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29 août 2020 6 29 /08 /août /2020 16:58
BACK TO BEFORE AND ALWAYS..... Blue Oyster Cult

Flashback.

 

Considérations en période de (post)-confinement... par NoPo!

 

 

 

BACK TO BEFORE AND ALWAYS

Blue Oyster Cult    After Dark extrait de Fire of Unknown Origin 1981

Ah BÖC gaga! Quelle puissance quelle finesse!

Une soirée de jeunes boutonneux fait monter ma tension lorsque qu'une batterie annonce 'She's as beautiful as a foot' sous influence orientalisante. Pour moi qui trouve un pied extrêmement moche (j'y peux rien!), ben .. c'est le pied, le vrai!!

 Capables de secouer le cocotier avec 'Transmaniacon MC' dès l'ouverture du leur 1ère publication éponyme aussi bien que de se salir d'un blues boogie crasseux 'Before the kiss, a Redcap' ou caresser avec délicatesse un 'Then came the last day of May', le Cult fait preuve de vigueur et d'inventivité. Les 1ersalbums jouissent d'un grand esthétisme, y compris sur leurs remarquables pochettes noir et blanc.

Le groupe développe une image originale par son style et sa collaboration avec Sandy Pearlman qui écrit des paroles teintées de Science Fiction.

76-78, au milieu d'un monde de brutes punkoïdes, le groupe s'oriente vers des douceurs musicales 'FM' qui viennent décrocher la timbale et les épingles à nourrice. Bien que mal perçue par la presse, l’œuvre est riche, variée, assumée, maîtrisée. En commençant par 'Cultösaurus Erectus' loin de transformer le groupe en dinosaure, mais plutôt en bête excitée, les 80's font la synthèse de ces 2 périodes avec une grande réussite.

La suite 'Fire of unknown origin' hante mon cerveau comme une balle de ping pong entre mes 2 oreilles.

Comme d'hab, la pochette s'observe de près tant elle contient de références!

Sur le recto, une secte de fidèles en soutanes (haute couture à la JP Gautier) recouvertes de signes ésotériques, semble provenir d'une ... 'unkown origin'. Les visages marqués autour des yeux et sur le front, les initiés tiennent, en leurs mains, la cultissime huître bleue. Le 'Grand Maitre', en avant plan, possède un collier en dents de requins. Les initiales du groupe, en (grand) blanc, en haut du design, font les présentations, la fin des mots figurant, en plus petit, sous chaque lettre. A l'opposé, en bas, le titre de l'album reprend un style d'écriture similaire. La teinte dominante indique l'heure bleue. Le logo, mêlant culte des croisés (pas les ligaments) et fétichisme de l'huître, affiche une perle au centre d'une croix inversée comme un point d'interrogation qui pose la bonne question : 'Pardon Grand Maître mais quelle est cette secte très étrange?'

Sur cet album,'Burning for you' brûle les ondes radio et chauffe nos oreilles. Malgré les qualités mélodiques (trop) évidentes de ce titre, je vote 'After Dark'.

Départ en fanfare, basse/batterie envoient la sauce montée en mayonnaise par le clavier d'Allen Lanier et sa terminaison gimmick en 2 notes. L'envol de la guitare de Buck 'Dharma' Roeser fouraille le tympan et trompe l'Eustache.

Eric Bloom chante le morceau marqué par sa voix plus brute que celle de Buck qui convient mieux aux morceaux léchés FM. Le rythme carré des frères Bouchard, est asséné tout au long du morceau. Un pont accueillant nous conduit vers un refrain ritournelle 'After dark I need you, After dark I want you, After dark I feel you' où les chœurs prennent de l'ampleur.

Comme les paroles qui décrivent l'emprise d'une chose indéfinie et maléfique sur le narrateur, la musique envahit progressivement l'auditeur jusqu'à le posséder. La composition contient l'essence du Cult, mélodie, énergie, délicatesse, personnalité.

A l'exemple de quelques tubes ('The reaper', 'Burning for you', 'Perfect water') BÖC aurait pu faire tourner les radio gagas mais, à l'origine d'une synthèse musicale métal, mélodieuse et progressive, il préfère entraîner, au fil du temps, des passionnés plutôt que la masse.

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