur le Shannon Estuary.

Comme  Leaba Shíoda signifie  'Bed of Silk', aucun membre du groupe ne s'est opposé à l'emploi de ce terme pouvant paraître exotique.

C'est en 2004 que  Labasheeda voit le jour, le combo compte désormais neuf enregistrements avec la sortie de 'Status Seeker', qui pointe le bout du nez cinq ans après la parution de Changing Lights, leur quatrième full-length album.

Credis: Labasheeda + guests
Saskia van der Giessen – vocals, guitar, violin, viola
Arne Wolfswinkel – guitar, bass, Hammond M3, Fender Rhodes
Danielle Pijpers – backing vocals
Edwin Slothouber – drums (#1-6)
Luca Fiandri – drums (#7-12), bass (#10, 12)
Bas van Waard – cello (#9-11)

Recorded at Schenk Studio, Amsterdam, August 17-18, 2019 (side A) -  August 28-29, 2018 (side B)
Engineered by Jan Schenk
Mixed by Edwin Slothouber (#1-6), Renato Cannavacciuolo (#7-9, 11, 12) & Ryan Hadlock (#10)
Mastered by Renato Cannavacciuolo

Cover art and  design by Saskia van der Giessen and Arne Wolfswinkel

Tracklist:

 

Side A:
1. Dark Dream
2. Reunion
3. Interruption
4. Elusive Girl
5. False Flag
6. Crossing Lines

Side B:
7. Clouds
8. No Guarantees
9. The Adversary
10. Uncomfortable Objects
11. Infralight
12. A Novelty

 

Le collectif déclare pratiquer de l'art punk, il faut se méfier des étiquettes, ne t'attends en tout cas pas  à entendre les Ramones, les U K Subs ou les Heideroosjes! 

L'album se lance avec l'efficace  ' Dark Dream'  évoquant la hargne et la causticité des premiers Breeders, la voix de Saskia montrant quelques similitudes avec celle de Kim Deal.

Le son est brut, les guitares lacèrent, la basse pulse comme au bon vieux temps de l'alternative rock millésimé 80's, style Belly, Guided By Voices, forcément Throwing Muses ou  Sleater-Kinney.

Le midtempo 'Reunion' baigne dans les mêmes eaux que la plage inaugurale, un violon approprié, placé au bon moment, nous rappelle que rock violin exists ( remember Curved Air, The Flock ou  The Penguin Cafe Orchestra), tout s'écoule paisiblement ...I won't forget to remind you... susurre la voix, puis soudain, la basse, fourbe, annonce un changement de climat, l'orage éclate, la voix se fait stridente, ce n'était qu'une bourrasque passagère,  retour à la quiétude.

Sont hollandais, tu dis, cette troisième plage baptisée ' Interruption' me rappelle leurs compatriotes Bettie Serveert , même si les fans de Betty Stöve montre un caractère plus poppy.

A droite tu lis Pixies, à gauche Sonic Youth,  en France certains avancent Slowdive, il y a de tout cela dans le cocktail proposé, mais avant tout il y a du Labasheeda.

'Elusive girl' constitue la première ballade de cet effort discographique, elle est joliment décorée par un orgue cérémonial, 'False flag' qui lui succède reprend le flambeau alt. rock, un violon violent vient vous agresser alors que vous étiez toujours sous le charme de la romance précédente, ce drapeau flou te ramène vers l'énervé ' Suds and Soda' de dEUS et nous prouve que le gang de Saskia peut tout se permettre sans se fourvoyer.


‘Crossing Lines’ multiplie les changements de direction, démarrage acoustique, virage noise, solo de violon aérien sur toile rythmique  shoegaze et un Hammond liturgique pour achever la messe, étonnant!

 

Prévisions météorologiques... de sombres 'Clouds' vont traverser le pays, méfiez-vous des rafales de vent , ça va souffler sauvage.

Après le bref ouragan ' Clouds'  vient le posé  'No guarantees', pour lequel les vocalises assurées par
Danielle Pijpers obtiennent un rôle essentiel, et quand les claviers prennent un petit air de glockenspiel désuet, tu te dis qu'il est l'heure de coucher les gosses.

I feel like I don’t want to feel the way that you do, the way that you do... ainsi sonne le refrain du mordant  ' The Adversary'  qui avant un final au violoncelle vient te marteler le crâne de manière opiniâtre.


Bas van Waard continue sur sa lancée pour introduire, comme en pleurant,  'Uncomfortable Objects' sur drumming sobre, les autres rappliquent, insensiblement le ton monte, il faut patienter plus d'une minute avant d'entendre la voix de Saskia,.

Pourquoi diable, tiens-tu à dresser un parallèle entre l'alt rock des Néerlandais et le 'White Rabbit' de Jefferson Airplane?

God, can you  help me?

Basse en mode bulldozer, chant saccadé, batterie métronomique, guitares acérées et claviers Dave Greenfield,  'Infralight' joue la carte postpunk avec succès.

Il ne reste plus que 90 secondes pour arriver au bout du roman, c'est ce laps de temps qu'il te faudra pour écouter le noise punk incandescent  ' The Novelty' dans son entièreté.

 

Après 16 ans d'existence, Labasheeda est loin d'être essoufflé, ' Status Seeking' en est la preuve!

 Comme pour l'instant tous les concerts live sont uitgesteld of afgelast, tu saisis pourquoi, Labasheeda se rabat sur le livestream:  le 4 décembre dans le StudioGonz à Gouda à 21h.

 www.studiogonz.nl/agenda/1950/Labasheeda

 

 

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