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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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15 août 2017 2 15 /08 /août /2017 06:28
Brussels Summer Festival 2017 - day ten- Goldfrapp/ Pet Shop Boys- Place des Palais -Bruxelles, le 15 août 2017

Brussels Summer Festival 2017 - day ten- Goldfrapp/ Pet Shop Boys- Place des Palais -Bruxelles, le 15 août 2017

 

Point d'orgue du BSF 2017: les Pet Shop Boys en exclusivité à Bruxelles, ils avaient amené une équipe technique  forte d'au moins 203 têtes, 26 camions de matos, des lasers, des ballons géants, Es Devlin, des tenues futuristes et des tonnes de hits... la plus grande discothèque urbaine en plein air a fait le plein, la fête aura été totale et plus tard, en pleine nuit, en dormant tu chantais  ....

Together – we will go our way

Together – we will leave someday

avant de hurler Go West.

Elle s'est levée et a demandé, tu veux que j'appelle le médecin!

 

Tu te pointes vers 19:00 sur le site, le podium est peuplé de treize individus: Piano Club et sa chorale mosane!

Anthony Sinatra, le chouchou d'Antonella, et Salvio Ladelfa, le noyau,  se sont entourés d'une équipe mixte pour reproduire leur dernier album 'Fantasy Walk'.

 Dans le tas, des canassons de l' écurie Jaune Orange, on cite dans le désordre, Gaëtan Streel, David D'ascenzo, Lylou, Louan Kempenaers etc...

Si l'album a été accueilli avec sympathie par la presse Wallonie-Bruxelless, tu dois avouer que ce que tu as vu et entendu sur scène ne t'as pas enthousiasmé.

Après avoir subi deux plages, tu n'es pas plus convaincu que lors des autres fois  où tu as croisé la route d'Anthony Sinatra, que ce soit avec son Piano, les Porn Stars ou son dictaphone à deux balles, rien ne t'emballe!

Une couche de Beatles, une pincée de Scala, de douteux relents Les Poppys, de l'Electric Light Orchestra de foire, ça ne vole pas bien haut!

T'as entendu le chant des ' Crocodiles' , du disco liturgique, ' Christine', elle n'était pas parfaite, '' 16 th floor' et d'autres rengaines aussi plates qu'une eau sans gaz.

On a eu droit à la séquence percu, style Fugu Mango, à une présentation de l'équipe qui a donné de l'urticaire à Grevisse...c'est quoi, j'ai dit... à de l'électro prévisible et à de beaux sourires.

Le BSF, accommodant, a applaudi, tu as pesté, tu aurais pu lire un Maigret, Simenon étant un des seuls Liégeois qui te branche ( destiné à Catherine, p s: j'aimais Roger Claessen, aussi!)  

 

 Goldfrapp

Concert avancé de 30' pour  Alison Goldfrapp, exigences de l'animalerie de Londres, il leur faut 80' pour installer leur décorum, on n'est pas certain que ces desiderata aient mis la chanteuse de bonne humeur.

Le septième album, Silver Eye, du duo ( William Gregory fait aussi partie de Goldfrapp) est sorti fin mars, it received generally positive reviews from music critics!

19:15, elle apparaît, vêtue de an all-in-red outfit, se mariant admirablement avec sa chevelure rousse, Gary te murmure ...she glitters... elle a un petit côté Shirley Manson qui n'est pas pour nous déplaire, à l'arrière une basse et une batterie, à gauche et à droite, deux autres nanas, rousses, au synthé, l'une d'entre elles pouvant être Angie Pollock.

D'une voix éraillée de soprano lirico-spinto ayant abusé de l'alcool, la dame rouge lance, ' Hello, how are you' avant d'amorcer 'Anymore', le single qui ouvre le dernier né, le son typique de Goldfrapp, de l'électro, légèrement kitsch,  reposant sur de sérieux housebeats, est bien présent, la gestuelle d'Alison frappe les esprits, elle a toute la scène pour se mouvoir, les autres composantes du groupe étant reléguées à l'arrière ou dans les coins.

Les rouquines quittent leur siège pour se balader, armée chacune d'un keytar, le 'Train' a quitté la gare, les rails grincent, the lady in red virevolte, ...can't stop, oh, off the train... nous on ne peut la quitter des yeux, ce dancetrack est irrésistible.

 ' Ocean' démarre en downtempo, les flots se déchaînent, nous voilà submergés.

Avec le dramatique  'You never know' on retourne en 2005, puis la basse vrombissante ébauche ' Slide in'.

Tu danses, Valérie danse, trois autres donzelles se trémoussent, les épaves à nos côtés sont plus inertes que des statues de sel, manifestement, ils ne sont pas déplacés pour Goldfrapp.

Triste spectacle!

Alison le remarque, elle apostrophe une mégère, hey you, the lady in orange, tout va bien?, sans attendre la réponse, elle attaque 'Everything is never enough' chanté à 3 voix, cet industrial dance tune vient te nettoyer les neurones, le lavage n'est pas encore terminé, la lessive martiale se poursuit avec 'Become the one'.

Toujours sur 'Silver eye', voici le tumultueux ' Systemagic'.

Ouille, elle se prend un pied dans un câble, évite de justesse une chute grotesque pour amorcer l'imparable 'Number one'.

Un petit tour à l'écurie pour atteler Jolly Jumper, ' Ride a white horse', un canasson qui galope allègrement et bondit au dessus des obstacles avec grâce.

It's the last song, guys, d' un set probablement raccourci, vu l'apathie d'une bonne partie de l'assemblée, ' Strict machine' et ses beats énormes termine un concert qui n'aura pas duré 60'.

Have a gorgeous evening!

L'a -t-elle vraiment souhaité?

 

Très long temps mort ( 80 minutes) avant les Pet Shop Boys.

Dès 21:30, les premiers rangs sont refondus en boîte de sardines à l'huile corporelle, pas la meilleure, ni vierge, ni filtrée!

La mise en place du décorum futuriste demande de la minutie.

Le BSF prévient: gaffe aux lasers et aux lumières stroboscopiques, prenez vos précautions!

 T'as pris un suppositoire!

22:30, photographes et public piaffent, Edith entame ' Les Trois Cloches', elles n'ont pas sonné, c'est toujours une muzak sinistre qui est diffusée dans les enceintes, comble de tout, on nous envoie les gaz.

22:35', le décompte débute sur l'écran, zéro, l'allumage est déficient, la fusée ne décolle pas, encore deux minute, le light-show est lancé sous forme de deux cercles lumineux, des beats pesants retentissent, c'est parti, deux robots dont le visage est couvert de casques excentriques se pointent, Neil Tennant  a saisi un micro et Chris Lowe va se dissimuler derrière les synthés, 'Innersanctum' est sur les rails, Bruxelles bat des mains, tu cherches la batterie et les autres claviers, ils sont invisibles, cachés derrière l'écran, on verra Afrika Green (percussion and vocals), Christina Hizon (keyboards, violin and vocals) et Simon Tellier (percussion, keyboards and vocals) plus tard!

Visuels flamboyants et beats radieux, on va s'amuser face au palais de Philippe et Mathilde.

 Des centaines de $ apparaissent sur les écrans, voici 'Opportunities' (Let's Make Lots of Money), ils n'ont rien à craindre leurs comptes en banque ne sont pas dans le rouge.

Goodnight, Brussels, we are the Pet Shop Boys, we're going to have a great time, aucun politicien n'oserait promettre cela!

Eux, ils l'ont promis et tenu parole, ' The pop kids' et  'In the night' se suivent, une collaboratrice vient ôter les heaumes qui recouvraient le crâne glabre de Neil et la cafetière de son collègue, ils enchaînent sur ' Burn' que Christina vient fredonner avec the tall elegant one.

Elle reprend place à l'arrière et c'est le très kitsch 'Love is a bourgeois construct' qui résonne.

Neil prend la tangente pour revenir pousser des vocalises sur l'ensoleillé   'Se a vida é'.

 'Love etc',  'The dictator decides' et son fond politique ( Neil a adopté une tenue stalinienne)  ou chaplinesque, qui sait, 'Inside a dream',  sont alignés, la foule n'a pas encore arrêté de danser .

 Tu oublies la notion de concert, le spectacle est total, l'ancien lieutenant russe a troqué l'uniforme pour un veston argenté.

Bruxelles n'a pas encore ouï les tubes monstrueux, ça vient, 'West end girls' déclenche des cris d'enthousiasme, une gamine défaille, sait-elle que Neil est un agent double, c'est le moindre de ses soucis.

Une attaque de lasers précède ' Home and dry', chanté à la manière d'un crooner. Fondu enchaîné sur 'Vocal', le chant nasal fait merveille, les beats obsédants  rendent fou, c'est avec ce morceau dément que démarre une dernière demi-heure fantastique: 'The Sodom and Gomorrah Show', 'It's a sin' ( grandiose),  'Left to my own devices'  et 'Go West' , emprunté aux Village People , tous ces titres, ayant marqué une époque, sont chantés par une masse en délire.

Neil présente la troupe, ils s'effacent,  Bruxelles chante encore Go West, ils vont revenir, on le sent!

 

' Domino dancing' entame les rappels et c'est avec ' Always on my mind' ( le King est décédé un 16 août, il est minuit passé nous sommes le 16) que prend fin la soirée, en dessert une reprise des ' Pop kids'.

 

 

Le BSF s'est terminé en beauté!

 

Brussels Summer Festival 2017 - day ten- Goldfrapp/ Pet Shop Boys- Place des Palais -Bruxelles, le 15 août 2017
Brussels Summer Festival 2017 - day ten- Goldfrapp/ Pet Shop Boys- Place des Palais -Bruxelles, le 15 août 2017
Brussels Summer Festival 2017 - day ten- Goldfrapp/ Pet Shop Boys- Place des Palais -Bruxelles, le 15 août 2017
Brussels Summer Festival 2017 - day ten- Goldfrapp/ Pet Shop Boys- Place des Palais -Bruxelles, le 15 août 2017
Brussels Summer Festival 2017 - day ten- Goldfrapp/ Pet Shop Boys- Place des Palais -Bruxelles, le 15 août 2017

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Published by michel - dans Concerts
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