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27 juin 2020 6 27 /06 /juin /2020 11:10
BACK TO BEFORE AND ALWAYS.... The Cult.

Flashback.

 

Considérations en période de (post)-confinement... par NoPo!

 

 

BACK TO BEFORE AND ALWAYS

The Cult  Rain extrait de Love 1985

Ce Cult ne se teinte pas de blue et ne sent pas l'huître mais uniquement la perle rare. Leur chanteur, Ian Astbury, rappelle plutôt Steven Tyler (Aerosmith) par sa longue chevelure, son accoutrement psychédélique et sa présence scénique.

Le guitariste Bill Duffy (cheveux platine avant les disques), et le batteur Nigel Preston, en provenance de Theatre of Hate (groupe digne d'intérêt du début des années 80), ainsi que Jamie Stewart à la basse complètent la formation sur le debut album.

Sur 'Love', un musicien du grand Big (ou inversement) Country, Mark Brzezicki, les prend (ses marques) et les baguettes (sauf sur 1 morceau joué par Preston avant son départ pour des problèmes de drogue).

A cette époque, l'influence goth l'emporte encore (Sisters of Mercy et the Mission prennent le même wagon) mais la dynamite hard approche à grands riffs et va bientôt imposer sa puissance, 2 ans plus tard, avec la sortie d'Electric'.

Un bel esthétisme fait briller la pochette. Textes et dessins gris/blanc, et quelques hiéroglyphes rouges entre les lignes, ressortent joliment sur un fond noir.

Une disposition verticale d'inscriptions, 'The'/'CULT'/hiéroglyphes/dessin amérindien (représentant un collier de plumes d'aigle)/hiéroglyphes/'LOVE' (piqueté de quelques signes cabalistiques), intrigue quelque peu.

L'album très cohérent apprécie, sans modération mais sans démonstration technique du héros, les envolées de guitares assises sur une rythmique assez lourde avec une grosse caisse au fond du temps.

L'ambiance, quasi sereine, enveloppe chaudement l'auditeur et le charme. Derrière une simplicité pas forcément si simple à atteindre, tous les titres captivent l'attention, mais "She sells sanctuary" "Nirvana" et "Rain" accrochent encore plus.

"Rain" démarre par un riff court, efficace, imparable, 1,2,3 tadada, tadada, tadada poussé au cul(t) par les frappes charley/grosse caisse successivement tchic boom tchic boom tchic boom.

Évidemment la Gibson sonne... bien, avec une légère reverb. La batterie, elle, claque sans trop d'écho. Une 2è couche de guitare s’immisce, pleure et tapisse le fond sonore.

L'arrivée d'une basse directe et tonique, couplée à une batterie métronomique, stabilise la base rythmique toute la durée du titre, la voix peut prendre ses appuis. Etonnamment posée, lisse (elle marinera plus tard) et musicale, elle glisse naturellement sur ce tapis.

La guitare lead tisse sa toile et on se laisse prendre au fil du jeu.

Sur le refrain catchy, une 2è voix, alternée, vient soutenir la principale. Comme les indiens et au contraire du 'No rain' woodstockien, Ian, le charmant chaman, appelle et fait la danse de la pluie.

Seul un pont au 2/3 du morceau rompt un peu ce groove endémique. La chanson coule comme l'eau tombant du ciel. Nuls heurts, elle lave, soulage et rassure car la pression de l'orage baisse.

La cérémonie s'achève en un éclair dans un dernier roulement.

L'histoire ne fait que commencer, dans peu de temps, l'électricité acdcienne va faire des siennes et transcender le groupe, fini le gothique sonique.

Ian ouvrira d'autres portes avec Robbie Krieger et Ray Manzareck mais reviendra toujours, avec son alter-ego Bill, redonner vie au Cult.

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